Skip to main content

Full text of "Etudes entomologiques"

See other formats


ALBERT  R.  MANN 
LIBRARY 


New  York  State  Colleges 

OF 

Agriculture  and  Home  Economics 


AT 

CORNELL  UNIVERSITY 


Date  Due 


B»* — 

ipl 

//tï» 

irrj. 

^7^ 





-1 

— 

return  TO 

entomology  ubrary 

^ Cornell  University 

Ithaca,  N.  Y. 


I 


V 


i 

i 


K 


i 

K. 

r 


ETUDES  ENTOMOLOGIQUES, 


r é (I  i S c c s 


par 

Uîrtor  î)r  JUofecfinfëfu) , 

Lieutenant-Colonel  d'Etat-Major,  en  retraite  &c. 

h 


HELSIlliGFORS. 

Iniprimrrio  do  la  Société  do  Litératuro  Finnoise, 
1858. 

l'j'  ;T.  tir  ‘V'-'-  ' . . 


l 


61 

. iJ- 

If  ^3 


Imtirimatur:  II.  Molmider. 


ETUDES  ENTOMOIOGIQUES 

1858. 

1 Juillet.  Motschulsky,  Sur  les  Malthinides.  Excursions. 
Notices.  Météorologie.  Nouveautés. 


Maltliiiiides. 

par  V.  de  M. 

Les  Maltliinides  foririenl  un  groupe  naturel  dans 
les  Coléoptères  entoniophages  et  appartiennent  aux 
Malacodermes  de  la  tribu  des  Telephorides,  j)résen- 
tant  les  caractères  suivants: 

Corselet  ne  recouvrant  pas  la  tète,  dont  les  yeux 
sont  toujours  apparents  audelé  du  corselet.  Elytres 
pas  plus  longues  que  l’abdomen.  Ailes  sortant  par 
dessous  des  élytres  et  recouvrant  l'abdomen  ou  nuis. 
Celui-ci  avec  des  appendices  charnues  sur  les  cotés, 
très  peu  développés  ou  j)oint  du  tout.  Segment  pigy- 
dal  très  devellopé  chez  le  mâle,  et  de  formes  variée. 
Antennes  longues,  liliformes,  rarement  élargies  ou  en 
scie.  Palpes  horizontaux,  a dernier  article  allongé  et 
terminé  en  pointe  plus  ou  moins  saillante. 

Malthksis  IVIotsch  n.  g.  Forme  voisine  de  quel- 
ques Longicornes  du  groupe  des  Stenopterides.  Tète 
plus  large  que  le  corselet.  Celui-ci  plâne,  presque 


O 


carré,  tronqué  obliquetnont  aux  angles  antérieurs. 
Ecusson  carré.  Elytres  plus  larges  que  le  corselet, 
longues,  un  peu  rétrécies  en  arrière.  Ailes  dévançant 
iCS  élytres.  Premier  article  des  antennes  plus  long 
que  les  deux  suivants  reunis,  art.  2 très  court,  art.  3 
trois  fois  plus  long  que  le  2,  art.  4 moitié  plus  long 
que  le  3.  Crochets  des  tarses  simples.  Segment  pi- 
gydal  renflé  en  globe. 

Malthesis  ater  M.,  allongé,  déprimé,  noir,  opaque. 
Corselet  emarginé,  avec  une  fovcole  imprimée  au  mi- 
lieu de  la  base  et  une  autre  plus  petite  vers  chaque 
angle  antérieur.  Elytres  parsemées  de  quelques  points 
cpars  en  forme  de  cicatrices.  Bords  des  segments 
de  l’abdoraen  jaunes.  Taille  des  petits  exemplaires  de 
la  lihagonycha  nielanura,  mais  plus  étroit.  Colombie. 

Maltiioptercs  M.  n.  g.  Forme  assez  voisine  de 
celle  des  Malthinus,  mais  avec  un  corselet,  fortement 
chapperoné  audevant,  ce  qui  rappelle  les  Lampyrides. 
Tête  un  peu  inclinée,  yeux  visibles  par  dessus  le  cor- 
selet. Elytres  comme  chez  les  Malthinus,  longues.  An- 
tennes a peu  prés  de  la  longueur  du  corps,  1 ar- 
ticle plus  long  que  le  2 et  3 reunis,  celui-ci  trois 
fois  plus  long  que  le  2,  4 presque  le  double  plus 
long  que  le  3,  les  suivants  comme  le  4.  Der- 
nier article  des  palpes  allongé,  fortement  subuliforme. 
Crochets  des  tarses  simples. 

Malthopterüs  pallidus  M.,  de  la  forme  du  Malthi- 
nus biguttatus,  mais  deux  fois  plus  grand.  Couleur 
testacée  très  pûle,  avec  les  bouts  des  élytres  d’un  jaune 
de  souffre.  Yeux  noirs.  Segments  de  l’abdomen  un 
peu  rembrunis.  Corselet  lisse  et  pubescent,  ayant 


3 


(leux  élévations  au  milieu  comme  chez  les  Rhagonycha. 
Elytres  distinctement  ponctuées  et  pubescentes.  Co- 
lombie. 

Mai.tiiinus  Latr.  Tôte  fortement  étranglée  posté- 
rieurement, dilatée  vers  les  yeux,  plus  large  que  le 
^corselet.  Celui-ci  carré  ou  allongé,  emarginé,  avec 
les  angles  antérieurs  arrondis.  Elytres  peu  plus  cour- 
tes que  l’abdomen.  Antennes  pas  plus  longues  que  le 
corps,  1 article  plus  court  que  le  2 et  3 reunis,  2 un 
peu  plus  court  que  le  3,  4 et  les  suivants  un  peu 
plus  longues  que  le  3.  Palpes  maxillaires  a second 
article  le  plus  long  de  tous.  Crochets  des  tarses  sim- 
ples; art.  4 élargi  et  fortement  bilobé. 

/,  Espèces  a btml  des  elytres  couleur  de  souffre. 

Maltiiinus  coUaris  Latr.  Une  des  plus  grandes 
espèces.  Corselet  presque  plus  large  que  long,  très 
peu  rétréci  postérieurement,  angles  post.  droits.  Ely- 
tres avec  des  vestiges  de  stries  imprimées,  seulement 
prés  de  la  suture.  Couleur  testacée  roussâtre  claire, 
rembrunie  sur  la  partie  postérieure  de  la  tôte,  deux 
tâches  au  milieu  du  devant  du  corselet,  la  base  et  la 
suture  des  élytres,  les  ailes  et  les  9 derniers  articles 
des  antennes.  — France  méridionale.  Ç. 

Maltuincs  flaveolus  Payk.  Hrbst.  voisin  du  M.  col- 
laris  par  ses  couleurs,  mais  plus  allongé.  Corselet  plus 
étroit,  plus  rugueux  et  plus  forten)ent  rétréci  postérieu- 
rement, ce  qui  fait  ressortir  les  angles  en  saillies  di- 
stinctes; la  ligne  imprimée  médiane  est  courte,  les, 
tâches  noires  très  grandes.  Stries  subsuturales  bien 
distinctes.  Berlin.  Ç. 


4 


Maltihnüs  robiistm  M.,  Oi'alenieiil  do  la  taille  et 
(les  couleurs  des  précendents,  mais  avec  un  corselet 
encore  plus  étroit,  a cotés  et  angles  postérieurs  pres- 
que droits,  sans  sinuosités  latérales;  ligne  médiane 
remplacée  par  une  large  foveole  a la  base,  tâches  très 
peu  marquées.  Stries  des  élytres  etTacées.  Articles 
des  antennes  plus  larges.  Uuss.  mer. 

Mai.thinus  dubhis  JM.,  encore  une  espèce  a corse- 
let étroit  et  roux  mais  plus  noirâtre  sur  les  élytres 
et  le  corps.  Tôte  tout-a-fait  noire,  ainsi  cpie  les  pal- 
pes et  la  poitrine.  Corselet  plus  long  que  large,  deux 
fois  sinué  sur  les  cotés,  angles  antérieurs  coupés  obli- 
quement et  un  peu  saillants.  Ecusson  obscur.  Elytres 
noirâtres,  sans  stries  su  tu  raies  distincts.  Segment  pi- 
gydal  rcnllé  et  recouibé  en  forme  de  larges  crampons 
qui  ne  se  devancent  prestjue  pas.  Constantino[)le. 

jMaltiiinus  latcralis  M.,  |)ar  la  forme  et  les  couleurs 
très  voisin  du  M.  {lawolus,  mais  presque  deux  fois 
plus  petit.  Devant  de  la  tôte,  cotés  latéraux  du  cor- 
selet et  des  élytres,  palpes,  antennes,  pattes  et  bords 
des  segments  de  l’abdomen  lestacées,  le  reste  foncé. 
Elytres  avec  des  vestiges  de  stries  ponctuées,  mais 
I)as  aussi  regulicres  comme  chez  le  M.  fascialus,  (pii 
en  outre  a un  corselet  beaucoup  plus  court  et  sans 
igné  imprimée  médiane.  ïauride  et  Allemagne,  des 
environs  de  Kissinguen. 

Maltiiinus  lüuratus  JM.,  de  la  taille  du  M.  famatus 
01.,  mai  plus  noirâtre.  Tôte  noire,  a l’exception  seu- 
lement de  la  partie  audevant  de  l’insertion  des  anten- 
nes qui  est  jaune.  Corselet  plus  large  antérieurement, 
presque  carré,  déprimé  transversalement  an  milieu. 


5 


noii-,  avec  la  marge  de  la  base  et  une  petite  partie 
adjacente  des  bords  latéraux  et  du  milieu  testacées. 
Elytres,  antennes,  pattes  et  dessous  du  corps  d’un 
gris  noirâtre.  Segment  pigydal  jaune,  crampons  courts 
et  larges  chez  le  mâle.  Des  environs  de  Cadix. 

Aux  espèces  jaunâtres  a extrémité  fies  élytres  cou- 
leur de  soulFre,  il  faut  encore  ajouter:  Malthinus  imrnu- 
nis  Marsh,  qui  doit  être  voisin  de  nôtre  il/,  robustm, 
Mallh.  Iiumeratis  Marsh,  peut-ôtre  M.  lateralis  ra.,  Malth. 
liiteolus  Kirby,  Malth.  fascialus  01.,  qui  a les  élytres  ré- 
gulièrement striees.  Aux  espèces  noirâtres  a extré- 
mité des  élytres  couleur  de  souffre  appartient  le  Malth. 
biguttulus  Payk.  et  M.  latipennis  Germar. 

2,  Espèces  d elytres  concolures. 

Malthinüs  longipennis  Kunze.,  seule  espèce  de  la 
division  que  je  connais  et  facilement  a distingueur 
par  ses  élytres  aussi  longues  que  le  corps,  ce  qui  lui 
donne  quelque  ressemblance  avec  un  insecte  du  midi 
de  la  France,  mais  qui  est  un  véritable  Tele[)horien  a 
palpes  en  hâche  et  (pie  j’ai  nommé  Poroslenus  pedi- 
loides.  Couleur  d’un  gris  noirâtre,  pattes,  base  des  an- 
tennes, palpes  et  parties  de  la  bouche  testacées.  Le 
nom  de  cette  espèce  pourra  être  conservée,  vu  que 
le  Malthinus  longipennis  Lucas  Exp.  d’Algerie,  parait 
appartenir  au  genre  Hapaloderas.  Elle  se  trouve  en  Saxe. 

Aux  Maltiiinüs  a élytres  concoloros  il  faut  ajou- 
ter, mais  avec  un  doute:  Malth.  frontalis  Marsh.,  M.  im- 
niaculatm  Kirby  et  M.  pinicola  Stephens. 

Molychnüs  Musée  de  Berlin  n.  g,  forme  des  Mal- 
thinus, mais  tête  peu  coudée,  presque  pas  élargie  en 


6 


avant,  yeux  peu  saillants.  Corselet  en  carré  trans- 
versal, faiblement  élargi  en  arrière.  Ecusson  triangu- 
lair.  Elytres  de  la  longueur  du  corps.  Antennes  a 
articles  applaties  comme  chez  les  Lycus,  1 art.  plus 
étroit  et  plus  long  que  le  3,  le  2 très  court  trans- 
versal, le  3 aussi  long  que  large,  le  4 presque  le 
double  plus  long  que  le  3 mais  de  la  môme  largeur, 
les  suivants  de  la  longueur  du  4 s’amincissant  vers 
l’extrémité.  Palpes  a dernier  article  renflé,  un  peu 
courbé  et  acuminé.  Tarses  à 1 article  allongé. 

Molychnus  coüaris  M.  B.,  a peu  prés  de  la  taille 
du  Mahhinus  hîguttulus  mais  a corselet  plus  large.  Noi- 
râtre, corselet,  deux  dernier  articles  des  antennes  et 
pattes  plus  ou  moins  testacées;  dernier  segment  de 
l’abdomen  en  dessous  d’un  jaune  de  souflre.  Elytres 
rugueuses  et  coriacées.  Colombie. 

Hapalodkrus  M.  n.  g.  Tête  faiblement  étranglée 
postérieurement,  le  plus  souvant  allongée  et  de  la  lar- 
geur du  corselet.  Celui-ci  plus  ou  moins  transversal» 
avec  les  angles  antérieurs  ressortis  en  forme  de  tu- 
bercules; Elytres  toujurs  sensiblement  plus  courtes 
que  le  corps.  Antennes  de  la  longueur  du  corps  ou 
plus  longues  rarement  plus  courtes,  1 art.  pas  plus 
court  que  le  2 et  3 reunis.  Palpes  maxillaires  a art. 
2 plus  court  que  le  dernier.  Art.  4 des  tarses  peu 
élargi,  longuement  bilobé. 

I,  Espèces  a bout  des  elytres  couleur  de  souffre. 

Hapalodebüs  ustulatus  Ullrich.,  couleurs  et  taille  du 
Malthinus  higutlulm,  mais  beaucoup  plus  large.  Elytres 
plus  courtes.  Corselet  d’un  jaune  d’orange,  avec  une 


7 


grande  tâche  noire  et  sinueuse  au  milieu  et  deux  plus 
petites  vers  charpie  angle  antérieur.  Antennes  obscu- 
res. Styrie  et  environs  de  Vienne. 

Hapalodeiuis  brachythorax  M.,  forme  et  couleurs  voi- 
sines de  celles  du  Mcdlhinus  biguttulm,  mais  d’un  tiers 
plus  petit.  Tôte  élargie  chez  le  mâle.  Corselet  très 
court,  tansversal,  base  et  quatre  tâches  marginales  peu 
déterminées  d’un  jaune  brunâtre;  angles  antérieurs  sail- 
lants. Tôte,  antennes,  palpes  et  pattes  noires,  elytres 
grisâtres.  Styrie.  Il  ne  faut  pas  confondre  cette  espèce 
avec  le  Ilapaloderus  dep7'essicoll{s  Mann,  de  Finlande,  qui 
n’a  pas  la  tôte  aussi  largo,  les  angles  antérieurs  du 
corselet  moins  saillant  et  les  articles  des  antennes  plus 
étroites;  ni  avec  le  Ilapaloderus  dispar  Germ.,  qui  a les 
deux  premiers  articles  des  antennes  testacées. 

Hapaloderi).s  croeeicollis  M.,  voisin  du  Hapal.  san~ 
yumicoUis,  mais  presque  deux  fois  plus  petit,  les  cou- 
leurs moins  éclatantes;  tôte  plus  large;  corselet  plus 
|)etit,  d’un  fauve  sâle  presqu’unicolor,  ainsi  que  les 
parties  de  la  bouche,  les  genoux  et  la  base  des  tar- 
ses. Antennes  foncées,  très  longues.  Elytres  assez 
courtes.  Saxe,  dans  l’Ode vvalder  Ground  prés  de  St. 
Wühlen  et  en  Suisse. 

Une  espèce  voisine  est  le  Hapal.  pellucidus  Miir- 
kel,  qui  a la  môme  taille  et  les  mômes  couleurs,  mais 
chez  laquelle  la  tôte  du  mâle  est  étroite,  les  antennes 
a articles  plus  courtes  et  le  corselet  plus  transversal  — 
ni  avec  une  autre  espèce  inédite  d’Allemagne,  qui  est 
plus  grande  et  qui  a le  corselet  plus  carré  et  plus 
rembruni  {Hapal.  curlicollis?  Kunze). 

IIapalodeuüs  cinctellus  M.,  très  voisin  du  Hapal.  pci- 


8 


iuddus,  mais  plus  petit.  Corselet  plus  large,  plus  noi- 
râtre au  milieu.  Antennes  a articles  |)lus  larges  et 
ainsi  que  les  palpes  et  les  cuisses  de  couleur  plus  ob- 
scure. Des  environs  de  Toulouse. 

Hapalodeuüs  sulpimriguttalus  M.  deux  fois  plus  pe- 
tit que  le  Hapal.  dispar,  auquel  il  ressemble.  Corselet 
presqu’  octogone.  Tout  noir,  deux  premiers  articles 
des  antennes  seulement  testacôs;  art.  2 presqu’aussi 
long  que  le  1,  art.  3 beaucoup  plus  court  que  le  2. 
Géorgie  russe. 

Hapaloderus  curtipennis  M.,  environ  une  ligne  en 
longueur.  Noir,  corselet  a marge  très  étroite  jaunâ- 
tre; antennes  a extrémité  du  1 art.,  ainsi  qne  les  ge- 
noux des  pieds  un  peu  testacés.  Elytres  courtes,  avec 
la  tâche  testacé  apicale  peu  éclatante.  Géorgie  russe. 
Il  est  assez  voisin  du  Hapal.  pulicarim  Sturm  qui  se 
distingue  par  la  tâche  jaune  sur  le  disque  de  son  cor- 
selet, la  couleur  testacée  des  deux  ])remiers  articles 
des  antennes  et  les  élytres  concolores. 

A cette  division  appartiennent  encore:  Hapal.  ru- 
ficollis  F.,  //.  sanguinicollis  Fall.,  //.  fulvicollis  Kirby,  qui 
parait  être  voisin  de  nôtre  H.  croceicollis , mais  présente 
la  base  des  antennes  d’un  testacé  pâle.  H.  longipcnnis 
Lucas,  H.  pellucidus  Mârkel,  //.  maryinatiis  Latr.,  H.  bi- 
gultatus  L.,  H.  depresskollis  Mann,  qui  est  peut-être  le 
môme  que  le  H.  nigricollis  Kirby,  H.  dispar  Germ,  H. 
minimus  L.,  H.  cognalus  Stephens,  H.  melanocephalus  Marsh 
et  H.  pidchellm  Lucas. 


i) 


2,  Espèces  a élylres  concolores. 
f,  corselet  plus  ou  moins  teint  de  jaune. 

Hapaloderus  auritus  M.,  jolie  espèce,  au  moins 
deux  fois  plus  f)etite  cfue  le  Malthinus  biyuttulus.  D’un 
gris  quelquefois  très  clair,  corselet  de  couleur  jaune  avec 
une  grande  tAche  noire  de  chaque  côté,  (jui  occupe 
tout  le  bord  latéral;  base  des  antennes,  lèvre  supé- 
rieure, jambes  et  une  partie  des  cuisses  et  des  tarses 
testacées.  Corselet  transversal,  rétréci  postérieurement, 
angles  antérieurs  arrondis  mais  saillants.  Russie  mé- 
ridionale et  Styrie. 

IIapaloderi’s  sardous  M.,  taille  et  couleurs  du  Ha- 
pal.  auritus,  mais  avec  les  antennes  tout  a fait  noires, 
le  corselet  moins  jaune  et  plus  brunAtre,  les  pattes 
plus  noirAtres.  Ile  de  Sardaigne. 

Hapaloderus  unicolor  M.  de  la  forme  des  précé- 
dents, mais  plus  petit.  Corselet  transversal,  presqu’oc- 
togone,  un  peu  déprimé  au  milieu,  brun-noirAtre  et 
bordé  etroitement  de  jaune;  trois  premiers  articles  des 
antennes,  les  genoux  et  les  bords  de  l’abdomen  té- 
stacées,  tète  noire;  elytres  courtes,  d’un  gris  clair,  un 
peu  plus  foncées  au  bout.  Géorgie  russe. 

A cette  division  ap|)artiennent  encore  le:  //.  pu- 
licarius  Sturm.  Redtb.  et  II.  dimidialocollis  Rosenh.,  qui 
parait  être  voisin  du  M.  auritus. 

ff,  corselet  unicolor,  obscur. 

*,  corselet  étroit  et  en  selle  c.  a.  d.  fortement  incliné 
sur  les  bords  latéraux. 

Hapaloderus  angusticollis  M.,  une  des  grandes  espè- 
ces, a peu  prés  de  la  taille  du  Hapal.  biguttatus,  mais 
plus  étroit.  Couleurs  de  môme  a l’exception  des  bouts 


10 


des  élytres  concolores.  Corselet  [ircsqu’  aussi  long  que 
large,  fortement  déprimé  en  selle  au  milieu,  cotés  la- 
téraux arquées  concavement,  ce  qui  fait  ressortir  les 
angles  postérieurs  et  antérieurs;  ceux-ci  tuberculifor- 
mes.  Antennes  et  pattes  concolores,  un  peu  plus  clai- 
res aux  extrémités  des  articles.  Abdomen  plus  ou 
moins  jaunâtre.  Tête  assez  fortement  coudée.  Alpes 
de  la  Suisse  (Appenzell). 

11  ressemble  un  peu  au  Hapal.  maums  ZiegI,  mais 
généralement  plus  grand,  corselet  plus  étroit,  anten- 
nes beaucoup  plus  longues.  Une  autre  espèce  voisi- 
ne, a forme  de  corselet  analogue  est  le  Hapal.  fusce- 
scens  Duft.,  qui  étant  moitié  plus  petite,  présente  une 
tète  moins  coudée,  un  corselet  plus  large  et  plus  ap- 
plati.  Hapalodenis  nüidulus  Kunze  de  Saxe  a aussi  de 
rcsseniblance,  mais  son  corselet  transversal  a cotés 
latéraux  sinueux,  ondulés  a peu  prés  comme  chez 
les  Cryptophages,  l’cn  distingue  suffisemment. 

Hapalodehus  obscuricolHs  M.  forme  voisine  des  pré- 
cédents, corselet  également  en  selle,  mais  un  peu  plus 
petit  et  proportionellement  plus  large  que  le  Hapal. 
fmcescens  Duft.  D’un  gris  cendré  clair,  corselet,  tête 
et  antennes  noires.  Ceux-ci  très  longues,  art.  2 presqu’ 
aussi  long  que  le  3.  Segment  pigydal  du  mâle  en 
dessous  prolongé  en  crochet  très  long,  courbé  vers 
l’abdomen  et  terminé  par  une  fourche  a fâces  dilatés 
en  palettes.  Tauride  et  midi  de  la  France. 

A cette  division  appartiennent  encore:  H.  maurus 
ZiegI,  H.  fmcescens  Duft.  et  probablement  le  H.  conco- 
lor  Kirby. 


11 


**,  corselet  large,  peu  incliné  sur  les  cotés,  (pu 
sont  sinuex. 

Hapaloderüs  ventralis  M.,  une  des  plus  grandes 
espèces.  Forme  et  couleurs  du  Hapal.  higuitatus,  mais 
sans  tflches  jaunes  au  bout  des  élytres.  Corselet  un 
peu  plus  étroit,  emarginé  sur  tous  les  bords,  angles 
antérieurs  coupés  obliquement,  les  postérieures  plus 
rétrécis  et  plus  arrondis,  quelquefois  teints  d’un  reflect 
jaunâtre;  cotés  latéraux  droits;  ligne  du  milieu  faible- 
ment marquée.  Elytres  courtes.  Extrémités  des  ar- 
ticles des  antennes  et  des  pattes,  les  bords  des  seg- 
ments de  l’abdomen  (surtout  chez  la  et  une  tâche 
de  chaque  coté  de  la  poitrine  testacées.  Segment  pi- 
gydal  chez  le  cj*  fortement  avancé  en  crampons  cour- 
bés, dont  les  supérieurs  sont  plus  longs  que  ceux  du 
dessous.  Borne  et  Styrie. 

Hapaloderüs  alpinus  M.,  voisin  du  précèdent,  mais 
plus  petit,  ne  dépassant  pas  la  taille  du  Hapal.  pellu- 
cidm  Mürkel.  Proportionellemont  plus  large,  élytres 
plus  courtes,  a peu  près  comme  chez  le  Hapal.  bigut- 
tatm.  Couleur  noirâtre,  avec  les  deux  premiers  ar- 
ticles des  antennes,  les  genoux  et  les  bords  latéraux 
des  segments  de  l’abdomen  rembrunies  ou  môme  Jau- 
nâtres chez  la  Ç.  Corselet  comme  celui  du  Hapal  bi- 
guttalus.  Suisse  orientâle  et  Alpes  de  la  Carniole  (Ko- 
schutna). 

Hapaloderüs  morio  M.,  forme  élargie  du  HapaL 
biguttalus,  mais  deux  fois  plus  petit  et  d’un  noir 
foncé  unicolor,  qui  devient  un  peu  cendré  sur  les 
élytres  par  le  duvet  couche  qui  les  recouvre.  Corse- 
let comme  chez  le  Hapal.  biguttalus,  ligne  du  milieu 


12 


fortement  imprimée.  Segment  pigytial  tin  dessus  pro- 
longé chez  le  mâle  en  fourche  très  longue  et  très 
mince,  tandis  que  celui  du  dessous  a l’apparence  d’une 
longue  tarriôre  recourbée  un  peu  en  haut,  côtés  laté- 
raux du  segment  pigyilal  ont  des  appendices  lamelli- 
formes assez  longues.  Alpes  de  la  Carniole  (Koschutna). 

11apai.oi)früs  vindiveutris  M.,  également  de  ta  forme 
élargie  du  Ilapal.  biynttntns,  mais  beaucoup  plus  petit, 
a peu  prés  de  la  taille  du  Ilapal.  mono,  avec  lequel 
il  a la  plus  grande  rcssemblence.  Couleur  aussi  noire, 
premiers  segments  de  l’abdomen  d’un  vert  jaunâtre  sâle, 
génoux  et  tarses  brunâtres.  Corselet  très  transversal, 
au  milieu  avec  une  large  impression  longitudinale,  cotés 
latéraux  concaves,  ce  qui  fait  surtout  ressortir  les  ang- 
les qui  sont  un  peu  relevés.  Elytres  plus  longues  que 
chez  le  Ilapal.  morio.  Segment  [)igydal  du  dessus  pro- 
longé chez  le  mâle  en  tarriôre  droite,  tandis  (pie  ce- 
lui du  dessous  a l’apparence  d’un  Y grec,  pas  plus 
long  que  les  af)pendices  llôchiformes  des  cotés  laté- 
raux. Ile  de  Walaam  sur  le  Lac  de  Ladoga. 

Hapalodercs  dilutus  M.,  forme  du  Hapai.  biguitatus, 
mais  deux  fois  plus  petit  et  avec  les  élytres  encore 
plus  courtes.  Couleur  cendré-claire,  livide.  Deux  pre- 
miers aiticles  des  antennes,  pattes  et  bords  des  seg- 
ments de  l’abdomen  testacèes.  Odewalder-Ground  prés 
St.  Wahlen  en  Saxe. 

11  a beaucoup  de  ressemblance  avec  le  Ilapal. 
obsmrellm  Schüppel,  mais  sa  taille  plus  grande  et  la  cou- 
leur des  antennes,  qui  chez  ce  dernier  sont  simplement 
obscures,  le  distinguent  facilement.  Hapai.  brevicoUis 
Payk.  a aussi  quelqu’  analogie,  mais  sa  taille  beaucoup 


13 


plus  petite,  ses  antennes  plus  allongées  et  ses  couleurs 
jjIus  noirâtres  l’eloigiient  suflîseniment. 

Hapalodeuus  puniilus  M.,  taille,  forme  et  couleurs 
du  Hapal.  hrevicollis  Payk.,  mais  antennes  encore  plus 
courtes  et  plus  épaisses  que  chez  le  Hapal.  ob.<tcureUus 
ScliUpp.,  a peine  de  la  longueur  de  la  moitié  du  corps. 
Angles  antérieurs  du  corselet  moins  saillants  que  chez 
le  Hapal.  bremcollis,  cotés  latéraux  droits.  Elytres  re- 
couvrant a peine  la  moitié  de  l’abdomen.  ïauride. 

Ne  connaissant  pas  le  Malthimis  tenellus  Illiger,  je 
ne  puis  par  conséquent  juger  de  l’analogie  qu’il  peut 
avoir  avec  l’espcce  décrite. 

A cette  division  appartiennent  encore:  H.analis  Gebl , 
//.  nitididm  Kunze,  H.  obscurellus  Schüppel,  H.  brevicollis 
Paykull,  H.  crassicornis  Miiklin  et  M.  brachypterus  Rossi? 

Bicrcs  m.  n.  g.  Forme  voisine  de  celle  des  Ha- 
puloderm,  mais  élytres  beaucoup  jdus  courtes,  recouv- 
rant a peine  le  mesothorax.  Dernier  segment  de  l'ab- 
domen fourchu  a l’extrémité,  de  consistance  cornée. 
Corselet  comme  chez  les  Jihayonycha,  cotés  latéraux 
inclinés,  bords  relevées,  ainsi  qu’  une  caréné  longitu- 
dinale sur  le  milieu  du  |)remier.  Antennes  longues, 
setacées,  art.  1 plus  court  que  le  2 et  3 réunis.  Pal- 
jtes  maxillaires  allongés,  art.  1 presqu'  aussi  long  que 
le  dernier  mais  moins  large,  celui-ci  ovalaire,  et  de  la 
longueur  dos  deux  intermediaires  réunis,  qui  sont 
triangulaires.  Crochets  des  tarses  simples. 

Biuiiüs  apicalis  M.,  taille  du  Telephorus  mjricans, 
mais  plus  étroite.  D’un  l)run  noirAtro,  extrémité  des 
élytres  et  bords  des  segments  de  l’abdomen  d’un  jaune 
clair;  base  dos  antennes  et  jambes  plus  brunâtres  que 


14 


le  reste  du  corps.  Corselet  luisant  et  inégal,  arrondi 
au  devant,  aussi  long  que  large,  de  chaque  coté  de 
la  carène  médiane  une  large  foveole  vers  la  base. 
Elytres  plus  larges  et  le  double  plus  longues  que  le 
corselet,  rugueuses  et  coriacées.  Abdomen  occupant 
la  moitié  de  la  longueur  du  corps.  Cuisses  des  pat- 
tes intermédiaires  simples.  Abyssinie. 

IciiTiiYURüs  Westwood.  Cab.  of  or.  Ent.,  présente 
une  forme  et  des  parties  du  corps  voisines  de  Diurus, 
mais  son  corselet  est  plus  large,  sans  carène  médiane, 
terne  a peu  prés  comme  chez  les  Malthinus.  Dernier 
segment  de  l’abdomen  comme  chez  les  Biurtis.  An- 
tennes allongées,  art.  1 plus  long  que  les  deux  sui- 
vants reunis.  Palpes  maxillaires  a art.  1 très  visible, 
le  dernier  cylindrique  et  presqu’  aussi  long  que  les 
trois  précédents  reunis.  Cuisses  intermediaires  for- 
tement renflées  chez  le  mûle.  Crochets  des  tarses 
simples. 

Les  espèces  de  ce  genre  viennent  des  Indes  orien- 
teles  et  de  l’Afrique  équatoriale  et  sont  de  couleur  jaune, 
tachetées  de  noir.  Westwood  en  décrit  quatre. 

I.  lateralis  de  Java,  /.  costalîs  et  basalis  de  Moul- 
mein  et  I.  discnidalis  de  Sierra  Leona. 

PoDiSTBA  M.  B.  d.  M.  1839,  diffère  des  Biums  et 
Ichlhyurm  par  son  abdomen  non  parallèle,  mais  élargi 
vers  le  milieu  et  le  dernier  segment  simple  non  en 
fourche.  Cuisses  simples  dans  les  deux  sexes.  Tète 
élargie.  Antennes  assez  fortement  en  scie.  Dernier 
article  des  palpes  ovalaire  et  très  pointu.  Sans  ailes. 

PoDisTRA  alpina  M.  B.  d.  M.  1839,  seule  espèce 
du  genre.  Noire,  velue  sur  les  élytres,  qui  sont  très 


15 


courtes.  Taille  d’un  tiers  plus  longue  que  celle  du 
Phosphaenm  hemipterm  F.  Alpes  du  Caucase  *). 


Excursions  Ëiitoinolo|^i(|Ucs  de  1852. 

jusqu’au  1 Juillet. 

En  Février  l’ Otiorhynchus  Marquardlii  Fald.  était 
bien  coniinun  dans  la  serre  aux  pèches  (la  seule  ou 
il  se  rencontre)  de  Zarskoe-Selo.  Quoique  poursuivi 
par  des  Carabm  cancellalus,  des  Harpalus  aeneus  et  les 
garçons  jardiniers,  qui  le  recuillaient  la  nuit  a la  lampe, 
il  faisait  beaucoup  de  dégâts.  Cet  insecte  se  trouve 
dans  l’etat  sauvage  en  Dalmatie,  d’ou  Dabi  l’avait  rap- 
porter sous  le  nom  d’O.  centromaculatus.  Nous  obser- 
verons qu'une  espèce  très  voisine,  tO.pîcipes  F.  a 
parfaitement  la  môme  manière  de  vivre  et  ne  sorte 
que  la  nuit,  pour  ronger  les  pousses  des  vignes  en 
Allemagne  et  en  France  au  mois  de  Mai.  Une  troi- 
sième espèce  tO.  oleae  Oliv  (O.  mallificus  Sch.j  fait  le 
môme  dégât  aux  oliviers. 

La  première  partie  du  mois  de  Mai,  étant  belle, 
quelques  amateurs  de  nôtre  capitàle  en  profitèrent 
pour  faire  la  chasse  vers  le  coté  uord-ocust,  sur  les 
élévations  sablonneuses  nommées  Poklonnaja-Gora,  ou 
on  trouva:  Dilyliis  laevis,  qui  depuis  les  ravages  faites 
|)ar  M.  Kolenati,  est  presque  exterminé,  Sphaerites  gla- 
bratus,  Cleonus  guttulatus  Sch.  Dans  le  parc  de  Zar- 
skoe-Selo j’ai  pris,  près  des  cascades,  le  Dmious  coe- 

*)  Dans  la  Kaiina  boroali  Americana  Kirby  clicril  un  genre  Malthacus, 
C|ui  doit  être  voisin  des  Malthinus,  mais  que  je  n’ai  pas  vu. 


Ifi 


nilo-ftcms.  Mais  vaineinont  j’y  ai  cherché  le  Trachypa- 
clms  ZctterstedUi,  fini  autrefois  s’y  rencontrait.  Plus  tard 
ou  fit  une  tournée  plus  au  sud,  a la  Montagne  de 
Douderholf.  C'est  l’elevation  la  plus  considérable  des 
environs  de  St.  Petersbourg,  fortement  boisée  et  pré- 
sentant une  végétation  différente  que  la  plaine.  L’O- 
liorhynckus  rugosus  lluinm.  s’y  trouva  sur  le  Sorbier  en 
société  avec  la  Gonioctena  sorbi  m.  Je  crois  que  pour 
le  prendre  en  abondance  il  faut  aller  le  soir  a la 
lampe  et  sécouer  les  Sorbier  audessus  d’un  |)arapluit 
étendu.  Pachyta  mtcrrogationis  se  rencontrait  dans  les 
fleurs  du  Trollius  europaeiis.  Au  commencement  du 
mois  do  Juin  M.  Ménétries  pris  en  ville,  sur  les  car- 
reaux d’une  fénôtre,  le  rare  Hylecoetus  mono  F.  Ç.  et 
des  jardins  des  régiments  de  la  garde,  on  m’apporta 
de  milliers  ilu  Phaedon  cochlcariae,  qui  ravageait  les 
jeunes  [)lantes  du  chou. 

Le  14  Juin  v.  St.  je  partis  pour  une  exploitation 
scientifique,  au  nord  du  lac  Ladoga,  qui  dura  10  jours, 
principalement  sur  l’ile  de  Walaam.  Cette  deiniere, 
etaut  éloignée  a 30  verstes  de  la  côte  de  Finlande,  a 
une  circomférence  d’environs  40  verstes.  Le  terrain 
est  coupé  et  offre,  par  conséquent,  beaucoup  de  varié- 
tés dans  les  postitions  topographiques  et  des  vues  bien 
jolies.  La  formation  géologique  est  généralement  un 
granit  roussâtre,  avec  des  veines  rouges  dun  feld- 
spath uni  et  recouverte  par  uue  terre  légère  très  fer- 
tile. La  végétation  y est  abondante;  presque  tous  les 
arbres,  tju’on  rencontre  en  plein  air  a St.  Peterbourg, 
y croissent  parfaitement  bien;  mais  les  pommes  mû- 
rissent a peine  une  fois  dans  dix  ans,  le  rossignol  ne 


17 


vient  pas  adoucir  ces  lieux  solitaires  par  scs  sons 
plaintifs.  En  revanche  on  y trouve  le  Itnbm  arcticm, 
le  Rhenne  sauvage  et  bien  d’autres  habitants  de  la  Lap- 
pouie,  mais  il  n’y  pas  ni  loups  ni  ours,  une  seule  Ci- 
cindela  et  deux  Carabm.  Je  n’y  ai  rencontré  ni  Can- 
Ikaris  fiisca,  ni  Malachiiis  bipustulatm  quoiqu’ils  soient 
des  plus  communs  à St.  Petersbourg.  Le  climat  y est 
plus  que  tempéré  et  durant  notre  traversée  nous  ren- 
contrâmes encore  îles  glaçons  qui  flottaient  sur  le  lac. 
Les  nuits  y étaient  si  claires  qu'a  minuit  je  pouvais 
|)arfaitemcnt  bien  lire  le  iiTimes»  et  autres  journaux 
anglais  à ebiffres  petits.  On  y a fait  l’epreuve  de  trans- 
planter la  truitte  alpine  dans  les  réservoirs  de  poissons 
de  cet  île,  formés  par  l’eau  du  lac  Ladoga,  qui  ont 
réussi  parfaitement.  Cette  île  est  la  propriété  du  cou- 
vent qui  s’y  trouve  et  près  duquel  on  montre  la  tombe 
d’un  roi  de  Suède  Magnus,  mort  ici  en  1371. 

Les  insectes,  un  peu  remarquables  de  cette  lo- 
calité, sont: 

Dysciiirius  septentrionalü  M.  voisin  du  D.  ihoracicus 
mais  plus  grand,  ayant  la  taille  du  D.  salinus  Er.  à stries 
fortement  imprimées  et  distinctement  ponctuées,  effacées 
seulement  vers  l’extrémité  des  élytres.  Dans  les  sables, 
d’où  il  sort,  quand  on  les  arrose.  Dy.schirius  riparius 
Mann,  beaucoup  plus  rare  que  le  précèdent.  Colymbetes 
maculalus  L.,  qui  est  d’une  couleur  foncée,  surtout 
en  dessus  et  dont  les  taches  sont  plus  blanchâtres  et 
moins  dilatées  que  chez  l’espèce  ainsi  nommée  du 
midi  de  l’Europe.  Le  corps  est  aussi  plus  atténué  vers 
les  deux  extrémités.  C’est  le  seul  Hydrocantbare  que 
j’ai  rencontré  dans  le  lac.  Hydroponts  Neuhoffü  Cederhj., 

2 


18 


habile  les  eaux  plus  tomperées  que  celle  «lu  Ladoga. 
Quelquefois  on  en  trouvait  des  individus  de  couleur 
presqu’entièrement  noire.  Heterocerus  maritimus  in.  une 
seule  fois,  quoique  j’ai  fait  tout  mon  possible  pour 
découvrir  les  espèces  de  ce  genre  et  les  Parniis  sur 
les  rivages.  Dichelotarsits  lapponicus  Gyll.  (Cantharis) 
et  le  Hadronennis  pilostis  Sch.  (Cantharis)  n étaient  pas 
communes  dans  les  forêts.  U Anthophagus  melanocepha- 
lus  Heer  ne  différait  pas  des  exemplaires  des  Alpes- 
Or  tarandus  m.,  noir  et  voisin  de  l’O.  rugosm, 

mais  à élytres  plus  courtes  et  base  des  antennes  et 
pattes  d’un  testacé  clair.  Sous  le  fumier  du  rhenne; 
en  société  d’une  espèce  d’Aphodins  noir.  Bytkinm 
aecuriger?  Reich.,  Trimium  breviœrnc  et  breoipeme 
Chaud,  et  Euplectus  ambiguus?  étaient  les  seuls  Psela- 
phiens  que  m’offrit  l’ile.  Scydmaems  angulahts,  Sc. 
punctipcnnis  Steph.,  Sc.  pusillus,  Sc.  Spavshnlli  et  Sc. 
mlurellus  m.  Ce  dernier  ressemble  beaucoup  au  Sc. 
nanus,  mais  étant  d’un  (|uart  plus  petit  et  propor- 
tionellement  plus  étroit,  il  a la  suture  beaucoup  plus 
claire  que  le  reste  des  élytres.  Hypocopms  laihridioi- 
des,  s’est  trouvé  dans  le  fumier  desséché  du  cheval. 
Orlhopcrus  truncalus  Kirby,  n’est  pas  l’Orth.  brunnipes 
Gyll.,  qui  est  plus  petit.  Quand  on  observe  1 insecte 
vivant,  son  abdomen  sort  par  dessus  les  élytres  comme 
chez  les  Hypocyptus  et  les  Scapkidium.  Sous  le  foin 
dans  les  greniers.  Corticaria  cylindrica  Kunze  et  C.  me- 
lanophthalmn  Mann.  Lathndius  carinatus  GjJl.,  L.  inci— 
sm,  L.  as.similis  et  consimilia  Mann.  Ptinella  bicolor  m., 
Micrus  minutissirmis  Kirby,  Acratrichts  grandicollü  Milr- 
kel,  Ao'.  lata  m.  et  Acr.  picicornis  Mann.  Aphodnis  rlie- 


19 


nonum  Zetl.  Anthicus  sellatus  111.  et  A.  nigriceps  Mann. 
Biophloeus  fuscus  Er.?  Bostrichus  xylographus  Sahlb.  Acal- 
tes  borealis  in.  Phyllobius  viridicoUis  F.  ne  se  trouvait 
que  dans  les  prairies  bien  loin  de  tout  arbre.  Matura 
chrysanthemi  E.  H.?  Bromius  obscurm  F.,  très  commun 
sur  les  Ëpilobium.  Emmetrus  belulae  L.  (Phaedon). 
Chrysornela  varians,  est  la  seule  espèce  du  genre  que 
j’y  ai  trouvée.  Cocdnella  S pnnctata  courait  en  grande 
abondance  sur  les  rochers  des  bords  du  lac.  Scym- 
nm  abietis. 

La  larve  d’un  insecte  que  j’ai  nommé  Liposcelis 
brunneus,  voisine  par  sa  forme  de  mon  genre  Para- 
doxenus  (Paradoxides  B.  d.  M.  1851),  se  recontre  ici 
sur  du  bois  humide  — mais  elle  s’en  distingue  par  la 
position  des  yeux,  qui  chez  cette  dernière  sont  petits 
et  placés  comme  chez  le  Psoque  des  insectes,  sur  les 
bords  latéraux  vers  l’insertion  des  antennes.  La  cou- 
leur du  corps  est  brune;  cuisses  postérieures  forte- 
ment dilatées;  antennes  très  fines,  filiformes,  au  moins 
de  la  longueur  du  corps  et  composées  de  plus  de  16 
articles  allongés,  tandis  qu’elles  ont  les  11  premiers 
articles  courts  chez  le  Paradoxenus  et  les  11  suivants 
(qui  dans  l’exemplaire  que  je  décrivis  dans  le  B.  d. 
M.  étaient  par  hazard  cassés)  très  minces  et  allongés. 
Cette  conformation  des  antennes  chez  les  Paradoxenus, 
nom  que  j’ai  adopté  parceque  celui  de  Paradoxides 
était  déjà  employé,  me  fait  maintenant  présumer  qu’il 
appartient  plutôt  aux  Slrepsîpteres,  qu’aux  Coléoptères 
et  pourra  se  placer  à côté  des  Slylops  ou  bien  dans 
les  Orthoptères.  N’ayant  pu  trouver  le  nom  et  la 
description  du  soit-disaut  Psoque  des  boites  à insec- 


20 


les,  je  crois  pouvoir  le  signaler  sous  celui  de  Lipo- 
scelis  nmseonm,  vû  que  ce  n’est  pas  dutout  un  Psoque. 

Les  Orthoptères  étaient  rares  à Waalam  et  outre 
une  Oedipoda  biguttata,  un  Tetrix  et  quelques  larves 
de  Locustaires  je  n’y  vis  rien  d’autre. 

Une  Nemoura  à élytres  raccourcies  chez  le  mâle 
(Brachiptilus  in.j  est  très  commune  sur  le  rivages  pier- 
reux du  lac  Ladoga  et  présente  des  branchies  jaunes 
en-dessous  des  côtés  latéraux  de  la  tète,  très  distinc- 
tes, qui  peuvent  se  gonfler  à la  volonté  de  l'insecte. 
Après  la  mort,  ces  parties  respiratoires  se  déssèchent. 
Chez  les  véritables  Nemoura  cette  construction  est  dif- 
férente. La  copulation  s’y  fait  aussi  par  le  redresse- 
ment de  l’abdomen  du  mâle,  de  coté,  en  dessus  de 
celui  de  la  femelle. 

Une  nouvelle  espèce  de  Hemerobiens,  que  j’ai  nommé 
H.  fimatus,  se  tenait  près  des  eaux.  11  est  de  couleur 
noire,  avec  les  élytres  enfumées,  pubescentes  et  des 
nervures  à direction  longitudinale.  Pattes  d’un  tes- 
tacé  sale. 

La  femelle  de  la  Formica  rufa  L.  (F.  dorsata  Panz), 
se  rencontre  très  communément  et  en  bandes  très  con- 
sidérables de  40 — 60  individus,  accrou()is  sous  le  bois 
rejotté  par  le  lac  des  rivages  sablonneux  de  l’ile  Kone- 
vetz.  Une  grande  partie  do  ces  femelles  était  sans  ai- 
les et  très  rarement  on  y rencontrait  un  mâle.  Pour- 
quoi abandonnent-elles  leurs  colonies,  ou  seraient-elles 
chassées  par  les  fourmis  neutres? 

La  culture  de  l’abeille  ne  réussit  plus  à Waalam 
à cause  du  froid  en  hiver  et  je  n’ai  vu  que  peu  de 
Bombas  et  une  seule  guêpe. 


21 


Les  Hémiptères  étaient  généralement  peu  nom- 
breux et  outre  une  espèce  de  Corisa,  qui  vit  dans 
le  lac  Ladoga,  et  quelques  Capsus  et  Aelia  je  n’y  ren- 
contrait rien. 

Les  Aphis  de  l'érable  étaient  abondantes  dans  le 
jardin  du  Monastère  et  constituaient  le  repas  des  Pro- 
sternum holosericeim  F.  et  Selatosomus  germanus  L.  On 
les  pouvait  voir  chaque  jour  vers  le  coucher  du  soleil, 
ce  qui  prouve  que  l’observation  de  M.  Laboulbène,  qui 
considère  les  Elatérides  comme  insectes  entomopha- 
ges,  est  parfaitement  bien  fondée. 

Dans  les  forêts  de  l’île  je  trouvais  aussi  le  Poly- 
sonium  germanicum  Brandt,  qui  n’est  pas  identique  avec 
l’espèce  du  Caucase  que  j’ai  décrite  et  figurée  sous 
le  nom  de  Leiosoma  rosea.  La  première  est  plus  con- 
vexe, à bords  latéraux  du  corps  moins  dilatés. 

(La  revue  des  Lépidoptères  et  Diptères  au  N:o  suivant.) 


Notices. 

Sphodrus  leucophthalmus  L.,  se  trouve  comme  larve 
et  dans  l’etat  parfait  dans  les  boulangeries  militaires 
où  il  chasse  les  larves  du  Blaps  mortisaga.  (Remar- 
que de  M.  Kouchakevitch.) 

Blaps  mortisaga  F.,  jiroduit  un  son  grésillonnant 
très  faible,  frottant  l’appendice  des  élytres  contre  l’ab- 
domen surtout  pendant  les  nuits  du  printemps. 

Anobium  tricolor  01.,  est  devenu  une  véritable  ca- 
lamité pour  les  Magazins  de  drogueries  de  notre  ca- 


pitale.  Tous  les  cerceaux  en  niarronier  ou  en  poi- 
rier qui  rattachent  les  tonneaux  venant  de  France, 
sont  coinplôtement  rongés  par  cet  insecte,  qui  parait 
s’y  être  acclimaté  comme  la  Gracilia  pygtnaea  F.,  qui 
se  rencontre  aussi  chez  les  droguistes.  (Communication 
de  M.  Reer.). 

Anobiüm  molle  F.  ronge  de  la  môme  maniéré  les 
poutres  des  maisons  et  généralement  le  bois  de  con- 
struction; un  parasite  de  cet  insecte  est  le  Hormius 
rubiginosus  Nees.  (Communication  de  M.  Fdrster  à Aix- 
la-Chapelle.) 

Anobii’m  striatimi  Illiger,  attaque  les  meubles  faits 
en  bois  de  hôtre,  ce  que  j’ai  vu  souvent  dans  le 
Gouv.  de  Kovno. 

Ptincs  lalro  F.  vit  en  état  de  larve  dans  les  bon- 
tons  du  bouleau  où  il  hiberne. 

Atopa  est  un  insecte  nocturne  et  vit  de  racines, 
ne  peut  donc  pas  appartenir  aux  Malacodermes  ento- 
inophages.  La  même  chose  a lieu  aussi  chez  les  Cy- 
phonides. 

Rhopalodontus  sassaparillae  M.,  plus  grand  que  le 
lih.  perforatus,  très  fortement  ponctué  et  granulé  sur  le 
corselet,  qui  a une  impression  en  fer  à cheval  à la 
base.  Conleur  brnne.  Dans  les  tiges  de  la  Sassapa- 
rille  où  se  trouvait  aussi  son  parasite  le  Hormius?  sas- 
saparillae m.  (Communication  de  M.  Reer.). 

.\pATE  rhapontica  m.  (A.  substriatae  Payk.  var.?) 
détruit  les  racines  sèches  de  la  Rhapontica  sibirica, 
dans  les  Magasins  de  nos  droguistes  (Communication 
de  M.  Reer.). 

Laemophloeus  fractipennis  m.  B.  d.  M.  1845  a été 


23 


décrit  de  rechef  par  M.  Laboulbône  sous  le  nom  de 
L.  Dufourii. 

Ptenidicm  myrrnecophilum  ra.  B.  d.  M.  1845  a été 
reproduite  de  nouveau  par  M.  Kraatz  de  Berlin  sous 
le  nom  do  Pt.  formicetomm. 

Cassida  nebulosa  L.  dévaste  souvent  les  plantations  de 
la  betterave  à sucre,  si  on  n’a  pas  la  précaution  de 
détruire,  dans  les  environs,  les  autres  plantes  Chénopo- 
déos,  qui  constituent  sa  nourriture  primitive. 

Blatta  americana  F.  produit  pendant  la  nuit  un 
son  très  faible  qu’on  pourrait  comparer  à celui  des 
gouttes  précipitemment  tombant  dans  un  vase  rem- 
pli d’eau. 

Trigonogaster  benignus  Guérin,  parasite  de  la  Oe- 
cophora  oledla  F.,  a été  décrit  antérieurement  par  Dal- 
man  sous  le  nom  de  (Ëncyrtus)  atricollis. 

Bombyx  mori.  Le  ver-à-soie  a souffert  l’année 
passée  de  la  Muscardine.  C’est  le  premier  cas  signalé 
en  Russie  (Journal  de  la  Société  économique). 

Cecidomy'ia  funesta  M.,  voisine  de  la  Cec.  destniclor 
Say,  mais  de  couleur  moins  foncée,  qui  parait  avoir 
des  moeurs  analogues  avec  l’espèce  d’Amérique.  Elle 
a causé  Tanné  passée  des  grands  ravages  au  fro- 
ment des  Gouv.  Simbirsk  et  Saratov.  Je  Tai  décrite 
avec  son  parasite  le  Platijgasler  fiineslus  m.  dans  le 
Journal  du  Ministère  de  l’Intérieur.  1852. 

Méléoroloffic  rntoniologiqiic  pour  St.  Petersboiirg. 

Les  mouches  domestiques  (Musca  domestica)  ne  se 
sont  montrées  en  abondance  qu’après  la  débâcle  de 
la  Neva  c.  a.  d.  après  le  28  Avril. 


24 


28  Avril.  Pour  la  première  fois  la  Vanessa  po- 
lychhros. 

8 Mai.  Corydalis  bulhosa  en  fleur. 

12  Mai.  Le  bouleau  commence  à verdir. 

19  Mai.  Prunus  padus  commence  à fleurir.  Can- 
tharis  fusca  et  Malachius  bipustidatus. 

24  Mai.  Trollms  europaeus  en  fleur.  Pachyta  in- 
terroyationis.  Orchestes  lonicerae.  Phytonomus  rumicis 
in  copula. 

1 Juin.  Sorbus  aucuparia  en  fleur.  Anthobium  mi- 
nutum  F.  in  copula. 

23  Juin.  Anthrenus  museorum  L.  Cantharis  fusca  in 
copula. 

25  Juin.  Cyphon  pubescens  F. 

28  Juin.  Parnus  aurimlatus  Kugel.  in  copula. 

29  Juin.  Spiraea  en  fleur.  Cetonia  aenea  et  aurata. 
Trickius  fasdatus. 


lVoH\c.aiités. 

Carabus  Bartholomei  Manderst.,  de  la  forme  du  C.  Ifum- 
hoUi  Fald.  mais  deux  fois  plus  petit.  Angles  postérieurs  du 
corselet  plus  saillants.  Couleur  cuivreuse  ou  d’un  beau  vert 
ou  même  noire.  Dans  le  voisinage  de  la  chaine  alpine  de 
l’Elbrous  au  Caucase. 

Carabus  Manderstjei'iii  M.,  très  voisin  des  C.  Calleyi,  pra- 
sinns  et  surtout  du  C.  tscherkassicus  Er.,  mais  plus  petit  et  plus 
luisant.  Noir,  elylres  brunes  avec  une  ponctuation  plus  marquée 
et  moins  serrée  que  cbez  les  espèces  mentionnées.  Elbrous. 


Helsingfors,  Imprimerie  de  la  Société  de  l.itér.iUire  Finnoise,  1852. 
Imprimatur:  II.  Molunder. 


ETUDES  ENTOMOLOCIQUES 

1858. 

31  Décembre.  Hotschnlsky,  sur  les  Lampyrides.  Bremer 
& Grey,  Lépidoptères  de  Pékin.  Excursions  entomologiqnes. 
Expériences.  Notices.  Synonymies.  Météorologie. 
Nouveautés.  Annonce. 


Lampyrides.  *) 

par  V.  de  M. 

Les  Lampyrides  sont  des  Coléoptères  entomo- 
phages  de  la  famille  des  Malacodermes,  faciles  à re- 
connaître par  la  lueur  phosphorescente,  qu’ils  pro- 
duisent dans  l’obscurité. 

Corselet  en  forme  de  chaperon,  plus  ou  moins 
avancé  et  recouvrant  complètement  ou  en  partie  la 
tète.  Yeux  très  grands,  globuleux,  proéminents,  em- 
brassant plus  d’un  tiers  de  la  masse  de  la  tête. 
Antennes  inserrées  au  devant  des  yeux  et  le  plus 
souvent,  très  rapprochées;  second  article,  en  majeure 
partie,  très  court.  Palpes  plus  courts  que  la  tête 
a dernier  article  ovalaire,  plus  ou  moins  acuminé, 

1)  Dans  cet  aperçu  on  n’a  pu  nienlionner  que  les  espèces,  qui  se 
•rouvent  dans  les  musées  enlomologiques  de  notre  capitale. 

2)  Ce  caractère  distingue  les  Lampyrides  des  Lycusides, 

3)  Lorsque  je  dis  simplement  "palpes",  j'entends  les  palpes  maxillaii  es. 

3 


26 


échancré  ou  déprimé  sur  le  face  interne.  Quatrième 
article  des  tarses  bilobé.  Abdomen  déprimé,  parties 
sexuelles  peu  visibles^);  segment  pygidal  en  majeure 
partie  lanciforme. 

1.  Tête  courte,  sans  col,  enfoncée  dans  le  corselet  et  complètement 
recouverte.  Yeux  moyens. 

1,  Femelles  à élytres  et  ailes  complètes,  semblables  à celles 
des  mâles.  Second  article  des  antennes  au  moins 
deux  fois  plus  court  que  le  3:ème. 

a.  Abdomen  sans  indices  apparents  d'appareils  lumineux 
ou  phosphorescents. 

f,  Antennes  simplement  pectinées  chez  les  (S. 

Strongylomorphus  m.  B.  d.  M.  1845  (Stroggulus). 
Forme  large,  parallèle.  Corselet  semilunaire,  à taches 
transparentes  en  avant;  angles  postérieurs  rétrécis  et 
largement  arrondis.  Antennes  de  la  longueur  du  cor- 
selet. Elytres  presque  carrées,  nervures  nombreuses. 
Cinquième  article  des  tarses  p.  le  plus  long,  le  4 
presque  pas  bilobé.  Lobes  des  segments  de  l’abdo- 
men, saillants,  mais  peu  aigus.  Type:  Strongylom.  au- 
ritus  M.;  de  la  Mongolie. 

00,  Hyas  Laporte.  Forme  ovalaire,  élargie  à la 
base,  atténuée  vers  l’extrémité  des  élytres.  Corselet 
triangulaire  sans  taches  transparent'  ~ au  devant.  An- 
tennes plus  longues  que  le  corselet;  les  sept  derniers 


1)  Ce  caractère  distingue  les  Larapyrides  au  premier  abord  des 
Térédiles,  sans  compter  le  nombre  différent  des  segments  abdominaux 
apparents. 

2)  Sous  "tarses  p.”  ou  simplement  tarses,  j’entends,  dans  ce  travail, 
les  tarses  des  pattes  postérieures. 


27 


articles  égaux  en  longueur.  Nervures  des  élytres  peu 
nombreuses  et  peu  distinctes.  Cinquième  article  des 
tarses  p.  pas  plus  long  que  le  4,  qui  est  très  forte- 
ment bilobé.  Lobes  des  segments  prolongés  et  très 
aigus.  Type:  Hyas  denticomis  Germar  du  Brésil. 

tf,  Antennes  à doubles  ramaux  chez  les  (S- 

Lamprocera  Laporte.  Forme  ovalaire-élargie. 
Corselet  triangulaire  sans  taches  transparentes  au  de- 
vant. Antennes  un  peu  plus  longues  que  le  corselet, 
en  scie  chez  la  Ç,  pectinées  à doubles  rameaux  chez 
le  cJ.  Nervures  des  élytres  indistinctes.  Cinquième 
article  des  tarses  p.  pas  plus  long  que  le  4,  qui  est 
largement  bilobé.  Dernier  segment  du  dessous  de 
l’abdomen  triangulaire,  un  peu  échancré  et  marqué 
d’une  impression  au  milieu,  ce  qui  forme  autour  une 
élévation  en  forme  de  fer  à cheval;  chez  le  (S  ce 
segment  est  plus  raccourci  et  fortement  échancré  au 
milieu;  lobes  des  segments  avancés,  lanciformes.  Type: 
Lamprocera  Latreillci  Kirby;  du  Brésil. 

b,  Abdomen  avec  des  indices  extérieurs  très  faibles  d'appareils 
lumineux  sur  le  premier  segment  ou  sur  le  corselet. 

tj  Corselet  à taches  translucides,  rouges  ou  blanches  sur  le 
disque  ou  vers  les  côtés  latéraux. 

",  Ellyciinia  Dejean.  Forme  ovale,  élargie  vers 
le  milieu  du  corps.  Corselet  serailunaire,  un  peu 
avancé  en  chaperon,  côtés  latéraux  plus  ou  moins 

1)  La  description  des  espèces  paraitra  dans  un  N:o  suivant  des 
Etuden  EiiUimoIng'iques  " 


28 


rouges  ou  blancs,  ce  qui  rend  les  taches  trans- 
lucides peu  distinctes.  Antennes  à peine  plus  longues 
(jue  le  corselet,  un  peu  déprimées,  s’amincissant  vers 
l’extrémité;  1 article  plus  long  que  les  deux  suivants 
réunis.  Elytres  à trois  nervures  plus  ou  moins  dis- 
tinctes. Premier  article  des  tarses  p.  un  peu  plus 
long  que  les  deux  suivants  réunis  et  que  le  4,  qui 
est  fortement  bilobé.  Lobes  droits  et  non  saillants 
Dernier  segment  du  dessus  de  l’abdomen  tronqué, 
celui  du  dessous  échancré.  Type;  Ellychnia  corrusca  L.- 
de  l’Amérique  septentrionale. 

Lychnüris  Dejean.  Forme  ovalaire-al  longée.  Cor- 
selet triangulaire,  avec  deux  taches  rouges  un  peu 
lunaires  sur  le  milieu.  Antennes  pas  plus  courtes  que 
la  moitié  du  corps,  perfoliées  et  s’amincissant  vers 
l’extrémité;  1 article  aussi  long  que  les  deux  suivants 
réunis.  Elytres  à nervures  faibles.  Premier  article 
des  tarses  p.  un  peu  plus  long  que  le  4,  qui  est 
fortement  bilobé.  Lobes  aigus,  proéminents.  Type; 
Lychnüris  Klugii  Dejean. 

00»,  Pyropyga  M.  n.  g.  Forme  allongée,  un  peu 
atténuée  posterieurement.  Corselet  semilunaire,  avec 
deux  taches  rouges  sur  le  milieu.  Antennes  pas  plus 
longues  que  la  moitié  du  corps,  déprimées,  amincies 
vers  l’extrémité;  1 article  de  la  longueur  du  3. 
Nervures  des  élytres  presqu’effacées.  Premier  article 
des  tarses  p.  un  peu  plus  court  que  les  trois  suivants 
réunis,  le  4 brièvement  bilobé.  Lobes  droits  et  non 
avancés.  Type:  Pyropyga  nigricans  Say;  des  Etats  Unis 
fie  l’Amérique. 


29 


0000^  Pygolycunia  M.  n.  g.  Forme  ovale.  Corse- 
let semilunaire,  entièrement  rougeâtre.  Antennes  un  peu 
plus  longues  que  la  moitié  du  corps,  déprimées,  pecti- 
nées;  1 article  plus  court  que  les  deux  suivants  réunis. 
Elytres  sans  nervures  distinctes.  Premier  article  des 
tarses  p.  plus  court  que  les  deux  suivants  réunis, 
mais  plus  long  que  le  4,  qui  est  fortement  bilobé. 
Lobes  aigus  et  très  prolongés.  Type:  Pygolychnia  vitelli- 
nothoraæ  Perty  de  Bahia. 

ff,  Corselet,  sans  taches  translucides  sur  le  mitieu. 

*,  Taches  jaunes  ou  phosphorescentes  sur  le  milieu  du  o segment 
de  l’abdomen,  au  moins  dans  l’nu  des  sexes. 

",  EnYTHROLYCHNiA  M.  11.  g.  Foriiie  ovalaire,  dé- 
primée. Corselet  semilunaire,  un  peu  avancé,  re- 
bordé, angles  postérieurs  saillants,  aigus.  Antennes 
de  la  longueur  de  la  moitié  du  corps,  filiformes, 
amincies  vers  l’extrémité;  1 article  aussi  long  que  le 
2 et  3 réunis,  les  4 et  suivants  égaux,  un  peu  plus 
courts.  Trois  nervures  distinctes  sur  les  élytres.  Pre- 
mier article  des  tarses  p.  aussi  long  que  les  deux 
suivants  réunis,  le  4 plus  court,  bilobé.  Lobes  avan- 
cés mais  obtus.  Dernier  segment  du  dessus  et  du 
dessous  de  l’abdomen  triangulaires,  celui-ci  échancré 
à l’extrémité.  Type:  Erylhrolychnia  djtnidialipennis  Man- 
nerheim;  de  S:t  Domingo,  aux  Antilles. 

Trilychnia  m.  n.  g.  Forme  allongée,  très 
faiblement  élargie  en  arrière.  Corselet  triangulaire, 
avancé  en  chaperon,  rebordé;  angles  |).  saillants  aigus. 
Antennes  pas  plus  courtes  que  la  moitié  du  corps, 
comprimées,  très  faiblement  en  scie;  articles  s'amin- 


30 


cissant  et  sallongeant  vers  l’extrémité;  1 article  aussi 
long  que  les  deux  suivants  réunis.  Extrémité  de 
l’écusson  prolongée  et  tronquée.  Nervures  des  élytres 
distinctes.  Premier  article  des  tarses  p.  aussi  long 
que  les  deux  suivants  réunis  et  que  le  4,  qui  est  bi- 
lobé.  Lobes  peu  visibles.  Dernier  segment  du  dessus 
de  l’abdomen  triangulaire,  un  peu  tronqué,  celui  du 
dessous  échancré  à l’extrémité  chez  la  Ç,  avec  une 
lamelle  obtuse  au  milieu  chez  le  (^?  Type:  Trilychnia 
moesta  Perty;  du  Brésil. 

Dilyciinia  M.  n.  g.  Forme  et  parties  du  corps 
voisines  de  celles  des  Trilychnia,  mais  avec  une  tache 
phosphorescente  jaune,  sur  le  6 segment  de  l’ab- 
domen. Corselet  plus  obtus  en  avant,  premiers  ar- 
ticles des  antennes  plus  courts.  Type:  Dilychnia 
basalts  Motsch.;  du  Brésil. 

Mesolampis  M.  n.  g.  Forme  ovalaire-allongée, 
un  peu  atténuée  vers  l’extrémité  des  élytres.  Corselet 
triangulaire,  avec  deux  taches  un  peu  transparentes 
sur  le  bord  antérieur;  angles  p.  saillants,  mais  peu 
aigus.  Antennes  beaucoup  plus  longues  que  la  moitié 
du  corps,  déprimées,  pectinées  chez  la  Ç,  lamellées 
chez  le  premier  article  plus  court  que  les  deux 
suivants  réunis,  les  neuf  derniers  à peu  près  égaux. 
Elytres  un  peu  dilatées  au  milieu,  nervures  à peine 
visibles.  Premier  article  des  tarses  p.  plus  long  que 
le  4,  qui  est  bilobô.  Lobes  des  segments  de  l’abdo- 
men peu  visibles.  Dernier  segment  du  dessus  de 
l’abdomen  arrondi,  celui  du  dessous  profondément 
échancré  chez  le  Type:  Mesolampis  flaèellicornis 
F.;  du  Brésil. 


31 


00000^  Lychnogaster  M.  n.  g.  Forme  allongée, 
parallèle,  déprimée.  Corselet  triangulaire,  avec  deux 
taches  un  peu  transparentes  sur  le  bord  antérieur; 
angles  p.  saillants,  aigus.  Antennes  presque  de  la  lon- 
gueur du  corps,  déprimées,  laraellées  chez  le  c_J,  (mais 
à articles  moins  longs  que  chez  les  Alesolampis),  en 
scie  chez  la  Ç;  1 article  beaucoup  plus  court  et  plus 
étroit  que  le  3,  les  neuf  derniers  à peu  près  égaux. 
Ecusson  triangulaire,  arrondi  à l’extrémité.  Nervures 
des  élytres  peu  distinctes.  Premier  article  des  tarses 
p.  un  peu  plus  long  que  le  2 et  3 réunis  et  que  le  4 
qui  est  étroitement  bilobé.  Lobes  des  segments  de 
l’abdomen  saillants  et  prolongés.  Premier  segment  du 
dessus  de  l’abdomen  transversal,  carré  et  faiblement 
échancré  à l’extrémité,  celui  du  dessous  découpé, 
segment  pygidal  avec  une  impression  au  milieu.  Type; 
Lychnogaster  appencUculatus  Germar;  du  Brésil. 

**,  Cinquième  segment  de  l'abdomen  sans  tache  jaune  ou  phos- 
phorescent, de  sorte  qu’il  n’y  a d'indices  d’appareils  lumineux 
que  sur  les  bords  latéraux  du  dernier  segment. 

®,  Etiira  Laporte.  Forme  parallèle,  allongée,  dé- 
primée. Corselet  triangulaire,  sans  taches  translucides. 
Antennes  plus  longues  que  la  moitié  du  corps,  chaque 
article  émettant  un  rameau  mince,  applati  très  long  et 
contourné  sur  lui-même.  Ecusson  parallèle  et  tronqué 
à l’extrémité.  Elytres  ternies  par  une  pubescence 
très  courte  et  épaisse;  nervures  pas  visibles.  Premier 
article  des  tarses  p.  plus  court  que  les  2 et  3 réunis 
et  que  le  4,  qui  est  étroitement  bilobé.  Dernier  seg- 
ment du  dessus  de  l’abdomen  tronqué  et  assez  forte- 


32 


nient  sinué  do  chaque  côté  du  bord  extérieur;  celui 
du  dessous  raccourci  et  largement  échancré  chez  le  (5', 
presqu’aussi  long  que  le  segment  du  dessus  et  étroite- 
ment échancré  chez  la  Ç.  Lobes  arrondis,  mais  pro- 
longés. Type:  Ethra  marginata  Gray;  du  Brésil. 

PsEüDOLVcusüRis  M.  U.  g.  Forme  parallèle 
faiblement  élargie  en  arrière.  Corselet  triangulaire, 
sans  taches  translucides.  Antennes  à peu  près  de  la 
longueur  du  corps,  comprimées,  faiblement  en  scie  et 
s’amincissant  vers  l’extrémité;  1 article  pas  plus  long 
que  le  3,  le  4 et  les  suivants  plus  longs  et  égaux 
entre  eux.  Ecusson  triangulaire.  Elytres  assez  lui- 
santes à nervures  peu  distinctes.  Premier  article  des 
tarses  p.  aussi  long  que  le  2 et  3 réunis  et  que  le  4, 
qui  est  largement  bilobé.  Dernier  segment  du  dessus 
de  l’abdomen  tronqué  et  sinué  de  chaque  côté  du 
bord  postérieur;  celui  du  dessous  très  raccourci, 
échancré  au  milieu.  Lobes  avancés  et  aigus.  Type: 
Pseudolychnuris  mttata  Motsch.;  de  Colombie. 

Calyptocephalcs  Gray.  Forme  allongée,  étroite 
en  avant,  élargie  postérieurement  comme  chez  les 
Lycmides.  Antennes  plus  longues  que  la  moitié  du 
corps,  avec  deux  rameaux  stipuliformes  mobiles  à 
chaque  article;  le  premier  aussi  long  que  le  3,  les  sui- 
vants s’allongeant  successivement  vers  l’extrémité. 
Ecusson  tronqué  à l’extrémité.  Elytres  sans  nervures. 
Premier  article  des  tarses  p.  plus  long  que  le  2 et 
de  la  longueur  des  trois  suivants  réunis;  le  4 moitié 
plus  court  et  étroitement  bilobé.  Dernier  segment  du 
dessus  de  l’abdomen  arrondi;  celui  du  dessous  faible- 
ment échancré  et  avec  une  carène  longitudinale  sur 


le  milieu.  Lobes  prolongés  latéralement  en  forme  de 
longues  épines.  Type:  Calyptocephalus  fasdatus  Gray; 
de  Demerara  aux  Etats-Unis  de  l’Amérique  septen- 
trionale. 

0000^  Nyctocrepis  M.  n.  g.  Forme  ovalaire,  élargie 
postérieurement,  déprimée.  Corselet  triangulaire,  sans 
taches  translucides.  Antennes  pas  plus  longues  que 
la  moitié  du  corps,  fortement  pectinées  ou  lamellées 
en  faisceau:  1 article  plus  long  que  le  3.  Ecusson 
triangulaire.  Elytres  plus  larges  que  le  corselet,  ovales, 
dilatées  au  milieu;  nervures  bien  marquées,  plus  ou 
moins  nombreuses.  Premier  article  des  tarses  p.  aussi 
long  que  les  trois  suivants  réunis,  le  4 presque  trois 
fois  plus  court  et  largement  bilobé.  Dernier  segment 
du  dessus  de  l’abdomen  large,  carré,  tronqué  et  deux 
fois  sinué  à l’extrémité;  celui  du  dessous  raccourci, 
échancré  et  prolongé  en  lame  obtuse,  qui  ne  recouvre 
pas  le  segment  pygidal.  Lobes  très  avancés,  paral- 
lèles, obtus.  Type:  Nyctocrepis  Demoulini  Deyrolle;  du 
Brésil. 

00000^  Lyciinacris  M.  n.  g.  Forme  élargie,  ova- 
laire, un  peu  déprimée.  Corselet  triangulaire.  An- 
tennes à peine  plus  longues  que  le  corselet,  faible- 
ment pectinées,  1 article  de  la  longueur  du  2 et  3 
réunis,  le  4 et  les  suivants  un  peu  plus  longs.  Ecus- 
son triangulaire.  Elytres  plus  larges  à la  base  que 
le  corselet,  un  peu  atténuées  vers  l’extrémité;  sans 
nervures  ni  impressions  longitudinales.  Premier  article 
des  tarses  plus  court  que  le  4,  qui  est  fortement  bi- 
lobé. Dernier  segment  du  dessus  et  du  dessous  de 
l’abdomen,  à peu  près  de  la  même  longueur,  et 


34 


échancrés  sur  leurs  bords  extérieurs.  Lobes  arrondis, 
presque  pas  avancés.  Type  : Lychnacris  IriguUula 
M.  S:t  P.  ^);  du  Brésil  (?). 

c,  Appareil  lumineux  dislincl,  occupant  en  entier  soit:  un,  deux, 
trois  ou  plus  de  segments  de  l’abdomen. 

f,  Dernier  segment  de  l'abdomen  obscur  et  sans  taches 
phosphorescentes.  Les  deux  avant  derniers  segments  de 
l'abdomen  jaunes  ou  phosphorescents. 

® Nyctopiianes  Déjean.  Forme  élargie,  atténuée 
postérieurement  et  voisine  de  celle  de  quelques  Cas- 
sides.  Corselet  triangulaire,  partie  antérieure  trans- 
lucide. Antennes  à peine  plus  longues  que  ce  der- 
nier, filiformes,  amincies  vers  l’extrémité;  1 article 
presqu’aussi  long  que  le  2,  3 et  4 réunis,  les  sui- 
vants à peu  près  égaux.  Elytres  un  peu  plus  larges 
que  le  corselet,  fortement  atténuées  en  arrière  et 
triangulaires,  avec  une  impression  longitudinale  de 
chaque  côté,  mais  sans  nervures  distinctes.  Premier 
article  des  tarses  postérieurs  plus  long  que  le  2 et  3 
réunis  et  égal  au  4,  qui  est  fortement  bilobé.  Lobes 
des  segments  invisibles.  Dernier  segment  du  dessus 
de  l’abdomen  un  peu  tronqué  à l’extrémité,  celui  du 
dessous  raccourci  et  largement  échancré  chez  le 
presque  de  la  longueur  du  segment  du  dessus  et 
étroitement  fendu  chez  la  Ç.  Type:  Nyctophanes  lineata 
Schônherr;  du  Brésil. 


1)  M.  S:l  P.  désigna  le  Musée  de  l’Academie  Impériale  des  sciences 
de  S:t  Pélersbourg. 

2)  Le  nom  d’Aspisoma  appliqué  à ce  genre  par  M.  Laporte,  présente 
un  double  emploi,  ce  qui  fait  préférer  celui  du  Comte  Déjean. 


35 


Cratomouphus  M.  n.  g.  Forme  ovale,  elliptique. 
Corselet  triangulaire,  rebordé,  à taches  transparentes 
très  distinctes  ; angles  postérieurs  arrondis.  An- 
tennes plus  courtes  que  la  moitié  du  corps,  fili- 
formes, faiblement  comprimées;  1 article  plus  long 
que  le  2 et  3 réunis,  les  suivants  s’allongeant  et 
s’amincissant  vers  l’extrémité.  Elytres  à nervures  peu 
distinctes,  impression  longitudinale  bien  marquée. 
Premier  article  des  tarses  p.  aussi  long  que  les  deux 
suivants  réunis  et  que  le  4,  qui  est  fortement  bilobé. 
Dernier  segment  du  dessus  de  l’abdomen  triangulaire, 
tronqué  et  faiblement  sinué  chez  la  Ç;,  avancé  chez 
le  (S;  celui  du  dessous  avec  une  proéminence  obtuse 
chez  la  Ç,  plus  raccourci  et  armé  d’une  lamelle  mince 
et  très  longue  sur  le  bord  postérieur  chez  le  çj. 
Lobes  très  saillants,  aigus  et  dirigés  en  arrière.  Type: 
Cratomorplius  Fabridi  Dejean;  du  Brésil. 

Cassidomohpuüs  m.  n.  g.  Forme  ovale,  rac- 
courcie, très  voisine  de  celle  de  la  Phosphuga  atrata 
et  autres  Silphales,  présentant  également  des  carènes 
élevées  sur  les  élytres.  Corselet  grand,  semilunaire, 
applati,  sans  taches  translucides.  Antennes  plus  courtes 
cpie  la  moitié  du  corps,  peu  comprimées  et  faiblement 
amincies  vers  les  deux  extrémités;  1 article  aussi  Ions 
que  le  2 et  3 réunis,  les  suivants,  à peu  près,  égaux. 
Premier  article  des  tarses  p.  plus  long  que  le  2 et 
égal  au  4,  qui  est  bilobé;  crochets  courts.  Dernier 
segment  du  dessus  de  l’abdomen  arrondi;  celui  du 
dessous  de  la  même  longueur  et  avec  une  petite  in- 
cision au  milieu  du  bord  postérieur  (Ç?).  Lobes  non 


36 


distincts.  Type;  Cassidomorphus  sUphoides  Molsch.,  dont 
la  patrie  m’est  inconnue. 

0000^  LvcHNocREPis  M.  H.  g.  Forme  ovale-allongée, 
déprimée.  Corselet  sémilunaire,  faiblement  avancé, 
bords  relevés,  sans  taches  translucides.  Antennes  plus 
courtes  que  la  moitié  du  corps,  un  peu  comprimées, 
amincies  vers  les  deux  extrémités;  1 article  un  peu 
plus  long,  mais  plus  étroit  que  le  3;  le  4 encore  plus 
long  et  plus  large,  les  suivants  à peu  près  égaux 
Elytres  avec  une  seule  nervure  distincte.  Premier  ar- 
ticle des  tarses  p.  de  la  longueur  du  2 et  3 réunis 
et  plus  long  que  le  4,  qui  est  largement  bilobé.  Der- 
nier segment  du  dessus  de  l’abdomen  tronqué  et  deux 
fois  sinué;  celui  du  dessous  assez  long  et  arrondi,  les 
deux  précédents  sinués  au  milieu.  Lobes  avancés, 
lanciformes.  Type:  Lychnocrepis  Molschulskyi  Grey;  des 
environs  de  Pékin. 

00000^  Elupoiampis  M.  n.  g.  Forme  ovalaire-allon- 
gée,  un  peu  atténuée  en  arrière,  assez  convexe.  Cor- 
selet sémilunaire,  relevé  au  milieu,  rebordé  et  marqué 
souvent  de  deux  taches  translucides  comme  chez  les 
Lychnuris.  Antennes  pas  plus  longues  que  la  moitié 
du  corps,  filiformes;  1 article  de  la  longueur  du  3 
ou  un  peu  plus  long,  le  4 et  les  suivants  égaux,  un 
peu  comprimées.  Ecusson  largement  tronqué  en  arc. 
Elytres  à nervures  plus  ou  moins  visibles.  Premier 
article  des  tarses  p.  pas  plus  long  que  les  deux  sui- 
vants réunis,  le  4 plus  court  et  bilobé.  Dernier  seg- 
ment du  dessus  de  l’abdomen  arrondi,  celui  du  des- 
sous largement  échancré,  l’avant  dernier  sinué  au 


37 


milieu.  Lobes  non  visibles.  Type:  ElHpolampis  elongata 
Mannerheim;  de  l’ile  S:t  Thomas  aux  Antilles. 

000000^  Macrolampis  M.  n.  g.  Forme  très  allongée, 
faiblement  dilatée  en  arrière,  presque  parallèle.  Cor- 
selet triangulaire,  sans  taches  translucides.  Antennes 
plus  courtes  que  la  moitié  du  corps,  fdiformes;  1 ar- 
ticle plus  long  que  le  3,  le  4 et  les  suivants  égaux. 
Ecusson  tronqué  en  arc.  Elytres  à nervures  peu  dis- 
tinctes. Premier  article  des  tarses  p.  un  peu  plus 
long  que  les  deux  suivants  réunis,  le  4 de  la  lon- 
gueur du  3 et  bilobé.  Dernier  segment  du  dessus  de 
l’abdomen  en  carré  transversal,  deux  fois  sinué  sur  le 
bord  postérieur;  celui  du  dessous  échancré,  ainsi  que 
les  deux  segments  qui  précèdent.  Lobes  droits, 
saillants,  mais  pas  prolongés.  Type:  Macrolampis  longi- 
pennis  Motsch.;  de  Colombie. 

0000000^  Pyrectomena  Dejean.  Forme  ovalaire-allon- 
gée,  applatie.  Corselet  avancé,  déprimé,  presque  sans 
rebords,  une  petite  carène  longitudinale  et  deux  taches 
rouges  ou  testacées  au  milieu;  angles  postérieurs  aigus 
et  saillants.  Antennes  à peine  plus  longues  que  le 
corselet,  tiliformes,  faiblement  amincies  vers  l’extré- 
mité; 1 article  plus  long  que  le  2 et  3 réunis,  le  4 
et  les  suivants  de  la  longueur  du  3.  Nervures  des 
élytres  plus  ou  moins  distinctes.  Premier  article  des 
tarses  p.  de  la  longueur  des  deux  suivants  réunis 
et  du  4,  qui  est  largement  bilobé.  Dernier  segment 
du  dessus  de  l’abdomen  fortement  échancré  ou  dé- 
coupé sur  le  bord  postérieur,  celui  du  dessous  rac- 
courci et  échancré.  Lobes  aigus  et  plus  ou  moins 


38 


saillants.  Type:  Pyractomena  vitticolMs  Mannerheim ; de 
S:t  Domingo  aux  Antilles. 

00000000^  Pyrectosoma  Motsch.  n.  g.  Forme  ovale- 
allongé  et  déprimée  des  Pyractomena.  Corselet  plus 
convexe.  Antennes  aussi  longues  que  la  moitié  du 
corps,  comprimées;  1 article  un  peu  plus  court  que 
le  ,2  et  3 réunis,  les  suivants  égaux,  s’amincissant 
presqu’insensiblement  vers  l’extrémité.  Nervures  des 
élytres  à peine  visibles.  Premier  article  des  tarses  p. 
de  la  longueur  des  2 et  3 réunis,  le  4 un  peu  plus 
court,  bilobé.  Dernier  segment  du  dessus  de  l’abdo- 
men arrondi;  celui  du  dessous  très  court  échancré  au 
milieu.  Lobes  droits  et  peu  saillants.  Type:  Pyrecto- 
soma versicolor  F.;  de  l’Amérique  septentrionale. 

■ff.  Dernier  segment  de  V abdomen  clair  et  phosphorescent. 

*,  Tout  l'abdomen  phosphoi'escent. 

Lucio,  Laporte.  Forme  ovalaire,  élargie.  Corselet 
triangulaire,  avancé.  Antennes  courtes,  larges,  com- 
primées; 1 article  gros,  le  2 très  court,  les  huit  sui- 
vants courts,  très  serrés,  forment  au  côté  interne  une 
très  forte  dent,  le  dernier  article  ovalaire.  Elytres 
grandes,  larges  dilatées,  arrondies  en  arrière.  Premier 
article  des  tarses  plus  long  que  le  2,  le  3 très  court, 
le  4 fortement  bilobé.  Type:  Ludo  abdominalis  Laporte; 
du  Brésil  (Laporte). 

, Quatre  derîiiers  segmsnts  de  l'abdomen  jaunes  ou 
phosphorescents, 

Tetralychnia  M.  n.  g.  Forme  ovale,  élargie  vers 


39 


le  milieu  des  élytres.  Type:  Tetralychnia  blattoides 
Chevrolat  *);  du  Brésil. 

***,  Trois  derniers  segments  de  Tabdomen  jaunes  ou 
phosphorescents. 

Lucernuta  Laporte.  Forme  ovale,  élargie,  dé- 
primée comme  chez  les  Cossyphus.  Corselet  large, 
triangulaire  ; deux  taches  transparentes  en  avant. 
Antennes  de  la  longueur  de  la  moitié  du  corps,  dé- 
primées et  en  scie;  1 article  plus  étroit  et  plus  petit 
que  le  3,  le  4 et  les  suivants  un  peu  plus  grands, 
s’amincissant  vers  l’extrémité.  Ecusson  largement  ar- 
rondi à l’extrémité,  caréné  au  milieu.  Nervures  des 
élytres  peu  visibles.  Premier  article  des  tarses  p.  plus 
long  que  le  2 et  3 réunis,  le  4 le  plus  court,  bilobé. 
Abdomen  large,  dernier  segment  du  dessus  carré, 
tronqué;  celui  du  dessous  raccourci  et  fortement 
échancré  en  angle  aigu  au  milieu.  Lobes  très  dével- 
lopés,  avancés  et  foliiformes.  Type:  Lucernuta  fenestrata 
Gerrnar;  du  Brésil. 

Lamprodes  M.  n.  g.  Forme  allongée,  faiblement 
ovalaire,  convexe.  Corselet  arrondi  en  avant,  un 
peu  avancé;  angles  postérieurs  droits  et  saillants. 
Antennes  plus  courtes  que  la  moitié  du  corps,  fili- 
formes, un  peu  déprimées  et  amincies  vers  l’extrémité; 


l)  Je  ne  connais  celte  espèce  que  d’après  la  description  de  M.  La- 
porte, qui  l’a  placée  parmi  ses  Photims,  mais  comme  je  n’ai  vu  aucune 
espèce  qui  ait  les  4 derniers  segment  de  l’abdomen  Jaunes,  j’ai  cru  de- 
voir en  constituer  un  genre  nouveau;  qui  peut-être  appartient  à la  troi- 
sième division  des  Lampyrides  où  se  trouvent  les  Blattomorpha,  Tri- 
lychnia  &c. 


40 


l article  aussi  long  que  le  2 et  3 réunis,  les  suivants 
de  la  longueur  du  3.  Elytres  à nervures  faibles,  ru- 
dimentaires. Premier  article  des  tarses  p.  de  la  lon- 
gueur du  2 et  3 réunis  et  un  peu  plus  long  que  le  4, 
qui  est  fortement  bilobé.  Abdomen  large;  dernier 
segment  du  dessus  triangulaire,  presqu’arrondi  à l’ex- 
trémité, l’avant  dernier  beaucoup  plus  large;  celui  du 
dessous  profondément  échancré.  Lobes  avancés,  ar- 
rondis. Type;  Lamprodes  fusca  Germar;  de  Buenos- 
Ayres. 


****,  Deux  derniers  segments  de  Vabdomen  jaunes 
ou  phosphorescents. 

",  Paciiylychnia  M.  n.  g.  Forme  allongée,  assez 
parallèle  et  convexe.  Corselet  séinilunaire,  largement 
rebordé  et  avec  deux  taches  transparentes  en  avant. 
Antennes  pas  plus  longues  que  la  moitié  du  corps, 
déprimées,  fortement  en  scie;  1 article  de  la  longueur 
du  2 et  3 réunis,  les  suivants  de  la  longueur  du  3. 
Elytres  à nervures  assez  visibles.  Premier  article  des 
tarses  postérieurs  plus  long  que  le  4,  qui  est  bilobé. 
Abdomen  large,  dernier  segment  du  dessus  tronqué 
et  trois  fois  sinué  à l’extrémité;  celui  du  dessous 
triangulaire  et  échancré  au  bout.  Lobes  des  segments 
aigus  mais  peu  avancés.  Type:  Pachylychnia  lunata 
Motsch.  du  Brésil. 

Photinl’s  Laporte.  Forme  allongée,  ovalaire. 
Corselet  séinilunaire,  rebordé;  taches  transparentes  non 
distinctes.  Antennes  plus  longues  que  la  moitié  du 
corps,  filiformes,  un  peu  déprimées  et  s’amincissant 
vers  l’extrémité;  1 article  de  la  longueur  du  3 et  des 


41 


suivants.  Elytres  avec  une  seule  nervure  distincte  et 
plus  ou  moins  pubescentes.  Tarses  comprimés;  1 ar- 
ticle des  postérieurs  de  la  longueur  du  2 et  3 réunis 
et  du  4,  qui  est  un  peu  bilobé.  Dernier  segment  du 
dessus  de  l’abdomen  arrondi;  celui  du  dessous  forte- 
ment échancré.  Lobes  arrondis,  peu  saillants.  Type: 
Photimis  vittiger,  Schonlierr;  de  la  Martinique. 

LücinoTA  Laporte.  Forme  allongée,  assez 
parallèle.  Corselet  un  peu  anguleux  en  avant.  An- 
tennes presqu’aussi  longues  que  le  corps;  1 article 
grand,  2 court,  tous  les  suivants  larges,  très  compri- 
més, muni  chacun  dans  les  d’un  rameau  assez 

long.  Premier  article  des  tarses  aussi  long  que  les 
deux  suivants  réunis,  le  4 bilobé.  Type:  Lucidota 
Banoni,  Laporte;  de  Cayenne  (Laporte). 

*»»***^  /terme»’  segment  de  l’abdomen  seulement  jaune  ou 
phosphorescent.  Tous  les  bords  extérieurs  du  corselet 
plus  ou  moins  transparents. 

“ Robopus  M.  n.  g.  Forme  allongée,  faiblement 
élargie  aux  élytres.  Corselet  plus  étroit,  semilunaire, 
avancé,  convexe,  rebordé;  angles  postérieurs  droits, 
saillants.  Antennes  plus  longues  que  la  moitié  du 
corps,  fdiforrnes,  comprimées;  1 article  plus  court  que 
le  2 et  3 réunis,  mais  aussi  long  que  le  3 et  chacun 
des  suivants.  Palpes  maxillaires  un  peu  allongés,  2 
article  aussi  long  que  le  dernier,  rjui  est  renflé  et 
acuminé;  celui  des  palpes  labiaux  en  hache.  Elytres 
sans  nervures  longitudinales.  Premier  article  des  tarses 
p.  plus  long  que  les  deux  suivants  réunis,  le  4 moitié 
plus  court,  bilobé.  Dernier  segment  du  dessus  de 

4 


42 


l’abdomen  triangulaire,  proéminent;  celui  du  dessous 
presqu’aussi  long,  échancré  à l’extrémité.  Lobes  ar- 
rondis, peu  visibles.  Typer  Robopus  roseicollis,  Manner- 
heim  (décora  Klug);  de  Portorico  aux  Antilles. 

Callopisma  M.  n.  g.  Forme  ovalaire-allongée, 
un  peu  convexe.  Corselet  triangulaire,  rebordé,  con- 
vexe au  milieu,  angles  postérieurs  saillants,  aigus. 
Antennes  presque  de  la  longueur  du  corps,  compri- 
mées, en  scie;  l article  plus  court  que  le  2 et  3 
réunis  et  moitié  plus  étroit  que  ce  dernier,  les  sui- 
vants larges  et  peu  sensiblement  amincies  et  plus  al- 
longées vers  l’extrémité.  Second  article  des  palpes 
maxillaires  aussi  long  que  le  dernier.  Ecusson  trian- 
gulaire, saillant  et  tronqué  à l’extrémité.  Nervures  des 
élytres  obliques,  rudimentaires.  Premier  article  des 
tarses  p.  aussi  long  que  les  deux  suivants  réunis,  le 
4 plus  court,  bilobé,  crochets  grands.  Dernier  seg- 
ment de  l’abdomen  arrondi  et  prolongé  en  petite  pointe 
au  milieu  du  bord  postérieur;  celui  du  dessous  grand, 
renflé  et  un  peu  découpé;  segment  pygidal  en  fourche, 
laissant  appercevoir  les  parties  sexuelles.  Lobes  droits 
peu  visibles.  Type:  Callopisma  rufa,  Olivier  (dimidiata 
Klug);  de  l’ile  S:t  Thomas  aux  Antilles. 

000^  Vesta  Laporte.  Forme  allongée,  presque 
parallèle.  Corselet  arrondi  en  avant,  angles  posté- 
rieurs saillants,  prolongés  en  arrière.  Antennes  aussi 
longues  que  la  moitié  du  corps,  comprimées,  pectinées 
ou  fortement  en  scie;  1 article  plus  court  que  les  2 
et  3 reunis,  les  suivants  s’allongeant  vers  l’extrémité. 
Elytres  pubescentes  et  à nervures  distinctes.  Premier 
article  des  tarses  p.  de  la  longueur  des  deux  suivants 


43 


réunis,  mais  plus  long  que  le  4,  qui  est  fortement  hi- 
lobé.  Dernier  segment  du  dessus  de  l’abdomen  ar- 
rondi et  faiblement  sinué,  celui  du  dessous  raccourci, 
découpé  et  avec  le  milieu  du  bord  postérieur  pro- 
longé en  lamelle  obtuse  chez  le  (S',  segment  pygidal 
lanciforme  ne  recouvrant  pas  complètement  les  parties 
sexuelles.  Lobes  saillants,  aigus  et  prolongés  en  arrière. 
Type:  Vestn  Chevrolatü,  Laporte;  de  Java. 

0000,  Cratolampis  M.  n.  g.  Forme  ovalaire-allongée, 
applatie.  Corselet  triangulaire,  rebordé,  convexe  au 
milieu;  angles  postérieurs  saillants,  avancés  et  très 
aigus.  Antennes  plus  longues  que  la  moitié  du  corps, 
lamellées;  1 article  aussi  long  que  les  2 et  3 réunis, 
les  suivants  s’allongeant  vers  l’extrémité.  Elytres  pu- 
bescentes  à nervures  peu  distinctes.  Premier  article 
des  tarses  p.  plus  long  que  les  deux  suivants  réunis 
et  que  le  4,  qui  est  fortement  bilobé.  Dernier  seg- 
ment du  dessus  de  l’abdomen  transversal,  arrondi  sur 
les  côtés,  échancré  en  arc  postérieurement  et  un  peu 
avancé  en  angle  au  milieu  de  cette  échancrure;  celui 
du  dessous  simplement  tronqué.  Lobes  aigus,  saillants, 
avancés  et  bien  visibles.  Type:  Oralolampis  flavicoUis, 
Dehaan;  de  Java. 

00000^  Platylampis  M.  n.  g.  Forme  ovale,  élargie, 
déprimée.  Corselet  triangulaire,  transversal,  rebordé; 
angles  postérieurs  saillants,  obtus.  Antennes  de  la 
longueur  de  la  moitié  du  corps,  comprimées,  faiblement 
en  scie;  1 article  aussi  long  que  le  3 et  les  suivants, 
qui  s’amincissent  vers  l’extrémité.  Ecusson  triangulaire. 
Elytres  avec  deux  nervures  rudimentaires.  Premier 
article  des  tarses  p.  aussi  long  que  les  trois  suivants 


44 


réunis,  le  4 court,  plus  étroit  que  le  3 et  étroitement 
bilobé.  Dernier  segment  du  dessus  de  l’abdomen  ar- 
rondi sur  les  côtés,  tronqué  en  arc  et  deux  fois  sinué 
postérieurement;  celui  du  dessous  raccourci,  coupé 
carrément;  les  segments  précédents  sinués  au  milieu; 
segment  pygidal  cylindrique.  Lobes  aigus,  proémi- 
nents. Type:  Platylampis  latinsaila,  Mannerheim;  de 
Colombie. 

2,  Femelles  avec  des  élytres  raccou  des,  rudimenlaires  ou  nul  les 
et  sans  ailes.  Yeux  très  grands.  Corselet  déprimé. 

a,  Elytres  plus  longues  que  l'abdomen  chez  les  j". 

*,  Second  article  des  antennes  au  moins  deux  fois  plus  court  que  le  7>. 

f,  Les  deux  avant  derniers  segments  de  l'abdomen 
jaunes  ou  phosphorescents. 

«,  DiAPii.tNEs  M.  n.  g.  1).  Forme  allongée,  un  peu 
élargie  vers  l’extrémité  des  élytres.  Corselet  allongé- 
semilunaire,  obtus,  avec  des  taches  transparentes  en 
croissant,  bien  visibles  de  chaque  côté  du  bord  antérieur, 
celui-ci  relevé;  angles  postérieurs  droits.  Antennes 
pas  plus  longues  (pie  le  corselet,  épaisses,  filiformes, 
un  peu  comprimées  et  amincies  vers  les  deux  extré- 
mités; 1 article  de  la  longueur  du  2 et  3 réunis,  le  4 de 
la  longueur  du  3,  le  5 et  les  suivants  rétrécies  succes- 
sivement, le  11  plus  court  que  le  4.  Troisième  article 
des  palpes  maxillaires  aussi  long  que  le  4.  Ecusson 
allongé,  tronqué.  Deux  nervures  distinctes  sur  les 
élytres.  Premier  article  des  tarses  p.  de  la  longueur 
des  2 et  3 réunis  et  deux  fois  plus  long  que  le  4, 

1)  Je  crois  devoir  placer  ici  ce  genre  et  quelques  autres  exotiques, 
qiioique  nous  n’ayons  pas  étudié  leurs  femelles. 


45 


qui  est  profoudément  biJobé.  Lol)es  droits,  plus  ou 
moins  avancés.  Dernier  segment  du  dessus  de  l’ab- 
domen transversal  et  deux  fois  sinué  sur  le  bord 
postérieur;  celui  du  dessous  échancré,  relevé;  les  pré- 
cédents sinués  au  milieu;  segment  pygidal  en  tuyau  et 
peu  visible.  Lobes  droits,  un  peu  saillants.  Type: 
Diaphanes  luniger,  Motsch.;  des  Indes  orientales  (Agra). 

Lyciinebiüs  M.  n.  g.  Forme  ovalaire-allongée, 
déprimée,  un  peu  dilatée  aux  élytres.  Corselet  semi- 
lunaire,  obtus,  avec  des  taches  transparentes  en 
avant  très  visibles;  angles  postérieurs  ari-ondis.  An- 
tennes pas  plus  longues  que  le  corselet,  filiformes, 
faiblement  amincies  vers  l’extrémité  et  formées  comme 
chez  les  Lamproneles,  mais  le  dernier  article  plus  court. 
Ecusson  triangulaire,  aigu.  Troisième  article  des  palpes 
maxillaires  plus  court  que  le  4.  Nervures  des  élytres 
très  faibles.  Premier  article  des  tarses  p.  comme 
chez  les  Lamproneles.  Dernier  segment  du  dessus  de 
l’abdomen  fortement  tronqué  et  deux  fois  sinué;  celui 
du  dessous  très  profondément  échancré.  Lobes  saillants, 
aigus.  Type:  Lychnebius  adustus,  Motsch.;  de  Java. 

ff.  Majeure  partie  de  l'abdomen  claire  et  notamment 
le  dernier  segment. 

**,  Lampronetes  M.  n.  g.  Forme  allongée,  atténuée 
postérieurement,  déprimée.  Corselet  allongé -semi- 
lunaire,  avec  une  carène  longitudinale,  plus  ou  moins 
marquée  sur  le  milieu,  sans  taches  transparentes; 
angles  postérieurs  aigus.  Antennes  pas  plus  longues 
que  le  corselet,  filiformes,  un  peu  déprimées  et  s'amin- 
cissant vers  l’extrémité;  I article  plus  court  que  les  2 


46 


et  3 réunis,  le  4 de  la  longueur  du  3,  le  5 et  les 
suivants  rétrécies  successivement  jusqu’au  onzième, 
qui  a la  longueur  du  3,  mais  deux  fois  plus  étroit. 
Troisième  article  des  palpes  maxillaires  plus  court  que 
le  4.  Ecusson  en  triangle  allongé,  tronqué.  Trois  ner- 
vures distinctes  sur  les  élytres.  Premier  article  des 
tarses  p.  de  la  longueur  des  2 et  3 réunis,  le  4 moitié 
plus  court,  bilobé  à l’extrémité.  Dernier  segment  du  des- 
sus de  l’abdomen  arrondi  et  sinué  plus  ou  moins  pro- 
fondément de  chaque  côté  du  bord  postérieur.  Lobes 
saillants,  aigus,  mais  peu  avancés.  Type;  Lampronetes 
maurilanica  F.;  de  la  Barbarie. 

Lampkotomüs  M.  n.  g.  Forme  plus  parallèle, 
plus  ramassée,  plus  raccourcie  que  chez  les  Lampro- 
netes. Premier  article  des  antennes  pas  plus  court 
que  les  2 et  3 réunis.  Dernier  segment  du  dessus  de 
l’abdomen  transversal,  arrondi  et  un  pou  émarginé  au 
milieu  du  bord  postérieur.  Lobes  obtus,  raccourcis. 
Le  reste  comme  chez  les  Lampronetes.  Type:  Lam~ 
prolomus  orientalis,  Falderrnann;  de  l’Abhasie,  sur  le 
versant  méridional  du  Caucase. 

L.vmpyris  L.  Forme  allongée,  parallèle  comme 
chez  les  Telephorus.  Corselet  semilunaire,  taches 
transparentes  petites  et  peu  visibles  en  avant;  angles 
postérieurs  aigus,  saillants.  Antennes  pas  plus  longues 
que  le  corselet,  comprimées,  s’amincissant  vers  les 
deux  extrémités;  1 article  plus  long  que  les  2 et  3 
réunis,  2 très  court  mais  aussi  large  que  le  1.  Troi- 
sième article  des  palpes  maxill.  plus  court  que  le  4. 
Ecusson  arrondi  à l’extrémité.  Dernier  segment  du 
dessus  de  l’abdomen  triangulaire  et  plus  ou  moins 


47 


aigu,  sinuosités  latérales  peu  marquées.  Lobes  sail- 
lants, aigus,  très  distincts.  Le  reste  comme  chez  les 
Lampronetes.  Type:  Lampyris  noctüuca  L.;  de  l’Europe 
temperée. 

**,  Second  article  des  antennes  presqu  aussi  long  que  le  5. 

”,  Lampboiiiza  M.  n.  g.  Forme  ovalaire-allongée, 
déprimée.  Corselet  semilunaire,  un  peu  dilaté  vers  les 
atigles  postérieurs,  qui  sont  saillants,  taches  transpa- 
rentes bien  visibles,  quelquefois  unies  en  forme  de 
croissant.  Antennes  pas  plus  courtes  que  le  cor- 
selet, filiforme.s,  poilues;  1 article  plus  long  que  les  2 
et  3 réunis,  celui-ci  presque  pas  plus  long  que  le  2, 
le  4 et  les  suivants  à peu  près  égaux,  le  11  plus 
long.  Troisième  article  des  palpes  m.  plus  court  que 
le  4.  Ecusson  triangulaire  et  assez  aigu.  Elytres 
ovalaires,  à nervures  visibles.  Premier  article  des 
tarses  postérieurs  plus  long  que  les  2 et  3 réunis,  le 
4 presque  pas  plus  long  que  le  3 et  largement  bilobé. 
Dernier  segment  du  dessus  de  l’abdomen  fortement 
échancré  et  découpé  sur  le  milieu  du  bord  postérieur; 
celui  du  dessous  plus  avancé,  en  lamelle  obtuse  au 
milieu.  Lobes  saillants.  Les  deux  avant  derniers  seg- 
ments phosphorescents.  Type:  Lamprohiza  splendidula, 
L.;  de  l’Europe  septentrionale. 

Lamprigera  m.  n.  g.  Forme  ovale,  convexe. 
Corselet  semilunaire,  rebordé  en  avant,  taches  peu 
transparentes,  angles  postérieurs  saillants  et  arrondis. 
Antennes  plus  courtes  que  le  corselet,  poilues,  les 
neuf  derniers  articles  en  scie;  le  1 grand,  le  2 plus 
long,  le  3 plus  court  que  le  1,  le  4 et  les  suivants 


plus  courts  que  le  3,  le  onzième  terminé  par  deux 
pointes  en  forme  d’un  douzième  article.  Ecusson 
triangulaire.  Elytres  ovales,  convexes,  nervures  rudi- 
mentaires. Premier  article  des  tarses  p.  de  la  lon- 
gueur des  deux  suivants  réunis,  le  4 bilobé.  Dernier 
segment  du  dessus  de  l’abdomen  largement  échancré; 
celui  du  dessous  triangulaire  et  faiblement  sinué  de 
chaque  côté.  Lobes  très  saillants,  mais  peu  aigus.  La 
majeure  partie  de  l’abdomen  claire  ou  phosphorescente. 
Type:  Lamprigera  Boijei  Dehaan;  de  Sumatra. 

b,  Elylres  plus  rmirtes  que  Vubdomen  chez  le  J. 

PiiosPHAENüs  Laporte.  Forme  allongée,  dépri- 
mée. Corselet  semilunairc,  un  peu  triangulaire  en 
avant.  Antennes  deux  fois  plus  longues  que  le  cor- 
selet, déprimées;  1 article  pas  plus  grand  que  le  3, 
le  2 au  moins  deux  fois  plus  court,  le  4 et  les  sui- 
vants prcsqu’égaux  et  un  peu  plus  petits  que  le  3,  le 
11  le  double  plus  long.  Ecusson  tronqué  à l’extrémité. 
Les  ailes  manquent.  Premier  article  des  tarses  p.  plus 
court  que  les  2 et  3 réunis,  le  4 de  la  longueur  du  1 
et  bilobé.  Dernier  segment  du  dessus  de  l’abdomen 
échancré  et  entaillé  au  milieu.  Lobes  assez  saillants. 
Les  deux  derniers  segments  phosphorescents.  Type: 
Phosphaenus  hemipteims  F.;  de  l'Europe  temperée. 

II.  Tête  courte,  sans  col,  plus  ou  moins  apparente  en  avant  du 
corselet.  Yeux  très  grands,  occupant  au  moins  les  trois  quarts 
de  la  tête.  Corselet  sans  taches  transparentes. 

1,  Bord  antérieur  du  corselet  devançant  la  tête. 

”,  Pygolampis  Dejean.  Forme  ovalaire-allongé,  un 
peu  déprimée.  Corselet  semilunaire,  peu  rebordé; 


49 


angles  postérieurs  aigus,  saillants.  Antennes  pas  plus 
longues  (jue  la  moitié  du  corps,  filiformes;  1 article 
de  la  longueur  du  3 et  des  suivants,  le  2 trois  fois 
plus  court.  Ecusson  triangulaire.  Elytres  en  oval  très 
allongé,  nervures  peu  apparentes.  Premier  article  des 
tarses  p.  plus  long  que  les  deux  suivants  réunis,  le 
4 moitié  plus  court  et  fortement  bilobé.  Dernier  seg- 
ment du  dessus  de  l’abdomen  ari’ondi  et  quelquefois 
faiblement  échancré  au  milieu  du  bord  postérieur. 
Lobes  droits,  peu  apparents.  Le  dernier  segment 
seulement  phosphorescent.  Type:  Pygolampis  quadri- 
rnaculata,  Mannerheim;  de  S:t  Domingo. 

Meg.4lophth.\lmus  Gray.  Forme  ovalaire-allongé, 
déprimée.  Corselet  transversal,  couvrant  à p'cine  la 
tête,  rebordé,  angles  postérieurs  aigus  et  saillants. 
Antennes  pas  plus  longues  que  la  moitié  du  corps, 
fortement  lamellées  en  évantail,  rameaux  aussi  longs 
que  tout  l’antenne;  1 article  grand,  le  2 et  les  sui- 
vants très  courts.  Ecusson  parallèle,  tronqué  à l’ex- 
trémité. Elytres  presque  parallèles,  nervures  très  ap- 
parentes en  forme  de  côtés  élevées.  Premier  article 
des  tarses  p.  plus  long  que  les  deux  suivants  réunis, 
le  4 moitié  plus  court,  faiblement  bilobé.  Dernier 
segment  du  dessus  de  l’abdomen  tronqué,  lobes  ar- 
rondis, saillants.  L’avant-dernier  segment  seulement 
phosphorescent.  Type:  Megalophlhaimm  cinctus,  Motsch.; 
de  Colombie. 

Amydetes  Hoffmansegg.  f’orme  allongée,  as- 
sez parallèle.  Corselet  sernilunaire,  transversal,  re- 
couvrant à peine  la  tête,  rebordé;  angles  postérieurs 
saillants,  aigus.  Antennes  plus  longues  que  la  moitié 


50 


du  corps,  en  évantail  d’un  grand  nombre  d’articles 
(35)  dont  leurs  bases  se  rétrécissent  vers  l’extrémité, 
rameaux  très  longs;  2 article  un  peu  plus  court  que 
le  3.  Ecusson  triangulaire.  Elytres  plus  ou  moins 
atténuées  en  arrière,  nervures  apparentes.  Premier 
article  des  tarses  p.  aussi  long  que  les  deux  suivants 
réunis,  le  4 trois  fois  plus  court,  étroit,  bilobé.  Der- 
nier segment  du  dessus  de  l’abdomen  triangulaire  et 
deux  fois  sinué.  Lobes  aigus,  mais  peu  proéminents. 
Les  trois  derniers  segments  phosphorescents.  Type: 
Amydetes  apicalis,  Germar;  du  Brésil. 

2,  Bord  antérieur  du  corselet  ne  devançant  pas  la  tête, 

qui  est  toujours  plus  ou  moins  à découvert. 

”,  Delopyrus  M.  n.  g.  Forme  allongée,  un  peu 
convexe.  Corselet  en  croissant,  transversal,  sans  re- 
bords; angles  postérieurs  droits,  aigus.  Antennes  de 
la  longueur  de  la  moitié  du  corps,  filiformes;  1 article 
de  la  longueur  du  3 et  des  suivants,  2 deux  fois  plus 
court.  Ecusson  arrondi  à l’extrémité.  Elytres  un  peu 
ovalaires,  nervures  indistinctes.  Premier  article  des 
tarses  p.  aussi  long  que  les  2 et  3 réunis,  le  4 deux 
fois  plus  court,  étroitement  bilobé.  Dernier  segment 
du  dessus  de  l’abdomen  triangulaire  et  arrondi.  Lobes 
saillants  mais  peu  visibles.  Les  deux  derniers  segments 
phosphorescents.  Type:  Delopyrus  Dregà,  Dejean;  de 
l’Afrique  méridionale. 

Deloplecrus  M.  n.  g.  Forme  allongée,  paral- 
lèle, un  peu  convexe.  Corselet  en  carré,  transversal, 
sans  rebords;  angles  postérieurs  droits,  saillants.  An- 
tennes pas  plus  longues  que  le  corselet  et  la  tête, 


51 


ülilbrmes;  1 article  plus  court  que  le  2 et  3 réunis, 
celui-ci  un  peu  plus  long  que  le  2 et  que  le  4,  les 
suivants  rétrécis  vers  l’extrémité,  dont  les  deux 
derniers  allongés.  Ecusson  triangulaire.  Elytres  à 
nervures  peu  distinctes.  Premier  article  des  tarses 
postérieurs  plus  court  que  les  deux  suivants  réunis, 
le  2 un  peu  plus  court  que  le  1,  le  3 plus  court  que 
le  2,  le  4 trois  fois  aussi  court  que  le  1 et  faible- 
ment bilobé.  Dernier  segment  du  dessus  avancé  au 
milieu  en  lame  obtuse;  lobes  droits  peu  visibles. 
Les  deux  derniers  segments  phosphorescents.  Type: 
Delopleurus  fusats,  Motsch.;  de  Mozambique  sur  la  côte 
oriental  de  l’Afrique  méridionale. 

CüRTos  M.  B.  d.  M.  1845.  Forme  allongée, 
parallèle,  un  peu  cylindrique.  Corselet  transversal, 
convexe,  sans  rebords,  une  ligne  longitudinale  au 
milieu  et  une  profonde  impression  de  chaque  côté  de 
la  base;  angles  postérieurs  droits.  Antennes  un  peu 
plus  longues  que  le  corselet,  filiformes;  2 article  plus 
court  que  le  3,  les  suivants  égaux.  Ecusson  triangu- 
laire. Elytres  parallèles,  nervure  latérale  fortement 
élevée  en  côte.  Premier  article  des  tarses  p.  aussi 
long  que  les  deux  suivants  réunis,  le  4 moitié  plus 
court,  bilobé.  Dernier  segment  du  dessus  de  l’abdo- 
men arrondi,  l’avant-dernier  fortement  échancré  au 
milieu.  Lobes  droits,  peu  distincts.  Les  trois  derniers 
segments  de  l’abdomen  phosphorescents.  Type:  Curtos 
mongoliens,  Motsch.;  de  la  Mongolie. 

CoLopiioTiA  Dejean.  Forme  ovalaire-allongée, 
assez  convexe.  Corselet  transversal,  tronqué  en 
avant,  élargie  en  arrière,  ligne  du  milieu  et  impressions 


latérales  bien  marquées;  angles  postérieurs  saillants, 
mais  obtus.  Antennes  de  la  longueur  de  la  moitié  du 
corps,  épaisses;  1 article  grand,  2 plus  que  du  double 
plus  petit,  3 un  peu  plus  court  que  le  1,  4 plus  long, 
5 — 8 successivement  rétrécis  vers  l’extrémité,  9 — 11 
très  courts,  recourbés  en  dedans.  Dernier  article  des 
palpes  très  long.  Ecusson  triangulaire,  tronqué  obli- 
quement. Nervures  des  élytres  très  faibles.  Premier 
article  des  tarses  p.  aussi  long  que  les  deux  suivants 
réunis,  le  4 moitié  plus  petit,  étroitement  bilobé.  Der- 
nier segment  du  dessus  de  l’abdomen  échancré  au 
milieu,  celui  du  dessous  avec  deux  fortes  carènes 
longitudinales  au  milieu,  terminées  par  deux  crochets 
relevés  bien  développés,  de  chaque  côté  on  y voit 
une  fovéole;  sur  le  milieu  de  l’avant-dernier  segment 
une  lamelle  caréniforrae.  Parties  sexuelles  découvertes. 
Lobes  invisibles.  Trois  derniers  segments  phosphore- 
scents. Type:  Colophotia  praemta,  Eschsclioltz;  de 
Manille. 

O»»'’»,  Lüciola  Laporte.  Forme  allongé-ovalaire. 
Corselet  convexe,  transversal,  un  peu  arrondi  en 
avant,  ligne  du  milieu  et  impressions  basales  bien  mar- 
quées; angles  p.  saillants,  plus  ou  moins  aigus.  An- 
tennes plus  courtes  que  la  moitié  du  corps,  filiformes; 
1 article  plus  court  que  les  deux  suivants  réunis,  2 
le  plus  court,  3 le  plus  long,  4 et  suivants  égaux. 
Dernier  article  des  palpes  triangulaire,  pointu.  Ner- 
vures des  élytres  peu  marquées.  Premier  article  des 
tarses  p.  aussi  long  que  les  deux  suivants  réunis,  4 
plus  court,  de  la  longueur  du  2 et  distinctement  bi- 
lobé. Dernier  segment  du  dessus  de  l’abdomen  ar- 


rondi,  celui  du  dessous  simplement  échaucré  au  milieu. 
Lobes  invisibles.  Les  trois  derniers  ses^mcnts  phospho- 
rescents. Type:  Luciola  pedemontana  Bonelli;  du  Piémont. 

111.  T^le  plus  ou  moins  amrée,  dislinctemenl  séparée  du  thorax 
par  un  cul,  ce  (jui  lui  donne  l'aspect  des  Telephorides , 
mais  avec  des  yeux  beaucoup  plus  yrands. 

Second  article  des  antennes  assez  long. 

'/,  Tête  peu  visible  en  avant  du  corselet. 

a,  Crochets  des  tarses  simples. 

PuoTimis  Dejean.  Forme  allongée,  un  peu  élar- 
gie, parallèle  et  déprimée,  comme  chez  quelques  Te- 
lephoriens.  Corselet  large,  semilunaire,  rel)ordé;  angles 
postérieurs  aigus  et  saillants.  Antennes  un  i)eu  plus 
longues  que  la  moitié  du  corps,  comprimées  et  élar- 
gies vers  la  base;  1 article  plus  court  que  les  2 et  3 
reunis,  le  2 un  peu  plus  petit  que  le  3,  celui-ci  plus 
court  que  le  4,  les  suivants  égaux.  Nervures  des 
élytres  peu  marquées.  Premier  article  des  tarses  p. 
aussi  long  que  les  deux  suivants  réunis  et  plus  long 
que  le  4,  qui  est  fortement  bilobé.  Dernier  segment 
du  dessus  de  l’abdomen  arrondi.  Lobes  droits  et  peu 
visibles.  I.,es  deux  avant-derniers  segments  phospho- 
rescents, le  dernier  noir.  Type:  Photuris  hectica  F.;  du 
Brésil. 

Pyrogastkr  M.  n.  g.  Forme  des  Phottiris,  mais 
un  peu  plus  ovale  et  plus  atténuée  vers  l’extrémité 
des  élytres.  Second  article  des  antennes  deux  fois 
plus  petit  que  le  3.  Les  trois  derniers  segments  de 
l’abdomen  phosphorescents.  Le  reste  comme  chez  les 
Photuris.  Type:  Pyrogaster  grylloides,  Motsch.;  du  Brésil  (?). 


54 


b,  Crorhets  fendus  à tous  les  tarses. 

Bicellonycha  M.  n.  g.  Forme  ovalaire,  élargie 
vers  le  milieu  des  élytres.  Corselet  semilunaire,  peu 
rebordé  sur  les  côtés;  angles  postérieurs  droits,  un 
peu  saillants.  Antennes  de  la  longueur  de  la  moitié 
du  corps,  filiformes;  1 article  aussi  long  que  les  deux 
suivants  réunis,  le  2 un  peu  plus  court  que  le  3,  le 
4 et  les  suivants  allongés,  égaux.  Ecusson  triangu- 
laire. Nervures  des  élytres  invisibles.  Premier  article 
des  tarses  p.  aussi  long  que  les  deux  suivants  réunis, 
le  4 plus  court  et  très  profondément  bilobé.  Dernier 
segment  du  dessus  de  l’abdomen  triangulaire  et  assez 
pointu;  celui  du  dessous  raccourci,  transversal  et 
avance  au  milieu  en  une  forte  pointe.  Lobes  arrondis. 
Les  trois  derniers  segments  phosphorescents.  Type: 
Bicellonycha  albilatera,  SchOnherr;  du  Brésil. 

c,  Crochet  extérieur  des  tarses  seulement  fendu. 
f,  Les  trois  derniers  segments  de  l'abdomen  jaunes  ou 
phosphorescents. 

^ Triplonycha  m.  n.  g.  Forme  et  parties  du 
corps  comme  chez  les  Bicellonycha,  mais  avec  deux 
taches  rousses  sur  le  disque  du  corselet.  Second  ar- 
ticle des  antennes  plus  long  cpie  le  3,  les  suivants 
rétrécis  vers  l’extrémité.  Dernier  article  du  dessous 
de  l’abdomen  simplement  triangulaire.  Type:  Triplo- 
nycha despecta,  M.  St.  P.;  de  l’Amerique  méridionale. 

Blattomorpha  m.  n.  g.  Forme  ovale,  déprimée 
comme  celle  des  Blatta.  Corselet  semilunaire.  réfléchi 
sur  tous  les  bords;  angles  postérieurs  droits,  un  peu 
saillants,  mais  arrondis.  Antennes  plus  longues  que 
la  moitié  du  corps,  filiformes;  1 article  aussi  long  que 


55 


les  deux  suivants  réunis,  le  2 plus  long  que  le  3,  le 
4 et  les  suivants  plus  allongés,  à peu  près  égaux  et 
poilus.  Nervures  des  élytres  pas  distinctes.  Premier 
article  des  tarses  p.  aussi  long  que  tous  les  suivants 
réunis,  le  4 profondément  bilobé.  Dernier  segment 
du  dessus  de  l’abdomen  avec  une  proéminence  bien 
distincte  sur  le  milieu  du  bord  postérieur;  segments 
précédents  fortement  sinués.  Lobes  droits  peu  visibles. 
Type:  BlaUomorpha  laleralis,  Motscli.;  du  Brésil. 

Telephokoides  Laporte.  Forme  convexe,  al- 
longée, ovalaire,  atténuée  vers  l’extrémité  des  élytres 
comme  chez  les  Luciola.  Corselet  semilunaire,  large- 
ment réfléchi,  bords  peu  relevés;  angles  p.  saillants, 
mais  peu  aigus.  Antennes  aussi  longues  que  la  moitié 
du  corps,  filiformes;  1 article  aussi  long  que  les  deux 
suivants  réunis,  dont  le  2 presque  de  la  même  lon- 
gueur que  le  3,  le  4 et  les  suivants  un  peu  plus 
courts.  Nervures  des  élytres  peu  apparentes.  Premier 
article  des  tarses  p.  presque  plus  long  que  les  deux 
suivants  réunis,  4 le  double  plus  court,  profondément 
bilobé.  Dernier  segment  du  dessous  de  l’abdomen 
triangulaire  à pointe  moins  avancée  que  chez  le  genre 
précédent;  l’avant  dernier  segment  échancré.  Lobes 
invisibles.  Type:  Telephoroides  occidentalis,  Olivier;  de 
Cayenne. 

tt,  Les  deux  avant-derniers  segments  de  l'abdomen  jaunes 
ou  phosphorescents. 

Platystes  M.  n.  g.  Forme  ovale,  déprimée  voisine 
des  Blattomorpha,  mais  le  corselet  est  plus  large,  moins 
réfléchi.  Premier  article  des  antennes  presque  plus 


long  que  les  deux  suivants  réunis,  le  2 plus  court 
que  le  3.  Premier  article  des  tarses  p.  de  la  lon- 
gueur des  deux  suivants  réunis,  le  4 plus  court  et 
étroitement  bilobé.  Milieu  du  dernier  segment  du 
dessous  de  l’abdomen  prolongé  en  lamelle  très  mince 
et  très  longue.  Type:  Plalystes  aæillaris,  Motsch.;  du 
Brésil. 

Dryptomorpha  Motsch.  n.  g.  Forme  allongée, 
un  peu  dilatée  postérieurement.  Corselet  semilunaire, 
rebords  étroits;  angles  postérieurs  droits.  Antennes 
plus  longues  que  la  moitié  du  corps,  fililbrmes,  un 
peu  déprimées  et  amincies  vers  l’extrémité;  1 article 
aussi  long  que  le  4 et  les  suivants,  2 et  3 petits, 
égaux  et  réunis  de  la  longueur  du  1.  Ecusson  trian- 
gulaire. Nervures  des  ôlytres  peu  distinctes.  Premier 
article  des  tarses  p.  aussi  long  que  les  deux  suivants 
réunis,  mais  plus  long  que  le  4,  qui  est  bilobé. 
Milieu  du  dernier  segment  du  dessous  de  l’abdomen 
prolongé  en  pointe  très  mince.  Lobes  invisibles. 
Type:  Dryptomorpha  latefascia,  Motsch.;  de  Colombie. 

2,  Tête  devançant  h corselet  et  compêtement  à découvert. 

Phengodes  HolTmansegg.  Forme  allongée,  un 
peu  parallèle,  comme  celle  des  Stenopterus,  dont  il  a 
aussi  les  élytres  raccourcies  et  atténuées.  Corselet 
rétréci  antérieurement,  arrondi  sur  les  côtés;  angles 
postérieurs  presque  droits.  Tête  à col  bien  distinct. 
Yeux  de  grandeur  moyenne,  mais  saillants.  Palpes 
m.  très  longs,  trois  derniers  articles  égaux,  tronqués 
à l’extrémité.  Antennes  plus  longues  que  la  moitié 
du  corps,  émettant,  à partir  du  troisième  article,  deux 


57 


longs  filets  ciliés,  roulés  sur  eux-mêmes.  Ecusson  pa- 
rallèle, tronqué  à l’extrémité.  Elytres  déhiscentes,  sans 
nervures.  Premier  article  des  tarses  p.  aussi  long  que 
les  deux  suivants  réunis,  le  4 très  court,  faiblement 
bilobé.  Dernier  segment  du  dessus  et  du  dessous  de 
l’abdomen  échancrés  et  devancés  par  le  segment  pi- 
gydal,  qui  est  de  couleur  foncé;  les  deux  derniers 
phosphorescents.  Lobes  peu  saillants.  Type:  Phengodes 
flavicollis,  Latreille;  de  Colombie. 

Des  genres  établis  par  M.  Laporte  pour  les  Lam- 
pyrides,  deux  me  sont  restés  inconnus,  et  ne  sachant 
par  conséquent  où  les  placer  dans  l’aperçu  que  j’ai 
exposé,  j’y  ajoute  leur  description  d’après  l’auteur 
français; 

Dryptelytra  Laporte.  Forme  allongée,  atténuée 
postérieurement.  Tête  cachée  sous  le  corselet;  yeux 
assez  petits.  Corselet  transversal,  plus  large  que  les 
élytres,  arrondi  et  largement  rebordé  sur  les  côtés  et 
un  peu  anguleux  en  avant.  Antennes  de  onze  articles; 
le  1 assez  grand,  le  2 court,  tous  les  suivants  munis 
chacun  d’un  rameau  long  et  comprimé.  Ecusson 
triangulaire  Elytres  presque  de  la  longueur  de  l’ab- 
domen, se  rétrécissant  en  pointe  en  arrière,  baillantes 
et  comme  échancrées  du  côté  de  la  suture.  Premier 
article  des  tarses  p.  presqu’aussi  long  que  les  trois 
suivants  réunis;  crochets  assez  forts;  jambes  non  com- 
primées. Type:  Dryptelytra  caymnensis,  Laporte;  de  Ca- 
yenne (Laporte).  La  forme  des  antennes  et  des  élytres 
rappelle  les  genres  Amydetes  et  Phengodes. 

Alecton,  Laporte.  Forme  ovalaire,  plane.  Corse- 
let avancé  et  formant  un  angle  en  avant,  tronqué  en 

5 


58 


arrière.  Tète  cachée  sous  le  corselet.  Yeux  moyens. 
Antennes  courtes,  épaisses,  fusiformes,  de  douze  ar- 
ticles; 1 gros,  le  2 très  court,  tous  les  suivants  ser- 
rés et  formant  une  forte  dent  de  chaque  côté;  le  der- 
nier (12)  ovalaire,  court,  enclavé  en  partie  dans  le 
précédent.  Ecusson  presque  triangulaire.  Elytres  ovales, 
un  peu  élargies,  planes.  Tarses  ûliformes,  courts;  1 
article  un  peu  plus  long  que  les  suivants;  crochets 
forts.  Type:  Alecton  discoidalis,  Laporte;  de  l’ile  de  Cuba. 
La  construction  des  antennes  rappelle  notre  genre 
Lamprigera. 

(Continuation  dans  un  N:o  suivant.) 


Diagnoses  de  Lépidoptères  nouveaux, 

trouvés  par  MM.  Tatarinoff  et  Gaschkewitsch 
aux  environs  de  Pékin, 

par 

Otto  Bremer  et  William  Grey. 

1.  Sericinus  [Westw.)  fasciatus.  S.  alis  supra: 
nigris.  anticis  fasciis  flavescenlibus;  posticis  maxime 
caudatis,  fasciis  tribus  flavescentibus,  quarta  sanguinea, 
maculis  subraarginalibus  caeruleis  lunulisque  margina- 
libus  flavescentibus;  subtus:  anticis  iisdem  ut  supra; 
posticiis:  luteis,  maculis  nigris,  fascia  sanguinea  et 
lunulis  tribus  caeruleo-pruinosis.  Expansio  alarum  anti- 
carum  une.  3. 

Peut-être  n’est  ce  que  la  femelle  du  Telamon 
Donov.,  mais  dans  ce  cas  M:r  Westwood,  connaissant 


59 


les  deux  sexes,  aurait  certaineinent  décrit  la  femelle 
si  elle  se  distinguait  autant  du  mâle,  comme  c’est  le 
cas  dans  notre  espèce. 

2.  Sekicinüs  sanguinolentus.  S.  alis  supra:  nigris, 
fasciis  maculisque  luteis,  anticis  utrinque  maculis  dua- 
bus  sanguineis;  posticis  caudatis,  fascia  sanguinea,  ante 
caudam  maculis  caeruleo-pruinosis  et  lunulis  margina- 
libus  luteis;  subtus;  anticis  albido-luteis,  fasciis  nigris 
atque  fuscis,  maculis  sanguineis;  posticis  argenteo- 
micantibus,  maculis  fasciisque  fuscis,  fascia  submarginali 
rosea,  nigro-marginata,  lunulis  rnarginalibus  argenteis, 
margine  ultimo  externe  striga  rufa  cincto;  angulo  ani 
nigro,  caeruleo-pruinoso.  Expans.  alar.  antic.  une.  2 V4. 

3.  Melitaea  (?)  maculata.  M.  alis  supra:  fulvis, 
nigro-maculatis;  subtus:  anticis  fulvis,  apice  flavescenti- 
albido,  posticis  albidis,  lirnbo  fulvo,  omnibus  nigro- 
maculatis,  maculis  in  sériés  dispositis.  Expans.  alar. 
antic.  une.  2^^. 

4.  Limenitis  Alwina.  L.  alis  supra:  nigris,  anticis 
albo-raaculatis,  nec  non  apice  ultimo,  vittaque  elongata 
albis,  posticis  fasciis  duabus  albis;  subtus;  brunneis, 
maculis,  fasciis  vittisque  elongatis  albis.  Expans.  alar. 
antic.  une.  2%. 

5.  Satyrüs  Menetriesii.  S.  alis  supra:  fuscis;  an- 
ticis apice  ocello  nigro  albido-caeruleomicante-pupillato, 
pallido  annulato,  ante  ocellum  fascia  interrupta  pallida; 
posticis;  ocellis  duobus  minoribus;  subtus:  griseo- 
fuscescentibus  anticis  ocellis  iisdem  ut  supra;  posticis 
fascia  albida  ante  ocellos,  lineolis  duabus  rnarginalibus 
albidis,  ocelli  sex,  tertio  minori.  Expans.  alar.  antic. 
une.  2. 


m 


6.  Satyrus  Motschulskyi.  S.  alis  supra:  nigro- 
fuscis,  ocello  unico  caeruleo-pupillato,  flavo-annulato; 
subtus:  cinereis,  fusco-undulatis  et  nebulosis;  anticis 
ocello  unico,  posticis  ocellis  tribus,  omnibus  caeruleo- 
pupillatis  et  flavo-annulatis.  Expans.  alar.  antic.  une.  l^/^. 

î.  Tiiecla  caerulea.  T.  alis  supra:  caeruleo-mi- 
cantibus,  posticis  caudatis,  duabus  inaculis  fulvis  ante 
caudam;  subtus;  fulvescentibus,  fasciis  obscurioribus, 
strigis  luteis  interne  marginatis;  posticis  fascia  auran- 
tiaca,  ante  caudam  maculis  tribus  nigris,  media  cinereo- 
caeruleo-pruinosa.  Expans.  alar.  antic.  une.  1 Yg. 

8.  Thecla  micans.  T.  alis  supra:  caeruleo-mican- 
tibus,  posticis  caudatis;  subtus:  cinereis,  linea  nigra 
submarginali,  externe  albo-marginata,  angulo  ani  ma- 
culis duabus  nigris,  supra  externam  lunula  fulva.  Ex- 
pan.s.  alar.  antic.  une.  1%. 

9.  Thecla  fmca.  T.  alis  supra:  fuscis;  anticis 
nigro-maculatis;  posticis  maculis  duabus  nigris  ad  an- 
gulum  ani;  subtus:  fusco-griseis,  maculis  fasciisque  fu- 
scis, albido- marginatis,  lunulis  marginalibus  fuscis,  al- 
bido-annulatis.  Expans.  alar.  antic.  une.  1 Ys- 

10.  Ecdamus  bifasciatus.  E.  alis  supra:  fuscis,  albo- 
ümbriatis;  anticis  guttis  hyalinis  quinque,  punctis  apica- 
libus  hyalinis  tribus,  bifasciatis;  subtus;  fuscis,  cinereo- 
fasciatis  et  nebulosis.  Expans.  alar.  antic.  une.  lYg. 

11.  Ecdamüs  guttatus.  E.  alis  supra:  fuscis;  cor- 
pore  et  basi  alarum  fusco-viridibus;  anticis  media  guttis 
duabus  hyalinis  et  fascia  apicali  guttis  hyalinis  sex 
composita;  posticis  media  guttis  hyalinis  quatuor  in 
seriem  dispositis;  subtus  iisdem  ut  supra.  Expans.  alar. 
antic.  une.  1 Y^. 


61 


12.  Steropes  {Scleropus  Motsch.)  unicolor.  St.  alis 
supra:  fuscis;  subtus:  anticis  fuscis,  apice  costaque  ful- 
vis;  posticis  fulvis.  Expans.  alar.  antic.  une.  1 y^. 

13.  Hesperu  subhyalina.  H.  alis  supra:  fulvis, 
venis  raarginibusque  fuscis,  punctis  rnaculisque  flavis, 
iisque  in  ala  antica  paene  hyalinis,  linea  discoidali 
crassa  nigra;  subtus:  fulvis,  maculis  flavis,  fasciatis, 
margine  interno  nigro;  posticis  fulvis,  flavo-inaculalis. 
Expans.  alar.  antic.  une.  1 y^. 

14.  Hesperu  venata.  H.  alis  supra:  fulvo-ochra- 
ceis,  nigro-marginatis  et  venatis,  apice  non  nihil  ob- 
scuriori,  linea  discoidali  nigra;  subtus:  omnibus  fulvo- 
ochraceis,  anticis  basi  nigra.  Expans.  alar.  antic. 
une.  1 yg. 

15.  SvRicHTüs  maculatus.  S.  alis  supra:  nigrescen- 
tibus,  anticis  fasciis  duabus  interruptis  et  lunula  me- 
diana  alba;  posticis  punctis  albis  biserialibus;  subtus 
anticis  iisdem  ut  supra,  attamen  apice  castaneo;  posti- 
cis castaneo  alboque  fasciatis.  Expans.  alar.  antic. 
une.  1 y^. 

16.  Ampelophaga  rubiginosa.  A.  corpore  supra 
rubiginoso,  linea  dorsali  alba  per  thoracem  et  totum 
abdomen  protensa;  thorace  lineis  lateralibus  albis;  ab- 
dominis  segmine  secundo  et  tertio  nigro-bimaculato  ; 
subtus  corpore  fulvo.  Alis  anticis  supra  cupreis,  oli- 
vaceo-fasciatis  et  nebulosis,  macula  nigra  basali;  posti- 
cis nigris,  margine  externe  ferrugineo-fulvo;  subtus: 
alis  omnibus  fulvis,  obscurius  fasciatis,  ferrugineo-mar- 
ginatis,  anticis  plaga  basali  nigra.  Expans.  alar.  antic. 
une.  4 yg. 


62 


17.  Ambulix  Schauffelbergeri.  A.  capite  Iricolori, 
apice  niveo,  medio  olivaceo,  postico  fulvescente-cinereo; 
thorace  olivaceo,  dorso  macula  fulvescente-cinereo; 
abdomine  fulvescenti-cinereo,  segmine  sexto  maculis 
duabus  olivaceis;  caeterum  corpore  subtus  aurantiaco. 
Alis  anticis  reversis,  supra  fulvescenti-cinereis,  fusce- 
scenti-nebulosis,  maculis  fasciaque  submarginali  oliva- 
ceis; posticis  aurantiaco-luteis,  fusco  fasciatis  et  pun- 
ctatis;  subtus:  aurantiaco-fulvis,  fusco-punctatis  et  ne- 
bulosis,  anticis  praeterea  cinereo  marginatis.  Expans, 
alar.  antic.  une.  5 Vg. 

18.  Macuoglossa  caudata.  M.  antennis  fulvis,  cor- 
pore  griseo  aut  cinereo-fiisco,  nigro-cingulato.  Alis 
anticis:  supra  griseis,  fusco-nebulosis,  nigro-fasciatis; 
posticis:  flavis,  nigro-marginatis;  subtus:  anticis  flaveo- 
fulvis,  posticis  flavis;  alis  omnibus  fusco -marginatis. 
Expans.  alar.  antic.  une.  2%. 

19.  SMERnsTHUs  Tatarinovii.  S.  corpore  subviridi, 
thorace  supra  macula  mediana  viridi  obscuriori;  abdo- 
mine pallidiore  cingulato.  Alis  anticis  répandis;  supra 
subviridibus,  nebulis  fasciisque  obscurioribus;  posticis 
ruüs,  angulo  ani  fascia  viridi  notato;  subtus:  alis  omni- 
bus subviridibus;  anticis  vitta  basali  rufa.  Expans.  alar. 
antic.  une.  3 V^. 

20.  Smeiunthüs  Gaschkemtschii.  S.  corpore  cine- 
reo, thorace  supra  striga  fusco-ferruginea.  Alis  den- 
tatis,  supra:  anticis  cinereis,  subfusco-nebulosis  et  fa- 
sciatis; posticis  rufis,  versus  angulura  ani  fuscis  et  ante 
hune  maculis  duabus  albis;  subtus:  alis  anticis  rufis,  ad 
marginera  externum  subferrugineo-fasciatis;  posticis  ci- 
nereis subferrugineo-fasciatis.  Expans.  alar.  antic.  une.  3- 


63 


21.  Lithosia  nictitans.  L.  corpore  alisque  supra 
lotis  albo-nitescentibus;  alis  anticis  nigro-maculatis; 
subtus:  anticis  griseis,  posticis  albis.  Expans,  alar- 
antic.  une.  1 %. 

22.  Lithosia  nigropoda.  L.  Antennis  pedibusque 
nigris,  corpore  alisque  supra  lotis  flavis;  subtus:  alis 
anticis  griseis,  flavo-marginatis  ; posticis  flavis.  Expans, 
alar.  antic.  une.  2. 

23.  Lithosia  striata.  L.  capite  flavo;  thorace  flavo, 
nigro-punclato  et  sanguineo-striato  ; abdomine  sangui- 
neo  pallidiori.  Alis  anticis  supra  flavis,  nigro-punctatis, 
strigis  duabus  grisescentibus,  venis  sanguineis;  posticis: 
sanguineo-pallidis;  subtus:  anticis  sanguineis,  margine 
externe  flavis;  posticis  sanguineo-flavescentibus.  Ex- 
pans. alar.  antic.  une.  lYg. 

24.  Calligena  sanguinea.  G.  alis  anticis  albis, 
sanguineo-signatis  et  margine  externe  sanguineo;  pun- 
ctis  duobus  nigris  in  media  ala;  posticis  sanguineis; 
subtus:  alis  sanguineis,  anticis  plaga  basali  grisescenti. 
Expans.  alar.  antic.  une.  1. 

25.  Setina  fîava.  S.  corpore  flavo,  alis  omnibus 
flavis,  anticis  nigro-maculatis;  macula  basali  unica,  cae- 
teris  in  sériés  très  dispositis;  subtus  flavis,  anticis 
nigro-vittatis.  Expans.  alar.  antic.  une.  1 %. 

26.  Setina  micans.  S.  corpore  et  alis  ex  flavo 
albido-micantibus,  nigro-maculatis;  maculis  duabus  in 
thorace;  alis  anticis  macula  basali  una,  et  caeteris 
maculis  in  sériés  très  dispositis;  posticis  sérié  puncto- 
rum  submarginali ; subtus:  alis  flavo-albidis,  omnibus 
sérié  submarginali  macularum  nigrarum,  anticis  nigro- 
pruinosis.  Expans.  alar.  antic.  une.  1 Yg. 


64 


27.  CiiELONiA  alha.  C.  antennis  nigris;  capite  aibo; 
tJiorace  albo,  punctis  nigris  duobus;  abdoinine  supra 
sanguineo,  superne  et  a latere  punctis  nigris,  albo- 
annulatis;  subtus  corpore  albo,  punctis  lateralibus  nigris, 
pedibus  sanguineis;  alis  omnibus  albis,  puncto  mediano 
nigro.  Expans.  alar.  antic.  une.  2 Vg. 

28.  Satcrsia  Artémis.  S.  capite  albo,  brunneo- 
rufo  annulato;  thorace  albo,  supra  cingulo  brunneo- 
rufo;  abdomine  albo,  pedibus  rufis;  alis  omnibus  viri- 
dibus.  ocellatis;  anticis  striga  triplici  costali:  alba,  rufa 
et  f'usca,  posticis  maxime  caudatis.  Expans.  alar. 
antic.  une.  5 Va- 

Elle  ressemble  beaucoup  a la  S.  Silene,  mais  a 
ailes  secondes  tout  a fait  de  la  forme  comme  chez  la 
S.  luna. 

29.  Satürnia  lunulata.  S.  antennis  pectinatis,  luteo- 
fuscescentibus;  capite  nigro;  thorace  nigro-lutescenti- 
striato;  abdomine  nigro,  lutescente-cingulato,  costis  lu- 
tescentibus;  alis  rotundatis,  supra  nigris,  anticis  lute- 
scentibus,  undulatis,  fascia  lata  submarginali  lutea, 
fusco-nigroque  undulata,  venae  caerulescentes  hac  in 
fascia;  subtus  alis  iisdem  ut  supra.  Expans.  alar. 
antic.  une.  ôVg. 

30.  Pygaera  assimilis.  P.  thorace  cinereo,  magna 
macula  dorsali  ferruginea,  obscurius  annulata;  abdomine 
ferrugineo;  alis  anticis  supra  cinereis,  nigro-undulatis, 
apice  plaga  serailunari  lia  va:  posticis  griseis;  subtus 
omnibus  griseis.  Expans.  alar.  antic.  une.  2^/^. 

31.  Pygaera  flavescens.  P.  capite  thoraeeque  albo- 
flavidis,  abdomine  ferrugineo;  alis  albo-flavidis,  anticis 
supra  macula  basali  cinerea  cum  apice  nigro,  fascia 


65 


subraarginali  cinerea  eum  lunulis  nigris  et  fulvis.  Ex- 
pans. alar.  antic.  une.  2^^. 

32.  Aeronycta  lulea.  A.  alis  anticis  cinereo-fusco- 
que  variis,  strigis  undatis  nigris  et  macula  alba  ad 
marginem  interiorem;  posticis  luteo-flavis,  fascia  intra- 
marginali  nigra.  Expans.  alar.  antic.  une.  1 ‘/g- 

33.  Mytiiimna  luteomaculata.  M.  alis  anticis  luteo- 
obsolete  cinereoque  variis,  maculis  duabus  rolundatis 
luteis,  cinereo  pupillatis,  ante  marginem  externum  sé- 
riés punctorum  nigrorum;  posticis  cinereis.  Expans, 
alar.  antic.  une.  1 Yg. 

34.  Cabadrina  bistrigata.  C.  alis  anticis  obsolete- 
ferrugineo-griseis,  ad  costam  luteo-punctatis,  strigis 
duabus  undulatis  distinctioribus,  inter  strigas  maculis 
ordinariis,  albido-cinctis;  exteriori  reniformi  semilute- 
scente;  posticis  cinereis.  Expans.  alar.  antic.  une.  ly^. 

35.  Placodes  fiiscomaculata.  P.  alis  cinereis  fusco- 
nebulosis  et  striatis,  ad  costam  maculis  duabus  fuscis, 
albo-annulatis:  posticis  griseis.  Expans.  alar.  antic. 
une.  1 Vg. 

36.  Ampuipyra  striata.  A.  alis  anticis  nigro-fuscis, 
obscurius  striatis,  maculis  ordinariis  obsoletis,  nigro- 
cingulatis;  posticis  griseis.  Expans.  alar.  antic.  une.  1%. 

37.  Heliothis  flava.  H.  alis  anticis  flavis,  fusco- 
striatis,  macula  mediana  nigra;  posticis  flavis,  fascia 
submarginali  nigra;  subtus:  alis  omnibus  flavis,  fascia 
submarginali  nigra,  anticis  maculis  duabus  nigris.  Ex- 
pans. alar.  antic.  une.  ly^. 

38.  Plüsia  albostriata.  P.  alis  anticis  cinereo  fusco  - 
que  variis,  striga  albida  mediana  inscripta;  posticis 
cinereis.  Expans.  alar.  antic.  une.  1 


66 


39.  Thyas  {Hiibn.)  bella.  T.  corpore  fulvescenti- 
cinereo;  abdornine  aurantiaco-marginato,  apice  fulvo; 
subtus:  corpore  aurantiaco;  alis  anticis  fulvescenti- 
cinereis,  fusco-nebulosis,  strigis  tribus  fuscis,  exterio- 
ribus  luteo-marginatis;  posticis  nigris,  fascia  mediana 
caerulea,  margine  exteriori  latissime  rufo;  subtus:  ful- 
vis  fusco-pruinosis,  anticis  raaculis  duabus  nigris.  Ex- 
pans. alar.  antic.  une.  3%. 

40.  Catocala  amata.  G.  corpore  cinereo;  alis 
anticis  cinereis,  fusco-fasciatis,  puncto  mediano  nigro, 
posticis  nigris,  fascia  fia  va  et  ad  marginem  externum 
maculis  duabus  flavis  haud  distinctis;  subtus:  anticis 
flavescentibus,  cum  fascia  nigra  et  margine  externo 
late  nigro;  posticis  flavescenti-cinereo  variis,  fusco- 
pruinosis,  striga  nigra.  Expans.  alar.  antic.  une.  2%. 

41.  Opiiiüsa  obsmra.  O.  alis  cinereo-fusco  variis, 
fascia  mediana  externe  dentata;  raaculis  tribus  apica- 
libus;  posticis  fuscis,  strigis  duabus  luteis,  ciliis  albis; 
subtus:  anticis  ad  marginem  externum  fasciis  duabus 
albidis.  Expans.  alar.  antic.  une.  1 Vs- 

42.  PiiiLOBiA  dnercaria.  P.  alis  angulatis  cinereis, 
anticis  strigis  duabus  transversis  fuscis,  fascia  macula- 
rum  fuscarum  submarginali;  posticis  puncto  mediano 
obscuro,  strigis  duabus  transversis,  quarum  externa 
duplex.  Expans.  alar.  antic.  une.  1%. 

43.  Boarmia  irrorataria.  B.  alis  anticis  albidis, 
fusco-irroratis  et  strigatis,  macula  mediana  obscura, 
margine  externo  fusco-nebuloso  et  striga  alba,  dentata; 
posticis  fusco-irroratis,  fascia  mediana  fusco-nebulosa, 
media  albo-punctata,  striga  dentata  submarginali.  Ex- 
pans. alar.  antic.  une. 


67 


44.  Boaumia  albosignaria.  B.  alis  omnibus  albidis, 
fusco-irroratis,  strigatis  et  nebulosis,  macula  mediana 
fusca,  albo  signala.  Expans.  alar.  antic.  une.  2 y^. 

45.  Ampiiidasis  panterinaria.  A.  thorace  albo,  flavo- 

signato;  abdomine  albo,  cinereo-maculato,  apice  flavo; 
alis  omnibus  albis,  cinereo-maculatis,  fascia  submargi- 
nali  macularurn  cineroarum,  ante  quam  sériés  lunula- 
rum  fuscarum  flavo-annulatarum;  anticis  macula  me- 
diana cinerea,  puncto  centrali  obscuro,  nec  non  macula 
basali  flava  strigisque  duabus  fuscis.  Expans.  alar. 
antic.  une.  2 — 3. 

46.  Aspilatks  tristrigaria.  A.  alis  albidis,  anticis 
strigis  tribus  undulatis,  fuscis;  posticis  striga  unica 
puncto  mediano  obscuro.  Expans.  alar.  antic.  une.  1 Vg. 

47.  Bons  quadrimaculalis.  B.  capito  nigrescenti; 
thorace  albo;  abdomine  albo,  dorso  nigrescenti,  apice 
nigro;  alis  anticis  nigrescentibus,  maculis  albis  quatuor, 
sérié  punctorum  albidorum  marginali;  posticis  albis, 
nigrescenti-marginatis.  Expans.  alar.  antic.  une.  ly^. 

48.  Hypaena  fuscalis.  H.  alis  omnibus  fuscis,  an- 
ticis area  mediana  obscuriori,  striga  lutea  marginata. 
Expans.  alar.  antic.  une.  i %. 

49.  Nympuüla  fuscomarginalis.  N.  alis  omnibus 

stramineis,  fusco-marginatis,  strigis  duabus  fuscis,  an- 
ticis macula  fusca  costali.  Expans.  alar.  antic.  une.  %. 

50.  Nymphbla  quadripunctalis.  N.  alis  omnibus 

luteis,  fasciis  obscurioribus;  anticis  punctis  nigris  qua- 
tuor, tribus  costalibus,  quarto  mediano.  Expans.  alar. 
antic.  une.  %. 


68 


Excursions  Entomolo^iques  de  1852, 

jusqu’en  hiver. 

(Continuation.) 

Walaam  n’est  pas  riche  en  Lépidoptères,  vû  que 
la  majeure  partie  de  l’ile  étant  couverte  de  forets  et 
de  rochers,  offre  peu  de  localités  favorables  pour  ces 
insectes.  Ma  récolte  ne  fut  donc  que  fort  médiocre. 
VArgynnis  selene  était  assez  commune  et  présenta  une, 
soit  disante,  variété,  en  un  seul  exemplaire,  presqu’en- 
tièrement  noire  en  dessus  et  au  lieu  des  taches  argentées 
du  dessous,  ornée  do  bandes  longitudinales  d’un  vert 
noirâtre.  S’il  se  constate  que  ce  n’est  pas  une  va- 
riété, je  proposerai  le  nom  A' Argymis  veta.  VArgynnis 
Ino  se  trouve  sur  une  seule  prairie.  Melitaea  Athalea  très 
commune.  Satyrus  Aegeria  assez  rare  dans  les  forets. 
Le  Parnassius  Apollo,  qui  se  rencontre  sur  les  éléva- 
tions du  rivage  finlandais  opposé,  ne  se  montrait  pas 
sur  l’ile;  mais  en  revanche  on  voyait  sur  les  sentiers, 
et  en  grand  nombre  des;  Lycaena  icarius,  Eumcdon  et 
Aegon,  ainsi  que  des  Steropes  sylvius  et  Hesperia  syhanus. 
Le  nom  de  Steropes  donné  par  M.  Boisduval  en  1836, 
devra  être  changé,  puisqu’il  y a déjà  un  genre  Ste- 
ropes donné  par  M.  Steven  en  1806,  à un  Coléoptère. 
En  conséquence  je  proposerai  pour  le  dit  Lépidoptère 
le  nom  de  Sderopus  sylvius.  Les  Crépusculaires  et 
Noctuelles  étaient  encore  moins  abondants.  Les  Euthe- 
monia  russula  et  Chelonia  plantaginis  s’élevaient  parfois  au 
dessus  des  herbes,  les  Leucania  pollens,  Euclidia  glyphica, 
Acidalia  lutearia,  Cidaria  picaria,  Hypena  crassalis,  Eu- 


69 


sebia  erutaria  et  une  infinité  de  Crambides  composaient 
à peu  près,  tout  ce  qu’on  y voyait. 

Un  examen  plus  attentif  des  Diptères  que  j’avais 
pris  durant  mon  excursion  sur  file  Walaam,  ne  m’offrit 
rien  de  remarquable. 

En  Juillet  les  chasses  dans  les  bois  aux  environs 
de  Peterhoff  (Bobylsk)  me  procurèrent  un  exemplaire 
(J'  du  Meloecus  paradoœus,  qui  se  tenait  sur  une  Um- 
bellifère  en  société  avec  des  Mordelles  et  des  Anaspis. 
M.  Ménétriés  trouva  dans  le  village  môme  l’intéressante 
Pelecotoma  fennica. 

Les  excursions  en  Août  que  je  fis  a Osinova 
Rostcha  avec  MM.  Reer  et  Sacken  donnèrent  peu  de 
choses,  à cause  d’une  température  trop  basse  pour 
cette  époque.  Nous,  fûmes  obligés  de  nous  en  tenir  aux 
fourmillières.  Les  nids  applatis  de  la  Formica  polyctma 
Fdrster,  abondaient  en  Corticaria  formicetorum  Manner- 
heim,  ceux  de  la  Formica  truncicola  Nylander,  con- 
struits dans  les  vieux  troncs,  nous  donnèrent  des 
Scydmaenus  claviger  et  Tyrm  mucronatus.  Sur  un  champ 
de  pommes  de  terre  aux  environs  de  notre  capitale, 
M.  Wrangel  trouva  VAcherontia  alropos  L. 

Les  Odontocanïha  melanura,  Scaphidium  4-maculatum 
et  un  Cryptophagiis  nouveau  [orbicollü  Mannh.)  ont  été 
pris  par  M.  Obert  sur  file  Goutoujeff  et  à Pargolova. 
Ce  même  entomologiste  a trouvé  dans  le  parc  de  Bes- 
borodko  le:  Cychrus  rostratus  et  la  Miscodera  arctica. 

Vers  la  fin  d’Août  MM.  Kouchakevitsch  firent  des 
excursions  à la  Poklonnajagora  et  à Kalymiaga  où  ils 
trouvèrent  le  Carabus  clathratus  et  V Agonothorax  Lehmanni, 
Chaudoir. 


70 


En  Septembre  ces  même  MM.  accompagnés  de 
Reer  et  KOppen  visitèrent  les  bords  du  ruisseau  Ka- 
menka,  mais  un  mauvais  tems  les  empêcha  de  con- 
tinuer leur  recherches.  Ils  rapportèrent  néanmoins,  la: 
Celia  infima,  Knoch,  Argutor  minor,  Dej.,  Calathus  mi- 
cropterus  &c. 

Le  froid  étant  survenu  bien  plutôt  qu’à  l’ordi- 
naire, les  chasses  entomologiques  durent  cesser  même 
au  commencement  d’Octobre,  époque  où  apparaissent 
ordinairement  plusieurs  Lépidoptères  particuliers.  Mais 
plus  tard  en  Novembre  et  Décembre  la  température 
s’éleva  de  nouveau  et  reveilla  les  insectes  de  leur 
sommeil  d’hiver.  Outre  quelques  Bembidiens  vivants, 
MM.  Kouchakévitsch  trouvèrent  des  Phratora  vüellinae 
sur  des  troncs  d’arbres  et  des  Helodes  hanoverana  sur 
la  neige  à la  Oulianka. 


Expériences. 

SpHODRts  leucophthalmus,  L.  Un  individu  de  cette 
espèce,  a été  conservé  vivant  dans  un  verre  presque 
deux  années,  sans  tomber  dans  leur  sommeil  d’hiver 
et  sans  autre  nourriture  que  des  Phyllodromia  ger- 
manica  et  quelques  gouttes  d’eau  (Communication  de 
M.  I.  Kouchakévitsch). 

Stylopvga  onentalis  L.  TapaKaui,.  Pour  se  dé- 
barasser  de  ces  convives  incommodes,  on  a essayé  un 
procédé  très  simple  et  très  efficace. 

On  prend  un  tamis  assez  fin,  sur  le  fond  duquel  on 
soupoudre  un  peu  de  farine,  et  le  recouvre  d’une  couche 


71 


très  légère  de  foin;  après  quoi  on  le  place,  pour  la 
nuit,  près  de  l’endroit  où  se  tiennent  les  Blattes.  L’insecte 
ne  manque  pas  de  faire  une  visite  à la  farine  et 
il  arrive  souvent  qu’il  en  vient  dans  une  telle  profu- 
sion que  le  foin  est  soulevé  jusqu’aux  bords  du  tamis. 
Vers  le  matin  on  recouvre  ce  tamis  et  jette  le  con- 
tenu dans  de  l’eau  bouillante.  Le  lendemain  on  peut 
répéter  la  chasse  et  ainsi  de  suite  jusqu’à  ce  qu’il 
n’y  ait  plus  de  ces  Orthoptères. 

Oedipoda  migratoria  L.  Sauterelle  de  passage, 
Capanna.  Le  meilleur  moyen  pour  se  garantir  des 
dévastations  causées  par  cet  insecte  est  d’observer  les 
endroits  où  il  pond  ses  oeufs  en  automne  et  de  guet- 
ter le  moment  quand,  au  commencement  de  l’été  où 
à la  fin  du  printemps,  les  oeufs  eclosent  et  la  jeune 
couvée  se  tient  réunie  en  amas  considérables.  C’est 

alors  qu’on  peut  les  détruire. 

Eürydema  decorata  Panzer.  KoaapKa.  Pour  éloigner 
cet  insecte,  nuisible  aux  potagers,  on  a essayé  dans 
le  Gouv.  de  Saratoff,  d’asperger  les  plantes  avec  une 
infusion  de  tabac  ordinaire.  Ce  même  procédé  pour- 
rait être  aussi  introduit  dans  les  plantations  de  bette- 
raves, pour  les  garantir  des  attaques  de  la  Cas- 

sida  nebulosa,  et  dans  les  jardins  fruitiers  contre 
les  vers. 

Hyponomecta  evonymella  H.  Pour  obtenir  les  pa- 
rasites de  ce  Tinéide,  je  pris  un  monceau  de  500 

cocons  et  l’enfermai  dans  une  boîte.  Les  premiers 

insectes  qui  en  sortirent  furent  les:  Campoplex  orbitalis 
et  majalis,  vinrent  ensuite  les  papillons;  trois  jours 


12 


après  une  paire  de  VEulophus  evonymellae  Bouché  et 
enfin  une  infinité  d'Encyrlus  atricollis  Dalman,  qui 
sertaient  des  vers  et  des  cocons  morts.  Mais  ce  qui 
est  le  plus  surprenant,  c’est  que  de  toute  la  masse  de 
cocons,  à peine  la  15  partie  subit-elle  une  métamor- 
phose complète,  tout  le  reste  devint  la  proie  des  pa- 
rasites. L’influence  des  Encyrtus  se  manifesta  surtout 
d’une  manière  remarquable,  empêchant  la  chenille  de  se 
debarasser  de  son  enveloppe  à l’époque  de  sa  trans- 
formation en  cocon,  de  sorte  que  le  papillon  se  dé- 
veloppe quelquefois  dans  la  carcasse  du  ver  même, 
ce  qui  empêchant  sa  délivrance,  le  fait  mourir  à 
demi  sorti. 

Insectes  de  la  pomme  de  terre  malade.  Pour  me 
convaincre  si  effectivement  les  différents  insectes,  crus- 
tacés et  de  cryptogames  énumérés  par  MM.  Guérin, 
Martius  et  feu  Gimmerthal,  accompagnent  exclusive- 
ment la  maladie  de  cette  plante,  je  pris  le  16  Octobre 
six  bulbes  attaquées  et  les  mis  dans  une  solution  très 
forte  de  sel  ordinaire.  Après  les  y avoir  laissé  dans  le 
liquide  une  semaine,  je  les  en  rétirais.  M’étant  bien 
assuré  qu’il  n’y  avait  plus  aucune  trace  d’organisme 
étranger,  je  gardai  ces  bulbes  séparément.  Quatre 
d’entre  elles  se  transformèrent,  peu  de  jours  après, 
en  substance  blanche  tout  à fait  sèche  et  d’un  aspect 
semblable  a du  savon,  ayant  la  surface  noire;  une 
présentait  la  moitié  noircie  et  putride,  la  sixième  enfin 
se  conserva  molle  pendant  deux  mois,  après  quoi  elle 
fut  aussi  détruite  par  la  maladie.  Durant  cette  influance 
maladive  il  n’y  eût  aucune  attaque  d’insectes,  crusta- 
cés, infusoires  ou  de  cryptogames  particuliers,  preuve 


73 


évidente  que  la  cause  n’e  provient  d’aucun  corps  orga- 
nique. Dans  une  brochure  particulière  sur  la  source  pri- 
mitive du  dévelo[)pement  du  choléra,  je  viens  de  signaler 
comme  principale  cause,  l’inlluance  électro-magnétique 
non  seulement  pour  ce  fléau,  mais  aussi  pour  l’in- 
flammation épizootique  des  animaux  domestiques,  la 
muscardine  des  vers  à soie,  les  maladies  de  la  pomme 
de  terre,  de  la  betterave  et  de  la  vigne. 

Cocons  comprimés  du  ver  à soie.  Depuis  un  an 
environ  on  a fait  l’essai  de  transporter  du  Caucase  a 
Moscou,  aulieu  de  soie  déjà  dévidée,  comme  cela  se 
pratiquait  jusqu’alors,  des  cocons  fortement  comprimés, 
après  avoir  été  tués  et  bien  séchés  au  soleil.  L’ex- 
périence a très  bien  réussie  et  le  dévidage  des  cocons 
comprimés  s’est  efl’ectué  parfaitement  bien.  Pour  l’a- 
mélioration de  la  fabrication  des  soiries  indigènes,  ce 
nouveau  mode  de  transportation,  est  de  la  plus  grande 
importance,  parcequ’on  pourrait  maintenant  cultiver  cet 
insecte  sur  toutes  nos  frontières  méridionales  de  l’Asie 
et  même  de  l’Amérique  et  tirer  les  cocons  en  grande 
quantité  de  Chiva,  Boukhara  et  de  la  Chine,  sans  crainte 
de  recevoir  une  soie  abîmée,  par  le  dévidage  impar- 
fait des  orientaux. 


Notices. 

Leptoderüs  sericeus  et  angusticollis  Schmidt.  Ce 
savant  entomologiste  vient  de  découvrir  ces  deux 
espèces  nouvelles  du  genre  et  aveugles,  des  cavernes 

6 


74 


souterraines  de  la  Carniole,  ainsi  qu’un  exemplaire  beau- 
coup plus  grand  du  magnifique  Leptoderus  Hohemvartii 
dans  la  grotte  près  de  Treben.  (Communication  de 
M.  Schmidt  à Laibach.) 

Mylabris  melanura  et  sericea  ont  causé  cette  année- 
ci  beaucoup  de  dégâts  aux  fleurs  des  giroflées,  des 
fèves,  des  épinards  du  Gouv.  de  Saratoff.  (Journal  de  la 
Soc.  lmp.  économique.) 

Hesperophanes  nebulosus  Olivier.  La  larve  de  ce 
capricorne  a été  apporté  ici  de  France,  dans  un  mor- 
ceau de  bois  et  s’est  transformé  en  insecte  parfait, 
après  avoir  resté  dans  le  bois  plus  d’un  an.  (Com- 
munication de  M.  Obert.) 

Larves  de  Rhizotrogus,  ont,  l’automne  passé,  dé- 
vorées un  bonne  partie  des  semailles  plus  de  3000 
hectares,  dans  le  Gouvernement  de  Voronech.  On  y 
a fait  l’observation  que  l’insecte  se  meut  dans  la  terre 
et  mange,  même  à une  température  de  — 3®  Reaumur. 

Oedipoda  migratoria  L.  Capanua.  Ce  fléau  est 
venu  cet  année-ci  des  roseaux  qui  bordent  la  mer 
Caspienne  et  la  mer  Noire,  pour  dévaster  les  Gouv. 
d’Astrakhan,  de  Saratoff  et  de  la  Tauride.  On  y a vu  des 
amas  de  cadavres  de  cet  insecte,  rejettés  par  la  mer, 
qui  avaient  plus  de  deux  pieds  de  hauteur.  (Com- 
munication de  M.  Konovaloff.) 

Calliptamüs  italiens  Serville.  Capanna.  s’est  montré 
en  très  grand  nombre  dans  le  district  de  Novoousen 
du  Gouv.  Samara,  où  il  a fait  beaucoup  de  dégâts  aux 
blés  d’été.  (Communication  de  M.  Leon  Narichkine.) 

Edrydema  decorata  Pz.  Koaapxa.  détruisit  aux  en- 
virons de  Saratoff,  tous  les  jeunes  plants  de  chou, 


75 


de  la  rave  et  des  radis,  en  suçant  la  sève  des  feuilles. 
(Journal  de  la  Soc.  lmp.  économique.) 

Libellula  vulgala,  depressa  et  4 mamlata,  cTpcKooa; 
ont  été  observées  en  troupes  innombrables  qui  ob- 
scurcissaient l’air,  à Reval,  le  25  et  le  28  Mai  entre 
5 à 6 heures  du  soir.  Elles  venaient  de  S.  O.  et 
traversaient  la  mer. 

Papilio  machaon  L.,  a été  observé  vers  le  10  Juin 
1852,  en  profusion  étonnante  à Poulkova  dans  les  en- 
virons de  notre  capitale.  Ce  papillon  faisait  une  mi- 
gration de  l’est  à l’ouest.  (Communication  de  M.  Grey.) 

PoNTiA  brassicae  L.  Les  migrations  de  ce  papillon 
ont  été  observées  le  18  Mai  et  le  30  Août  1852  aux 
environs  de  Reval,  dans  une  direction  de  NW.  Ici  à 
S:t  Petersbourg,  il  a été  des  plus  communs  en  Août 
et  en  Septembre.  On  a même  voulu  admettre  trois 
générations  dans  cette  année-ci.  (Communication  de 
M.  Grey.) 

Agrotis  segetum  H.  En  Esthonie  les  chenilles  de 
cette  espèce  dévastèrent  les  jeunes  plantes  de  seigle 
en  Août;  causant  ainsi  une  perte  au  blé  de  15  à 20 

Agrotis  tritici  et  crassa  H.,  firent  la  même  chose 
aux  champs  de  froment. 


Synonymies. 

Elosoma  califomica,  que  j’ai  décrite  dans  le  Bulle- 
tin de  Moscou,  est  le  même  insecte  que  VAegialites 


1)  Bulletin  de  la  Société  Impériale  des  Naturalistes  de  Moscou. 


76 


debilis  Eschschotz,  d’après  le  dessin  fait  d’après  l’exem- 
plaire typique  de  la  ci-devant  Col.  Dejean,  qui  m’a  été 
communiqué  par  M.  le  Comte  Mannerheim. 

Plagytiimisds  pulverulentus  Esch.,  décrit  et  figuré 
dans  le  môme  ouvrage,  appartient  au  genre  Oenemona 
Newman. 

Agis  daurica  Mannerheim  est  du  genre  Thysbe 
Dejean. 

Galleruca  flavolimbata  Mannerheim  est  du  genre 
Coelomera  Chevrolat. 


Météorologie  Eiitoniolosiquc  pour  S:t  Pélcrsbour?. 

1 Juillet.  Pelecotoma  fennica.  Hydroptila  tineoi- 
des  Dalman  in  copula.  Mystax  azurea  L.  Mystax 
longicornis  Kolenati. 

12  Juillet.  Rhyncophila  bimaculata  F.  in  copula. 
Mystax  albifrons  Pictet.  Phryganea  detrita. 

14  Juillet.  Limenitis  populi  L. 

22  Juillet.  Metoecus  paradoxus.  Stenura  4-fa- 
sciata.  Argynnis  paphia  in  copula. 

1 Août.  Monochammus  sutor. 

2 Août.  Cis  quadridens  Chevrolat. 

8 Août.  Larves  de  l’Agrotis  segetum. 

9 Août.  Adelocera  fasciata  L.  Mycetophagus 
variabilis  Gyll. 

30  Août.  Pieris  brassicae. 

12  Septembre.  Lebia  crux-minor. 

15  Septembre.  Dromius  sigma  Rossi.  Agonum  4 
punctatum. 


77 


25  Septembre.  Dromius  l’enestratus  F. 

30  Septembre.  Aniara  fairiiliaris,  Celia  infiiiia,  Pe- 
ryphus  rupestris. 

2 Octobre.  Sciara  longipes  Meigen  (dans  les 

maisons). 

9 DECEMBRE.  Anthrenus  museorum  L.  (dans  les 
collections).  Larves  complètes  du  Blaps  rnartisage. 

30  DECEMBRE.  Les  larves  de  la  Tinea  bissélliella 
Hummel,  commencent  à construire  leur  cocons. 


l\ouvt‘aiités. 

Dytiscus  parmlm  Ménétriés.  Plus  petit  que  le  D. 
lapponicus,  plus  étroit  et  plus  convexe.  Couleurs 
comme  chez  le  D.  Ooligbukii  Kirby,  mais  la  bande 
marginale  postérieure  et  jaune  du  corselet  plus  étroite 
et  celui-ci  plus  rétréci  en  avant.  De  Kadiak  dans 
l’Amérique  nisse. 

CiiRYSOBOTURis  cicatricosa  Motsch.  Forme  de  la  Chrys. 
af finis,  mais  plus  petite,  de  couleur  presque  noire  et 
fortement  cicatrisée  sur  tout  le  dessus.  Les  quatre 
impressions  ternes  des  élytres  distinctes.  Dessous 
cuivré.  Kadiak. 

Nastonycha  brachyptera  Motsch.  Ce  que  les  Car- 
plmrus  sont  pour  les  Malachides,  les  Nastonycha  le  sont 
pour  les  Telephorides.  Elles  ont  un  corselet  et  des 
ongles  fendus  comme  chez  les  Rhagonycha,  mais  des 
élytres  trois  fois  plus  courtes  que  l’abdomen,  qui  est 
épais.  Ailes  manquent.  La  seule  espèce  connue  est 


78 


noire,  luisante,  avec  le  corselet,  les  élytres,  antennes, 
palpes  et  jambes  lestacées.  Des  Alpes  du  Caucase. 

Trichocanthüs  variegatus  Molsch.  Au  premier  abord 
on  le  prendrait  pour  une  larve  d’un  Emus  ou  d’un 
Creophilus,  mais  c’est  un  Staphylin  complôt,  avec  les 
élytres  très  courtes,  rudimentaires,  arrondies  et  sans 
ailes.  Abdomen  dilaté  au  milieu.  Couleur  testacée, 
variolée  de  noir  sur  le  front,  l’occiput,  le  corselet,  les 
élytres  et  le  dessus  de  l’abdomen.  Taille  du  CJreo- 
philus  mcuKÜlosus.  Littoral  occidental  de  l’Amérique 
septentrionale. 

Phlaeopterüs  fusconiger  Motsch.  d’Ounalaschka,  ainsi 
que  le  genre  Elosoma,  relient  les  ScaphidUes  aux  Pte- 
roloma,  tandis  que  celui  de  Lyrosoma  {L.  opaca  Méné- 
triés  du  détroit  de  Béring)  et  d'Adolus  Esch.  {Adolus 
pallidus)  constituent  une  transition  très  naturelle  aux 
Catops.  Phlaeopterüs  fusconiger  a les  élytres  fortement 
raccourcies;  aux  Lyrosoma  manquent  les  ailes,  quoique 
les  élytres  soient  complètes. 

Prosodes  Motschulskyi  Mandersljerna.  Noir.  Par  sa 
forme  et  sa  taille  il  est  voisin  du  Pr.  attenuatus  Fischer, 
mais  à côtés  latéraux  en  crête  obtus  comme  chez  le 
Pr.  marginatus  Fisch.  {rugulosus  Gebl.)  et  dont  il  diffère 
par  ses  élytres  simplement  eraillées  et  tuberculées. 
De  Tschougoutschak  sur  la  frontière  occidentale  de  la 
Chine.  (Voyage  de  M.  Kovalevsky). 

Probosca  4-maculata,  Ménétriés.  D’un  gris  cendré. 
Tête,  corselet,  palpes,  antennes  et  pattes  testacées. 
Yeux,  front  et  quatre  taches  sur  le  corselet,  noirs. 
Taille  plus  allongée  et  plus  grande  que  le  Nacerdes 
melanura.  Sitka  dans  l’Amérique  russe? 


79 


Anoplistes  affinis,  Motsch.  Il  ressemble  beaucoup 
à l’A.  altajensis,  Laxmann,  (A.  sellatus,  Steven,  A.  ephip- 
pium,  Fisch.)  par  ses  couleurs,  mais  sa  forme  est  plus 
étroite  et  plus  allongée,  à peu  près  de  celle  de  l’A. 
halodendri.  Tache  suturale  des  élytres,  parallèle  aux 
bords  latéraux,  atteignant  presque  la  base  des  pre- 
mières et  formant  des  angles  droits;  tandis  que 
postérieurement  elle  est  raccourci.  Sur  l’Altai  et  en 
Daourie. 

Cerambyx  acuminatus,  Motsch.  (Hammaticherus) 
Taille  et  couleurs  du  C.  héros,  mais  la  forme  est  beau- 
coup plus  atténué  postérieurement.  Corselet  plus  court, 
les  inégalités  plus  irrégulières  et  forment  une  espèce 
de  croix  élevée  au  milieu.  Extrémité  des  élytres  plus 
distinctement  tronquée  et  plus  rougeâtre.  De  la  Géorgie 
et  des  pays  limitrophes  de  la  mer  Caspienne. 

Trigonoscüta  püosa,  Motsch.  Genre  nouveau,  ap- 
partenant aux  Curculionites  de  la  tribu  des  Pachy- 
rhynchides  et  qui  se  distingue:  par  un  écusson  trian- 
gulaire, une  trompe  carrée,  les  yeux  ronds,  convexes, 
un  corps  oval,  convexe,  couvert  d’écailles  grisâtres  et 
par  semé  de  longs  poils  épars,  surtout  aux  côtés 
latéraux  et  sur  les  pattes.  — La  seule  espèce  que  je 
connaisse,  est  noirâtre  avec  une  faible  teinte  nacrée, 
formant  sur  les  élytres  des  petites  taches  blanches  peu 
déterminées  et  disposées  en  lignes  longitudinales  sur 
un  fond  un  peu  jaunâtre.  Antennes  et  tarses  roux. 
Corselet  transversal,  arrondi  sur  les  côtés  et  plus 
étroit  que  les  élytres.  Celles-ci  ovales  et  un  peu 
atténuées  postérieurement.  — Des  pays  qui  bordent 
la  partie  septentrionale  de  l’Océan  pacifique. 


80 


Eusomus  furdllatus,  Motsch.  Plus  petit  et  plus 
allongé  que  le  mâle  de  l’E.  ovulwm,  d’une  couleur  plus 
jaunâtre  et  moins  brillante.  Corselet  aussi  large  que 
la  tête,  mais  plus  étroit  que  les  élytres,  qui  se  dilatent 
vers  le  milieu  et  se  rétrécissent  ensuite  vers  l’extré- 
mité, qui  se  termine  par  une  forte  fourche.  Sur  les 
Salvia,  dans  les  Steppes  de  la  Russie  méridionale. 

Riiynchites  pyri,  Motsch.  Ordinairement  plus  petit 
que  le  R.  gigantem  et  de  couleur  plus  cuivreuse. 
Trompe  plus  allongée,  tout-à-fait  droite  et  avec  trois 
carènes.  Sur  les  poiriers  dans  les  jardins  de  Tchou- 
goueff,  dans  la  Russie  méridionale. 


Annonce. 

M:r  Schmitzdorf,  vient  de  joindre  à sa  Librairie, 
ici  à S:t  Petersbourg,  Perspective  Nevski,  près  de  la 
place  d’Isaac,  un  commerce  d’insectes  de  toutes  les 
classes;  pour  le  commencement,  il  forme  des  col- 
lections génériques,  plus  ou  moins  considérables, 
composées  d’espèces  de  tous  les  pays.  Chaque  ento- 
mologiste applaudira,  sans  doute,  à une  entreprise  qui 
peut  prendre  un  développement  très  utile,  en  facili- 
tant les  relations  entomologiques  dans  notre  patrie  et 
avec  l’etranger. 


Le  N:o  présent  des  Etudes  contient  les  matériaux  de  deux  livrai.sons. 


ETUDES  ENTOMOLOGIQUES, 


rédi^çées 


par 

THctor  hc  Olîotecfjufs&i), 

Lientenant-Colonel  d’Etat-Major,  en  retraite  &c. 


ocooii/Se. 


ixu4t«e. 


HELSISIGFORS. 

Imprimerie  de  la  Société  de  Litérature  Finnoise, 


I8S4. 


* 


Imprimatur;  H.  Molander. 


ETUDES  ENTOMOLOGIQUES 

1S53. 

1 Juin.  Motschulsky,  Lampyrides  (continuation).  Le  même 
sur  les  Hétérocérides  de  la  Russie.  A.  Eonschakevitsch, 
sur  le  genre  Pterotmetus.  Excursions  entomologiqnes. 
Météorologie.  Nonveantées. 


lampyrides 

par  V.  de  M. 

(Continuation.) 

Ayant  donné  dans  le  2:d  N:o  de  l’année  précé- 
dente, un  exposé  des  genres  de  cette  tribu  des  Mala- 
coderines,  nous  allons  énumérer  les  espèces,  que  nous 
avons  eu  l’occasion  de  voir. 

1,  Strongylomobphüs  auritus  M.;  il  est  presque  de 
la  forme  de  la  Peltis  ferruginea,  mais  plus  petit.  Cou- 
leur noire,  avec  la  base  des  antennes  et  les  jiattes 
ferrugineuses.  Corselet  très  transversal,  arrondi  en 
avant  en  forme  de  croissant,  et  marqué  de  chaque 
côté  d’une  tache  ablongue  hyaline.  Elytres  un  peu 
tronquées  postérieurement  et  marquées  de  nombreuses 
nervures  élevées,  et  inégales.  Long.  2 1.  — larg. 
iy4  h — Mongolie? 

Une  seconde  espèce,  plus  petite  de  couleur  rous- 
sâtre,  se  trouve  dans  la  Collection  de  M.  Guérin  à 
Paris,  et  provient,  je  crois,  du  Mexique. 


i 


2 


2,  Hyas  denticornis,  Germ.;  noir,  corselet  avec  une 
tache  allongée,  jaune  de  chaque  côté;  angles  huméraux 
et  une  bande  transversale  un  peu  au-delà  du  milieu 
des  élytres,  de  la  môme  couleur.  Base  des  élytres 
beaucoup  plus  large  que  le  corselet.  Long.  1.  — 
larg.  3^/2  !•  — Brésil. 

3,  Hyas  scisiventris,  Perty;  un  peu  plus  petit  que 
le  précédent,  dont  il  a les  couleurs;  bords  du  corselet 
et  suture  jaunes;  la  bande  noire  antérieure  est  séparée 
au  milieu  de  chaque  élytre,  la  postérieure  s’avance  en 
angle.  Long.  6 1.  — larg.  I.  — Brésil. 

Les  Lampyris  flabellata  F.  et  guttata  F.  i)  pourraient 
appartenir  au  genre  Hyas. 

4,  Lamprocera  trimaculata  M.;  noire,  terne;  la  partie 
antérieure  et  les  angles  du  corselet,  ainsi  que  trois 
grandes  taches,  allongées  à la  base  des  élytres,  sont 
d’un  jaune  roussâtre.  Long.  8 Va  1.  — larg.  4 '/g  1.  — 
Brésil.  Je  ne  connais  que  la  Ç. 

5,  Lamprocera  Latreillei  Kirby;  plus  grande  et  plus 
allongée  que  la  précédente.  Noire,  avec  la  partie  anté- 
rieure et  une  sinuosité  de  chaque  côté  du  corselet,  la 
suture,  les  côtés  latéraux  et  des  bandes  longitudinales 
raccourcies  sur  les  élytres,  testacées.  Long.  12  1.  — 
larg.  5 Va  1-  — Brésil. 

6,  Ellychnia  corrwca  L.,  taille  de  la  Lamp.  splen- 
didula,  mais  plus  large  et  plus  ovale.  Couleur  d’un 
noir  grisâtre.  Corselet  plus  large  que  long,  ayant  de 
chaque  côté  une  bande  longitudinale  de  couleur  orange. 

1)  Toutes  les  espèces  mentionnées  ainsi,  sont  celles  que  je  n’ai  pas 
eues  à ma  disposition  pour  en  pouvoir  faire  la  description,  Fabricius  a 
décrit  ces  espèces  dans  le  Systema  Eleutheratorum. 


3 


Elytres  pas  plus  larges  que  le  corselet,  à nervures 
distinctes.  Long.  3 Va  1.  — larg.  1%  1.  Etats-Unis. 

7,  Ellycunia  californica  M.,  plus  grande  que  la 
précédente,  plus  large  et  de  couleur  noire  plus  opaque. 
Corselet  plus  triangulaire  et  plus  prohéniinent  en  forme 
de  chaperon;  bandes  rouges  plus  larges  et  atteignant 
presque  les  bords  latéraux.  Nervures  des  élytres 
moins  marquées.  Long.  5 1.  — larg.  2^^  1.  Californie. 

8,  Ellychni.!  latipennis,  Harris;  très  voisine  de  Y El. 
californica,  mais  plus  petite  et  de  couleur  grisâtre. 
Corselet  plus  triangulaire,  élytres  plus  courtes,  nervures 
plus  distinctes.  Long.  41/3  1.  — larg.  2V4  1.  Amé- 
rique septentrionale.  M.  S.t  P. 

9,  Ei.lyciinia  latcralis  M.  S:t  P.,  plus  allongée  que 
Y EL  californica,  dont  elle  a les  couleurs,  mais  facile 
à distinguer  par  les  taches  latérales  rouges  du  corse- 
let, qui  sont  plus  étroites  et  qui  forment  comme  chez 
YEl.  corrmca  des  bandes  longitudinales  largement  bor- 
dées par  la  couleur  noire  du  bord  latéral.  Long.  I. 
— larg.  2 1.  Dans  le  M.  S:t  P.  elle  est  notée  comme 
originaire  de  l’Afrique,  mais  je  crois  que  c’est  une 
espèce  américaine. 

10,  Ellyciima  mexicana  M.  S.t  P.,  beauconp  plus 
grande  et  |)roportionellement  plus  allongée  que  YEl. 
californica,  dont  elle  a les  couleurs.  Corselet  plus  al- 
longé. Elytres  sans  nervures  apparentes.  Long.  6 1. 
— ■ larg.  2 y.,  1.  Mexique. 

11,  Ei.LYcnmA  albilatera  M.  S.t  P.,  noire,  terne; 
côtés  latéraux  du  corselet  largement  blancs,  ornés  de 
petites  taches  oblongues  et  rouges  sur  le  milieu 


4 


de  leur  bord  interne.  Long.  6 1.  — larg.  2%  1. 
Mexique. 

Lampyris  vanegata  Germar  est,  je  crois,  une 
Ellychnia. 

12,  Lyciinüris  ür%w  Dej.,  un  peu  plus  allongée  que 
la  Lampr.  splendidula,  noire,  terne,  ponctuée  et  un  peu 
rugueuse.  Corselet  proliéminent,  en  forme  de  chaperon 
en  avant,  avec  deux  grandes  taches  rouges  sur  le 
milieu.  Elytres  à nervures  très  faibles.  Long,  1. 
— larg.  1%  1.  Brésil  méridional. 

13,  Lychnuris  ? lalicornis  F.,  taille,  forme  et  cou- 
leurs de  la  précédente,  mais  facile  à distinguer  par 
les  côtés  latéraux  du  corselet  qui  sont  d’un  jaune 
rougeâtre  et  par  les  antennes  fortement  comprimées 
à articles  très  larges.  Long.  4 1.  — larg.  1%  1.  Amé- 
rique septentrionale. 

D’après  M.  Laporte  cette  espèce  serait  synonyme 
de  la  Lampyr.  atra  Olivier. 

14,  Pyropyga  nigricans  Say,  noire,  avec  les  côtés 
latéraux  du  corselet  roussâtres.  Long.  1^^  1.  — larg. 
3/g  1.  Amérique  septentrionale. 

15,  Pyropyga  tarda  M.,  toute  noire,  avec  deux 
petites  taches  rouges  sur  les  côtés  latéraux  du  corse- 
let, bord  de  celui-ci  ainsi  que  les  jambes  de  couleur 
obscure.  Long.  2^/3  1.  — larg.  % 1.  Brésil,  aux  en- 
virons de  Novo-Friburgo. 

1)  Les  espèces  de  Germar  se  trouvent  décrites  dans  son:  Coleopte- 
rorum  Species,  1824. 

2)  Les  espèces  d’Olivier  se  trouvent  décrites  dans  l’Encyclopédie 
méthodique,  1792. 


5 


10,  Pyuopyga  califomica  M.,  plus  grande  que  la 
P.  tarda  et  d’un  noir  plus  foncé,  les  taches  rouges  du 
corselet  sont  |)lus  grandes  et  se  prolongent  sur  la 
partie  réfléchie  de  ce  dernier.  Antennes  plus  longues. 
Long.  2 Va  1.  — larg.  1.  Californie.  S:t  Francisco. 

Lampyrh  obscur  a L.  de  la  Terre  de  feu  parait 
appartenir  au  genre  Pyropyga. 

17,  Pygolyciinia  vüellinothorax  Perty,  noire,  à cor- 

selet d’un  rouge-jaunâtre  assez  vif;  base  des  antennes 
et  des  palpes,  ainsi  que  les  pattes  de  devant  de  cou- 
leur testacée.  D’un  tiers  plus  petit  que  la  Lampr. 
splcndidula,  proportionellement  plus  courte  et  plus  ovale. 
Long.  273  IVs  I-  Des  rivages  du  fl.  des 

Amazones. 

18,  Ehythrolychnia  dimidiatipennis  Mannh.,  i)  forme 

élargie  de  VEllychnia  califomica,  mais  d’un  testacé- 
rougeâtre  vif,  avec  la  moitié  postérieure  des  élytres, 
les  yeux  et  les  derniers  articles  des  antennes  noirs; 
tarses  obscurs.  Sur  le  milieu  du  corselet  on  voit  deux 
petites  taches  noirâtres  très  rapprochées.  Long.  5 1.  — 
larg.  274  Domingo. 

Une  seconde  espèce  de  ce  genre  parait  être  la 
Lamp.  fulgida  01.  de  la  même  localité. 

1)  Les  espèces  de  Linue  se  trouvent  dans  son  Syslema  naturae, 
ed.  XII. 

2)  Dans  le  Bulletin  de  Moscou  152,  M.  le  Comte  Mannerhcim  dé- 
crivant quelques  Coléoptères  de  la  Sibérie  orientale,  a bien  voulu  substi- 
luer  d’autres  noms  à ceux  que  j’avais  donnés  à idusieures  d’entr’eux, 
les  ayant  découverts  moi-raêine;  no  croyant  pas  que  ce  mode  de  chan- 
ger les  noms  puisse  être  utile  à la  science,  je  ne  l’ai  pas  imité  pour  les 
Lampyrides  nommées  par  le  Comte  et  décrites  par  moi. 


(• 

19,  Trilychnia  moesta  Pcrty,  moitié  plus  grande 
que  la  Lampr.  splendidula  et  proportionellenient  plus 
allongée.  Noire,  corselet  aussi  long  que  large  à carène 
médiane  distincte.  Trois  nervures  visibles  sur  chaque 
élytre.  Long.  5 1.  — larg.  1%  1.  Brésil. 

20,  Trilychnia  ru/icoUis  Dej.,  d’un  noir  brunâtre, 
corselet  en  dessus  et  en  dessous,  avec  le  côté  interne 
des  cuisses  antérieures,  d’un  testacé-roussâtre;  bords 
du  corselet  obscurs.  Cinq  nervures  visibles  sur  chaque 
élytre.  Une  carène  longitudinale  sur  le  milieu  du  cor- 
selet. Le  mâle  a les  antennes  beaucoup  plus  longues 
que  la  Ç.  Long.  G 1.  — larg.  2 1.  Brésil. 

21,  Trilychnia  flavipes  M.  P.,  i)  plus  petite  que 
les  précédentes,  d’un  testacé  rougeâtre;  antennes, 
tarses,  dernier  segment  de  l’abdomen  et  élytres  d’un 
brun  grisâtre.  Yeux  noirs.  Long.  3 1.  — larg.  lYg  1. 
Cayenne.  M.  S;t  P. 

22,  Tiulyciinia  ? [Luddola)  antennata  Laporte;  noi- 
râtre, antennes  très  largement  flabcllées.  Corselet 
prohéminent  antérieurement,  plus  long  que  large,  d’un 
rouge  orangé,  avec  une  large  bande  longitudinale  noire 
au  milieu,  qui  est  un  peu  rétrécie  vers  la  moitié  de 
la  longueur.  Elytres  avec  la  suture  et  les  bords  la- 
téraux, jusqu’aux  deux  tiers  de  leur  longueur,  jaunes. 
Cuisses  antérieures,  avec  la  base  des  quatre  autres  et 
une  tache  longitudinale  sur  le  milieu  de  l'abdomen, 
jaunes.  Long.  6 1.  — larg.  2 1.  Brésil.  (Laporte.) 

Lampyris  pectinata  L.  parait  être  une  Trilychnia. 


1)  M.  1*.  désigne  le  Musée  entomologique  du  Jürdin  des  plante.» 
à Paii.s. 


7 


23,  Dii.ycunia  ba&alis  M.,  noir-brunâtre,  corselet, 
base  des  élytres  et  cuisses  de  couleur  testacée.  Ner- 
vures des  élytres  peu  apparentes,  tandis  que  la  rugo- 
sité y est  bien  marquée.  Long.  4 1.  — larg.  2 I. 
Brésil. 

24,  Dilycunia  mficollis  M.,  plus  grande  que  la  pré- 
cédente et  d’un  noirâtre  plus  foncé.  Corselet  seul  d’un 
jaune  roussâtre  vif;  dessous  du  corps  et  pattes  d’uu 
testacé  plus  ou  moins  rembrunni.  Long.  5 1.  — larg. 
2 Va  I.  Bréisil. 

Peut-être  est-ce  la  môme  espece  que  la  Lampyris 
thoracica  01  iv.  — Lampyris  flavicollü  01.  et  fîiicornis 
Germ.  pourraient  être  des  Düychnia. 

25,  Mesolampis  flabelHcornis  F.,  deux  fois  plus  grande 
que  la  Lampr.  splendidula,  et  plus  ovalaire;  noire,  bords 
du  corselet,  surtout  en  avant,  et  ceux  des  élytres 
jusqu’aux  deux  tiers  de  leur  longueur,  blanchâtres. 
Lamelles  des  articles  des  antennes  deux  fois  plus 
longues  chez  le  n)ùle  que  chez  la  femelle.  Long. 
6 1.  — larg.  2 Va  1.  Brésil.  S;t  Catharina. 

26,  Mesolampis  pectinicornis  Grey;  plus  grande  que 
la  précédente,  dont  elle  a les  couleurs,  à l’exception  du 
corselet  qui  est  noir  et  qui  n’a  que  deux  petites  taches 
translucides  à sa  partie  antérieure.  Long.  7 1.  — 
larg.  3 1.  Brésil.  Novo-Friburgo.  M.  G. 

27,  Lyciinogaster  appendimlalus  Germar;  })lus  petit, 
plus  parallèle  et  plus  déprimé  que  la  Mesolampis  fla- 
bellicornis,  mais  de  couleurs  analogues.  Mandibules  et 


1)  M.  G.  signifié  Musée  de  M:r  Basile  Grey  ici  à S:t  Pelcrsbourg. 


8 


crochets  des  tarses  roussâtres.  Long.  5V2  I.  — larg. 
2 1.  Brésil.  Novo-Friburgo. 

28,  Lychnogasteu  cinctus  M.,  plus  allongé  que  le 
précédent;  d’un  noir  un  peu  brunâtre,  bords  du  cor- 
selet, des  élytres,  cl  la  suture  de  celles-ci,  ainsi  que 
les  cuisses  d’un  blanc  jaunâtre.  Long.  5'/2  1.  — larg. 
2 I.  Brésil. 

29,  Lychnogastf.k  dilaticornis,  Brème;  plus  grand  et 
plus  ovalaire  que  le  Lyclm  appendiciilatiis,  dont  il  a 
les  couleurs.  Corselet  largement  bordé  d’un  blanc  sale. 
Antennes  plus  longues  et  beaucoup  plus  épaisses. 
Long.  6y2  1.  — larg.  2%  1.  Amérique  méridionale. 

30,  Lychnogaster  angustatus  M. , voisin  du  L.  cinctus, 
mais  plus  ovalaire  et  du  double  plus  petit.  La  couleur 
blanchâtre  sur  les  bords  des  élytres  est  moins  visible. 
Long.  4 1.  — larg.  ly^  1.  Brésil. 

31,  Ethra  lateralis,  Laporte;  un  peu  plus  grande 
et  plus  allongée  que  la  Lamp.  splendidula.  Noire,  côtés 
latéraux  des  élytres  de  couleur  blanche  jusqu’aux 
deux  tiers  de  leur  longueur;  ces  taches  sont  un  peu 
dilatées  vers  la  suture;  fine  ponctuation  sur  le  corps; 
pubescence  épaisse.  Long.  5 yg  1.  — larg.  yg  1. 
Brésil 

32,  Etiira  marginata,  Gray;  plus  petite  que  la  pré- 
cédente, dont  elle  a la  forme  et  les  couleurs,  se  di- 
stinguant par  la  marge  latérale  blanche  des  élytres, 
qui  embrasse  tous  les  bords.  Ponctuation  plus  forte. 
Mandibules  et  crochets  des  tarses  roussâtres.  Long. 
4 I.  — larg.  1%  1.  Brésil. 

33,  Ethra  axillaris  M.,  forme  et  couleurs  de  VE. 
lateralis,  mais  moitié  plus  petite.  Corselet  plus  trans- 


9 


versai,  plus  arrondi  en  avant.  Lamelles  des  articles 
des  antennes  beaucoup  plus  courtes,  dépassant  peu  le 
double  de  la  longueur  des  articles  de  la  base.  Cuisses 
blanchâtres  à leur  base.  Mandibules  et  crochets  des 
tarses  roussâtres.  Long.  4 1.  — larg.  1^/.^  1.  Brésil. 

Outre  ces  espèces,  M:r  Laporte,  cite  une  qua- 
trième {JE.  intemipta),  également  du  Brésil,  qui  a les 
côtés  latéraux  du  corselet  jaunes. 

34,  PSEÜDOLYOÏINÜRIS  suturalis,  M.,  un  peu  plus 
grande  et  moins  allongée  que  la  Lamp.  noctiluca.  Noire, 
à suture  des  élytres  étroitement  testacée,  couleur  qui 
n’atteint  ni  l'écusson  ni  l’extrémité.  Corselet  presque 
plus  large  que  long,  fortement  rebordé.  Long.  6 Va  1. 
— larg.  2 1.  Colombie. 

35,  PsEüDoi.YciiNum.s  inttata  M.,  taille  plus  petite  que 
la  Pseiidolychnuris  suturalis  et  à partie  antérieure  du 
corselet  plus  acurninée.  Noire,  avec  une  bande  lon- 
gitudinale jaune  plus  ou  moins  développée  sur  le 
milieu  de  chaque  élytre.  Long.  5 1.  — larg.  IV3  h 
Colombie. 

Lampyris  nüidula  01.  est  je  crois  une  Psmdo- 
lychnuris. 

36,  C.ALYPTocEPiiAEüs  fasciatus,  Gray,  beaucoup  plus 
grand  et  proportionellement  plus  étroit  que  la  Lamp. 
noctiluca.  Noir,  bords  latéraux  du  corselet,  une  bande 
transversale  vers  la  partie  postérieure  des  élytres  et 
les  cuisses  d’un  testacé  pâle.  Long.  7%  1.  — larg. 
2 1.  Etats-Unis.  Demerara. 

37,  Calyptocephalüs  stipulicornis  M.,  taille  de  la 
Lamp.  noctiluca,  mais  plus  étroit  en  avant  et  plus  large 
en  arrière.  D’un  noir  grisâtre  terne,  côtés  latéraux 


/■ 


10 


du  corselet  et  la  moitié  antérieure  des  élytres  d’un 
testacé  clair;  la  partie  près  de  l’écusson  est  plus  foncée. 
Crochets  des  tarses  roussâtres.  Tout  le  corps  forte- 
ment ponctué;  élytres  pubescentes.  Long.  4 Va  1.  — 
larg.  IV2  ••  lî'ésil. 

Une  troiscme  espèce  du  genre  Calyptocephalus  pa- 
rait être  la  Lampyris  bifaria  de  la  Caroline  septentrio- 
nale décrite  par  Say  dans  le:  Boston  Journal  of  Na- 
tural  History,  1837,  vol.  1,  p.  157,  et  qui  n’a  que  3 Va 
1.  de  longueur,  étant  de  couleur  noire  avec  les  bords 
du  corselet  jaunes.  M.  Laporte  i)  décrit  encore  deux 
espèces  de  ce  genre:  C.  Goryi  et  C.  thoracicus,  toutes 
deux  de  Cayenne. 

38,  Nyctocuepis  Demoulini,  DeyroIIe,  taille  de  la 
Lamp.  noctüuca,  mais  du  double  plus  large.  D’un  noir 
brunâtre  peu  luisant;  bords  latéraux  du  corselet  et 
une  bande  transversale  à la  partie  antérieure  des 
élytres  largement  testacé-blanchâtres.  L’espace  autour 
de  l’ecusson  est  de  teinte  obscure.  Tout  le  corps  en 
dessus  et  en  dessous  est  fortement  ponctué.  Long. 
4 Va  1.  — larg.  2V3  1-  Brésil.  S:t  Catharina.  M.  G. 

39,  Nyctocrepis  flabellicornis , M.  S:t  P.,  un  peu 

plus  grand  que  le  précédent,  nervures  des  élytres 
moins  marquées.  Noir,  une  large  marge  jaune  sur  le 
corselet  et  la  moitié  antérieure  des  élytres  testacées. 
Long.  5 Va  1-  — 3 I-  Brésil.  M.  P. 

4ü,  Nyctocrepis  lameUicornis  M.,  presque  du  double 
plus  grand  que  les  espèces  mentionnées.  Antennes 

1)  Les  espèces  de  M.  Laporte  sont  décrites  dau.s  les  Annales  de  la 
Société  entomologique  de  France,  1833,  et  d’autres  dans  l’Histoire  natu- 
relle des  Insectes  Coléoptères,  1840. 


11 


plus  longuement  lamellées.  D’un  noir  brunâtre,  deux 
taches  un  peu  lunaires  sur  le  corselet  et  deux  ob- 
longues  sur  les  côtés  latéraux  des  élytres,  ainsi  que 
la  base  des  cuisses  d’un  blanc  jaunâtre.  Nervure  sur 
les  élytres  assez  fortes.  Long.  8 1.  — larg.  4 1. 
Brésil. 

41,  Lychnaeris  trigiUhda,  M.  S:t  P.,  noire,  deux 
taches  triangulaires  sur  le  bord  antérieur  du  corselet 
et  trois  autres  arrondies  placées  transversalement  un 
peu  au-delà  du  milieu  des  élytres  d’une  couleur  tes- 
tacé-blanchâtre.  Long.  1.  — larg.  4 1.  Brésil.  (?) 
M.  S:t  P. 

Une  seconde  espèce  du  genre  parait  être  la  Lam- 
pyres blattoides  Perty. 

42,  Nyctopiianes  lineata,  SchOnherr;  taille  de  la 
Lamp.  noctiluca,  mais  plus  de  deux  fois  plus  large  et 
de  forme  différente.  D’un  testacé-brunâtre,  avec  des 
lignes  longitudinales  plus  claires  sur  le  corselet  et  les 
élytres,  tpii  présentent  en  outre  deux  grandes  taches 
latérales  de  la  môme  couleur;  yeux  et  les  9 derniers 
articles  des  antennes  noirs;  palpes,  jambes  et  tarses 
brunâtres.  Long.  5 1 — larg.  2 Yg  1.  Brésil. 

43,  Nyctopiianes  ignita  F.,  plus  petite  et  surtout 
plus  allongée  que  la  précédente.  Couleur  plus  obs- 
cure, mais  avec  des  lignes  et  des  taches  analogues. 
Palpes,  antennes  et  pattes  d’un  testacé-brunâtre  mais 
plus  clair.  Long.  4 1.  — larg.  1%  1-  Cayenne. 

44,  Nyctopiianes  vittula  M.,  voisine  de  la  N.  lineata, 
mais  ordinairement  plus  petite  et  avec  une  seule  ligne 


1)  Ces  espèces  de  Perty  sont  décrites  dans  son  voyage  au  Brésil. 


12 


claire  entière  sur  chaque  élytre;  côtés  latéi-aux  large- 
ment bordés  de  cette  même  couleur.  Long.  4*/^  1.  — 
larg.  2 Va  1.  Brésil. 

45,  Nyctoviianes  pallida,  Olivier,  petite,  d’un  tes- 
tacé-grisâtre.  Lignes  longitudinales  à peine  marquées 
sur  les  élytres,  dont  les  côtés  latéraux  sont  uniformé- 
ment claires.  Derniers  articles  des  antennes,  les 
palpes  et  les  tarses  brunâtres.  Long.  3*4  1.  — larg. 

1.  Cayenne. 

46,  Nyctopiianes  pellucida,  M.  S:t  P.,  plus  ovalaire 
que  la  N.  pallida  et  de  couleur  plus  claire.  Corselet 
avec  une  teinte  rougeâtre  au  milieu  et  les  côtés  laté- 
raux postérieurement  fuligineux.  Ecusson  avec  une 
teinte  rosée.  Suture  et  bords  latéraux  des  élytres 
de  teinte  claire.  Long.  3 1.  — larg.  2%  1.  Brésil. 

47,  Nyctophanes  lineolata,  Mannerlieirn;  couleurs 
de  la  N.  lineata,  mais  au  moins  deux  fois  plus  petite 
et  de  forme  à peu-près  ovale.  Dessous  du  corps  et 
les  ailes  plus  brunâtres.  Bords  latéraux  des  élytres 
largement  testacées,  unicolorcs.  Long.  3 1.  — larg. 
1%  1.  Brésil.  (?)  M.  S.t  P. 

48,  Nyctopiianes  bisignala,  Mannerlieirn;  le  corselet 
plus  étroit,  les  élytres  plus  larges  et  plus  courtes 
que  chez  la  N.  ignita.  Brunâtre,  bords  latéraux  du 
corselet  et  trois  grandes  taches  de  chaque  côté  des 
élytres  testacées.  Des  dessins  peu  distincts  et  de 
couleur  orangée  sur  le  milieu  du  corselet,  puis  on  y 
voit  deux  petites  taches  rondes,  translucides.  Long. 
3V2  1.  — larg.  2 I.  Brésil.  M.  S.t  P. 

49,  Nyctophanes  sexpunctata,  M.,  forme  et  taille 

de  la  N.  lineata.  Couleur  testacé-blanchâtre  terne. 


13 


plus  claire  vers  les  côtés  latéraux  où  l’on  voit  (i 
taches  noires  arrondies,  savoir:  une  sur  l’angle  po- 
stérieur du  corselet,  une  seconde  plus  grande  un  peu 
au  dessous  de  l’angle  huméral  et  une  troisième  petite 
au-delà  du  milieu  de  l’élytre.  Long.  5 1.  — larg. 
2 Va  1.  Brésil. 

50,  Nyctophanes  impressrpennis , M.,  un  peu  plus 
grande  que  la  N.  lineata,  de  couleur  plus  claire  et 
sans  lignes  longitudinales  sur  les  élytres.  De  chaque 
côté,  un  peu  au-delà  du  milieu  de  chaque  élytre,  se 
trouve  une  petite  tache  grisâtre  qui  aboutit  à une  im- 
pression longitudinale  bien  marquée.  Long.  6 1.  — 
larg.  3 Va  J-  Brésil. 

51,  Nyctophanes  Bremei,  Deyrolle;  un  peu  plus 
petite  que  la  N.  lineata  et  proportionellement  plus  rac- 
courcie. Couleur  jaunâtre,  sans  lignes  claires  sur  les 
élytres,  où  l'on  remarque  la  suture,  une  bande  longi- 
tudinale sur  le  milieu  et  quatre  grandes  taches  laté- 
rales claires  sur  chacune.  Deux  taches  rouges  sur  le 
corselet  et  quelques  teintes  analogues  sur  les  seg- 
ments de  l’abdomen  vers  leur  hase.  Long.  4y2  I.  — 
larg.  2%  1.  Brésil.  S:t  Catharina.  M.  G. 

52,  Nyctophanes  palliala,  M.  P.,  très  voisine  de  la 
N.  Bremei,  mais  de  couleur  testacé-pâle  à taches  bru- 
nâtres. Corselet  plus  arrondi  et  simplement  orné 
d’une  large  tache  orangée  sur  son  milieu.  Derniers 
articles  des  antennes  brunâtres;  palpes  et  tarses  plus 
roussâtres  que  le  reste  du  corps.  Yeux  noirs.  Long. 
4 1.  — larg.  2%  1.  Brésil.  M.  S:t  P. 

53,  Nyctophanes  nitida  M.,  entièrement  de  la  forme 
d’une  Cassida  equestris,  à partie  postérieure  des  élytres 


14 


pointue.  Couleur  jaunAtre,  plus  claire  vers  les  côtés 
latéraux  et  très  luisante,  ce  qui  distingue  facilement 
cette  espèce  de  toutes  les  autres.  Yeux  et  les  5 der- 
niers articles  des  antennes  noirs.  Long.  4 1.  — larg. 
3 1.  Colombie. 

54,  Nyctopiianes  cassidéa,  M.  S:t  P.,  plus  grande, 
surtout  plus  large,  plus  atténuée  postérieurement  et 
plus  convexe  que  la  N.  lineata.  De  couleur  testacé- 
roussAtre,  unicolore,  avec  des  traces  bien  faibles  de 
lignes  plus  claires  sur  la  base  des  élytres  et  5 taches 
oblongues  orangées  sur  le  disque  du  corselet.  Der- 
niers articles  des  antennes,  palpes  et  tarses  brunAtres. 
Yeux  noirs.  Long.  6 1.  — larg.  3%  I.  Brésil. 
M.  S:t  P. 

M:r  Laporte  place  encore  dans  ce  genre  les 
espèces  suivantes:  L.  maculala  F.,  L.  maculosa  Sch., 
L.  lateralis  F.,  L.  hespera  L.,  L.  nüens  De  Geer,  et 
Aspisotna  dilatata  sibi. 


Sur  les  Hétérocères  de  Russie 

par 

V.  de  M. 

Pendant  mes  voyages  en  Europe,  en  Asie  et  en 
Afrique,  j’ai  particulièrement  porté  mon  attention  sur 
les  espèces  d'Heterocerus,  communiquées  depuis  à M. 
de  Kiesenwetter,  auteur  d'une  riche  Monographie  de 
ce  genre.  Ce  savant  entomologiste  détermina  ces 
espèces  conformément  à son  ouvrage;  il  ne  peut  donc 
se  trouver  aucune  erreur  de  nom  d’espèces,  parmi  les 


15 


observations  que  je  joins  ici;  renvoyant  touto-fois  à 
l’ouvrage  cite  pour  des  descriptions  plus  détaillées. 

1,  Heterocercs  maxillosus  M.,  la  plus  grande 
espèce  connue,  de  forme  allongée,  parallèle.  Mandi- 
bules très  prohéminantes  chez  le  q',  presqu’aussi 
longues  que  le  reste  de  la  tôte  et  munies  à leur  par- 
tie postérieure  de  deux  cornes  iancéiformes.  Corselet 
aussi  large  que  les  élytres,  mais  de  trois  fois  plus 
court.  En  dessous,  celles-ci  sont  couvertes  de  très 
petits  points  imprimés,  avec  huit  stries  de  tubercules 
bien  prononcés  et  rapprochés  deux  à deux,  ce  qui 
présente  des  intervalles  plus  larges  et  marqués  chacun 
au  milieu  d’une  nervure  longitudinale.  Le  dessin  sur 
les  élytres,  présente  des  lignes  interrompues  de  la 
même  couleur  testacée,  que  les  antennes.  M.  de  Kie- 
senwetter  me  l’a  déterminé  comme  son  //.  parallelus. 
Il  habite  les  bords  des  lacs  salés  de  la  Russie  méri- 
dionale et  les  Steppes  des  Kirguises. 

2,  H.  cornutus  M.,  [)lus  petit  et  surtout  plus  court 
que  le  précédent.  Mandibules  ne  dépassant  que  peu 
le  chaperon,  mais  les  cornes  postérieures  sont  aussi 
développées  que  chez  le  II.  maxillosus.  Corselet  très 
transversal  et  presque  plus  large  que  les  élytres.  Le 
dessous  de  ces  dernières  couvert  sur  toute  sa  surface 
de  gros  points  assez  serrés,  ce  qui  lui  donne  un 
aspect  granuleux;  les  stries  des  tubercules  à égales 
distance  l’une  de  l’autre  et  sans  nervures  longitudinales 
au  milieu.  Elytres  ornées  transversalement  de  dessins 
de  couleur  testacée.  Antennes  brunâtres.  C'est  l’es- 
pèce que  M.  de  Kiesenwetler  a décrite  sous  le  nom 
de  H.  parallelus  et  qu’il  m’a  ainsi  déterminée.  Elle 


IG 


est  (les  plus  coiumunes  en  Saxe  sur  les  bords  du  lac 
salé  d’Eisleben,  ainsi  que  dans  la  Russie  méridionale. 

3,  H.  parallelus  Karclin;  plus  petit,  mais  bien  plus 
large  que  les  précédents,  se  rapprochant  plutôt  de  la 
forme  de  17/.  fosfor,  mais  de  couleur  plus  claire.  Le 
dessous  des  élytres  est  encore  plus  lisse  que  chez  le 
H.  fosfor,  sans  aucune  trace  de  ponctuation;  les  stries 
régulières  de  tubercules  au  nombre  de  sept  se  trcju- 
vent  à distance  égale;  alternativement  au  milieu  de 
chaque  intervalle  se  distingue  une  nervure  longitudi- 
nale: tubercules  bien  marqués.  Le  mâle  présente  des 
cornes  à la  base  des  mandibules  plus  courtes,  moins 
dilatées  et  sinuées  du  coté  externe.  M.  de  Kiesen- 
wetter  m’a  déterminé  cette  espèce  très  remarquable 
comme  1’//.  parallelus,  Gebler,  ce  qu’elle  est  etlective- 
ment  d’après  des  exemplaires  de  feu  Gebler  lui  même, 
qui  l’a  décrite  dans  le  voyage  en  Sibérie  de  M.  Lé- 
debour,  sans  cependant  lui  avoir  imposé  le  nom,  qui 
provient  de  Fischer  (ou  plutôt  de  Karélin),  comme  le 
cité  aussi  l’entomologiste  de  Sibérie.  Krynicki  a eu 
sous  les  yeux  la  même  espèce.  Elle  habite  le  sud 
de  la  Sibérie  et  les  steppes  des  Kirguises  sur  les 
bords  des  lacs  salés,  où  je  n’ai  jamais  trouvé  VH. 


1)  La  cause  de  cette  confusion  est  la  méthode  complètement  vi- 
cieuse, qu’on  a adopté  dans  le  Catalogue  de  Stettin  c.  a.  d.  de  citer  non 
pas  les  noms  de  ceux  qui  ont  nommé  l’espèce,  mais  le  nom  des  auteurs 
dans  les  ouvrages  des  quels  elles  ont  été  décrites.  De  celle  manière 
toutes  les  belles  découvertes  des  Ullricli,  Chevrier,  Màrkel  ont  été  pour 
ainsi  dire  usurpées  par  les  personnes  qui  n’avaient  rien  fait  de  plus  (pie 
de  décrire  ce  (ju’ils  avaient  obtenus  d’une  source  si  pure.  Le  Catalogue 
du  Comte  Déjean  rejettant  toute  propriété  étrangère,  a indiqué  par  cette 
raison  la  marche  à suivre  pour  les  ouvrages  du  môme  genre  parus  depuis. 


17 


cornutus,  avec  le  dessous  des  élytres  couvert  de  gros 
points  imprimés. 

4,  H.  scutellalm  M.,  presque  trois  fois  plus  petit 
que  les  précédents,  avec  trois  grandes  taches  bru- 
nâtres le  long  de  la  suture,  dont  une  occupe  l'écus- 
son, une  seconde  le  milieu  et  la  troisième  l’extrémité 
des  élytres;  souvent  ces  taches  sont  réunies,  ne  lais- 
sait de  clair  que  les  côtés  latéraux.  Tête  et  cor- 
selet obscurs;  les  bords  et  le  milieu  de  ce  dernier, 
ainsi  que  les  mandibules,  les  antennes  et  les  pattes 
de  teinte  claire.  Le  dessous  des  élytres  avec  des 
points  distincts,  mais  peu  profonds;  stries  de  tuber- 
cules très  fines,  au  nombre  de  sept.  Mâle  sans  cornes 
à la  base  des  mandibules,  qui  sont  saillantes.  En 
Géorgie,  près  des  rivières. 

5,  H.  sericans,  Kiesenwetter;  est  plus  court  et  de 
couleurs  plus  obscures  que  le  précédent;  corselet  sans 
tache  testacée  sur  le  milieu.  La  ponctuation  du  des- 
sous des  élytres  est  plus  grosse  et  beaucoup  plus 
marquée,  ce  qui  rend  les  tubercules  moins  visibles. 
Egalement  en  Géorgie. 

6,  H.  campestris,  M.;  de  la  forme  allongé-parallèle 
du  H.  saitellatus,  mais  moitié  plus  petit.  Couleurs  à- 
peu-près  analogues,  mais  les  taches  obscures  sur  les 
élytres  sont  plus  séparées  et  plus  obliques.  Chaperon 
beaucoup  plus  échancré.  Mandibules  moins  saillantes, 
mais  cornes  postérieures  apparentes  chez  le  q*.  Des- 
sous des  élytres  faiblement  ponctué;  dans  les  stries, 
les  tubercules  petits  et  peu  serrés.  Peut-être  est-ce 
une  variété  du  H.  sericans  ? M.  de  Kiesenwetter  me 
l’a  désignée  comme  espèce  nouvelle. 


2 


18 


7,  H.  flavidus,  Rossi;  encore  plus  petit  que  le 
précédent;  se  trouve  aux  bains  du  Caucase,  sur  les 
bords  du  11.  Podkoumok. 

8,  H.  fossor,  Kiesenwetter;  une  des  grandes 
espèces  qui  se  rapproche  beaucoup  par  la  forme  et 
le  dessin  des  élytres  du  H.  parallelus,  Karélin;  mais 
elle  est  plus  courte  et  a les  bords  du  corselet  et  les 
antennes  plus  noirâtres.  Le  dessous  des  élytres  pré- 
sente une  ponctuation  distincte  presque  rnguleuse  et 
des  tubercules  réguliers,  épais  et  assez  bien  marqués. 
Il  se  trouve  dans  la  Russie  méridionale.  L’exemplaire  sur 
lequel  j’ai  sait  la  description  provient  de  la  Poméranie. 

9,  II.  laevigatus,  Panzer;  moitié  plus  petit  que  le 
H.  fossor,  ayant  la  forme  et  les  couleurs  do  ce  der- 
nier. La  ponctuation  .sur  le  dessous  des  élytres  est 
peu  serrée  et  peu  distincte,  ce  qui  rend  la  surface 
plus  luisante  (lue  chez  le  //.  cornulus;  stries  tle  tuber- 
cules régulières,  plus  fines  et  plus  serrées  que  chez 
ce  dernier.  On  le  rencontre  dans  toute  la  Russie 
tempérée,  jusqu’à  la  Sibérie  orientale. 

10,  IL  multimacidatus , M.;  très  voisin  du  précé- 
dent par  sa  taille,  sa  forme  et  ses  couleurs,  mais  un 
peu  plus  largo  et  à dessins  lestacées  plus  déterminés 
et  plus  visibles.  La  ponctuation  du  dessous  des  élytres 
est  grossière  et  aussi  distinctement  marquée  que  chez 
le  H.  cornulus;  stries  do  tubercules  peu  distinctes  et 
complètement  effacées  vers  l’extrémité.  M.  de  Kiesen- 
wetter  a cru,  y reconnaître  le  H.  laevigatus.  Il  se 
trouve  très  communément  sur  le  bords  du  lac  Eisle- 
ben,  en  Saxe,  dans  la  Russie  méridionale  et  jusque 
dans  les  Steppes  des  Kirguises. 


19 


11,  H.  hispidulus,  Kiesenwelter;  lorme  élargie  du 
H.  fossor,  mais  couleur  plus  noirâtre.  Dessous  des 
élytres  sans  ponctuation  apparente  comme  chez  le  H. 
parallelus;  stries  de  tubercules  encore  plus  fines  que 
chez  ce  dernier,  un  peu  onduleuses,  souvent  inter- 
rompues et  effacées  complètement  vers  l’extrémité, 
par  des  nervures  longitudinales  dans  les  intervalles. 
Il  se  trouve  dans  la  Russie  tempérée.  La  description 
a été  faite  sur  un  exemplaire  provenant  de  Stetlin. 

12,  H.  femoralis,  Ullrich;  plus  petit  que  le  H. 
hispidulus,  avec  les  dessins  de  couleur  testacée  plus 
distincts.  Le  dessous  des  élytres  est  moins  luisant 
que  chez  le  IL  laevigatus,  la  ponctuation  plus  serrée 
et  plus  visible;  les  stries  de  tubercules  très  fortes, 
ondulées,  se  rapprochent  et  deviennent  irrégulières 
vers  l’extrémité  qu’elles  n’atteignent  pas;  celle  qui  est 
près  de  la  suture  est  distincte  ce  qui  fait  8 stries. 
Dans  les  intervalles  2,  4 et  6 on  apperçoit  des  ner- 
vures longitudinales.  M.  de  Kiesenwettor  a cru  y voir 
également  un  fl.  laevigatus,  mais  un  exemplaire  pro- 
venant de  M.  Ullrich  m’a  convaincu  que  c’est  à cette 
dernière  espèce  que  doivent  être  rapportés  les  exem- 
plaires de  la  Russie  méridionale. 

13,  H.  obsolcius,  Curtis;  très  voisin  du  H.  hispi- 
dulus, mais  un  peu  plus  petit.  Couleurs  à-peu-près 
analogues.  Le  dessous  des  élytres  sans  ponctuation 
comme  chez  ce  dernier;  stries  tuberculées  plus  mar- 
quées et  dans  les  intervalles  alternes  des  nervures 
longitudinales  plus  visibles  que  dans  aucune  autre 
espèce.  M.  de  Kiesenwetter  me  l’a  déterminée  comme 
l’espèce  de  Curtis,  quoique  le  dessin  qu’en  donne  ce 


20 


dernier,  dans  la  Britisli  Entomologie,  ne  parait  pas  con- 
venir à notre  insecte.  De  la  Russie  méridionale  et  des 
Steppes  des  Kirguises. 

14,  H.  marginatus,  F.;  *)  taille  et  couleurs  voisines 
de  celles  du  H.  laevigatm,  mais  à forme  plus  large  et 
plus  courte.  Les  dessins  sur  les  élytres  placés  aussi 
transversalement  et  aussi  sinués;  le  dessous  presque 
sans  ponctuation  apparente,  luisant;  stries  tuberculées 
plus  6nes,  ces  tubercules  sont  moins  serrés;  les  inter- 
valles plus  larges,  et  offrant  alternativement  des  traces 
de  nervures  longitudinales.  Russie  tempérée. 

15,  11.  mttrilimus,  M.;  un  peu  plus  petit,  et  sur- 
tout plus  large  que  le  H.  marginatus,  de  couleur  plus 
foncée  et  remarquable  par  la  ponctuation  bien  pro- 
noncée qui  recouvre  les  élytres.  Le  dessous  de  ces 
dernières  sans  ponctuation  distincte,  comme  réticulé; 
mais  les  stries  de  tubercules  sont  assez  régulières; 
dans  chaque  intervalle  des  traces  d'une  nervure  lon- 
gitudinale imprimée,  qui  vers  l’extrémité,  devient  tu- 
berculeuse ce  qui  lui  donne  l’aspect  inégal  et  presque 
rugueux.  Celte  structure  ne  se  rencontre  dans  au- 
cune des  espèces  que  j’ai  pu  examiner.  M.  de  Kie- 
senwetter  voulut  y reconnaître  son  //.  inlermedius,  qui 
étant  plus  étroit  n’a  pas  de  nervures  longitudinales 
dans  les  intervalles  du  dessous  des  élytres.  Les  exem- 
plaires que  je  possède  viennent  du  Karntschatka,  de 
la  Sibérie  orientale  et  de  la  Russie  boréale  (Waalam). 

16,  H.  trislis,  M.;  par  sa  taille  et  ses  couleurs 
obscures  voisine  de  la  précédente,  mais  de  forme  un 

1)  Cette  espèce  a été  oubliée  dans  mon  Calalogue  des  Hydrocan- 
thares  de  la  Russie. 


2) 


peu  plus  allongée,  avec  une  ponctuation  plus  fine  et 
plus  serrée  sur  la  partie  inférieure  des  élytres;  taches 
roussâtres  sur  les  élvtres  encore  moins  distinctes,  et 
ne  sont  visibles  que  vers  la  base;  le  dessous  plus 
lisse,  les  stries  tuberculées  plus  marquées,  plus  ondu- 
leuses; des  nervures  longitudinales  très  fines,  que  l’on 
remarque  alternativement  dans  les  intervalles.  Je  l’ai 
leçu  comme  venant  de  file  Sitka. 


Sur  le  genre  Pterotmetus 

par 

A.  Kouschakevitsch. 

Le  genre  Pterotmetus  a le  corps  allongé,  assez 
linéaire.  Elytres  raccourcies.  Tôte  triangulaire.  Bec 
dépassant  ordinairement,  l’insertion  des  pattes  inter- 
médiaires, 1 article  le  plus  gros,  et  plus  court  que  le 
2,  qui  atteint  l’insertion  des  pattes  antérieures,  le  3 
de  la  môme  longueur  que  le  2,  le  4 le  plus  court. 
Yeux  globuleux,  ne  touchant  pas  le  bord  antérieur  du 
corselet.  Ocelles  très  petites,  placées  derrière  les 
yeux.  Antennes  de  quatre  articles,  le  1 le  plus  court, 
le  2 le  plus  long  de  tous.  Corselet  plus  ou  moins 
carré  à angles  obtus.  Elytres  courtes,  membrane  ru- 
dimentaire, abdomen  allongé  avec  les  bords  relevés. 
Pattes  presque  d’égale  longueur;  cuisses  antérieures 
renllées;  jambes  avec  quelques  épines;  tarses  de  trois 
articles  dont  le  1 trois  fois  plus  long  que  le  2.  Dif- 
férence sexuelle  comme  dans  les  autres  Rhyparo- 
chrnmides. 


22 


Les  anciens  auteurs  n’ont  pas  connu  les  espèces 
(le  ce  genre,  Fallén  et  Sahlberg  n’en  citent  aucune. 
Le  premier  qui  en  fait  mention  est  Schilling  décrivant 
dans  ses  Pachymerus  deux  espèces  qui  appartiennent 
maintenant  au  genre  Pterolmetus,  établi  bien  plus  tard 
par  M,  M.  Amyot  et  Serville.  Ces  derniers  entomolo- 
gistes y ajoutèrent  encore  une  troisième  espèce  le 
Lygaeus  brevipennis  Latreille,  qui  par  sa  forme  plus 
courte  et  plus  ovalaire,  la  longueur  plus  considérable 
des  élytres,  le  bec  plus  court,  la  forme  carré  et  plane 
du  corselet,  les  cuisses  antérieures  armées  do  deux 
dents  et  les  jambes  antérieures  arquées,  s’éloigne  ce- 
pendant à un  tel  point  des  autres  espèces,  que  M. 
Amyot,  dans  les  Ann.  Entom.  1846,  p.  102,  en  a fait 
un  genre  particulier.  {Plintisus.) 

I,  Pterotmetus  staphyliniformis , Schilling. 

Pachymerus,  Schill.  Beitr.  I,  77  t.  III,  f.  4. 

» Hahn  W.  Ins.  I,  p.  228,  f.  118. 

» Burin  Ent.  II,  294,  3.  {Pach.  stapkylinoides). 
Pterotmetus,  Amyot  et  Serv.  g.  215,  sp.  1. 

(S  long.  2 Va  1.  — larg.  Yg  I. 

Ç long.  2^4,  1-  — lai’S-  % 1- 

Allongé,  linéaire,  noir,  luisant  ponctué.  Tôte  et 
corselet  convexes,  celui-ci  en  carré  presqu’allongé,  un 
peu  dilaté  et  déprimé  postérieurement,  base  sinuée, 
de  chaque  côté  une  irhpression  transversale  qui,  à 
l’angle  postérieur,  forme  une  petite  élévation.  Ecusson 
grand,  triangulaire  opaque.  Elytres  pas  plus  longues 


que  la  moitié  de  l’abdomen,  d’un  roux  jaunâtre, 
opaques  et  couvertes  de  points  enfoncés  de  la  môme 
couleur.  Abdomen  ovalaire,  luisant;  sans  ponctuation 
distincte.  Les  cuisses  antérieures  armées  d’une  petite 
dent  vers  l’extrémité.  Le  (5  a le  corselet  plus  allongé 
que  la  femelle,  tandis  que  le  corps  de  cette  dernière 
est  plus  grand  et  plus  largo  que  celui  du  premier. 
Trouvé  sous  les  écorces  d’arbres  secs,  en  Juin  et 
jusqu’en  Août  1851,  ici  à S:t  Pétersbourg  et  dans  la 
Russie  méridionale;  les  exemplaires  de  cette  dernière 
localité  sont  plus  grands  que  ceux  du  nord. 

2,  Ptehotmetus  Ménétriesii,  M. 

(S  'ong.  IV2  1.  — larg.  % 1. 

Ç long.  IV3  1.  — larg.  V2  1. 

Noir,  avec  une  lunule  sur  la  partie  postérieure 
du  corselet;  l’extrémité  de  l’écusson,  les  élytres,  des 
taches  près  des  insertions  de  toutes  les  pattes,  et  une 
autre  vers  l’extrémité  de  chaque  cuisse  antérieure, 
ainsi  que  le  bord  postérieure  du  mésothorax  rous- 
sâtres;  tarses  plus  foncés;  élytres  ponctuées  de  noii-. 
Plus  petit  que  le  précédent,  proportionellement  plus 
large  et  plus  ovalaire.  Tôte  plus  grande,  corselet 
plus  rétréci  et  plus  convexe  antérieurement,  les  bords 
latéraux  et  postérieurs  plus  échancrés,  angles  plus 
arrondis.  Elytres  dépassant  distinctement  le  milieu 
de  l’abdomen.  S:t  Petersbourg,  en  Mai  1852.  Le 
Musée  de  l’Académie  dos  sciences  de  S:t  Péters- 
bourg en  possède  une  paire  provenant  du  midi  de 
l’Allemagne. 


24 


3,  Pterotmetus  Imniptems,  Schilling, 
long.  114  1.  — larg.  V3  1. 

Pachyrmms,  Schill.  Beitr.  I,  77,  t.  VI,  f.  11. 

» Hahn  W.  Ins.  I,  61,  f.  37. 

Pterotmetus,  Ainyot  et  Serv.  g.  215  dans  les  synonyme 
de  Pt.  staphyliniformis. 

Allongé,  ovalaire.  Noir.  Base  des  antennes  an- 
nelée  de  noir  et  de  testacé.  Corselet  avec  une  bande 
transversale  postérieure  grisâtre,  ponctué  de  noir. 
Elytres  d’un  gris-pâle,  ponctuées  en  forme  de  stries  an- 
térieurement et  d’épassant  à peine  le  milieu  de  l’ab- 
domen. Pattes  de  couleur  pâle,  extrémité  des  cuisses 
largement  noire.  Abdomen  d’un  noir  brillant.  N’ayant 
pas  vû  cette  espèce  de  l’Allemagne,  j’en  ai  donnée  la 
description  d’après  Schilling,  vû  qu’elle  ne  convient 
ni  au  Pterotmetus  staphyliniformis  ni  au  Pterotmetus 
Ménétriesii. 


Excursions  Entomologiqucs 

en  1853. 

Avant  que  le  printemps  eût  réveillé  la  nature, 
nos  amateurs  entomologiques  de  la  capitale  cher- 
chèrent à se  faire  illusion,  par  des  visites  dans  les 
serres  chaudes,  où  des  plantes  de  pays  méridionaux, 
donnent  un  asyle  hospitalier  à beaucoup  d’insectes 
étrangers  à notre  climat,  et  qui  cependant  s’y  propa- 
gent parfaitement  bien.  Dans  un  des  N:os  de  l’année 
précédente  j’ai  parlé  d’un  de  ces  insectes,  VOtinr- 


25 


kynchus  Marquartn,  qui  attaque  les  jeunes  pousses  des 
pêchers;  cette  année,  M.  I.  Kouchakevitsch  a découvert 
dans  les  serres  de  pêchers  du  Comte  Scheremetjelf 
une  autre  espèce  du  même  genre,  qui  ronge  les 
fleurs  de  ces  arbres  et  cause  par  conséquent  beau- 
coup de  dégâts;  c’est  VOtiorhynchus  sulcatus  F.,  que 
nous  ne  rencontrons  pas  chez  nous  on  plein  air- 
Les  premiers  exemplaires  furent  découverts  vers 
le  1 de  Mars  et  un  accouplement  en  fut  observé 
le  7 du  même  mois.  M.  Kouchakevitsch  en  ob- 
tint des  oeufs,  d’où  sortirent  des  larves,  qui  jus- 
qu’à ce  jour  vivent  encore  dans  la  terre,  près  des 
racines,  ce  qui  expliquerait  assez  bien,  comment  ces 
insectes  ont  pû  être  transportés  d’un  climat  dans  un 
autre.  Durant  le  mois  d’Avril  le  tems  fût  constam- 
ment beau,  ce  qui  permit  d’entreprendre  des  excur- 
sions en  plein  air.  M.  Brcmer  en  lit  une,  le  12  Avril, 
où  il  prit  déjà  des  Brephos  parthenias  et  des  Va- 
nessa  urticae.  M.  Reer  entreprit  un  peu  plus  tard  une 
tournée  à Kamenka  où  il  ne  rencontra  que  quelques 
Idalia  bipunctala  et  une  Dircaea  laevigata.  Vers  les 
premiers  jours  du  mois  de  Mai,  M.  Ménétriés  prit 
à Pavlowsk  le  Calopus  serraticornis  et  VAnthribus  albi- 
nus  en  assez  grand  nombre,,  et  M.  Reer  à Kamenka, 
quelques  exemplaires  du  Dilylus  laeins.  En  ville  j’at- 
trapais au  vol  le  Rhysophagus  coeruleipemiis , Sahlberg. 
Dans  la  seconde  moitié  du  même  mois  M.  A.  Kou- 
chakevitsch trouva  le  Carabus  Ménélriesi,  qui  est  tou- 
jours une  de  nos  raretés.  Sur  les  jeunes  feuilles  du 
Sorbvs  avmparea,  dans  les  campagnes  sur  le  chemin 
de  Peterholf,  je  troinais  en  abondance  le  Rhynchües 


2(5 


cuprms  et  le  Thamnophilus  sorbi,  M.  et  sur  les  feuilles 
aciculaires  du  Pinus  larix,  une  larve  à fourreau  en  très 
grand  nombre  qui  appartenait  à une  Tinéide,  la 
Coleophora  laricella  H.  Les  cousins  (Culex  pipiens) 
étaient  déjà  à cette  époque  insuportables.  M.  M. 
Kouchakevitsch  trouvèrent  aussi  le  rare  Peryphus  Sahl- 
heryi  dans  le  jardin  du  l:er  corps  des  cadets. 


Météorologie  Entouiologique  pour  S:t  Pétersbourg. 

9 Avbil.  Quoique  dans  les  endroits  ombragés  il 
y eût  encore  de  la  neige  on  vit  déjà  paraitre  la 
Vanessa  urtîcae. 

12  Avril.  Brephos  parthenias. 

14  Avril.  Semblis  bicaudata. 

16  Avril.  La  Neva  charie.  Idalia  ^-punclala. 

Dircaea  laevigata. 

19  Avril.  Les  premières  mouches  en  plein  air, 
mais  dans  les  chambres  on  ne  remarque  pas  encore 
la  Mmca  domestica. 

29  Avril.  Colias  rhamni.  Pseudomasem  nigrita  in 
copula. 

24  Avril.  Pieris  brassicae.  Les  vaches  sont  en- 
voyées aux  pâturages. 

3 Mai.  Les  premières  mouches  {Musca  domestica) 
dans  la  chambre,  mais  encore  très  faibles.  Populus 
niger  commence  à fleurir. 

7 Mai.  A|)parilion  des  hirondelles. 


27 


10  Mai.  Acanthocinm  aedilis.  Byrrhus  pilula.  Fi- 
donia  alomaria. 

12  Mai.  Calopus  serraticomis. 

16  Mai.  Rhizophagus  cocruleipennis.  Oæytelus  in- 
secatus.  Platyœms  caraboides.  Cleonm  nebulosus. 
Aglia  tau. 

17  Mai.  Car  abus  nüem.  Necrophorus  vespillo.  Mi- 
crozoum  tibiale  in  copula.  Upis  ceramboides.  Ditylus 
laevis.  Pachystola  textor.  Hylobius  pineti.  Le  bouleau 
[Betula  alba)  et  la  Caltha  palustris  en  fleur. 

19  Mai.  Un  orage  pour  la  première  fois. 

21  Mai.  Rkynchites  cupreus  in  copula.  Hylobius 
abietis  in  copula.  Idalia  bipunctata  in  copula.  Heme- 
robius  perla.  Lyda  sylvatica.  Ophion  merdarius.  Culex 
pipiens.  Sambucus  racemosus  et  Caragana  frutescens 
en  fleur. 

22  Mai.  Agrotis  exclamationis.  Eristalis  antho- 
phorinus. 

23  Mai.  Poecilus  cupreus  in  copula.  Crcpidodera 
helxines  i.  c.  Phratora  vulgatissima  i.  c.  Helodes  phel- 
landrii  i.  c.  Meligethes  pedicidarius  i.  c.  Trachys  mi- 
nuta. Bythurus  fumaius.  Polydrusus  undatus.  Ckiro- 
nomus  pedellus. 

24  Mai.  Pontia  cardaminis.  Hesperia  alveola.  Ze- 
rene  marginaria.  Ëuclydia  glyphica.  Ennemos  notataria. 

25  Mai.  Aescidus  hippoeastaneum  en  fleur. 

28  Mai.  Les  pommiers  en  fleur.  Haematopota 

pluvialis.  Gyrinus  mergus  i.  c. 

29  Mai.  Syringa  vidgans  en  fleur. 

31  Mai.  Oripa  rustica  i.  c.  Telephorus  nigricans. 
Bbngnnycha  teslacea.  Atnniaria  rdgra  M.  Anaetia  prae- 


28 


usla.  Thamnophüus  sorbi  i.  c.  Cryptorhynchus  lapathi. 
Orcheslcs  jota.  Cordylia  aenea.  Eristalis  arbustomm. 
Syrphus  pymslri.  Pkryyanea  detrita.  Rhyncophila  palu- 
duîii  i.  c.  Melitaea  matuma.  Metüaea  artemis.  Argyti- 
nis  selene.  Pontia  sinapis.  Cabcra  pusaria.  Pachyrhma 
pratensis  i.  c. 


IVouveautés. 

PoLYPHYLLA  adspevsü  Molscli.,  bien  plus  grande 
que  la  Melolontha  vtdgaris,  mais  toujours  plus  petite  et 
surtout  plus  courte  que  la  P.  hololeuca,  la  pubescence 
sur  le  corps  plus  grisâtre  et  moins  serrée.  Le  cha- 
peron et  le  corselet  sont  plus  larges;  la  massue 
des  antennes  moins  longue;  la  première  dont  aux 
jambes  antérieures  plus  prononcée.  Des  environs  de 
Tiflis. 

Anomala  corpulenla  M.,  [)lus  grande  que  VA.  au- 
rata,  corselet  plus  large  antérieurement.  Couleur  tes- 
tacée,  avec  un  rellèl  faiblement  verdâtre  sur  les 
élytres;  milieu  du  corselet,  de  la  tête,  du  pygidium 
et  des  jambes  postérieures,  verts.  Antennes  tout-à-fait 
claires.  Mongolie  et  Chine  boréale. 

Anomala  mongolica,  Mannh.,  plus  petite  et  surtout 
plus  courte  que  la  précédente,  dont  elle  a les  cou- 
leurs sur  les  élytres,  tandis  que  le  reste  du  corps  est 
d’un  vert  plus  ou  moins  cuivreux.  Toute  ranteime 
rousse.  Sibérie  orientale  et  Mongolie.  M.  Schaum  a 
cru  y voir  l’A.  luculenla  Er.,  ce  qu’il  vient  de  publier 
dans  la  Gazette  de  Stettin,  comme  une  preuve  de  la 


( 


29 


nécessité  de  défendre  aux  entomologistes  la  publication 
(les  espèces  isolées.  Nous  prions  très  instamment  M. 
Scliaum,  dans  l’interet  de  la  science  môme,  de  nous 
dispenser  de  ses  synonymies  problématiques,  et  de  ne 
pas  gratifier  nos  espèces  russes  de  cette  confusion 
qui  règne  dans  celles  que  M.  Schauin  a cru  avoir 
débrouillées. 

Anomala  Abhasica  M.,  taille  de  TA.  vitis  mais  plus 
étroite  et  de  couleur  d’un  vert  violet-noirâtre  luisant. 
Antennes  testacées  avec  le  milieu  du  t article  et  la 
massue  brunâtres.  Corselet  sans  marge  à la  base. 

Anomala  luculenta  Erichson;  taille  et  forme  de  la 
précédente,  aussi  luisante  et  lisse.  Verte,  avec  les 
élytres  et  les  côtés  du  corselet  testacés,  la  suture 
verte.  Antennes  d’un  roux  brunâtre.  Arménie,  Ab- 
hasie  et  Tauride.  Ces  quatre  espèces  ont  les  inter- 
valles entre  les  stries  des  élytres  planes  comme  chez 
l’A.  vitis. 

Anomala  sublaevigata  M. , forme  allongée  comme 
celle  de  l’A.  luculenta,  mais  de  couleur  testacé-rous- 
sâtre  moins  luisante  sur  toutes  les  parties  du  corps, 
môme  les  yeux.  De  la  Géorgie  méridionale. 

Anomala  exoleta  Falderm.,  voisine  de  la  précé- 
dente par  la  taille  et  la  forme  mais  plus  bombée  et 
le  corselet  plus  large  antérieurement.  Yeux  noirs. 
Chine  boréale. 

Anomala  collaris  M.,  à peu-près  du  double  plus 
grande  que  l’A.  Fritschii  et  proportionellement  plus 
large  surtout  le  corselet,  qui  présente  les  côtés  laté- 
raux et  souvent  une  tache  au  milieu  de  la  base  tes- 
tacées; élytres,  pattes  et  dessous  du  corps  d’un  tes- 


30 


tacé  plus  ou  moins  brunâtre.  Antennes  entièrement 
testacées.  Corselet  emarginé  à la  base.  De  la  Tur- 
comanie. 

ANO.M.iLA  ruficomis  M.,  taille  de  la  précédente, 
mais  notablement  plus  allongée  et  les  couleurs  du 
corps  plus  obscures,  surtout  l’abdomen,  les  jambes 
et  les  tarses.  Antennes  testacées.  Base  du  corselet 
fortement  emarginée.  Crochets  des  tarses  fortement 
fendus,  ceux  des  pattes  antérieures  élargis  et  tron- 
qués obliquement  à l’extrémité.  Mongolie  et  Chine 
boréale. 

Anomala  variabilis  M.,  un  peu  plus  grande  et  plus 
ovale  que  l’A.  Fritschii,  présentant  les  mômes  variétés 
dans  les  couleurs;  mais  chez  tous  les  exemplaires  à 
élytres  jaunes,  ces  dernières  présentent  les  côtés  la- 
téraux largement  d’un  vert  noirâtre.  La  ponctuation 
des  élytres  est  plus  forte.  Crochets  des  tarses  fen- 
dus dans  presque  toute  leur  longueur.  Côtés  du 
corselet  peu  arquées.  De  la  Géorgie  méridionale. 
Ces  cinq  espèces  présentent  les  intervalles  entre  les 
stries  des  élytres  plus  ou  moins  convexes  comme 
chez  TA.  Fritschii. 

PsAMMoscAPHEUs  düulus  M.  (Anomala),  un  peu  plus 
grand  et  plus  allongé  que  le  Ps.  errans  (Anomala)  et 
de  couleur  testacée  très  claire  sur  tout  le  corps;  il 
n’y  a de  noir  que  sur  le  front  près  des  yeux,  quel- 
ques faibles  taches  sur  le  milieu  du  corselet,  un  point 
sur  l’épaule  et  une  marge  très  étroite  vers  l’extré- 
mité. Les  angles  postérieurs  du  corselet  sont  plus 
obtus,  la  ponctuation  des  élytres  moins  forte.  Dans 
les  déserts  près  de  l’embouchure  du  Volga. 


31 


PsAMMOscAPHEiis  lunotus  Falcl.  est  de  couleur  testa- 
cée,  avec  une  large  bande  noire  en  forme  de  lune 
sur  les  élytres,  qui  sont  fortement  striées,  les  inter- 
valles convexes.  Quelque  fois  la  lunule  noire  dispa- 
rait complètement.  De  la  Mongolie. 

PsAMMOscAPiiEiis  (lesertorum  M.,  taille,  forme  carrée 
et  couleurs  foncées  très  voisines  do  celles  du  Tany- 
proctus  carbonarius  Fald.,  mais  crochets  des  tarses 
simples  à toutes  les  pattes.  D’un  noir  brunâtre,  lui- 
sant; chaperon,  côtés  du  corselet,  épaules,  dessus  de 
l’abdomen,  extrémité  du  pygidium,  les  jambes,  les 
tarses  et  les  antennes  testacés.  Elytres  à intervalles 
entre  les  stries  convexes.  Dans  les  Steppes  des  Kir- 
guises  près  (lu  Volga. 

Malaciiiüs  suturalis  M.,  un  tiers  plus  petit  que  le 
M.  aeneiis,  surtout  plus  court  et  plus  applati.  D’un 
bleu  foncé-violàtre,  avec  les  angles  antérieurs  du  cor- 
selet et  la  majeure  {)artie  des  élytres  rouges.  Cha- 
peron, écusson  et  suture  des  élytres  étroitement  vio- 
lâtres. Second  article  des  antennes  court,  mais  aussi 
large  que  le  1 et  le  3,  qui  est  un  peu  plus  long  que 
le  2.  Asie  mineure. 

Malaciiiüs  submarginatus  M.,  taille,  forme  et  cou- 
leurs du  M.  bipnstulatm , mais  à corselet  plus  étroit, 
antennes  à 3:e  article  allongé,  chaperon  foncé.  Cons-^ 
tantinople. 

Malaciiiüs  cruentatus,  Steven,  très  voisin  du  M.  vi- 
ridis  par  sa  taille  et  ses  couleurs,  mais  avec  le  1 ar- 
ticle des  antennes  beaucoup  moins  renflé.  Crimée  et 
Anatolie. 


32 


Malachius  nigrosetosus  Motsch.,  plus  allongé  que  le 
M.  viridis,  dont  il  a les  couleurs.  Quatre  premiers  ar- 
ticles des  antennes  et  tarses  antérieures  presqu’entiè- 
rement  testacés  et  dont  l’extrémité  inferieure  est  ter- 
minée enpointe.  Elytres  et  corselet  couverts  de  longs 
poils  noirs;  extrémités  des  premières  blanchâtres. 
Peut-être  femelle  d’un  Clanoptilus  ? Anatolie. 

CiANOpmus  Motsch.,  genre  qui  renferme  les  Ma- 
lachius,  dont  les  mâles  ont  les  élytres  pliées  à l’ex- 
trémité et  armées  d’épines. 

Clanoptilus  slrigicollis  Motsch.,  couleurs  et  largeur 
du  Malach.  bipustulalus,  mais  d’un  tiers  plus  long  et 
facile  à reconnaître  par  son  corselet  unicolore,  trans- 
versalement striolé.  Antennes  foncées,  en  forme  de 
scie.  Asie  mineure. 

Clanoptilus  antennatus  Motsch.,  de  la  taille  du 
Malach.  bipustulalus,  mais  presque  deux  fois  plus  étroit, 
ayant  des  couleurs  analogues.  Antennes  vertes  comme 
le  corps,  avec  la  base  du  3 article  très  peu  rembru- 
nie, la  môme  chose  se  remarque  aussi  aux  tarses 
antérieurs.  Extrémités  des  élytres  jaunes.  Corselet 
presque  rond  et  applati  au  milieu  longitudinalement. 
Seulement  des  femelles.  Anatolie. 

Clanoptilus  angustatus  Motsch.,  de  la  taille  du  Ma- 
lach. bipustulalus,  mais  plus  de  deux  fois  plus  étroit, 
de  la  forme  allongée  d’un  Dasytes  coeruleus;  corselet 
arrondi,  avec  les  quatre  angles  roussâtres,  de  môme 
que  l’extrémité  des  élytres.  Antennes  obscures,  avec  les 
deux  premiers  articles  rembrunis  en  dessous.  Anatolie. 


Helsingfors,  Imprimerie  de  la  Société  de  Lilératiire  Finnoise.  1854. 
Imprimatur;  H.  Molander 


ETUDES  ENTOMOLOGIQUES 

1853. 

1 Juillet.  Motschnlsky,  Lampyrides  (continnation). 
Motschulsky,  Coléoptères  de  Pékin.  Excnrsions 
entomologiqnes.  Météorologie.  Nonveantés. 


Lampyrides 

par  V.  de  M. 

(Continuation.) 

55,  CuATOMORPiius  Fabricii,  Dej.  — Lap.;  une  des 
plus  grandes  espèces  de  cette  famille.  D'un  noir  gri- 
sâtre; conselet,  extrémité  de  l’écusson,  suture  et  une 
bande  longitudinale  près  des  bords  latéraux  des 
élytres,  ainsi  que  la  base  des  cuisses  d’un  testacé- 
blancliâtre;  chez  le  mâle  le  bord  des  élytres  est  éga- 
lement de  cette  couleur.  Tout  le  corps  très  finement 
ponctué  et  recouvert  d’un  duvet  couché  et  grisâtre. 
Long.  12  I.  — larg.  6 1.  Brésil.  Novo-Friburgo. 

56,  CRATOMORPrms  fuscipennis,  M.;  très  voisin  du 
Cr.  Fabricii  par  la  taille  et  par  la  forme,  mais  sans 
bande  testacée  sur  les  élytres.  Long.  11  1.  — larg. 
5 V3  1.  Brésil. 

57,  Crato.morpiiüs  concolor,  Perty;  |)lus  petit  et 
plus  allongé  que  les  précédents.  De  couleur  testacée 
sans  taches,  seulement  les  derniers  articles  des  an- 

3 


U 


tennes  et  les  tarses  sont  de  teinte  plus  foncée.  Yeux 
noirs.  Nervures  des  élytres  plus  marquées  que  chez 
les  autres  espèces.  Long.  9 1.  — larg.  4 1.  Brésil. 
M.  S:t  P. 

58,  Cratomorphüs  dorsalis,  Gyllh.-Schonherr;  en- 
core plus  petit  et  de  forme  plus  courte  que  le  Or. 
concolor.  Couleur  testacée;  brunâtre  sur  le  milieu  du 
corselet  et  des  élytres  où  l’on  remarque  quelques 
lignes  longitudinales  de  teinte  claire  comme  chez  les 
Nyclophancs.  Derniers  articles  des  antennes  et  des 
palpes,  les  jambes  et  les  tarses  noirâtres.  Yeux  noirs. 
Long.  6 1.  — larg.  2 1.  Brésil.  M.  S:t  P.  Je  crois 
que  c’est  à cette  espèce  qu’il  faut  rapporter  la  Lam- 
pyris  cossyphina,  Perty. 

Les  Lampyris  hicolor  F.,  giganleus  Drury,  PhoHnus 
albomarginatus , Laporte  et  diuphamis,  Germ.-Lap.,  pa- 
raissent appartenir  au  genre  Oratomorphm. 

59,  C.ASS1DOMORPIIÜS  silphoides,  M.,  ressemble  assez 
au  premier  abord  à une  Phosphuga  atrata,  fraichement 
éclose,  mais  il  est  plus  petit.  D’un  brun  noirâtre; 
milieu  de  l’abdomen  et  cuisses  plus  claires;  corselet, 
base  des  antennes,  parties  de  la  bouche  et  les  han- 
ches lestacés.  Long.  S’/g  1.  — larg.  2 I.  Amérique 
méridionale? 

60,  Lychnochepis  Motscliulsktji,  Grey,  beaucoup  plus 
grand  et  du  double  plus  large  que  la  L noctiluea. 
D’un  noir  terne  avec  le  corselet,  l’écusson  et  la  poi- 
trine rouges  comme  chez  les  Luciola,  mais  à forme 
plus  dilatée  et  plus  déprimée.  Tout  le  corps  irrégu- 

1)  Les  espèces  de  fiyllenhnl  se  trouvent  décrites  dan.«  l'appendix 
à la  Synonymia  insectorum  de  Schônherr,  lit,  1817. 


35 


lièrement  ponctué.  Long.  5 — 7 1.  — larg.  2 — 3 1. 
Des  environs  de  Pékin. 

Une  seconde  espèce  du  genre  Lychnocrepis  parait 
être  la  Lampyris  rnixta,  Gyllh. 

61,  Elhpol.4Mpis  elongata,  Mannh.;  assez  régulière- 
ment ovale  et  distinctement  imprimée  le  long  de 
chaque  bord  latéral.  D’un  gris  brunâtre  avec  les 
bords  du  corselet  et  des  élytres  plus  ou  moins  blan- 
châtres, le  bord  extérieur  de  ces  dernières  surtout 
vers  l’extrémité,  les  ailes,  les  pattes,  les  antennes  et 
le  dessous  du  corps  noirâtres.  Yeux  noirs.  Tout 
l’insecte  pubescent  en  dessus.  Long.  6 — 7 Vg  1.  — 
larg.  2*4 — 3y3  I.  Antilles. 

62,  Ellipolampis  lateralis,  Grey;  taille  de  la  L. 
nocüluca,  mais  plus  ovalaire,  plus  large  et  plus  con- 
vexe. D’un  noir  faiblement  grisâtre,  côtés  latéraux 
des  élytres  blancs  jusqu'aux  deux  tiers  de  leur  lon- 
gueur. Tout  le  corps  fortement  ponctué  et  recouvert 
sur  les  élytres  d’un  duvet  grisâtre  peu  serré.  Seg- 
ments de  l’abdomen  sinués  à leur  milieu.  Long.  I. 
— larg.  2 1.  Brésil.  Novo-Friburgo.  Peut-être  est- 
ce  le  Photinus  luctuosus,  Laporte. 

63,  Ellipoi.ampis  littoralh,  Coquerel;  voisine  de  la 
précédente,  mais  de  couleur  plus  claire;  corselet  plus 
allongé,  avec  les  bords  largement  blancs,  ainsi  que 
ceux  des  élytres  et  la  suture.  Long.  4 1.  — larg. 
1^/4  1.  Martinique. 

64,  Ellipolampis  impressicollis , M.;  plus  allongée 
que  VEll.  littoralis  et  de  couleur  plus  jaunâtre;  milieu 
du  corselet  et  de  l’abdomen,  ainsi  que  la  majeure 


30 


partie  des  antennes,  les  ailes,  les  jambes  et  les  tarses 
d’un  gris  noirâtre.  Yeux  noirs.  De  chaque  côté  du 
corselet  une  impression  distincte.  Pubescence  des 
élytres  très  line,  comme  veloutée.  Long.  4%  1-  — 
larg.  1%  1.  Colombie. 

65,  Ellipolampis  cinctella,  Motsch.,  taille  et  forme 
de  la  L.  splendidula,  mais  un  peu  plus  convexe.  D’un 
brun  jaunâtre,  avec  les  bords  du  corselet  et  des 
élytres,  la  suture  et  la  base  des  cuisses  d’un  blanc- 
testacé.  Deux  taches  allongées  rougeâtres  sur  le  cor- 
selet. Nervures  des  élytres  assez  visibles.  Long. 
3 Va  1.  — larg.  1.  Colombie. 

66,  Ellipolampis  suturella,  M.,  très  voisine  de  la 
précédente,  avec  des  couleurs  analogueg.  Taches  rou- 
geâtres sur  le  corselet,  très  peu  distinctes  et  placées 
plus  latéralement;  angles  postérieurs  de  ce  dernier 
plus  saillants.  Nervures  des  élytres  moins  marquées. 
Antennes  plus  longues  (o'  ?).  Long.  3'/;,  1.  — larg. 
1 Ya  1.  Colombie. 

67,  Ellipolampis  limbella,  Mannh.;  ne  se  distingue 
de  la  EU.  suturella,  que  par  une  taille  plus  petite,  une 
couleur  plus  claire  et  les  taches  blanches  plus  étroites. 
Peut-être  est-ce  une  simple  variété?  Long.  3 1.  — 
larg.  iVa  I.  Brésil. 

68,  Ellipolampis  pyralis,  F.;  plus  petite  et  plus 
étroite  que  les  précédentes,  présentant  les  mômes 
couleurs.  Le  milieu  du  corselet  d’une  teinte  rosée 
avec  une  tache  noirâtre  au  centre.  Antennes  un  peu 
plus  allongées.  Long.  2%,  1.  — larg.  1 I.  Amériijue 
septentrionale. 


37 


Les  Larnpyris  glauca  01.,  Phothms  Olivieri  Laporte  et 
Pholinus  infuscatus  du  môme  auteur,  paraissent  être  des 
Ellipotampis. 

69,  Macrolampis  longipennis,  M.;  deux  fois  plus 
longue  que  la  L.  nocliluca,  mais  proportionellement 
moins  large,  surtout  vers  la  partie  antérieure.  Cor- 
selet de  la  môme  longueur,  plus  large  postérieure- 
ment, partie  antérieure  un  peu  translucide.  Couleur 
d’un  brun-noirâtre  très  foncé,  suture  et  bord  latéral 
des  élytres  étroitement  testacés.  Celles-ci  granulées, 
avec  deux  nervures  élevées  et  beaucoup  plus  longues 
que  l’abdomen.  Long.  9 1.  — larg.  2%  1.  Colombie. 

70,  Macrolampis  cincta,  M.;  voisine  de  la  précé- 
dente, mais  de  couleur  plus  brunâtre  et  ordinairement 
plus  courte.  Corselet  à bords  plus  blanchâtres.  Seg- 
ments du  dessous  de  l’abdomen  avec  une  incision 
plus  prononcée  sur  le  milieu  du  bord  extérieur. 
Long.  8 1.  — larg.  2^'-^  I.  Colombie. 

71,  Macrolampis  velutina,  M.;  d’un  testacé  blan- 
châtre terne,  comme  velouté,  côtés  latéraux  plus  clairs; 
ailes,  dessous  du  corps,  antennes  et  pattes  plus  ou 
moins  d’un  gris-noirâtre;  yeux  noirs.  Corselet  avec 
deux  grandes  taches  rougeâtres  peu  déterminées  et 
noirâtres  dans  leur  milieu.  Elytres  distinctement  pu- 
bcscentes.  Antennes  assez  courtes.  Long.  5 1.  ■ — • 
larg.  1 Yg  I.  Colombie. 

72,  Macrolampls  scintiUans,  Say;  noirâtre;  tous  les 
bords  latéraux  sont  d’un  jaunâtre  clair.  Corselet  rou- 
geâtre avec  une  ligne  noire  longitudinale  plus  ou  moins 
dilatée  sur  son  milieu.  Yeux  noirs.  Long.  3 '/2  h — 
larg.  IV5  I-  .Amérique  sept. 


38 


73,  Macrolampis  ? infuscata,  M.;  voisine  de  la  M. 
scintülans,  mais  plus  courte;  corselet  sans  reflôt  rouge 
et  simplement  d’un  brun  noirâtre  sur  son  milieu. 
L’avant-dernier  segment  de  l’abdomen  brunâtre  comme 
le  dernier.  Les  couleurs  généralement  moins  foncées 
que  chez  la  M.  scintülans.  Long.  3V3  1.  — larg. 
1 1/4  1.  Brésil. 

74,  Macrolampis  longula,  Mannh.;  voisine  aussi  de 
la  M.  scintülans,  mais  encore  plus  étroite  et  de  cou- 
leur testaeôe  très  faiblement  grisâtre.  Ligne  foncée 
sur  le  corselet,  moins  déterminée;  antennes  plus  larges. 
Long.  3 1.  — larg.  V5  1.  Brésil  ? M S:t  P. 

75,  Pyrectomena  vitticollis , Mannh.,  taille  plus 
courte  et  plus  ovalaire  que  chez  la  L.  noctiluca.  D’un 
noir  brunâtre,  avec  le  corselet,  la  suture  et  les  bords 
des  élytres,  la  base  des  cuisses  et  des  antennes  et  la 
tête  testacés;  sur  le  milieu  du  corselet  deux  bandes 
obscures  très  rapprochées,  et  ornées  de  chaque  côté 
d’une  grande  tache  rouge.  Yeux  noirs.  Long.  4y3  1. 
— larg.  1%  1.  Antilles. 

76,  Pyrectomena  angulata,  Say;  assez  voisine  de 
la  précédente  par  sa  taille  et  ses  couleurs,  mais  un 
peu  plus  large  et  avec  les  angles  postérieurs  du  cor- 
selet plus  aigus  et  plus  saillants.  On  voit  une  bande 
longitudinale  obscure  sur  le  milieu,  de  ce  dernier 
ainsi  qu'une  tache  de  la  môme  couleur  qui  occupe 
tout  le  bord  latéral.  Nervures  des  élytres  plus  vi- 
sibles. Long.  472  h — larg.  2 1.  Amérique  septen- 
trionale. 

77,  Pyrectomena  dorsalis,  M.;  forme  et  taille  de  la 
précédente,  mais  couleur  jaune  plus  claire;  le  corselet 


avec  une  simple  et  grande  tache  obscure  au  milieu. 
Ponctuation  des  élytres  plus  serrée  et  plus  régulière, 
nervures  très  peu  distinctes.  Antennes  coni[)lôtement 
noires;  base  des  cuisses,  des  jambes  et  des  tarses  de 
teinte  claire.  Long.  4^/^  1.  ■ — larg.  l'Yg  1.  Mexique. 

78,  Pyrectosoma  versicolor,  F.,  plus  grande  que 
les  précédentes,  mais  de  la  môme  forme  et  des 
mômes  couleurs  à l’exception  du  corselet  sur  le  quel 
le  jaune  et  le  rouge  prédominent,  ne  présentant  qu’une 
petite  tache  obscure  sur  le  milieu.  Antennes  et  yeux 
noirs.  Ponctuation  des  élytres  granuleuse.  Long.  5 1. 

— larg.  2 1.  Amérique  septentrionale.  M.  S:t  P. 

M.  Laporte  croit  que  la  Lampyris  pensylvanica,  L. 
est  synonyme  de  cette  dernière  espèce. 

Outre  ces  espèces,  il  parait  qu’il  faut  encore 
rapporter  au  genre  Pyrectosoma,  la  Lampyris  borealis 
Randall,  des  Etats-Unis  (Maine)  décrite  dans  le  Journal 
of  Natural  History  de  Boston,  1837,  vol.  II,  p.  16, 
comme  étant  plus  grande  que  la  P.  angulata,  avec  la 
tache  noire  du  corselet  élargie  postérieurement,  et  les 
pattes  noires  &c.  et  le  Pholinus  albicinctus,  Laporte, 
Hist.  natur.  des  anim.  art.  vol.  1,  p.  208. 

79,  Lccio  abdominalis,  Laporte;  noire,  une  tache 
jaune  au  bord  extérieur  du  corselet,  la  quelle  est  sé- 
parée en  deux  par  la  couleur  noire  du  disque,  qui 
s’avance  en  pointe  au  milieu;  les  élytres  offrent  deux 
petits  traits  rouges  très  courts  et  peu  visibles,  placés 
vers  le  milieu;  abdomen  d’un  jaune  d'ocre.  Long.  10  1. 

— larg.  5 Va  I.  Brésil.  (Laporte.) 

Les  Lampyris  abdominalis  Brown,  lucida  L.  et  ictericus 
Gyllh.  pourraient  peul-ôtre  faire  partie  du  genre  Lucio. 


40 


80,  Tetkalychnia  blaUoides,  Cliev:t-Lap.;  noire;  cor- 
selet jaune,  avec  une  tache  obscure  sur  la  partie  an- 
térieure: éiytres  finement  chagrinées,  arrondies  sur  les 
côtés  et  s’élargissant  un  peu  vers  le  milieu.  Long. 
4 Va  1.  — larg.  2 1.  Brésil.  (Laporte.) 

81,  Lucetinüta  fenestrata,  Gcrmar..;  grande  et  large 
comme  les  Hyas  et  Lamprocera.  D’un  noir  brunâtre, 
recouvert  d’un  duvet  grisâtre;  côtés  extérieurs  du  cor- 
selet et  des  éiytres  en  dessus  et  en  dessous  d’un 
blanc-jaunâtre,  ainsi  que  la  base  des  antennes,  la 
lèvre  supérieure,  les  cuisses  et  les  hanches;  bords  du 
corselet  et  des  éiytres  étroitement  fuligineux;  suture 
quelquefois  plus  claire  que  le  reste  du  corps.  Sur  le 
milieu  de  la  partie  antérieure  du  corselet  une  petite 
carène  élevée.  Long.  9 1.  — larg.  4 '/a  1.  Brésil. 

Lampyris  Savignyi  Kirby  V parait  appartenir  à ce 
genre. 

82,  Lamprodes  fusca,  Germar.;  beaucoup  plus 
grande  et  surtout  plus  convexe  que  la  L.  noctiluca, 
étant  d’une  couleur  brunâtre  analogue.  Bord  posté- 
rieur du  corselet,  la  suture  et  les  côtés  latéraux  des 
éiytres  d’une  teinte  tcstacée;  antennes  noirâtres;  yeux 
noirs.  Ponctuation  distincte  et  serrée.  Une  petite 
carène  longitudinale  sur  le  milieu  du  corselet.  Long. 
6 1.  — larg.  2 Va  1.  Buenos-Ayres. 

83,  Lamprodes  linearh,  Latreille,  plus  petite  que 
la  précédente,  recouverte  d’un  duvet  grisâtre  plus 

1)  l.es  espèces  de  Kirby  sont  décrites  dans  les  Transactions  de  la 
Société  Linéenne  do  Londres,  1817. 

2)  Les  espèces  de  Latreille  sont  décrites  dans  le  voyage  de 
Hnmboldt. 


41 


fourni;  taches  claires  plus  blanchâtres;  corselet  plus 
transversal,  moins  prohéniinent  antérieurement.  Long. 
4 Va  1.  — larg.  I.  Amérique  équatoriale.  M.  S:t  P. 

Aux  Lamprodes  paraissent  encore  appartenir:  Les 
Lampyris  truncata  Eschh.,  marginala  L.  et  Pholinus  con- 
grua  Chev:t. 

84,  Paciiylychnia  lunata,  M.;  au  moins  quatre  fois 
plus  grande  que  la  L.  noctiluca.  D’un  noir  brunâtre; 
bord  extérieur  du  corselet  et  côtés  latéraux  des 
élytres  jusqu’aux  deux  tiers  de  leur  longueur  d’un 
blanc-jaunâtre.  Tout  les  segments  de  l’abdomen  étroi- 
tement bordés  d’un  duvet  de  la  même  couleur. 
Elytres  fortement  ponctuées  et  peu  velues.  ((^  ?). 
Long.  9 1.  — larg.  I.  Brésil. 

Lampyris  compressicornis , F.,  parait  appartenir  au 
genre  Pachylychnia. 

85.  PiioTiNCS  vittiger,  Gyllh.;  taille  de  la  L.  splen- 
didula,  mais  plus  étroite.  Grisâtre,  pubescent;  bords 
extérieurs  du  corselet  et  des  élytres,  une  bande  lon- 
gitudinale sur  chacune  de  ces  dernières,  la  suture  et 
les  bords  des  segments  de  l’abdomen  plus  ou  moins 
d’un  blanc-jaunâtre;  tête,  antennes  et  le  4:ième  article 
des  tarses  noirâtres.  Long.  3V2  h — larg.  1 I.  Mar- 
tinique. 

M.  Laporte  rapporte  à ce  genre  un  trè§  grand 
nombre  d’espèces,  dont  la  majeure  partie  appartient 
à d’autres  genres,  de  sorte  qu’il  u’y  reste  plus  que 
la:  Lampyris  viüata  F.,  guttula  F.,  macrophthalma  Dra- 

1)  I.es  espèces  de  Chevrolat  se  trouvent  décrites  dans  ses  Co- 
léoptères du  Mexique,  1834. 

I 


42 


piez,  tenebrosa  Drapiez,  marginella  Gray  et  deplanata 
Guérin;  et  je  doute  même  que  ces  dernières  soient 
effectivement  des  Photinus.  Quand  au  Photinus  discoi- 
deus,  SchOnli.,  cité  par  M.  Laporte,  je  n’ai  pu  trouver 
dans  l’ouvrage  de  cet  auteur  une  espèce  portant  ce 
nom;  — peut-être  l’auteur  voulait-il  citer  la  L.  dorsalis, 
Gyllh.-Sch.? 

86,  Lucidota  Banoni,  Laporte;  noire,  corselet, 
écusson,  dessous  du  corselet,  cuisses  et  extrémité  de 
l’abdomen  d’un  jaune  orangé,  souvent  presque  rouge. 
Long.  6 1.  — larg.  2 I.  Cayenne.  (Laporte.) 

M.  Laporte  décrit  encore  trois  espèces,  les 
Lucidota  thoracica,  limbala  et  modesta  dont  la  première 
vient  de  Cayenne  et  les  deux  autres  du  Brésil.  Je 
crois  que  la  Lampyris  exigua,  Gyll.,  des  îles  de  la  mer 
pacifique  pourrait  aussi  être  du  môme  genre. 

87,  Rabopus  roseicollis,  Mannii.;  allongé-ovalaire, 
étroit;  noirâtre,  corselet  rouge  au  milieu,  jaunâtre  sur 
les  bords,  sans  taches;  tête,  base  des  antennes  et 
des  palpes,  pattes  et  tous  les  bords  des  élytres  d’un 
blanc  jaunâtre;  ailes  et  dernier  article  des  tarses  bru- 
nâtres; yeux  noirs.  Long.  3 1.  — larg.  1.  — 
Portorico. 

Une  seconde  espèce  très  voisine,  à ce  qu’il  pa- 
rait, de  la  précédente,  serait  la  Lampyris  rosana,  Germ. 
qui  se  distingue  par  une  ligne  noire  sur  le  milieu  du 
corselet. 

Lampyris  caligiuosa,  01.  est,  je  crois,  aussi  un 
Rabopus. 

88,  Callopisma  rufa,  01.;  forme  voisine  de  quel- 
ques Luciola  (Colophotia  Dej.)  mais  avec  un  corselet 


43 


chaperroné  et  des  antennes  très  longues  et  en  scie. 
D’un  testacé-roussâtre,  plus  de  la  moitié  postérieure 
des  élytres,  les  antennes,  les  yeux,  l’extrémité  des 
palpes,  les  jambes,  les  tarses  et  deux  taches  sur  le 
5;ième  anneau  de  l’abdomen  noirs.  Long.  4 1.  — 
larg.  1 Ya  1.  Antilles. 

89,  Vesta  Chevrolatii,  Lap.;  noire,  corselet  et 
écusson  rouges;  dessous  du  corselet  rougeâtre;  pattes 
noires  avec  la  partie  inférieure  des  cuisses  d’un  jaune 
rouge;  crochets  des  tarses  bruns.  Long.  10  1.  — 
larg.  3 1.  lava.  (Laporte.) 

90,  Vesta  Menctriesi,  M.;  très  voisine  de  la  pré- 
cédente par  la  forme  et  les  couleurs,  mais  moitié  plus 
petite.  Dessous  du  corselet  et  poitrine  d’un  roux 
orangé,  cuisses  uniformément  d’un  noir  brunâtre.  Long. 
4 1.  — larg.  1 Va  I.  lava. 

91,  Cratolampis  rufîvenlris,  M.;  forme  voisine  de 
celle  des  Ellychnia  et  couleurs  des  Luciola  à élytres 
noires.  D’un  rouge  jaunâtre,  rembruni  sur  la  tète, 
ainsi  que  les  mandibules,  la  base  des  palpes  et  les 
articulations  des  jambes;  antennes,  yeux,  jambes,  tarses 
et  élytres  d’un  noir  foncé.  Crochets  des  tarses  jau- 
nâtres. Tout  le  bord  antérieur  du  corselet  translucide. 
Long.  7^2  '•  — larg.  2V4  Chine. 

92,  Cratolampis  fJaincollvi,  De  Haan;  plus  petite 
que  la  précédente  et  surtout  plus  raccourcie.  Cou- 
leurs analogues,  corselet,  écusson,  dessous  du  corps, 
base  des  antennes,  palpes  et  pattes  rousses  Nervure 
axillaire  sur  les  élytres  distincte.  Long.  5 1.  — larg. 
2 I.  Des  iles  IMiilippines. 


44 


Diagnoses  de  Coléoptères  nouveaux, 

trouvés  par  M.  M.  Tatarinoff  et  Gaschkéwitsch 
aux  envirous  de  Pékin, 

par 

V.  de  Motschulsky. 

1,  PiiEROPSopiiüs  marginicollis , nigcr,  capite  thorace 
que  testaceis,  frontc  inarginibusque  thoracis  nigris; 
elytris  costatis,  puncto  hunierali  fascia  lata  media  si- 
nuata  abbreviata,  apice,  antennis  pedibusque  flavescen- 
tibus;  antennarum  articulis  2 — 4 femoribusque  apice 
nigro  annulatis;  tarsis  ferrugineis.  Long.  TVg  1.  — 
lat.  3 1. 

2,  CiiLAENius  posticalis,  niger,  capite  thoraceque 
viridi-aeneis,  nitidis,  convexiiisculis,  hoc  subelongato, 
grosso-pimctato;  elytris  viride-obscuris,  macula  postica 
sinuata,  ore,  antennis  pedibusque  testaceis.  Long.  6 1. 
— lat.  2^4  1. 

3,  Cybister  cimensis,  ovalis,  postice  dilatatus,  ad 
apicem  attenuatus,  convexiusculus,  nitidus,  supra  oli- 
vaceo-virescens;  corpore  subtus,  epistomo,  labro  tho- 
racis clytrisque  lateribus  pedibusque  testaceis;  elytro- 
rum  margine,  rnesothoracis  medio,  segmentorum  ab- 
dorninis  margini  exteriori  pedibusque  posticis  et  inter- 
mediis  plus  minusve  infuscatis.  Elytris  subtilissime  tu- 
berculatis.  J.ong.  15  1.  — lat.  8 1. 

4,  Hydropiiilus  acuminatus,  oblongo-ovatus,  con- 
vexus,  antice  postieeque  attenuatus,  fere  acuminatus, 
niger,  nitidus,  antennis  palpis,  abdominisque  lateribus 
rufescente  rnacnlatis;  antennorum  palpisque  basi  testa- 
cei.s.  Long.  13  — 16  1.  — lat.  6 '/a — 8 1. 


45 


5,  Sternolophus  fuhipes,  oblongo-ovatus,  convcxus, 
nigro-subaeneus,  nitidus,  punctulatus;  antennarimi  basi, 
palpis,  feiiioribus  tibiisque  fulvescentibus;  tarsis  infus- 
catis.  Thorace  valde  transverso,  lateribus  arciiatis; 
elytris  punctis  majoribus  seriebus,  interstitiis  oiunis 
lineis  punctorum  rninoril)us  duabus.  Long.  6 — 7 1.  — 
lat.  3— 3 Va  I. 

6,  Cratonvchüs  pige)',  elongatus,  fortiter  sparsini 
punctatus,  nitidus,  niger;  thorace  elongato,  convexi- 
usculo,  angulis  posticis  aculis,  productis.  Scutello 
postice  subdilatato.  Elytris  regulariter  punctato-striatis. 
Antennis  serratis.  Corpore  supra  sparsim,  subtus  pe- 
dibusque  dense  pilis  griseis  obtecto.  Long.  6 Va  —7  1. 

— lat.  1. 

7,  Lacon  variegatus,  nigro-fuscus,  griseo  variega- 
tus;  antennis  tarsisque  fulvescentibus.  Thoracis  lateri- 
bus antice  laeviter  arcuatis,  angulis  anticis  valde  pro- 
ductis. Elytris  postice  attenuatis.  Long.  6 1.  — 
lat.  2 1. 

8,  Riiagophtiialmus  saitellatus,  elongatus  subparal- 
lelus,  nitidus,  rugoso-punctatus,  fusco-niger;  scutello, 
sutura,  thorace  subtus,  pectore,  ore,  antennis  pedibus- 
que  testaceis.  Capite  thoraceque  reflectis.  Oculis 
majusculis,  supra  profunde  sinualis,  costatis.  Antennis 
breviusculis.  Elytris  utrinque  binervosis.  Long.  4 Va  1. 

— lat.  iVa  1. 

Nouveau  genre  qui  joint  les  Drilides  aux  Lam- 
pyrides. 

9,  Onthopiiagüs  fulmcornis,  niger  nitidus,  parcius 
punctatus,  infra  fulvo  subpilosus;  elytris  obsolète 
punctato-striatis. 


46 


mas:  vertice  bicorni,  cornibus  redis  antice  carina 
redinata. 

fem.:  vertice  Iricorni,  cornibus  brevissimis. 

Long.  3 Va  1.  — lat.  2 1. 

10,  Oplosteuna  incana,  fusca-testacea,  cinereo  pu- 
bescens,  densissirne  pundulata;  antennarum  clara  ocu- 
lisque  infuscatis;  llioracis  lateribus  arcualis,  antice  sub- 
dilatatis,  subcrenulatis,  angulis  posticis  redis;  stylo 
anali  in  utroque  sexu  minus  produdo.  Long.  9 1.' — 
lat.  41/2 

Voisine  de  la  M.  chinensis  Guérin,  mais  beaucoup 
plus  petite,  plus  allongée,  plus  convexe. 

11,  Ancïlonycha  serricollis,  clongato-ovata,  rufes- 
cens,  parcius  scrobiculato-pundata,  subpubescens;  an- 
tennis  lémoribusque  testaceis;  thoracis  lateribus  arcua- 
tis,  in  medio  dilatatis,  serratis.  Long.  4V2  I-  — 
lat.  2 Va  1. 

12,  Rhizotrogüs  pulcfiellus,  ovatus,  postice  subin- 
flatus,  parcius  punctatus,  rufescens,  tostaceo-pubescens; 
vertice,  oculis  suturaque  plus  minusve  infuscatis;  tho- 
race  transverso,  scrobiculato  punctato,  villoso,  lateri- 
bus dilatatis  antice  attenuatis;  elytrorurn  sulcis  in- 
distindis;  pygidio  antice  subglabro,  postice  scrobiculato. 
Long.  4V2 — 5 1.  — lat.  2 — 2'/;,  1. 

13,  Trigonostoma  pubemla,  elongato-ovata,  fusca, 
subaenea,  scrobiculato-punctata,  cinereo-puberula;  an- 
tennis  pedibusque  plus  minusve  testaceis,  capite  in- 
fuscato,  vertice  macula  transversa  glabra,  oculis  nigris; 
thorace  valde  transverso,  angulis  posticis  rotundatis, 
anticis  productis;  elytris  subparallelis,  trinervis;  pygidio 
pbtuso,  villoso.  Long.  4V2  I.  — lat.  2V3  1- 


4 


47 


14,  Mimela  luteipennis,  ovata,  nitida  aeneo-viridis , 
clytris  testaceis,  irrcgalariter  punctalo-strialis;  capite 
thoraceque  dense  punctatis,  cum  abdoniine  longe  tes- 
taceo-villosis.  Long.  éYg  1.  — lat.  2%  1. 

15,  Anomala  corpulenta,  oblongo-ovata,  convexius- 
cula,  punclata,  testacea;  verlice,  thoracis  medio,  scu- 
tello,  elytroruni  lateribus  pygidiisque  maculis  tribus 
plus  minusve  viridibus;  tibiis  subaeneis;  Ihorace  trans- 
verso, antice  minus  attenuatus,  lateribus  arcuatis. 
Long.  G'/a — 7 I.  — ■ lat.  4 — 1. 

16,  PopiLiA  indigonacea , lata,  nitida,  cyanea,  sub- 
tus griseo-pilosa;  Ihorace  subtransverso,  convexo,  in 
medio  fere  glabro,  lateribus  arcuatis;  elytris  antice 
subdilatatis,  punctato-striatis.  Long.  4 — 5 1.  — lat. 
2%-3V4  I. 

Voisine  de  la  P.  cyanea  Hope,  mais  plus  grande 
et  surtout  plus  large;  corselet  plus  convexe,  plus 
lisse. 

17,  Cremastochila  scabrosa,  elongata,  paraliela,  de- 
pressa,  scabroso- punctata,  nigra;  elytris  albo  maculatis, 
clypeo  emarginato;  antennarum  articulo  l:o  valde  di- 
latalo,  foliaceo;  thoracis  lateribus  angulisque  rotunda- 
tis;  elytris  pygidioque  eroso-punctatis.  Long.  GVg  1. 
— lat.  2 Va  1. 

18,  Gonocephalcm  reticulatum,  elongatum  subpa- 
rallelum,  reticulato-punctatum,  brevissime  parcius  se- 
tosum,  nigrofuscum;  thoracis  lateribus  explanatis,  ar- 
cuatis, crenulatis,  angulis  posticis  subrectis;  clytris 
thorace  latioribus  profunde  punctato-striatis,  interstitiis 
eroso-punctatis,  singulo-pilis  cinereis  seriebus  duabus, 
Long.  2 Va  1.  — lat.  1 1. 


, 4H 

19,  Epicauta  .chinensis,  elongata,  tiigra;  capitis  la- 

teribus  postice  maculaque  frontali,  rufis,  elytrorum  inar- 
giae,  anlennarutji  basi,  sciitello,  corpore  subtus  pedi- 
busque  anticis  cinereo-pubescentibus;  anlennis  fla- 
bellatis.  Long.  7V2  I-  — ^ I- 

20,  Clytüs  diadema,  niger,  punctatus,  opacus;  ca- 
pite,  thoracis  niarginibus  sinuatis;  scutello,  elytrorum 
maculis  obliquis  tribus,  fasciis  duabus  poslicis,  corpore 
subtus  pedibusque  cinereo-pubescentibus;  elytris  apice 
oblique  truncatis.  Long.  4—5  1.  — lat.  1 — 1 1. 

21,  Apriona  plidcollis,  magna,  elongata,  punctatis- 
sima,  nigra,  densissime  testaceo-pubescens;  capite 
longitudinaliter  subimpresso;  antennis  longissirnis,  cano- 
annulatis;  thorace  transverse  implicato;  elytris  antice 
tuberculatis,  apice  quadrispinosis.  Long.  15—19  1.  — 
lat.  41/3-5  Va  1. 

22,  Cerosterna  glabripennis , nigra,  nitida,  supra 
subaenea,  subtus  incana;  antennis  albo-annulatis;  ely- 
tris albo-maculatis  fere  glabris,  antice  tuberculis  nullis. 
Long.  8 1/2— 14 Va  1.  — lat.  3-5  1. 

23,  Aegosoma  amplicoUis,  elongata,  postice  atte- 
nuata,  opaca,  cinnamomea;  capite  cylindrice,  inter 
oculos  testaceo-piloso,  parcius  luberculato;  thorace 
transverso,  maculis  quatuor  testacco-pilosis;  angulis 
anticis  ampliatis;  elytris  subconvexis,  tuberculis  basali- 
bus  indistincts,  angulis  anticis  obtusis,  minus  productis; 
antennarum  articule  l:o  tertio  longitudinern  fere  ae- 
quali.  Long.  12 — 19  1.  — lat.  SYs — 51/2  1- 

24,  Cryptorhvchus  ? scrobiculalus,  oblongo-ovatus, 
postice  attenuatus,  profonde  scrobiculatus,  niger,  thn- 


49 


racis  lateribus,  elytroruin  basi  apiceqiie  squaimilis  al- 
bidis  rubrisqiie  variegatis;  tliorace  in  n>e<lio  carinato; 
scutello  nigro  piibescenti;  elytris  carinatis,  interstitiis 
biseriatim  scrobioiilatis,  Immeris  productis;  feinoribus 
dentatis,  tarsis  siibtus  fiilvo-spongiosis.  Long.  7 I.  — 
lat.  3%  1. 

25,  Lixns  nntennatus,  elongato-ovatns,  niger,  pube  • 
cinereus,  parce  variegatus,  corpore  sublus  lateribusque 
silaceo- variegatis;  antennarurn  basi  tarsisque  fulvis; 
rostro  depressiusculo  subdilatato,  ruguloso,  in  medio 
carinulato;  tliorace  scrobiculato-punctato;  elytris  pro- 
fundius  punctato-striatis.  Long.  4 1.  — lat.  l 1. 

26,  Ptochu.s  piliferus,  oblongo-ovatus,  fuscus,  ci- 
nerco-squaniosus;  antennis,  pedibusque  setulis  albidis, 
crassis,  parce  adspersis;  Ironte  longitudinaliter  im- 
presso;  thorace  subtransverso,  scrobiculato-|)unctato; 
elytris  breviter-ovatis,  ci’enulato-punctatis,  interstitiis 
serialini  albido-setulosis;  feinoribus  dentatis.  Long.  1%  I. 
— lat.  'Vr,  1. 

27,  Pi.vzoMiAS  validus,  oblongo-ovatus,  niger,  squa- 
mulis  viridi-argenteis  tectus;  thorace  confertim  tuber- 
culato,  in  (j'  anipliato;  elytris  basi  constrictis  in  ^ la- 
tioribus  apicem  versus  attenuatis,  distincte  punctato- 
striatis,  interstitiis  subtilissime  tuberculatis;  fenioribus 
anticis  in  cj  valde  clavatis. 

(5  Long.  4 Va  1.  — lat.  1%  1. 

5 Long.  41/,  1.  — lat.  1%  1. 

28,  Gallercca  maculicollis,  elongato-ovata,  puncta- 
tissiraa,  pubescens,  fusco-lcstacea;  frbnte,  oculis,  tho- 
racis  macula  media  lateribusque,  elytrorum  liumeris, 

4 


50 


pectore  abdominisque  lateribus,  fenioribus  niedio  tibiis 
tarsisque  aigris;  thorace  brevi,  angulis  posticis  oblique 
truncatis;  clytris  (piinduplo  longioros,  nervis  vel  costis  ' 
niillis.  Long.  3 1.  — lat.  1 Va  1. 

29,  Raphidopalpa  anguUcollis , ovata,  postice  sub- 
dilatata,  pallide  llava,  nilida,  capite  thoraceque  nifes- 
centibus,  oculis  pectoreque  nigris;  thorace  subqiiadrato, 
postice  distincte  constricto,  inedio  transversini  irnpresso, 
angulis  anticis  acutis,  productis,  elytris  vage  punctatis; 
abdoniiuis  segmento  ultimo  medio  excavato  ?). 
Long.  2 Va  L — bd-  1 V4  1- 

30,  CiiiLocoRcs  rufitarsis,  hemisphaericus,  gibbus, 

punctulatiis,  niger,  nitidus;  antennis,  tarsis  abdoinineque 
rufo-testaceis;  elytris  pustula  disci  transverse -ovata 
rubra.  Long.  1 1.  — lat.  1 1. 

Outre  ces  espèces  nouvelles,  la  récolte  de  M.  M. 
Gaschkéwitsch  et  Tatarinoff  contenait  les  espèces  sui- 
vantes: 

Cicindela  litloralis,  C.  hololeuca,  Dolichus  (lavicnrnis , 
Lirus  fodinae,  Athous  canaliculatns , Lychnocrepis  Moi- 
scliulskÿi,  Curtos  mongolicus,  Lamprohyza  splendidula , Ly- 
gistoplems  mnguinms,  Ateuclms  carinulm,  Gymnopleums 
mongolicus,  Copris  ursiis,  Colobapterns  striolatus,  Aney lo- 
ng chu  obliterata,  Lasiopsis  fJenningü,  Anomala  exoleta,  A. 
lunata,  Hoplia  i2-punctata,  Cetonia  jucunda,  Akis  funesla, 
A.  sepulchralis,  Anatolka  undulata,  Opatrum  sabulosum, 
Lytla  caragana,  Mylabris  splendidula,  M.  calida,  Mordella 
aculeata,  Saperda  Gebleri,  Hesperophanes  [callidkmi)  cam- 
pestris,  PolyzonuS  bidnetus,  Aromia  Bungii,  Apodems 
Obertri,  Piazomhis  globulicollis,  Chrysochus  danriais,  Co- 


lasposoma  daurica,  Labidostomis  bipunctata,  Leis  spectubilis, 
L.  '19-signata,  Cocdnella  T-punctata,  C.  14-pmtulata. 
C.  variabüis,  Hyppodamia  f 3-maculala. 


Excursions  £ntoiuolo^n|ues 

en  1853. 

(Conlinuation.) 

Au  commencement  du  mois  de  Juin,  où  le  tems 
continua  d’ôtre  chaud,  les  excursions  se  multiplièrent. 
Je  j)ris  le  Sarrotrium  muticum,  si  remar(|uable  par  ses 
antennes  qu’il  remue  sans  cesse  de  haut  en  bas  et 
puis  le  Scydmaenus  rnbicnndua.  M.  Reer  trouva  le  soir 
sur  les  Heurs  de  lilas  le  Deilephila  porcellm  et  idpenor, 
Hadaena  denlina  et  Agrolis  exclamationis.  Un  üycti- 
opterns  hjbridus  tout  frais  éclos  fut  trouvé  le  1 Juin  a 
S:t  Pôtersbourg  à Smolenskojc  et  tout  près  de  lui 
une  larve  noire  avec  le  dernier  anneau  de  l’abdomen 
d’un  orangé-rougeâtre.  Je  crois  que  c’est  la  larve  du 
dit  Dictyoptenis , qui  est  extrêmement  voisine  de  celle 
du  Lygistopterus  sanguineus,  mais  chez  la  quelle  le  der- 
nier anneau  de  l’abdomen  parait  un  peu  plus  trans- 
versal et  de  couleur  moins  jaune. 

Le  6 Juin  nous  limes  avec  M.  Reer  une  excur- 
sion à Gostilitza  et  à Lapoukhinka,  connu  par  sa  posi- 
tion pittoresque  et  par  ses  bains  hydropathiques.  Le 
temps  était  magnifique;  notre  promenade  dans  le  beau 
parc  de  Gostilitza,  avec  ses  cascades  et  ses  fontaines 
et  une  innondirable  quantité  de  fleurs  de  lilas  blanc, 
était  des  plus  agréables.  Les  promontoires  les  des- 


52 


centes  et  cette  eau  limpide  qui  coule  sur  des  rochers 
de  calcaire  ne  ressemblaietit  point  du  tout  aux  autres 
environs  de  S:t  l’étershourg.  üans  un  de  ces  bassins  à 
eau  transparente  et  peu  profonde,  on  nous  montra  toute 
une  colonie  de  Sterlets  Acipenser  rutlienus,  Linn.,  qui  y ont 
été  transférés  l’Ihver  passé  et  qui  s’y  trouvent  jus- 
qu’à présent  parfaitement  bien.  Il  est  extrêmement 
curieux  de  voir  avec  quel  tranquilité  ces  poissons  se 
meuvent  en  masses  compactes  sur  le  fond  du  bassin, 
ce  qui  explique  la  quantité  étonnante  qu’on  en  attrape 
par  fois  aux  pêcheries  du  Don,  du  Volga  et  de  l’Oural. 
Gostilitza  est  maintenant  la  propriété  du  prince  Potein- 
kine.  Cent  dix  ans  avant,  elle  appartenait  au  Maré- 
chal comte  Munich  et  on  y voit  encore  une  pierre 
trouvée  dans  un  des  bassins,  avec  la  lettre  M,  sur- 
montée d’une  couronne  et  avec  l’année  1741;  c’était 
je  crois  l’année  où  Munich  perdit  sa  fortune  et  fût 
banni  en  Sibérie.  L’excursion  à Gostilitza  me  procura 
un  Coléoptère  que  je  n’avais  pas  encore  trouvé  en 
Russie,  VOripa  (Canlharis)  violacea,  Payk.,  qui  jusqu’ici 
n’avait  été  rencontré  qu’en  Suède  et  en  Allemagne. 
Le  Cryploceplialm  histrio  était  en  gi'ande  abondance 
sur  les  Saules.  Notre  visite  à Lapoukhinka  ne  fût  pas 
moins  ravissante.  Ces  rochers  escarpés,  cette  verdure 
fraiche  cette  eau  limpide  d'un  bassin  énorme  rapel- 
laient  en  miniature  les  vues  pittoresques  du  lac  des 
quatre  cantons.  Les  pentes  de  la  vallée  abondaient 
en  Snrhvs  inlermedia,  près  desquels  M:r  Reer  trouva 
un  OtiorhyncJms  ruyosvs  et  plus  tard  un  assez  grand 
nombre  sur  les  feuilles  de  l'arbre  môme.  Il  se  tenait 
comme  tous  les  Otiorhynchm  en  général  près  des  tiges 

i 


53 


sons  les  feuilles.  VAnoplus  plantaris  y rongeait  les 
jeunes  pousses  de  l’Aune. 

Aux  environs  de  Pétcrholf  (Bobylsk)  j’ai  pris  en 
grand  nombre  le  Telephonis  ji.(jurat,us,  Mannerheiin,  et 
quelques  exemplaires  du  Malachiua  viridis  ? F. 


Météorologie  Entomologiqiie  pour  S;t  Pétersbourg. 

1 Juin.  Trox  arenarivs.  Aphodim  hacmorhoidalis. 
Nüidula  discoidea.  Meligetlws  viridesœns  (dans  les  fleurs 
des  pommiers).  Erirhinus  indistinctiis , m.  Ptenidium 
striato-pvnctatum.  Xyletinus  pectinatus.  Clambus  arma- 
dillo.  Mycetophayus  miiahilis.  Phyllohms  alneli  (sur  des 
orties).  Oripa  dispar.  Latridius  lardarim.  Sqjdmaenus 
rubicundm.  üyctioptems  hybridus.  Sarrotrimn  muticum. 
Empis  stercorca.  Barbons  subsulcatm.  Ctenophora  atrala. 
Bkiparochronms  decoratiis. 

2 JciN.  Campylns  lineark. 

3 .luiN.  Necrodes  davipes.  Cryptohypm'is  rivularà. 
Chrysmnela  polita.  Deilajdiila  porcellm.  Hadaena  denlina. 

4 Jdin.  Cralonydms  obsmrus. 

5 Juin.  Saperda  popnbiea  i.  c.  Melolontha  vulyarh 
(rare).  Seigle  en  fleur. 

7 Juin.  Cryptocephalus  histrio  i.  c.  Oripa  violacea. 
Anoplus  plantaris  i.  c.  Blntta  lapponica.  Enrydema 
histrio. 

8 .lutN.  Telephonis  figuratns  i.  c.  Cetonia  rnarmo- 
rata.  Brudms  itidae,  Kirby.  Oedipoda  bignttata  (adulte). 
Centrntus  eornntns.  Capsns  histrionicus. 


54 


9 Juin.  Coleophora  laricinella.  Phryganea  detrita 
i.  c.  Piniis  sylvcstris  en  fleur. 

10  JüiN.  Lampyrix  noctüuca.  Ptüinm  pectinatus. 
Lygisloplems  sanyuinem.  Endomychus  coccinem.  Tuba- 
nus  ferrugineus  i.  c. 

12  Juin.  Luperus  flavipes  i.  c.  Phyllobius  atoma- 

rius  i.  c.  Cocdnella  variabüis  i.  c. 

13  Juin.  Sarcopbaga  carnaria  i.  c.  Leptù  scolo- 
pacea.  Convallaria  majalis  en  fleur. 

14  Juin.  Anlkrenus  verbasd,  F.  (museoruni  Er.) 
i.  c.  Ptychoptera  scutellaris  i.  c.  Spirea  sorbifolia  en 
fleur.  Pimis  abies  en  fleur.  Vibumum  opidus  en  fleur. 

17  Juin.  Oripa  fnsea  i.  c.  Rhinoncus  castor  i.  c. 
(sur  un  Rumex).  Troglops  albicans.  Pachyrhina  crocata 
i.  c.  OrtaUs  vibrans. 

19  Juin.  Calobata  coturnata  i.  c.  Rhamphomyia 
nigripes  i.  c.  Les  pois  comestibles  commencent  à fleurir. 
Un  peu  d’orage  et  de  pluie. 

21  Juin.  Brachypterus  urticae  i.  c.  Megarthnis  de- 
pressus  i.  c.  Oripa  dispar  i.  c. 

23  Juin.  Rhagonycha  testacea  i.  c.  Hipparchia  pam- 
philus  i.  c.  Zygaena  lonicerae. 

25  Juin.  Tnchius  fasdatus.  Tipula  lutescens  i.  c. 
Pommes  tie  terre  fraiclies.  Un  peu  d’orage. 


Froid  et  pluie.  Premières  fraises 


55 


ÎNoüveaiités. 

Axinotarsus  Motsch.,  renferme  les  Malachius  d’E- 
richson  qui  ont  le  2:d  article  des  antennes  petit  chez 
les  cj,  mais  les  deux  premiers  articles  des  tarses  an- 
térieurs sensiblement  plus  gros  que  les  suivants.  Le 
3;ième  article  des  palpes  maxillaires  est  beaucoup  plus 
court  que  le  4:ième,  tandis  qu'il  est  presque  d’égale 
longueur  chez  les  Malachnis. 

Axinotarsus  marginalis,  Dej.;  je  ne  crois  pas  qu’on 
puisse  le  séparer  de  ïAx.  pulicaràis,  car  la  taille  et  la 
couleur  des  jambes  antérieurs  et  des  antennes  plus 
ou  moins  jaunes,  indiquées  par  Erichson,  varient  très 
sensiblement. 

Cyrtosus  Motsch.  Voisin  par  la  forme  des  Axi- 
notarsus, mais  avec  des  élytres  élargies  chez  les  fe- 
melles comme  chez  les  Charopus.  Elytres  simples  à 
l’extrémité  dans  les  deux  sexes.  Second  article  des  an- 
tennes du  fortement  élargi,  3:ième  allongé. 

Cyrtosus  nodicornis,  Motsch.;  deux  fois  plus  petit 
que  le  M.  bipustulatus  et  proportionellernent  plus  étroit, 
avec  une  tète  plus  large  et  les  antennes  plus  longues. 
Tout  le  devant  de  la  tète,  les  bordures  très  étroites  du 
corselet,  la  majeure  partie  des  7 premiers  articles 
des  antennes,  les  tarses  et  l’extrémité  des  élytres  d’un 
testacé  blanchâtre.  Femelle  à élytres  concolores.  — 
Algérie. 

Attalus  barbarus,  Motsch.,  de  la  taille  et  à peu- 
près  des  couleurs  du  Att.  dalmatinus,  mais  plus  étroit. 
Tête,  antennes  et  pattes  tout-à-fait  noires,  élytres  ver- 
dâtres, plus  fortement  ponctuées.  Algérie. 


56 


Hkoyuius  smtellaris,  Motscli.,  de  la  taille  et  à peu- 
près  de  la  lorme  d'un  i)etit  Corynetes  m//co///s,-  dessous 
du  corps  tète,  corselet,  écusson,  base  des  cuisses  et 
des  jambes  d’un  testacé  roussAtre;  yeux,  antennes  et 
le  reste  des  pattes  noires;  élytres  bleues,  un  peu  ru- 
guleuseinent  ponctuées.  Prolongement  lamelliforme  du 
l:ier  article  des  tarses  postérieurs  très  long.  Co- 
lombie. 

.\NTiiocoMüs  fayi,  Fondras,  de  la  forme  de  VAnth. 
equeslri'i,  mais  deux  fois  plus  petit  et  proportionelle- 
ment  plus  court,  noir,  parlie  antérieure  de  la  tête, 
base  des  antennes,  corselet,  poitrine,  limbe  extérieur 
des  élytres  et  pattes  testacées.  Chez  le  mâle  il  y a 
ordinairement  une  tache  noirAtre  sur  le  milieu  du  cor- 
selet. Elytres  sans  appendices. 

Je  l’ai  pris  en  Styric,  M.  Fondras  l’avait  décou- 
vert précédemment  aux  environs  de  Lyon. 

CoLOTES  mluralis,  Fondras,  plus  grand  que  le  C. 
trinotalm,  Er.,  avec  les  mêmes  taches  blanches  sur  les 
élytres,  mais  à corselet  complètement  noir.  France 
méridionale. 

CoLOTES  cinctus,  Motsch.,  un  peu  plus  petit  et  pro- 
portionellement  plus  large  et  plus  bombé  que  le  C. 
trinotatus.  Noir,  avec  la  tête,  les  antennes,  palpes, 
pattes,  écusson  et  limbe  des  élytres  d’un  testacé 
roussâtre. 

Je  l’ai  pris  sur  les  fleurs  des  Tamaria  qui  crois- 
sent sur  les  bords  du  Mahmudia-canal  en  Egypte. 


Helsingfors,  Imprimerie  de  la  Société  de  Litérature  Finnoise,  1854. 
Imprimatur:  H.  Molander. 


ETUDES  ENTOMOLOGIOUES, 


rédigées 

par 

Victor  he  îlîofëcOufëfti), 

^ Lieiitenanl-Colonel  d’Etat-Major,  en  retraite  <&c. 


ëitou>ieiu« 


aiutee. 


HELSINGFORS. 

Imprimerie  de  la  Société  de  Litératiirc  Finnoise, 

1854. 


Imprimatur:  H.  Molandcr. 


ETUDES  ENTOMOLOGIQUES 

IS5  I. 

31  Janvier.  Voyages:  Lettre  de  M.  de  Motschnlsky 
à M.  Ménétriés.  Motschnlsky,  Lampyrides  (continuation). 
Ménétriées,  Coléoptères  de  la  Mongolie.  Notices. 
Météorologie.  Nouveautés. 


Voyages. 

Lettre  de  M.  de  Motschnlsky  à M.  Ménétriés. 

Cairo,  snr  le  Missisippi, 
le  26  Novembre  1853. 

Ayant  manqué  le  Paquebot  de  Liverpool,  je  fus 
obligé  de  me  rendre  à bremer-hafen,  où  Je  m’em- 
barquai sur  le  bateau  à vapeur  Hansa,  qui  appareilla 
le  30  Septembre  pour  l’Amérique.  Au  lieu  de  suivre 
le  Canal  de  la  Manche,  nous  doublâmes  l’Ecosse  au 
Nord,  entre  les  îles  Ferro.  Arrivés  vers  le  61”  de 
latitude  septentrionale,  l’atmosphère  devint  assez  froide 
et  tout  aussi  calme  ([u’à  Pétersbourg  au  mois  d’ Avril; 
mais  dès  que  nous  eûmes  tourné  à l’Ouest  tout  chan- 
gea de  forme:  un  vent  impétueux  soufflait  dans  les 
voiles,  imprimait  au  navire  un  fort  mouvement  de 
roulis,  et  de  scs  sons  peu  harmonieux  nous  faisait 
pressentir  une  tempête;  effectivement,  à peine  la  nuit 

1 


2 


eût-elle  répandu  ses  voiles  épaisses,  que  survint  un 
ouragan  furieux  menaçant  de  nous  engloutir  dans 
l’abîme;  la  machine  à vapeur  éprouva  de  telles  ava- 
ries que  nous  fûmes  réduits  à ne  nous  servir  que  de 
nos  voiles,  ce  qui  retarda  notre  traversée  de  plus  de 
huit  jours,  quant  à moi,  je  souffris  beaucoup  du  mal 
de  mer,  aussi  je  ne  vous  parlerai  pas  des  délices  d’un 
voyage  à travers  l’océan;  cependant,  comme  diver- 
sions, nous  eûmes  le  spectacle  de  trombes  plus  ou 
moins  proches,  et  vîmes  des  troupes  de  Dauphins  ainsi 
que  des  volées  de  Pétrels;  j’avais  bien  espéré  ren- 
contrer quelques  baleines,  mais  aucune  n’a  poussé 
l’amabilité  jusqu’à  se  rendre  à mon  invitation;  enfin 
après  vingt  jours  de  ti’aversée,  nous  apperçumes  Long- 
Island  située  en  face  de  New-York,  et  bientôt  ensuite 
les  alentours  pittoresques  de  cette  cité.  Une  fois  dé- 
barqué, j’oubliai  mes  mésaventures,  et  quoique  fatigué, 
je  me  rendis  le  lendemain  au  Crystal-Palaco,  pour  voir 
l’exposition  des  produits  de  l’industrie  humaine,  ou 
les  Yankees  ont  voulu  éclipser  la  grande  exhibition 
de  Hyde-Park,  mais  n’y  sont  {)as  parvenus,  cependant 
j’y  remarquai  beaucoup  de  choses  intéressantes.  Comme 
cet  emplacement  est  situé  à l’une  des  extrémités  de 
la  ville,  là  où  l’homme  n’a  pas  encore  eu  le  temps 
de  détruire  les  chefs-d’oeuvres  de  la  nature,  je  pro- 
fitai de  cette  circonstance,  ainsi  que  du  beau  temps, 
pour  faire  quelques  excursions  cntomologiques.  Le 
premier  insecte  qui  me  tomba  sous  la  main  fut  une 
Passandra  nifa,  Déj.,  ensuite  les  Nitidula  grossa,  Fabr., 
Ips  4-signata,  la  jolie  Casnonia  Pensylvanica,  quelques 
Trachys  et  Thyamis  chalcea,  Déj.  Nous  ne  pouvez  vous 


3 


faire  une  idée  du  sentiment  que  j’éprouvai,  lorsque 
retournant  une  pierre,  je  vis  apparaître  une  Casnonia, 
des  Staphilinites  à formes  toutes  nouvelles  pour  moi, 
je  me  jettai  sur  tous  ces  insectes  et  finis  par  en  lais- 
ser échapper  la  majeure  partie;  le  lendemain,  après 
une  nouvelle  visite  au  Crystal-Palace,  je  revins  aux 
endroits  où  la  veille,  j’avais  pris  des  insectes;  cette 
fois,  sur  les  feuilles  d’un  Smilaæ  rotundifolia,  je  trouvai 
une  magnifique  chenille  d’une  espèce  de  Sphim',  d’un 
vert  éclatant,  offrant  sur  le  dessus  du  corps  une 
grande  tache  brune  bordée  de  blanc;  je  voulais  la 
conserver  pour  en  obtenir  le  papillon,  lorsque  je 
m’apperçus  qu’elle  était  infectée  de  larves  d’Ichneu- 
mons.  — La  Galerüa  americana  me  fit  aussi  beaucoup 
de  plaisir;  des  excursions  dans  quelques  forêts,  aux 
environs  de  New-York,  me  perrnettèrent  d’examiner 
de  vieux  troncs  de  Chênes  et  de  Platanes  propres  à 
l’Amérique;  là  je  trouvai  en  grande  quantité  des  dé- 
bris de  Parandra,  Lucanus,  Tarandus,  Osmoderma,  et 
autres  Coléoptères,  mais  qui  indiquaient  que  cette  gé- 
nération avait  déjà  rempli  le  voeu  de  la  nature;  pour 
ce  qui  concerne  les  insectes  })lus  petits,  ils  étaient 
encore  en  grand  nombre,  et  me  rappelèrent  les  formes 
de  nos  contrées  tout  en  constituant  des  espèces  dif- 
férentes; quant  aux  Perypims  rupesiris,  Dej.  Gastro- 
phijsa  polygoni,  que  je  trouvai,  ils  [irovenaient  certes 
de  l’Europe.  — On  ne  voyait  presque  plus  de  papil- 
lons, ce  que  j’attribuai  à la  sécheresse  de  l’été,  qui 
avait  détruit  la  majeure  partie  des  Heurs;  j’espère  ce- 
pendant vous  rapporter  quelques  espèces  intéressantes 
de  cette  classe  d’insectes.  On  rencontrait  en  grande 


4 


quantité  des  Hémiptères,  ainsi  que  les  Sauterelles  et 
des  Gi'illons.  Les  eaux  me  présentèrent  quelques  jolis 
Hydro])oms , les  deux  Laccobius,  d’Auhé,  et  un  grand 
Hydrophüus  que  je  ne  trouve  pas  mentionné  chez  Dé- 
jean; il  est  plus  allongé  que  notre  //.  piceus,  puis  une 
jolie  Hydraena  qui  ressemble  à la  II.  lonyipalpis,  Sch., 
le  Cyclous  arnericanus  y était  assez  commun;  une  grande 
Notonccta,  me  rappela  notre  N.  glauca,  mais  l’espèce 
américaine  présente  des  taches  noires  sur  le  dos; 
deux  ou  trois  espèces  de  Cwixa  s’y  trouvaient  égale- 
ment. — ■ Des  excursions  réitérées  dans  d’autres  loca- 
lités des  environs  de  New-York,  me  procurèrent  plu- 
sieurs Chlaenides,  Brachynides,  quehjues  Athous,  Oo- 
phorus  et  Drasterms‘1 , mais  pas  un  Bu|)restide  ni  Ma- 
lacoderme,  ni  Térédile;  par  contre,  ce  lurent  les  Bra- 
chélytres  qui  abondaient,  quelques  Falayria  et  Tachyusa 
me  firent  surtout  grand  plaisir.  — Parmi  le  Pséla- 
phiens  une  magnifique  Bryaxis  avec  des  antennes  dont 
le  second  article  de  la  massue  est  renversé  et  placé 
obliquement,  se  rencontre  sous  les  pierres  aux  bords 
, des  eaux  saumâtres;  si  cette  espèce  est  nouvelle  je 
— proposerai  de  la  nommer  B.  curvicera;  ensuite  deux 
véritables  Trimium,  dont  un  bien  plus  petit  que  l’es- 
pèce européenne.  — Les  Scydmaenides  me  présen- 
tèrent 5 ou  6 espèces  dont  une  aussi  petite  que  la 

^ Sc.  nanus,  MUrkel,  et  que  j’ai  nommée  Sc.  atomus.  — 

Plusieurs  jolis  Atomaria  et  Cryptophagus,  un  Elachistes 
extrêmement  petit,  ({uelques  Trichoplüicns  intéressants, 
entr'autres  une  Ptinella  roussâtre  qui  ressemble  beau- 
- — ^ coup  à ma  Plin.  bicolor;  je  l’ai  nommée  Pt.  dmidiata; 
une  seconde  espèce  du  môme  genre  et  très  voisine 


9 


de  la  Pt.  pallida,  pourrait  être  nommée  Pt.  lividula.  — 
Les  Glol)icornes  m’otTrirent  deux  espèces  de  Necro- 
plionis  et  quelques  [)etits  histéridcs;  le  genre  Cercyon 
parait  être  tout  aussi  nombreux  en  Amérique  qu’en 
Europe,  tandis  que  pour  les  Lamellicornes,  la  saison 
étant  trop  avancée  je  ne  trouvai  que  quelques  Aplio- 
diens.  — Les  Mélasomes  y étaient  encore  plus  lares: 
un  petit  Blapstimis  me  rappella  une  espèce  peut-être 
identique  de  la  Californie.  — Les  Mycophages  au  con- 
traire, étaient  beaucoup  plus  nombreux;  une  Orchesia, 
deux  fois  plus  allongée  que  la  nôtre  n’était  pas  rare, 
mais  elle  sautait  avec  tant  d’agilité,  que  je  ne  pus  en 
[)rendre  qu’un  petit  nombre  d’exemplaires;  je  l’ai  nom- 
mée Orch.  elongata;  plusieurs  jolis  Antliicus  habitent  les 
bords  des  eaux  salées  de  New-York,  et  je  trouvai 
même  un  individu  encore  vivant  de  VEpicauta  atrata, 
Fabr.  — Les  Longicornes  ne  m’offrirent  aucune  espèce 
tandis  que  les  Xylophages  y étaient  encore  assez  ri- 
chement représentés:  doux  Cerylon,  deux  Monotoma, 
autant  de  Rhyzophagus,  Biloma,  Bothnderes,  Sitvanus, 
Trogossita,  Laemophloeus  et  Broutes.  — Les  Rhyncoce- 
pbales.  Brachycéphales  et  Platycephales  n’otfraient  que 
peu  de  représentants.  Ajoutez  quelques  hémiptères  et 
Myriapodes  intéressants,  vous  aurez  là  toute  ma  ré- 
colte des  environs  de  New-York,  attendu  que  le  15 
Octobre  je  quittai  cette  ville  pour  visiter  d’autres  lo- 
calités dans  l’intérieur. 

Ma  première  course  fut  dirigée  vers  les  chutes 
du  Niagara,  où  j’arrivai  [)ar  une  des  plus  belles  jour- 
nées qu’on  puisse  voir,  aussi  la  cascade  m’apparut- 
elle  comme  une  scène  féerique!  Cette  énorme  quan- 


6 


titô  d’eau  qui  se  précipite  clans  un  gouffre  profond, 
toujours  rempli  d’écume  et  de  vapeurs  d’eau  conden- 
sées, forment  un  spectacle  qu’aucune  plume  quelcpie 
habile  cfu’elle  soit  ne  peut  décrire;  la  rapide  d’Imatra 
est  un  ruisseau  auprès  du  Niagara.  La  rapidité  de  la 
chute  et  sa  masse  d’eau  sont  telles  c(ue  l’on  voit  cons- 
tamment s’élever  des  nuages  de  vapeurs  condensées 
(poussière  d’eau)  qui  éclairées  par  le  soleil  réfléchis- 
sent toutes  les  nuances  de  plusieurs  arcs-en-ciel.  On 
ne  peut  cesser  d’admirer  cet  imposant  phénomène,  et 
il  faut  ajouter  que  les  environs  sont  des  plus  pitto- 
resques: l’ile  située  entre  les  deux  bras  du  fleuve  qui 
forme  la  chute,  et  qu’on  a nommée  Iris,  a conservé 
en  grande  partie  son  état  primitif  et  sauvage;  le  pont 
par  le  quel  on  y arrive  a été  construit  au  dessus  de 
rapides,  pendant  un  hiver  rigoureux  où  l’eau  fut  en 
partie  gelée.  Ce  lieu  est  un  des  plus  intéressant  pour 
le  Naturaliste;  on  y voit  des  arbres  gigantesques, 
restes  de  forêts  vierges,  la  vigne  sauvage  les  enlace 
en  tous  sens,  et  n’ajoute  pas  peu  au  pittoresque;  les 
troncs  d'arbres  morts,  que  par  respect  pour  la  nature 
on  a laissés  intacts,  me  présentèrent  un  grand  nombre 
d’espèces  de  Mycophagos  et  Xylophages  appartenant 
en  grande  partie  aux  mômes  genres  européens,  telles 
que:  Enucartkron,  Cis,  Triphyllus,  Mycetophmjus,  Cenjlon, 
Rhyzophagus,  Bothrideres,  Teredus,  &c.  ainsi  que  diffé- 
rents Latridius  et  Clypcaster.  Sous  les  pierres,  je 
trouvai  un  magnifique  Carabicjue  de  taille  et  de  forme 
analogue  à celles  de  la  Galerüa  americana  mais  qui 
par  les  couleurs  et  sa  démarche  rappelait  ces  grands 
Tar'iis  {Cymindis),  unicolores  des  Steppes  des  Khirguises 


7 


et  de  la  Sibérie;  près  de  l’eau,  une  Nebria  noire  à 
pattes  jaunes,  un  Sphaeroderus  et  plusieurs  Feronia 
voisins  de  nos  Poccilus  et  Omasms;  sous  un  tronc 
pourri,  habité  par  des  fourmis  je  pris  un  niagnilique 
Scydmamus  rouge,  ayant  les  élytres  très  convexes;  on 
pourrait  le  nommer  Sc.  sphaericus,  et  il  parait  qu’il  vit 
en  société  de  fourmis  qui,  du  reste,  présentent  bieii 
moins  de  Myrmecoptules  que  celles  de  nos  contrées; 
la  majeure  partie  des  espèces  de  Formica  et  Mprmica 
habitent  sous  terre,  et  je  n’ai  pas  vu,  jusqu'à  présent, 
aucune  espèce  qui  construisit  son  nid  en  cône  élevé 
à la  manière  de  notre  F.  rufa.  Près  des  chutes  du 
Niagara  je  rencontrai  une  espèce  A'Âstacus  qui  me 
parait  très  voisine  de  l’espèce  du  fleuve  Schilka,  dans 
la  Sibérie  orientale;  mise  dans  l’eau  bouillante  ou  dans 
l’esprit-de-vin,  elle  ne  change  pas  sa  couleur  noirâtre, 
les  pinces  sont  fortement  ponctuées.  Dans  les  envi- 
rons du  Niagara,  croit  en  abondance  l’Erable  à sucre 
(Acer  saccliarinum)  dont  la  sève  donne  un  sucre  par- 
faitement semblable  à celui  de  la  canne.  — C’est  aussi 
sur  les  frontières  du  Canada  que  je  vis  pour  la  [)re- 
inière  fois  les  restes  de  ces  tribus  d’indiens  qui  ont 
été  systématiquement  exterminées  par  ces  nations  qui 
prétendent  propager  une  tolérance  [)arfaite. 

Vers  le  20  Octobre,  le  temps  changea  tout-à- 
coup,  un  froid  assez  piquant  se  fit  sentir,  les  eaux  se 
recouvrirent  d’une  légère  couche  de  glace,  et  le  som- 
met des  collines  qui  traversent  l'état  de  New-York, 
se  montrèrent  blanchis  par  la  neige;  ce  changement 
de  température,  qui  était  survenu  tout  aussi  subite- 
ment qu’on  le  remarque  souvent  à S:t  Pétersbourg, 


8 


parait  être  pour  l’iiomme  plus  nuisible  eu  Amérique 
qu'en  Europe;  c’est  probablement  aussi  pourquoi  nos 
arbres  d’Europe  s’acclimatent  si  difficilement  en  Amé- 
rique. Cet  abaissement  soudain  de  la  température 
avait  engourdi  tous  les  insectes  qui  n’avaient  pas  eu 
le  temps  de  se  réfugier  dans  leur  quartier  d’hiver, 
c’est  ce  qui  me  permit  d’en  prendre  plusieurs,  même 
sous  la  neige;  parmi  ceux-ci,  je  citerai:  un  Sunnius 
jaune  et  un  Anisotoma^  qui  furent  les  [)lus  intéressants; 
sous  l’écorce  d’un  vieux  érable,  je  pris  quelques  Upis, 
et  sous  les  racines,  des  Tachinus,  Anthicus  et  Niti- 
dularia. 

Les  bords  du  Lac  Erié  sont  complètement  sablo- 
neux  et  déserts,  je  n’y  rencontrai  pas  même  de  co- 
quillages. Quoique  moins  étendus  que  notre  Ladoga, 
les  lacs  du  Nord  de  l’Amérique  sont  fort  dangereux 
pour  la  navigation,  et  l’on  a chaque  année  à regretter 
la  perte  de  plusieurs  navires;  moi- même  je  rencontrai 
les  débris  d’un  bateau  à vapeur  naufragé.  — La  ville 
de  Boullalo,  située  sur  les  bords  du  lac  Erié  ne  m’of- 
frit rien  digne  de  remarque;  je  quittai  cette  contrée, 
où  l’hiver  paraissait  vouloir  s’installer,  pour  me  rendre 
à Cleveland,  autre  ville  sur  les  bords  du  lac  Erié,  où 
j’arrivai  précisément  la  veille  d’un  dimanche,  jour  où, 
dans  ce  pays,  chacun  est  esclave  d’une  coutume  fa- 
natique qui  défend  toute  occupation;  la  ville  de  Cleve- 
land, plus  jolie  que  Bouffalo,  est  située  sur  les  bords 
élevés  du  lac,  et  entourrée  de  forêts;  je  fis  aux  en- 
virons une  excursion  qui  me  procura  plusieurs  jolis 
insectes,  entr'autres  un  [)etit  Clerus  d’un  beau  rouge, 
une  Trogossita  en  grand  nombre  d’exemplaires,  le  Tants 


9 


{Cymindis)  pubescens,  et  plusieurs  autres  Coléoptères.  — 
Un  jour  plus  tard,  j’étais  à Cincinnati  sur  l'Oliio,  cette 
ville  centrale  des  Etats-Unis,  d’où  partent  ces  gigan- 
tesques Pyroscapes  riverains,  qui  parcourent  le  Missi- 
sippi,  et  qui  ont  tant  de  fois  donné  lieu  à des  catas- 
trophes terribles,  comme  en  sautant  en  l’air  ou  en 
brûlant  sur  l’eau.  La  ville  de  Cincinnati,  sur  les  rives 
de  l’Ohio,  était  encore  un  village  il  y a 25  ans,  et 
maintenant  on  y compte  200,000  âmes;  cette  ville, 
ainsi  que  la  plu|)art  des  autres  villes  des  Etats-Unis, 
présente  peu  d’intérôt  pour  le  voyageur,  à moins  qu’il 
ne  soit  ou  un  négociant  ou  un  homme  avide  d’entre- 
prises spéculatives.  Pour  moi,  je  me  rendis  de  suite 
chez  M.  Longworth,  amateur  infatigable  de  la  culture 
de  la  vigne,  surtout  de  la  vigne  américaine,  (Catawba, 
vitis  labrusca),  dont  il  est  parvenu  à produire,  de 
concours  avec  M.  M.  Zimmermann,  un  vin  qui  promet 
de  rivaliser  avec  certains  crus  estimés  de  vins  du 
Rhin;  il  n’y  a pas  de  doute,  qu’avec  la  parsévérance 
américaine,  cette  culture  ne  prenne  sous  [)eu  un  tel 
développement  qu’elle  puisse  faire  concurrence  aux 
produits  de  l’ancien  monde.  Tout  en  parcourant  les 
vignobles  de  M.  Longworth,  je  trouvai  plusieurs  jolies 
Cicadelles  sur  les  feuilles  déjà  jaunies,  vù  la  saison 
avancée;  puis  je  visitai  les  montagnes  qui  environnent 
la  ville,  et  dans  un  arbre  creux  je  trouvai  les  débris 
du  rare  Sandalus  niyer;  ces  montagnes  sont  formées 
d’un  calcaire  à pétrifications  singulièrement  bien  con- 
servées, on  y voit  des  Coraux  et  autres  Polypiers, 
comme  ajustés  au  roc  dans  une  position  semblable  à 
celle  qu’ils  doivent  avojr  eue  dans  la  nier,  et  même 


10 


quelques  uns  avaient  conservé  leurs  couleurs,  preuve 
évidente  que  le  phénomène  qui  fit  périr  tous  ces 
êtres  a agi  sans  secousses.  — Une  troisième  excur- 
sion me  procura  un  magnifique  Formicomus,  et  sur  le 
rivage  de  l’Ohio  je  trouvai  ce  singulier  Unio  (?)  à 
valves  épaisses,  qui  a parfaitement  l'aspect  d’une  co- 
quille marine.  Vis-à-vis  de  Cincinnati  est  située  la  cité 
de  Cawington,  dans  l’Etat  do  Kentucky;  aux  environs 
de  cette  ville  je  pris  le  magnifique  Cucvjus  clavipes, 
la  Ptmandra  ru  fa  — de  grandeurs  très  différentes,  le 
Colydium  americanum,  le  Passalus  cornutus,  plusieurs  pe- 
tites espèces  encore  plus  intéressantes,  et  quelques 
Hélix  également  assez  remarquables. 

Je  profitai  du  temps  devenu  favorable  pour  con- 
tinuer mon  voyage  vers  le  sud.  — Ce  fut  dans  la 
ville  de  Lexington,  que  je  vis  pour  la  première  fois 
de  CCS  arbres  qui  indiquent  l’approche  des  tropiques; 
le  fruit  de  mes  recherches  fut:  une  Lehia  verte  à cou 
rouge,  voisine  de  notre  L.  chlorocephala,  un  Anthicus 
à élytres  rousses,  un  Pieslus,  une  grande  Falagria  et 
d’autres  Coléoptères,  ainsi  que  deux  espèces  de  Bu- 
limus;  parmi  les  jiierres,  auprès  du  cimetière  de  cette 
ville,  je  découvris  un  fragment  de  l’omoplate  d’un 
Mastodonte,  mais  trop  pesant  pour  que  je  puisse  le 
prendre  avec  moi.  — De  Lexington  je  partis  pour 
Louiseville,  aussi  dans  le  Kentucky,  et  de  là  à l’aide 
d’une  détestable  diligence  je  gagnai  le  village  nommé 
Belle,  dans  les  environs  du  quel  est  situé  la  fameuse 
grotte  dite  "Grotte  des  Mammouth’’;  de  la  pluie  à plu- 
sieurs reprises,  un  terrain  argileux  fortement  humecté 
rendirent  notre  position  des  .plus  gênantes  dans  le 


11 


Stage  (diligence),  puis  au  relais  un  mauvais  dîner,  fort 
cher,  voilà  quels  furent  les  agréments  d’un  voyage  à 
la  grotte  dite  ” Mammouth-Cave.”  Nous  nous  rendîmes 
de  suite  dans  les  galleries  souterraines,  dont  on 
compte  un  très  grand  nombre;  c’est  une  grotte  cal- 
caire, qui  ne  présente  que  fort  peu  de  Stalactites, 
quoiqu’on  rencontre  parfois  des  lacs,  des  ruisseaux  et 
des  cascades.  Comme  toutes  les  grottes,  celles-ci 
présente  des  parties  pittoresques  et  bizarres,  dont  les 
noms  ne  sont  guères  moins  extraordinaires;  ainsi  un 
passage  étroit  est  appelé  le  Miserere  de  l’hmme  replet, 
un  endroit  escarpé  la  descente  d’un  amant  désespéré, 
une  grotte  de  l’éléphant,  l’aigle  américain,  la  couronne 
impériale,  enfin  il  y a môme  des  dénominations  poé- 
tiques pour  certains  lieux,  telles  que,  un  ciel  éclairé 
par  les  astres,  le  passage  des  nuages,  &c.  &:c.  — Nous 
entrâmes  dans  la  Mammouth-Cake  à 11  heures  du  ma- 
tin, et  n’en  sortîmes  que  vers  les  7 heures  du  soir, 
étant  descendus  à une  profondeur  de  350  pieds  au 
dessous  du  sol. 

Durant  notre  excursion  dans  la  grotte,  nous  tra- 
versâmes en  bateau  un  lac  souterrain  d’une  demie- 
heure  de  longueur;  l’eau  de  ce  lac  est  limpide  et  ha- 
bitée par  des  Poissons  [Amblyopsis  spelacens,  Tellkampf.) 
et  des  écrevisses  aveugles,  mais  on  n’y  trouve  pas 
de  Proteus;  cet  intéressant  poisson  a quatre  pouces  de 
long,  dont  la  tôte  seule  en  mesure  le  quart,  il  est 
d’un  blanc  rose,  quant  à l’écrevisse,  elle  est  blanche, 
de  la  forme  et  presque  de  la  taille  de  l’Âstaats  fluvia- 
tilis,  avec  les  antennes  très  longues,  et  en  tout  fort 
différente  de  l’écrevisse  des  grottes  lllyriennes;  après 


bien  des  recherches,  je  parvins  enfin  à retrouver 
\' Anophlhalmm  Teltkanipfii,  et  une  autre  espèce  plus 
petite,  que  je  me  fais  un  [)laisir  de  vous  dédier;  je 
trouvai  aussi  une  belle  espèce  de  liatyscia,  à corselet 
très  large  et  qui  pourrait  être  nommée  B.  thoracica, 
puis  une  sauterelle  aptère,  voisine  de  celle  qu’on 
trouve  dans  la  grotte  d’Adelsberg,  mais  qui  a les  an- 
tennes encore  plus  longues  et  des.  yeux  noirs,  bien 
distincts,  de  môme  une  Ligia  et  une  Podarella  blanche, 
ainsi  qu’une  arraigné  blanche;  tous  ces  insectes  se 
rencontraient  dans  les  endroits  les  plus  éloignés  et  les 
plus  profonds  de  la  gi  otte.  — Dans  les  forêts  qui  en- 
vironnent ces  souterrains,  je  ramassai  les  fruits  de 
l’Acacia  à sucre,  dont  les  semences  contenaient  un 
beau  Bnichus  gris  d’une  très  grande  taille. 

A[)rès  avoir  pris  congé  de  ce  monde  souterrain, 
je  fus  obligé  de  remonter  dans  mon  détestable  stage, 
qui  me  conduisit  à Nashville,  située  à-peu-près  aux- 
mêmes  latitudes  que  la  Sicile  et  l’Egypte.  Le  temps 
était  magnifique,  et  quoiqu’au  b Novembre,  il  faisait 
si  chaud  qu’un  paletot  de  drap  me  gênait  dans  les 
excursions  que  je  fis  aux  environs  de  cette  ville.  Je 
pris  un  grand  nol^dJre  de  petits  insectes  des  plus  in- 
téressants surtout  des  familles  Staphilinites,  Psélaphiens 
et  Curculionite^  je  trouvai  VElmis  rayée  de  jaune,  que 
mon  ami  Mfirkel  de  Wiihlen,  m’avait  communiqué  la 
veille  de  mon  départ  pour  l’Amérique;  cet  insecte  vi- 
vait dans  un  petit  ruisseau  qui  se  jette  dans  le  fleuve 
Cumberland,  et  je  |)ropose  de  le  nommer  Elmis  ou 
plutôt  Stctielmis  Mürkelii;  mais  la  trouvaille  la  plus  in- 
téressante que  je  fis  fut  un  Scarabaeus  tytim,  je  n’eus 


13 


jamais  cru  (jue  cet  insecte  s’avançât  autant  vers  le 
Nord.  Les  rives  du  Cumberland,  où  se  trouve  située 
Nashville,  avec  son  magnifique  pont  suspendu,  m’en- 
richirent de  deux  espèces  de  Conus,  ou  de  quelqu’- 
autre  genre  voisin,  dont  je  n’avais  jamais  vû  de  re- 
présentants, dans  les  eaux-douces.  — Nashville  parait 
être  la  Capoue  des  Etats-Unis;  on  me  dit  que  dans 
cette  ville  il  y avait  un  Musée  paléontologique  et 
botanique,  mais  je  ne  pus  les  voir;  du  reste,  il  ne 
faut  pas  s’imaginer  que  les  Musées,  dans  ce  pays, 
soient  ce  qu’on  entend  chez  nous  sous  ce  nom;  en 
Amérique,  un  Musée  est  un  lieu  de  récréation  pour  le 
peuple  et  non  pour  le  savant,  aussi  le  Musée  est-il 
placé  ordinairement  dans  le  même  bâtiment  que  le 
théâtre,  une  ménagerie  est  annexée  à quelques  col- 
lections très  mal  conservées  et  non  déterminées,  et 
on  y entre  moyennant  25  sous;  le  jour  on  y voit  des 
Girafes  sauvages,  le  soir  des  Girafes  apprivoisées! 

De  Nashville,  je  descendis  le  fleuve  Cumberland, 
en  bateau  à vapeur  jusqu’à  Paduca,  petit  bourg  situé 
tout  près  du  Missisippi;  c’était  encore  un  Dimanche, 
alors  je  ne  pouvais  bouger,  et  je  dus  passer  mon 
temps  à faire  des  excursions;  plusieurs  Rhychocephala  et 
Brachycephala  ainsi  qu’un  joli  Tetragonoderus  me  firent  le 
plus  grand  plaisir.  .Te  continuai  ensuite  mon  voyage 
jusqu’au  Cairo,  sur  le  Missisippi,  mais  le  temps  pluvieux 
ne  me  permit  pas  de  faire  la  chasse  aux  insectes;  je 
voyais  que  l’automne  tirait  à sa  fin,  et  qu’il  fallait 
penser  au  retour,  d’autant  plus  que  la  fièvre  jaune 
et  le  choiera  menaçaient  de  me  venir  à la  ren- 
contre. 


14 


A Louisville,  je  trouvai  une  Languria  bicolor  et  à 
Cincinnati  une  esi)èce  du  genre  Cephennium  {C.  sub- 
quadratum,  m.),  une  Anisarthria  et  une  Nemozoma. 
Dans  les  eaux  do  l’Ohio  on  pécha  une  grande  Ano- 
donta,  dont  l’intérieur  est  d’une  belle  couleur  violette, 
et  un  Unio  qui,  à l’extérieur,  présente  des  aspérités 
tuberculeuses,  si  cette  espèce  est  nouvelle,  le  nom  de 
Unio  tuberculata  lui  conviendrait  assez.  Je  ne  puis 
passer  sous  silence  les  poissons  que  je  lis  pécher  dans 
rOhio,  pendant  mon  séjour  à Cincinnati:  un  des  plus 
singulier  est  sans  contredit  le  Spoon-Fish,  ou  poisson- 
cuiller  dont  le  front;  se  prolonge  en  forme  de  cuiller 
et  qui  occupe  plus  de  la  moitié  de  la  longueur  du 
corps,  celui-ci  est  mollasse  et  composé  en  partie  de 
graisse;  j’ai  vû  des  exemplaires  de  quatre  pieds  de 
long.  Une  autre  espèce  curieuse,  est  le  Paar  de  la 
forme  à-peu-près  d’une  anguille,  mais  plus  court,  avec 
un  museau  très  long  et  très  mince;  les  pécheurs 
m’assurèrent  qu’en  frottant  ce  poisson  sur  la  tête,  avec 
du  fer,  on  appercevait  une  lueur  électrique.  L’estur- 
geon de  l’Ohio  est  d’un  jaune  grisâtre  en  dessus,  et 
blanc  en  dessous,  il  atteint  quelquefois  dix  pieds  de 
longueur  et  pèse  jusqu’à  deux  cents  livres.  Un 
poisson  qu’on  nomme  Carpe  diffère  tout  autant  de  la 
carpe  d’Europe,  que  le  soit-disant  hareng  de  l’Ohio, 
de  celui  de  la  Hollande.  Un  très  joli  poisson  est  le 
Sand-Fish  ou  Sun-Fish,  qui  par  ses  couleurs,  d’un 
rouge  doré,  ressemble  effectivement  à ces  poissons 
dorés  de  la  Chine,  qu’en  Europe  nous  élevons  dans 
des  vases. 


15 


Voici  ma  rélation  pour  cette  fois,  plus  tard  j’es- 
père vous  donner  des  nouvelles  sur  les  découvertes 
que  je  compte  faire  au  printemps  prochain. 

Adieu,  &c. 

Victor  Motschulsky. 


l cl  III P y r i d c S 

par 

V.  de  M. 

(Conliniiation.) 

93,  Platylampis  latiuscula,  Mannh.,  taille  de  la  L. 

splendidtila,  mais  à-peu-près  du  double  plus  large,  et 
fortement  ovalaire.  D’un  noir  brunâtre;  corselet,  une 
tache  allongée  latérale  sur  les  élytres,  cuisses  anté- 
rieures et  articulations  des  pattes  de  couleur  testacé- 
hlanchàtre;  base  des  antennes  et  des  palpes,  ainsi  que 
les  parties  de  la  bouche  plus  ou  moins  brunâtres. 
Tout  le  corps  ünement  ponctué  et  recouvert  d’un  duvet 
grisâtre,  qui  devient  jaunâtre  sur  les  taches  claires. 
Long.  3 Va  !•  — 1%  I-  Colombie. 

94,  Diaphanes  luniger,  M.,  plus  allongé  que  la  L. 

noctiluca,  avec  le  corselet  plus  étroit  et  les  élytres  plus 
ovales;  tout  l’insecte  est  brun,  avec  les  bords  latéraux 
du  corselet,  des  élytres  ainsi  que  l’écusson  de  couleur 
testacée;  corselet  réticulé.  Long.  6^^  *• 

Indes  orientales  (Agra). 

95,  Diaphanes  indicus,  M.,  un  peu  plus  grand  que 
le  L.  maurilanims  et  surtout  plus  allongé.  Couleurs 
analogues,  à l’exception  du  de.ssous  du  corps,  les 


16 


jambes,  tarses,  antennes  et  palpes  qui  sont  de  teinte 
plus  foncée.  La  bande  marginale  jaune  du  corselet 
et  des  élytres  est  plus  large  que  chez  le  D.  luniger. 
Long.  5%  1-  — lai’g-  2 1.  Indes  orientales  (Hym- 
malaja). 

Les  Lampjjris  nopalensis,  Gray,  et  fiiscipennis,  Guérin, 
paraissent  être  des  Diaphanes. 

96,  Lychnebius  aduslus,  M.,  plus  large,  plus  dé- 
primé et  plus  dilaté  que  la  L.  noctiluca.  D’un  testacé 
clair,  avec  une  tache  oblongue  longitudinale  sur  le  mi- 
lieu de  chaque  élytre,  les  ailes,  les  antennes,  les 
jambes,  les  cuisses  et  les  quatre  premiers  segments 
de  l’abdomen  noirâtres.  Yeux  obscurs  avec  un  reflêt 
métallique  violet.  Long.  5 1.  — larg.  2^/^  1.  lava. 

97,  Lampuonetes  mauritanica,  F.,  plus  grande  que 
la  L.  noctiluca;  corselet  plus  allongé,  élytres  plus  at- 
ténuées postérieurement.  De  couleur  testacé-roussâtre, 
brunâtre  sur  les  élytres  et  les  tarses.  Yeux  noirs. 
Long.  6 1.  — larg.  2^^  1.  Barbarie  et  Espagne. 
(Cadix.) 

Femelle,  avec  des  élytres  rudimentaires  presque 
de  la  longueur  de  la  moitié  du  corselet  et  avec  les 
angles  extérieurs  prohéminents.  Couleur  jaunâtre. 

98,  Lampronetes  membranacea,  M.;  voisine  de  la 
précédente.  Corselet  plus  court,  et  de  teinte  plus 
pâle,  ainsi  que  l’écusson  et  les  bords  des  élytres. 
Partie  supérieure  du  dernier  segment  de  l’abdomen 
plus  arrondi  et  moins  distinctement  sinué,  ce  qui 
lui  donne  une  forme  plus  triangulaire  et  plus  obtuse. 
Long.  5 Va  1.  — larg.  2 1.  Géorgie  russe. 


17 


Femelle  à élytres  distinctes  avec,  les  angles  ex- 
térieurs très  prohéininents.  Couleur  brunAtre. 

99,  Lampiionetes  Zenckeri,  Germar;  voisine  aussi 
de  la  L.  mauritanica,  mais  à élytres  plus  allongées, 
moins  atténuées  postérieurement.  Corselet  plus  étroit. 
Partie  supérieure  du  dernier  segment  de  l’abdomen 
plus  rétréci  postérieurement,  moins  proliéminent  à son 
milieu,  sinuosités  plus  faibles.  Long.  5 1.  — larg.  1%  1. 
Dalmatie. 

100,  L.ampkonetes  nigripennis,  Wiedcman;  un  peu 

plus  grande  et  surtout  |)Ius  allongée  que  la  L.  Zenc- 
keri. Couleurs  plus  obscures  [)rincipalement  sur  le 
milieu  du  corselet;  suture  et  bords  latéraux  des  élytres 
de  teinte  foncée.  Partie  supérieure  du  dernier  seg- 
ment de  l’abdomen  en  carré  transversal,  et  deux  fois 
sinué.  Long.  5 Va  1-  — It'Ls;.  1%  1.  Cap  de  bonne 
Espérance.  , 

101,  Jj.4Mi>RONETES  augiislatn,  M.,  plus  petite  et  en- 
core plus  étroite  que  la  précédente.  Corselet  plus 
petit,  plus  court  et  plus  obscur  sur  le  disque;  élytres 
sans  bordures  claires.  Partie  supérieure  du  dernier 
segment  de  l’abdomen  prolongé  en  triangle;  lobes  du 
prolongement  aigus  et  transparents.  Long.  5 1.  — 
larg.  l'/a  1.  Caucase. 

102,  Lampiionetes  caspica,  M.,  proportionellement 
plus  déprimée,  plus  large  et  plus  dilatée  que  chez  les 
espèces  précédentes,  mais  de  môme  couleur.  Corselet 
un  peu  rétréci  en  arrière.  Elytres  moins  atténuées  et 
faiblement  bordées  de  jaune  du  côté  de  la  suture. 
Partie  supérieure  du  dernier  segment  de  l’abdomen  en 

O 


18 


carré  transversal,  deux  fois  sinué  et  à peine  pro- 
liéminent  à son  milieu.  Long.  4%  I.  — larg.  1^^.  1. 
Sur  le  littoral  de  la  mer  Caspienne  près  des  frontières 
de  la  Perse. 

103,  La.«i>uonetes  lobata,  M.,  heaucoup  plus  [)etite 
et  propor'tionellement  plus  courte  ([ue  la  L caspica. 
De  couleur  analogue,  mais  le  discjue  du  corselet  et  la 
partie  médiane  de  l’abdomen  sont  de  teinte  plus  fon- 
cée ainsi  que  les  élytres.  Partie  su[)érienre  du  der- 
nier segment  de  l’abdomen  en  carré  transversal  et 
deux  fois  échancré,  ce  qui  forme  trois  angles  égale- 
ment prohérninents.  Long.  3 1.  — larg.  1 1/3  I.  — 
Mongolie. 

Au  genre  Lampronetes  paraissent  encore  apparte- 
nir Lcmpyris  dyluatia,  Hurchell-Laporte,  et  L.  libani  du 
dernier  de  ces  auteurs.  La  première  vient  tlu  Cap, 
l’autre  de  Syrie. 

104,  l^AMVROTOMus  onmtalis,  Falderman.  Elytres 
et  disque  du  corselet  d’un  brun-noirâtre,  celui-ci  lar- 
gement bordé  de  jaune  blanchâtre;  le  dessous  du 
corps,  les  pattes  et  l’écusson  sont  de  cette  dernière 
teinte.  Femelle  avec  tous  les  segments  de  l’abdomen 
bordés  étroitement  de  couleur  testacée;  élytres  rudi- 
mentaires très  courtes,  mais  distinctes;  l’écusson  grand 
proliéminent,  semilunaire.  <5  long.  5 1.  — larg.  2 1. 
— Ç long.  6 1.' — larg.  2%  1.  M.  S.t  P.  Caucase 
occidental. 

La  figure  donnée  de  cet  insecte  dans  la  Fauna 
transcmcasica  de  Falderman  est  complètement  mauvaise, 
l’insecte  étant  beaucoup  plus  large,  et  ayant  les  élytres 
parallèles  et  non  atténuées. 


19 


105,  Lampkotomus  caucasicus,  M.,  voisin  du  précé- 
dent, mais  un  peu  plus  petit,  [)Ihs  étroit  et  de  teinte 
plus  claire  et  plus  jaunâtre.  Corselet  plus  étroit.  Ner- 
vure médiane  ties  élylros  plus  fortement  marquée. 
Dernier  segment  de  l’abdomen  presqu’clliptique,  et 
faiblement  sinué  au  milieu  du  bord  postérieur.  Long. 
4y2  1.  — liirg.  12/3  I.  Alpes  du  Caucase.  (Kasbeck.) 

106,  L.tMPYius  Imitanica,  M.,  voisine  de  la  L. 
noctiluca  avec  la([uelle  on  la  confond  souvent.  Elle 
est  de  forme  plus  ramassée,  plus  parallèle,  le  corselet 
est  plus  grand.  D’un  brun  noirâtre;  dessous  de  l’ab- 
domen, bords  du  corselet  et  des  élytrcs,  extrémité 
de  l’écusson,  base  des  antennes,  front,  cuisses  et  jam- 
bes do  teinte  testacée.  Nervures  des  élytres  bien 
marciuées.  Taches  transparentes  do  la  partie  anté- 
rieure du  corselet  très  étioites.  On  remarque  une 
prohéminence  vers  le  milieu  du  bord  latéral  du  der- 
nier segment  supérieur  de  l’abdomen.  Long.  5 1.  — 
larg.  1%  1.  Portugal  et  France  méridionale. 

107,  L.viupyius  depressiuscula,  M.,  taille  et  couleurs 
de  la  L.  noctiluca,  mais  plus  déprimée  et  plus  élargie 
vers  la  partie  jjostérieure  des  élytres.  Angles  posté- 
rieurs du  corselet  distinctement  prolongés  en  arrière, 
deux  taches  blanchâtres  lunaires  à la  partie  antérieure, 
sur  lesquelles  se  trouvent  des  petites  taches  oblongues 
transparentes.  Dernier  segment  de  l'abdomen  comme 
chez  la  L.  lusüanica.  Femelle  avec  des  élytres  rudi- 
mentaires brunes,  arronilies,  d’une  ‘/a  ligne  de  dia- 
mètre; écusson  grand,  large,  avancé  et  tronqué  à l’ex- 
trémité. (j*  long.  5 1.  — larg.  2 1.  — long.  5*^  1. 
larg.  2V4,  1.  Géorgie  russe. 


20 


108,  Lampykis  costalis,  M.,  voisine  de  la  L.  nocti- 

hica,  mais  de  couleur  plus  noirâtre,  surtout  sur  le 
corselet,  qui  ne  présente  de  teinte  testacée  que  les 
taches  transparentes  et  les  angles  postérieurs.  Le 
dessous  du  corps  brunâtre.  Nervures  des  élytres 
distinctes  et  plus  nombreuses;  angles  postérieurs  du 
corselet  plus  saillants  et  plus  aigus.  Long.  5 1.  — 
larg.  1.  Arménie. 

Il  parait  que  c’est  l’espèce  que  Faldermann  a fait 
rei)résenter  dans  sa  Fauna  Transcaucasica,  tandis  que 
la  description  qu’il  en  donne  appartient  à un  insecte 
fort  différent. 

109,  L.\.mpyris  dncla,  M.,  taille  et  couleurs  de  la 
L.  noctiluca,  mais  avec  les  élytres  étroitement  bordées 
de  teinte  testacée.  Corselet  plus  élargi  postérieure- 
ment. Partie  supérieure,  du  dernier  segment  de  l’ab- 
domen plus  triangulaire,  et  dont  l’extrémité  est  plus 
prolongée;  lobes  plus  droits.  Femelle  avec  des 
élytres  rudimentaires  peu  distinctes  et  de  couleur  tes- 
tacée, premier  segment  mésothoracique,  ayant  son 
bord  postérieur  droit.  long.  5 1.  — larg.  1%  1. 
Ç long.  5 1.  — larg.  2 I.  ïauride. 

110,  L.iMPYRis  noctiluca,  L.,  forme  parallèle  de  la 
Oripa  [Cantliaris)  fusca.  D’un  brun  noirâtre;  dessous 
de  l’abdomen,  bords  du  corselet,  front,  cuisses  et 
jambes  testacées;  suture  vers  l’écusson  et  bords  exté- 
rieurs vers  l’extrémité  un  peu  plus  claires  que  le  reste 
du  corps.  Partie  supérieure  du  dernier  segment  de 
l’abdomen  transversal  et  prolongé  en  angle  au  milieu 
du  bord  postérieur.  Lobes  saillants,  aigus.  Le  mâle 
ne  luit  pas  et  n’a  pas  de  segments  phosphorescents 


21 


sur  l'abdoiuen.  Foiiielle  sans  riiiliments  d’élytres,  à 
premier  segment  mésothoracique  élargi  en  arc  posté- 
rieurement. — Q long.  4 Va  1 V2  I-  — 

Ç long.  6 1.  — larg.  2 1.  — S:t  Pétersbourg  en  Juin. 
Russie  méridionale. 

111,  La.im’yris  longipennis,  M.,  voisine  de  la  L. 

noctiluca,  mais  plus  atténuée  en  arrière,  avec  le  cor- 
selet plus  court,  et  plus  large  postérieurement;  les 
élytres  plus  allongées  à nervures  plus  distinctes.  Tète 
et  yeux  plus  petits.  Long.  4 Va  1.  — larg.  1 1- 

Pyrennées  orientales. 

112,  Lampyris  limbata,  M.,  plus  petite  que  la  L. 
noctiluca,  avec  les  bords  du  corselet  et  des  élytres 
d’une  teinte  testacée  presque  blanche.  Nervures  des 
élytres  plus  fortes.  Corselet  plus  transversal  et  plus 
élargi  postérieurement.  Partie  supérieure  du  dernier 
segment  de  l’abdomen  plus  prolongé  en  f)ointe.  Lobes 
plus  saillants.  Femelle  sans  élytres  rudimentaires, 
avec  les  premiers  segments  mésothoraciques  à teinte 
rosée  et  tout  l’abdomen  recouvert  d'une  pubescence 
très  courte  et  grisûlre.  Long.  4 1.  — arg.  1 */.,  1. 
Géorgie  russe.  (Kakhétie.) 

113,  Lampyris  brevicolUs,  M,  couleurs  de  la  L. 
noctiluca,  mais  taille  plus  petite,  et  surtout  le  corselet 
et  les  élytres  plus  courts;  bords  latéraux  de  ces 
dernières  presqu’uuicolores,  nervures  saillantes.  Partie 
supérieure  du  dernier  segment  de  l’abdomen  triangu- 
laire et  bien  saillant;  lobes  aigus.  Femelle  sans 
rudiments  d’élytres,  mais  avec  une  tache  rougeâtre 
sur  chaque  angle  postérieur  du  Lier  et  du  2:d  seg- 
ment mésothoracique;  bord  du  premier  prolongé  en 


angle;  tous  les  bords  postérieurs  des  segments  de 
l’abdomen  testacés.  long.  3%  1.  — larg.  1 1.  — 

long.  4 1.  — larg.  2 1.  — Géorgie  russe. 

114,  Lampyris  Ihoracica,  M.,  taille  et  couleurs  de 
la  L.  mcliluca,  mais  à corselet  plus  court  et  les  élytres 
plus  larges  à leur  base;  nervures  plus  fortes;  lobes 
plus  obtus.  Femelle  .sans  élytres  rudimentaires,  mais 
avec  des  taches  d’un  blanc  jauuAtre  aux  angles  posté- 
rieui's  de.s  deux  ju’emiers  segments  inésothoraciques, 
et  sur  les  bords  des  derniers,  vers  l’extrémité  de 
l’abdomen.  Long.  4y2  I.  — larg.  1.  Nord  de  la 
Sibérie  orientale.  (Tourldnsk.) 

115,  Lampyius  obscurella,  M.,  forme  de  la  L.  nocti- 
luca,  mais  plus  petite.  Corselet  moitié  plus  court, 
angles  postérieurs  plus  droits;  élytres  plus  allongées, 
nervures  jFius  saillantes,  (femelle  sans  élytres  rudi- 
mentaires) granulées  et  faiblement  pnbescentes;  tous 
les  bords  des  segments  rie  l’abdomen  de  teinte  claire 
plus  ou  moins  rosée.  Long.  4V;j  1-  — larg.  1 Yg  1. 
Sibérie  orientale. 

Outre  les  espèces  citées  plus  haut,  paraissent 
appartenir  à ce  genre:  L.  anliqua  Brullée  de  Grèce, 
L.  Sencki,  Villaret,  d’Italie  et  L.  compima,  Gyllh.,  du  Cap. 

116,  Lamproiuza?  marginella,  Hope,  cpiatre  fois 
plus  grande  (|ue  la  L splendidula  et  de  couleur  plus 
jaunâtre,  surtout  le  dessous  du  corps  et  la  suture  des 
élytres.  Taches  trans|)arentes  de  la  partie  antérieure 
du  corselet  moins  marcpiées.  Long.  6 ‘/g  1.  — larg. 
3 1.  Indes  orientales.  (Ilymalaja.)  M.  S:t  P. 

117,  Lamproiuza?  Mulsantii,  Kie.seinvetter,  plus 
grande  et  sui-tout  plus  allongée  rpie  la  L.  aplrndidula, 


et  facile  à distinguer  par  la  couleur  obscure  de  l’ah- 
donien;  sans  indices  de  segments  phosphorescents. 
Long.  4 1.' — larg.  1 Lg  I.  Pyrennées  oi'ientales. 

118,  L.4MPR01UZA  splendidula,  L.,  plus  petite  et 
surtout  plus  coui'te  que  la  L.  noclüuca;  couleur  plus 
noirâtre.  Corselet  transversal,  avec  une  carène  longi- 
tudinale sur  le  disque,  angles  postérieurs  saillants  et 
un  peu  coupés  en  dedans.  Poitrine  et  pattes  |)lus 
claires  que  le  reste  du  corps.  Femelle  à élytres  ru- 
dimentaires aussi  fortement  développées  que  chez  les 
Phosphaenus,  et  qui  permettent  de  voir  un  écusson  trian- 
gulaire. Lobes  des  segments  do  l’abdomen  arrondis 
et  peu  saillants.  Long.  3%  I.  — larg.  1%  I.  Europe 
septentrionale  et  Alpes  do  la  Carniole,  de  la  Suisse 
et  du  Caucase. 

119,  L.ampiugera  Boyei,  De  llaan,  forme  d’un 
ovale  arrondi,  convexe.  Couleur  testaeôe;  disque  du 
corselet,  élytres,  antennes  et  [)attes  brunes.  Long.  8 1. 
— larg.  4 1.  Sumatra.  M.  S:t  P. 

120,  Phosphaenus  hemiptervs,  F.,  plus  petit  et  sur- 
tout plus  étroit  et  plus  déprimé  que  la  femelle  de  la 
L.  splendidula;  corselet  plus  allongé,  noir,  peu  luisant, 
granulé.  Corselet  aussi  long  que  large,  côtés  latéraux 
atténués  antérieurement.  Elytres  deu.x  fois  plus  lon- 
gues que  larges,  atteignant  presque  le  bord  extérieur 
du  2:d  segment  de  l’abdomen.  Long.  2V2  I-  — 

1 1.  Saxo  et  Autriche. 

D’après  Muller  la  femelle  est  plus  petite,  sans  au- 
cune trace  d’élytres  et  avec  les  antennes  jaunâtres. 

121,  Phosphaenus  brachypterus , M.,  voisin  du  pré- 
cédent, mais  plus  petit;  corselet  plus  transversal. 


presque  rétréci  vers  les  angles  postérieurs;  élytres 
moitié  j)lus  courtes  et  recouvrant  à peine  le  dernier 
segment  mésothoraciqiie.  Les  articles  des  antennes 
plus  courts.  Long.  2 1.  — larg.  2/.,  1.  Pologne  et 
Russie  occidentale. 

122,  PYnoLAMPis  (/uadrinotaUi , M.,  taille  et  forme 
voisine  de  celle  de  la  L.  splendidula,  mais  un  peu  plus 
ovale  et  le  corselet  plus  allongé.  De  couleur  testa- 
cée;  yeux.,  les  dix  derniers  articles  des  antennes, 
jamlies,  tarses  et  quatre  taches  ])lacées  en  croix  sur 
les  élytres  d’un  brun  noirâtre;  une  ligne  claire  sépare 
les  deux  grandes  taches  allongées  qui  occupent  la 
base,  ainsi  que  les  deux  plus  petites  qui  touchent 
l’cxtiémité  de.s  élytres.  Long.  SYg  1.  — larg.  i^/.^  I. 
Antilles.  (S:t  Domingo.) 

123,  Pygol.vmpis  quadrimamlata,  Laporte;  très  voi- 
sine de  la  précédente,  mais  un  peu  plus  grande  et 
plus  dilatée  vqrs  les  élytres.  Les  taches  antérieures 
sont  courtes,  les  postérieures  plus  grandes,  mais  n’at- 
teignent pas  l’extrémité.  Long.  3%.  1 — larg.  1%  1. 
S:t  Domingo.  (Haïti.) 

124,  Pygolampis  interrupta,  Manidi.,  voisine  des 
précédentes  par  la  forme  et  la  taille  surtout  de  la 
première,  mais  avec  une  seule  tache  oblongue  un  peu 
oblique  sur  chaejue  élytre,  qui  en  occupe  toute  la 
longueur  depuis  l’angle  huméral  jusqu’à-peu-près  l’ex- 
trémité qu’elle  n’atteint  cependant  pas.  Le  dessous 
du  corps  est  d'une  teinte  unifoiine  d’un  jaune  plus 
ou  moins  roussâtre.  Long.  3’%  1.  — larg.  1^/1^  1. 
Antilles.  (Haïti.) 


25 


125,  Pygolampis  hlanda,  Déj.,  beaucotip  plus  pe- 
tite que  les  espèces  décrites,  mais  de  la  uiéme  forme. 
D’un  testacé  claii-  roussàtre;  élytres  noirAtres  avec 
tous  les  bords  testacés,  une  tache  sur  le  bord  du  pé- 
nultième segment  de  l’abdomen,  les  9 dernier  articles 
des  antennes  et  les  tarses  fuligineux;  yeux  noirs;  cor- 
selet rouge  sur  son  disque.  Long.  1.  — larg. 

1.  S:t  Domingo. 

120,  Megaloputiialmus  cinctn.%  M.,  de  la  forme  dé- 
primée des  Lycides.  D’un  brun  iioirAlre;  bords  du 
corselet  et  des  élytres  en  dessus  et  en  dessous  lar- 
gement d’un  blanctiAlre  sale,  écusson  et  suture  de  la 
môme  couleur;  bord  du  chaperon  de  la  tète,  les  yeux 
et  l’abdomen  d’un  noir  foncé,  luisant.  Elytres  presque 
réticulées,  avec  la  suture  et  trois  nervures  bien  mar- 
quées sur  chacune.  Long.  3 1.  — larg.  1 y^  I.  — 
Colombie. 

A ce  genre  appartiennent  encore:  M.  Bennelii 
Gray,  melanurus  Chcvrolat-Lap.,  costatus  Lap.  et  pro- 
bablement Laininjris  IlUgeri  Kii'by. 

127,  Amydetes  apicalis,  Germar,  de  la  forme  al- 
longée-parallèle  des  Telephorides.  Testacée;  yeux,  base 
de  l’écusson,  extrémité  des  élytres,  côtés  de  la  poi- 
trine et  une  partie  de  l’abdomen  noirs;  antennes  bru- 
nes, plus  longues  que  la  moitié  du  corps.  Nervures 
des  élytres  saillantes.  Long.  3y2  I.  — larg.  11.  — 
Brésil. 

128,  .\mydetes  fucata,  Deyrolle,  beaucoup  plus 
grande  que  la  précédente.  Noire;  corselet  et  poitrine 
bruns  sur  les  côtés,  ainsi  que  les  antennes  et  les 
pattes.  Corselet  très  transversal.  Antennes  pas  plus 


longues  ({lie  la  moitié  du  corps.  Nervures  et  ponc- 
tuation des  élytres  peu  prononcées.  J.ong.  5 1.  — 
larg.  1 y2  1.  llrésil.  S:l  Catliarina.  M.  G. 

Au  même  genre  apiiartiennent  encore:  A.  plumi- 
œrnis,  Latr.,  de  l’Américpie  é(iuatoriale,  A.  Vùjorsn, 
Leach,  du  Pérou  et  A.  fasliyiata,  llligcr  ')  de  Bahia. 

129,  ÜELOPYKCs  Dregei,  Déjean;  une  des  petites 
espèces  de  Lumpyricles,  à forme  des  Luciola,  mais 
avec  le  corselet  semilunaire,  très  peu  convexe.  Brim, 
bords  du  corselet  et  des  élytres,  écusson,  poitrine  et 
cuisses  d’un  testacé-roussêtre.  Yeux  noirs.  Long.  3 1. 
— larg.  1 1.  Cap  de  bonne  Hlspérance.  M.  S:t  P. 


Coléoptères 

receuillis  dans  la  Mongolie  Chinoise  et  aux  environs  de  Pékin; 

par 

E.  Ménétriés. 

Il  y a quelques  années,  l’Académie  des  sciences 
réçnt  du  Département  Asiatique  un  collection  d’insectes 
(jui  avaient  été  rapportés  par  la  Mission  Russe;  ces 
insectes  avaient  été  récoltés  dans  les  Steppes  de  la 
Mongolie  chinoise  et  jusqu’aux  environs  do  Pékin;  je 
me  proposai  d’en  donner  un  catalogue  raisonné,  et  à 
cet  clfet  j’attendais  l'occasion  de  compléter  cet  ouvrage 
à l’aide  do  nouveaux  envois.  Aujourd’lnii,  j’ai  dû 
céder  à la  prière  qu’on  m’en  a faite,  de  donner  la 

1)  llliger  a menlionnn  celle  espèce  dans  le  vol.  VI  de  .son  Magasin 
pag.  342. 


27 


description  des  nouvelles  espèces,  ce  dont  du  reste  je 
m’acquitte  avec  plaisir. 

Necuopiiorcs  plagutus,  Nob. 

Mininnis,  ater,  subtus  flavescenti-pubescens;  elytris 
punctatis,  macula  anteriore  subrotundata  usque  ad  margi- 
nem  rufa;  palpis  ferrugineis. 

Long.  G 1.  (y  coin[)ris  l’abdomen). 

Larg.  2 1.  (prise  de  l’extrémité  des  élytres). 

Cette  espèce  est  jusqu’à  présent  la  plus  petite 
du  geni’e. 

La  tôte  est  assez  convexe,  de  forme  triangulaire 
en  avant,  et  d’un  noir  luisant;  le  chaperon  est  bordé 
de  ferrugineux,  ce  qui  est  aussi  la  couleur  de  l’extré- 
mité des  palpes;  la  tôte  est  couverte  de  points  im- 
primés peu  serrés,  une  ligne  longitudinale  au  dessus 
des  yeux  forme  un  l)Ourrolet  d’inégale  é|Jaisseur;  le 
premier  article  des  antennes  est  brun  et  pubescent; 
le  cou  ou  prolongement  de  la  tôte  simule  un  bourre- 
let couvert  de  points  très  fortement  imprimés  et  très 
serrés.  Le  corselet  est  d’un  noir  luisant,  de  forme 
presque  orbiculaire,  se  rétrécissant  un  peu  avant  1 ex- 
trémité où  il  s’ai-rondit,  et  présente  une  faible  échan- 
crure au  milieu  de  sa  base;  il  est  assez  convexe  et 
les  côtés  sont  déprimés  sur  toute  la  moitié  [)Ostérieure 
du  corselet;  il  est  couvei't  de  points  iiriprimés  très 
serrés,  et  très  marqués  sur  les  bords.  L’écusson  est 
grand,  un  ])cu  triangulaire,  arrondi  à l’extrémité,  et 
pubescent  sur  les  trois  quarts  antérieurs.  Les  élytres 
sont  près  du  double  plus  longues  que  le  corselet, 
plus  larges  à leur  extrémité  qu’à  leur  base,  avec  les 


2S 


angles  huiuéraux  saillants;  elles  sont  arrondies  à l’cx- 
tréniité  et  chacune  est  tle  plus  échancrée  près  de  la 
suture,  au  bord  postérieur;  elles  sont  d’un  noir  luisant, 
ayant  chacune  sur  le  milieu  antérieur  une  tache  d’un 
roux  clair,  qui  remonte  extérieurement  jusqu’à  la  base 
de  l’élytre,  et  laisse  ainsi  la  protubérance  humérale 
noire;  postérieurement  cette  tache  est  un  peu  sinuée, 
et  vers  le  bord  interne  elle  n’atteint  |)as  tout-à-fait  la 
suture;  elles  sont  couvertes  de  points  imprimés  peu 
serrés,  quoique  assez  marqués,  et  de  plus  l’on  ré- 
marque sur  chaque  élytre  deux  côtes  longitudinales 
peu  sensibles;  elles  sont  bordées  de  poils  roussàtres. 
La  poitrine  présente  sur  les  côtés  une  ligne  roussàtre, 
qui  parait  être  la  continuation  de  la  tache  de  l’élytre. 
Le  dessous  du  corps,  l’abdomen  et  les  pattes  sont 
il’un  noir  profond,  avec  une  forte  pubescence  d’un 
roux  clair,  et  chaque  anneau  de  l’abdomen,  en  dessus 
comme  eu  dessous  est  frangé  d’un  roux  clair. 

Melolontiia  Mongolica,  Nob. 

Oblonga,  convexa,  diliite-castanea  albido-tomentosa; 
thorace  subconvexo,  lateribus  rotundalis  vix  emarginatis; 
corpore  lateribus  maculis  albidis  obtiteratis;  pedibus  in- 
crassatis  castaneis. 

Long.  10—11  1.  — larg.  5— I. 

Le  hanneton  est  un  peu  plus  petit  que  la  M. 
vulgaris  ou  à peu-|)rcs  de  la  taille  du  M.  kippoemtani, 
mais  il  m’a  parru  un  i)eu  plus  court,  surtout  la  fe- 
melle, un  peu  plus  parallèle  et  plus  convexe.  Sa 
couleur  générale  est  d’un  châtain  clair;  il  est  en- 


2!) 


tièreirient  couvert  de  poils  d’un  gris  blanchâtre , ces 
])oils  sont  très  courts  et  assez  serrés  surtout  sur 
l’abdomen. 

La  tète  par  sa  forme  ressemble  à celle  de  la 
M.  vulgaris,  mais  sa  couleur  est  châtain.  Le  corselet 
est  de  la  dite  couleur,  mais  il  est  plus  convexe,  et 
un  peu  plus  long  que  celui  de  la  M.  vulgaris;  les 
angles  antérieurs  sont  saillants,  sans  être  aigus;  les 
bords  latéraux  sont  arrondis  et  rentrent  fort  peu  en 
dedans  avant  l’angle  postérieur,  ce  qui  lui  donne  une 
toute  autre  forme,  et  facile  à saisir  môme  à la  pre- 
mière vue;  les  cils  qui  le  bordent  postérieurement 
sont  roussâtres.  L’écusson  est  de  la  couleur  du  reste 
du  corps.  Les  élytres  sont  un  peu  plus  courtes  que 
celles  de  la  M.  vulgaris,  moins  étroites  à la  base,  ce 
qui  les  biit  paraître  plus  parallèles;  elles  sont  ainsi 
que  le  corselet  recouvertes  d’un  duvet  très  fin  d’un 
gris  blanchâtre;  les  côtes  élevées  sont  moins  saillantes 
que  chez  l’espèce  comparative,  et  môme  les  deux 
côtes  extérieures  sont  à peine  visibles.  Le  thorax  est 
couvert  de  longs  poils  assez  serrés,  et  un  j)eu  rous- 
sâtres. léabdomen  a une  teinte  générale  de  châtain 
un  peu  rosé,  et  couvert  de  très  jretits  [)oils  très  ser- 
rés et  blanchâtres;  les  taches  latérales  que  l’on  re- 
marque sur  chaque  anneau  de  l’abdomen  sont,  dans 
les  deux  sexes,  peu  sensibles  et  apparaissent  beau- 
coup plus  petites  et  blanchâtres,  ressemblance  que 
cette  espèce  présente  avec  la  M.  Anketeri.  Les  pattes 
sont  entièrement  d’un  châtain  rougeâtre,  pubescentes, 
ayant  les  trois  épines  des  jambes  antérieures  |)lus 
prononcées  et  noirâtres;  les  pattes  postérieures,  sur- 


30 


tout  chez  la  femelle,  m’ont  parues  plus  épaises  que 
chez  l’espèce  citée. 

Le  hanneton  de  Mongolie  est  assez  bien  caracté- 
risé ])ar  sa  teinte  générale,  par  la  structure  de  son 
corselet  et  enfin  par  la  couleur  de  l’abdomen;  il  fait 
le  passage  de  la  M.  vulgaris  à VAnketeri. 

Hypsosoma  Mongolica,  nov.  gen.,  nov.  spec. 

Ilypsosoma  — vjl)og  alliludo,  corpus. 

Caractères  du  jçenre. 

Menton  mitréforme,  à angles  latéraux  peu  mar- 
qués, à échancrure  antérieure  peu  profonde  mais  an- 
gulaire. 

Palpes  labiaux  peu  saillants,  dernier  article  tron- 
qué à l’extrémité. 

Palpes  maxillaires  assez  saillants,  presque  fili- 
formes; dernier  aiticle  [)lus  épais  que  les  autres  et 
sécuriforme. 

Mandibules  cachées  dans  l’inaction,  à peine  biden- 
tées  à l’extrémité. 

Labre  petit,  caché  dans  le  repos. 

Antennes  filiformes;  deuxième  article  court,  troi- 
sième presqu’aiissi  long  que  les  deux  suivants  réunis, 
les  autres  à-peu-près  de  môme  longueur  entr’eux,  un 
peu  dilatés  en  dedans,  les  deux  derniers  un  peu  j)lus 
courts  et  tronqués  obliquement;  le  pénultième  presque 
globuleux,  le  dernier  se  terminant  en  pointe. 

L’épistorne  assez  avancé,  s’arrondissant  antérieu- 
rement. 

Les  yeux  Iransverses  et  peu  saillants. 


Le  Prolhoraæ  ou  corselet  assez  convexe,  trans- 
versal, écliancré  antérieurement  et  rétréci  [)rès  de 
la  base. 

L’écusson  [)etit  et  formant  un  bourrelet. 

Les  éhjtres  un  peu  déprimées,  un  [)eu  moins 
larges  à leur  base  que  dans  leur  milieu,  et  s’allon- 
geant en  pointe;  la  base  est  rebordée  en  bourrelet 
et  les  bords  latéraux  forment  une  carène  arrondie. 

L’abdomen  est  convexe. 

Les  pattes  sont  assez  grêles,  les  cuisses  sont 
faiblement  renllées. 

Ce  genre  a|)partient  à la  tribu  des  Tentyrides  et 
est  assez  voisin  du  genre  Ilomala,  Esch.,  Tlialpophila, 
Sol.,  mais  il  s’en  distingue  surtout  par  la  forme  de 
son  corselet  et  de  ses  élytres;  l’échancrure  du  men- 
ton est  |)lus  anguleuse,  les  mandibules  sont  à peine 
bidentées,  et  les  antennes  ont  leurs  deux  der- 
niers articles  plus  courts  que  les  autres  et  plus 
globuleux. 

IIyp.sosoma  Mongolica,  Nob. 

Nirjro-obsbura,  sublus  violaceo-micans;  capite  tho- 
raceque  punctis  densis  longioribus;  thorace  transverso  con- 
veœo,  poslerius  angustalo,  angulis  postkis  rectis;  elytris 
subdeplanalis , elongato  - ovatis , valde  acummatis,  crebre 
punclatis,  luteribus  bicarinatis  subrugosis. 

Long.  5 1.  — larg.  2 I. 

Cet  insecte,  par  son  habitus,  s’éloigne  du  genre 
auprès  du  quel  j’ai  cru  devoir  le  placer. 

Il  est  en  général  d’un  noir  mat,  qui  prend  un 
léger  reflêt  violet  en  dessous;  les  palf)es  et  les  tarses 


32 


sont  bruns.  J.a  tôte  est  assez  grosse  en  proportion, 
assez  avancée  et  recouverte,  ainsi  que  le  corselet,  de 
points  imprimés  de  forme  allongée,  et  très  serrés;  elle 
est  un  peu  convexe  postérieurement  et  un  peu  dé- 
primée en  avant,  où  l’on  remarque  à l'extrémité  une 
impression  transversale.  Le  corselet  est  plus  large 
que  long,  écliancré  antérieurement,  coupé  presque 
carrément  postérieurement;  les  bords  latéraux  sont  un 
peu  déprimés,  arrondis,  puis  se  rétrécissent  vers  la 
base;  les  angles  antérieurs  sont  assez  prohéminens  et 
arrondis,  les  postérieurs  sont  aigus;  il  est  assez  con- 
vexe et  présente  un  très  léger  bourrelet  en  avant  et 
en  arrière.  Les  élytres  sont  à leur  base  un  peu 
moins  larges  que  le  corselet,  s’élargissant  ensuite  sur 
les  côtés,  puis  se  rétrécissant  fortement  et  sont  ter- 
minées en  ])ointe  arrondie;  leur  bord  antérieur  forme 
bourrelet,  et  le  bord  latéral  une  carène  arrondie; 
puis,  près  de  celui-ci  et  intérieurement  se  voit  une 
ligne  élevée  qui  n’atteint  pas  l’extrémité,  et  prend 
naissance  à la  protubérance  humérale;  enfin  l’on  re- 
marque sur  la  moitié  antérieure  des  élytres  quelques 
lignes  élevées  peu  marquées,  qui  s’oblitèrent  môme 
tout-A-fait  près  de  la  suture;  elles  sont  couvertes  de 
point  ronds  imprimés,  très  serrés  mais  moins  marqués 
vers  la  suture  que  près  des  bords  latéraux,  où  ils  se 
confondent  presque  entr’eux.  Le  dessous  du  corps 
est  couvert  de  points  imprimés  très  serrés,  qui  sont 
plus  marqués  sur  le  corselet  inférieur  ou  thorax,  et 
très  [)eu  marqués  au  contraire  et  moins  serrés  sur 
l’abdomen  et  les  cuisses. 


33 


Melanesthes  maximus,  Nob. 

Niger,  subnihdus,  antennis  palpis  tarsisque  rufo- 
piceis;  capitc  anguloso-marginato,  thoraceque  crehre  punc- 
tatis;  thorace  latissimo,  antice  valde  emarginato,  lateribus 
explanato—marginatis;  elytris  subovatis,  eonvecois,  gramdia 
minutis  numorosis  scnbris. 

Long.  5—51/2  1.  — larg.  21/2—2%  1. 

Cette  espèce  a beaucoup  de  rapport  avec  le  M. 
laticolHs,  Falderm.,  Bullet.  de  la  Soc.  des  Natural.  de 
Moscou,  1835,  p.  167,  mais  elle  est  presque  du  double 
plus  grande;  la  couleur  générale  est  d’un  noir  un  peu 
luisant;  l’échancrure  de  la  tète  est  assez  profonde  et 
plus  anguleuse;  la  ponctuation  de  la  tète  et  du  cor- 
selet est  à-peu-près  la  môme,  mais  les  points  m’ont 
parrus  plus  distincts  et  plus  profonds. 

Le  corselet  e.st  du  double  plus  large  que  la  tète, 
très  échancré  antérieurement  avec  les  bords  latéraux 
fortement  arrondis,  déprimés  et  à peine  relevés  (tan- 
dis qu’ils  le  sont  fortement  chez  le  M.  laticollis);  les 
angles  antérieurs  sont  très  prohéminents  et  leur  pointe 
est  arrondie;  les  angles  postérieurs  sont  peu  visibles; 
le  long  du  bord  postérieur,  et  près  de  celui-ci,  longe 
nn  sillon  profond,  échancré  au  milieu  en  forme  d’aco- 
lade,  qui  remonte  un  peu  vers  le  quart  de  la  lon- 
gueur du  corselet,  de  manière  à former  à cet  endroit 
une  fossette,  puis  ce  sillon  se  continue,  mais  est  moins 
large  jusqu’à  l’angle  postérieure,  ce  qui  fait  paraître  le 
corselet  bordé  postérieurement  d’un  bourrelet  échancré. 
Les  élytres  sont  à-peu-près  de  la  longueur  du  corse- 
let, mais  depuis  leur  tiers  postérieur,  où  elles  sont 

3 


34 


déprimées,  elles  se  rétrécissent  jusqu’à  leur  extrémité, 
elles  sont  assez  convexes  et  recouvertes  de  très  pe- 
tits points  élevés,  très  serrés  et  placés  irrégulière- 
ment,- ces  points,  un  peu  triangulaires  apparaissent 
plus  saillants  sur  la  moitié  postérieure  de  l’élytre,  tan- 
dis que  près  de  la  suture  ils  s’oblitèrent  presque  tout- 
à-fait;  chez  certains  individus  on  apperçoit  les  traces 
de  sillons  longitudinaux.  En  dessous  l’insecte  est  très 
fortement  ponctué,  et  sur  les  côtés  Inférieurs  du  cor- 
selet, on  remarque  des  rides  longitudinales  très  n)ar- 
quées;  les  deux  premiers  articles  de  l’abdomen  et  la 
base  du  troisième  ont  également  sur  toute  leur  sur- 
face des  rides  longitudinales  moins  saillantes  et  très 
serrées;  le  bord  postérieur  des  deux  avants  derniers 
articles  ont  dans  leur  milieu  une  bordure  roussâtre. 
Les  jandies  sont  couvertes  de  tubérosités  anguleuses 
et  épineuses;  les  antérieures  sont  élargies,  déprimées, 
puis  écbancrées  à leur  bord  externe,  mais  cette  échan- 
crure est  terminée  à chacune  de  ses  extrémités,  pat- 
un  tubercule  moins  allongé  que  chez  le  M.  laticollis, 
et  l’on  remarque  quelquefois  un  ou  deux  autres  plus 
petits,  situés  sur  le  milieu  de  cette  échancrure.  La 
bouche  est  roussâtre,  les  antennes  sont  brunes  avec 
l’extrémité  plus  claire.  Les  tarses  sont  d’un  brun- 
roussâtre. 

Blaps  gbandlosa,  Nob. 

Atra  subopaca  alvtaæa;  Ihnrace  subquadrato , deme 
aut  rvrioso-punclato,  lalpribm  explanalo-marginatis;  e.lytris 
suboi^alis,  apice  produclis,  prope  suturmi  subtilissirm  stria- 
tis,  punctis  minutis  numerosis  scabnma/.lis. 

Long.  9 1.  — larg.  1. 


35 


Cette  espèce  se  rapproche  beaucoup  de  la  B. 
granuUUa,  Gebl.,  par  la  forme  et  la  grandeur,  mais  il 
est  facile  de  l’eu  distinguer:  le  corselet  a ses  bords 
latéraux  plus  largement  rebordés,  et  les  points  des 
élytres  sont  un  peu  en  dents  de  râpe. 

La  tête  est  assez  allongée  et  moins  échancrée 
en  avant  que  la  B.  granulata,  Gebl.;  elle  est  couverte 
de  points  imprimés  plus  serrés  et  moins  profonds  sur 
le  derrière  de  la  tête  qu’antérieurement.  Le  corselet 
est  presque  carré,  s’arrondissant  antérieurement,  où  il 
est  plus  échancré  que  chez  l’espèce  comparative;  il 
s’élargit  un  peu  dans  son  milieu,  et  il  est  coupé  à 
peu-près  carrément  à son  bord  postérieur;  il  est  très 
peu  convexe  dans  son  milieu,  et  les  bords  latéraux 
sont  relevés;  les  angles  antérieurs  sont  nuis,  les  pos- 
térieurs sont  sensibles  mais  arrondis;  il  est  tout  cou- 
vert de  points  imprimés  très  serrés  et  qui,  sur  les 
côtés  du  corselet,  se  confondent  souvent  entr’eux;  sur 
le  milieu  on  remarque  une  ligne  courte,  élevée  et 
lisse.  L’écusson  est  petit,  large  et  couvert  d’une  pu- 
bescence roussâtre  qui  s’étend  surtout  le  long  de  la 
base  du  corselet.  Les  élytres  commencent  à se  di- 
later à partir  de  leur  base,  et  se  rétrécissent  plus 
subitement  à leur  extrémité,  où  elles  sont  terminées 
en  un  prolongement  dont  les  bourrelets,  qui  forment 
la  pointe  de  chaque  élytre,  sont  écartés  entr’eux  dans 
toute  leur  longueur;  elles  sont  peu  convexes,  et  cou- 
vertes d’une  granulation  écailleuse,  à forme  peu  pro- 
noncée; on  remarque  eu  outre  des  points  élevés,  ter- 
minés par  une  légère  pointe  dirigée  en  arrière,  ce 
qui  les  fait  paraître  un  peu  en  dents  de  râpe;  ces 


36 


points  sont  (in  reste  petits,  très  serrés  et  irrégulière- 
ment placés,  si  ce  n’est  sur  la  moitié  interne  de 
chacpie  élytre,  où  ils  paraissent  se  placer  entre  des 
lignes  finement  imprimées,  quoique  peu  marquées.  Le 
dessous  du  corps  est  couvert  de  points  imprimés  très 
serrés  et  qui  se  confondent  quelquefois  entr’eux;  les 
points  qui  recouvrent  les  |)attes  sont  plus  gros,  plus 
marqués  et  moins  serrés,  il  parait  sortir  un  poil  de 
chacun;  les  tarses  sont  en  dessous  couverts  de  poils 
roussâtres. 

Cette  espèce  se  trouve  aussi  à Irkutsk. 

Mylabris  famelica,  Nob. 

Yillo&a,  nigra  nüida;  elytris  fulvis,  macula  lineari 
puncto  ad  basin,  fascia  media,  macula  punctoque  ad  api- 
cem  atquc  apicali  nigris. 

Long.  7 1.  — larg.  2 Va  1- 

Cette  espèce  est  plus  grande  que  la  M.  14- 
punctata;  tout  le  corps  est  d’un  noir  luisant,  fortement 
poilu,  les  élytres  sont  d’un  jaune  fauve  avec  les 
bandes  noires.  La  tète  est  fortement  déprimée  en 
avant,  assez  convexe  en  arrière,  couverte  de  points 
imprimés  très  serrés,  mais  qui  ne  se  confondent  pas 
entr’eux;  elle  est  couverte  de  poils  noirs  assez  longs; 
les  yeux  sont  d’un  noir  mat;  les  antennes  ont  leurs 
derniers  articles  couverts  d’une  très  courte  pubescence 
grisâtre.  Le  corselet  est  plus  long  que  large,  plus 
étroit  en  avant  qu’à  la  base;  il  est  convexe,  avec  le 
bord  postérieur,  un  peu  en  bourrelet  réfléchi,  et  fai- 
blement échancré  dans  son  milieu;  il  est  d’un  noir 


37 


luisant,  couvert  des  points  enfoncés  très  serrés,  mais 
qui  ne  se  confondent  pas  entr’eux;  il  est  couvert  de 
poils  assez  longs  et  noirs.  L’écusson  est  de  forme 
orbiculaire,  se  rétrécit  vers  son  tiers  antérieur;  il  est 
moins  luisant  et  fortement  ponctué.  Les  élytres  sont 
assez  allongées,  et  s’élargissent  insensiblement  depuis 
leur  base  jusqu’à  l’extrémité,  où  chaque  élytre  se  ter- 
mine en  s’arrondissant;  elles  sont  d’un  jaune  fauve, 
couvertes  de  points  [trofonds  très  serrés  et  qui  se 
confondent  entr’eux;  l’on  voit  de  plus  sur  chacune 
deux  lignes  longitudinales  élevées;  une  bande  étroite 
occupe  la  base  des  élytres,  d’un  côté  elle  entoure 
l’écusson  et  se  termine  en  pointe  derrière  celui-ci,  de 
l’autre  cette  bande  se  prolonge  un  peu  le  long  du 
bord  externe  en  s’élargissant,  et  touche  le  plus  sou- 
vent à un  gros  point  qui  s’étend  jusque  près  de  la 
suture;  vers  le  milieu  de  l’élytre  est  une  bande  trans- 
versale irrégulière,  qui  ne  touche  ni  le  bord  externe 
ni  la  suture,  et  parait  formée  de  deux  taches  réunies; 
près  de  l’extrémité  se  trouve  une  tache  à peu-près 
ronde,  mais  fortement  échancrée  en  avant;  entre 
celle-ci  et  la  suture  se  voit  un  petit  point  rond  qui 
se  trouve  souvent  réuni  à la  tache,  chez  les  individus 
du  Caucase,  ce  qui  n’est  pas  le  cas  chez  les  exem- 
plaires provenant  de  la  Chine;  toutes  ces  bandes  et 
taches  sont  noires;  enfin  l’extrémité  de  chaque  élytre 
est  bordée  étroitement  de  noir.  Le  corps  est  d’un 
noir  luisant  fortement  ponctué  et  couvert  de  poils 
assez  longs  et  noirs;  les  pattes  sont  d’un  noir  luisant, 
couvertes  de  points  très  serrés  et  de  poils  éparses, 
courts  et  grisâtres,  indépendamment  d’autres  longs 


38 


poils  éparses  que  l’on  y remarque  çà  et  là;  les  cro- 
chets des  tarses  sont  roussâtres. 

Parmi  les  individus  reçus  de  la  Chine,  un  seul 
était  noté  comme  pris  à Pékin.  Les  individus  que 
je  trouvai  sur  les  montagnes  du  Caucase  ne  diffèrent 
presque  pas  de  ceux  envoyés  de  la  Chine,  et  si  je 
n’ai  pas  décrit  cette  espèce  précédamment,  c’est  au 
dire  de  M.  le  Comte  Déjean,  qui  la  regarda  comme 
une  variété  de  la  M.  1 4-punclata,  ainsi  qu’on  peut 
le  voir  dans  la  dernière  édition  de  son  Catalogue, 
page  245. 

Dorcadion  exaratum,  Nob. 

Crassum,  aterrimum  nitidum,  glabmm,  subtus  pu- 
besems;  tliorace  punctato—rugoso  büuberculato  ; elytris  sex- 
sulcatis. 

Long.  7—9  1.  — larg.  3*/^— 4 I. 

Il  est  de  la  grandeur  du  D.  corpulenkim,  Man- 
nerh.,  et  à peu-près  de  la  môme  forme,  le  mâle  est 
un  peu  moins  large  et  plus  allongé;  sa  couleur  est 
d’un  beau  noir  vernissé  sur  les  élytres  et  sous  le 
corps.  La  tôte  est  forte  et  déprimée  en  avant,  elle 
est  couverte  de  gros  points  enfoncés,  très  serrés,  qui 
se  confondent  entr’eux  sur  le  dessus  de  la  tôte  entre 
les  antennes;  elle  présente  postérieurement  une  ligne 
longitudinale  courte  et  fortement  imprimée,  qui  part 
de  la  base  et  n’atteint  pas  le  milieu  de  la  tôte;  de 
chaque  côté  de  cette  ligne,  et  près  du  corselet,  se 
remarque  une  place  lisse  et  sans  points  imprimés;  les 
mandibules  sont  lisses  à l’extrémité;  le  premier  article 
des  antennes  est  asses  long,  robuste,  d’égale  grosseur 


3» 


dans  toute  sa  longueur,  mais  il  s’amincit  subitement 
à sa  base  vers  le  bord  externe,  il  est  fortement 
ponctué,  tandisque  les  autres  articles  le  sont  beau- 
coup moins  profondément.  Le  corselet  est  d’un  noir 
moins  brillant  que  les  élytres,  il  est  de  la  largeur  de 
la  tête,  un  peu  moins  large  dans  son  milieu,  où  il  est 
armé  d’une  épine  à son  bord  externe;  il  est  très  for- 
tement rugueux;  la  ligne  longitudinale  est  sensible,  et 
l’on  remarque  sur  le  milieu  du  corselet  et  de  chaque 
côté  un  tubercule  peu  saillant  chez  le  môle,  et  quel- 
quefois un  troisième  placé  près  de  la  base.  L’écus- 
son est  large,  arrondi  postérieurement  et  lisse.  Les 
élytres  sont  de  forme  ovale  allongée  chez  le  mâle,  et 
elles  sont  plus  larges  chez  la  femelle,  et  de  plus  assez 
convexes;  elles  se  terminent  en  s’arrondissant  chacune 
séparément;  l’angle  huméral  est  très  saillant,  quoique 
arrondi;  sur  chaque  élytre  on  compte  trois  carrènes 
fortement  prononcées,  et  les  intervalles  sont  |)lus  pro- 
fonds chez  la  femelle;  il  est  à remarquer  que  chez  le 
mâle  la  carrène  du  milieu  de  chaque  élytre  s’oblitère 
quelquefois  presque  tout-à-fait;  le  bord  externe  de 
l’élytre  est  limité  par  une  carrènc  étroite  et  tran- 
chante; la  suture  est  saillante  et  forme  même  une  fine 
ligne  élevé;  les  élytres  sont  chez  le  mâle  couvertes 
de  points  imprimés  très  serrés,  qui  se  confondent 
entr’eux  sur  les  côtés  élevés,  tandis  que  chez  la  fe- 
melle, ces  points  sont  moins  serrés,  moins  profondé- 
ment imprimés  et  souvent  môme  visibles  qu’avec  une 
loupe.  Les  pattes  sont  faiblement  rugueuses  et  cou- 
vertes d’une  pubescence  d’un  roussâtre  clair,  surtout 
sur  les  jambes  et  les  tarses;  l’abdomen  parait  lisse 


4(» 


et  couvert  également  d’une  légère  pubescence,  sur- 
tout à l’extrémité  des  anneaux  chez  les  mâles,  où  les 
poils  sont  plus  serrés. 

CiiBYsoMELA  vABioLosA,  Maunerli.  Dej.,  Catal.,  3:e 

édit.,  p.  425. 

Obovata,  purpureo-violacea  splendens;  thorace  lateri- 
bus  incrassato;  elytris  punclis  impressis  irregulariter  dis- 
tantibus  in  sérié  disposilis;  antennarum  arliculis  i-primo- 
ribus  fulvis. 

Long.  3—31/2  1.  — larg.  2— 2V^  1. 

Cette  espèce  est  très  voisine  de  la  C.  perforata, 
Gebl.,  in  Ledebur’s  Reise,  T.  111,  Appendix,  à laquelle 
peut-être  faudra-t-il  rapporter  la  C.  purpurata,  Fald., 
Bullet.  des  Natur.  de  Moscou,  1833,  T.  VI,  p.  70,  — 
qui  à en  juger  par  la  description  est  au  moins  une 
espèce  des  plus  voisines. 

La  couleur  de  notre  espèce  ta  fait  de  suite  dis- 
tinguer, et  sur  plus  de  30  exemplaires  que  j’ai  à ma 
disposition,  aucun  ne  m’a  offert  des  différences  sen- 
sibles entr’eux;  tous  sont  d’un  beau  violet  pourpré 
brillant,  et  sur  le  milieu  des  élytres,  on  voit  quelque- 
fois un  faible  reflôt  verdâtre,  selon  les  inflexions  de 
la  lumière,  tandis  que  la  C.  perforata,  Gebl.,  a les 
élytres  d’un  vert  brillant  à reflêt  violet,  et  les  points 
imprimés  sont  moins  serrés  et  restent  d’un  violet 
pourpré  n’importe  la  couleur  de  t’élytre.  La  tête  est 
finement  ponctuée,  et  l’impression  courte  entre  les  an- 
tennes est  moins  profonde;  les  antennes  sont  d’un 
brun  foncé,  à l’exception  des  quatre  premiers  articles 
qui  sont  fauves.  Le  corselet  est  parfaitement  sem- 


41 


blable  à celui  de  l’espèce  comparative  et  de  même, 
chez  certains  individus,  il  brille  de  reflets  verdâtres 
selon  la  lumière;  il  est  rebordé,  et  sur  les  côtés  on 
voit  de  gros  points  imprimés  qui  se  confondent  sou- 
vent entr’eux  surtout  près  du  bourrelet  latéral;  sur  le 
reste  du  corselet  l'on  remarque  des  petits  points  im- 
primés, qui  sont  moins  serrés  sur  le  milieu.  Les 
élytres  ont  à peu-près  la  même  forme  que  celles  do 
la  C.  perforata,  et  m’ont  parru  un  peu  plus  compri- 
mées; elles  sont  couvertes  de  gros  points  imprimés 
plus  serrés,  plus  irrégulièrement  disposés  en  lignes, 
et  non  rapprochés  deux  à deux  comme  chez  l’espèce 
citée  plus  haut;  enfin  chez  notre  espèce  l’éloignement 
entre  les  points  est  très  inégal,  et  quelquefois  même 
ces  points  sont  si  rapprochés  et  réunis  par  de  plus 
petits,  qu’ils  figurent  une  place  rugueuse;  les  inter- 
valles sont  couverts  de  points  irrégulièrement  placés 
qui  sont  plus  petits  mais  plus  visibles  que  chez  la  C. 
perforata,  de  sorte  que  les  élytres  de  notre  espèce 
semblent  au  premier  abord  beaucoup  moins  lisses, 
puisque  les  points  sont  en  général  plus  grands  et  plus 
serrés;  chez  quelques  individus  où  ces  lignes  de  points 
sont  un  peu  disposées  par  paires,  l’on  voit  l’intervalle 
un  peu  en  côte  élevée.  En  dessous  la  teinte  verdâtre 
domine  quelquefois,  mais  les  pattes  sont  toujours  d’un 
violet  pourpré;  les  tarses  sont  grisâtres,  et  le  dessous 
est  d’une  teinte  plus  jaunâtre. 

Cette  espèce  se  trouve  aussi  à Kiachta. 


42 


Notices. 

Meligethes  viridescens  cause  beaucoup  de  dégâts 
aux  fleurs  des  arbres  fruitiers,  surtout  aux  pommiers, 
en  empêchant  la  fructification. 

ÂNOBitM  striatum  dévaste  les  cerceaux  en  bois  de 
saule,  dans  les  magazins  de  droguéries.  Il  les  réduit 
complètement  en  poudre. 

Anobiüm  paniceum  ronge  la  racine  de  VAnaetum 
phoeniculum  dans  les  mômes  endroits  que  le  précé- 
dent, faisant  des  galleries  verticales.  (Communication 
de  M.  Reer.) 

Tenebbio  molitor,  mange  avec  beaucoup  d'avidité 
d’autres  insectes,  par  ex.  les  Phryganides,  qu’il  sait 
altrapper  vivantes. 

Brcchüs  seminarim  hiberne  comme  insecte  parfait 
dans  les  graines  de  l’OroÔMS  tuberosus. 

Blatta  germanica,  quoique  nuisible  dans  nos  cui- 
sines, est  un  insecte  utile,  détruisant  les  teignes  et 
autres  insectes  destructeurs.  J’ai  eu  l’occasion  d’ob- 
server comment  la  Blatta  attaque  la  teigne  et  après 
l’avoir  mordu  à la  poitrine,  la  rend  incapable  de  s’en- 
voler puis  lâchant  sa  proie,  court  autour  et  se  jette 
ensuite  sur  le  papillon,  finissant  par  le  tuer  et  le 
dévorer. 

Cai.liptamüs  italicus.  La  plante  préférée  à toutes 
les  autres,  par  cette  sauterelle  est  la  Hypockoeris  rna- 
culata,  L..  MoiOMafi.  C’est  donc  cette  plante  qu’il  faut 
détruire  de  préférence  dans  le  voisinage  des  champs 
de  blés.  (Communication  de  M.  Leon  Narichkine.) 


43 


Bombyx  mori.  Comme  surrogat  de  nourriture  pour 
les  vers-à-soie  on  a mamies  fois  proposé  les  feuilles 
(le  laitue,  de  différentes  espèces  de  Scorzonera  et 
d’autres  plantes  qui  croissent  spontanément  en  Eu- 
rope, mais  les  expériences  n’ont  pas  toujours  prouvé 
l’efficacité  de  ces  moyens,  puis  on  a essayé  de  sé- 
cher et  de  pulvériser  les  feuilles  du  mûrier,  pour  en 
saupoudrer  les  feuilles  de  Scorzonères.  Ce  moyen  a 
beaucoup  mieux  réussi.  (Communication  de  M.  Mé- 
nétriés.) 

Butalis  pyrophagella , Kollar.  D’après  des  exem- 
plaires types  reçus  de  M.  Kollar  lui  môme,  cette  es- 
pèce est  synonyme  de  la  Butalis  cerealella,  F. 

CiiLORAPs  Hespini,  Guérin,  parait-être  le  même  que 
le  Chl.  taeniopus,  Meigen. 

La  poudre,  dite  persane,  contre  les  insectes,  et  qui 
se  fait  principalement  des  Pyrethrum  roseum  et  P.  cau- 
casicum,  s’est  montrée  très  efficace  contre  les  Phaedon 
et  leur  larves  qui  dévastent  les  jeunes  plantes  du 
chou.  On  tamise  un  peu  de  ^ cette  poudre  sur  les 
plantes  attaquées,  ce  qui  fait  mourir  tous  les  insectes 
qui  s’y  trouvent.  (Communication  de  M:r  Schyd- 
lovsky.) 

On  a également  réussi  en  employant  cette  môme 
poudre  dans  les  serres  chaudes,  dans  le  but  de 
préserver  les  pôchers  contre  l’attaque  nocturne  des 
Otiorhynchus.  On  jette  un  peu  de  cette  poudre  au- 
tour du  tronc,  près  de  la  racine,  de  sorte  que  l’in- 
secte n’est  pas  en  état  de  grimper  de  la  terre  sur  le 
tronc.  (Communication  du  Général  Zacharjevsky.) 


+4 


Un  poison  très  actif  pour  les  mouches  de  nos 
chambres  (Musca  domestica)  est  le  Cobalt  jette  dans  de 
l’eau  sucrée.  (Communication  de  M.  Reer.) 

Pour  préparer  les  larves,  voici  une  méthode  fort 
recommendable:  C’est  de  les  tuer  par  la  chaleur  et 
de  continuer  d’entretenir  cette  dernière  jusqu'à  ce 
que  la  larve  sèche,  entièrement.  (Communication  de 
M.  I.  Kouschakevitsch.) 


Météorologie  Entomologique  pour  S:t  Pétersbourg. 

3 JüiLi.ET.  Phaedon  cochleariae  i.  c.  Mycetophagus 
i-niaculatus.  Mysiax  azurea.  Rhyncophila  bimaculata. 

4 Juillet.  Microgasler  globatus.  Mystaæ  longicorms. 

5 Juillet.  Hyponomeutha  evonymella. 

8 Juillet.  Larves  de  la  Pontia  brassicae  commen- 
cent à se  transformer  en  chrysalide;  chez  les  indivi- 
dus qui  nourissent  à leurs  dépens,  des  larves  d’/c/i- 
neumonides,  ces  dernières  sortent  du  corps  et  se  trans- 
forment en  peu  de  minutes  en  cocons. 

10  Juillet.  Tilia  mropaea  en  fleur. 

11  Juillet.  Hemitelm  tristator^f  sort  des  cocons, 
formés  par  les  larves  qui  rongent  l’intérieur  du  corps 
de  la  larve  de  la  Pontia  brassicae. 

12  Juillet.  Criocephalus  rusticus.  Ribes  rubrum 
commence  à mûrir. 

14  Juillet.  Tenebrio  tnolitor  en  quantité,  présage 
sûr  de  pluie. 


45 


16  Juillet.  Pluie  le  matin.  L’influence  cholérique 
dans  l'air  se  soutient. 

. 17  Juillet.  Pluie  et  orage,  mais  peu  déclairs. 


Nouveautés. 

Cabphurus  transparipmnis , Motsch.,  plus  petit  que 
VAxinotarsus  pulicarnis  et  proportionellement  plus  court, 
plus  large  et  plus  bombé,  noir,  avec  le  corselet  rous- 
sâtre.  Elytres  marquées  sur  toute  la  raotié  posté- 
rieure d’une  teinte  blanchâtre,  comme  transparente. 
Seulement  des  femelles.  Indes  orientales. 

C.ARPHURUs  nigripennis,  Motsch.,  plus  grand  que  le 
précédent,  avec  les  élytres  et  les  quatre  cuisses  pos- 
térieures noires.  Abdomen  beaucoup  plus  long  que 
les  élytres,  noir  à l’exception  du  pénultième  segment, 
qui  est  jaune  comme  la  tête  et  le  corselet.  Mâle. 
Indes  orientales. 


Helsirigfors,  Imprimerie  de  la  Sociélé  de  Litérature  Finnoi.^e,  18.54. 
Imprimatur:  H.  Molander. 


ETUDES  ENTOMOLOGIQUES 

1854. 

1 Mars.  Motschnlsky,  Lampyrides  (fin),  id.  Coléoptères 
dn  nord  de  la  Chine,  id.  Snr  l’Anthrenns  mnseomm. 
Obert,  snr  la  larve  et  là  chrysalide  de  la  Cerandria 
comnta.  Nonveantés. 


Lampyrides 

par  V.  de  M. 

(Fin.) 

130,  Delopleürus  fuscus,  M.,  pas  plus  grand 
qu’une  Anaetia  praeusla,  F.,  mais  plus  étroit.  Couleur 
d'un  brun  jaunâtre,  avec  les  bords  du  corselet,  les 
pattes  et  les  antennes  testacées.  Yeux  grands,  noirs. 
Tout  le  dessus  couvert  d’un  poil  cendré,  peu  serré. 
Corselet  comme  chez  les  Luciola,  mais  plus  transversal 
et  plus  plane.  Elytres  presque  réticulées,  nervures 
très  peu  visibles.  Long.  1%  1.  — larg.  % 1.  Du 
Musée  de  Berlin,  recueilli  par  le  D:r  Peters  à Tette 
sur  les  côtes  de  Mozambique. 

131,  CüRTOs  mongolicus,  M.,  forme  des  Luciola, 
mais  applati  sur  le  dos,  avec  la  nervure  latérale 
des  chaque  élytre  élevé  en  côte  saillante.  De  cou- 

4 


48 


leur  testacée  très  claire;  tête,  yeux,  abdomen,  ailes  et 
l’extrémité  des  elytres  noirs.  Ces  dernières  couvertes  de 
gros  points  épars.  Long.  2%  I-  — larg.  1 1.  Mon- 
golie et  Chine  boréale. 

132,  CoLOPHOTU  praeusta,  Eschscholtz,  d’un  tes- 
tacé  très  pâle;  tête  et  extrémité  des  élytres  noire; 
base  et  extrémité  des  antennes  et  des  tarses  de  teinte 
fuligineuse.  Ponctuation  des  élytres  fine  et  serrée. 
Long.  3V4  1-  — IV3  1-  ^Igs  Philippines. 

Ldciola  Laporte. 

a,  espèces  de  couleur  plus  ou  moins  teslacée  sur  les  élytres. 

133,  Luciola  testacea,  M.,  petite,  assez  parallèle. 
D’un  testacé  clair,  avec  la  tète  et  l’extrémité  des 
élytres  noires;  dessous  du  corps,  jambes,  tarses  et 
antennes  rembrunies.  Ponctuation  des  élytres  bien 
marquée  et  serrée.  Dernier  segment  de  l’abdo- 
tnen  formant  au  milieu  un  triangle  très  saillant;  seg- 
ment pygidal  échancré.  Long.  2%  h — larg.  % 1. 
Indes  orientales. 

134,  Luciola  japonica,  Thunberg;  forme  et  taille 
de  la  L.  üalica,  mais  entièrement  d’un  testacé  clair, 
avec  les  yeux,  le  dessus  de  la  tête,  le  bord  extérieur 
du  5:ième  segment  de  l’abdomen  et  deux  petites  ta- 
ches à la  base  et  vers  l’extrémité  des  élytres  noirs; 
celles-ci  sont  un  peu  brunâtres,  ce  qui  fait  ressortir 
la  couleur  claire  des  bords,  de  la  suture  et  de  l’écus- 
son; parties  de  la  bouche,  antennes  et  tarses  rem- 
brunies. Sur  le  milieu  du  corselet  on  voit  les  ves- 
tiges de  deux  petites  taches  brunâtres.  Elytres  régu- 
lièrement ponctuées  en  stries,  quatre  nervures  dis- 


49 


tinctes  et  claires.  Long.  3 1.  — larg.  1 V4  I-  De 
la  laponie.  M.  S:t  P. 

134,  Luciola  vespertina,  FOrster-L.,  plus  grande 
et  surtout  plus  large  que  la  L.  italica,  d’un  jaune 
roussâtre  presque  transparent,  luisant  et  recouverte  de 
poils  grisâtres  peu  serrés;  tête,  ailes  et  l’extrémité 
des  élytres  noirâtres;  yeux  et  front  très  noirs;  par- 
ties de  la  bouche,  antennes  et  tarses  fuligineux.  — 
Ponctuation  des  élytres  irrégulière,  nervures  peu  mar- 
quées. Avant-dernier  segment  du  dessous  de  l’ab- 
domen profondément  échancré  en  triangle,  le  dernier 
de  même  mais  beaucoup  moins  fortement.  Long,  1. 
— larg.  1 Ya  1.  Indes  orientales. 

M.  Laporte  place  comme  synonyme  de  cette  es- 
pèce la  L.  vespertina,  F. 

136,  Ldciola  capemis,  F.,  taille  de  la  L.  noctihca, 
mais  plus  ovale  et  plus  convexe.  D’un  testacé  clair; 
élytres  grises  à bords  jaunes,  yeux  et  tarses  noirs, 
antennes,  palpes  et  jambes  antérieures  moins  foncées. 
Ponctuation  des  élytres  bien  marquée  et  irrégulière, 
recouverte  de  poils  grisâtres  peu  serrés;  nervures  peu 
distinctes.  L’avant-dernier  segment  du  dessous  de 
l’abdomen  largement  découpé  en  arc  et  marqué  en 
dedans  du  bord  extérieur  d’une  ligne  parallèle;  seg- 
ment pigydal  triangulaire.  Long.  5 1.  — larg  2 1. 
Cap  de  bonne  Espérence.  M.  S:t  P. 

137,  Lüciola  exokta,  M.  B.,  >)  taille  et  forme  de 
la  précédente,  mais  de  couleur  plus  grise  sur  le  mi- 
lieu du  corselet,  des  élytres  et  du  dessous  du  corps. 


1)  M.  B.  signifié  Musée  de  Berlin. 


50 


Pubescence  plus  épaise  et  plus  cendrée.  Long.  4%  1. 
— larg.  1%  1.  ïette  Mozambique  de  la  récolte  du 
Docteur  Peters. 

Lampyris  apicalis,  Eschsch.,  *)  Luciola  melanura, 
Lap.  du  Sénégal,  et  Luciola  Goudotii,  Lap.  de  Mada- 
gascar, appartiennent  à cette  division. 

b,  Espèces  de  couleur  plus  ou  moins  noire  sur  les  élylres. 
f,  forme  convexe  rajnassée,  un  peu  dilatée  postérieurement. 

138,  Lüciola  circumdata,  M.,  également  de  la 
forme  ovalaire  et  convexe  des  précédentes,  mais  de 
couleurs  plus  foncées.  D’un  noir  brunâtre;  corselet, 
écusson  et  tous  les  bords  des  élytres,  ainsi  que  la 
poitrine,  les  cuisses  et  la  base  des  jambes  d’un  tes- 
tacé  roussâtre;  tête  et  yeux  noirs.  Ces  derniers 
avec  des  impressions  qui  forment  des  héxagones 
plus  ou  moins  réguliers.  Dernier  segment  du  des- 
sous de  l’abdomen  découpé  de  chaque  côté  du 
bord  extérieur,  ce  qui  fait  avancer  un  peu  la  partie 
du  milieu  et  recouvrir  la  base  du  segment  pigydal, 
qui  a la  forme  d’une  lame  obtuse.  Elytres  presque 
ponctuées  en  stries,  nervures  distinctes.  Long.  4 1.  — 
larg.  2 1.  Indes  orientales. 

139,  Lüciola  rnehadiensis,  Dabi.,  forme  ovalaire 
assez  large  et  convexe  des  précédentes.  D’un  rouge 
jaunâtre  assez  vif;  tête  et  élytres  noires,  luisantes; 
antennes,  palpes,  tarses  et  le  4:ième  segment  de  l’ab- 
domen rembrunies.  L’avant-dernier  segment  de  l’ab- 

I)  Le.s  espèces  d’Eschschollz  sont  décriles  dans  ses  "Entonw- 
graphien.” 


51 


domen  découpé  en  triangle  sur  son  milieu,  chez  la  Ç, 
le  dernier  segment  échancré.  Elytres  un  peu  élargies 
postérieurement,  rugueuses,  nervures  distinctes.  Long. 
4y2  1.  — lafg-  2V5  1.  Hongrie  méridional  (Bannat)  et 
Turquie. 

140,  Luciola  collaris,  M.,  plus  allongée,  plus  étroite 
et  moins  convexe  que  la  L.  mehadiensis.  Corselet 
moins  dilaté  sur  les  côtés,  presqu’en  demi-cercle,  sur- 
tout chez  le  mâle;  ponctuation  plus  prononcée;  angles 
postérieurs  plus  arrondis  et  moins  saillants.  Ecusson 
plus  triangulaire,  extrémité  pointue.  Elytres  plus  pa- 
rallèles, nervures  plus  distinctes.  Tout  l’abdomen,  à 
l’exception  des  segments  phos[)horescents,  d’un  noir 
luisant,  ainsi  que  la  tête,  les  yeux  et  les  élytres.  L’a- 
vant-dernier segment  de  l’abdomen  faiblement  sinuéi 
chez  la  le  dernier  est  échancré. 

^ Long.  3%  1.  — larg.  1%  1. 

CÎ  Long.  4 Va  I.  — larg.  1%  I. 

Des  parties  occidentales  de  la  Russie  méridionale. 

141,  Lüciola  minuta,  M.,  très  voisine  par  la  forme 
et  les  couleurs  de  la  L.  mehadiensis,  mais  quatre  fois 
plus  petite,  étant  ainsi  une  des  plus  petites  espèces 
du  genre.  D’un  noir  brunâtre,  avec  l'écusson,  le  cor- 
selet, la  poitrine,  les  cuisses  et  les  jambes  d’une  teinte 
testacée  plus  ou  moins  rougeâtre.  Elytres  aussi  forte- 
ment ponctuées  que  le  corselet,  à nervures  peu  distinctes. 
Echancrures  sur  le  bord  extérieur  des  derniers  seg- 
ments du  dessous  de  l’abdomen  peu  piononcées.  Long. 
2 1.  — larg.  1 1.  Dalmatie? 


52 


ff,  Forrm  peu  convexe^  allongée. 

0,  corselet  unicolor. 

142,  LuctoLA  lusitanica,  Charpentier.  D’un  noir 
un  peu  brunâtre;  corselet,  écusson,  poitrine  et  cuisses 
d'un  jaune  roussâtre;  antennes,  jambes  et  tarses  rem- 
brunies. Long.  4 — 5 1.  — larg.  — l'Yj  1.  Por- 
tugal et  généralement  l’Europe  méridionale  jusqu’au 
Caucase. 

Les  Lwmpyris  italica  F.  et  Colophotia  mingrelica 
Mannh.  appartiennent  à cette  espèce. 

143,  Lüciola  mingrelica,  Mannh.,  elle  atteint  à peu 

près  la  taille  de  la  L.  lusitanica,  mais  s’en  distingue 
facilement  par  son  corselet,  plus  étroit,  plus  fortement 
ponctué  et  moins  luisant;  les  côtés  latéraux  sont  cou- 
pés obliquement  vers  la  tète;  les  angles  postérieurs 
plus  saillants  et  dirigés  latéralement.  Ecusson  plus 
triangulaire.  Long.  4 — 1.  — larg.  — 1%  1.  Min- 

grélie  et  Hongrie. 

144,  Luciola  caucasica,  M.,  plus  petite  et  plus 
déprimée  que  la  précédente,  ayant  les  mômes  couleurs 
à l’exception  des  tarses  qui  sont  plus  clairs.  Corse- 
let plus  court,  côtés  latéraux  plus  fortement  atténués 
antérieurement,  moins  arqués,  angles  postérieurs  plus 
saillants;  ponctuation  plus  forte.  Long.  3 1.  — larg. 
1^5  1.  Montagnes  du  Caucase. 

Peut-être  est-ce  une  simple  variété  de  la  L.  min- 
grelica, Mannh. 

145,  Luciola  obtusangula,  M.,  taille  et  couleurs 
de  la  Luciola  caucasica,  mais  facile  à distinguer  de 
toutes  ses  congénaires  par  les  angles  postérieurs  du 


53 


corselet  courts  et  très  arrondis;  côtés  latéraux  arqués; 
ponctuation  plus  forte  et  plus  serrée  que  chez  la  L. 
lusüanica.  Nervures  des  élytres  peu  marquées.  Long. 
3 1.  — larg.  lYg  1.  Italie  et  Tauride. 

M.  Villa  m’a  donné  un  exemplaire  de  cette 
espèce  sous  le  nom  de  L.  italica,  qui  provenait  des 
environs  de  Milan. 

146,  Lüciola  indica,  M.,  plus  petite  que  les  pré- 
cédentes ayant  des  couleurs  analogues.  Segments 
phosphorescents  de  l’abdomen  parsemés  de  petits 
points  de  teinte  foncée;  le  dernier  segment  forte- 
ment découpé  de  chaque  côté  et  avancé  en  lamelle 
fourchue  et  couvert  de  poils.  Corselet  fortement  ponctué 
et  coupé  carrément  à la  base,  ayant  les  angles  posté- 
rieurs aigus  et  peu  saillants.  Long.  2 1.  — larg.  1. 
Indes  orientales. 

Outre  ces  espèces,  viennent  encore:  Luciola  vü- 
tata,  Lap.  de  lava,  Luciola  madagascarius  ? Guérin, 
Lampyris  auslralis  F.,  Luciola  marginipennis  Guérin, 
L.  ruficollis  Guérin  et  L.  Guerini  Lap.,  les  trois  der 
nières  de  la  Nouvelle-Guinée. 

00,  Corselet  avec  une  tache  noire  plus  ou  moins  apparente 
au  milieu. 

147,  Luciola  cruciata,  De  Haan;  forme  et  taille 
de  XOripa  [Telepkorus]  dkpar.  D’un  noir  grisâtre;  cor- 
selet de  couleur  rosée  avec  une  tache  cruciforme 

1)  Les  espèces  de  Guérin-Meiieville  sont,  décrites  dans  le  Voyage 
autour  du  Monde  du  Capitaine  Duperrey  et  dans  son  Magazin  d’Ento- 
mologie. 


54 


noire  au  milieu;  base  des  cuisses  jaunâtre.  Angles 
postérieurs  du  corselet  aigus  et  saillants.  Dernier 
segment  du  dessous  de  l'abdomen  échancré  de  chaque 
côté,  triangulaire  au  milieu.  Long.  1.  — larg. 
1%  1.  lava.  M.  S:t  P. 

148,  Lüciola  italica,  L.,  plus  petite  que  la  pré- 
cédente, dont  elle  a la  forme  allongée.  Couleur 
moins  foncée,  tache  noirâtre  sur  le  corselet,  arrondie, 
placée  sur  la  partie  antérieure,  mais  n’atteignant  aucun 
des  bords;  suture  et  côtés  des  élytres,  poitrine,  base  des 
antennes  et  pattes  plus  claires  et  plus  testacées  que 
le  corselet.  Celui-ci  transversal,  à côtés  latéraux 
très  peu  courbés  et  atténués  en  avant,  base  deux 
fois  sinuée,  angles  postérieurs  obtus  mais  saillants; 
toute  la  surface  est  criblée  par  une  ponctuation  grossière 
et  très  forte.  Ecusson  un  peu  parallèle  et  arrondi  à 
l’extrémité,  de  couleur  plus  ou  moins  brunâtre.  Elytres 
rugueuses.  Dernier  segment  du  dessous  de  l’abdomen 
faiblement  sinuée  au  milieu  et  de  chaque  côté.  Long. 
3 Va  1.  — larg.  I.  Italie  et  le  littoral  de  la  mer 
Adriatique. 

149,  Luciola  ühjrica,  Dejean,  à peu-près  de  la 
taille,  de  la  forme  et  des  couleurs  de  la  précédente, 
mais  avec  la  tache  noirâtre  élargie  et  adossée  au 
bord  antérieur  du  corselet.  Celui-ci  plus  court,  plus 
distinctement  arrondi  sur  les  côtés,  angles  postérieurs 
moins  saillants;  écusson  plus  triangulaire,  moins  ar- 
rondi à l’extrémité.  Dernier  segment  du  dessous  de 

1)  Charpentier  l’a  Apurée  dans  ses  "Horae  entoniolopicae”,  mais 
évidemment  trop  courte,  le  corselet  trop  loup  et  les  angles  postérieurs 
do  ce  dernier  (rop  aigus. 


55 


l’abdoiiien  triangulaire  et  un  peu  échancré  à l’extré- 
mité. Long.  3 1.  — larg.  1 1.  Illyrie. 

Peut-être  variété  seulement  de  la  L.  italica. 

150,  Lüciola  suturalü,  Ménétriés,  très  voisine  de 
la  L.  illyrica,  par  sa  taille,  sa  forme  et  ses  couleurs, 
mais  avec  un  corselet  moins  transversal,  plus  con- 
vexe, plus  profondément  ponctué,  les  angles  posté- 
rieurs moins  saillants,  la  tache  du  milieu  prolongée 
postérieurement  en  deux  lignes  élargies  vers  la  base. 
Long.  3 1.  — larg.  1 1.  Turquie.  (Constantinople.) 

151,  Luciola  pedenionlana , Bonelli-Dej.,  également 
très  voisine  des  précédentes  par  la  taille,  la  forme  et 
les  couleurs,  mais  à poitrine,  antennes,  jambes  et 
tarses  plus  rembrunies;  corselet  à tache  moins  dis- 
tincte, plus  transversale.  La  forme  de  ce  dernier  est 
plus  courte,  les  bords  latéraux  un  peu  arqués,  la  base 
très  fortement  échancrée  de  chaque  côté,  ce  qui  fait 
appercevoir  bien  distinctement  les  angles  postérieurs,  qui 
sont  arrondis.  Dernier  segment  du  dessous  de  l’ab- 
domen triangulaire,  arrondi  très  faiblement  sinué  de 
chaque  côté  et  échancré  au  milieu.  Bordure  latérale 
jaune  des  élytres  très  peu  marquée.  Long.  3 1.  — 
larg.  1 1.  Italie  septentrionale.  (Piémont.) 

152,  Lüciola  pontica,  M.,  plus  courte  et  plus 
large  que  les  espèces  citées,  de  couleurs  plus  fon- 
cées. Noire  en  dessus  et  en  dessous,  à l’exception  seule- 
ment du  corselet  qui  est  rose  avec  une  large  bande 
longitudinale  noire  au  milieu;  poitrine,  antennes  et 
pattes  d'un  noir  un  peu  brunâtre.  Corselet  convexe, 
fortement  ponctué,  côtés  latéraux  peu  arqués,  base 


56 


largement  sinuée  de  chaque  côté,  angles  postérieurs 
saillants  et  un  peu  tournés  en  dehors.  Ecusson  un 
peu  parallèle,  noir.  Long.  3 1.  — larg.  ly^  1.  Côtes 
occidentales  de  la  mer  noire.  (Mingrélie.) 

A cette  division  il  faut  ajouter  encore:  Luciola 
graeca,  Lap.  de  Naxos,  L.  maculicollisi  Lap.  de  l’Amé- 
rique septentrionale  et  L.  discicollis  et  puncticollis  du 
même  auteur,  du  Sénégal. 

153,  PiioïüRis  lunifera,  Eschsch.,  forme  des  Oripa 
et  Telephorus,  mais  plus  grand;  ponctuée  et  puhesccnte 
de  la  même  manière.  D’un  noir  grisâtre,  avec  le 
front,  deux  grandes  taches  sur  le  milieu  du  corselet, 
ainsi  que  son  bord  extérieur,  les  côtés  latéraux  des 
élytres  et  les  articulations  des  pattes  d’un  blanc  un  peu 
fuligineux.  Corselet  semi-lunaire,  très  fortement  rebordé 
et  présentant  autour  de  ses  bords  extérieurs  un  liseret  et 
au  milieu  un  ligne  noirs;  base  sinuée  de  chaque  côté, 
angles  postérieurs  aigus  et  saillants.  Long.  6y2  1.  — 
larg.  2y2  1.  Brésil. 

154,  PiiOTURis  moesta,  Germar;  taille  forme  et 
couleurs  de  la  précédente,  dont  elle  n’est,  peut-être 
que  simple  variété,  mais  sans  taches  blanches  sur  le 
corselet  et  avec  la  suture  de  cette  dernière  couleur. 
Long.  6y2  I.  — larg.  2 '/g  1-  Brésil. 

155,  Photüris  columbina,  M.,  très  voisine  de  la 
P.  moesta,  mais  f)lus  petite  et  plus  ovalaire.  Corselet 
plus  prolongé  en  avant,  avec  tous  les  bords  extérieurs 
blancs.  Suture  et  côtés  latéraux  des  élytres  sur  toute 
leur  longueur  de  la  même  couleur.  Pattes  plus  claires; 
antennes  moins  élargies.  Long.  4^/3  I.  — -larg.  1^/2  1. 
Colombie. 


57 


156,  Photüris  hectica,  F.,  taille  et  forme  de  la 
P.  moesta,  mais  de  couleurs  moins  foncées.  Corselet 
à bords  extérieurs  blanchâtres,  marqué  ordinaire- 
ment dans  son  milieu  de  deux  taches  roussâtres;  ses 
côtés  latéraux  assez  arqués.  Long.  6 Va  1.  — larg. 
2 Va  1.  Brésil. 

157,  Pyrogaster  grylloides,  M.,  forme  et  taille  très 

voisine  de  la  Photüris  moesta,  mais  à élytres  plus  atté- 
nuées postérieurement.  Ü’un  noir  brunâtre;  bords  ex- 
térieurs du  corselet,  la  suture,  les  côtés  latéraux  des 
élytres,  base  des  cuisses,  les  genoux  et  le  front  d’un 
blanc  fuligineux.  La  bordure  claire  sur  le  corselet  très 
étroite,  tandis  que  sur  les  élytres  elle  s’élargit  vers 
le  milieu  embrassant  presque  tout  l’espace  jusqu’à  la 
tache  suturale  qui  est  également  dilatée;  ce  qui 
produit  à peu-près  deux  bandes  longitudinales  obs- 
cures. Long.  6V2  I-  — 2V2  1-  Brésil. 

158,  Pyrogaster?  dilatatiis,  M, , un  peu  plus  petit 
et  plus  ovalaire  (|ue  le  P.  grylloides;  corselet  plus  con- 
vexe au  milieu.  D’un  brun  grisâtre  clair  peu  luisant; 
bords  du  corselet,  ceux  des  élytres,  la  suture,  l’extré- 
mité de  l’écusson,  le  front  et  la  base  des  cuisses  d’un 
blanc  jaunâtre;  antennes  et  tarses  rembrunies.  Cor- 
selet en  demi-lune,  finement  ponctué,  angles  postérieurs 
droits.  Elytres  rebordées,  avec  une  ponctuation  moins 
serrée,  mais  recouvertes  d’une  pubescence  qui  les 
rend  opaques.  Long.  6 1.  — larg.  3V2  1.  Brésil. 

159,  BicEi.Lo>YcyiA  albilatera,  Gyllh.,  forme  des 
Blatta.  Brunâtre,  bords  du  corselet  et  des  élytres,  la 
suture,  le  front,  la  base  des  antennes  et  des  cuisses 


58 


d’un  testacé  blanchâtre.  Yeux  noirs.  Corselet  et 
élytres  ponctuées  et  pubescentes,  le  premier  demi- 
lunaire  à côtés  latéraux  rebordés  et  angles  postérieurs 
saillants  mais  obtus.  Elytres  plus  larges  que  le  cor- 
selet, ovales.  Long,  1.  — larg.  2 1.  Brésil. 

160,  Bicellonyciia  ddeta,  M.  B.;  forme  voisine  de  la 
B.  albilatera,  mais  plus  petite  et  de  couleur  plus  claire. 
Outre  les  côtés  latéraux  blanchâtres,  il  y a encore  une 
teinte  de  la  môme  couleur  qui  se  dirige  obliquement 
depuis  l’angle  huméral  vers  l’extrémité  de  chaque  élytre. 
Tête  claire,  yeux  très  noirs,  antennes  et  tarses  ob- 
scurs. Long.  3 Va  I.  — larg.  1%,  1.  Colombie. 

161,  Bicellonycha  lividipennvt , M.,  un  peu  plus 
allongée  que  les  précédentes.  D’un  gris  cendré,  opa- 
que par  la  pubescence  qui  recouvre  toute  la  surface; 
côtés  du  corselet  et  des  élytres  et  les  cuisses  plus 
claires.  Yeux  très  noirs.  Antennes  et  tarses  obscurs. 
Long.  4 Va  1.  — larg.  1%  1.  Brésil. 

162,  Bicellonycha  melamra,  M.,  de  la  forme  al- 
longée de  la  B.  livida,  mais  plus  grande  et  d’une 
couleur  testacé-brunâtre,  plus  claire  autour  du  corselet 
et  des  élytres;  une  bande  oblique  depuis  l’angle  hu- 
méral jusque  vers  l’extrémité;  la  suture,  l’écusson,  la 
base  (les  antennes  et  les  pattes,  les  derniers  articles  des 
antennes  et  les  tarses  rembrunis;  yeux  très  noirs. 
Corselet  presqu’aussi  long  que  large,  distinctement 
deux  fois  sinué  à la  base,  côtés  relevés,  angles  pos- 
térieurs très  saillants.  Elytres  assez  finement  ponc- 
tuées et  a.ssez  faiblement  pubescentes.  Long.  5%  1. 
— larg.  2 I.  Brésil. 


59 


La  Lampyris  suturalis,  Gyllh.,  qui  est  la  môme  que 
la  L.  vittaia,  01.,  parait-être  une  Bicellonycha,  ainsi  que 
la  Lampyris  livida  du  dernier  de  ces  auteurs. 

163,  Triplonycha  vittipennis,  M.,  forme  ovalaire 
des  Bicellonycha,  mais  à corselet  proportionellement  plus 
grand  et  marqué  au  milieu  de  deux  taches  roussâtres. 
Couleur  d’un  gris  noirâtre,  opaque  par  une  pubescence 
épaisse.  Bords  du  corselet  et  des  élytres,  une  bande 
longitudinale  sur  le  milieu  de  chacune  de  ces  der- 
nières, la  suture,  la  tête,  la  majeure  partie  des  cuisses 
et  les  jambes  d’un  blanc  jaunâtre;  tarses  et  antennes 
brunes,  ceux-ci  annelées  de  couleur  testacée;  yeux 
noirs.  Long.  6 1.  — larg.  2^!^  1.  Colombie. 

164,  Triplonycha  despecta,  Sch.,  M.  S:t  P.,  très 
voisine  de  la  precedente,  par  sa  forme  et  ses  cou- 
leurs, mais  plus  petite.  Corselet  avec  une  ligne  lon- 
gitudinale claire  au  milieu,  taches  rousses  peu  dis- 
tinctes, angles  postérieurs  plus  arrondis,  mais  saillants. 
Elytres  plus  courtes.  Long.  éVg  I.  — larg.  2 1.  — 
Amérique  méridionale. 

165,  Blattomorpha  lateralis,  M.,  forme  et  taille  de 

la  Blatta  germanica.  Noire,  assez  luisante;  bords  du 
corselet  et  des  élytres,  suture,  base  des  cuisses,  han- 
ches et  extrémité  des  palpes  d’un  blanc  plus  ou  moins 
jaunâtre.  Corselet  demi-lunaire,  côtés,  relevés,  angles 
postérieurs  peu  saillants.  Elytres  moitié  plus  larges 
que  le  corselet,  ovales,  déprimées,  ponctuation  forte, 
pubescence  peu  serrée.  Long.  5^2  1-  — ^^2  1- 

Brésil. 

166,  Telephoroides  lineatocollis , Déjean,  forme  al- 
longée et  atténué  postérieurement,  comme  chez  quel- 


60 


ques  Elatérides.  D’un  brun  noirâtre;  bords  de^  élytres, 
suture,  tête,  base  des  cuisses  et  corselet  testacés. 
Celui-ci  marqué  au  milieu  d’une  bande  longitudinale 
noire  et  de  chaque  côté  de  cette  dernière  d’une  tache 
roussâtre;  côtés  latéraux,  arqués,  angles  postérieurs 
peu  saillants.  Elytres  à ponctuation  plus  serrée  que 
sur  le  corselet  et  couvertes  de  poils  jaunâtres  peu  épais. 
Antennes  noires,  annelées  de  blanc.  Long.  7 1.  — 
larg.  2 1.  Amérique  septentrionale. 

167,  Telephoroides  viUigera,  M.,  très  voisine  de  la 
précédente,  par  sa  forme  et  ses  couleurs,  mais  plus 
petite  et  plus  ovalaire.  Outre  les  bords  et  la  suture 
des  élytres  blanchâtres  on  voit  sur  chacune  une 
ligne  de  la  môme  couleur  qui  traverse  obliquement 
depuis  l’angle  huméral  jusqu’à  la  moitié  de  la  lon- 
gueur. Majeure  partie  des  _ cuisses  de  teinte  claire. 
Long.  4y3  1.  — larg.  1^4  I.  Amérique  septentrionale. 

Lampyris  trilineata,  Say,  parait-ôtre  un  Telephoroides 
et  peut-être  identique  avec  l’espèce  décrite. 

168,  Telephoroides  occidentalis , 01.,  forme,  taille 
et  même  les  couleurs  de  VOripa  livida,  L.  D’un  tes- 
tacé  brunâtre;  corselet,  suture,  rebord  des  élytres  et 
les  cuisses  plus  claires;  yeux,  antennes,  abdomen, 
jambes  et  tarses  plus  ou  moins  noirâtres.  Corselet 
demi-lunaire,  angles  postérieurs  arrondis  et  presque 
pas  saillants.  Ponctuation  et  pubescence  des  élytres 
peu  épaisse.  Long.  1.  — larg.  1%  1.  Cayenne 
et  Brésil. 

169,  Telephoroides  fruticola,  Eschh.,  très  voisine 
de  la  précédente,  mais  plus  étroite  et  de  couleurs  plus 
foncées,  ce  qui  fait  ressortir  bien  distinctement  la  su- 


61 


ture  claire  des  élytres;  pubescence  plus  forte.  Corse- 
let plus  étroit,  plus  atténué  en  avant.  Long.  4 1.  — 
larg.  IV3  1-  Brésil. 

170,  Telephoroides  pallida,  M.,  forme  et  taille  de 
la  T.  occidentalis,  mais  de  couleur  plus  pâle,  avec 
les  derniers  articles  des  antennes  et  des  tarses 
plus  foncés.  Corselet  plus  allongé,  angles  posté- 
rieurs plus  saillants.  Long.  3%  1.  — larg.  IV3  1-  — 
Brésil. 

171,  Platystes  axillaris,  M.,  forme  ovale  très  dé- 
primée. Noire  et  recouverte  d’un  duvet  cendré.  Côtés 
latéraux  des  élytres  dilatés  et  blancs  sur  les  deux 
tiers  de  leur  longueur  depuis  l’angle  huméral;  front 
et  hanches  de  la  môme  couleur;  mandibules  fuligineux. 
Corselet  demi-lunaire,  avec  le  bord  extérieur  très 
étroitement  blanc;  côtés  latéraux  relevés,  angles  posté- 
rieurs presque  droits,  peu  saillants.  Elytres  plus 
larges  que  le  corselet  et  cinq  fois  plus  longues;  ponc- 
tuation serrée.  Long.  5%  I.  — larg.  2*/^  1.  Brésil. 

Lampyris  telephorinm,  Perty,  qui  est  le  môme  que 
le  Pholinus  decoratus,  Laporte,  parait  appartenir  au 
genre  Platystes. 

172,  Dryptomorpha  latefascia,  M.,  forme  allongée, 
très  voisine  de  quelques  Telephorides , avec  la  partie 
postérieure  un  peu  élargie.  Noire,  bords  extérieurs 
du  corselet  et  une  large  bande  transversale  et  dilatée 
vers  la  suture  des  élytres,  testacés.  Corselet  demi- 
lunaire,  un  peu  atténué  en  avant,  côtés  latéraux  peu 
rebordés,  base  presque  droite,  avec  une  impression 
distincte  et  une  petite  carène  oblique  vers  chaque 
angle  postérieur,  qui  est  droit,  obtus  et  hérissé  d’une 


62 


touffe  de  poils  brunâtres.  Elytres  un  peu  plus  larges 
que  le  corselet  et  six  fois  plus  longues,  ponctuation 
très  serrée,  comme  granulée  et  recouverte  de  poils 
assez  visibles.  Long.  4%  1.  — larg.  IV2  1.  Co- 
lombie. 

Photinus  lycoides,  Laporte,  parait  être  une  Drypto- 
morpha. 

173,  PiiENGooES  plumosa,  F.  01.,  taille  plus  grande 
que  le  Stcnopterus  rufus  auquel  elle  ressemble  un  peu 
par  la  forme.  D’un  jaune  fauve,  élytres  fuligineuses 
vers  l’extrémité;  antennes  et  milieu  des  segments  ab- 
dominaux de  teinte  foncée;  yeux  noirs.  Long.  SV^l-  — 
larg.  ^5  1.  — Amérique  septentrionale.  (Géorgie.) 
M.  S:t  P. 

174,  Phengodes  flavicoUis,  Leach.,  beaucoup  plus 
grande  que  la  précédente.  D’un  noir  luisant;  corselet, 
écusson  et  poitrine  d’un  testacé  roussâtre.  Elytres  ne 
recouvrant  que  la  moitiée  de  l’abdomen,  leur  extré- 
mité grisâtre.  Ailes  longues,  noires.  Long.  6 1.  — 
larg.  lYa  1.  Colombie.  M.  G. 

Une  troisième  espèce  de  ce  genre  est  le  Phen- 
godes flavicoUis,  Leach.  du  Pérou,  qui  est  la  plus 
petite  de  toutes  et  qui  se  distingue  du  Ph.  ruficollis,  par 
sa  couleur  plus  brune,  ses  ailes  pâles  et  la  bordure 
jaune  des  segments  abdominaux. 


1)  C’est  par  erreur  qu’il  a été  énoncé  dans  le  l:er  volume  de  ces 
Eludes  p.  57  comme  venant  de  Colombie. 


63 


Coléoptères  du  nord 

de  la  Chine  (Shingai) 

pnr 

V.  de  Mu(schulsk). 

1,  Chlaenius  bigùttatm,  niger,  punctatissinms,  ca- 
pite  thoraceque  ciipreo-aeneis,  opacis;  elytris  viridi- 
obscuris,  testaceo-pubescenlibus,  macula  postica  si- 
iiuata,  ore,  antoiinis  pedibusque  testaceis.  Long.  1. 
— lat.  2V2  1. 

2,  Agriotes  ? pectinicornis,  elongatus,  convexiuscu- 
lus,  nigro-fusciis,  punctatus,  dense  cinereo-piibescens; 
ore,  anlennarum  basi  pedibusque  plus  minusve  fulvis. 
Antennarum  articulis  4—11  peclinatis.  Long.  11  I.  — 
lat.  3 I. 


3,  Gymnoeleurüs  ruficornis,  subdepressus,  uigro- 
subcyaneus,  opacus;  thorace  confertissime  granuloso; 
elytris  subtilissime  tuberculatis;  abdorninis  lateribus  ca- 
rinatis;  clypeo  obtuso  quadridcntato.  Antennarum  clava 
llava.  Long.  6 1.  — lat.  4 1. 

4,  Ontiiophagus  ibex,  niger,  sub- opacus,  parce 
punctatus;  elytris  profunde  punctato-striatis;  clypeo 
apice  emarginato.  Antennis  flavis. 

mas:  vertice  bicorni,  cornibus  verticalibus  rectis; 

prothorace  antice  subdeclivi. 
fem.:  fronte  carinato,  poslice  tuberculis  tribus. 

Long.  4 1.  — lat.  2 1. 


5 


64 


5,  Ancyi.onycha  parallela,  nigro-picea,  subopaca, 
giüsso-parcius-pimctata;  Iboracis  lateribus  arcuatis, 
angulis  posticis  redis;  elytris  Iricostatis.  Long.  8 I. 
— lat.  4 1. 


6,  Anoylonycha  ? crenicollis,  picea,  nitida  eroso- 
scrobiculata;  thoracis  lateribus  in  medio  subangulatis, 
fortiter  crenulalis;  elytris  postice  dilatatis,  subcostatis; 
capite  rugoso,  opaco,  in  inedio  transverse  carinulato, 
clypeo  subeniarginato;  antennis  femoribusque  rufo- 
testaceis.  Long.  6V2  I-  — lat.  3 1. 

7,  Macuonota  sanguinosa,  elongata,  postice  sub- 
attenuata,  supra  opaca,  nigra;  capite,  thorace,  corpore 
sublus  pygidioque  pube  testaceo-niaculatis,  elytris  rufo- 
variegatis,  in  raedio  ad  lateribus  punctis  niinutissimis 
quatuor  teslaceis,  antennis  llavis;  thorace  angustato, 
subquadrato.  [-ong.  4V2  1-  — lat.  1. 

8,  CiiLOKOPHANiis  lineolus,  densissinie  viridi-squani- 
luosus,  thoracis  lateribus,  elytrorum  lineis,  corpore 
subtus  pedibusque  albescentibus;  rostro  in  medio  ca- 
rinato;  thorace  subconice,  longitudinaliter  plicato-rugoso, 
postice  bisinuato,  angulis  posticis  obtusis;  elytris  acute 
caudatis.  Long,  I.  — lat.  2 I. 

9,  Cleonus  melograninius,  ovatus,  niger,  tubeicula- 
tus;  thoracis  lateribus,  vitlis  duabus  in  disco,  elytro- 
rum maculis  obliquis  ad  apicem  conjunctis,  corpore 
subtus  pedibusque  albo-pubescentibus,  basi  suturaque 
nigris;  fronte  in  medio  gibboso;  antennis  fuscis.  Long. 
6 1.  — lat.  272  1- 


10,  UoucADioN  virgatum,  niger,  cinereo-pubescens; 
capite  tboraceque  vittis  mediis  elytrorumque  linois 
septern,  ad  niarginem  dilatatis,  albis,  altérais  sid)- 
testaceis;  antennis  cinereo-annulalis;  llioraee  rugoso. 
Long.  71/2  1.  — lat.  3 Va  I. 


Sur  l’Aiithrenus  miiscoruiu 

de  De  Géer  et  Linné, 

par 

V.  de  Mütschulsky. 

Cet  insecte,  originaire  du  midi,  ne  se  trouve  chez 
nous  que  dans  les  collections.  J’en  ai  ramassé  une 
grande  quantité  dans  les  boîtes  qui  provenaient  du 
Musée  de  Berlin  et  de  M;r  Parsudaki  à Paris,  où  une 
bonne  partie  des  insectes  que  j’y  avais  acheté,  fut 
rongé  par  ces  ennemis  implacables,  quoique  les  boîtes 
fûssent  fermées  hermétiquement.  Jusqu'à-jirésent  c’est 
la  seule  espèce  (VAnthrenus  qu’on  aît  observée  dans  les 
collections  d’Europe.  Ici,  à S:t  Pétersbourg,  l’i.  ver- 
basci,  F.  (museorum  Erichson)  est  des  plus  communs, 
sur  les  murs  des  maisons,  les  haies  &c.,  mais  jamais 
dans  les  cabinets  d’histoire  naturelle.  Les  descriptions 
de  De  Geer,  et  de  Linné  ne  contiennent  rien  qui 
puissent  s’appliquer  à l’espèce  qui  dévaste  les  in- 
sectes, et  comme  ces  savants  appuient  leur  caractéri- 
stique sur  les  moeurs  connues  de  chaque  entomologiste, 
il  est  plus  que  certain  qu’ils  ont  décrit  des  individus 


06 


pris  dans  les  musées;  ce  qui  prouve  suffisamment  que 
c’est  toujours  le  môme  Anthrenus,  que  celui  qui  a été 
observé  depuis,  dans  des  localités  analogues,  soit  par 
Fabricius,  Olivier  et  môme  jusqu’à  nous.  S’il  existe 
une.  confusion,  elle  provient  sans  doute,  soit  d’avoir 
méconnu  l’espèce,  soit  d’avoir  confondu  plusieurs 
espèces  dans  une  seule.  Pour  ôtre  plus  logique,  il 
faudra  donc  restituer  à l’insecte  des  musées,  le  nom 
d’ Anthrenus  mmeorum,  De  Geer,  L.,  F.,  01.  &c.,  qui  le 
caractérisent  parfaitement,  et  rayer  celui  d’Erichson,  qui 
voulant  y recormaitre  l’A.  varius,  a séparé  du  premier 
un  A.  festinus,  qui  n’est  autre  chose  qu’une  variété  du 
museorum,  chez  laquelle  la  couleur  noire  prédomine. 
En  1843  M.  Reiche  donna  une  note  sur  ce  môme 
sujet,  dans  une  des  séances  de  la  Société  entomolo- 
giquo  de  France,  où  il  rendit  à l’espèce  mentionnée 
le  nom  d’^l.  verbasci,  donné  par  Linné  à l’Amourette 
de  Geoffroy.  Mais  d’après  l’opinion  d’Erichson,  que 
j’ai  trouvé  complôternent  confirmée  par  l’exemplaire 
type  de  l’insecte  dans  la  Collection  Linnéenne  à Lon- 
dres, ce  verbasci  n’est  pas  du  tout  un  Anthrenus,  mais 
VAttagenus  trifasciatus.  Si  donc  l’Amourette  est  notre 
insecte  des  collections,  on  devra  la  placer  comme  sy- 
nonyuie  de  l’A.  museorum.  Dans  la  dite  collection 
l’exemplaire  type  du  museorum  est  trop  mal  conservé, 
pour  pouvoir  prétendre  que  ce  ne  soit  pas  l’espèce 
ci-dessus  mentionnée. 


67 


Sur  la  larve  et  la  chrysalide  de  la 
Gerandria  cornuta. 

(Communication  de  M:r  Obert.) 

Dans  le  Bulletin  de  Moscou,  1815,  J,  80,  j’ai 
parlé  de  la  larve  de  cet  insecte,  mais  malheureusement 
des  fautes  typographiques  ont  rendu  l’article  imcom- 
préhensible.  Maintenant  que  M.r  Obert  s’est  do  nou- 
veau procuré  des  colonies  de  cet  intéressant  insecte, 
je  vais  en  donner  une  description  plus  détaillée. 

La  larve  ressemble  à celle  des  Tenebrio,  mais 
parait  moins  parallèle  et  de  couleur  plus  blanchâtre. 
De  chaque  côté  de  la  tête  on  voit  une  petite  ocelle 
allongée  noire  bien  distincte.  Antennes  de  quatre  ar- 
ticles, dont  les  deux  premiers  courts,  le  3:ième  plus 
allongé,  plus  gros  et  ovalaire  et  le  dernier  le  plus 
court,  rudimentaire.  L’impression  sur  le  front  peu 
profonde.  Labre  peu  transversal,  arrondi  et  un  peu 
rebordé  en  avant;  pas  d’indices  distinctes  des  cornes 
du  q;  mandibules  cachées.  Palpes  maxillaires  de  3 
articles.  Pattes  assez  longues,  tarses  terminés  par  des 
crochets  simples  et  forts.  Corps  assez  linéaire  et  con- 
vexe, composé  de  12  segments,  dont  le  dernier  en 
cône  renversé  et  pointu  et  avec  deux  denteleures  de 
chaque  côté;  abdomen  et  le  reste  comme  chez  les 
Tenebrio. 

La  chrysalide  est  de  couleur  blanche,  presque 
deux  fois  plus  courte  et  deux  fois  plus  large  que  la 
larve.  Les  ocelles  sur  la  tête  sont  beaucoup  plus 
grandes  et  les  cornes  recourbées  chez  le  mâle,  coin- 


6H 


plêlenient  dévellopées.  Les  côtés  latéraux  de  l’abdo- 
men présentent  des  appendices  un  peu  carrés  garnis 
de  quelques  longs  poils;  le  dernier  segment  se  ter- 
miné par  deux  fils  coniques.  Le  reste  présente  l’image 
de  l’insecte  parfait.  La  larve  se  transforma  en  chry- 
salide le  6 Juin  1853. 

La  larve,  ainsi  que  la  chrysalide  sont  agiles  et 
remuent  l’abdomen  quand  on  les  touche;  la  première 
recule  souvent  môme  en  arrière.  D’après  les  obser- 
vations de  M.  Obert,  la  larve,  ainsi  que  l’insecte  par- 
fait ne  vit  que  de  farine,  surtout  humide,  et  se  pro- 
page parfaitement  bien  dans  celle  du  froment.  Le  riz 
parait  lui  convenir  moins,  ce  qui  est  assez  singulier, 
vû  que  l’insecte  est  originaire  ,de  l’ile  de  Cuba,  où 
nos  blés  ont  été  importés.  Dans  un  très  court  délai, 
toute  la  farine  qui  est  infesté  de  ces  insectes  devient 
grise  ou  môme  noirâtre.  Si  cet  insecte  s’acclimatait 
ici,  il  deviendrait  une  véritable  calamité  pour  les 
boulangers. 


Nouveautés, 

Carphcrüs  limbifer,  Motsch.;  il  ressemble  un  peu 
par  sa  forme  et  sa  taille  à i'Axinoiarsus  pulicarius  ou 
mieux  encore  à VAx.  rubricollis,  mais  son  corselet  est 
pins  allongé,  sa  tôte  plus  étroite,  ses  élytres  plus  dépri- 
mées et  arrondies  postérieurement  et  enfin  les  quatre 
segments  de  l’abdomen  qui  devancent  ces  dernières, 
lui  donnent  un  as[)ect  plutôt  d’un  Omaliaire  rpie  d’un 


69 


Malachide.  Sa  couleur  est  un  brun  assez  clair;  tête, 
palpes,  base  des  antennes,  corselet,  une  marge  étroite 
autour  des  élytres,  derniers  segments  de  l’abdomen, 
pattes  antérieures  et  une  partie  des  cuisses  posté- 
rieures de  couleur  testacée.  Derniers  articles  des  an- 
tennes, en  scie,  et  le  dessous  du  corps  d’une  couleur 
foncée.  Mâle.  Indes  orientales. 


Helsingfors,  imprimerie  de  la  Société  de  I.itératiire  Finnoise,  lS.fi4. 
Imprimalnr:  //.  Molander. 


ETUDES  ENTOMOLOGIQUES 


rédigées 


par 


lîictor  î)c  JUotscfjufsfu), 

Liealenant-Colonel  d’Etat-Major,  en  retraite  &c. 


UELSÜVGFORS. 

Imprimerie  de  la  Snriélé  de  Litéralure  rinnuise, 


Imprimatur:  L.  Heimbürgcr. 


ETUDES  ENTOMOLOGIQUES 

1855. 

1 Janvier.  Nécrologe.  Voyages:  Lettre  de  M.  de  Mot- 
schnlsky  à M.  Ménétriés.  Motschnisky,  snr  les  Collec- 
tions Goléoptèrologiqnes  de  Linné  et  Fabricins.  Le  même, 
snr  nne  correction  très  essentielle  concernant  les  Lampy- 
rides.  Le  même,  snr  les  moyens  d’asphyxier  les  abeilles. 
Notices.  Synonymies.  Météorologie.  Nouveautés. 


Nécrologc. 

Pendant  mon  séjour  en  Amérique,  l’entomologie 
en  Russie  a éprouvé  deux  grandes  pertes  par  la  mort 
de  M.  Fischer  de  Waldheim,  le  vétéran  des  natura- 
listes en  Russie,  et  de  M.  le  Comte  Mannerheim,  notre 
illustre  entomologiste. 

M.  Fischer  de  Waldheim  était  né  en  Saxe  dans 
une  petite  ville  nommée  Waldheim,  remarquable  par 
sa  position  romantique.  Après  avoir  terminé  ses  études 
académiques,  il  débuta  d’abord  par  un  traité  très  estimé 
sur  l’histoire  de  l’imprimerie;  s’étant  rendu  à Paris, 
il  fit  la  connaissance  de  Cuvier,  dont  les  cours  publics 
l’entrainèrent  irrévocablement  vers  l’histoire  naturelle, 
et  il  y fut  de  plus  encouragé  par  M.  Al.  de  Hum- 


4 


boldt,  qui  se  préparait  alors  à ses  grandes  entreprises 
en  Amérique.  Ce  fût  à celte  époque,  que  le  Gouver- 
nement Russe  lui  fit  offrir  la  chaire  d’histoire  naturelle 
à Moscou;  M.  Fischer  se  décida  pour  la  Russie,  et 
commença  ainsi  cette  carrière  brillante,  qu’il  a par- 
courue jusqu’à  sa  mort.  Par  ses  efforts,  fut  crée  en 
1805  la  Société  Impériale  des  Naturalistes  de  Moscou, 
institution,  qui  depuis  a fait  le  plus  grand  honneur  à 
son  fondateur.  Un  des  premiers  travaux  scientifiques 
de  M.  Fischer  en  Russie,  fut  sa  monographie  des  Ma- 
kis, ouvrage  très  recherché  et  maintenant  très  rare, 
vû  que  les  livres  imprimés  à Moscou  avant  1812,  ont 
été  tous  la  proie  des  flammes.  En  1821  M.  Fischer, 
secondé  par  des  secours  du  Gouvernement,  entreprit 
son  "Entomographia  Imperii  Rossici”,  ouvrage  dont  il 
s’occupait  encore  pendant  les  dernières  années  de  sa 
vie,  et  qui  est  un  des  plus  précieux  monuments  de 
l’entomologie  en  Russie;  cet  ouvrage,  qui  est  arrivé 
jusqu’à  son  5:ième  volume,  embrasse  les  Coléoptères, 
les  Orthoptères  et  les  Lépidoptères;  tous  ces  magni- 
fiques Carabes  de  la  Russie  y ont  été  décrits.  Bien- 
tôt après,  ce  savant  naturaliste  fit  paraitre  son  Orycto- 
gnosie  du  Gouv.  de  Moscou,  travail  plein  d’intérêt, 
qui  a étonné  l'Europe,  par  la  richesse  des  formes  pa- 
léonthologiques  qu’il  présente.  Une  foule  d’autres  écrits 
plus  ou  moins  volumineux  sortis  de  la  plume  de  M. 
Fischer,  ont  enrichi  les  Mémoires  et  le  Bulletin  de  la 
Société,  et  l’on  peut  dire,  qu’il  y a pou  de  livraisons 
de  ces  journaux,  où  l’on  ne  trouve  quelque  opuscule 
de  ce  savant,  et  cela  durant  presque  50  ans.  Le  ca- 
ractère aimable  et  bienvaillant  de  M.  Fischer  et  son 


5 


obligeance  sans  bornes  pour  donner  ses  conseils  et 
mettre  généreusement  à la  disposition  des  autres,  l’ex- 
périence qu’il  avait  acquise,  lui  procurèrent  l’amitié  et 
l’estime  générale;  aussi,  quand  fût  célébré  le  jubilé 
semiséculaire  de  son  Doctorat,  on  vit  toutes  les  som- 
mités de  la  science  s’empressant  de  lui  témoigner  pu- 
bliquement les  marques  de  leur  considération.  Une 
cinquantaine  de  Sociétés  savantes  lui  décernèrent,  ce 
jour,  le  titre  de  Membre  honoraire.  Sa  Majesté  l’Em- 
pereur de  Russie,  L.L  M.M.  les  Rois  de  Prusse  et  de 
Danemark  lui  envoyèrent  leurs  décorations;  le  vieillard 
fut  touché  jusqu’au  fond  de  son  coeur,  — mais  ce  fut 
aussi  le  dernier  triomphe  éclatant  qu’il  devait  éprou- 
ver; bientôt  après,  ses  yeux  s’affaiblirent  sensiblement, 
et  quelques  mois  avant  sa  mort  il  était  complètement 
aveugle  et  conduit,  comme  Bélisaire,  par  sa  fille  chérie. 
Son  plus  grand  désir  était  d’assister  à la  fête  semi- 
séculaire  de  la  fondation  de  la  Société  lmp.  des  Na- 
turalistes de  Moscou,  qui  doit  avoir  lieu  en  1855) 
mais  la  providence  ne  lui  accorda  pas  cette  jouissance, 
il  mourut  le  6 (18)  Octobre  1853,  à l’Age  de  82  ans. 

M.  le  Comte  Mannerheirn  fut  une  personalité  tout- 
à-fait  dilférentc.  Descendant  d’une  des  familles  les 
plus  illustres  de  la  Finlande,  il  lut  élevé  pour  la  car- 
lière  administrative.  Les  occupations  entomologiques 
ne  furent  chez  lui,  que  le  résultat  d’une  passion  illi- 
mitée pour  toute  contemplation  de  la  nature,  et  la 
réputation  que  s’est  acquise  le  Comte  Mannerheirn 
comme  naturaliste,  ne  surpasse  aucunement  celle  qui 
lui  est  accordée,  comme  fonctionnaire  éclairé.  Dans 
ces  derniers  tems  surtout,  le  Gouvernement  Russe  lui 


6 


avait  confié  les  missions  les  plus  délicates,  et  les  tra- 
vaux opiniâtres  auxquels  il  dftt  se  livrer  furent  peut- 
être  une  des  causes  de  sa  mort  prématurée.  Effecti- 
vement, il  est  presque  inconcevable  comment  le  Comte 
Mannerheitn , outre  les  devoirs  que  lui  imposaient  les 
fonctions  importantes  dont  il  était  chargé,  pouvait  trou- 
ver le  tems  de  soigner  sa  correspondance,  de  mettre 
en  ordre  ses  collections  et  rédiger  ses  nombreuses 
publications?  Moi  môme  je  possède  toute  une  collec- 
tion de  lettres  écrites  de  sa  propre  main,  avec  une 
netteté,  une  précision  comme  le  seraient  des  dépêchés 
diplomatiques;  chacune  renferme  quelque  chose  d’ins- 
tructif, des  remarques  les  plus  importantes  dans  la 
vaste  science  de  l’entomologie.  Ayant  été  l’élève  ou 
l’ami  de  Gyllcnhaal,  de  Schünherr,  de  Bohemann  et 
de  tous  ces  autres  entomologistes  distingués  de  la 
Suède,  il  s’étaif  procuré,  une  grande  collection  d’es- 
pèces types,  surtout  parmi  les  petits  insectes  et  comme 
on  ne  le  trouve  guères  dans  aucune  collection  privée. 
Etant  pendant  un  tems  le  collaborateur  du  Professeur 
Sahlberg,  il  a eu  l’occasion  de  former  une  collection 
presque  complète  des  espèces  de  Finlande. 

Mannerheim  a joui  justement  d’une  grande  répu- 
tation comme  entomologiste  et  ses  écrits  se  distinguent 
très  favorablement  par  la  précision  de  leur  argumen- 
tation. La  Monographie  des  Eucnémides  et  celle  des 
Pelopliila  sont  jusqu'à-présent  des  modèles  dans  ce 
genre.  La  faune  Coléoptèrologique  de  Sitka  et  des 
iles  Aléoutieunes,  est  du  plus  haut  intérêt.  Mais  non 
moins  importants  sont  les  services  que  Mannerheim^ 
par  sa  protection  bienvaillante,  a rendu  aux  entomo- 


7 


iogistes,  surtout  lors  de  leur  début;  encourageant  par- 
tout et  de  toute  manière,  tout  ce  qui  se  rapportait 
au  développement  de  sa  science  chérie,  il  a laissé 
dans  les  contrées  les  plus  éloignées  de  notre  patrie 
des  souvenirs  qui  nous  promettent  devoir  être  fructueux, 
et  déjà  M:rs  R.  Sahlberg  jun.,  Maklin,  Holmberg.  Po- 
poff  nous  offrent  ce  que  peut  l’influence  d’un  homme 
comme  Mannerheim.  Depuis  un  an  le  Comte  s’étail 
rendu  en  Suède,  dans  le  but  de  se  faire  traiter,  sa 
santé  étant  complètement  délabrée;  dans  les  premiers 
temps  le  traitement  parut  lui  être  favorable,  mais  plus 
lard  il  dut  se  soumettre  à une  opération  très  pénible 
et  douloureuse.  Lors  de  mon  séjour  à Copenhague, 
au  mois  d’Août  de  l’année  1854,  notre  ami  Wester- 
mann  reçut  une  lettre  de  Mannerheim,  datée  de  Go- 
thenburg,  où  il  prenait  les  eaux;  cette  lettre  était 
écrite  avec  la  môme  netteté  comme  du  temps  où  il 
était  bien  portant;  un  voyageur  môme  nous  avait  as- 
suré que  sa  santé  était  meilleure.  Ce  fut  pour  nous 
une  nouvelle  d’autant  plus  foudroyante,  lorsque  nous 
apprîmes,  (pie  cet  entomologiste  distingué,  après  une 
carrière  de  plus  de  trente  ans,  venait  de  mourir  à 
Stockholm  le  9 Octobre  1854  à l’âge  de  54  ans. 

Les  entomologistes  de  Russie  apprécient  toute  la 
portée  de  ces  deux  pertes  irréparables,  et  déjà  com- 
bien de  personnes  ne  disent-elles  pas  du  fond  de  l’âme; 
”ces  lieux  sommités  ne  sont  plus!” 


8 


Voyages. 

Lettre  de  M.  de  Motschulsky  à M.  ISénétriés. 

Æ 2. 

à bord  du  bateau  A vapeur 
Unlted-States,  20  Mars  1854. 

Ce  ne  fut  que  le  20  Février  que  je  quittai  New- 
York  à bord  du  Pyroscaphe  ” George-Law.”  Au  tems 
d’abord  Immide,  succéda  bientôt  un  froid  piquant,  puis 
un  tel  chasse-neige  que  l’on  dût  faire  halte;  ce  froid 
dura  plusieurs  jours  et  le  24,  quoique  vers  le  30:ièrae 
degré  de  Latitude,  un  paletot  chaud  était  indispen- 
sable. Le  2:d  Mars,  nous  nous  trouvions  au-delà  du 
9:iéiue  dégré  le  Lat.  S.  dans  l’Amérique  centrale.  Ce 
fut  au  village  d’Obispo,  sur  l'Isthme  de  Panama  que 
je  m’instalai,  au  milieu  d’une  nature  tropicale;  je  me 
voyais  entouré  do  ces  beaux  Palmiers,  à feuilles  digi- 
tées,  de  Bananiers,  de  Lianes  à fleurs  bigarrées  &c. 
Malheureusement,  vû  la  saison  avancée,  les  Orchidées 
ne  portaient  pas  de  fleurs,  beaucoup  d’arbres  étaient 
môme  dépouillés  de  leurs  feuilles,  d’autres  portaient 
des  fleurs  et  des  fruits.  Dans  ces  forêts,  on  ne  voit 
pas  d’herbages,  tout  y est  arbre,  buisson  ou  para- 
site; des  Lianes  semblables  à des  cordages,  rampent 
sur  le  sol,  puis  entourent  les  arbres  jusqu’à  leur  cime, 
retombent  ensuite  à terre,  où  elles  prennent  racine 
de  nouveau,  pour  recommencer  les  mômes  voyages; 
des  Cucurbitacées  à formes  bizarres  étaient  suspen- 
dues à des  arbres  des  plus  grêles;  des  Passiflores  à 
fleurs  écarlates  formaient  des  festons  charmants  au 
milieu  de  ce  fourré  de  verdure ....  Une  forôt-vierge 


9 


entre  les  tropiques  est  des  plus  imposante,  par  sa 
luxuriante  végétation,  autant  que  par  le  profond  si- 
lence qui  y régne  aux  heures  de  la  journée,  où  l’ar- 
deur du  soleil  parait  avoir  endormi  tout  être  animé; 
tout  homme  à la  vue  d’un  spectacle  aussi  grandiose 
se  trouve  muet  de  contemplation,  pour  peu  qu’il  soit 
sensible,  et  capable  de  sentiments  religieux. 

Le  soir  même  de  mon  arrivée  j’allai  chercher  sur 
les  plantes  environnantes  quelques  insectes  retarda- 
taires. De  très  jolies  Légumineuses  à fleurs  demi-cen- 
drées demi-jaunes,  me  donnèrent  quelques  Bruchides 
de  couleur  grise  et  avec  une  bande  transversale  blanche 
sur  le  milieu  des  élytres,  à pattes  rousses  antennes 
foncées  et  très  fortement  pectinées;  cette  espèce  me 
parait  nouvelle  et  je  propose  le  nom  de  Bruchm  clan- 
desiims,  à cause  de  la  grande  quantité  de  semences 
qui  avait  été  détériorées  par  cet  insecte.  Sur  les 
murailles  il  y avait  quelques  Syloanm,  Bostricims 
et  des  Clypeaster  dont  une  espèce  {CL  fiilvicoUis) 
ressemble  beaucoup  à notre  Cl.  piisülus.  Cherchant 
ainsi  avec  un  zèle  vraiment  passionné  ces  petits  ha- 
bitants des  tropiques,  je  remarquai  à peine  que  le  so- 
leil disparaissait  et  que  presque  spontanément  l’obs- 
curité devint  complète  vers  les  six  heures.  Vaine- 
ment j'attendis  l’apparition  de  ces  insectes  phospores- 
cents  qui  offrent  ce  beau  spectacle  pendant  les  nuits 
obscures  des  tropiques,  à Obispo  il  n’y  en  avait  que 
fort  peu.  Le  lendemain  je  fis  une  excursion  dans  les 
montagnes,  ne  redoutant  guères  les  inconvénients  de 
la  chaleur,  il  me  semblait  qu’en  Egypte,  j’en  avais 
souffert  d’avantage  malgré  que  je  me  trouvasse  de 


10 


vingt-deux  dégrès  plus  proche  de  l’Equateur.  Ma  pre- 
mière victime  fut  une  de  ces  grandes  Morpho  bleue, 
puis  plusieurs  Libellules  qui  me  rappelèrent  les  espèces 
d’Europe.  Sur  les  fleurs  d’une  Vernonia  arboressante 
(peut-être  V.  psiüacarum,  D.  G.)  je  trouvai  une  très 
jolie  Amauronia  ou  bien  d'un  genre  voisin,  grise,  que 
j’ai  nommée  .4m.  cinerascens,  puis  deux  espèces  de  Cor- 
ticaria  [C.  subnilida  et  C.  globifera),  une  Atomaria  jaune 
bigarrée  de  noir  [At.  tessellala)  une  espèce  de  Glypto- 
scelis  (Gl.  aenescens)  et  plusieurs  autres  petits  insectes. 
Quant  aux  Diptères  et  aux  Hyménoptères,  j’en  remar- 
quai fort  peu,  peut-être  à cause  de  la  saison  ou  de 
la  localité  où  je  me  trouvais;  aussi  n’eus-je  pas  à me 
plaindre  des  Mosquitos  ou  d’autres  Culidtes  tant  redou- 
tés dans  toute  l’Amérique  méridionale.  Mais  par  contre, 
j’observai  quantité  de  Fourrais  à formes  variées  et  bi- 
sares;  entre  autres  une  qui  a la  plus  grande  ressem- 
blance avec  une  araignée,  notamment  avec  le  Salticus, 
ayant  aussi  la  faculté  de  sauter,  je  l’ai  nommée  Saltico- 
morpha  nigra.  Plusieurs  Termites,  vivant  sur  les  arbres, 
dont  les  individus  neutres  ont  la  tête  prolongée  anté- 
rieurement en  corne  aigue;  l’une  a la  tête  presque 
noire  {T.  cornigera,  m.),  l’autre,  du  double  plus  grande, 
l’a  d’un  roux  jaunâtre  {T.  armigera,  m.);  je  crois  qu’il 
faudra  en  former  un  genre  particulier;  elles  bâtissent 
leurs  galeries  depuis  la  racine  jusqu’aux  branches  as- 
sez élevées  des  arbres  où  elles  placent  leurs  nids, 
qu’on  nomme  vulgairement,  tête  de  nègres,  à cause 
de  la  couleur  noire  de  la  substance  dont  ils  sont  faits 
et  qui  se  compose  d’une  infinité  de  cellules  et  de 
conduits,  complètement  à l’abri  de  l’influance  des  chan- 


11 


gements  athmosphèriques.  Les  femelles  étaient  encore 
sous  la  forme  de  nymphes  ayant  les  ailes  à demi- 
développées,  et  elles  couraient  sur  les  branches  et  les 
feuilles  des  arbres  en  société  des  neutres;  j’étais  sou- 
vent tout  couvert  de  ces  insectes,  et  cependant  ils  ne 
m’ont  jamais  mordu. 

M'étant  trop  avancé  dans  les  bois  pendant  cette 
première  excursion,  j’acquis  la  conviction  que  l’on  ne 
peut  sans  danger  courir  toute  la  journée,  les  fièvres 
étant  endémiques  dans  ces  contrées,  et  puis  on  risque 
d’attraper  facilement  un  coup  de  soleil.  Du  reste  la 
saison  des  gros  Scarabéides  était  passée,  à ce  que  je 
reconnus  par  les  débris  de  ces  insectes  que  je  ren- 
contrai. 

Voici  comment  je  distribuai  mou  temps:  me  le- 
vant avant  le  soleil,  je  prenais  un  bain  dans  la  rivière 
où,  au  lieu  d’Alligators,  de  tout  petits  poissons  s’amu- 
saient à me  mordre  quelquefois;  nulle  part  un  bain 
ne  peut-être  plus  bienfaisant  que  sous  ces  voûtes  de 
verdure!  Peu  de  temps  après,  je  prenais  mon  thé,  et 
ensuite  muni  d’un  grand  parapluie  et  de  mon  tamis, 
je  commençais  la  chasse;  le  parapluie  est  l’instrument 
le  plus  utile  dans  ces  contrées  intertropicales,  afin  de 
battre  ou  secouer  les  branches  des  arbres,  si  l’on  vent 
prendre  de  ces  Calleida,  Leptolrachelus,  Coptodera,  Sae- 
rangades,  Stenochia,  Slatyra,  Macrarlhrius,  Monocerus, 
Brachglarsus , Cryptorliynchm , Tylodes,  Comtrachelus,  ces 
Longicornes,  Cassidaires  et  une  foule  d’autres  jolis  in- 
sectes qui  se  tiennent  sur  les  feuilles,  tandis  que  fau- 
cher l’herbe  avec  une  sac  de  toile  est  presqu’inutile; 
puis  sur  les  bords  des  ruisseaux,  je  tamisais  les  dé- 


12 


bris  de  substances  végétales  et  rentrais  ensuite  vers 
les  9 heures  au  logis,  pour  le  déjeuner  (Breakfast); 
on  prétend  ici,  qu'il  importe  de  manger  souvent,  afin 
de  tenir  l’estomac  chaud.  Après,  je  cherchais,  dans 
la  terre  tamisée  dans  le  sac,  le  butin  que  je  venais 
de  rapporter,  puis  à 2 heures  je  dinais  et  à 4 heures 
je  me  mettais  de  nouveau  en  route  jusqu’à  6 heures, 

où  l’obscurité  de  la  nuit  mettait  tin  aux  excursions 

• 

journalières;  après  le  souper  je  mettais  en  ordre  ce 
que  j’avais  pris  le  jour,  et  vers  les  dix  heures,  tout 
rentrait  dans  le  repos,  et  rarement  on  entendait  quel- 
ques sons  ou  quelques  chants  monotones  d’un  nègre 
retardé. 

Les  chasses  avec  le  parapluie  me  procurèrent 
plusieurs  espèces  remarquables  dont  je  ne  citerai  que 
quelques  unes:  Rhagocrepis  fulvus,  m.,  d’une  forme  in- 
termédiaire entre  les  Leplotrachelus  et  Calleida  et  de 
couleur  entièrement  d’un  jaune  roussâtrc;  j’ai  dévolu 
à cette  espèce  le  nom  générique  de  Rhagocrepis;  cet 
insecte  diffère  des  Leplotrachelus  par  un  menton  sans 
dent,  le  l:ier  article  des  antennes  plus  long  que  le 
3:ièmc  et  par  ses  tarses  qui  ont  deux  articles  bilobés. 
Calleidomorpha  nigroaenea,  m.,  nouveau  genre  à fades 
des  Calleida  mais  à antennes  très  différentes,  ayant  le 
3:ième  article  plus  court  que  le  l:er;  un  seul  article 
bilobé  aux  tarses;  tète  et  corselet  [)onctuées.  Metallo- 
somus  virescens,  rn.,  et  M.  viridipennis,  m.,  magnifiques 
insectes  rappelant  les  Dyscolus  mais  avec  le  corselet 
large  et  distinctement  rebordé.  Leptochromus  fulvescens, 
m.,  genre  nouveau  des  Scydmaenides  qui  lie  les  Lepto- 
derus  et  les  Masligus  aux  Mio'ostenma  (Scydm.  larsatus). 


13 


Le  l:ier  article  des  antennes  occupe  le  tiers  de  toute 
la  longueur  de  celles-ci,  les  palpes  sont  très  longs  et  de 
quatre  articles,  le  l:er  très  court,  le  2:d  le  plus  long, 
le  4:ième  ovalaire,  les  élylres  avec  des  gros  points 
disposés  en  stries,  taille  presque  comme  un  Mastigus. 
Astenoderus  castaneus,  m.,  et  Ast.  crenalus,  m.,  deux 
espèces  d’un  genre  nouveau  des  Ténébrioniles  à fades 
des  Cgmatolhcs.  Canthoslomus  dlialus,  genre  nouveau 
dans  les  Brontides,  qui  constitue  le  passage  de  ces 
derniers  aux  Sylvanus.  L’espece  citée  est  de  couleur 
testacée  avec  une  bande  réfléchie  comme  chez  quel- 
ques Telcphanus  auquels  elle  ressemble  beaucoup  au 
premier  abord.  Colydodes  gibbiceps,  ra.,  genre  très  sin- 
gulier des  Colydides  (pii  a le  fades  cylindrique  des 
Anobium  et  la  sculpture  tuberculée  et  rugueuse  plus 
marquée  que  chez  les  Dictyalotus,  la  partie  postérieure 
de  la  tète  est  marquée  de  deux  grandes  protubé- 
rances. Cladophila  elongala,  m.,  CL  fihformis,  m..  Cl. 
aenea,  m.,  et  bien  d’autres. 

Le  tamis  m’a  procuré  également  des  choses  très 
intéressantes:  toute  une  suite  de  petits  Tadujs  les  plus 
variés,  tels  que  T.  sellata,  aequinodialis,  mnUisldata, 
flavicollis,  higubris,  rufida  et  tantilla,  cette  dernière  est 
une  des  plus  petites  espèces  du  genre;  plusieurs 
espèces  de  Limnidms:  L.  tessellatus,  sidcifrons  et  tnan- 
gularis,  qui  est  aussi  long  que  large  et  de  couleur 
cendré-argentéc,  et  un  genre  nouveau  Limmdes  pxibescens, 
qui  constitue  le  passage  très  naturel  des  Byrriudes 
(^Sitnplocana)  aux  Limnichides,  auxquels  il  appartient; 
deux  espèces  de  Hydraena,  H.  linibicoUis  et  H.  aequa- 
torialis;  une  jolie  espèce  de  Cyllidhm,  C.  corvinum,  plus 


14 


grand  que  le  nôtre  et  lisse;  un  genre  nouveau  dans 
les  Georssides,  Lepicerm  inaequalis,  à forme  plus  carrée 
que  les  Georissus  avec  le  corps  recouvert  comme  d’une 
croûte  argilleuse;  mais  ce  que  j’obtins  en  plus  grande 
quantité,  par  cette  méthode  de  chasse,  ce  furent  des 
Scydmenides,  des  Psélaphides  et  tles  Trichophtüides:  les 
premières  m’ont  présenté  pas  moins  d’une  vingtaine 
d’espèces  dont  un  bon  nombre  parait  faire  partie  de 
mon  genre  Microstemma,  formé  sur  le  Scijdmaenus  tar- 
satus  des  auteurs,  auquel  appartiennent  aussi  les  Scydm. 
rubem,  brunnms  et  cognalus  décrits  par  Schaum,  d’après 
les  exemplaires  du  Musée  de  Berlin,  espèces  que  j’ai 
eu  l’occasion  d’examiner  lors  de  mon  dernier  séjour 
dans  cette  ville;  comme  espèces  nouvelles  je  citerai: 
M.  grandis,  M.  gradlicornis  et  M.  rufula,  m.  Le  Scyd- 
maenns  nigriceps,  m.,  est  une  des  plus  petites  espèces 
du  genre,  Scydm.  4-arlicidatus,  très  voisin  de  notre 
Sc.  Maklini,  avec  la  massue  des  antennes  à quatre 
articles  bien  distinctement  dilatés,  Scydm.  tenuicornis  de 
la  taille  du  Microstemma  tarsata,  mais  à corselet  plus 
triangulaire,  élytres  plus  larges  et  antennes  plus  grêles, 
avec  les  cinq  derniers  articles  plus  grands  que  les 
autres.  Scydm.  transversus,  une  grande  espèce  avec 
les  5 articles  de  la  massue  des  antennes  très  forte- 
ment transversaux.  Les  Psélaphides  m’ont  offert  un 
très  grand  nombre  de  Batrisus  qui,  tout  contrairement 
aux  nôtres,  habitent  entre  les  tropiques,  les  bords  des 
eaux  couverts  de  buissons  et  de  feuillage.  Le  Ba- 
trisus rivularis,  m.,  est  lisse  et  n’a  sur  les  élytres  qu’une 
seule  strie  subsuturale,  le  Batr.  vividus  ressemble  beau- 
coup au  premier,  mais  n’atteint  que  la  moitié  de  sa 


15 


taille,  le  Batr.  cylindricus,  très  différent  des  autres 
espèces  par  sa  forme  étroite  allongée  et  cylindrique) 
le  Pselaphomorphus  sculphtratus,  m.,  genre  nouveau  qui 
a le  fades  général  des  véritables  Pselaphus,  mais  les 
palpes  courts  comme  ceux  des  Batrisiis,  la  tète  est 
allongée  à peu-près  comme  chez  les  XanthoUms,  avec 
un  profond  sillon  longitudinal  au  milieu,  le  corselet 
est  presque  régulièrement  hexagone  ayant  latéralement 
des  lignes  longitudinales  imprimées  à la  manière  des 
Balrisiis,  pattes  et  antennes  longues,  grêles;  Ctenistes 
aequatorialis,  m.,  voisin  des  nôtres,  mais  avec  le  8:ième 
article  des  antennes  plus  long  que  le  llrième;  Ilanw- 
tus,  Aubé,  genre  voisin  de  nos  Tyms,  mais  avec  les 
palpes  des  Batrisus,  ce  sont  des  Pselaphiens  de  grande 
taille,  propres  à rAmériquc  équatoriale.  Les  espèces 
nouvelles,  que  j’ai  rapportées,  sont;  Hamottis  fusais,  m., 
H.  rafulus  et  H.  gihhosus;  Canlhoderus  (Phamisus'?  Aubé) 
villosus,  singulier  insecte  à taille  et  faciès  du  Trichonyx 
siddcollis,  le  corselet  a de  chaque  côté,  vers  la  base, 
une  forte  échancrure,  ce  qui  forme  un  angle  aigu  di- 
rigé postérieurement;  Tridionyx  aequinoctialis,  m.,  un 
peu  plus  petit  que  le  Tr.  snldcoUis  et  moins  pubcscent, 
ligne  médiane  du  corselet  effacée  ou  très  peu  mar- 
quée, Tr.  canaliculaius,  plus  petit  encore,  avec  un  large 
sillon  longitudinal  sur  le  corselet.  Parmi  les  Euplcdus, 
plusieurs  espèces:  Eupl.  robuslus,  voisin  de  VEupl. 
Kunzd,  mais  plus  ramassé,  peut-être;  est-ce  un  Tri- 
chonyx'?, Eupl.  tropicalis,  voisin  de  notre  Eupl,  Tischeri, 
mais  plus  large  cl  plus  convexe,  Eupl.  antennatus,  de 
la  taille  de  VEupl.  Karsteni  avec  la  massue  des  an- 
tennes très  forte,  Eupl.  adustus,  roussàtre  avec  la  partie 


16 


postérieure  des  élytres  bi’unâlre,  Eupl.  ? cordicollis,  de 
forme  très  allongée,  voisin  des  Lithocharis,  corselet 
cordiforme,  ponctué,  sans  impressions,  probablement 
un  genre  particulier.  Trmicerus  pacifiais  de  Panama, 
fades  plus  robuste  que  les  Euplectus,  corselet  plus 
étroit,  avec  des  impressions,  tôte  très  large,  saillante; 
une  2:de  espèce  |)lus  petite  est  mon  Trimic.  rimlis- 
Euplenius  aequatorialis , corps  glabre  et  luisant,  d’un 
jaune  roussâtrc;  Arlhniim  frontalis  de  Panama,  Arth. 
coUaris,  plus  petit  que  le  précédent,  ce  genre  ressemble 
un  peu  aux  liatrisus;  Pseudobryaæis  nitida,  m.,  et  Psm- 
dobr.  glabrella,  appartiennent  «à  nn  genre  nouveau  qui 
rappelle  les  Jiryaxis,  mais  qui  s’en  distingue,  entre 
autre  par  la  massue  de  ses  antennes  remarquablement 
dilatée.  Plusieurs  Bryaods,  ressemblans  à nos  espèces 
européennes:  Br.  consanyuinea,  m.,  voisine  de  notre 
Br.  juncorum,  mais  lisse  et  présentant  seulement  une 
fovéole  imprimée  de  chaque  côté;  Br.  pruinosa,  voi- 
sine de  la  Br.  rubripennis,  mais  du  double  plus  petite, 
trois  fovéoles  isolées  sur  le  corselet;  Br.  macnira,  pe- 
tite espèce  rousse  et  lisse,  avec  les  antennes  très 
longues  comme  chez  notre  Br.  longicornis,  les  antennes 
du  mâle  ont  leurs  10:ième  et  ll:ième  articles  très 
gros  et  de  chaque  côté  du  corselet  une  grande  fo- 
véole; Br.  cornigera,  de  la  môme  couleur,  mais  plus 
petite,  tôte  du  mâle  avec  deux  protubérances  comme 
chez  le  mâle  de  VEumicrus  Hellvign;  Metaxis  rohista, 
plus  petite,  plus  ramassée  et  plus  fortement  velue  que 
les  espèces  des  Indes  orientales;  Tychus  pilosus,  d’un 
roux  uniforme  et  assez  fortement  velu,  taille  du  T. 
niger;  Circocerns  perplexus,  m.,  nouveau  genre  dont  la 


17 


foime  ressemble  aux  Tychus  et  aux  Bylhinus,  mais 
dont  les  antennes  se  terminent  par  un  article  extrême- 
ment gros,  ovalaire  ou  globuleux,  l’espèce  est  d’un 
roux-jaunâtre,  fortement  velue  et  de  la  taille  du  Ty- 
chus niger;  Goniacerus  gibbus  m.,  singulier  genre  à fades 
des  Plagiophorus  et  des  Bylhinus,  qui  a les  antennes 
coudées,  très  grosses  et  composées  seulement  de  six 
articles,  dont  le  premier  occupe,  à peu-près  la  moitié 
de  leur  longueur  totale.  L’espèce  a la  taille  du  By- 
thinus  Curtisii  et  forme  un  joli  passage  aux  Clavigérides. 
Les  Trichoptiliens  paraissent  être,  entre  les  tropiques, 
aussi  nombreux  que  chez  nous,  et  l’Isthme  de  Panama 
m’en  a offert  au  moins  une  vingtaine  d'espèces,  j’en 
citerai  quelques  unes:  Acratrichis  convexa,  bnmnipennis  très 
voisine  de  notre  Acr.  taurica,  les  A.  columbina,  infuscata, 
planulata,  velutina,  fulva,  sylvestris,  elongatula;  Myrmico- 
Irichis  aeguatorialis  et  subvittata,  genre  qui  a la  forme 
des  Acratrichis,  mais  qui  est  dépourvu  d’yeux;  chez 
nous  son  représentant  est  le  Myrm.  subcorticalis  Hoch- 
huth,  qui  vit  dans  le  nid  de  la  Formica  pubescens;  l’es- 
pèce de  Panama  se  trouve  en  société  d’une  grande 
Myrmica?  rousse  qui  me  parait-ôtre  nouvelle;  Cissidium 
basale,  genre  qui  a le  fades  de  quelques  Scydmaenus, 
mais  les  antennes  des  Trichoptilides,  aussi  longues  que 
tout  le  corps,  avec  la  massue  extrêmement  grêle  et 
qui  présente  les  trois  derniers  articles  coniques,  avec 
la  base  de  chacun  renflée,  ce  qui  est  en  opposition 
avec  les  autres  Coléoptères  où  elle  est  étroite;  l’es- 
pèce est  luisante,  de  couleur  roussâtre  avec  la  ma- 
jeure partie  des  élytres  noire.  Une  seconde  espèce 
est  plus  courte  et  de  couleur  rousse,  je  l’ai  nommée 

2 


18 


Ciss.  rufulum.  Le  Millidium  seulpturatum  est  un  genre 
nouveau,  auquel  appartient  notre  Plenidium  mimtimmum 
et  avec  lequel  l'espèce  des  tropiques  a quelques  ana- 
logies, mais  les  élytres  sont  plus  larges,  plus  ovales, 
le  corselet  plus  en  coeur,  les  sillons  sur  ce  dernier 
sont  très  fortement  marqués  et  prolongés  sur  les 
élytres  des  deux  côtés  de  l’écusson,  en  outre  elles 
sont  coupées  à la  base  du  corselet  par  une  impression 
transversale;  Mill.  triramosum,  plus  petit  que  le  Mill. 
fnimUissimum  et  proportionellement  plus  étroit;  Ptini- 
dium  terminale  m.,  très  voisin  de  notre  Pt.  pusillum, 
mais  un  peu  plus  court  et  plus  large,  corselet  plus 
dilaté  postérieurement.  Les  Anthicides  ont  présenté  un 
genre  très  remarquable,  qui  a la  forme  des  Scydmae- 
nides  avec  un  corselet  étranglé  postérieurement,  comme 
chez  les  Tomoderus,  les  élytres  sont  parsemées  de  gros 
points  disposés  en  lignes,  et  de  chacun  des  quels  part 
un  long  cil;  j’ai  nommé  le  genre  Tomosotnus  et  l’es- 
pèce T,  sublestaceus.  Une  espèce  nouvelle  de  la  l:ière 
division  des  Anthicus  voisine  de  VAn.  striatopunctatus  a 
les  deux  derniers  articles  des  antennes  blancs  et  je 
l’ai  nommée  An.  albicornis.  VOrthoperus  nanulus  m.  et 
le  Clambus  castaneipmnis  m.,  que  je  dois  également  au  ta- 
mis, ainsi  qu’un  petit  Endomychide  d’un  genre  nouveau, 
\' Endodactylus  trimaculatus  &c. 

Les  chasses  dans  les  fôrets-vierges  sont  bien  plus 
pénibles  que  chez  nous;  vous  ôtes  à chaque  instant 
accroché  ou  déchiré  par  des  plantes  épineuses  et  la 
chaleur  étouffante  vous  met  bientôt  hors  de  combat; 
aussi  ma  récolte  n’y  fut  pas  très  abondante;  sous 
les  feuilles  sèches,  j’ai  pris  un  Carabique  noir  de  la 


19 


taille  de  notre  Pseudomasms  nigrita,  mais  plus  court, 
qui  constitue  le  passage  des  Mono  aux  Campylocnemis, 
ayant  le  faciès  des  premiers  et  les  jambes  postérieures 
arquées  des  seconds;  les  antennes  sont  comprimées  et 
élargies  vers  l’extrémité,  comme  chez  les  Iklhio,  le 
menton  est  sans  dent  au  milieu;  j’ai  nommé  le  genre 
et  l’espèce:  31oriosomm  sylvestris.  Dans  le  bois  pourri 
je  trouvai  une  espèce  de  Hellmnides,  qui  a 5 lignes 
de  longueur  et  une  forme  allongée  et  plus  cylindrique 
que  les  autres  espèces  de  ce  grouppe,  c’est  le  cor- 
selet surtout  qui  est  très  long,  avec  les  côtés  latéraux 
parallèles  et  les  angles  postérieurs  droits,  les  tarses 
sont  tous  simples,  rapprochés,  les  antennes  grossissant 
vers  l’extrémité,  à articles  courts,  coniques  et  presqu’é- 
gaux,  le  3:ième  article  à peine  plus  long  que  le  4:ième, 
le  2:d  très  court;  je  l’ai  nommée  Helluogasler  glaber. 
Une  autre  espèce  de  la  môme  localité  est  ma  Pseudo- 
zaena  fusciceps,  qui  a complètement  la  forme  de  l'Ozaena 
orienlalis,  représentée  par  Klug  sur  la  pl.  I,  fig.  8,  des 
"Jahrbücher  der  Insectenkunde”,  vol.  I,  mais  mon  in- 
secte est  deux  fois  plus  petit  et  sa  couleur  d’un  brun 
jaunâtre.  Ce  même  bois  me  procura  deux  espèces  de 
Passalus,  avec  leur  larve,  remarquable  en  ce  qu’elle 
n’a  que  quatre  pattes,  aulieu  de  six,  comme  cela  a 
lieu  chez  toutes  les  autres  espèces  de  Coléoptères  jus- 
qu’à-présent  connues.  Puis  un  Tryponoetis  flavoguttalus 
m.,  jolie  espèce  à base  des  élytres  d’un  jaune  blan- 
châtre. 

Sous  l’écorce  des  palmiers  fraîchement  abatus, 
des  quels  on  faisait  couler  la  sève,  je  rencontrai  un 
grand  nombre  de  Brachélytres,  Nitidulaires,  Histerides  et 


20 


^ en  outre  un  genre  nouveau  de  Carabiques,  Rhynchosia, 
qui  se  distingue  des  autres  Lebüdes  par  le  4:ième  ar- 
ticle des  tarses  simple  et  nullement  bilobé;  l’une  des 
deux  espèces  est  de  couleur  testacée,  terne  et  tache- 
tée de  noir  et  a le  labre  extrêmement  avancé,  je  lui 
ai  donné  en  conséquence  le  nom  de  Rh.  rostrata; 
l’autre  espèce  est  testacée  avec  les  élytres  largement 
bordées  de  noir,  je  l’ai  nommée  Rh.  limbata. 

Les  bords  sablonneux  des  ruisseaux  m’ont  pré- 
sentés un  très  joli  Sligmaphorus  tessellalus  m.,  genre 
qui  se  distingue  des  Lachnophorus,  par  la  sculpture  du 
dessus  du  corps,  qui  n’a  pas  cette  pubescence  éparse, 
propre  aux  espèces  du  premier  de  ces  genres  et  dont 
les  antennes  sont  plus  grêles,  les  articles  3 et  4 ayant 
la  longueur  des  suivants,  sont  à peine  plus  courts  que 
le  Lier,  la  dent  au  milieu  du  menton  est  forte;  une 
seconde  espèce  de  ce  genre  est  le  Tachypus  medio- 
signalus  Ménétriés,  de  Californie.  Le  Oryptorhypnus  cru- 
ciger,  m.,  est  d’un  jaune  pâle  avec  la  suture  et  une 
bande  transversale  noire  sur  le  milieu  des  élytres  et 
le  Cryptopleurusl  aequinoctialis  m.  des  mômes  rivages 
sablonneux  un  gentille  espèce  fortement  sillonnée  et 
plus  allongée  que  celle  que  nous  trouvons  chez  nous; 
peut-être  un  genre  nouveau? 

Sur  les  bords  de  l’Océan  pacifique,  à Panama,  se 
rencontra  une  Cicindela  octosignata  m.,  d’un  noir  ver- 
dâtre avec  huit  taches  jaunes  disposées  en  lignes  pa- 
rallèles sur  les  élytres;  elle  doit  être  placée  dans  la 
division  où  sont  quelques  espèces  mexicaines,  comme 
la  C.  flavopundata,  C.  Hopfneri  &c.  Les  Phaleria,  les 


21 


Cercydn  et  une  quantité  de  Brachélylres  n'y  man- 
quaient pas. 

En  Hydrocanthares  ma  récolte  a été  très  pauvre, 
et  sauf  une  espèce  nouvelle  du  genre  Desmopachria 
de  Babington,  la  D.  vanegala  m.  et  un  Pamus  aequa- 
torialis,  le  reste  est  plus  ou  moins  connu.  En  revanche 
les  Brachélylres  ont  été  très  abondants,  et  outre  un 
grand  nombre  d’espèces  décrites  par  Erichson  comme 
venant  de  Colombie,  j’y  ai  trouvé  beaucoup  de  nou- 
velles, comme  pax  ex:  Myrmidonia  axillaris,  Falagria 
albicornis,  Tachyusa  picla,  Phloeopora  columbrna,  Gyro- 
phaena  adusta,  G.  luteola,  G.  lividula,  G.  nigrita,  Ilypo- 
cyptus  analis,  H.  punctulum,  Xantholinus  variegatus,  Lep- 
tacinus  fasciaius,  Lühocharis  umbraculata,  Stilicus  fascia- 
tus,  St.  pallipes,  Sunius  nigrinus,  Scopimorpha  (n.  g.) 
atlenuata,  Holisus  fuscipennis,  Oedichirm  forficularius,  Me- 
galops  angulatus,  M.  glabriusculus , Osorius  tenellus,  Holo- 
trochus  sulcicollis,  Oxylelus  corniger,  O.  infuscatus,  O.  albi- 
pennis,  Phloeonaeus  pulchellus,  Trogophlaeus  biramosus, 
Tr.  analis,  Lispinus  fulvescens,  L.  suturaiis,  L.  fuscipennis, 
Piestus  crenulatus,  Hypotelus  piger,  Piestinus  [n.  g.)  opacus, 
Omalium  columbinum,  Glyptoma  (pas  Thoracophorus)  ex- 
cisicollis  &c. 

La  localité  de  l’Isthme  de  Panama  est  entr’autre 
remarquable,  par  le  nombre  d’insectes  qui  présentent 
l’extrémité  des  antennes  de  couleur  blanche,  comme  on 
ne  le  rencontre  nulle  part  ailleurs.  Parmi  les  Coléoptères 
j’y  ai  pris  des  espèces  de  Carabiques,  de  Brachélylres, 
d'Anthiddes  et  de  Cucuides  (Telephanm  albicornis  m.) 
ainsi  colorées. 


22 


Après  avoir,  parcouru,  pendant  trois  semaines  la 
crête  de  l’Isthme  de  Panama,  je  me  trouvai  complète- 
ment privé  de  forces  et  de  moyens  de  récolter  les 
insectes;  tous  mes  flacons  cassés,  mon  sac,  mon  pa- 
rapluie, môme  le  tamis,  qui  me  fut  si  nécessaire,  bri- 
sés, mes  vôtemens  mis  hors  de  service,  mes  mains  et 
mon  visage  fortement  endommagés  par  les  plantes 
épineuses,  en  un  mot  vingt  journées  de  chasse  entre 
les  tropiques  avaient  opéré  tous  ces  changements.  Je 
pouvais  encore  me  compter  très  heureux  de  ne  pas 
avoir  été  blessé  par  quelques-unes  de  ces  plantes 
vénéneuses,  qui  sont  communes  dans  ces  parages;  car 
la  commission  pour  le  tracé  du  canal  de  l’Isthme  de 
Panama,  composée  de  douze  individus,  a perdu  cinq 
des  leurs  par  suite  des  blessures  occasionnées  par 
ces  plantes. 

Après  un  court  séjour  dans  la  ville  de  Panama, 
et  une  courte  visite  sur  les  bords  de  l’Océan  paci- 
fique, je  retournai  à Aspinvall,  sur  le  Golfe  des  Ca- 
raïbes, afin  de  m’embarquer  pour  la  Nouvelle-Orléans 
et  plus  loin  vers  le  Nord;  me  rapprochant  ainsi  chaque 
jour  de  mes  foyers. 

Les  rives  du  Golfe  des  Caraïbes  et  du  Golfe  du 
Mexique  sont  formées  de  marécages  qui  reposent  sur 
des  restes  de  Coraux  gigantesques,  dont  on  voit  les 
débris  rejetés  par  la  mer.  La  môme  chose  se  ren- 
contre aussi  sur  le  rivage  de  la  mer  Pacifique  à Pa- 
nama; il  est  donc  à supposer  que  l’Isthme  doit  son 
origine  à un  soulèvement  sous-marin.  Les  montagnes 
sont  d’une  argile  roussâtre  très  fertile,  les  courants 
d’eau  que  l’on  rencontre  sur  les  deux  versants  de 


23 


risthme  sont  peu  rapides,  aussi  parait-il  exister  peu 
(le  diff(îrence  entre  le  niveau  des  deux  Océans,  c’est 
ce  qui  fait  espérer,  que  bientôt  cet  Isthme  de  60 
verstes  de  longueur  sera  traversé  par  un  canal,  qui 
permettra  le  passage  des  vaisseaux  d’une  mer  à l’autre. 
Le  chemin  de  fer  est  à moitié  terminé  et  déjà  livré 
au  public,  sur  une  distance  de  35  verstes. 

Je  dûs  rester  deux  jours  à Aspinvall,  localité  ré- 
putée pour  être  très  malsaine;  une  pluie  battante  dura 
toute  la  journée,  des  vapeurs  brûlantes  remplissaient 
l’atmosphère,  tandis  qu’un  vent  frais  venant  de  la  mer, 
offrait  un  contraste  très  propre  à susciter  des  refroi- 
dissements. Néanmoins  je  cherchais  sous  l’écorce  de 
Cocotiers  abattus,  mais  je  ne  trouvai  qu’un  petit  Cos- 
sonus  noir;  dans  ces  climats,  l’écorce  des  vieux  arbres 
est  plus  adhérante  au  bois,  de  sorte  qu’on  ne  peut 
pas  facilement  l’en  détacher  pour  y chercher  des  in- 
sectes; quand  à celle  qui  pourrit  sur  l’arbre  même, 
elle  tombe  bientôt,  réduite  en  poussière  sous  l’ardeur 
du  soleil.  Les  champignons  ou  mieux  les  Lycoperdon 
m’ont  offerts  peu  d’insectes  intéressants,  quelques  Cis 
exceptés,  dont  plusieurs  nouvaux,  tels  que:  Ois  hae- 
morhoidalis,  C.  4-tuberculatus,  C.  lugubm,  C.  planulatm 
m.  &c.  Le  lendemain,  le  temps  se  remit  au  beau,  et 
je  pus  secouer  les  branches  des  arbres,  mais  sans 
grands  résultats,  si  ce  n’est  un  magnifique  Clytus,  que 
je  cafiturai.  Remarquez  qu’à  cette  époque,  nous  étions 
dans  la  saison  dite  de  sécheresse,  dans  ces  contrées 
intertropicales,  et  cependant  il  avait  plu  sur  l’Isthme 
plusieurs  fois,  ce  qui  ne  s’accorde  nullement  avec  nos 
données  sur  ces  contrées,  où  l’on  prétend  qu’il  n’y 


2i 


tombe  pas  une  goutte  d’eau  durant  l’été;  en  Egypte 
oui,  mais  pas  à Panama. 

Partout  je  rencontrai  des  Crustacés,  mais  faute  de 
place  et  de  temps,  je  dus  me  contenter  de  quelques 
échantillons,  je  pris  sous  l’écorce  d’un  Palmier,  un 
Scorpion  de  trois  pouces  de  longueur  et  quant  aux 
grandes  arraignées,  elles  n’étaient  pas  rares;  les  co- 
quilles terrestres,  vû  la  saison,  s’étaient  cachées;  ce- 
pendant à Obispo,  j’en  pris  quelques  unes  remarquables 
par  leur  grand  taille.  Il  faut  croire  que  les  Reptiles 
habitaient  encore  leur  quartier  d’hiver,  car  je  n’en  vis 
presque  point,  malgré  que  les  marécages  qui  caracté- 
risent ces  contrées,  paraissent  propres  à nourrir  de 
tels  hôtes.  Les  Perroquets,  quoique  cachés  sous  l’é- 
pais feuillage,  trahissaient  leur  présence  par  leurs  cris 
peu  harmonieux. 

Je  dois  mentionner  un  remède  que  l’on  dit  très 
efficace  contre  la  morsure  des  vipères  et  que  l’on 
vend  à Panama  sous  le  nom  de  Cedron,  malheureuse- 
ment je  n’ai  pu  constater  quelle  est  la  plante  qui  pro- 
duit cette  noix. 

Malgré  les  dangers,  soit-disants  inévitables,  qui 
accompagnent  un  voyage  sur  l’Isthme,  et  contre  l’ex- 
emple de  ceux  qui  pour  entreprendre  une  telle  ex- 
cursion sont  armés  de  divers  pistolets,  poignard,  et 
d’énormes  éperons  pour  pouvoir  s’enfuire  au  besoin, 
moi  je  n’avais  pour  toute  arme  qu’un  parapluie  et 
mes  vêtements  déchirés,  et  cependant  je  n’ai  rencontré 
ni  homme,  ni  animal  qui  se  soit  opposé  à mes  péré- 
grinations. 

Je  remercie  Dieu  de  m’avoir  préservé  des  perni- 


25 


cieuses  influances  d’un  climat  qui  donne  lieu  à tant  de 
maladies;  je  n’ai  eu  à me  plaindre  que  de  lassitude 
et  d’un  manque  de  forces,  qui  sont  du  reste  les  moin- 
dres inconvénients  d’un  pays  intertropical. 

Adieu  &c. 

Victor  Motschulsky. 


Sur  les  Collections  Coléoptèrologiques 

de  Linné  et  de  Fabricins 

par 

V.  de  Motschulsky. 

Ayant  eu  l’occasion  d’examiner  moi-même,  les 
collections  de  Linné  et  de  Banks  à Londres,  celle  de 
Fabricius  à Kiel  et  celles  de  Lund  et  de  Sehestedt 
décrites  par  le  môme  auteur  et  qui  maintenant  sont 
incorporées  au  Musée  Royal  de  Copenhague,  je  crois, 
qu’il  sera  agréable  aux  entomologistes  de  connaitre  en 
quel  état  se  trouvent  ces  collections,  surtout  pour  les 
espèces  types,  avant  que  le  tems  ou  d’autres  circons- 
tances ne  les  aient  complètement  détruites. 

La  collection  de  Linné  fut  vendue,  après  sa  mort 
à un  certain  Smith,  qui  l’apporta  à Londres  et  que 
les  héritiers  vendirent  à la  Société  Linéenne.  Smith 
y intercalla,  il  est  vrai,  beaucoup  d’espèces  entière- 
ment inconnues  à Linné,  mais  il  eût  le  bon  esprit  de 
conserver  scrupuleusement  les  étiquettes  écrites  de  la 
main  de  Linné,  ce  qui  me  permit  de  reconnailre  pres- 
que tous  les  types.  L’ordre  de  l’arrangement  y est 
tel  que  Linné  l’a  laissé  lui-même  c.  a.  d.  d’après  la 


26 


lOâème  édition  de  son  "Systema  naturae.”  L’exemplaire 
de  ce  livre,  qui  se  trouve  à la  Société  Linéenne  de 
Londres,  porte  les  corrections  et  additions  pour  la 
12:ième  édition,  écrites  toutes  de  la  propre  main  de 
Linné. 

La  collection  de  Banks,  ainsi  que  sa  Bibliothèque 
et  sa  propre  maison  furent  apres  sa  mort  annexées  à 
la  dite  Société  Linéenne.  La  collection  est  aujourd'hui 
dans  le  môme  état  que  du  tems  de  Banks  et  beau- 
coup plus  riche  que  celle  de  Linné,  la  conservation 
est  encore  assez  bonne  pour  reconnaitre  les  espèces. 

La  collection  de  Fabricius,  fut  après  sa  mort  in- 
corporée au  Musée  de  l’Université  de  Kiel,  où  elle  est 
conservée  complètement  dans  le  même  état  que  du 
temps  du  fameux  entomologiste  de  l’Holstein.  Toutes 
les  étiquettes  ne  sont  que  des  lambeaux  de  papier, 
déchirés  avec  les  doigts,  les  noms  spécifiques  sont  écrits 
en  grosses  lettres,  de  la  propre  main  de  Fabricius, 
quant  aux  noms  génériques,  ils  manquent  partout;  la 
conservation  des  insectes  est  encore  suffisante  pour 
reconnaitre  la  majeure  partie  des  espèces,  grâces  à 
l’armoire  d’acajou,  faite  aux  Indes  avec  le  plus  grand 
soin,  qui  renferme  cette  précieuse  collection 

La  collection  de  Lund,  qui  était  inspecteur  des 
douanes  en  Danemarck  et  dont  le  nom  se  trouve  si 
souvent  cité  dans  les  ouvrages  de  Fabricius,  fut  plus 
tard  achetée  par  Sehcstedt,  autre  nom  qui  ne  figure 
pas  moins  fréquemment  dans  le  "Systema  Eleuthera- 
torum.”  Sehestedt  comme  homme  riche  et  puissant, 
était  alors  parvenu  à se  former  une  des  plus  belles 
collections;  après  sa  mort  cette  dernière  passa  au 


27 


Musée  Royal  de  Copenhague,  où  elle  se  trouve  jus- 
qu’à-présent.  II  parait  que  c’est  cette  collection  que 
Fabricius  a plus  volontièrement  consulté  pour  ses  ou- 
vrages, ce  serait  donc  alors  celle  qui  offrirait  les  types 
les  plus  authentiques;  elle  est  mieux  conservée  que 
celle  de  Kiel,  mais  l’arrangement  n’est  plus  reconnais- 
sable, attendu  qu’on  a commencé  à intercaller  les  es- 
pèces de  Fabricius  dans  une  immense  collection  moderne. 

Afin  de  compléter  mon  travail,  j’ai  profité,  autant 
que  je  l’ai  cru  nécessaire,  des  remarques  publiées  sur 
les  espèces  de  Linné  et  Fabricius  par  MM.  Hope  et 
Schaum  et  pour  celles  de  Fabricius  les  Synonimies 
d’Illiger  et  de  SchOnherr^),  ainsi  que  l’ouvrage  de 
M.  Schiôdte  sur  les  Coléoptères  du  Danemarck.  Outre 
cela,  j’ai  profité  encore  des  observations  que  mon  ami 
Chevrolat  a faites,  durant  son  séjour  à Kiel  et  à Co- 
penhague et  qu’il  a bien  voulu  mettre  à ma  disposi- 
tion. Un  seul  ouvrage  m’est  resté  inconnu,  ce  sont 
les  répliques  de  Megerle  de  Mühlfeld  aux  notes  Syno- 
nimiques  d’Illiger  et  dont  j’ai  pu  profiter  seulement  par 
l’analyse  qu’en  a donné  Germar  dans  son  ’Magazin 
d’Entomologie.” 

Pour  faciliter  la  recherche  des  espèces,  j’ai  suivi 
l’ordre  adopté  par  Lacordaire  dans  son  important 
ouvrage,  dans  les  suites  à Buffon,  avec  quelques  mo- 
difications que  m’a  suggéré  l’arrangement  de  ma  col- 
lection; modifications  que  je  reproduis  ici  du  reste 


1)  Coleopterisl’s  Manuel. 

2)  Steltiner  Entomologische  Zeitung. 

3)  Magazin  fur  Insectenkunde. 

4)  Synonymia  Inseclorum. 


28 


sans  aucune  prétention.  J’ai  indiqué,  autant  que  pos- 
sible pour  les  espèces  de  Linné  et  de  Fabricius,  les 
genres  les  plus  récents,  aux  quels  elles  appartiennent, 
et  exclu  de  la  liste  toutes  celles  qui  ont  été  décrites 
antérieurement,  ou  bien  dont  les  noms  présentent  un 
double  emploi,  et  qui  par  conséquent  n’appartiennent 
pas  à ces  deux  auteurs.  J’ai  rangé,  à leur  place  res- 
pective, des  espèces  qui  souvent  avaient  été  placées 
par  Linné  et  Fabricius  dans  des  familles  différentes, 
de  même  que,  j’ai  rayé  les  espèces  qui  ne  pouvaient  y 
appartenir;  mais  pour  me  permettre  ces  corrections, 
je  ne  rn’en  suis  rapporté  qu’aux  étiquettes  écrites  de 
la  main  de  ces  deux  auteurs  et  aux  diagnoses  données 
dans  leurs  ouvrages.  Les  espèces  décrites  par  Linné 
sont  suivies  d’un  L.,  et  celles  de  Fabricius  sans  aucun 
signe.  Toutes  les  espèces  dans  le  Catalogue  qui  suit, 
qui  ne  sont  pas  accompagnées  d’observations  particu- 
lières, s’accordent  avec  les  exemplaires  types  des  Col. 
de  Linné  et  de  Fabricius,  et  correspondent  également  aux 
descriptions  que  ces  deux  auteurs  en  ont  données. 

A cette  occasion,  je  me  fais  un  véritable  plaisir 
d’exprimer  publiquement  mes  sentiments  de  reconnais- 
sance pour  les  prévenances  qui  ont  facilité  mes  re- 
cherches et  pour  les  renseignements,  qui  m’ont  été 
fournis  par  MM.  les  gérants  de  la  Société  Linéenne  de 
Londres,  M.  le  D:r  Schiodte  à Copenhague,  M.  le  Pro- 
fesseur Ben  à Kiel,  M.  Chevrolat  à Paris  et  M.  Wester- 
mann,  ce  vétéran  de  l’entomologie,  qui  a bien  voulu 
me  seconder  par  des  renseignements  les  plus  pré- 
cieux, et  a mis  à ma  disposition  sa  magnifique  col- 
lection, durant  tout  le  tems  que  je  restai  à Copenhague. 


29 


I.  CARABIQUES 


1,  CiCINDELETES. 
Calochroa  Hope. *) 
Cicindela  F.  Dej. 
chinensis ....  China.  Incl.  or. 
aurulenta  . . . Sumatra.  Pulo-Pinang. 
6-punctata  . . Litt.  Malabar. 

bicolor Calcutta. 

semivütata.  . . Sumatra. 

vitlata Guinea. 

cinta Sénégal. 

10-guUata.  . . Java. 
interrupta  . . . Java. 


Cicindela  L. 

campestris  . . . Eur.  — L’exemplaire  dans  la  Col.  Linné 
est  l’espèce  convexe  et  allongée  de  Suède  et  gé- 
néralement du  Nord  de  l’Europe,  tandis  que  dans 
la  Col.  Fabricius  elle  est  mêlée  avec  l’espèce 
applatie  et  ronde,  à la  manière  de  la  C.  ma- 
rocana,  qui  habite  de  préférance  les  pays  mé- 
ridionaux de  l’Europe  et  qui  appartient  à la  C. 
pontica  Steven,  comme  je  l’ai  démontré  dans  mes 
” Insectes  de  Sibérie." 


1)  D’après  M.  Westermann  toutes  les  espèces  de  ce  genre  prove- 
nant des  Indes  orientales , vivent  comme  les  Colliuris  non  sur  les  rivages 
sablonneux,  mais  dans  les  champs  de  riz  et  sur  les  plantes. 

2)  Un  autre  Calochroa  d’Afrique,  se  trouve  décrite  dans  le  Syst. 
Eleuth.  sous  le  même  nom;  feu  Schônherr  a remédié  a ce  double  emploi, 
en  lui  donnant  le  nom  de  C.  interttineta. 


30 


marocana  . . 
hybrida  L.  . 

. Marocco. 

. Suède.  — L’exemplaire,  dans  la  Col.  de 

Linné,  est  positivement  pareil  à celui  que  j’ai  dé- 
crit sous  le  nom  de  C.  baltica  et  qui  parait  ap- 
partenir à la  C.  rnaritima  Gyllenhaal,  tandis  que 
la  rnaritima  Dej.  est  une  soit-disanto  variété  de  la 
hybrida  F.  et  des  auteurs,  dans  laquelle  la  lunule 
du  milieu  est  très  fortement  prolongée  et  sinuée. 
Dans  la  Col.  Banks  se  trouve  sous  le  nom  de  C. 
hybrida,  notre  espèce  commune  c.  a.  d.  la  hytrrida 
de  Fabricius. 
sylvatica  L.  . . Eur. 


maura  L.  , . 
capensis  L.  . 
héros 

sinuata.  . . . 

lilloralis  . . . 

. Barbaria. 

Cap.  b.  Sp. 

. Isl.  Pasif. 

. Eur.  temp. 

. Eur.  mer.  Barbaria. 

melancholica . . Guinea.  — Aux  exemplaires  types  de 
cette  espèce  dans  la  Col.  Copenhague  se  rap- 
porte, d’après  Schaum,  la  Cic.  aegyptiaca,  Klug. 


lurida  .... 
fleomma  . . . 
tuberculata.  . 
unipunclala  . 
4-lineata  . . 

biramosa.  . . 
6-guUata  . . 
catena  .... 

. Cap.  b.  Sp. 

Hispan.  Gallia. 

Nov.  Zel. 

Am.  bor.  int. 

Madras.  Singapore. 

Madras.  Calcutta. 

Am.  bor. 

Madras.  Malabar. 

marginata  . . . Am.  bor.,  à cette  espèce  appartient  la 
C.  variegata  Dej. 

suturalis  ....  Antilles  St.  Thomas. 


31 


S-guttata  . . . Sierra-Leona.  — Fabricius  s’est  mépris 
eu  la  désignant  comme  originaire  de  l’Amérique. 
viduata  ....  Sumatra. 
trifasdata  . . . Cayenne. 

angulata ....  Tranquebar.  Birma.  — Elle  est  très  re- 
marquable par  le  toupet  de  poils  droits,  dont  est 
orné  l’extrémité  du  4:ième  article  des  antennes.  Une 
espèce  très  voisine  est  l'angulata  du  Catalogue  de 
Dejean,  qui  provient  des  Montagnes  des  Neel- 
Gherris  et  qui,  parconséquent,  pourra  conserver 
le  nom  de  C.  dcsignata  Dej.  Les  exemplaires  de 
la  C.  angulata,  dans  la  Col.  Copenhague,  appar- 
tiennent, d’après  Schaum,  à la  C.  stmalrensis  Hrbst, 
qui  est  une  espèce  distincte  des  deux  précédentes. 

funesta Ind.  or. 

holosericea . . . Java. 

guttula Ins.  Pacif. 

minuta Ind.  or.  ') 

■* 

Abroscelis  Hope. 

Cidndela  F. 
longipes  ....  Tranquebar.  Java. 


1)  Cidndela  violacea  est  une  variété  bleue  de  la  C.  sexguttata,  chez 
laquelle  les  taches  blanches  ne  sont  plus  visibles;  C.  micant  et  marginalii 
ont  été  décrites  antérieurement  par  Olivier,  sous  le  nom  de  C.  punctulata 
et  de  C.  purpurea;  C.  punctulata  F.  ne  peut  conserver  ce  nom  parcequ’il 
a été  déjà  employé  par  Olivier,  en  conséquence  celui  donné  par  Dejean, 
C.  l3-guttata  restera  a l’espèce;  C.  lunulala  F.,  sans  désignation  de  patrie 
et  dont  le  type  se  trouve  dans  la  Col.  Banks,  n’est,  d’après  ce  que  j’y  ai 
vu  qu’une  variété  de  la  C.  littoralù  ou  les  taches  sont  réunies.  C.  acto- 
guttala  n’est  d’après  la  Col.  Kiel  que  la  C-tnicans  F.,  mais  d’après  Scliaum 
le  type  dans  la  Col.  Hunter  appartient  à une  espèce  différente,  inconnue 
dans  les  Collections. 


32 


Odonlocheila  Laporte. 

Cicindela  F. 

cayenensis  . . . Cayenne. 
bipunctata  . . . Am.  mer. 

chrysis Am.  mer.  — Schaum  doute  que  ce  soit 

l’espèce  du  môme  nom  décrite  par  Dejean,  et 
il  pense  qu'elle  correspond  plutôt  à la  Cic.  curvi- 
dens  de  Dejean. 

Eumechus  Motsch. 

Cylindera  Westwood.  ') 
germanicus  L.  . Eur. 
abdominalis  . . Am.  bor.  New-Orléans. 
obscurus  ....  Am.  bor.?  — D’après  la  Collection  de 
Kiel,  c’est  un  exemplaire  huileux  de  la  Cic.  an- 
gustata  Fischer,  et  qui  provient  probablement  de  la 
Russie  méridionale  et  non  de  l’Amérique. 
argmlalus  . . . Am.  mer. 

Prothyma  Hope. 

Cicindela  F.,  Euryoda  Lacord. 
quadripunctata  Java. 

Heptodonta  Hope. 

Cicindela  F.,  Euryoda  Lacord,  Aenicto- 
morpha  Chaudoir. 

anadis Sumatra.  Pulo-Pinang. 

1)  D’après  la  dénomination  de  M.  Westwood  le  genre  Cylindera  de- 
vrait contenir  des  espèces  cylindriques,  tandis  que  \'Eu.  germanicus  et 
plus  encore  I’Em.  gracilis  et  VEu.  tenais,  ne  sont  rien  moins  que  ça;  ensuite, 
il  y a déjà  un  genre  de  ce  nom  fondé  par  Newman  pour  une  espèce  de 
Longicornes.  En  conséquence  je  l’ai  changé  en  Eumecus. 


33 


Aplereossa  Hope. 
Cicindela  F. 

yrossa Coromandel. 

2,  Megacephalides. 
Oxycheila  Dej. 
Cicindela  F. 

trütis Brasil. 

Megacephala  Latreille. 
Cicindela  F. 

megalocephala  Sénégal. 

Tetrarcha  Westwood. 
Cicindela  L.  F. 
mrginica  L.  . . Am.  bor.  m. 
carolina  L.  . . Am.  bor.  temp. 
aequinoctialisL.  Surinam. 

Aniara  Hope. 
Cicindela  F. 

sepulchralis  . . Cayenna. 


1)  Fabriciiis  a nommé  celte  espèce  Cicindela  megalocephala,  plus 
tard  Latreille  a établi  son  genre  Megacephala,  dans  lequel  il  rangea 
la  dite  espèce  de  Fabricius;  l’inconvénient  du  double  emploi,  s’il  y en  a 
un,  est  donc  dû  à Latreille  et  non  à Fabricius;  dans  tous  les  cas  on  aura 
donc  à conserver  le  nom  spécifique  de  megalocephala  et  non  celui  de  te- 
negalensis. 


3 


34 


3,  COLLIÜRIDES. 

Therates  Latr. 

Cicindela  F. 

labiala Auslralia. 

cyanea Ind.  or. 

flavilabris  . . . Polynesia. 
fasciala  ....  Polynesia. 

Collyris  F. 

Colliuris  Latr. 

aptera Ind.  or.  — D’après  le  type  dans  la  Col. 


de  Copenhague,  c’est  une  véritable  Colliuris  avec  les 
ailes  propres  au  vol  et  qui  n’a  rien  de  commun 
avec  la  Tricondyla  aptera  Olivier;  d’après  Schaum, 
elle  se  distingue  de  tous  ses  congénaires  par 
la  sculpture  des  élytres,  qui  ne  présente  des 
rugosités  prononcées  que  sur  le  milieu.  Elle  est 
entièrement  noire;  Hope  dit  qu’elle  correspond 
au  Col.  major  Latreille. 

longicollis  . . . Siam.  — L’exemplaire  type  est  une  des 
plus  grandes  espèces  du  genre,  tandis  que  la  va- 
riété plus  petite,  citée  par  Fabricius,  correspond 
d’après  Schaum'  au  Col.  emarginata  Dej. 

4,  Ctenostomiues. 

Procephalus  Laporte. 

Collyris  F.,  Ctenostoma  Klug. 
formicarius  Brasil. 

1)  1.0  penre  Colliuris  a été  fondé  par  De  (ieer,  mais  correspond  aux 
Casnonia  de  nos  Collections  (Casn.  surintmensis)  et  non  au  grouppe  actuel. 

2)  Lacordaire  attribue  cette  espèce  à Klug,  tandis  qu'elle  a été  dé- 
crite sous  ce  nom  bien  avant,  par  Fabricius. 


35 


pallida 

5,  Manticorides. 

Platychile  Mac-Leay. 

Manticora  F. 

Cap.  b.  Sp. 

riparius  L.  . . 

6,  Elaphrides. 

Elaphrus  F. 

Cicindela  L. 

Eur.  — Dans  la  Col.  de  Linnée  on  voit 

sous  ce  nom,  écrit  de  la  propre  main  de  ce  na- 
turaliste, un  El.  cuprem,  mais  à côté  se  trouve 
un  véritable  riparius. 


uliginosus  . . . 

Eur.  bor. 

flavipes  L.  . . 

7,  Bemridiides. 

Tachypus  Megerle. 

Cicindela  E.,  Elaphrus  F. 

Eur. 

4-maculala  L. 
4-guttata  . . . 

Lopha  Megerle. 

Cicindela  L.,  Carabus  F. 

Eur.  temp. 

Eur.  — Dans  la  Col.  de  Kiel,  cette  espèce 

se  trouve  sous  le  nom  de  Carabus  subglobosus. 
Emphanes  Motsch. 

Carabus  F.,  Bembidium  Latr.,  Philochthus  Steph. 
pygmaeus  . . . Eur. 

1)  Manticora  maxillosa  de  Fabricius,  a été  décrite  bien  antérieure- 
ment par  De  Geer  sous  le  nom  de  Carabus  tuberailalus. 


30 


minimus  ....  Eiir.  — D’après  la  (^ol.  de  Kiel  c’est  Bemb. 
pusillum  Gyll. 

Philochthus  Stephens. 

Carabus  F.,  Bembidium  Latr. 
biguUatus  . . . Eur. 
guttnln Eur.  bor.  Sibir. 

Bembecidium  Agass. 

Elaphms  F.,  Bembidium  Latr. 
striatum  ....  Eur.  — D’après  Erichson  c’est  Bemb. 
orichalcicum  Dej. 

atratim  ....  Am.  bor.  — D’après  la  Col.  de  Kiel  c’est 
l’espèce  à teinte  foncée  des  bords  du  Lac  Supérieur, 
que  Kirby  énonce,  dans  sa  Fauna  Am.  bor.  comme 
B(mib.  impressum,  ce  (jui  n’est  pas. 
andreae  ....  Italia.  — On  prend  généralement  cette 
espèce  pour  le  Bemb.  pallidipenne  III.  et  peut-être 
avec  raison;  mais  dans  la  Col.  de  Kiel  l’insecte 
qui  porte  ce  nom,  est  tout-à-fait  autre,  et  cor- 
respond au  Penjphiis  concimus  Stephens,  qui  ha- 
bite toutes  les  rives  de  la  mer  du  Nord.  Erich- 
son et  Schiüdte  le  dérivent  également  comme  un 
Peryphus. 

Notaphus  Megerle. 

Cicindela  L.,  Elaphrus  F.,  Carabus  F.,  Bembidium  Latr. 
rupestris  L.  . . Eur.  — D’après  le  mauvais  exemplaire 
de  la  Col.  de  Linné  c’est  le  Bemb.  ustulatum  des 
auteurs;  ce  qui  s’accorde  parfaitement  avec  la 
description  de  Linné. 


37 


uslulatus  L.  . . Eur.  — D’après  la  môme  Collection,  c’est 
le  Betnb.  undulatum  des  auteurs,  ce  qui  convient 
très  bien  à la  description  de  Linné.  Dans  la  Col. 
de  Kiel  cet  insecte  est  confondu  avec  le  précé- 
dent; chez  Banks  il  est  nommé  Car.  nipestris. 

Peryphus  Megerle. 

Elaphrus  F.,  Carabus  F.,  Bembidium  Latr. 
rupestris  ....  Germania.  — Dans  la  Col.  de  Kiel  je 
n’ai  pas  trouvé  un  insecte  de  ce  nom,  mais  d’a- 
près la  diagnose  de  Fabricius  il  n’y  pas  de  doute 
que  se  ne  soit  le  Bemb.  rupestre  de  nos  Collec- 
tions, mais  pas  du  tout  l’espèce  de  Linné. 
4-pmtulatus . . Eur.  — Dans  la  Col.  de  Kiel  c’est  un 
Bemb.  femoraltm  Dej.,  tandis  que  le  Car.  4-pnslu- 
latus  Linné,  est  le  Mycetophagus  4-maculatm  F. 
dorsalis  ....  Eur.  — D’après  la  Col.  de  Kiel  c’est  le 
Bemb.  crucialum  Dej. 

cursor Eur.  mer.  — Le  type,  dans  la  môme 

Collection,  correspond  au  Bembid.  obsoletum  de 
Dejean. 

tristis Germ.  — L’exemplaire  de  Kiel  est  le 

Bemb.  brunnipes  Dej. 
modestus.  . . . Austria. 

tricolor Austria.  — Dans  le  Syst.  Eleuth.  il  y a 

deux  espèces  sous  le  nom  de  Car.  tricolor,  dont 
le  N.  83  se  rapporte  ici,  tandis  que  le  N.  135 
est  un  Poecihis.  Dans  la  Col.  de  Kiel  col  in- 
secte se  trouve  sous  le  nom  de  Car.  litto- 
ralis  qui  n’exislc  pas  dans  les  ouvrages  de  Fa- 
bricius. 


38 


Tachys  Zieg. 

Carabus  F.,  Bembidium  Latr. 

minuta Germ.  — Daas  les  Collections  je  n’ai 

pu  trouver  un  Coléoptère  de  ce  nom,  mais  d’après 
la  désignation  de  Fabricius  "Habitat  in  arborum 
iruncis",  il  n’y  a pas  de  doute  que  c’est  le  Bemb. 
nanum  de  Gyllenhaal. 

8,  Tuechudes. 

Trechus  Clairv. 

Carabus  L.  F.,  Epaphius  Leach. 


discus Eur.  temp.  Hungaria.  Gallia. 

rubens Kiel.  — D’après  Schiüdte  et  Schaum  ce 


serait  le  Tr.  paludosus  Gyll. 

9,  Notiophilides. 

Notiophilus  Dumeril. 

Cicindela  L.,  Elaphrus  F. 

aquatims  L. . . Eur.  — D’après  Schaum  c’est  le  Not. 
biguttatus  de  nos  Collections,  mais  Erichson  le 
place  comme  espèce  distincte. 
semipunctatus  . Eur.  — D’après  la  Col.  Kiel  c’est  le 
Not.  biguttatus  de  nos  Col. 


1)  Carabus  celer  F.  est  un  Uembidiide,  décrit  antérieurement  par 
Ilerbst  sous  le  ni  ira  de  Car.  lampros. 

2)  Carabus  velox  F.  est  le  f’atrobm  excavatus  Paykull;  Carabus  testa- 
ceus  F.,  d’après  Schiôdte  et  Schaum  le  Trechus  secalis  Paykull. 

Entre  les  Trechüdes  et  tes  Notiophilides  sont  placés  dans  ma  Col- 
lection les  Pogonides. 

3)  Elaphrus  biguttatus  F.  appartient  d’après  Erichson  et  Schiôdte  au 
N.  semipunctatus. 


39 


Blethisa  Bonelli.  , 

Carabus  L.  F.  ii  ; -i 

multipunctata  L.  Eur.  bor.  !’ 

10,  CnEMACANTHIDES.  .vi\ 

Broscus  Pz. 

Carabus  L.  F. 

rephalotes  L.  . . Eur.  ■ \ > , 

11,  SCARITIDES.  2) 

Carenum  Bon.  ■ >.  > !' 

Scarites  F.  ’ . ' ,y  ’ 

cyaneum Nov.  Holl. 

- 

Clivina  Latr. 

Tenebrio  L.,  Scarites  F. 
fossor  L Eur. 

bipustulata  . . . Am.  bor.  ' 

Parallelomorphus  Motsch. 

Scarites  F. 

quadratus  ....  Guinea.  — D’après  le  Musée  de  Co- 
penhague, c’est  une  espèce  très  voisine  du  Sc. 
guitiensis  Dej. 


Scarites  F. 
grandis Brasilia. 


1)  Les  Trachypachus  (Bleth.  Zettersiedtii)  et  les  Diachila  ffiL  arctica) 
lient  très  naturellement  les  Notiophilides  aux  Cnemacanthides,  par  les  genres 
Miscodera,  Broscus,  Cnemacanthus , Broscosoma,  Promecoderus,  Cascelins  ac. 

2)  Entre  les  Cnemacanthides  et  les  Scaritides,  j’ai  placé  les  Stomides. 


40 


impressus  . . . Am.  mer.  — D’après  la  Col.  de  Copen- 
hague c’est  une  espèce  très  voisine  du  Sc.  caye- 
nensis  Dej. 

subterraneus . . Am.  bor. 

porcatus ....  Ind.  or.  Neel-Gherris.  — D’après  la 
môme  Collection  c’est  une  espèce  très  voisine  du 
Sc.  excavcdus  Kirby,  mais  moitié  plus  petite.  Il 
pourrait  être  le  môme  que  le  Sc.  laieralis  Guérin. 
crenatiis  ....  Ind.  or.  — Petite  espèce  à élytres 
costées  et  à points  imprimés  bien  distincts. 
laevigatiis  . . . Italia. 

testaceus ....  Sénégal.  — Je  ne  l’ai  pas  vu  dans  les 
Collections,  mais  feu  SchOnherr  l’a  conservé  comme 
espèce  distincte  dans  sa  Syn.  Insect. 

Pasimachus  Bonelli. 

Scarites  F. 

depressus  . . . Am.  b.  Virginia. 
marginatus.  . . Am.  b.  Louisiana. 

Acanthoscelis  Latr. 

Scarites  F. 

ru/icomis  ...  Cap.  b.  Sp. 

1)  Les  Pasimachus  vivent  dans  les  forêts  et  se  rencontrent  sous  les 
feuilles  sèches,  surtout  celles  des  Magnolia. 

2)  Scarites  gigas  F.,  nom  employé  antérieurement  par  Olivier  pour 
le  Sc.  pgracmon  Bonelli,  Sc.  arenarius  F.  appartient  au  Tenebrio  fossor 
Linné;  Sc.  Ihoracicus  a été  nommé  et  décrit  par  Illiger;  Sc.  gibbus  F.  a 
été  décrit . antérieurement  par  Herbst,  sous  le  nom  de  Sc.  globosus;  Sc. 
cursor  et  Sc.  arabs  ne  sont  pas  du  tout  des  Scaritides,  le  premier  un  Syl- 
vanus,  le  second  un  Brontes.  — Entre  les  Scaritides  et  les  Anthiades  se 
trouvent  les  Morionides. 


41 


thoracica.  . . . 

maxillosa  . . 

12,  Anthiades. 

Anthia  Weber  F. 

Cap.  b.  Sp. 

Cap.  b.  Sp. 

sexguUata  . . . 

Pachymorpha  Hope. 

Anthia  F. 

Tranquebar.  Surate.  Calcutta. 

Thermophila  Leach. 

Carabus  L.,  Anthia  F, 
decemguttata  L.  Cap.  b.  Sp. 


Venator  . . . . 

Nimrod  . . . . 

sulcata 

sexmaculala  . . 

Sénégal. 

Sénégal. 

Sénégal. 

Barbaria. 

septemguttata.  . 

Cycloloba  Chaud. 

Anthia  F. 

Cap.  b.  Sp. 

tabida 

Polyhirma  Chaud. 

Anthia  F.  ( 

Cap.  b.  Sp. 

13,  Ditomides. 

Scaurus  F.,  Sepidium  F.,  Carabus  F. 
interruptus.  . . Arabia.  — L’exemplaire  dans  la  Col.  de 

1)  V Anthia  umbraculata  F.,  grande  espèce  à forme  applatie  cl  à 
élytres  tronquées,  est  un  Helluonide;  Anth.  i-guttata,  d’après  llliger, 
simple  variété  de  l'Anth.  to-guttota.  Les  Graphiptérides  se  trovent  placés 
à côté  des  Corsyra  dans  les  Cymindides. 


Kiel  est  de  couleur  opaque,  détaillé  un  peu  plus  pe- 
tite que  YAristus  sulcatm  et  probablement  identique 
avec  Dit.  opacus  Er. 

tricuspidatus . . Italia.  — Est  d’après  Erichson  le  Dito- 
mus  comutus  Dej. 

Melaenus  Dejean. 

Brachynus  F, 

piger Ind.  or.  — Erichson  remarque  qu’il  est 

extrêmement  voisin  du  Mel.  elegans  Dej. 

14,  SlAGONIDES. 

Siagona  Latr. 

Cucujus  F.,  Galerila  F. 

rufipes Barbaria. 

depressa  ....  Ind.  or.  (Birma). 

plana Ind.  or. 

flesus Ind.  or. 

15,  Harpalides. 

Amblystomus  lEr. 

Carabus  L.  F.,  Aeupalpus  Latr.,  Hispalis  Ramb. 
meridianus  L.  Eur.  — D’après  la  Col.  de  Linné  c’est 
bien  certainement  un  Amblystomus,  quant  à la  Col. 
de  Kiel,  je  n’y  ai  pas  trouvé  un  insecte  de  ce 


1)  Le  Seaurus  sutcatus  F.  esl  un  Düomide  et  appartient  au  jïenre 
Ariitun,  mais  Olivier  l’avait  déjà  décrit  sous  le  nom  de  bucephalus;  la  Ca- 
lasoma  longicorne  esl,  la  Ç du  Sepidium  tricuspidatuni  F.  qui  appartient  au 
genre  Ditomus;  le  Car.  calydonius  F.,  a été  décrit  antérieurement  par  Fa- 
bricins  lui  même  dans  son  Syst.  Ent.  (1775)  comme  Sepidium  tricmpidalmn , 
tandis  que.  le  C.  calydonius  Rossi  est  une  espèce  différente. 


43 


nom,  mais  en  revanche  cette  espèce  se  trouve 
sous  le  nom  de  Carabus  clams,  nom  qui  ne  figure 
pas  dans  le  Syst.  Eleuth. 

Egadroma  Motsch.  n.  g. 

Carabus  F.,  Ambystomus  Er. 

smaragdula  Ind.  or.  — Erichson  remarque  qu’il  est 
identique  avec  YAcup.  vulneratus  Dej. 

U'.: 

Stenolophus  Megerle. 

Carabus  F. 

vaporarorium,  Eur.  — D’après  le  type  de  la  Col.  de 
Kiel,  c’est  bien  certainement  l’espèce  très  connue 
sous  ce  nom  dans  nos  Collections;  tandis  que  le 
Car.  vaporariorum  Linné  est  une  Cymindida. 

Platymetopus  Dej. 

Carabus  F. 

(lavilabris  . . . Ind.  or. 

1)  Dejean  décrit,  un  Carabus  dorsalis  F.,  comme  étant  un  Acupalpus; 
plus  haut  j’ai  démontré  que  d’après  la  Col.  de  Kiel,  c’est  un  Peryphus; 
mais  il  y a un  Car.  cruciger,  qui  appartient  effectivement  aux  Acupalpus  Dej. 
(Bradycellus  Er.)  et  qui  pourrait  en  être  synonyme. 

2)  Bh-ichson  et  Lacordaire  placent  le  Car.  smaragdulus  F.,  dans  les 
Amblystomus , avec  les  quels  il  n’a  qu’une  apparence  extérieure.  Chez  l’in- 
secte de  Fabrîcius  le  dernier  article  des  palpes  maxillaires  n'est  pas  tron- 
qué, mais  aigu;  labre  arrondi  en  avant;  antennes  à 2:d  article  le  plus 
court  de  tous,  le  3:iéme  de  la  longueur  du  4:ième;  prothorax  fortement 
arrondi  postérieurement,  sans  traces  d’angles;  jambes  antérieures  fortes, 
distinctement  dilatées  vers  l’extrémité  et  munies  de  deux  longues  dents; 
les  quatre  tarses  des  pattes  antérieures  dilatées  en  patelles  cordiformes 
presque  comme  chez  les  Palellimanes,  le  4;iérae  en  outre  très  visiblement 
bilobé,  le  l:ier  pas  plus  long  que  les  suivants;  ces  mêmes  articles  aux 
pattes  Intermédiaires  également  dilatés,  mais  moins  que  ceux  des  anté- 
rieures. Ce  nouveau  genre  parait  avoir  de  l’analogie  avec  le  genre  inédit 
Loxoncus  de  Schmidt-Gôbel. 


44 


Barysomus  Dej. 

Carabus  F. 

semivittatus.  . . lod.  or. 

Harpalus  Latr. 

Carabus  L.  F. 

latus  L Am.  bor.  — D’après  le  type  dans  la 

Col.  de  Linné  il  parait  être  H.  herbivagus  Say. 

ferrugineus.  . . Eur.  — Le  Car.  ferrugineus  L.  est  un 
Ldstus. 

aeneus Eur. 

discoideus  . . . Germ.  — D'après  Erichson,  c’est  la 
même  espèce  qui  est  répandue  dans  nos  Collec- 
tions sous  le  nom  de  Harp.  perplexus  et  Harp. 
Petifii. 

fiUvipes  ....  Germ.  — D’après  Erichson  le  même 
que  Harp.  limbalus  Duft.  Gyll. 

bicolor Am.  bor. 

vemalis  ....  Eur.  — Schaum  dit  que  c’est  le  Harp.  pici- 
pennis  Duft.  Dej.  tandis  qu’Erichson  ne  l’a  pas  cité  à 
l’article  de  cette  dernière  espèce  dans  ses  Coléoptères 
de  Brandenbourg;  aussi  se  trouve-t-il  dans  la  Col. 
de  Kiel  sous  le  nom  de  C.  aphodioides,  nom  qui 
n’existe  pas  dans  les  ouvrages  de  Fabricius. 
La  diagnose  du  vernalis  F.  convient  cependant 
assez  bien  au  //.  picîpennis.  L’expression  ”tibns 
serratis"  donnée  par  Fabricius  prouve  que  ce  ne 
peut  être  une  Feronide. 

abdominalis  . . Cap.  b.  Sp.  — D’après  Schaum  il  serait 
le  même  que  le  H.  impunctus  Wiedem. 


45 


Selenophorus  Dej. 

Carabus  F. 

palliatus  . . . . Am.  b or. 
caliginosus.  . . Am.  bor. 

integer . . , . . Am.  Ins.  — D’après  la  Col.  de  Copen- 
hague il  appartient  à ce  genre. 

O P h O nus  Ziegl. 

Carabus  F.,  Harpalus  Dej. 
sabulicola  . . . Germ.  bor. 

obscurus  ....  Eur.  mer.  — Schaum  prétend  que  c’est 
O.  monticola  Dej. 
azureus  ....  Eur. 

Bradycelles  Er, 

Carabus  F.,  Acupalpus  Dej. 

cmciger  ....  Saxonia.  — Dans  la  Col.  de  Kiel  il  y 
a sous  ce  nom  une  simple  variété,  peut-être  de 
ï Acupalpus  dorsalîs  Dej.,  qui  est  de  couleur  plus 
obscure  et  dont  le  corselet  parait  plus  rouge. 

16,  Anisodactylides. 

Selenidia  Motsch. 

' Carabus  F.,  Orthogonius  Dej. 
stigma Ind.  or.  — Espèce  très  intéressante. 


1)  Parmi  les  autres  Harpalides,  le  Carab.  ruficornis  F.  a été  décrit 
antérieurement  sous  le  nom  de  Car.  pubescens,  par  Muller  dans  son  Pro- 
domus;  Car.  megacephaltui  appartient  d’après  la  Col.  de  Copenhague  à l’A- 
cinopus  megacephalut  Uossi;  Car.  erythrocephalus  F.  ainsi  que  Car.  rufibar- 
bis  F.  appartiennent  d’a))rés  Ericlison  au  tl.  fulvipes  F.  Schaum  y rap- 
porte aussi  le  Car.  surinameniis  qui  d’après  la  Col.  de  Copenhague  n’est 
qu’un  exemplaire  fraichemcnt  éclos.  Schaum  et  Puizeis  prétendent  que  le 
Car.  rufibarbis  F.  est  un  S de  YOphonus  brevicollis  Dej.,  mais  la  description 
de  Fabricius  ne  convient  guère. 


46 


qui  a quatre  articles  dilatés  aux  tarses,  et  les 
élytres  épaissement  ridées  comme  aucun  autre 
Carabique  que  je  connaisse. 

Diachromus  Er. 

Carahus  L.  F.,  Harpahis  Dej. 

germanus  L.  . . Eur.  temp. 

Anisodactylus  Dej. 

Carabus  F. 

héros Eur.  m.  Africa  bor. 

binotatus.  . . . Eur. 

St.  crucis  . . . Antilles. 

17,  Cratôcebides. 

Batoscelis  Dej. 

Carabus  F. 

anguialus  . . . Ind.  or.  — Hope  et  Schaum  interprè- 
tent cette  espèce  comme  étant  le  Panag.  tomen- 
tosus  Vigors,  mais  en  confrontant  la  diagnose  de 
Fabricius,  il  est  plus  que  facile  de  se  convaincre 
qu’il  n’y  a rien  de  commun  entre  ces  deux  in- 
sectes. 


Agonoderus  Dej. 

Carabus  F. 

lineola Am.  bor. 

comma Am.  bor.  — D’après  Schaum  c’est  l’A- 


gonoderus  pallipes  F.  et  Dej.,  mais  comme  il  y a 
déjà  un  autre  Car.  pallipes  décrit  par  Fabricius, 


47 


qui  appartient  aux  Anchoménides , le  nota  très 
caractéristique  de  Ag.  comma,  pourra  être  con- 
servé. ') 

18,  Péricalides. 

Catascopus  Kirby. 

Carabus  F. 

elegans Sumatra.  — C’est  une  des  plus  petites 

espèces  du  genre.  D’après  Illiger  c’est  VElaphrus 
elegans  Weber. 

■'  V.  . 

Coptodera  Dej...  i ....  A 
Carabus  F. 

triloba Guinea.  — D’après  Schaum,  une  magni- 

fique espèce  inconnue  aux  entomologistes. 

19,  Grapiiipterides. 

Graphipterus  Latr. 

Anthia  F. 

variegatus  . . . Arabia.  Aegypt. 
exdamalionis  . Barbaria. 
trilineatus  . . . Cap.  b.  Sp. 
obsoletus  ....  Cap.  b.  Sp. 


1)  Illiger  dit  que  le  Carabus  furcatus  F.  n’est  qu’une  simple  variété  du 
Car.  lineola,  mais  je  ne  l’ai  pas  trouvé  dans  les  collections  respectives. 
Schaum  dit  que  d’après  ta  Col.  de  Hunier  à Glascov  le  Car.  pallipes  F. 
N.  165  appartient  également  à VAg.  lineola,  mais  en  confrontant  la  diagnose  de 
Fabricius  dans  le  Syst.  Eleuth.  on  voit  qu’il  y a confusion  d’espèces, 
comme  le  démontrent  aussi  les  Collections  de  Kiel  et  de  Copenhague. 
Voyez  Cgmindides. 


48 


20,  Cymindides. 

Taras  Clairv. 

Carabus  L.  F.,  Cymindis  Lati'. 
vaporariorum  L.  Suède.  Petrop.  — Dans  la  Col.  de 
Linné  c’est  bien  certainement  la  Cymindis  hasalis 
Gyll.,  que  Dejean  réunit  à tort  à la  C.  punctata 
Bonnelli,  qui  est  une  espèce  alpine  bien  diffé- 
rente. 

humeralis  . . . Italia. 

aæillaris  ....  Austria.  — D’après  Schaum  c’est  la  Cy- 
mindis homagrica  Duft. 
miliaris  ....  Eur.  temp.  Austria. 
pallipes  N.  165  Eur.  bor.  — D’après  la  Col.  de  Kiel 
c’est  la  Cym.  angularis  des  auteurs. 

Cymindis  Latr. 

Stagona  F. 

bufo Barbaria.  — Je  crois  que  cette  espèce 

doit  être  rapportée  à la  C.  mauritanica,  qui  s’ac- 
corde assez  bien  avec  la  description  de  Fabri- 
cius.  ^ 


1)  Je  commence  les  Cymindides  par  le  genre  Corsyra  Fischer,  qui 
inconteslablemenl  a beaucoup  d’analogie,  tant  par  ses  caractères  anato- 
miques que  par  la  manière  de  vivre,  avec  les  Graphipterides. 

2)  Au  genre  Cymindis,  je  fais  suivre  les  genres  Glycia  et  Agatus 
tandis  que  les  Lebiides  commencent  par  les  Phlociontis.  Chez  I.acordaire 
le  genre  Glycia  est  un  magasin  d’espèces  les  plus  disparates,  erreur  dans 
laquelle  il  a été  induit  par  M.  de  Ohaudoir.  De  toutes  les  espèces  citées, 
il  n’y  a que  la  Cymindis  ornata  Klug  et  la  Glycia  Karelini  Chaud,  que  je 
sache  y appartenir;  toutes  les  autres  sont  plus  que  douteuses.  Mon  genre 
Agatus  par  exemple  n’y  peut  être  réuni , vu  que  chez  l’un  de  ces  genres  les 
ongles  sont  pectinés,  chez  l’autre  ils  sont  simples.  Glycia  dimidiata  Ménétriés 
est  plutôt  un  Polistichus  ou  un  Zuphium  qu’une  Glycia. 


49 


21,  Lebiides. 

L e b i a Latr. 

Carabus  L.  F. 
crux-minor  L.  Eur.  bor. 

fnlvicollis  . . . Barbaria.  — Ce  n’est  pas  l’espèce  du 
midi  de  la  France  décrite  sous  ce  nom  par 

Déjean.  Celle  de  l’Algérie  est  plus  grande,  plus 
large,  les  élytres  plus  parallèles,  plus  fortement  tron- 
quées, le  dessous  du  corps  bleu  foncé  à l'ex- 
ception seulement  du  corselet  qui  est  roux.  La 
L.  fulvicollis  do  Déjean  aura  donc  à reprendre  le 
nom  de  pubipennis  Dufour. 
viltata Am.  bor. 

bivittata  ....  Am.  bor.  — D’après  Schaum  c’est  la 
L.  i-vittata  Dej. 

turcica Eur.  temp. 

haemorrhoidalis  Eur.  temp. 

elevata Ile  de  Fr.  — D’après  la  Col.  de  Kiel 

c’est  la  Leb.  unifasdata  Dej.,  comme  l’ont  inter- 
prété Brüllé  et  Schaum;  d’après  Cliaudoir  c'est 
la  môme  espèce  que  la  Coptodera  massiliensis  Fair- 
maire,  qui  n’est  pas  du  tout  une  Coptodera. 
fadola Am.  mer.  — D’après  la  Col.  de  Copen- 

hague, elle  appartient  à ce  genre. 
ciirtus Nov.  Holl.  — Peut-être  du  genre  suivant? 

Sarothrocrepis  Chaud. 

Carabus  F.,  Lebia  Dej. 

corticalis.  . . . Nov.  Holl.  — D’après  Putzeis  c’est  la 
même  espèce,  qui  dans  les  Collections  est  répan- 
due sous  le  nom  de  Leb.  Urvülei  Dupont. 


4 


50 


Lain prias  Bonelli. 

Car  abus  L.  F. 

cyanoceplialus  L.  Eur.  — Le  type  dans  la  Col.  de  Linné 
est  la  L.  chlorocephala  de  nos  Collections. 

Tetragonoderus  Dej. 

Car abus  F. 

quadrum.  . . . Sénégal. 
quadrinotatus  . Ind.  or. 

22,  Dromiides. 

Me  table  tus  Schniidt-Gôbel. 

Carpbus  L.  F.,  Dromius  Bonelli,  Syntomus  Hope. 
truncatellus  L.  Eur.  bor.  Sibir.  — D’après  le  type  de 
la  Col.  de  Linné,  c’est  l’espèce  noire,  peu  luisante 

1)  Il  existe  une  grande  confusion  dans  la  répartition  des  espèces  de 
Dromius  dans  les  différens  genres  modernes,  confu.sion  à laquelle  l’ou- 
vrage de  Lacordaire  n’a  nullement  remédié;  j’ai  tâché,  il  y a plusieurs 
années  d’y  apporter  quelques  lumières,  mais  M.  Chaudoir  en  pervertissant 
mes  paroles  a porté  la  confusion  à son  comble.  Je  crois  donc  nécessaire 
de  récapituler  ici,  en  peu  de  mots,  les  principaux  caractères  distinctifs: 
Division  A,  crochets  des  tarses  dentés;  1.  Dromius  Bonelli,  menton  sans 
dent,  type;  D.  agilis,  D.  A-maeulalus  ac.;  2,  Axinopaipus  Lcconte,  menton 
avec  une  dent  simple,  type;  D.  biplagialus  Dej.;  3,  Metablelus  Schmidt- 
Gôbel,  menton  avec  une  dent  bifide,  type:  D.  truncatellus  L.;  Division  B, 
crochets  des  tarses  simples;  1,  Apristus  Chaudoir,  menton  à dent  simple, 
type;  D.  subsulcatus  Dej.;  2,  lAonyckus  Wissmann,  menton  à dent  large- 
ment tronquée  au  bout  et  presque  bifide,  type;  D.  quadrillum  Duft.; 
3,  Blechrus  Motsch.,  menton  sans  dent,  comme  chez  les  véritables  Dro- 
mius, élytres  laissant  une  bonne  partie  de  l’abdomen  a découvert,  type: 
D.  glabratus  Dufl.  Le  genre  Bomius  Leconte  est  évidemment  un  mélange 
d’espèces , qui  devront  probablement  être  réparties  dans  les  divers  genres 
énumérés  plus  haut.  Le  Lionychus  aeneipennis  .Schmidt-Gôbel  appartient 
au  genre  Blechrus.  Du  reste  l’aspect  général  de  tous  ces  genres  est  tel- 
lement distinctif,  qu’avec  quelque  peu  de  routine  on  ne  se  méprendra  pas 
en  y intercallant  les  espèces. 


51 


et  sans  reflôt  métallique,  provenant  de  Suède  et 
du  Nord  de  l'Europe.  Car.  truncatellus  F.  dans  la 
Col.  de  Kiel  est  une  Lesteva  bicolor. 


D r 0 m i U s Bon. 

i-maculatus  L. 
testaceus  L.  . . 

Carabm  L.  F. 

Eur.  temp. 

Eur.  — Je  ne  puis  considérer  cet  in- 

secte  comme  un  Trecims,  ainsi  que  le  pense  M. 
Hope,  et  c’est  plutôt  le  Dromkis  Unearis  Oliv. 


fenestratxis . . . 

agilis 

marginellus  . 

Eur.  bor. 

. Eur.  temp. 

. Eur.  bor. 

De  me  tria  s Bon. 

atricapillus  !.. 

Car  abus  L.  F. 

Eur.  temp. 

décora  .... 
mficollis  . . . 
festinans . . . 
splendidula.  . 
amethystina  . 
Calleida 

Calleida  Dej. 

Carabus  F. 

. Am.  bor. 

. Guinea. 

. Cayenna. 

. Ind.  or. 

. Cayenna.  — D’a[)rôs  Schaum,  c'est  la 
aviricolUs  décrite  par  Laporte  dans  ses 

Etudes  entomologiques.  ‘) 

1)  Parmi  les  Droraiides:  Cnr.  tnmcalus  F.  n’est  d’après  Erichsnn  que 
variété  du  Drom.  agilis;  Car.  fascialus  d’après  Scliaum  synonyme  du  Droin. 
sigma  Itossi.  Car.  4-pustulalus  L.  est  d’après  sa  Col.  un  Myceluphagus. 


52 


23,  Ctenodactylides. 

Leptotracheliis  Latr. 

Odacantha  F. 
dorsalis  . . . . Am.  b or. 

Agra  F. 

aenea Am.  mer.  Cayenna. 

rufipes Am.  mer. 

atellaboides.  . . Ind.  or.?  — Cette  espèce  manque  dans 
le  Musée  de  Copenhague. 

24,  Odacanthides. 

Odacantha  F. 

Attelabus  L. 

melanura  L.  . . Eur. 

Ophionea  Klug. 

Odacantha  F.,  Casnonia  Dej. 
cyanocephala . . Ind.  or. 

Casnonia  Latr. 

Attelabus  L.,  Odacantha  F. 
pensylvanica  L.  Am.  bor. 


1)  Je  no  comprends  pas,  pourquoi  les  Agra,  si  intimement  liées 
aux  l.eplotrachelus,  ne  doivent  pas  prendre  place  à côté  de  ceux-ci.  Si  la 
différeuco  dans  les  parties  bucales  des  Graphipterides,  n’a  pas  empêché 
M.  I.jcordaire  de  placer  ces  derniers  à côté  de.s  Anlhiades  (voyez  p.  173, 
noie  2),  je  no  vois  plus  do  raison  logique  pour  séparer,  à cause  de  la 
môme  raison,  les  Agra  des  Ctenodactylides. 


53 


Colliuris  De  Geer. 

* ' 

Odacantha  F.,  Casnonia  Latr..  Apiodera  Chaud. 
elongata  ....  Am.  mer.  — D’après  la  Col.  de  Copen- 
hague, c’est  une  Casnonia  Latr.  et  non  un  Cor- 
distes  comme  le  imnse  Hope. 

25,  Galéritides. 

Drypta  F.  2) 
emarginala.  . . Eur.  mer. 

Calophaena  Klug. 

Odacantha  F.,  Cordistes  Latr. 
bifasciata  . . . Bras. 


Galerita  F. 

Carabus  L. 

americana  L.  America.  — Dejean,  Klug  et  Schaum 
pensent  que  c’est  la  Gai.  geniculata  de  Cayenne 
qui  a servi  de  type  à la  description  de  Linné. 
attelaboides  Ent.  Syst.  — Africa.  — Est  d’après  la  Col. 
de  Banks  une  espèce  voisine  de  la  G.  africana, 
tandis  que  la  Gai.  attelaboides  décrite  par  Fabri- 
cius  dans  le  Syst.  Eleuth.  appartient  au  genre 
Omphra. 


1)  Le  genre  Colliuris  a été  fondé  par  De  Geer  sur  la  Casnonia  suri- 
namensis,  que  M.  Chaudoir  considère  comme  synonyme  de  la  Casn.  rugi- 
collis  Dej. , et  non  sur  les  espèces  énumérées  par  Fabricius  dans  son  genre 
Collyris  et  qui  se  rattachent  au.x  Cicindelides. 

2)  La  seconde  espèce  de  Drypta,  énumerée  par  Fabricius,  avait  été 
bien  avant  décrite  par  Rossi  sons  le  nom  de  Carabus  dislinctus,  comme 
l’a  démontré  feu  le  Comte  Dejean.  Leacb  a fait  de  cette  espèce  son  genre 
Dosera. 


54 


jamis  Ent.  Syst.  — Ain.  bor.  — C’est  la  Gai  ameri- 
cana  de  nos  Collections. 


olms 

Zup Ilium  Latr.  ' 

Gale  ri  ta  F. 

. Eur.  mer. 

fasdolatus  . . 

Polysticluis  Bon. 

Galei'ita  F. 

. Eur.  mer. 

hirta 

aUelaboides.  . 

26,  Hellüonides. 

Omphra  Leacli. 

Galerita  F. 

. Tranquebar. 

. Syst.  Eleutli.  — Ind.  or.  — D’après 

Erichson  cette  espèce  est  identique  avec  la  Omphra 
pilosa  Klug. 

Meladroma  Motscli.  n.  g. 

Anthia  F. 

umbraculata  . . Ind.  or.  — Magnifique  insecte  à forme 
plate  d’un  pouce  de  long  à peu-près. 


fastigialus  L. . 
rnulilatiix.  . . 

27,  Brachinides. 

Aptinus  Bon. 

Carabus  E.,  Brachinus  F. 

. Cap.  b.  Sp. 

. Eur.  nier. 

55 


Pheropsopus  Solier. 
Car  abus  L.,  Brachinus  F. 
himaculatus  L.  Tranquebar. 
complanatus  . . Antilles.  S:t  Domingo. 
annulus  ....  Tranquebar. 
fulminans  . . . Guinea. 
hüarisEal.Sysl.  Incl.  or. 

Brachinus  Weber  F. 
Car  abus  I.,. 

crepitans  L.  . . Eur.  tenip. 


ruficeps  ....  Cap.  b.  Sp. 

fumans Am.  bor. 

sclopeta  ....  Eur.  mer. 


bisbùjuttatus  . . Afr.  equinox.  — Parait  correspondre  au 
Br.  â-maculalus  Dej. 

Iripustulatus  . . Siam.  — D’après  la  Col.  de  Banks  cette 
espèce  est  voisine  du  Br.  marginalis  SchOnh.,  mais 
non  un  Macroclmlus,  ainsi  que  c’est  le  cas  pour 
l’exemplaire  conservé  dans  la  Col.  de  Copenhague. 


Mastax  Fischer. 
Brachinus  F. 

hislrio Tranquebar.  *) 


1)  Parmi  les  P.rachinides,  le  Br.  piyer  est  un  Melaeniis,  le  Br.  nigri- 
peimis  synonyme  du  Car.  fastigialus  I.inné. 


56 


28,  Calathides. 

Calatluis  Bon. 


melanocephalus 
vividus 


identique 
fuscus 


Carabus  L.  F. 

L.  — Eur. 

Madera.  — M.  Schauin  pense  qu’il  est 
avec  le  Cal.  complanatus  Dej. 

Eur.  bor. 


Dolichus  Bon. 
Carabus  F. 

flavicornis  . , . Eur.  teuip.  Sibiria.^) 


29,  Feronides. 
Sphodrus  Clairv. 
Carabus  L.  F. 


leucophthalmus  L.  — Eur. 

Sogines  Leach. 

Carabus  F.,  Poecilus  Bon.,  Feronia  Dej. 
punctulatus  . . . Eur.  temp. 


1)  Je  ne  crois  pas  qu’il  soit  naturel  de  réunir  les  Calathides  aux 
Anchomenides;  d'ailleurs  je  ne  puis  trouver  les  squamules  au  dessous  des 
tarses,  dont  parle  M.  Lacordaire,  ni  chez  les  Calathides,  ni  chez  les  Fé- 
roniens,  qui  au  contraire  ont  le  dessous  des  tarses  garni  de  poils  plus 
ou  moins  en  brosse.  En  conséquence  je  place  les  Calathides  après  les 
Ozaenides,  faisant  suivre  ceux-ci  après  les  Brachinides;  le  petit  genre 
Eustra  des  Ozaenides  a effectivement  le  faciès  d’un  Mastax. 

2)  Parmi  les  Calathides,  Car.  tardas  et  Car.  rufipes  F.,  sont  d’après 
la  Col.  de  Copenhague  synonymes  du  Car.  fuscus,  la  première  de  ces  va- 
riétés est  placée  par  Erichson  dans  les  Harpalides  avec  la  supposition  que 
dans  la  diagnose  do  Fabricius  il  fallait  au  lieu  de  "pedibus  testaceis"  dire 
"tarsis  testaceis"  mais  comme  cet  auteur  répète  la  même  phrase  dans 
la  description  de  cet  insecte,  il  n’y  pas  de  doute  que  l’interprétation  d’E- 
richson  est  trop  hasardée. 


57 


Poecilus  Bon. 
Carabus  F.,  Feronia  Dej. 


cupreus  L.  . . . 
lepidus  . ...  . 

, Eur. 

. Eur.  bor. 

metallicus  . . . . 

Cheropus  Latr. 

Carabus  F.,  Feronia  Dej. 

. Eur.  temp. 

striola  

Abax  Bon. 

Carabus  F. 

. Eur.  temp. 

niger 

Pterostichus  Bon. 

Carabus  F.,  Feronia  Dej. 

Eur.  bor.  Sibir. 

Mysodus  Ziegl. 

Carabus  F.,  Feronia  Dej.,  Arachnoidius  Chaud. 
fasciatopunctalus,  Austria. 


vulgaris  L.  . . 

Ornas  eus  Ziegl. 

Carabus  L. 

. Eur.  — D’après  la  Col.  de  Linné  c’est 

le  môme  que  le  Car.  leucophthalmus  F.  et  Feronia 
melanaria  de  nos  Collections. 

Pseudomaseus  Chaud. 

Carabus  F.,  Feronia  Dej. 
nigrita Eur. 


58 


niaurus Germ.  — D’après  Erichson  c’est  le 

môme  Coléoptère  que  la  Fer.  anthracina  111.  de 
nos  Collections.  Nous  ne  pouvons  aucunement 
partager  l’opinion  de  ce  savant  que  le  nom 
d’Illiger,  comme  étant  plus  répandu,  doive  être 
adopté. 


Platysma  Bon. 

Carabus  F.,  Fer  onia  Dej. 
oblomjopunctata . Eur.  bor. 
strialula Patagonia. 

Anagodemus  Chaud. 

Carabus  F.,  Feronia  Dej. 

terricola Germ.  — Le  type  dans  la  Col.  de 

Kiel  correspond  au  A.  picimanus  Cr. 

Lyperus  Chaud. 

Carabus  F.,  Feronia  Dej. 
aterrimus  ....  Eur.  mer. 

Molops  Bon. 

Carabus  F. 

madidus Eur.  temp. 

globosus Marocco.  — D’après  la  Col.  de  Co- 

penhague, c’est  un  Molops  noir  plus  grand  et  plus 
allongé  que  le  M.  elatus,  et  qui  d’après  Illiger  est 
identique  avec  son  striola  du  Portugal. 

elatus Eur.  mer. 

striolatus  ....  Austria. 


59 


Zabrus  Clairv. 
Carabus  F. 

gibbvs Eur.  mer. 


Pelor  Bon. 

Blaps  F. 

spmipes  F.  . . . Eur.  mer.  — Synonyme  du  Car.  blap- 
toides  Creutzer. 


Lirus  Agass. 

Carabus  L.,  Amara  Dej.,  Leirus  Mgl. , 
Curtonotus  Steph. 

spmipes  L.  . . . Eur.  — C’est  la  même  espèce  que 
Car.  picexis  F.  et  Amara  aulica  Gyllh.,  d’après  le 
type  conservé,  dans  la  Col.  de  Linné,  à Londres. 

alpmus Alp.  Helv.  — D’après  Illiger  c’est  la 

variété  noire  du  L.  torridus  Pz. 

Bradytus  Stephens. 

Carabus  F.,  Amara  Dej. 
apricarius.  . . . Eur. 


Celia  Zimm. 

Carabus  F.,  Amara  Dej. 

^ivida Eur.  bor.  — D’après  la  Col.  de  Co- 

penhague c’est  V Amara  bifrons  Dej. 

Amara  Bon. 

Carabus  F. 

Eur.  — D’après  le  type  dans  la  Col. 


60 


de  Kiel  c’est  une  assez  grande  espèce,  de  cou- 
leur obscure,  qui  présente  4 articles  aux  antennes, 
et  les  pattes  de  couleur  claire.  Ericlisou  la  place 
comme  variété  de  VA.  obsoleta  Dej.,  ce  qu’elle 
n’est  certainement  pas,  ayant  les  pattes  rousses. 

communis ....  Eur.  Austria.  — Est,  d’apres  la  môme 
Col.,  VA7mra  montivaga  Sturm. 


31,  Chlénudes. 
Godes  Bon 
Carabus  F. 

helopioides  . . . Eur.  temp. 


1)  Parmi  les  Féronides:  le  Car.  plams  F.  appartient  au  Car.  leu- 
cophthalmus  Linné;  le  Car.  coerutescens  L.  et  F.  n’est  qu’une  variété  verte 
du  Poecilus  cupreus;  Car.  Iricolor  F.  variété  du  Car.  dimidiatus  F.,  décrit 
antérieurement  sous  ce  nom  par  Olivier;  Car.  leucophthahnus  F.  est  syno- 
nyme du  Car.  vulgaris  Linné;  Car.  piceus  F.  synonyme  du  Car.  spinipes 
Linné;  Car.  latus  F.  du  Car.  apricarius  F.,  tandis  que  le  Car.  ana/ù  F.  (sous 
CO  nom,  dans  la  Col.  de  Kiel)  se  trouve  aussi  un  Car.  apricarius > 
est  évidemment  en  opposition  avec  les  descriptions  de  cet  auteur  et  je 
pense  avec  Illiger  que  c’est  plutôt  un  Leislus  qui  a servi  de  type.  — 
Plusieurs  entomologistes  ont  prétendu  que  le  Car.  ferrtigineus  L.  était  un 
Dradylus,  identique  avec  r;4marfl  fulva  III.  Gyllh.,  mais  dans  la  Col.  de 
Linné  c’est  un  Leistus,  pendant  que  dans  celle  de  Kiel  le  Br.  fulvus  est 
étiquelté  comme  Car.  pattidus  F.  Cette  confusion  parait,  du  reste  pro- 
venir de  la  Col.  de  Banks  où  l’insecte  se  trouve  effoclivement  sous  le  nom 
do  Car.  ferrugineus,  qui  correspond  au  Car.  ferruginem  De  Geer,  mais  pas 
à celui  de  Linné;  Car.  vulgaris  présente  un  nom  appliqué  antérieurement 
à une  autre  espèce  du  môme  genre  par  Millier,  dans  son  Prodromus  des 
Coléopt.  du  Danemarck,  et  qui  correspond  à VAmara  trivialis  Gyll.  Par 
cette  raison  M.  Schiôdte,  dans  ses  Gen.  & Sp.  of  Danmk.  Eleuth.,  décrit 
l’espèce  de  Fabricius  sous  le  nom  <l’A.  contrusa.  Schaum  parait  s’être 
trompé  en  déclarant  le  Car.  vulgaris  F.  de  la  Col.  de  Kiel  pour  VAmara 
eurynota  III.  L'exemplaire  est  moitié  plus  petit. 


()1 


Lissa ncheni us  Mac-Leay. 
Carabus  F.,  Chlaenius  Dej. 
postims Tranquebar. 


Chlaenius  Bon. 

Carabus  F. 

vestitus Eiir.  temp. 

feslivus Eur.  mer. 

cinctus Tranquebar.  Coromandel. 

notula Guinea? 

micans Tranquebar.  — D’après  la  Col.  de  Co- 


penhague il  parait  que  le  Car.  notula  F.  appartient 
à cette  espèce. 

quadricolor  . . . Bengal.  — D’après  le  type  dans  la 
Col.  de  Copenhague,  c’est  bien  un  insecte  des 
Ind.  or.  comme  le  désigne  Fabricius,  et  corres- 
pond au  Chlaen.  orimtalis  Dej.;  mais  à côté  il  se 
trouve  un  exemplaire  d’un  Carabique  du  Cap, 
{Chlaen.  4-color  Dej.),  placé  comme  variété  du 
premier,  ce  qui  a donné  lieu  à la  méprise  du 
D:r  Schaum  qui  a confondu  les  deux  insectes, 
quoiqu’ils  ayent  une  forme  assez  différente  pour 
les  distinguer  de  suite. 

laetus Cap.  b.  Sp.  — D’après  Schaum  c’est 

un  insecte  du  Cap  et  non  de  l’Eur.  sept,  comme 

le  désigne  Fabricius,  et  synonyme  du  Chlaen. 
quadricolor  décrit  par  Dejean. 

oculatus Guinea. 

ammon Guinea. 

pudicus Bengal. 


lenuicollis  ....  Gap.  b.  Sp. 
femoralis  ....  Sierra  Leona.  *) 
aeneoccphalus . . Ain.  Ins. 
nigrimrnis.  . . . Eur.  temp. 
holosericeus  . . . Eur. 
spoliatus Barb.  Eur.  mer. 

Epomis  Bon, 

Carabus  F. 

croesus Guinea. 

32,  Licinides. 

Rem  b us  Latr. 

Carabus  F. 

Tranquebar. 

Ind.  or. 

L i c i n U s Lati‘. 

Carabus  F. 
silphoides  ....  Eur.  mer.  Gallia. 
cassidcus  ....  Eur.  mer. 

Badister  Bon. 

Carabus  F. 

bipustulatus . . . Eur. 

1)  Je  n’ai  pas  vu  ce.s  espèces  dans  la  Col.  de  Banks,  et  je  les 
ai  [ilacées  ici,  d’après  M.  Ilope. 

2)  Iles  Chlaeniides:  le  Car.  carnifex  F.,  d’après  la  Col.de  Kiel,  cor- 
respond au  Chl.  senceus  de  nos  Collections,  qui  a été  décrit  antérieurement 
par  Forster. 


politus.  . 
impressus 


03 


33,  Anchoménides. 

Agonothorax  Motsch. 

Carabiis  L.  F.,  Agonum  Bon.,  Anchommus  Er. 

piceus  L Eur.  bor.  — D’après  la  Col.  de  Linné 

c’est  VAg.  pelidnum  des  auteurs,  à élytres  de  cou- 
leur claire. 

hipunctatus  L. . . Eur.  — Le  type  dans  la  Col.  de  Linné 
est  un  Ag.  parumpwictatum  des  auteurs. 
sexpunctatus  L.  ? 
atistriacus  ....  Eur.  tenip. 
octopunctalus  . . Am.  bor. 
marginatus  L. . . Eur.  temp. 

Abropus  Waterhouse. 

Carabus  F. 

carmfex Magellan.  — D’après  Schaum  c’est  le 

Metius  splendidus  Guérin.  Le  type  qui  a servi  à 
la  description  de  Fabricius  dans  le  ”Ent.  Syst.”  se 
trouve  dans  la  Col.  de  Banks,  tandis  que  la 
description  dans  le  ”Syst.  Eleuth.”  a été  faite, 
comme  je  l’ai  mentionné  plus  haut,  d’après  le 
Chlamius  sericem  Forster. 

Anchomenus  Bon. 

Carabus  F. 

prasinus Eur.  temp. 

oblongus Eur. 

pallipes,  N.  91.  Eur.  — Des  deux  espèces  de  ce  nom, 

décrites  dans  la  ”Syst.  Eleuth.”  sous  les  NN.  91 

et  165,  je  n'ai  pu  découvrir  dans  la  Col.  de  Kiej 


64 


que  le  dernier  qui,  comme  je  l’ai  dit  plus  haut 
n’est  autre  chose  que  le  Taras  angularis;  tandis 
(lue  VAnchom.  pallipes  Dejean  s’y  trouve  sous  le 
nom  de  Car.  rufipes.  Dans  la  Col.  de  Copenhague 
le  type  du  N.  91  correspond  effectivement  au 
Ilarp.  albipes  Gyll.  (Anchom.  pallipes  Dej.) 

Limodromus  Eschh. 

Car  abus  F.,  Ancliotnenus  Er. 
angusticollis . . . Eur. 

Platynus  Bon. 

Carabus  F.,  Anchomenus  Er. 
scrobiculatus . . . Austria. 

34,  Nebhiides. 

Helobia  Leach. 

Carabus  F.,  Nebria  Dej. 

mtidula Kamtschatka. 

brevicollis  ....  Eur. 


Nebria  Latr. 

Carabus  L.  F. 

complanata  L. . . Hispan.  Gallia.  — C’est  l’espèce  ré- 
pandue dans  les  Collections  sous  le  nom  de  N. 
arenaria. 


1)  Parmi  les  autres  Anchoménides:  le  Car.  picipes  F.  est  synonyme 
du  Car.  piceus  L.,,  mais  dans  la  Col.  de  Kiel  VAg.  picipes  des  auteurs 
c.  a.  d.  l’espèce  allongée  à élytres  obscures  se  trouve  comme  Car.  pelta- 
tus,  nom  qui  n’existe  pas  dans  le  ”Syslh.  Eleutli.”;  Car.  velox  F.  est  d’a- 
près la  Col.  de  Banks  VAnchom  pallipes  F.  Dej.  N.  91;  Car.  parumpunctatus, 
synonyme  du  Car.  bipunctatus  Linné. 


livida  L Eur.  temp.  — C’est  l’espèce  que  nos 

Collections  possèdent  sous  le  nom  de  N.  sabiilosa. 

laleralis Eur.  or.  Sibiria. 

picicomis  ....  Eur.  mer. 


Leistus  FrOhlich. 

Carabus  F. 

[erruginmsL. . . Eur.  — D’après  le  type  dans  la  Col. 
de  Linné  c’est  le  Leistus  spinilabris  des  auteurs. 

rufescens  . . . Eur.  temp. 

analis Eur.  temp.  — Quoique  le  type  qui 

porte  ce  nom  dans  la  Col.  de  Kiel  est,  comme 
je  l’ai  dit,  un  Bradytm,  je  l’ai  placé  ici  à cause 
de  la  diagnose  de  Fabricius  qui  ne  s'accorde 
nullement  avec  un  Amaroide. 

praeustus  ....  Germ.  — D’après  la  Col.  de  Kiel  c’est 
le  Leistus  terminatus  Dej. 

Pelophila  Dejean. 

Carabus  F. 

■i 

horealis Eur.  bor.  ’) 

35,  Procerides. 

Calosoma  Weber. 

Carabus  L.  F. 

inquisitor  L.  . . Eur.  temp.  — L’exemplaire  dans  la 
Cob  de  Kiel  est  d’un  bleu  foncé  comme  celui 


1)  Dans  les  Nebriides,  les  Car.  arenarius  F.  et  Car.  tabulosus  F.  sont 
synonymes  des  Car.  complanatus  el  Car.  lividus  l.inné;  Car.  .ipinilabrit  F. 
du  Car.  fernigineus  l.inné. 


5 


([ue  Kolenali  a décrit  sous  le  uoiii  de  üalos. 
clathralum. 

sycophanla  1^.  . . Eur.  teiup. 
scrutator.  . . , . Virginia. 


rehmm Patagonia.  — Schaum  prétend  qu’elle 

ne  difl'ère  par  de  la  Cal.  alternans  F. 
altenians  ....  Am.  Ins. 
maderae Madera. 

sericeutn Gerinan.  — Le  type  dans  la  Col.  de 


Co[)cr.hagiie  correspond  à la  Cal.  auropundatum 
Dej. 

calidum Am.  bor. 

indagalor  ....  Eur.  temp. 

Callistenes  Fischer. 

Calosoma  F.  Dej. 
retindatum.  . . . Germ.  bor. 

Tribacis  Fischer. 

Carabus  F.  Dey , Platychrus. 
creutzeri  ....  Alp.  Carniol. 
irregularis  . . . Camiolia. 

Carabus  L. 

hitricatus  L.  . . Eur.  temp.  — C’est  d'après  Erichson 
le  Car.  cyaneus  des  auteurs. 
yranulatus  L.  . . Eur.  — L’étiquette  dans  la  Col.  de 
Linné  se  trouve  sous  un  Car.  monilis  F.  Pz.,  mais 
à côté  il  y a un  véritable  C.  yranulatus  des  au- 
teurs et  plus  loin  un  C.  cancellatus.  Schaum  dit 
que  c’est  un  Car.  alternans  F.! 


«7 


dathraius  L.  . 

auratiis  L.  . . 

. Eur.  bor. 

. Eur.  — Je  ne  l’ai  pas  trouvé  dans  la 

Col.  de  Linné.  La  figure  donnée  par  ce  savant 
dans  sa  Pandora  insectorum  convient  évidemment 
à cette  espèce,  mais  porte  le  nom  de  Car. 


nitens. 

Tiilens  L.  . . 

violaceus  Ij. 
horlensis  L.  . 
marginalis.  . 
(jlabratus  . . 
piirpxirascens 
excellens  . . 
hispanus.  . . 
variolosus  . . 
nodtdosus  . . 

monilis  . . . 

eatenulatus  . 

. Eur.  bor. 

. Eur. 

. Eur. 

. Eur.  or.  Borussia. 

. Eur.  bor. 

. Germ. 

. Moldavia.  Rus.  mer. 

. Hisp.  Gallia  occ. 

. Carniolia. 

. Carniolia. 

. Saxonia. 

. Germania. 

lusitanicîis.  . . . Lusitania.  — D'après  les  remarques  du 
D:r  Scliaum  c’est  le  Car.  anliquus  Dej. 


arvensis  . . . 

taedatus.  . . 

. Eur. 

. Am.  occ.  bor.  — D’après  le  type  de 

la  Col.  de  Kiel,  c’est  un  du  C.  baccivorus 


Eschh. 

hungaricus  . . 

convexus  . . . 
splendens  . . . 

. Hungaria. 

. Germ. 

. Gall.  occ.  — Des  Pyrennées  et  non 

de  la  Jamaïque. 
auronitens ....  Eur.  temp.. 

morbilloms  . . . Barbaria.  — Le  type  convient  au  Car. 
alternans  Dej. 


68 


rugomin IVlarocco.  Algiria.  — C’est  le  Car.  bar- 

barus  UeJ. 

melancholicus  . . Eur.  mer.  Tanger? 
mncolor Helvetia.  — D’après  la  Col.  de  Copen- 

hague c’est  un  Car.  Mollii,  qui  ne  se  trouve 
guères  clans  le  Holstein,  mais  en  Suisse  et  au  Tirol. 
Il  y a ici  évidemment  une  méprise  typographique, 
ayant  mis  Holsatia  au  lieu  de  Helvetia. 

Ceraglossus  Solier. 

Carabus  F.  Dej. 

siituralis Terra  del  fuego.  Magellan. — D’après  la 

Col.  de  Hunter  à Glascov,  c’est  le  Car.  Reichei  Guérin. 

Megadontus  Solier. 

Carabus  F.  Dej. 
caelatiis Carniolia. 

Procrustes  Bon. 

Carabus  L.  F. 

coriaceus  L.  . . Eur.  temp. 

1)  Parmi  les  Procerides  le  Carabus  gemmatus  est  synonyme  du 
Car.  hortetutis  Linné;  Car.  hortensis  F.  n’est  pas  celui  de  Linné  mais  seule- 
ment variété  du  Car.  nemoralis,  décrit  par  Huiler  antérieurement  dans  son 
Prudromus;  Car.  granulatus  F.  est  un  Car.  cancellatus  111.;  Car.  caricellatus 
F.  est  d'après  Schaum  une  grande  variété  du  Car.  arvensis  F.,  d’après  Erich- 
son  Car.  granulatus  L.;  Car.  caroHnus  d’après  la  Col.  de  Copenhague 
un  Car.  splendens  des  Pyrennées,  et  l’indication  de  la  patrie  chez 
Fabricius  fautive,  aulieu  de  Carotina  meridtona/is,  il  fallait  placer: 
Gallia  meridionalis;  Carabus  scabrosus  F.  n’est  pas  l’espèce  de  ce 
nom,  décrite  par  Olivier,  et  convient  au  Car.  gigas  Creutzer  décrit  anté- 
rieurement à celui  de  Fabricius:  Car.  sylvestris  et  Car.  Scheidleri  ont 
été  nommés  et  décrits  antérieurement,  le  premier  par  llliger,  l’autre  par 
Creutzer.  Car.  Idegerlei  F.  avait  été  décrit  sous  ce  nompar  Voet.,  il  appar- 
tient au  genre  Teflus  Leach.  des  Pamborides. 


Ui) 


36,  Cychrides. 
Cychrus  F. 

rostraliis  L.  . . . Eur. 
allenmtus . . . . Eur.  temp. 


Scaphinotus  Lalr. 

Cychms  F. 

devatus Am.  bor.  Pensylvania. 

unicolor Am.  bor.  ]M:t.  Georgiae.  — D’après 


Schaum  et  Leconte  c’est  la  môme  espèce  que  le 
Scaph.  héros  Harris. 

37,  Panagaeides. 

Isotarsus  Laferté. 

Cychrus  F. 

refleocus Ind.  or.  Tranquebar.  — L’exemplaire 

de  la  Col.  de  Lund,  qui  a servi  de  type  à la 
description  de  Fabricius,  comme  il  est  mentionné 
dans  le  ”Syst.  Eleuth.”,  est  le  Panagaeus  tomon- 
tosus  Vigors,  de  grande  taille  et  de  forme  très 
convexe;  ce  qui  explique  pourquoi  Fabricius  l’a- 
vait placé  primitivement  dans  les  Pimelia  {Pimelia 
fasciata  Ent.  Syst.);  tandis  que  l’espèce  décrite 
comme  Cychrus  refleams  F.,  par  Hope,  sur  un 
exemplaire  qui  se  trouve  dans  la  Col.  de  Banks 
et  que  Fabricius  parait  n’avoir  jamais  connu,  est 
une  espèce  allongée  et  aussi  déprimée  que  les 
vrais  Panagaeus.  Ce  dernier  devra  en  conséquence 
prendre  le  nom  de  reflexus  Hope  et  former  le 
type  de  son  genre  Craspedophorus  ou  bien  rece- 
voir une  autre  dénomination;  par  rapport  à la 


70 


patrie,  Fabricius  doit  avoir  été  induit  en  erreur, 
car  cet  insecte  habite  les  Indes  orientales. 

Crasp^edophorus  Hope. 

Carabus  F.,  Pimayams  Dej. 

nolulatus  ....  Bensçal.  — ^ Correspond  d’après  Schaum 
au  Panagaeus  elegans  Dej. 

Panagaeus  J.atr. 

Carabm  L.  F. 

crux-major  L.  Eur.  ternp. 

Lorocera  A.gassiz. 

Car  abus  F.,  Loricera  Latr. 
pilicornis  ....  Eur.  bor. 

33,  CycLosonuDEs. 

CyclosoniHS  Latr.  b 
Scalytus  F. 

flexuosus  . . . . Ind.  or. 

39,  Omopiironides. 

Omophron  Latr. 

Scalytus  F. 

limbatum  ....  Eui‘.  temp. 
labiatum  ....  Ain.  bor. 

1)  Les  f'yclosomus  ont  de.s  moeurs,  parfailemciil  aiiiilugiie.s  â 
celles  des  Xophosis;  (jui  courenl  au  grand  jour,  sur  le  sable  bnHanl,  avec 
une  vitesse  extraordinaire;  ce  que  font  aussi  les  Omophron,  mais  seules 
ment  sur  les  sables  bumides  des  rivages.  La  conformation  1res  particu- 
lière du  prosternum  dans  ce  groupe,  rapellanl  les  Dylisculeti , atteint 
son  plus  liant  dègrè  dans  celui  des  Omophromdef. 


71 


Comme  Carabiques  ont  été  nommées  et  décrites: 

Par  Linné 61  espèces. 

Dans  ce  nombre: 

comme  Attelabus:  Camonia  pensylvanïca. 

Odacanllia  mdanura. 

» Tenebrio:  Clivina  fossor. 

Par  Fabricius 317  espèces 

Dans  ce  nombre: 

comme  Blaps:  Pelor  spinipes. 

» Cucujus:  Siago7ia  rufipes. 

» Scaurus:  Arishis  bucephalus. 

En  tout  = 378  espèces. 
Mais  si  l’on  en  décompte  les  espèces  nommées  et 
décrites  antérieurement  par  d’autres  entomologistes, 
ainsi  que  le  double  emploi  et  les  synonymies, 
il  ne  restera  qu’environ  280  espèces  de  Carabi- 
ques dont  l'autorité  appartient  effectivement  à Linné 
et  à Fabricius. 


Les  espèces  suivantes,  décrites  coinrhe  Carabiques, 
appartiennent  à d'autres  familles: 


Car.  4-pustulatus  L.  . . 

» dorsiger  F.  . . . 

» abbreviatus  F.  . . 

Scarites  cursor  F.  . . . 

» arabs  F.  . . . 

Calosoina  porculum  F.  . 
Odacantlia  3-pustulata  F. 

(Continuation  dans 


. est  un  Mycetophagus. 

» » PhalericL 

» » Lesleva. 

» » Sylvanus. 

» n Broutes. 

n » Adelium. 

» * Anlhiciisl 

Ifi  N:o  suivant.) 


Cl 


Correclious  très  essentielles,  concernant  leslanipyrides, 

publiées  dans  les  N.  N.  précédents  de  ces  "Etudes”. 

A l’article  des  descriptions  des  Lainpyrides  des 
différents  Musées  entoinologiques  de  S:t  Pétersbourg, 
il  s’est  glissé  quelques  erreurs  graves  que  je  prie  le 
lecteur  de  bien  vouloir  rectifier. 

Année  1852  page  38: 

au  lieu  de  Pyrectosorna  versicolor  F.  lisez  Pyrectosoma 
versicolor  m.,  attendu  que  la  Lampyris  versicolor  F., 
comme  je  m'en  suis  assuré  dans  la  Collection  de 
Fabricius,  appartient  à une  toute  autre  division 
des  La  mpy rides. 

Année  1853  page  28: 

au  lieu  d’Anomala  mongolica  lisez:  Anomala  daurica. 
Année  1853  page  39: 

au  lieu  du  Pyrectosoma  versicolor  F.  lisez  Pyrectosoma 
versicolor  m. 

Depuis  l’impression  de  mon  travail  sur  les  Lamjiyrides, 
j’ai  eu  l’occasion  d’examiner  les  types  des  espèces  décri- 
tes par  Fabricius,  ainsi  que  les  espèces  qui  se  trouvent 
au  Musée  de  Berlin  et  dans  les  Collections  des  Etats- 
Unis;  aussi  je  me  propose  d’en  donner  un  apperçu  avec 
la  synonymie,  dans  la  continuation  du  mémoire  sur  les 
(’.oléoptères  de  Linné  et  de  Fabricius. 


73 


Sur  les  moyens  d’asphyxier  les  abeilles. 

De  tems  immémorial  on  a cherché  les  moyens  de 
rendre  les  abeilles  inoffensives,  durant  l’opération  de 
la  récolte  du  miel  et  de  la  cire. 

Dans  plusieurs  pays  on  tuait  tout  l’essain  des 
abeilles  et  -puis  on  enlevait  les  gaufres.  Dans  d’autres 
011  chercha  des  moyens  pour  les  engourdir. 

La  fumée  du  bois  fut  un  des  moyens  le  plus  an- 
ciennement mis  en  usage,  môme  par  les  grecs;  chez 
les  peuples  du  Caucase,  on  employait  le  fumier  sec, 
en  Russie  le  bois  pourri  qu’on  tâchait  de  faire  brû- 
ler, en  Angleterre  et  en  Amérique  les  vapeurs  de 
soufre,  et  ainsi  de  suite. 

Un  économe  allemand,  Andreae  de  Wurtemberg, 
recommanda  en  1804  pour  l’anesthésie  des  abeilles,  le 
Vesse-loup  (Lycoperdon  bovista  Linné).  M.  le  Révérend 
Avenarius  à Slavianka  près  de  S:t  Pétersburg,  fit,  il  y 
a plusieures  années,  des  essais  avec  ce  Lycoperdon, 
mais  sans  en  obtenir  des  résultats  satisfaisants. 

La  Société  Impériale  libre  économique  à S;t  Pé- 
tersbourg,  vient  de  recevoir  un  rapport  sur  le  moyen 
d’asphyxier  les  abeilles  en  petite  Russie,  par  M.  Dat- 
zenko,  qui  donne  des  renseignements  très  intéressants 
sur  l’emploi  du  Lycoperdon  ou  Vesse-loup. 

Ce  moyen  est  employé  dans  le  but: 

1)  d’enlever  les  rayons  ou  les  gaufres  des  ruches; 

2)  d’augmenter  un  essaim,  par  la  réunion  de  deux 
faibles  colonies. 

3)  de  changer  la  reine  dans  une  colonie. 


74 


1)  Pour  enlever  les  gaufres  des  ruches. 

Une  fumigation  de  trois  minutes,  avec  le  Lycoper- 
don,  suffit  pour  engourdir  toutes  les  abeilles,  après 
quoi  on  peut  facilement  enlever  les  gaufres.  Ce  mo- 
yen a le  grand  avantage,  qu’il  ne  gâte  pas  la  ruche 
et  ne  produit  qu’une  odeur  passagère;  tandis  que  la 
vapeur  du  soufre  empoisonne  souvent  la,  ruche  de 
manière,  qu’aucun  essaim  d’abeilles  ne  peut  plus  l’ha- 
biter, et  qu’il  faut  l’abandonner.  En  général,  on  a fait 
la  remarque,  que  l’éducation  de  ces  insectes  utiles,  ne 
réussissait  jamais  dans  les  localités  où  il  y a des 
sources  de  soufre. 

2)  Afin  d’augmenter  un  essaim  par  la  réunion  de  deux 
faibles  colonies. 

Quand  il  y a des  essaims  faibles  ou  dépourvus 
de  leurs  reines,  on  réunit  deux  colonies  ensemble  ou, 
dans  le  second  cas,  la  réunion  a lieu  dans  la  ruche 
qui  possède  une  reine;  alors  on  asphyxie  les  abeilles 
des  ruches  qu’on  veut  réunir,  en  ayant  la  précaution 
de  tuer  la  reine  de  l'essaim  destiné  a être  supprimé, 
s’il  y en  a déjà  une  dans  l’autre  ruche.  On  place 
cette  nouvelle  ruche  à l’endroit  qu’occupait  celle  qui 
a été  supprimée,  et  les  abeilles  sont  mises  au  des- 
sous. Vers  le  matin  la  majeure  partie  des  abeilles 
reprennent  leur  agilité  et  toute  la  colonie  commence  à 
travailler  en  commun.  Il  faut  cependant  prendre 
garde  de  ne  pas  faire  durer  par  trop  les  fumigations, 
car  autrement  on  pourrait  tuer  toute  la  colonie  ainsi 
que  la  reine. 


75 


3)  Pour  change)'  la  reine. 

Il  arrive  quelquefois  que  la  reine  d’une  colonie 
d’abeilles,  devient  trop  âgée  ou  bien  qu’elle  a 
d’autres  défauts,  qu’on  reconnaît  facilement,  au  bout 
de  18  jours,  quand  les  abeilles  commencent  à faire 
des  cellules  capitales,  vers  les  bords  extérieurs  de  la 
ruche.  Pour  remédier  à cet  inconvénient,  on  ôte  la 
ruche  avec  la  mauvaise  reine,  et  on  procède  â la  fu- 
migation avec  le  Lycoperdon,  jusqu’à  ce  que  la  reine 
tombe  à terre;  alors  on  la  tue  et  la  ruche,  après 
avoir  été  bien  aëré,  est  remise  à sa  place  ordinaire, 
en  plaçant  en  dessous  les  abeilles  asphyxiées;  après 
quoi,  on  introduit  dans  la  ruche  un  faible  essaim 
d’abeilles,  mais  qui  possède  une  reine.  A mesure 
que  les  abeilles  engourdies  reprennent  leur  mobilité, 
elles  retournent  à leur  ruche  et  le  lendemain  toute  la 
colonie  est  en  pleine  activité. 

Du  reste  tous  ces  moyens  artificiels  d’asphyxier 
les  abeilles,  doivent  être  employés  avec  précaution, 
car  en  faisant  tomber  ces  petits  êtres  d’une  hauteur 
plus  ou  moins  considérable,  sur  du  bois  ou  d’autres 
matières  dures,  on  les  fait  nécessairement  souffrir  ou 
bien  on  les  tue  môme,  surtout  si  la  vapeur  ou  la  fu- 
mée ont  été  trop  condensées,  comme  cela  arrive 
souvent  en  Russie,  où  l’on  ne  fait  pas  grand  cas  des 
abeilles,  car  lorsque  l’essaim  est  peu  considérable  on 
tue  les  abeilles  par  la  vapeur  du  soufre,  et  on  les  en- 
terre dans  un  trou  sous  la  terre. 


I)  D’après  les  ebservations  de  I.  C.  De.sborougli , la  reine  des 
abeilles  vil  de  3 à 4 ans. 


7Ü 


M.  Avenai'ius  observe  fort  justement,  qu’avec 
toutes  les  précautions  possibles,  il  peut  arriver  que 
par  une  pareille  asphyxie,  la  reine  des  abeilles,  soit 
endommagée  ou  même  tuée  et  dans  ce  cas  tout  l’es- 
saim est  indubitablement  perdu. 

M.  Datzenko  remarque  encore  que  l’odeur  du 
chanvre  est  insupportable  aux  abeilles  et  qu’une  ruche 
dans  laquelle  on  avait  placé  une  certaine  quantité  de 
semences  de  cette  plante,  fut  de  suite  abandonnée  par- 
les abeilles,  qui  malgré  la  désinfection  de  la  ruche, 
refusèrent  d’y  revenir. 

On  a fait  encore  l’expérience  que  le  temps  le 
plus  convenable  pour  enlever  les  rayons,  c’est  en 
plein  jour,  depuis  10  heures  du  matin  jusqu’à  4 de 
l’après  midi,  où  les  abeilles  sont  en  grande  partie 
hors  des  ruches  et  non  le  soir,  ou  pendant  les  jours 
couverts  et  pluvieux,  où  toute  la  colonie  ne  sort  pas 
de  la  ruche. 

M.  Langstrath  à Philadelphie  a fait  l’observation 
que  les  essaims  d’abeilles  sont  beaucoup  plus  faciles 
à rattraper  et  à retenir  en  plein  jour  que  vers  le  soir. 

L’ancien  préjugé,  que  les  abeilles  ne  peuvent 
prospérer  que  dans  une  ruche  où  la  lumière  ne  pé- 
nètre pas,  vient  d’être  condamné  par  le  fait  suivant. 
Dans  le  Crystal  Palace  à New-York,  on  voyait  des 
ruches  en  verre  exposées  en  tous  sens,  à la  lumière 
du  jour,  là  les  abeilles  n’avaient  recouvert  de  cire 
({ue  les  endroits  où  étaient  fixés  leurs  rayons.  Les 
ruches  en  verre  ont  le  grand  avantage,  qu’on  peut 
facilement  apprécier  le  dégât  qu’occasionnent  souvent 
les  différents  ennemis  des  abeilles  et  y remédier  à tems. 


77 


Notices. 

SiTOPHiLus  granarms  et  Sitophikis  oi'yzae.  L’expor- 
tation annuelle  de  nos  blés  ayant  été  intérompue,  à 
cause  de  la  guerre,  nos  ports  dans  les  mers  noire 
et  Azoff,  sont  devenus  les  entrepôts  d’une  telle  quan- 
tité de  blés,  que  les  propriétaires,  vû  le  manque  de 
hangards,  ont  été  obligés  de  déposer  cette  marchan- 
dise en  plein  air,  sur  le  rivage,  ce  qui  a singulière- 
ment favorisé  la  propagation  de  ces  deux  Coléoptères 
nuisibles.  Le  S.  oryzae,  s’est  jeté  sur  le  froment  avec 
plus  d’avidité  que  le  S.  granarius  (ver  noir),  détrui- 
sant non  seulement  l’intérieur  du  grain,  comme  le  fait 
ce  dernier  mais  le  réduisant  complètement  en  poudre. 
Dèsque  le  blé  fut  mouillé  par  la  pluie,  il  commença 
à fermenter  et  toute  la  génération  des  Süopküus,  avec 
toute  leur  postérité  fut  subitement  tuée,  ainsi  que  l’ont 
prouvé  les  échantillons  qu’on  vient  de  m’envoyer  de 
Taganrog  et  de  Berdiansk.  Sur  deux  cents  grains, 
on  n’en  comptait  pas  même  dix,  qui  ne  fussent  pas 
attaqués  par  ces  insectes. 

SiTOPHiLCS  Zea-Mais  Motsch.  i)  et  Araecerus  coffea. 
A l’exposition  de  New-York  en  1853  on  avait  envoyé 
de  Cayenne  plusieurs  échantillons  de  Mais.  Toutes  ces 


1)  SitopMhis  Zea-Mais  ni.  e.st  toujours  plus  grand  que  le  S.  oryzae, 
avec  le  quel  on  le  confond  généralement.  In  trompe  est  plus  longue,  plus 
brusquement  étranglée  audevant  des  yeux,  ponctuation  du  corselet  plus 
épaisse  Se.  Je  n’ai  pas  rencontré  cette  espèce  en  Europe,  de  même  cpie 
le  S.  oryzae  en  Amérique. 


7H 


graines  étaient  infectées  d'insectes,  surtout  du  Sitophi- 
lus  Zea-Mais  et  de  VAraecerus  co/feae;  ce  dernier  s’en- 
volait dèsqu’on  s’approchait.  Pendant  les  5 mois 
d’été,  ces  insectes  destructeurs  se  développèrent  par- 
faitement bien  sous  les  voûtes  du  Crystal-Palace , et 
finirent  par  ronger  la  provision  de  nourriture  qu’ils 
avaient  accompagnés  des  tropiques  jusqu’aux  régions 
septentrionales  de  New-York;  mais  à l’apparition  d’une 
température  plus  froide,  en  Décembre,  les  Araecerus, 
commencèrent  à périr,  tandis  que  les  Sitophilus  con- 
tinuèrent leurs  ravages.  Il  est  cependant  remarquable 
que  ces  ravages  ne  s’étendirent  pas  au  déla  du  Mais 
envoyé  de  Cayenne,  et  que  les  stalques  du  Mais  in- 
digène aux  Etats-Unis,  quoique  placés  dans  le  voisi- 
nage, ne  furent  point  attaqués,  non  plus  que  le  riz, 
qui  resta  intact  tout  le  temps  de  la  durée  de  l’expo- 
sition 1853.  J’ai  rapporté  à S:t  Petersburg  quelques 
échantillons  vivants  du  Sü.  Zea-Mais,  mais  pas  d’.Arae- 
cerus  coffea,  qui  ne  supportèrent  pas  le  voyage.  Ceci 
prouve  que  ces  insectes  peuvent  être  transportés  avec 
le  blé  d’un  pays  dans  un  autre,  et  qu’on  ne  saurait 
assez  recommander  d’avoir  le  plus  grand  soin  d’isoler 
les  sacs  de  blé  chez  les  quels  se  remarquent  de 
pareils  insectes  destructeurs,  lors  de  l’arrivée  de 
ces  marchandises  dans  les  douanes  et  les  magazins 
de  blé. 


71) 


S y II  0 II  y III  i e s. 

Ela|)hrus  gratiosus  Mannli.  = EL  punclatmhims 
LeConte. 

Pcryphus  Iransversalis  Mannb.  non  Dejean  = P. 
Mannerheimii  Leconte. 

Peryphus  lucidus  Mannh.  non  LeConte  = P.  fus- 
cicrus  Motsch. 

Notaphus  nigripes  Mannh.  = N.  lalicollis  LeConte. 

Platynus  variolaris  LeConte  = Agonum  Umbatum 
Motsch.,  mais  ce  dernier  nom  est  à rayer,  parccqu’il 
avait  été  employé  antérieurement  par  Say. 

Platynus  californicus  LeConte  = Agonum  lepidum 
Ménétriés. 

Dytiscus  Olibuckii  Mannh.  = D.  ventralis  Motsch., 
très  différent  de  l’espèce  décrite  sous  le  premier  nom 
par  Kirby. 

Trichocanthus  variegatus  Motsch.  = Tinopinus  pictus 
LeConte. 

Dermestes  marmoratus  Mannh.  = D.  Manner- 
heimii LeConte,  l’espèce  ainsi  nommée  par  Say  est 
du  double  plus  grande  que  celle  du  feu  Comte  Man- 
nerheim. 

Flister  californicus  Mannerheim  = Hister  lugens 
Erichson. 

Clamhus  oblongulus  Mannh.  parait  appartenir  au 
genre  Calliptomerus  de  Redtenbacher. 


Météorologie  Entomolo^ique  pour  S:t  Pétersbour^ 


1854. 

17  Mai.  Lomechusa  struinosa. 

30  Mai.  Scolodes  annulatus.  Ditylus  laevis. 

8 Juin.  Dicerea  acurainata. 

14  Juin.  Endomychus  coccineus. 

30  Juin.  Donacia  fennica. 

4 Juillet.  Procrusles  coriaceus.  Chalcophora 
mariana. 

5 Juillet.  Agonothorax  marginatus.  Cleonus  sul- 
cirostris.  Pterotmetus  Menetriesi. 

5 Août.  Ancylocheira  8-gutlata. 

30  Août.  Les  hirondelles  ont  disparues.L’Influance 
cholérique  se  manifeste  sur  différents  fruits,  surtout 
les  pommes  et  les  poires,  qui  se  détruisent  avec  la 
môme  rapidité  que  la  pomme  de  terre  malade,  et  se 
couvrent  d’un  Cryptogame  particulier  comme  chez  ces 
dernières.  Pieris  brassicae  rare,  tandis  qu’il  était  etrème- 
ment  commun  à Bremen  au  commencement  du  mois 
d'Août. 

31  Août.  Presque  tous  les  arbres  ont  conservés 
leur  verdure.  Colias  paleno,  Pieris  rapae,  P.  napi, 
Vanessa  antiope,  Polyommatus  phlaea,  I.,ycaena  argus, 
Argynnis  lathonia. 

6 Septembre.  Pristonychus  lithuanicus  m. 

9 Septembre.  Musca  domestica  in  copulo. 

13  Septembre.  Le  feuillage  de  plusieurs  arbres 
jaunit.  On  voit  des  nombreux  essaims  de  cousins  dan- 
ser dans  l’air.  Vanessa  cardui  en  très  grand  nombre. 


81 


15  Septembiîe.  Tilia  europea:  les  feuilles  sont  jaunes. 
Betula  alba,  Caragana  frutescens  et  Syringa  vulgaris 
à feuilles  vertes. 

18  Septembre.  Dans  plusieurs  localités  les  Dahlia 
se  sont  bien  conservées,  tandis  que  dans  d’autres,  no- 
temment  à Pawlowsk,  elles  se  sont  gelées  le  30  Août. 
Tipula  oleracea,  très  coinnuine. 

19  Septembre.  L’iniluence  cholérique  se  montre 
chez  les  mouches  domestiques,  qui  meurent  en  grande 
quantité,  laissant  une  matière  fécale  autour  d’elles, 
ainsi  que  je  l’avais  déjà  observé  en  1847  pendant  les 
ravages  de  cette  maladie  dans  la  Russie  méridionale. 

22  Septembre.  Tilia  eui’opea  et  Acer  platanoides 
presque  sans  feuillage. 

28  Septembre.  Les  chênes  jaunissent  fortement. 
Les  feuilles  du  bouleau  se  conservent  encore,  et  les 
sémenccs  mûrissent. 

2 Octobre.  Cymatopterus  Paykulli,  sorti  de  l’eau 
])Our  hiverner.  Chrysomela  staphylea.  Vanessa  ur- 
ticae,  Rhadocera  rhamni,  Orgya  antiqua,  Acidalia 
brumaria. 

3 Octobre.  Première  neige. 

7 Octobre.  Syringa  vulgaris  et  Caragana  fru- 

tescens encore  assez  verts. 

9 Octobre.  Premier  trainage. 

22  Novembre.  Tinea  bisseliella  Hummel,  fraiche- 

ment  éclose. 

31  DECEMBRE.  Sitophilus  oryzae,  en  pleine  activité 
dans  les  graines  de  froment  conservées  dans  des 
chambres  chauffées. 


G 


82 


Nouveautés. 

Dromius  laleralis  Motscli.,  presque  de  la  taille  du 
Dr.  quadrimamlatus , de  couleur  brunâtre  un  peu  plus 
pâle  sur  les  élytres,  qui  ont  une  tache  testacée  axil- 
laire, ordinairement  prolongée  sur  tout  le  rebord  laté- 
ral, et  un  point  de  la  môme  couleur  près  de  la  su- 
ture, vers  l’extrémité  de  chaque  élytre;  antennes  et 
pattes  tcstacées. 

Egypte. 

Dromiüs  sellatus  Motsch.,  de  la  taille  du  Dr.  sigma, 
mais  plus  large  — d’une  couleur  testacée  pâle,  à tête 
noire  et  une  bande  transversale,  étroite  sinuée  en  angle 
vers  la  suture,  sur  la  partie  postérieure  des  élytres. 

Egypte. 

IlyDRovATus  Motsch.  Forme  des  Hydropores  con- 
vexes, mais  à tète  plus  large.  Antennes  à articles  un 
peu  comprimés,  le  2:d  plus  court  que  le  l:ier  et  pas 
plus  long  que  le  3:ième.  Crochets  des  tarses  égaux. 
Cuisses  et  jambes  des  quatre  pattes  antérieures 
élargies. 

Hyduovatus  caslaneus  Motsch.,  de  la  forme  convexe 
de  VHydr.  cuspidalus,  mais  deux  fois  plus  grand;  tle  cou- 
leur châtaine,  luisante,  un  peu  plus  claire  sur  les  bords. 
Elytres  prolongées  vers  la  suture  en  pointe  saillante 
et  recouvertes  de  petits  points  peu  épars  et  marquées 
de  quelques  vestiges  de  lignes  ponitillées. 

Inde  orientale.  — Collection  Holtzer. 

Hydovatus  obtusus  Motsch.,  un  peu  plus  petit  que 
YH.  cuspidatus,  mais  beaucoup  plus  déprimé  et  plus 


83 


obtus.  Couleur  d’un  testacé  livide,  terne.  Elytres  assez 
fortement  ponctuées,  extrémité  peu  saillante. 

Aussi  de  l’Inde  orientale  et  de  la  Collection  Holtzer. 

Hydrocantiius?  flmms  Rlotsch.,  à peu  j)rès  de  la 
forme  de  \H.  lineatus,  mais  presque  deux  fois  plus  petit. 
Entièrement  d'un  testacé  faiblement  bruiiAtrc  et  très 
luisant.  Elytres  glabres,  ne  présentant  que  de  faibles 
vestiges  de  quelques  points  imprimés  formant  une 
ligne  longitudinale  au  milieu. 

Indes  orientales.  Collection  Holtzer.  Cet  insecte  a 
été  Je  crois  aussi  rapporté  par  feu  Ilelfer,  pour  le 
Musée  de  Prague. 

Laccopiiilus  umbrinus  Motsch.  Presque  deux  fois 
plus  grand  que  le  L.  intermplus  et  de  forme  plus  ovale 
et  plus  déprimée.  Couleur  d’un  brun  un  peu  verdâtre, 
avec  les  bords  du  corselet  et  ceux  des  élytres  plus 
clairs. 

Egypte. 

Lacconectds  Motsch.  Forme  très  voisine  de  cellc 
des  Laccophiles,  mais  un  peu  plus  déprimée.  Ecusson 
distinct.  Tarses  antérieurs  de  5 articles.  Sternum 
acuminé.  Crochets  des  tarses  postérieurs  inégaux. 
Dernier  article  des  palpes  labiaux  plus  long  que  le  2:d. 
Antennes  à derniers  articles  aussi  longs  que  larges,  le 
2:d  beaucoup  plus  court  que  le  l:ier  et  presqu’aus'-i 
long  que  le  3:ième,  caractère  qui  distingue  ce  genre 
des  Ilybius,  à coté  des  quels  il  faut  le  placer. 

Lacconectds  fulvescens  Motsch.,  de  la  taille  du 
Laccophüus  minutiis,  mais  plus  régulièrement  ovale  et 
plus  applati.  Couleur  d’un  testacé  brunâtre;  yeux  noi- 
râtres. Elytres  lisses  avec  les  vestiges  de  deux  ou 


84 


trois  lignes  île  points  iniprimés  sur  le  milieu  et  le  coni- 
menccment  d'une  ligne  suturale  vers  rextréniité. 

Indes  orientales.  Collection  Iloltzer. 

Lymnobics  gramduH  Motsch.  Presque  deux  fois  plus 
petit  que  le  Lyrnn.  atomus  Duftschmidt,  et  plus  forte- 
ment atténué  postérieurement;  noir,  avec  le  corselet  et 
les  élytres  d’un  roux  brunâtre  ou  jaunâtre.  Antennes, 
pattes  et  poitrine  encore  plus  claires. 

üe  Smyrne. 

Laccobics  scutellaris  Motsch.,  du  double  plus  grand 
et  de  la  même  couleur  que  le  Lace,  mmutus,  avec  le- 
quel on  confond  généralement  plusieurs  espèces,  mais 
marqué  de  lignes  noires,  sur  les  élytres,  plus  égales  et 
plus  fines.  Ponctuation  du  corselet  plus  forte  et  plus 
épaisse.  On  n’y  voit  de  taches  noires  sur  les  élytres, 
ipie  près  des  angles  huméraux  et  vers  l’extrémité. 

Anatolie. 

Laccodics  gracüis  Motsch.,  du  double  plus  petit  que 
le  Lace,  minutus.  Ponctuation  pins  fine,  les  stries  des 
élytres  très  épaisses  et  tout-à-fait  égales.  Corselet  à 
rellet  d’un  violet  métallique. 

Smyrne  et  Géorgie. 

Laccobius  alternus  Motsch.,  de  la  taille  et  des  cou- 
leurs du  L.  minulus,  mais  encore  plus  allongé  et  très 
remarquable  par  la  ponctuation  des  stries  sur  les 
élytres,  dont  les  alternes  sont  moins  marquées  et 
souvent  interrompues. 

Je  l’ai  pris  en  Suisse,  Canton  Schvvytz. 


/(fSS. 


'/,  /*V/////ry*/:^.\irr  /‘f*.y//'fr//i  . //.  . ///t/'//Âyo/rff/^K  ,iy /^•Ar/zv'y  . //^ 

u^/fZf^’rrrffZ^fZ^r  A Z,  /^^yj/r'^/’z/.t'  //z /z ry/zzrZZv  . ZZ 
Ji  Zyz/zzz'/z^zzzzzz/,i' /zzZzzzWf'rzz.r  , ZZ.  Zj^  ZZz/zZZzrzzZzvv/.r  z zZZ(Z.yzz.t  . ZZ . 
y Z^Ÿz:/zzy?Azzmzz/yzAzz.\'  .rz'ZzZyz/zzz'rfZ/z.^  >/Z.  4!  ZZozztz*rz‘zyz.v  yz'ZZzzz.r  . /Z . 
Z^Zz//zz?,%'fz/zzzz.y  s/zZZz:iZz/f'z'//.i'  •^/Z.  ZZJ,  • AtZ/z/z/eZz^/y/^y  r/'z*/zz/Z//,Z'  * // . 

ZZ^AzzZyzZzzz/z",*' yZAAz/'zyz.f.  — /Z^  A.//zZ€zzZz/rZ^Zzz.r  Zr/z/zzzz'/zZrzZzz.i:  ^ ZZ< 


I-üIt.:  ie  1.  Salemoiv. 


ETUDES  ENTOMOLOGIQUES 


rédijçêcs 


par 


ïïictor  he  DïïotscOufëRi), 

Lientenant-Colonel  d'Etat-Major,  en  retraite  &c. 


a.iui«e. 


IIELSINGFORS. 

Imprimerie  ilo  la  SneiiHé  de  LiU'rature  Finnoise, 


Imprimatur:  Cnrl  von  SchouU 


\ 


1 


riïrvvAr  . //.  Ÿ,AH//f>if/M  .STt/f//fi{//'/t{/hr//n.f  . //. 

nn/tror/tôs' . //.  ^ {'-i/TorerN,^  /xih-i.fio/i/i'.f . //  ////<". 


. -v/yj 

\^f//o/-o/!r//‘.Ÿ  rf/r/'/fft/rr  , û, /'n Ny/ôfWM  . Ife/y/xf  . //.  /,  /'/y/z/to/j/fo/'f/nAi 

//.  ..-/yj/f stfcr/'/ÿrfr  • //.  •^^,/,/ir/'e  A /j/fxyj. 

■Yy/<‘//f//i///A/.  /û,  Lxnr  ///a/y  r/e  Ai  At/x/yj/'o/iizcr'  syi/(‘n(/K/iiA<i  - 

^ /u'/iorA/'./x  //uü/f/Atntai^  . AA.  /fé,A(i.rùc^  A'  . 'J rrAe/iDiAc.t. ~ 


( 


ETUDES  ENTOMOLOGIQUES 

1856. 

1 Janvier.  Voyages:  Lettre  de  M.  de  Motschulsky  à M. 
Ménétriés.  Excursions  entomologiques.  Vaga,  snr  les 
larves  des  Lampyrides.  Motschulsky,  sur  la  larve  des 
Brenthides.  Ménetries,  Descriptions  de  deux  espèces 
nouvelles  de  Lépidoptères,  trouvées  près  de  St.  Péters- 
bourg.  Brêmer,  sur  les  Lépidoptères  de  l’Amérique  sep- 
tentrionale. Hagen,  Odonates  de  la  Russie.  Motschul- 
sky, sur  les  Collections  Goleoptèrrologiques  de  Linné  et 
Fabricius  (Continnation).  Synonymies.  Notices.  Moyens 
contre  les  insectes  nuisibles.  Météorologie.  Nouveautés. 


Voyages. 

Lettres  de  M.  de  Motschulsky  à M.  Ménétriés. 

J\?  3. 

New-York  le  13  .Tuillet  Ifiiii. 

» 

Dans  ma  lettre  datée  de  la  Nouvelle-Orléans,  je 
me  félicitais  d’étre  sorti  sain  et  sauf  des  contrées  in- 
tertropicales, hélas  c’était  h tort,  car  immédiatement 
à mon  arrivée  dans  cette  ville,  je  tombai  malade  de 
la  fièvre  jaune  et  à im  tel  [)oint  que  ma  moi  t fut  re- 
gardée comme  inévitable;  mais  grâces  aux  soins  les 


4 


plus  empressés  de  la  famille  Dûtour,  propriétaire  de 
l’hôtel  d’Orléans  où  je  logeais,  du  Docteur  Lapeyre 
et  de  notre  Consul  M.  Johns,  j’en  échappai.  Cette 
terrible  maladie,  me  condamna,  pendant  sept  semai- 
nes, à une  inaction  presque  complète  et  môme  pen- 
dant ma  convalescence  je  dûs,  dans  mes  excursions, 
ne  m’écarter  que  très  peu  des  environs  de  la  ville, 
ne  pouvant  ainsi  parcourir  qu’un  pays  plat  et  maré- 
cageux, qui  ne  m’ofiVait  qu’une  assez  triste  végétation: 
des  pins  et  des  chônes  à demi-morts,  recouverts  d’une 
mousse  grise  et  pendante,  ainsi  ([ue  des  palmiers 
nains,  ne  formant  môme  pas  de  troncs,  étaient  presque 
les  seuls  arbres  de  ces  contrées.  Dans  le  courant 
d’Avril,  la  température  fût  souvent  assez  froide,  pour 
que  mon  propriétaire  m’offiit  de  faire  chauffer  ma 
chambre,  et  n’oubliez  pas,  que  la  Nouvelle-Orléans 
se  trouve  précisément  sous  la  môme  latitude  que  le 
Caire  en  Egypte,  c’est-à-dire  vers  le  30:e  degré. 

Les  rives  du  lac  Pontchartrain,  m'offrirent  cepen- 
dant bon  nombre  de  Coléoptères  propres  à ces  loca- 
lités, parmi  lesquels  se  trouvaient  des  Slaphilins,  des 
Scydmaenides,  des  Psclapiens,  des  TrichoptiHens , des  IK- 
sterides,  des  Rhynchocepfudides  etc.  La  jolie  Eya  Salleyi, 
s’y  faisait  remarquer,  ainsi  que  le  rare  Zuphium  ame- 
ricanvm;  je  découvris  sous  le  feuilles  sèches  des  chô- 
nes, une  magnifique  espèce  de  mon  genre  Circocerus 
que  j’ai  nommée  C.  balrisioides  et  qui  est  un  peu  plus 
petite  et  proportionellement  plus  large  que  le  Batrisus 
vonustus;  je  trouvai  de  plus  un  Julm,  aussi  gros  que 
le  pouce,  auquel  je  désirerais  imposer  le  nom  de  J. 
crassus.  La  saison  des  gros  Scarabaeus  était  passée. 


ô 


puisque  ce  n'est  qu'en  lu'ver  qu’on  les  prend,  en  creu- 
sant la  terre  au  pied  des  arbres;  ces  insectes  une 
fois  sortis  de  leur  repaire  montent  ou  volent  sur  les 
arbres,  i)Our  se  poster  ensuite  aux  sommités,  où  ils 
se  nourrissent  de  la  sève.  Plusieurs  Steriioxes,  de  môme 
(pie  le  Tetraopes  lornator,  la  Callichroma  splendida  Déj, 
se  trouvaient  sur  le  saule  pleureur,  arbre  inqiorté 
de  l’Europe.  L’ Eudiagogus  UosenschUdn , joli  Rhyncbo- 
cepbalide,  vit  sur  l’indigo,  plante  également  étrangère 
à l’Amérique.  D’un  autre  côté,  la  Uobmia  psemloacacia 
indigène  du  nouveau  monde,  nourrit  un  grand  nomlire 
d'insectes;  chez  nous  aucun  insecte  ne  la  touche.  Ces 
exemples  prouvent  que  les  insectes  ne  sont  pas  tou- 
jours confinés  dans  certaines  localités,  par  le  besoin 

de  telle  ou  telle  nourriture  que  la  nature  leur  impose, 
et  ceci  est  très  important  dans  l’emploi  de  moyens 
répressifs  contre  les  insectes  hostiles  à l’agriculture. 

Je  rencontrai  à la  Nouvelle-Orléans  deux  ento- 
mologistes très  zélés,  M.  M.  Stulienrauch  et  Finck; 
le  premier  possède  une  belle  collection  provenant 
surtout  de  la  Louisiane,  et  l’autre  de  bien  belles  espè- 
ces qu’il  a lui-rnôme,  prises  au  Mexique  en  1849. 
.\1.  Stiibenrauch  possède  un  grand  nombre  de  petites 
es|)èces,  très  bien  soignées  et  parmi  les  quelles  il 

y on  a beaucoup  de  nouvelles.  J’ai  vu  chez  lui  trois 
espèces  de  Cicindcla,  peu  connues  en  Europe,  dont 
une  |)ourrait  être  la  C.  Saidciji  Guérin,  un  petit  Lep- 
totracludus,  d’un  jaune  pAle,  très  faiblement  brunAtro 
sur  la  suture  et  qui  parait  différer  du  L.  dorsalis,  le 

joli  Obrium  paUidim,  le  singulier  Acanlhocerus  uphodioi- 
des  lllig.  etc.  M.  Fincke  me  montra  un  grand  et 


0 


magnifique  Staphilin  noir,  avec  la  tête,  le  corselet 
et  les  élytrcs  d’un  bleu  terne;  ces  dernières  ornées 
chacune  d’un  grande  tache  latérale  rouge;  n’ayant 
pas  sous  la  main  l’ouvrage  d’Erichson,  je  n’ai  pu 
m'assurer  si  cette  espèce  avait  été  décrite;  je  vis 
de  plus  un  grand  et  beau  Monohammus  noir,  avec 
quatre  taches  rondes  et  blanches,  formant  un  carré 
régulier  sur  la  partie  postérieure  des  élytres;  parmi  les 
coléoptères  de  la  Nouvelle-Orléans,  il  y avait  dans 
cette  collection,  le  Heinirhipix  faxdcularis  F.,  élatéride 
à antennes  pectinées,  qui  me  parait  appartenir  plutôt 
à des  contrées  intertropicales,  et  n’avoir  été  introduit 
dans  les  Etats-Unis  qu’accidentellement;  la  Leptura 
proxima,  Say,  qui  est  une  Pachyta,  de  la  taille  de 
notre  Spadicea.  Je  suis  fort  reconnaissant  envers  M. 
Stubenrauch  et  Finck,  ainsi  qu’envers  Son  Altesse 
Royale  le  Prince  Paul  de  Wurtemberg,  pour  les  in- 
sectes intéressants,  dont  ces  Messieurs  ont  bien  voulu 
me  gratifier;  le  Prince  revenait  de  la  Louisiane  d’où 
il  rapportait  en  outre  de  grandes  collections  d’oiseaux, 
de  reptiles  et  de  poissons. 

Enfin,  le  12  Mai  je  m'embarquai  sur  un  bateau 
à vapeur,  pour  Mobile  dans  l’Alabama  où  j’arrivai  le 
lendemain.  Quoiiju’à  peu  do  distance  <lu  Mississipi, 
climat  y est  tout  différent,  ce  dont  je  ressentis  de 
suite  l’inlluence.  La  culture  de  lu  canne  à sucre  y 
est  remplacée  par  celle  du  coton,  lequel  avait  forte- 
ment souffert  de  la  gelée  pendant  les  nuits  du  20  et 
30  Avril.  Nous  étions  au  printemps  et  la  nature  ap- 
paraissait déjà  sous  sa  plus  riche  parure;  aussi  mes 
excursions  entomologiques  furent  elles  plus  productives 


7 


qu’à  la  Nouvelle-Orlcaus;  je  pris  plusieurs  Carabiqucs 
de  la  tribu  des  Tnmcaiipennes,  ainsi  qu’un  bon  nom- 
bre d’espèces  de  Psélapbiens,  surtout  celles  décrites 
par  Leconte  comme  p.  ex.  les  deux  espèces  de  Tme- 
siphonis,  Clenistcs  consobrinus,  Batrisus  scabriceps,  Bry- 
aœis  puncticoUis,  B.  foveolata,  Etiplectus  canaliculatus, 
Bhexius  immlptus,  Arthmius  globicollis,  Tychm  longipennis 
&c.  Comme  espèces  nouvelles,  je  citerai:  Bryaxis  cor-  ■< 
niventris  m.  dont  le  a l’abdomen  noir  avec  une 
dilatation  fourcbuc,  comme  chez  mon  Br.  furcata  de 
la  Russie  méridionale;  Trimium  americanum  m.  moitié 
plus  petit  que  notre  espèce  européenne;  Eupsinus  dila- 
tatus  m.  et  E.  rufm  m.,  dont  le  premier  a la  taille 
d’un  Enplechis  Tischeri;  Eiiplcctus  camfrons,  E.  nificeps 
moitié  plus  petit  que  Vambîguus,  de  teinte  foncée,  avec 
la  tête  les,  antennes  et  les  pattes  d’un  testacé-roussà- 
tre;  Edaphm  poHtus  ni.,  nouveau  genre  voisin  des  é. 
Euplectus,  mais  à corselet  plus  large,  glabre  et  sans 
la  sculpture  propre  à ces  dernières.  La  taille  de  l’es- 
pèce est  celle  de  VEupl.  ambigmm  mais  du  double  plus 
large.  Une  seconde  espèce  du  môme  genre,  et  deux 
fois  plus  petite,  que  j’ai  nommée  Ed.  nitidus;  Rhe-Tius 
simplex  m.,  plus  petit  que  Ymsculptas  à corselet  moins 
large,  et  tête  plus  petite,  Tychns  nigripennis  m.,  T. 
angusticuIJis  m.  et  autres.  Les  mêmes  localités  m’offri- 
rent la  plus  grande  et  la  plus  petite  espèce  de  Scyd- 
mene,  trouvées  jusqu'ici  aux  Etats-Unis:  la  Microstemma 
Lecontei  m.  de  la  taille  de  la  M.  tarsata  et  Scydmaemis 
misell'us  Lee.,  comme  nouvelles  je  pris  encore:  les 
Scydrn.  castanicolor  m.,  Sc.  clarifonnis  m.  et  Sc.  pyra- 
midalis  m.  tous  trois  appartenant  à la  division  qui  a 


H 


le  corselet  en  cône  ou  trapézifonne;  [)uis  une  espèce 
d' Antiddes , chez  laquelle  le  mâle  présente  des  antennes 
fortement  pcctinées,  et  qui  paraîtrait  faire  le  passage 
de  cette  famille  avec  les  lihipiphorides;  je  |)ropose 
— ^ de  la  nommer  Xanlhocerus  peclinicomis  m.  — Je  trou- 
vai des  Mordellidcs,  non  comme  chez  nous  sur  des 
Ombellifères,  mais  sur  les  feuilles  des  arbres,  à une 
certaine  hauteur;  sur  les  saules,  je  pris  plusieurs  Lon- 
gicornes  et  sur  les  poininicrs  un  petit  Coléoptère  inter- 
inédiaire  entre  les  JirucJms  et  les  Anthribus  que  je 
Twtg encore  examiner.  Les  forôts  près  de  Mobile, 
sont  riches  en  Magnolia  grandiflora,  f[ui  alors,  étaient 
en  Heurs;  figurez  vous  un  arbre  d’environ  70  pieds 
de  haut,  couvert  de  Heurs  d’un  pied  de  long  et  dont 
la  base  de  l’ai'bre  est  jonchée  de  feuilles  fraîchement 
tombées  ce  qui  est  le  cas  lors  de  la  floraison;  sous  ces 
feuilles  se  trouvaient:  des  Pasimachns  depresms?,  des 
Molops  obsoletus  Say,  des  Omaseas  stygius  Say,  des  Ce- 
lia,  des  Chlaenius,  plusieurs  Staphilinües,  Galops,  une 
belle  espèce  de  Pohjdesmus  (P.  versicolor  m.)  et  une 
grande  llelix.  Sur  les  Ormes  (Acer),  je  pris  une  pe- 
tite Chrysoméline,  |)robablement  du  genre  Fidia  ou 
voisin,  à antennes  très  grêles  et  très  longues,  ce  qui 
au  premier  abord  me  fit  l’effet  d’un  Longicorne  ou  de 
- ^ CCS  Anihriôides  de  file  de  France  décrites  par  Olivier. 

Après  un  séjour  de  plus  d’une  semaine,  je  quittai 
Mobile  et  me  dirigeai  vers  les  montagnes  de  la  Géorgie, 
ayant  remonté  le  fleuve  ikèuma  jusqu’à  Moutgommery; 
ce  voyage  assez  agréable,  ne  me  présenta  du  reste 
rien  d'extraordinaire;  les  rives  peu  élevées  sont  cou- 
vertes d’arbres,  pareils  à ceux  que  j’avais  observés 


raiitoniiie  passée,  sur  les  bords  de  l’Ohio  et  le  Cum- 
berland, avec  la  seule  différence,  que  grâce  au  prin- 
tems,  la  verdure  était  plus  variée  par  les  teintes 
blanchâtres  et  bleuâtres  des  peupliers  et  des  tilleuls; 
on  ne  voyait  que  fort  peu  de  fleurs.  A bord  du  ba- 
teau à vapeur  se  trouvait  un  espagnol,  qui  avait  ap- 
|)orté  de  la  Havanne  une  cinquantaine  de  Pyraphorus 
nochlucus,  qu’il  tenait  enfermés  dans  une  petite  cage 
faite  de  bambous;  le  soir  et  pendant  la  nuit  ces  in- 
sectes ré])andaient  une  vive  lumière,  non  seulement 
par  les  taches  |)lacées  sur  le  corselet,  mais  aussi  par 
les  articulations  de  l'abdomen,  surtout  quand  on  pla- 
çait l’insecte  sur  le  dos,  qui  alors  faisait  de  violents 
efforts  pour  se  retourner;  pendant  le  jour  ces  insectes 
se  tenaient  comme  endormis,  ne  répandant  qu’une 
faible  lueur  verte,  par  les  ocelles  du  corselet.  Cet 
espagnol  m’assura  que  ces  insectes,  dans  l’ile  de  Cuba 
faisaient  de  grands  dégâts  dans  les  plantations  de 
canne  à sucre,  c'est  pourquoi  il  les  nourrissait  avec 
de  la  mélasse.  A Montgommery  je  trouvai  sur  les 
tiges  du  châtaigner,  un  grand  Anobiwn  {A.  gibbosiim  Say), 
tout  pubescent,  qui  parait  être  plutôt  une  Uedobia  ou 
un  Xylelinus;  j’y  pris  aussi  le  plus  petit  Longicorne  que 
j’aye  vu,  le  Cyrlinus  pygniaeus  Haldeman,  qui  a entiè- 
rement la  forme  de  nos  Dorcadion  et  se  trouve  sur 
la  vigne  sauvage  [Vitis  cataioba),  laquelle  présente 
aussi,  comitie  chez  nous,  des  Agrylus,  voisins  du  Ag. 
derasofascialus  Ziegler.  Les  buissons  et  les  pins  qui 
bordent  les  lives  de  YAtabama  étaient,  lors  du  cou- 
cher du  soleil,  couverts  par  YAnlhims  elegans,  Laferté, 
et  lorsqu’il  fit  tout-àsfait  sombre,  je  vis  des  vers- 


10 


liiisanls  traverser  l’air;  les  $ ont  les  élytres  parfaite- 
ment développées,  mais  ne  paraissent  pas  pouvoir 
voler,  se  tenant  constamment  dans  l’herbe  ou  sur  le 
tronc  des  arbres  et  leur  phosphorescence  est  moins 
forte  que  celle  des  qui  du  reste  ne  la  font  voir 
que  par  intervalles. 

A West-Point,  nous  fûmes  obligés  d’attendre,  pen- 
dant quelques  heures,  l’arrivée  du  train  qui  devait 
nous  mener  en  Géorgie,  je  mis  le  temps  à profit  et 
[iris  entr’autres  un  petit  Boslrichus,  présentant  une 
bande  blanche  transversale,  caractère  bien  tranchée 
qui  ra[)elle  le  Cortylus  fasciatus  Say,  que  je  n’ai  jamais 
vu.  Le  20  Mai,  j’arrivai  à Atlanta  en  Géorgie,  pays 
montagneux,  mais  plus  salubre  que  les  contrées  d’où 
je  venais;  cette  ville  ne  date  que  depuis  l’époque  où 
un  chemin  de  fer  réunit  la  Nouvelle-Orléans  avec  New- 
York  et  les  Etats  du  Nord,  aussi  trouvais-je  près  de 
la  ville,  des  forêts,  qui  me  furent  très  favorables, 
pour  la  chasse  aux  insectes.  Un  des  premiers  in- 
— > sectes  qui  m’apparût  fut  le  Tachygonus  Leconlei  Sch. 
figuré  dans  le  Catalogue  de  Sturm;  cet  insecte  se 
tient  sous  les  fouilles  de  chAtaigner.  .Te  pris  encore 
un  autre  insecte,  fort  remarquable,  le  Tryphems  lati- 
pmnis  Germ.,  qui  ressemble,  au  [iremier  abord,  ù cer- 
tains Malachides  des  Indes  orientales,  mais  qui  [lar  la 
forme  de  ses  yeux  et  do  ses  pattes  ap[)artient  aux  Tele- 
phorides,  il  faudra  donc  le  rayer  des  Malthinides  p.  5 
de  la  l:ième  année  de  ces  Etudes.  Les  Macratria  mu- 
rina  F.,  Ptüodoctyla,  Cislela  kc.  étaient  fort  communes 
sur  tous  les  buissons  et  les  leuilles  des  arbres.  VOti- 
— ^ docephalus,  ce  Curculionite  à forme  de  fourmi,  n’etait 


11 


pas  rare  non  plus  sur  les  chênes.  Sur  l’Aune  {Ahvm 
Sp.?),  je  trouvais  le  Pogonocerm  ou.  Dendroides  canaden- 
sis  Latr.,  qui  parait  appartenir  à un  genre  différent 
(lu  Pog.  thoracius  Fischer.  Dans  des  bolets  je  ren- 
contrai des  jolis  Scapliîdiens,  des  Euslropides  et  des 
Brachéhjlres ; et  parmi  des  fagots,  un  Palamims  de  2 
lignes  de  longueur,  d’un  brun  jaunâtre,  à élytres  tcs- 
tacées  vers  la  partie  postérieure  et  avec  les  antennes 
et  les  pattes  très  claires,  je  l’ai  nommé  P.  pallipes;  et 
sur  la  terre  près  des  racines  d’arbres,  je  pris  un  très 
joli  Megcdops,  auquel  j’ai  donné  le  nom  de  M.  rufipes. 
Il  a la  forme  du  M.  coelatus,  mais  moitié  plus  petit 
et  avec  les  pieds  entièrement  roussûtres;  sous  l’écorce 
des  chênes,  je  pris  {'Arrhenodes  septenlrionis  Hrbst  et 
beaucoup  de  Xylophages  que  je  n’avais  pas  encore 
rencontrés  jus(pi’ici.  .Te  prolite  de  cette  occasion  pour 
donner  la  figure  d’une  larve  d’un  Brentide  venant  de 
la  Colombie  et  qui  pourrait  appartenir  à Y Atr/ie.nodcs 
dispar.  Le  Scydnicœnus  Zimmermanni  Schaum,  vit  en 
société  de  fourmis,  qui  construisent  leurs  nids  sous 
l’écorce  des  vieux  arbres,  à l’instar  de  VEumicrus  IM- 
wigii,  auquel  du  reste  il  ressemble  par  la  conforma- 
tion de  la  tète,  chez  le  mâle.  Tout  absorbé,  que 
j’étais  à chercher  des  insectes  sons  l’écorce  des  ar- 
bres, à déblayer  leus  troncs  de  leurs  parasites,  je  res- 
tai trop  longtemps  exposé  aux  exhalaisons  vénéneuses 
du  Rkus  taxkodendron;  aussi  eus-je  près  de  quatre  se- 
maines à souffrir  d’un  érysipèle  sur  tout  le  corps. 

Je  quittai  Atlanta  avec  rcgrêts,  mais  il  était  temps 
de  penser  au  retour,  et  la  chaleur  rendait  déjà  le 
voyage  fort  gênant.  Nous  rendant  en  vaggons  par 


12 


Aiigusta  dans  les  Carolines,  nous  Cûnies  fort  incom- 
modés* par  la  poussière,  ce  qui  provient  du  mode 
défectueux  dans  la  construction  du  cliemin  de  fer. 
Plus  nous  avancions  vers  l’Est,  plus  le  paysage  deve- 
nait riant  et  ces  magnifiques  f)ins  {Pinus  pahistris),  dont 
le  feuillage  retombe  en  panache,  ne  contribuaient 
pas  peu  au  pittoresque;  on  remarquait  aussi  plus  de 
lleui'S  ([u’à  la  Louisiane  et  à l’Alabama.  Les  Sam- 
buccus  étaient  en  pleine  floraison,  mais  ainsi  que  chez 
nous,  on  ne  voyait  aucun  insecte  sur  ces  arbustes. 
Richmond,  capitale  de  la  Virginie,  me  rappela  par  sa 
position,  certains  paysages  des  bords  du  Rhin,  car  la 
contrée  y est  riche  et  très  bien  cultivée.  Pendant  ce 
trajet  j’avais  espéré  trouver  M.  Zimmerman,  l’auteur 
des  monographies  de  Zabrus  et  Amara,  et  qui  a quitté 
l’Euiope  pour  s’étalilir  délinitivement  en  Amérique. 
Malheureusement  il  y a tant  de  villes  qui  s’appellent 
Columbus  et  Columbia,  et  ne  sachant  pas  dans  laquelle 
réside  M.  Zimmermann,  il  résulte  (pie  je  l’ai  com- 
plètement manqué,  l’ayant  cherché  dans  une  des  villes 
de  cette  dénomination  où  il  ne  se  trouvait  pas. 

Enlin  j’arrivai  à Washington,  qui,  je  dois  le  dire, 
n’a  pas  [)ioduit  sur  moi  l’impression  à laquelle  on 
doit  s’attendre  lorqu’on  entre  dans  la  capitale  d’une 
grande  nation.  Son  capitule  très  élevé  manque  de 
grandeur  et  ne  présente  aucun  type  particulier.  Tout 
y porte  ce  cachet  d’uniformité,  que  l’on  remarque 
dans  toute  autre  ville  de  l’Amérique,  rien  ne  captive 
le  regard,  si  ce  n’est  des  milliers  de  roses  rampantes, 
et  couvrant  jusqu’aux  toits  et  les  murailles  entre  les 
fenêtres  de  quelques  maisons  bourgeoises.  Môme  Fin- 


stiliit  (le  Sniilli,  ce  hel  et  utile  ('(tahlissement,  (',r(îati()n 
(l'iine  ûnie  (élevée  et  !;;éaéreuse,  est  entassiî  dans  un 
édifice  d’une  construction  si  bizarre,  (ju’il  ressemble 
plutôt  à une  prison  du  moyen  ôge,  ou  à un  repaire 
de  ces  anciens  Barons  féodaux,  (ju  à un  institut  scienti- 
fique. C’est  par  les  soins  de  cet  établissement  (pie  vient 
d’être  im|)rimé  le  Catalogue  de  Coléoptères  des  Etats- 
Unis,  rédigé  par  lM;rs  Melsheimer,  Ilaldemann  et  Leconte. 

Les  excursions  entomologiques  dans  les  environs 
de  cette  cité,  me  furent  plus  difficiles  que  partout 
ailleurs,  et  afin  de  me  soustraire  à la  curiosité  obsé- 
quieuse des  liabitans  et  pour  éviter  leurs  questions, 
souvent  absurdes,  je  dûs  me  vêtir  le  plus  mesquine- 
ment possible,  alors  je  me  trouvais  à l’abri  des  in- 
discrétions. C’est  ainsi  que  j’inspectai  les  cliantiers 
dans  la  ville  et  tout  le  long  du  canal;  là  je  récoltai 
des  Capricornes,  des  Xylophages  et  des  Térédiles  des 
plus  intéressants. 

Le  Lier  Juin,  j’étais  à Philadelphie,  l’Athènes  de 
rAmériqiie,  jolie  ville  située  sur  le  Delaware.  La  tem- 
pérature était  encore  assez  basse,  et  les  feuilles  des 
arbres  ne  commençaient  qu’à  se  développer.  Le  len- 
demain je  me  rendis  chez  le  D:r  Le  Conte,  possesseur 
de  la  plus  belle  Collection  de  Coléoptères  des  Etats- 
Unis.  Il  est  le  fils  du  Major  Le  Conte,  qui  a gratifié 
feu  le  Comte  Uejen,  d'une  -si  grande  quantité  d in- 
sectes de  l’Americpie  du  Nord  et  cfui  maintenant  ne 
s’occupe  (pie  de  Mammifères,  de  Reptiles  et  de  plantes 
de  son  pays.  M.  le  Conte  m’acceiiillit  avec  la  plus 
grande  cordialité,  il  falhU  m’installer  chez  lui,  dans 
le  but  d’examiner  sa  collection,  con  amorc.  Là,  tout 


14 


y est  représenté,  n’importe  la  taille,  et  chose  remar- 
quable, ces  insectes  sont  récoltés  et  conservés  avec 
le  plus  grand  soin,  et  arrangés  avec  l’élégance  de  nos 
collections  modernes.  Il  serait  trop  long  de  vous  énu- 
mérer toutes  les  raretés  de  cette  collection  dont  le 
chifire  des  espèces  se  monte  à 7000,  et  d’ailleurs  le 
Catalogue  des  Coléoptères  des  Etats-Unis,  publié  par 
Mclsheimer  et  revu  et  augmenté  par  M.  M.  Ilalde- 
mann  et  Le  Conte,  vous  en  donnera  une  idée  assez 
éxactc  pour  les  espèces  décrites,  attendu  que  tous 
les  exemplaires,  uniques  provenant  des  collections 
des  deux  premiers  auteurs,  ornent  la  collection  du 
dernier.  Un  plus  long  examen  nous  offre  des  repré- 
sentants de  la  majeure  partie  des  genres  Européens, 
et  quant  aux  autres,  il  y en  a peu  qui  appartiennent 
aux  formes  de  l'Amérique  méridionale.  Les  prairies 
de  l’Amérique  septentrionale,  à l’instar  de  nos  Step- 
pes des  provinces  méridionales  nourrissent  un  grand 
nombre  de  Mélasomes;  mais  au  lieu  de  Blaps,  ce  sont 
des  Eleodes  à la  forme  ramassée  des  premiers,  ou 
bien  à forme  déprimée  comme  celle  des  Aids.  Le 
manque  presque  total  de  Carabus  est  remarcpiable; 
on  doit,  je  crois  l’attribuer  à la  chaleur  excessive  qui 
règne  pendant  l’été;  par  contre,  on  admire  de  belles 
espèces  appartenant  aux  genres  Cicindeia,  Cychrus, 
Sphaerodems  et  Scaphinohis.  M.  Le  Conte  visita,  il  y 
a quelques  années,  la  Californie  et  les  montagnes  ro- 
cheuses, mais  sa  récolte  entomologique,  h l’exception 
de  quelques  espèces  communes,  présente  des  choses 
toutes  différentes  de  celles  rapportées  par  M.  Wosne- 
sensky.  — Le  D:r  Lea  possède  une  magnifique  col- 


15 


lection  de  Coquilles;  on  y admire  des  Unio  à forme 
des  plus  singulières  et  dont  l’Amérique  seule  offre 
plus  de  cent  espèces:  des  Melania  encore  plus  variées 
et  c’est  une  espèce  de  ce  genre  que  je  trouvai  sui- 
tes bords  du  fleuve  Cumberland  à Nashvillc  et  que  je 
mentionnai  dans  ma  première  lettre.  Au  Musée  d’his- 
toire naturelle  de  cette  ville,  on  admire  une  magni- 
fique collection  d’oiseaux,  qui  fèt  donnée  par  le  D:r 
Wilson,  et  que  M.  Cassin  a cherché  à nous  fair  mieux 
apprécier  par  ses  publications;  cette  collection,  la  plus 
complète  que  je  connaise,  énumère  6000  espèces  en 
plusieurs  exemplaires.  Les  richesses  en  Paléontho- 
logie,  qui  sont  l’objet  des  savantes  publictions  du  D:r 
Leidy  méritent  bien  l’attention  de  tout  voyageur  na- 
turaliste. A une  des  séances  de  l’Académie,  ce  sa- 
vant présenta  la  mâchoire  inférieure  d’un  animal  an- 
antédiluvien,  qu’on  avait  d’abord  cru  appaitenir  à un 
sanglier  gigantesque,  car  envoyée  à Londres,  M:r  Oven 
déclara  (|u’elle  appartenait  à une  espèce  de  Tapir; 
M.  Leidy  nous  la  montra  en  la  couqiarant,  avec  celle 
d’un  boeuf  ordinaire  et  effectivement,  on  ne  peut  voir 
d’autres  différences  que  des  dimensions  plus  considé- 
rables. Une  dent  d’un  cheval  gigantesque,  s’y  trouve 
aussi  bien  conservée,  ainsi  que  plusieurs  ossements 
humains.  Dans  un  journal  américain,  on  a publié  que 
des  ossements  humains,  récemment  d’écouverts  dans 
la  Floride,  avaient  été  jugés,  par  M.  Agassiz,  comme 
ayant  au  moins  200,000  ans  d’ancienneté!  — M.  Agas- 
siz ne  m’a  pas  confirmé  cette  assertion  ^ mais  il  m’a 
dit  qu’il  considérait  ces  ossements  comme  très  an- 
ciens et  appartenant  à la  race  cmimsiemiê. 


16 


Retournons  à l’onloinologie.  Pendant  mon  séjour 
clioz  M.  Le  Conte,  je  fus  agréablement  surpris  de 
voir  arriver  M.  le  Professeur  Haldemann,  avec  qui  je 
correspondais  déjà  depuis  quelques  années;  ce  savant 
s’olfrit  de  m’accompagner  chez  le  l):r  Melsheimer. 
Dans  ce  but  nous  nous  rendîmes  d’abord  à York  en 
Pensylvanie,  où  je  tis  la  connaissance  du  révèrent 
Zieglcr,  qu’il  ne  faut  [)as  confondre  avec  l’entomolo- 
giste, autrichien  du  môme  nom.  Cet  Américain  pos- 
sède une  riche  Collection  de  Coléoptères  indigènes, 
bien  conservés  et  qu’il  mit  à ma  disposition,  avec  une 
rare  générosité.  De  là  nous  fûmes  chez  M.  Melshei- 
iner.  Ce  nom  est  depuis  longtemps  connu  dans  la 
science  et  vous  l’aurez  trouvé  déjà  mentionné  par 
Herbst  et  autres  écrivains  du  siècle  dernier,  mais  c’est 
de  Melsheimer  pôre  dont  il  s’agissait  alors;  le  D:r 
Melsheimer  actuel  a non  seulement  publié  le  Catalogue 
de  Coléoptères  des  Etats-Unis,  mais  a encore  décrit 
un  grand  nombre  d’espèces  dans  les  Transactions  de 
l’Académie  des  sciences  naturelles  de  Philadelphie. 
Vû  le  manque  de  temps,  je  ne  pus  examiner  (pie  les 
/ Coléoptères  et  je  ne  saurais  assez  louer  la  générosité 
f / avec  laquelle  ce  savant  me  gratilia  des  plus  rares 
* 1 espèces,  môme  souvent  du  second  exemplaire  de  sa 

\ collection,  tels  que:  Pelecotoma,  Metoecus  etc. 

De  retour  chez  M.  Haldemann,  j’examinai  avec 
le  plus  grand  intérêt  les  insectes  de  son  Musée,  sur- 
tout les  types  des  espèces  dont  il  a observé  et  décrits 
les  moeurs  et  qu'il  me  sacrifia  avec  le  plus  rare  désin- 
téressement; aussi  ne  puis-je  que  remercier  hautement, 
nos  collègues  américains  pour  leur  aimable  empresse- 


17 


ment  et  pour  tous  les  égards  dont  ils  m’ont  comblés, 
précieux  souvenirs  de  mes  amis  d’outre-mer  et  qui 
ne  s’effaceront  jamais  de  ma  mémoire. 

M.  Haldemann,  voulait  absolument  me  procurer 
la  Cecidomyia  destructor,  Say,  et  la  larve  vivante  du 
Corydalis;  en  conséquence  nous  nous  mîmes  à cher- 
cher dans  les  champs  et  sur  les  bords  de  la  rivière 
Sousquehanna,  qui  coule  sous  les  fenêtres  de  sa  mai- 
son de  campagne;  nous  trouvAmes  le  second  de  ces 
insectes.  Quand  au  premier,  ce  n’était  pas  encore  la 
saison  et  on  ne  rencontrait  que  des  cocons  placés 
au  pied  des  tiges  de  froment;  en  conséquence  M.  Hal- 
deman  me  sacrifia  l’exemplaire  unique  de  l’insecte 
parfait  de  sa  collection.  Cet  ami  me  fit  aussi  obser- 
ver, que  la  Hobinia  pseiidoacacia,  est  un  des  arbustes, 
le  plus  ravagé  en  Amérique  par  les  insectes,  ce  qui 
me  surprit  beaucoup,  car,  comme  vous  le  savez,  chez 
nous  en  Europe  c’est  tout  le  contraire. 

De  retour  à Philadelphie,  chez  M.  Le  Conte,  nous 
déterminâmes  une  partie  des  Coléoptères  que  j’avais 
récoltés  pendant  mon  voyage  dans  la  Louisiane,  l’Ala- 
bama,  la  Géorgie  et  la  Caroline;  cette  récolte  fut  riche 
en  petites  espèces,  ce  qui  me  mit  à môme  d’enrichir 
sa  collection,  et  en  revanche  il  me  donna  des  espèces 
très  précieuses.  Je  ne  voulais  pas  quitter  Philadel- 
phie, sans  avoir  fait  la  connaissance  d'une  entomoio- 
gitse  distinguée.  Miss  Morris,  connue  par  ses  obser- 
vations sur  la  Cicada  seplemdecim , le  Baridius  tripuncla- 
tus  des  pommes  de  terre,  le  Hylesinus  du  pêcher  etc. 
Ce  fut  M.  le  D:r  Ehvyti,  qui  eut  la  complaisance  de 
m’introduire  chez  celte  dame,  où  je  passai  une  ma- 


18 


/ tinée  fort  intéressante.  Il  me  reste  encore  à vous 
/ parler  de  la  collection  de  Say.  Après  la  mort  de  ce 
/ savant,  sa  collection  resta  longtemps  chez  la  veuve, 
puis  elle  fut  déposée  au  Musée  de  l’Académie  de 
Philadelphie  dans  un  triste  état,  car,  sauf  quelques 
papillons,  le  reste  avait  été  mangé  par  les  mites; 
\ aussi  ne  trouve-t-on  plus  les  types  de  plusieurs  espè- 
\ ces  que  ce  savant  à décrites. 

L’époque  de  mon  retour  en  Europe  approchait, 
mais  des  affaires  étrangères  à l’entomologie  reclamaient 
ma  présence  dans  le  Nord.  Je  partis  donc  pour 
Boston  et  chemin  faisant,  j’eus  l’agrément  de  rencon- 
trer au  passage  d’un  pont  huit  trains  qui  attendaient, 
et  nous  dûmes  donc  rester  plus  de  quatre  heures  à 
attendre  notre  tour;  temps  que  j’employai  à faire  une 
excursion  entomologique  dans  les  environs.  Je  fus 
assez  heureux  de  trouver  sur  les  feuilles  du  Catalpa 
des  espèces  de  Mordellides  à longues  antennes  et  qui 
devront  prohahlemcnt  constituer  un  genre  particulier. 
J’arrivai  à Boston  justement  le  4 Juillet,  jour  aniver- 
saire  de  l’indépendance  des  Etats-Unis.  Cette  ville, 
ordinairement  si  tranquille,  était  dans  une  agitation 
extraordinaire,  tout  y était  boni  versé;  il  faut  dire  que 
dans  tous  les  Etats  de  l’Union,  ce  jour  est  fêté  dans 
les  rues  par  d’innombrables  coups  de  fusils  et  de  pis- 
tolets; à chaque  pas,  ce  sont  des  fusées  qu’on  lance 
et  des  feux  d’artifice  qu’on  allume  à l’exemple  des 
Chinois  pendant  leur  carnaval.  C’est  un  bruit,  des  cris, 
une  cohue  épouvantable;  tout  le  monde  y prend  part, 
depuis  les  gamins  des  rues  jusqu’aux  personnes  les 
plus  sensées.  On  dirait  que  ce  jour  là,  il  est  permis 


19 


de  faire  ce  qu’on  vent,  et  chacun  croit  devoir  donner 
un  libre  cours  à ses  sentiments  de  patriotisme,  en 
poussant  le  fanatisme  de  la  liberté  à l’extrôme.  Tout 
ceci  peut  être  fort  goûté  de  l’Américain,  mais  l’Euro- 
péen voyageur,  qui  se  trouve  par  hasard  dans  une 
telle  bagarre,  n’est  pas  du  tout  du  môme  avis,  et  il 
court  même  grand  risque  de  voir  ses  vêtements  souil- 
lés, d’être  bousculé,  de  se  casser  le  cou  par  le  fait 
de  chevaux  effrayés  etc. 

A Boston,  il  y a un  Musée  entomologique,  que 
je  n’ai  pu  voir,  pareeque  M.  Harris,  auteur  du  bel 
ouvrage  sur  les  insectes  nuisibles  de  Massasuchets,  et 
le  Professeur  Agassiz,  habitaient  hors  de  la  ville,  à 
Cambridge,  où  se  trouve  fUniversité.  Malheureusement, 
M.  Harris  avait  déjà  emballé  toutes  ses  boites  à in- 
sectes, afin  de  garantir  ceux-ci,  des  dégâts  que  les 
Anthrènes  occasionnent  ici,  pendant  l’été;  elTeotivement, 
je  n’ai  jamais  vû  ailleurs  d’aussi  grands  destructeurs, 
que  les  Trogoderma  d‘Améri(]ue,  qui  en  peu  de  temps 
réduisent  en  poudre  les  insectes  desséchés,  môme  les 
élytres  les  |)lus  coriaces  des  Coléoptères.  M.  Agassiz 
me  fit  voir  un  grand  nombre  de  matériaux  qu’il  se 
propose  de  publier  bientôt,  et  qui  appartiennent  aux 
classes  des  poissons,  des  crustacées,  des  mollusques  et 
des  annélides  des  Etats-Unis.  J’ai  beaucoup  regretté 
de  n’avoir  pas  visité  M.  le  D;r  Assa-Fitch;  mais  il 
m’eut  fallu  faire  un  trop  grand  détour  et  le  temps  ne 
me  le  permettait  pas.  De  Boston,  je  me  rendis  à 
Albany,  où  le  secrétaire  de  la  société  d’Agriculture 
de  l’Etat  de  New-York,  M.  le  Colonel  Johnson,  me 
reçut  avec  son  affabilité  ordinaire  et  me  donna  quelques 


22 


lion  est  surtout  remarquable  par  les  espèces  des  Indes 
orientales,  de  Guinée,  du  Cap  etc.  Un  grand  nombre 
de  types  de  Fabricius,  Gylicnhal,  SchOnberr,  Wiede- 
man,  Klug,  Germar,  Dejean  etc.  lui  donnent  une  valeur 
scientifique  incontestable.  M.  Wcstermann  a passé  sa 
jeunesse  aux  Indes,  surtout  à Java  et  au  Cap  de  bonne 
espérance,  en  y observant  lui-méme  les  insectes  et 
leur  manière  de  vivre,  et  à ce  sujet,  nous  lui  devons 
des  remarques  très  intéressantes.  J'y  vis  entr’autres, 
un  type  du  Colliuris  daticornis  JMannh,  qui  ne  parait 
pas  différer  du  C.  crassicornis  Dej;  le  véritable  TeffJus 
Delgorgiid  Guérin,  diffère  du  T.  Megerlei,  par  la  forme 
et  la  rugosité  de  son  corselet;  le  magnifique  Platynodes 
Westermanni  Westwood  est  un  grand  Siagonidc,  qui  a 
les  élytres  marquées  de  stries.  Un  type  de  la  Nebria 
Geblcri  donné  par  Eschsclioltz  lui  môme  et  provenant 
de  Norfolk-Sound,  ne  diffère  de  la  N.  metallica,  que 
par  sa  taille  un  peu  plus  petite.  Trilobus  (Elater)  gigas 
F.  do  la  Guinée,  est  un  grand  et  magnifique  in.secte 
de  plus  de  deux  pouces  de  longueur,  avec  les  an- 
tennes pectinées,  qui  pourrait  se  placer  à côté  des 
Tetralobus.  L'IIemirhipus  fasdcularis  F.  est,  comme  je 
le  présumais,  originaire  du  Brésil  et  accidentellement 
transporté  aux  Etats-Unis.  Cytilus  seutellatus  Eschh., 
d’après  un  exemplaire  type  est  le  Byrrhus  varius  du 
Karntschatka  et  de  la  Sibérie;  Rhngodcra  tuberculata 
Escldi.,  également  d’après  un  exemplaire  type,  est 
l’insecte  que  j’ai  sous  le  nom  d'Usedms  Incerta,  tandis 
que  le  premier  de  ces  insectes  s’y  trouve  sous  le 
nom  de  Bitoma  serricollis  Eschh.  — Dans  le  musée  de 
Berlin  se  trouve  un  autre  exemplaire  type  de  ce  dernier 


23 


insecte  et  donné  par  Eschscholtz  lui-même  sous  le  nom 
de  Lyetus  spinicollis  Eschh.  in  lütteris,  qui  n’est  autre 
que  la  Rhagodera  tuberculata,  décrite  dans  le  Bulletin 
de  Moscou.  11  y a donc  ici  confusion  complète,  et  il 
n’y  aurait  aucun  inconvénient  de.  conserver  les  deux 
noms:  Usechus  lacerla  M.  et  Rhagodera  tuberculata  Mannh., 
sous  lesquels  ces  deux  insectes  ont  été  décrits.  D’a- 
près une  remarque  de  M.  Westermann,  le  Scleroslomus 
Darwini  Hope,  du  Pérou,  se  trouverait  sous  les  pier- 
res, ce  qui  serait  le  premier  exemple  par  rapport 
à la  manière  de  vivre  d’un  Lucanide.  Le  Geolrupes 
stercorarius , présente  la  seconde  dent  ou  mieux  la 
3:ième,  au  tibia  antérieur,  recourbée  vers  le  bord  in- 
terne, et  Kirby  l’avait  en  conséquence  nomme  G.  spi- 
niger.  Dans  une  autre  espèce,  plus  allongée  et  plus 
petite  de  nos  contrées,  les  jambes  présentent  deux 
dents  recourbées  ou  placées  en  dessous  et  je  l’ai 
nommée  G.  bidens.  Geotrupes  mutator,  au  contraire  a 
toutes  :les  dents  des  jambes  dirigées  dans  le  môme 
sens,  de  môme  que  le  G.  Sylvaticus.  Dans  la  collec- 
tion de  M.  Westermann,  c’est  le  mutator,  qui  se  trouve 
sous  le  nom  de  stercorarius  et  c’est  aussi  l’espèce  la 
plus  répandue  dans  nos  contrées  boréales,  et  à la- 
quelle devrait  s’appliquer  le  nom  de  Linné.  M.  Wes- 
termann possède,  plus  de  300  espèces,  du  genre 
Onthophagus.  Un  grand  Clylus  nouveau  y ligure  comme 
venant  du  Canada;  il  est  presque  deux  fois  plus  grand 
que  le  Clyt.  arcuatus,  noir,  avec  quatre  taches  jaunes 
latérales  sur  le  corselet  et  quatre  autres,  divergeantes 
à la  base  des  élytres,  ensuite  une  angulaire  sur  chaque 
élytre,  puis  une  bande  transversale  un  peu  dilatée 


24 


vers  la  suture,  et  une  grande  tache  commune,  de  la 
môme  couleur,  occupe  la  partie  postérieure  des  ély- 
tres.  sur  laquelle  on  voit  quatre  traits  noirs;  la  lôte 
et  les  pattes  sont  aussi  de  couleur  testacée,  les  an- 
tennes obscures;  jG  me  permets  de  dédier  cette 
magnifique  espèce  à M.  Westermann  en  ta  nommant 
Clytus  Westermanni.  La  quantité  des  lihynchocepimlides 
et  des  Brachycej)halides  (Chrysomélines)  y est  [)rodi- 
gieuse  comme  dans  toutes  les  grandes  collections. 
Les  Lépidoptères  et  Diptères  de  M.  Westermann  sont, 
peut-être,  encore  plus  beaux  que  les  Coléoptères; 
les  grandes  espèces  les  plus  rares  de  Java,  de  Bor- 
néo, de  Madagascar  s’y  remarquent  dans  toute  la 
magnificence  de  leurs  couleurs;  ces  Mjÿ/stocera  de  Ba- 
tavia à pattes  élancées  de  quatre  pouces  de  longueur, 
ces  Nemestrina  à trompe  de  trois  f)Ouces  do  longueur, 
quinze  espèces  de  ces  singuliers  Diopsis  à yeux  placés 
sur  des  longs  tuyaux,  &c.  &c.,  sont  conservées  dans 
un  état  parfait  et  il  ne  reste  qu’à  admirer  l’habileté 
de  M.  Westermann,  d’avoir  pu  les  prendre  et  les  con- 
server après  un  si  long  voyage. 

Le  Musée  Royal  de  Copenhague,  outre  la  collec- 
tion de  Sehestedt,  offre  encore  une  quantité  d’insectes 
des  plus  intéressants,  provenant  de  divers  voyageurs, 
envoyés  par  le  gouvernement  Danois  dans  ses  colonies 
Transatlantiques.  On  est  étonné  d’y  rencontrer  de  petits 
insectes  fort  intéressants,  provenant  des  lies  de  la  mer 
du  Sud,  môme  des  Scydmamus  et  des  Pselapliiens;  je 
dois  aussi  citer  de  beaux  insectes  du  Brésil,  rapportés 
par  Reihard,  le  quel  dans  ce  moment,  explore  de  nou- 
veau ces  contrées  inépuisables.  Le  temps  me  força  de 


25 


restreindre  mon  attention  aux  espèces  de  Fabricius, 
qui  m’intéressaient  le  plus.  Le  Conservateur  31.  le  Pro- 
fesseur SchiOdte,  continue  de  s’occuper  de  la  Faune 
danoise  et  ses  collections  sont  très  intéressantes  et 
tenues  avec  une  netteté  remarquable:  Il  serait  bien  à 
désirer  qu’il  nous  gratifiât  bientôt  de  la  continuation 
de  ses  Danemarks  Eleulherata. 

De  Coi)enhague  je  me  rendis  à Danzig  pour  voir 
la  collection  d’insectes  fossiles  du  succin,  appartenant 
à feu  Berend,  mais  inutilement,  pareeque  le  pro- 
prietaire actuel,  la  flile  de  31.  Berend,  était  à la  cam- 
pagne. Cette  collection,  qui  est  maintenant  à ven- 
dre se  compose  d’environ  700  pièces  de  Coléoptères, 
savoir: 

26  Carabiques,  27  Brachélytres , 90  Sternoxes,  65 
Malacodermcs,  59  Térédües,  47  Clavicomes,  1 Lamelli- 
corne,  1 Mélasome,  2 Tadicomes,  2 Ténébrionites,  75 
Trachélytres , 2 Sténélytres,  31  Rhynchocephales , 54  Xy- 
lophages, 18  Longicornes,  97  Brachycéphales.  — Une 
autre  collection  d’insectes  fossiles  toute  aussi  riche  se 
trouve  dans  la  môme  ville  chez  31.  le  Professeur 
31enge.  Je  lis  sa  connaissance,  et  il  me  montra  avec 
la  plus  grande  bienveillance  les  belles  espèces  qu’il 
possède,  me  permettant  de  publier  les  observations 
que  j’aurais  occasion  de  faire.  En  conséquence  je 
présente  ici,  quelques  remarques  que  je  crois  dignes 
d’intérêt. 

Cymindoides  sculptipennis  31otsch.,  forme  générale 
de  nos  Cymindis,  mais  à élytres  avec  des  stries 
crénelées  et  des  lignes  moins  fortes  enlr’clles  et  le 
tout  transversalement  strigulé,  comme  à peu-près 


26 


chez  le  Cymatopterus  striatus.  Taille  de  notre  Oym. 
humeralis. 

Agatoides  carinulatus  Motsch.,  de  forme  très  voi- 
sine de  mon  genre  Agatus,  mais  avec  les  quatre  palpes 
non  élargies  en  hache  et  les  élytres  à côtes  élevées 
distinctes.  Taille  environ  ligne. 

Trechoides  fascialus  Motsch.,  forme  des  Trechus, 
mais  à élytres  distinctement  tronquées  et  offrant  de 
longs  poils  sur  les  parties  latérales  de  la  tôte,  du 
corselet  et  des  élytres;  ces  dernières  présentant  une 
bande  de  teinte  foncée  sur  leur  milieu.  Long.  Yg  lign. 

Gyrinoides  limbatus  M.,  voisin  de  notre  Gyrinus 
minutus,  mais  plus  applali,  élytres  sans  stries  et  bor- 
dées de  jaune.  Long.  1 lign. 

Ptilodactyloides  stipulicornis  Motsch.,  complètement 
de  la  forme  de  nos  Ptilodactyla,  mais  à antennes  plus 
longues  que  le  corps  et  avec  un  appendice  vertical  à 
chaque  article.  Long.  1 lign. 

Paussoides  Mengei  Motsch.,  forme  des  Paussides, 
mais  à antennes  de  7 articles  et  d’une  construction 
très  remarquable,  présentant  une  massue  énorme  de 
quatre  articles  en  forme  de  tubes  enchâssés  les  uns 
dans  les  autres  et  dont  les  trois  derniers  sont  forte- 
ment élargis;  la  couleur  de  l’insecte  parait  avoir  été 
une  couleur  foncée,  avec  un  reflet  métallique.  Long. 
IV2  lign. 

Tmesiphoroides  cariniger  Motsch.,  forme  rappelant 
un  peu  les  Tmesiphorus  et  Chenniuni.  Antennes  à ar- 
ticles intermédiaires  très  serrés,  massue  composée  de 
trois  articles  beaucoup  plus  grands.  Long  % lign. 

Ehipsinoides  glabrellm  Motsch.,  voisin  par  la  forme 


27 


des  Eupsinus  de  l’Amérique  septentrionale,  massue  des 
antennes  composée  de  deux  articles  distincts.  Long. 

% 'ign- 

Scydmaenoides  nigrescens  Motsch.,  forme  de  nos 
Scydmaenus,  do  couleur  noire,  antennes  avec  une  mas- 
sue de  4 articles. 

Dorcasoîdes  büobvs,  grand  insecte  de  forme  inter- 
médiaire entre  les  Dorcas  et  les  Platycerus,  présentant 
le  devant  de  la  tête  bilobé.  Long  5y2  lign. 

Cupoides  tessellatus  Motsch.,  très  voisin  de  la  Cu- 
pes  atomaria  de  l’Amérique  septentrionale,  mais  plus 
étroite.  Long.  3V2  *• 

Dorcadionoides  subaeneus  Motsch.,  très  petit  Céram- 
bycine  de  forme  intermédiaire  entre  les  Dorcadion  et 
les  Leiopus;  de  couleur  foncée  un  peu  métallique,  et 
tout  l’insecte  couvert  complètement  d’une  pubescence 
grise,  corselet  transversal  à côtés  en  angles  obtus, 
antennes  un  peu  plus  longues  que  le  corps.  Long. 

1 lign. 

Erirhinoides  cariniger  Motsch.,  forme  des  Erirhinus, 
mais  à trompe  et  corps  plus  allongés  et  une  carène 
sur  chaque  élytre.  Liong.  1 1/3  1. 

Phnloidcs  srydmaenifoi'mis  Motsch.,  forme  des  Scyd- 
maenus, mais  Trimere  et  avec  l’avant  dernier  article 
des  tarses  dilaté  en  coeur,  comme  chez  les  Chrysomeli- 
des;  massue  des  antennes  de  trois  articles.  Long. 

2 lign. 

Phymaphnroides  antennatus  Motsch.,  un  P2ndomy- 
chide  de  la  forme  deÆ  Phymaphorus,  mais  avec  le 
9;ième  article  des  antennes  brusquement  élargi.  Long. 
1 lign. 


28 


Los  autres  Coléoptères  de  la  collection  du  Pro- 
fesseur Menge,  peuvent  être  répartis  dans  les  genres 
suivants:  Dromitis,  Agonum,  Anchomenus,  voisin  de  notre 
angusticollis,  Hydaticm,  des  petits  Hydrophüiem,  Bupres- 
tides,  Eucncmidcs,  Elaterides  un  grand  nombre,  Thros- 
cus,  Clerus,  Tillus,  Trogodendron,  Corynetcs,  Plilinus  et 
Xyletinus  en  quantité,  Nüidula,  Catops,  Cyphon  beau- 
coup, Malacims  bon  nombre,  Anthocomus,  Mallhinus, 
Canlharis,  Oripa,  Hister,  Byrrhm,  Qnedius,  Stenus  plu- 
sieurs, Omalium,  Tachymis,  Paederus,  Paussus,  Bryaxis, 
Euplectus  de  la  forme  du  E.  Beichenhachii,  Scydmaenus , 
Dorcas,  le  seul  Lamellicorne,  Passandra,  Anthicus,  Mor- 
della  et  Anaspis  en  grand  nombre,  Dircaea,  Odonthonyx , 
Oedemera,  très  voisine  de  notre  lhalassina,  Cis,  Bostri- 
chides  très  communs;  Bhyzophagus,  Lyctus,  Tiiphyllus, 
Syhanus,  Latridius  et  Corticaria  en  quantité,  Leptura, 
Clytus,  Saperda,  Anthribus . Apion  voisins  de  quelques 
espèces  de  Madagascar,  Polydrosus,  communs,  Ptochus, 
un  Cryptocephalide  pendant  l’accouplement,  et  un  seul 
Scymnus.  On  n’a  pas  encore  trouvé  de  Coccinelles, 
et  qu’un  seul  Lamellicorne  et  très  peu  de  Mélasomes. 
Parmi  les  autres  insectes,  il  se  trouve  un  très  grand 
nombre  de  Formicides,  beaucoup  de  Blatla  et  une 
quantité  prodigieuse  de  divers  Culicides,  Cheironomus  et 
autres  Diptères;  entre  autres  une  très  belle  Andraena 
et  un  Bombus  nain  d’a  peine  1 Yg  ligne  de  longueur, 
que  je  me  permets  de  dédier  à M.  Menge,  en  le  nom- 
mant Bombusoides  Mengei.  Les  petites  Tineicides,  voi- 
sines de  nos  genres  Ilypsolopha,  Nematophaga,  Colio- 
phora,  Lyonetia,  ne  sont  pas  rares.  La  [lartie  la  plus 
pauvre,  se  sont  les  Neuroptères,  dont  il  n’y  a que 


29 


deux  ailes  seulement.  Parmi  les  Myriapades,  il  y a 
une  très  belle  Lcpysma.  Les  Aphides  se  trouvent  en 
très  grand  nombre,  surtout  le  Lachus  dryoides  Gerraar; 
et  parmi  les  quels  il  se  trouve  une  espèce  que  je 
nomme  Aphidioides  suceifera,  qui  ressemble  un  peu  à 
notre  Apliis  pimphüa,  mais  qui  a les  appendices  de 
l’extrémité  de  l’abdomen  très  longs  et  dirigés  vers  la 
tête.  Long,  I.  Il  parait  que  c’est  VAphü  qui  habitait 
l’arbre  au  succin,  le  Piniles  succifcr  GOppert.  — Les  ar- 
raignées  sont  aussi  très  richement  représentées  et  M. 
Menge  en  fait  une  étude  particulière;  comme  chose  très 
remarquable,  je  citerai  un  Opüio  à palpes  ramiformes 
que  M.  Menge  a nommé  Opüio  comiger.  Ainsi,  à en 
juger  d’après  cette  collection,  les  espèces  d’insectes 
qui  se  trouvent  le  plus  fréquemment  dans  l’ambre 
jaune,  seraient  les  cousins,  les  fourmis  et  le,  mouches, 
ensuite  les  arraignées,  puis  les  Hyménoptères,  les  Co- 
léoptères, les  Acarides,  les  Hémiptères,  les  Podurides, 
les  Myriapodes,  les  Orthoptères  et  les  Neuroptères.  Les 
insectes  parasites  n’ont  pas  encore  été  trouvés,  quoi- 
que le  succin  renferme  des  débris  de  poils  de  ron- 
geurs et  autres  animaux  sur  lesquels  vivent  les  para- 
sites de  notre  é[)oque.  Les  Helmintes  y sont  repré- 
sentés en  très  petit  nombre. 

Concernant  les  restes  de  plantes,  qu’on  remarque 
le  plus  fréquemment  dans  l’ambre  jaune,  ce  sony des- 
formes analogues  à notre  genre  Thuja,  ainsi  qu’une 
grande  quantité  de  Hypomycètes,  connues  vulgairement 
sous  le  nom  de  Moisissures;  les  véritables  mousses 
sont  beaucoup  plus  rares,  et  des  Fougères  on  ne  con- 


30 


nait  jusqu’à  présent  qu’un  seul  échantillon,  qui  se  trouve 
dans  la  collection  Berend. 

Relativement  à la  taille  des  insectes  trouvés  dans 
le  suncin,  le  plus  grand  Coléoptère  est  une  Oripa 
(Cantliaris),  plus  longue  que  notre  Oripa  dispar,  en- 
suite une  Saperda  de  la  forme  et  de  la  taille  de  la 
Dorcamorpha  subcaudata  Mannh.,  un  Cymindis  et  le 
Dorcasoides  qui  ne  dépassant  pas  six  lignes.  Le  plus 
grand  Orthoplère  est  une  Blatta  de  la  môme  taille,  le 
plus  long  Hyménoptère  un  Bombas  et  une  Andraena  de 
5—6  lignes.  Les  Lépidoptères  ne  dépassent  pas  4 
lignes  et  les  Ephémérides  8 lignes.  Los  Hémiptères 
sont  généralement  petits;  les  arraignées  pas  au  delà 
de  3,  et  les  Aptères  de  6—7  lignes. 

A Danzig  je  vis  encore  une  jolie  petite  collec- 
tion de  M.  Koum  et  une  très  grande  collection  d’oi- 
seaux appartenant  à M.  le  Révérend  Beck;  cette  der- 
nière est  fort  instructive  pour  nos  espèces  européennes, 
par  le  grand  nombre  de  variétés  et  d’exemplaires 
transitoires  qu’elle  contient. 

Arrivé  à KOnigsberg,  je  retrouvai  mon  aimable 
ami  le  l):r  Hagen,  ce  Neuroptérologue  distingué  de 
notre  époque,  qui  me  montra  une  foule  de  matériaux 
qu’il  venait  de  recevoir,  ainsi  qu’un  assortiment  le  plus 
riche  de  Phryganides  et  autres  insectes  de  cet  ordre. 
Il  travaillait  encore  à la  monographie  de  Thermites, 
enfermés  dans  le  succin,  et  provenant  de  la  collec- 
tion Berend.  M.  M.  Elditt  et  Schieferdecker,  sont  deux 
entomologistes  très  zélés,  qui  collectent  principalement 
des  Coléoptères,  le  premier  rassemble  de  plus  des 
Thysanures,  qu’il  prépare  d’une  manière  tout-à-fait  par- 


31 


ticuliére,  entre  deux  verres,  les  laissant  tomber  sur 
une  goutte  de  vernis  Dammarx  et  les  serrant  entre 
ces  deux  verres,  qu’il  fixe  ensuite,  en  collant  autour 
une  petite  bande  de  papier,  ce  qui  préserve  ces  ani- 
maux de  toute  influence  extérieure.  M.  Schieferdecker 
possède  une  belle  suite  de  Coléoptères  de  Madère. 

Pendant  l’été  de  1855,  j’eus  de  nouveau  l’occa- 
sion de  faire  un  voyage  à l’étranger,  mais  je  n’eus 
que  fort  peu  de  temps  pour  m’occuper  d’entomologie. 
A Berlin  je  fis  la  connaissance  de  M.  Bouché,  ento- 
mologiste très  connu  pour  la  partie  appliquée  de  cette 
science  et  il  me  gratifia,  avec  une  rare  générosité 
d’un  grand  nombre  d’insectes  reconnus  nuisibles  à 
l’Horticulture  et  dont  il  possède  une  très  riche  collec- 
tion. Au  musée  de  l’Université  je  revis  M.  Klug,  tou- 
jours occupé  à faire  connaitre  au  public  les  innom- 
brables nouveautés  de  cette  immense  collection.  D’a- 
près le  Catalogue,  qu’on  vient  de  dresser,  le  nombre 
des  espèces  des  principaux  ordres  serait:  Coléoptères 
40,000,  Lépidoptères  10,000,  IJémiptères  1,800,  Hymé- 
noptères 12,000,  Diptères  6,000.  M.  Gerstaker,  le  conser- 
vateur du  musée  royal,  s’occupe  maintenant  à arranger 
les  Rhynchocephalides.  M.  de  Lichtenstein,  me  sacrifia 
une  soirée,  au  Jardin  Zoologique,  dont  il  est  le  Direc- 
teur ce  jardin  a été  bien  enrichi  depuis  l’époque  où  je 
le  vis  la  dernière  fois.  Aujourd’hui  (18  Juin)  les  arbres 
étaient  fortement  endomagés  par  les  chenilles  de  la 
Liparis  dispar,  qui  avaient  été  attirées  par  le  grand  nom- 
bre de  peupliers,  qui  y croissent. 

J’achetai  à Augsbourg  chez  M.  Bischoff,  un  lot  de  la 
récolte  d’insectes  rapportés  de  l’Amérique  centrale  et 


32 


paiement  de  Nicaragua  par  le  D:r  Wagner,  le  même 
qui  a visité  aussi  nos  possessions  transcaucasiennes,  il 
y a quelques  années;  le  nombre  d’espèces  rapportées, 
est  assez  grand,  mais  la  majeure  partie,  appartienent 
à des  familles  peu  lavorisées  par  les  entomologistes, 
telles  que  les  Malacodemies , les  Ëlaétrides,  les  Chryso- 
mélinés,  j’y  trouvai  très  peu  de  ces  espèces,  que  j’a- 
vais prises  à Panama  et  môme  de  celles  qu’avait  ré- 
colté antérieurement  M.  Sievers  dans  les  mômes  loca- 
lités que  M.  Wagner.  Parmi  les  espèces  un  peu  mar- 
quantes je  mentionnerai:  un  joli  Catascojms,  avec  doux 
bandes  sinuées  jaunes  sur  les  élytres  que  j’ai  nommé 
C.  bifascmlus;  une  Meloe  voisine  par  la  taille,  la  cou- 
leur et  la  forme  des  antennes  de  notre  M.  proscara- 
baeus,  mais  presque  lisse,  je  la  nomme  M.  Iropicus; 
un  grand  flyfjsonolus  noir  avec  la  suture  et  les  bords 
latéraux  blancs,  auquel  j’applique  le  nom  de  H.  albo- 
marginatus,  un  Pandeleteius  vert,  avec  des  écailles  dia- 
mantées  comme  chez  YEntyus  mpcrialialü,  mais  qui  est 
quatre  fois  plus  petit,  et  je  lui  ai  donné  le  nom  de 
P.  Wagneri,  en  honneur  de  cet  intrépide  voyageur, 
qui  l’a  trouvé  sur  les  sommités  alpines,  des  mon- 
tagnes de  l’Amérique  centrale.  Parmi  les  autres  in- 
sectes, que  j’ai  achetés  chez  M.  Bischoff,  il  se  trouve 
une  forme  étrange,  sous  la  fausse  dénomination  de 
Psammetichus  magellanicus;  c’est  au  contraire  un  Manti- 
coride,  qui  relie  les  Omus  aux  Mégacephales  je  nomme 
ce  genre  intéressant:  Picnochüe,  dont  les  caractères 
sont:  Dent  médiane  du  menton  forte,  aigue,  avancée; 
l:ier  article  des  palpes  labiaux  très  petit,  non  renflé, 
le  dernier  presque  moitié  plus  court  que  le  pénultième 


33 


et  élargi  vers  l’extrémité  qui  est  tronquée;  labre  trans- 
versal, inégal,  marqué  tle  fossettes  fortement  impri- 
mées; son  bord  anterieur  ecbancré  et  obtusément 
bidenté  au  milieu;  tête  aussi  large  que  longue,  avec 
une  impression  triangulaire  entre  les  yeux,  qui  sont 
petits  mais  saillants.  Antennes  filiformes,  l;icr  article 
renflé.  Corselet  aussi  long  que  large,  en  coeur,  dé- 
primé et  rebordé  sur  les  côté.s.  Ecusson  manque. 
Elytres  soudées,  allongées,  ovales,  peu  convexes;  la 
suture,  les  bords  latéraux  et  une  large  partie  du 
milieu  de  chacune,  élevées  en  carènes,  ayant  leurs 
intervalles  opaques.  Pattes  fortes,  tarses  allongés, 
trois  articles  fortement  dilatés  aux  antérieurs  ches  les 
mâles  et  garnis  en  dessous  de  brosses  de  poils  peu 
serrés.  L’unique  espèce  que  je  connaisse,  la  P.magel- 
lanica  Motsch.,  est  de  couleur  noire,  avec  les  pattes, 
les  antennes  et  la  base  des  palpes  rousses.  Long.  7 
lignes.  Du  détroit  de  Magellan. 

A Augsbourg  il  y a un  Musée  d’histoire  naturelle, 
qui  ne  date  que  de  neuf  ans  et  qui  fut  fondé  avec 
un  capital  de  18  florins;  un  des  fondateurs  fut  M. 
Bischolf  et  dans  ce  moment  cette  société  compte  plus 
de  300  membres.  Ce  musée  occupe  tout  un  étage 
d’une  maison  que  la  ville  a achetée  pour  cet  usage 
et  contient  beaucoup  de  choses  intéressantes  en  oiseaux, 
et  poissons,  qui  sont  tous  empaillés  et  séchés,  en  co- 
quilles et  surtout  en  paléontologie.  La  partie  zoolo- 
gique se  trouve  sous  la  direction  de  l’aimable  M.  Leu, 
qui  sacrifie  son  temps  et  son  argent  pour  faire  avan- 
cer rapidement  cotte  utile  entreprise. 

A Stuttgard  je  fis  une  visite  au  Café  Zoologique 

.3 


34 


(Je  M.  Werner,  où  les  consommateurs  prennent  leur 
café  ou  leur  bierrc  en  société  de  perruches,  de  grues, 
de  paons,  de  poules,  de  canards  de  cormorans,  d’oi- 
seaux de  proie,  de  singes,  môme  d’un  ours,  &c.  qui  tous 
se  promènent  pcle-môle  avec  la  société,  ou  se  trou- 
vent dans  des  cages;  étrange  idée,  mais  pratique, 
puisque  le  Café  est  toujours  rempli  de  monde.  A 
Frankfort,  M.  de  Hcyden  me  reçut,  avec  beaucoup  de 
prévenance  et  me  montra  ses  grandes  richesses;  il  pos- 
sède trois  exemplaires  du  fameux  Centrotoma  luafiiçja. 

A Bâle  Je  fis  la  connaissance  de  M.  Irnhofl',  au- 
teur des  illustrations  sur  les  genres  de  Hliynchocephalus. 

A Zurich  je  rendis  visite  à mon  ancienne  connais- 
sance, le  Professeur  Heer,  chez  lequel  je  vis  une  belle 
collection  d’insectes  fossiles  d’Oeningen;  il  y avait  quel- 
ques échantillons  fort  beaux,  comme  par  exemple 
l’empreinte  d’une  élytre  d’une  Calosoma,  d’un  Prionus, 
d’un  Hydrophilus , d’une  énorme  Nepa  kc.  M.  Brémi 
me  montra  une  petite  partie  de  sa  riche  collection 
de  métamorphoses  d’insectes;  je  ne  connais  rien  de 
pareil,  à l’exception  peut-être  de  ce  qu’on  peut  voir 
chez  M.  Bouché  à Berlin,  vénérable  observateur  en- 
tomologique  toujours  prêt  à partager  ses  intéres- 
santes découvertes  avec  tout  le  monde.  Le  musée 
public  à Zurich  renferme  une  quantité  de  choses  pré- 
cieuses, môme  parmi  les  mammifères;  la  collection 
d’empreintes  de  plantes,  ramassée  par  Heer  y est 
extrêmement  riche.  Le  jardin  botanique  de  cette  ville, 
est  un  véritable  bijou,  orné  d’une  étonnante  quantité 
de  plantes  étrangère.8  et  tout  cela  est  dû  aux  soins 
infatigables  de  M.  Begel,  qui  est  maintenant  Directeur 


35 


<le  notre  jardin  botanique  à S:t  Pétersbourg.  La  seule 
excursion  cntoinologique,  que  j’aye  pu  faire  durant  tout 
mon  voyage  fut  sur  le  S:t  Goltliard,  où  je  dûs  passer 
trois  jours,  à cause  d’une  indisposition  causée  par  les 
chaleurs  excessives  que  j’éprouvai  à Lausanne.  La 
récolte  fut  peu  satishiisante,  cependant  j’y  pris  un  petit 
Rhynchocepliate  intéressant,  qui  pourrait  être  nouveau. 
En  passant  par  Trieste,  je  lis  une  visite  à M.  Freyer, 
qui  me  gratifia  de  plusieurs  insectes  des  cavernes  de 
la  Carniole.  Le  Musée  de  cette  ville,  dont  il  est 
le  conservateur,  est  petit,  mais  contient  déjà  une  belle 
suite  de  squelettes  de  vertébrés  et  de  préparations 
d’algues,  ainsi  qu’une  très  joli  collection  de  coquilles. 
A Laibach,  je  revis  mon  ancien  ami  Schmidt,  qui 
depuis  mon  absence  a continué  de  chercher  dans  les 
souterrains,  tes  petits  êtres  aveugles.  J’y  vis  plusieurs 
Anophlhalmus , Balyscia  un  grand  Dolicmn,  un  Pselaphide 
aveugle  avec  des  palpes  énormes  et  un  magnifique 
Leptodims,  d’un  forme  encore,  plus  convexe  que  le 
L.  Hohenumrthii  et  presque  du  double  jiliis  grand;  le 
corselet  parait  plus  allongé,  les  élytres  plus  distincte- 
ment ponctuées  et  plus  obtuses  |)OStéricurement;  c’est 
pour  moi  un  véritable  plaisir  de  pouvoir  le  nommer 
L.  Schmidtii  d’après  le  nom  de  cet  infatiguable  chas- 
seur des  grottes  souterraines.  Un  novice  en  Entomo- 
logie M.  Hoffman  de  Laibach,  m'accompagna  dans  une 
petite  excursion  que  je  fis  dans  plusieurs  cavernes, 
renommées  pour  nourrir  des  insectes;  malheureusement 
peu  de  temps  avant,  on  avait  allumé  des  fagots,  dont 
la  fumée  avait  tué  ou  chassé  tous  tes  habitans  sou- 
terrains, de  sorte  que  notre  chasse  fut  des  plus  pan- 


36 


vrcs.  Plus  tard,  M.  lIolTnian  reprit  ces  recherches 
dans  les  grottes  et  m’envoya  une  très  petite  Balyscia, 
qu’il  venait  de  découvrir  et  que  je  prends  la  liberté 
de  lui  dédier,  comme  preuve  de  mon  souvenir  et  du 
temps  agréable  que  j’ai  passé  dans  sa  société.  Cette 
Batyscia  Hoff^manni  est  la  plus  petite  espèce  que  je 
connaisse,  assez  convexe,  presque  régulièrement  ovale 
et  obtuse  postérieurement;  elle  est  d’un  brun  rous- 
sûtre  et  recouverte  d’un  duvet  cendré  couché  mais  as- 
sez long;  les  antennes  sont  beaucoup  plus  courtes 
et  plus  grosses  que  chez  les  autres  espèces:  le  8:ieme 
article  très  court,  et  le  7:ieme  aussi  gros  que  le  9:ieme. 
Outre  les  espèces  décrites  de  ce  genre  intéressant, 
j’en  possède  encore  une  autre,  que  j’ai  prise  dans  la 
forêt  dite  des  poiriers  (Birnbaumer-Wald)  en  Carniole 
et  que  j’ai  nommée  B.  sylvestris,  elle  ressemble  à la 
B.  montana  mais  est  du  double  plus  grande.  Avec  la 
B.  Kevenhülleri,  il  parait  qu’il  y a confusion  d’epèces, 
car  sur  un  exenqilaire  type,  que  j’ai  vu  à Vienne  je 
n’ai  pu  découvrir  les  rides  transversales,  avec  lesquelles 
elle  est  représentée  sur  la  planche  du  I vol.  des  Ver- 
handl.  des  zoologisch-botanischen  vereins  de  cette  ville; 
(particularité  qui  n’appartient  qu’à  la  B.  Milleri  Schmidt). 
M’étant  rendu  à Pest,  je  fis  une  visite  au  Musée 
national,  où  le  neveu  de  M.  Frivaldsky,  qui  est  un  des 
conservateurs,  me  montra  une  grande  et  magnifique 
Balyscia  à élytres  costées,  trouvée  tout  récemment 
dans  les  cavernes  de  la  Hongrie  du  côté  des  Carpa- 
thes.  M.  Koratch  est  conservateur  pour  la  partie  bo- 
tanique et  minéralogique,  musées  très  remarquables 
par  les  grandes  richesses  qu’ils  contiennent.  .le  visitai 


37 


M:r  Frivaklsky,  l’entomologiste  si  connu,  qui  habitait  alors 
dans  sa  villa  à la  Kenilworth  près  de  Pest;  sa  collection 
est  extrêmement  riche  en  espèces  de  Turquie,  d’Asie 
mineure  et  des  iles  de  l’Archipel  grec.  Dans  sa  dernière 
excursion  vers  Mèhadia,  il  y prit  sous  l’écorce  d’un 
vieux  aibre  ce  singulier  Cryptophagides,  à dernier  article 
des  antennes  fortement  renflé  comme  chez  les  Paussus, 
et  que  JVI.  Hampe  vient  de  décrire;  sa  couleur  véritable 
est  un  jaune  testacé  assez  clair.  — M.  Kindermann 
s’occupait  de  ses  pré|)aratifs  pour  un  voyage  en  Syrie, 
et  moi  je  fis  la  chasse  à ses  Duplicata  dont  j’achetai 
un  bon  nombre,  malheureusement  d’autres  m’avaient 
devancés  pour  beaucoup  d’espèces  de  l’Anatolie. 

De  retour  à Vienne,  je  revis  mes  anciens  amis, 
M.  le  Directeur  Kollar  et  M.  le  Professeur  Redlen- 
bacher,  qui  sont  tous  deux  occupés  au  Musée  Impérial, 
ainsi  que  le  Microlépidoptèrologiste  M.  Mann.  M.  Kol- 
lar poursuit  toujours,  avec  le  môme  zèle  ses  recher- 
ches sur  les  métamorphoses  des  insectes  nuisibles  à 
rAgriculture.  Il  fut  envoyé  en  Hongrie  par  le  gou- 
vernement, alin  d’y  observer  la  fameuse  mouche  de 
Golubatch  (Simulia  columbatchensis) , mission  qu’il  rem- 
plit avec  le  plus  grand  succès,  ce  qui  est  véritable- 
ment un  triomphe  pour  l'entomologie  appliquée.  M. 
Lederer  me  montra  ses  beaux  papillons,  malgré  qu’il 
aye  vendu,  il  y a quelques  années,  sa  première  col- 
lection à M.  Schatlèr  de  Brcslau.  Je  n’eiis  qu’une 
heure  ii  sacrifier  à M.  Muller,  aussi  n’ai-je  vû  que 
quelques  caisses  de  scs  doubles,  qui  sont  parfaitement 
bien  rangés.  M.  Mayr,  le  formicologuc,  s’occupe  avec 
beaucou])  d’assiduité  de  cette  partie  fort  négligée  de 


TEntomologie,  et  il  faut  espérer  qu’il  nous  donnera 
bientôt  les  éclaircissements  si  désirés.  Enlin  je  lis  la 
connaissance  de  M.  Braunhofer,  Inspecteur  au  There- 
sianum;  sa  collection  se  compose  presqu’exclusivement 
de  Coléoptères  recueillis  dans  le  jardin  de  rétablisse- 
ment où  il  demeure;  mais  le  grand  nombre  d’espèces 
parait  prouver  que  ce  jardin  est  une  oisis  restée  dans 
la  ville  où  tous  les  insectes  vont  chercher  un  asile. 
La  Langelandia  anophlhalma  y est  abondante  et  M.  Schmidt 
vient  d’en  transporter  quelques  individus  vivants,  pour 
la  propager  à Laibach.  Par  l’amabilité  de  M.  Frauen- 
feld,  je  fus  introduit  dans  la  Société  zoologique  et 
botanique  de  Vienne;  là  je  passai  une  soirée  très 
agréable. 

Arrivé  à Varsovie,  j’allai  trouver  mon  aimable 
ami  le  Professeur  Waga,  quoiqu’un  peu  blanchi  par 
les  années,  il  a toujours  le  môme  zèle  qu’il  avait  il 
y a vingt  cinq  ans.  Le  Musée  public  de  Varsovie, 
contient  entr'autres,  la  collection  d’insectes  d’Estreicher 
de  Cracovie;  malheureusement  on  a ôté  les  caisses 
des  armoires  et  exposé  les  insectes  à l’influence  du 
jour.  Estreicher  avait  eu  des  relations  avec  les  an- 
anciens  entomologistes,  aussi  sa  collection,  contenait- 
elle  des  types  dans  tous  les  ordres  d’insectes. 


30 


Excursions  Enlomolosiques  de  1855. 

M.  le  Baron  de  Sacken,  fit  au  printemps  quelques 
excursions  anx  environs  de  la  capitale,  qui  lui  procu- 
rèrent le  Dermestes  atomarius,  le  Mycetophagus  populi 
(sous  l’ecorce  des  saules),  Corymbites  caslaneus  et  d’au- 
tres insectes  nouveaux  ou  rares  pour  la  Faune  de  St. 
Pétersbourg;  [)lus  tard  il  se  rendit  dans  la  Russie 
méridionale,  où  il  eut  l’occasion  de  parcourir  les  gou- 
vernements de  Kharcov  et  de  Ekaterinoslav;  il  en  rap- 
porta un  bon  nombre  de  Coléoptères  intéressants, 
eutr’autres  plusieurs  exemplaires  de  la  jolie  Lopha 
Menetriesii,  décrite  par  M.  Kolenati  dans  ses  Meletemata. 

Les  frères  Morawitz,  jeunes  entomologistes  de 
notre  capitale,  trouvèrent  dans  les  forêts  des  environs 
de  Kascovo,  quelques  espèces  intéressantes  pour  la 
Faune  de  St.  Pétersbouig:  Phyloecia  cylindrica  et  nigri- 
cornü,  IJydroclius  elongatgs,  Megatoma  undala,  Cardiopho- 
*us  ascllus?,  Microrhagm  Sahlbergii  (pris  au  vol),  Cas- 
sida  denticoUis  Suffi-,  et  le  Harpalm  hirtipes? 

M.  Sievrs  fit,  comme  à l’ordinnaire,  des  chasses 
aux  environs  de  Nova-Derevnja  et  sur  les  bords  du 
ruisseau  Kamenka;  il  y prit,  au  mois  d’Août,  en  grand 
nombre  la  Lina  lapponica.  Les  excursions  de  M.  M. 
Ménétriés,  Sivers,  Schauflèlberger,  Hüber  et  Hinze 
leur  procurèrent  un  grand  nombre  de  chenilles,  ainsi 
que  plusieurs  papillons  intéressants,  tels  ipie:  Argynnis 
Laodice,  Leucania  obsoleta,  Xanthia  straminea , Diloba  coeru- 
leocephala,  Catocala  paranympha,  Geometra  limosaria,  lap- 
ponaria,  seraria,  vemsaria  &c. 


M.  Brerner  fût  passer  la  seconde  moitié  de  l’été 
dans  les  environs  de  Janibourg  et  de  Narva,  et  là 
il  récolta  plusieurs  espèces  de  Lé[)idoptères  très  rares 
et  qu’on  n’avait  pas  encore  trouvées  dans  les  envi- 
rons de  notre  capitale,  comme  par  exemjtle:  Sme- 
rinthus  tremulae,  llepiolus  hamma,  Ilarus  ochroleuca, 
CucuUia  scropliulariae,  ludfuga,  abrotani  &c.  — la  Tortrix 
viridana  se  trouvait  en  grande  quantité  sur  les  clienes. 


Sur  les  larves  des  Lanipyrides 

par 

M.  le  Professeur  Waga. 

Les  larves  de  Lampyris  noctiluca  et  Lamprohiza 
splendidula  de  nos  contrées,  présentent  deux  formes 
très  difl’érenles.  L’une  est  mince  et  parallèle,  ressem- 
blant à celle  des  Lycusides,  l’autre  large  et  ovale,  rap- 
pelant celles  des  Sylphides.  La  première  donne  des 
mâles,  l’autre  des  femelles  *);  les  larves  des  femelles 
sont  généralement  plus  grandes  que  celles  des  mâles. 
Chez  la  Lamprohiza  splendidula,  les  larves  des  deux 
sexes  produisent  une  lueur  phosphorescente;  les  points 
luisants  sont  situés  près  de  l’avant  dernier  segment 
de  l’abdomen  et  tant  que  dure  l’action  lumineuse,  on 

*)  Jusqu’à  présent  on  ne  connaissait  pas  d’autre  exemple  où  les 
larves  dos  deux  sexes  se  distinguassent  l’une  de  l’autre  d’une  manière 
aussi  remarquable.  Item,  du  Héd. 


41 


voit  à l’extréinité  postérieure  un  pinceau  ou  éventail 
formé  par  des  poils  blancs.  L’appareil  lumineux  est 
composé  de  quatre  points  jaunâtres,  disposés  en  carré, 
qui  jettent  dans  l’obscurité  une  lumière  verdâtre.  Ces 
larves  se  trouvent  dans  les  troncs  des  arbres  pourris, 
et  ne  soitent  de  leur  retraite  qu’après  la  pluie,  où 
alors  on  peut  les  voir  sur  les  bords  des  chemins, 
surtout  vers  le  mois  de  Septembre.  — En  1850  je 
suis  parvenu  à leur  faire  subir  leur  métamorphose, 
en  captivité.  Le  25  Mai,  une  de  ces  larves  se  trans- 
forma en  nymphe  entièrement  blanche  ayant  tout  le 
corps  luisant,  à peu-près  comme  un  morceau  de  phos- 
phore, surtout  les  quatres  points  luisants  de  l’abdomen 
de  la  larve,  étaient  plus  brillants.  Le  31  Mai,  cette 
nymphe,  jusqu’alors  déprimée  prit  une  forme  cylin- 
drique, mais  périt  bientôt  après  par  excès  d’humidité. 
Le  23  Juillet  1854,  j’ai  vu  à Ojcov,  une  femelle  adulte 
pondre  trois  oeufs,  sphériques  et  jaunes  et  l’ovaire  en 
contenait  encore  50  à 60. 


Sur  la  larve  des  Brenthides 

par 

V.  de  Motsehulsky. 

Au  premier  abord,  cette  larve  a tellement  de 
ressemblance  avec  quelques  larves  de  Diptères  à 
enveloppe  coriace,  que  je  n’eus  supposé  que  ce  fût 
celle  d’un  Coléoptère,  si  M.  Schieferdecker,  de  qui 
je  tiens  mon  exemplaire,  n’eut  appelé  non  attention. 


42 


Le  corps  est  allongé  un  peu  ovalaire,  convexe, 
com[)osé  d’une  tête  et  do  11  segments  ou  anneaux, 
dont  chacun  orné  de  deux  carènes  transversales  et 
de  quelques  poils  roides  et  longs  surtout  au  côtés 
latéraux;  le  segment  anal  est  arrondi,  avec  une  pro- 
tubérance tronquée.  La  tôle  est  allongée,  atténuée 
antérieurement  et  terminée  en  fourche  recourbée  à 
trois  dents  comme  à peu-prcs  chez  les  mâles  des 
Airhenndes;  sur  le  milieu  on  voit  distinctement  les  in- 
dices de  la  trompe;  les  côtés  latéraux  présentent  trois 
grandes  protubérances  de  chaque  côté,  dont  celle  du 
milieu  a un  point  luisant  en  forme  d’ocelle;  les  an- 
tennes son  courtes,  grosses,  de  trois  articles  qui  s’a- 
mincissent brusquement  vers  l’extrémité;  deux  palpes 
ressemblants  à des  antennes,  mais  moitié  plus  courtes, 
sont  composées  de  deux  articles  seulement;  aucun  in- 
dice de  pattes.  Cette  larve  remarquable  vient  de  Vene- 
zuela et  appartient  |)robablement  à quelques  Arrhmodes, 
que  vivent  sous  l’écorce  des  arbres,  comme  je  m’en 
suis  assuré  moi  même. 


Descriptions  de  deux  espèces  nouvelles  de  Lépidoptères, 

trouvées  près  de  St.  Pétersbonrg. 

par 

M.  G.  Ménétrlés. 

Notre  faune  Lépidoptérologique  de  Pétersbourg 
commence  à so  complôter,  grâces  aux  zélés  collecteurs, 
de  notre  capitale.  Lorsqu’on  1849  M.  H.  Fixen  pu- 


43 


blia  son  Catalogue,  on  ne  comptait  que  766  espèces, 
niais  bientôt  les  amateurs  stimulés  par  ce  premier  es- 
sai vinrent  apporter  leur  contingent;  de  sorte  qu’en 
1852  M.  Sievers  publia  à ses  frais  une  nouvelle  édi- 
tion du  Catalogue  des  Lépidoptères  de  Pétersbourg, 
qui  conq)renait  824  espèces;  enfin,  ce  zélé  collec- 
teur vient  de  donner  une  seconde  édition  de  son 
catalogue  qui  porte  le  chiffre  des  espèces  à environ 
un  lOOÜ;  et  cependant  il  est  à présumer  que  ce 
nombre  sera  encore  dépassé,  si  par  suite  on  s’occupe 
des  Tinéides  avec  plus  d’assiduité. 

Comme  on  peut  le  voir,  la  faune  Lépidoptérologique 
de  Pétersbourg  se  recommande  par  une  richesse  d’es- 
pèces vraiment  surprenante,  eu  égard  à la  latitude 
de  notre  capitale;  il  faut  remarquer  que,  outre  les 
formes  du  nord  de  l’Allemagne,  on  rencontre  ici  nom- 
bre d'espèces  propres  aux  régions  boréales,  ce  qui 
est  dû  à la  position  topographique  de  notre  ville.  Et 
cependant  tout  collecteur,  qui  à ce  titre  a exploré  le 
centre  et  môme  le  nord  de  l’Allemagne,  doit  se  rap- 
peler ces  prairies  où  en  été  les  papillons  se  trouvent 
en  si  grand  nombre;  eh  bien  ici,  à quelques  exceptions 
près,  et  pour  très  peu  d’espèces,  il  ne  trouvera  rien 
de  semblable;  mais  il  faut  dire  que  le  nombre  des 
espèces  que  l’on  peut  collecter  en  un  jour,  est  sou- 
vent plus  considérable  que  celui  des  exemplaires 
môme  de  la  plupart  des  espèces  communes.  Ainsi 
sans  entrer  dans  de  très  grands  détails,  on  peut  con- 
clure que  le  caractère  distinctif  de  la  faune  Lépidop- 
tèrologique  de  Pétersbourg  est:  un  plus  grand  nombre 
d’espèces  comparativement  à celui  des  exemplaires. 


U 


et  cela,  selon  les  proportions  ordinaires  connues  de 
tous  les  collecteurs  à l’étranger.  Je  pense  faire  mieux 
ressortir  ce  caractère  dans  le  Catalogue  de  la  collec- 
tion de  l’Académie  des  sciences,  en  citant  les  exem- 
ples que  m’ont  suggérées  ces  remarques  générales.  — 
Aujourd’hui  je  donne  les  descriptions  de  deux  espèces 
de  notre  faune  que  le  Musée  de  l’Académie  doit  à la 
générosité  de  nos  zélés  entomologues. 


Notodonta  Sieversii,  sckaufelberger. 

Cette  espèce  a beaucoup  de  ressemblance  avec  la 
N.  carmelita,  surtout  avec  la  figure  tlonnée  par  Freyer, 
Neuer  Beitr.  III,  Tab.  206.  Cependant  ayant  sous  les 
yeux  4 (5,  et  1,  2 *1  ei’a  été  possible  d’assigner  des 
caractères  distinctifs  pour  cette  nouvelle  es|)èce;  je 
dois  ajouter  que  nous  possédons  un  bon  nombre 
d’individus  de  la  N.  carmelita  de  Pétersbonrg  et 
qui  se  rapprochent  complètement  de  la  ligure  de 
l’ouvrage  de  Godart,  Hist.  nat  des  Papill.  d’Europe, 
vol.  IV,  pl.  XVIII,  fig.  6.  — mais  au  contraire  qui  n’ont 
rien  de  commun  avec  la  synonyme,  capucina,  Hiibn., 
Bombye.  21;  figure,  qui  du  reste,  cadre  assez  avec  la 
description  de  Ochsenh.  III,  p.  61,  ce  qui  me  ferait  pré- 
sumer que  les  individus  de  la  carmelita  de  Pétersbourg 
constituent  une  variété  locale,  ou  que  la  figure  de  Hüb- 
ner  n’est  pas  exacte. 

Notre  nouvelle  espèce  se  distingue  de  la  carme- 
lita par  les  caractères  suivants: 

1)  Les  ailes  supérieures  sont  plus  élancées;  le 
bord  externe  plus  arrondi,  ne  présentant  |)as  de  dent 


45 


saillante  (la  4:icnie)  ce  qui,  chez  la  mmelita,  forme 
un  angle  quelquefois  très  sensible. 

2)  be  bord  interne  île  ces  ailes  présente  dans  son 
milieu,  chez  les  Nol.  camelina,  carmelita,  &c. , une  dent 
saillante  formée  par  des  [)oils  assez  longs,  tandis  que 
chez  notre  espèce  cette  dent  est  à peine  sensible. 

3)  Sur  le  bord  antérieur  des  mômes  ailes,  les  deux 
taches  blanchâtres  sont  beaucoup  plus  rapprochées 
que  chez  la  Carmelita,  et  comme  ces  taches  détermi- 
nent la  largeur  de  la  bande  transversale,  il  s’en  suit 
que  celle-ci  est  beaucoup  plus  étroite  vers  le  sommet, 
chez  notre  espèce,  et  aboutit  également  jusqu'à  la 
dent  saillante  du  bord  interne;  cette  bande  est  plus 
marquée,  de  teinte  plus  foncée,  et  limitée  des  deux 
côtés  par  une  ligne  dentée,  blanche,  mais  les  dents 
du  bortl  externe  sont  |)lus  profondes,  mieux  marquées 
et  se  prolongent  en  un  trait  brun  foncé  qui  se  trouve 
placé  sur  cluique  nervure  (il  y en  a cinq);  ce  trait, 
interrompu  par  un  petit  point  blanc,  se  termine  par 
une  [lointe  sagittée.  11  semblerait  que  ce  dessin  est 
plus  jiarfait  chez  notre  espèce  tandis  que  celui  de  la 
N.  carmelita,  ne  serait  que  faiblement  accusé. 

La  teinte  générale  des  ailes  supérieures  est  plus 
rousseôtre  surtout  la  bande  transversale,  mais  les  ailes 
inférieures  sont  par  contre  de  teinte  plus  brunâtre  que 
chez  la  carmelita,  si  ce  n’est  la  base  et  la  partie  in- 
terne qui  sont  couvertes  de  poils  plus  longs  et  plus 
roussâtres. 

En  dessous,  le  bord  antérieur  des  quatre  ailes 
est  d’une  teinte  roussâtre  plus  claire,  la  bande  trans- 
versale blanchâtre  plus  marquée,  et  bordée  intérieure- 


46 


ment  d’une  bande  brune;  les  ailes  supérieures,  ont  la 
moitié  interne  brunâtre,  et  qui  correspond  à la  partie 
antérieure  <le  la  bande  du  dessus. 

I.a  femelle  est  en  dessus  d’un  gris  blanchâtre, 
ne  présentant  de  faiblement  roussûlre  que  le  bord 
antérieur  des  premières  ailes,  et  qui  encore  est  in- 
terrompu par  les  deux  taches  blanches  qui  limitent  la 
bande  transversale,  la  quelle  est  moins  marquée  que 
chez  le  mâle,  et  se  termine  au  bord  interne  par  deux 
petits  traits  noirs  dont  le  dernier  simule  la  dent  qui 
est  encore  moins  saillante  que  chez  le  mâle. 

4)  Comme  quatrième  caractère  distinctif,  je  cite- 
rai les  antennes  du  mâle  qui  sont  plus  fortement 
pectinées  que  chez  la  carmelita,  et  tout  autant  que 
la  dictaea.  — Le  devant  de  la  tête  est  d’un  roux  jau- 
nâtre; le  corselet  d’un  roussâtre  plus  brun,  avec  les 
épaulettes  largement  blanches,  bordées  à leur  face 
interne  d’un  trait  noir,  peu  distinct  chez  la  femelle, 
qui  en  général  a le  corps  de  teinte  plus  claire.  Le 
corps  est  couvert  de  poils  plus  longs  et  de  teinte 
plus  claire,  plus  jaunâtre  que  chez  les  individus  de  la 
carmdita,  pris  à Pétersbourg,  qui  ont  le  corps  de 
couleur  marron  vif. 

Cette  discription  a été  faite  sur  4 individus  mâles 
parfaitement  semblables  entr’eux  et  un  individu  femelle. 
Le  premier  exemplaire,  de  cette  intéressante  espèce 
a ôte  découvert  par  M.  Bremer,  à la  campagne  du 
C:te  Kouchcleff-Bcsborodko,  et  fait  partie  de  la  belle 
collection  de  M.  Sievers;  plus  tard  un  autre  exem- 
plaire a été  trouvé  par  M.  Albrecht,  à quelques  vers- 
tes  sur  la  route  de  Moscou,  et  appartient  maintenant 


47 


à M.  iïagor;  M.  le  I):r  fven,  ontornologue  des  plus  zé- 
lés a pris  un  autre  individu,  au  Corps  forestier  au 
mois  (l’Avril,  sur  une  balluslrade  de  jardin,  et  par  un 
désintéressement  peu  ordinaire,  il  a bien  voulu  en 
faire  don  à 1 Academie;  enlin  M.  Schauft’elberger  pos- 
sède une  paire  de  cette  intéressante  espèce. 

La  N.  Steîwr.sü  parait,  ici  au  premiers  beaux  jours, 
c’est-à-dire  en  Avril,  tandis  que  la  N.  carmelüa,  ne 
se  trouve  qu’au  mois  de  Mai  environ  deux  semaines 
plus  tard. 


Gatocala  adultéra,  hinze. 

Cette  nouvelle  espèce  olfre  par  le  dessin  une 
grande  ressemblance,  par  les  ailes  supérieures  avec  la 
C.  elocala,  et  se  rapproche  au  contraire  de  la  C.  nupta 
par  les  ailes  inférieures.  Au  premier  abord,  notre 
espèce  se  distingue  par  la  couleur:  le  fond  des  ailes 
supérieures  au  lieu  de  la  teinte  jaun.àtre  de  Velocala  est 
d’un  blanc  grisâtre  et  les  dessins  sont  d’un  noir  bleu- 
âtre; la  teinte  rouge  des  ailes  inférieures  est  plus 
vermillon  que  carmin. 

Sa  taille  e.st  celle  de  la  nupta. 

Les  ailes  supérieures  en  dessus,  présentent  non  loin 
de  la  base  la  l:e  ligne  transversale,  noire,  large  et  bordée 
à son  côté  interne  d’une  ligne  de  teinte  claire  limitée  par 
des  atômes  plus  foncés;  entre  cette  ligne  et  la  bande 
transversale  se  remarque  un  espace  blanc,  légèrement 
saupoudré  sur  ses  bords  d’atomes  grisâtres,  ainsi  qu’un  au- 
tre espace  |)areil  de  l’autre  côté  de  la  bande  (ces  deux 
espaces  blanchâtres  reposent  sur  la  nervure  médiane) 


48 


et  qui  est  limité  par  le  2:e  ligne  transversale,  laquelle 
fortement  dentée  depuis  son  origine  près  de  la  côte, 
est  bordée  extérieurement  d’un  ligne  d’un  beau  blanc 
faiblement  grisâtre;  la  bande  transversale  est  d’une 
teinte  noire  ne  permettant  de  distinguer  dans  sa  moi- 
tié antérieure  que  quelques  traits  irréguliers  plus  fon- 
cés (et  non  une  tache  réniforme);  plus  bas  se  remar- 
quent les  deux  taches  orbiculaires  contiguës,  dont  la 
première  est  blanche  dans  son  milieu  et  la  seconde 
n’est  que  faiblement  indiquée;  enfin,  tout  près  du 
bord  externe,  une  ligne  en  Festons,  qui  est  parallèle 
à ce  bord  et  plus  prononcée  que  chez  Yebcata,  et  non 
courbée  intérieurement  comme  chez  la  nupta;  et  sur 
la  frange,  une  série  de  traits  noirs  et  moins  en  crois- 
sants que  chez  la  nupla. 

Les  ailes  inférieures  *)  diffèrent  peu  de  celles  de 
la  nnpta;  la  bande  interne  est  plus  arrondie  à son 
bord  intérieur,  elle  est  aussi  moins  sinueuse,  et  la 
postérieure  est  un  peu  moins  large,  vers  l’angle  ex- 
terne de  ces  ailes,  et  non  dentée  à son  bord  externe. 

En  dessous,  les  ailes  supérieures  ne  diffèrent  pas 
de  celles  de  Veheata,  si  ce  n’est  que  la  2:e  bande 
noire  à son  bord  externe  est  plus  arrondi;  il  en  est 


*)  Entr’autres  caractères,  il  est  facile  de  distinguer  la  C.  elocata  de 
la  C.  nupta,  pareeque  cheü  cette  dernière,  la  bande  interne  des  secondes 
ailes  présente  nn  coude,  juste  sur  le  disque  de  l’aile  et  qui  correspond 
à peu-prés  à la  première  échancrure  arrondie  de  la  bande  noire  externe, 
tandisque  que  chez  la  elocata  ce  coude  se  trouve  beaucoup  plus  bas, 
sur  le  Va  inlérieur  de  l’aile,  et  en  face  de  la  2:e  échancrure  de  la  bande 
externe  (la  l:e  échancrure  n’existe  pas  chez  cette  espèce);  ce  qui  fait  que 
le  bord  interne  de  cette  dernière  bande  est  arrondi,  tandis  que  chez  la 
nupta,  il  forme  un  angle  depuis  la  basejusq’uà  cette  première  échancrure. 


49 


(le  tDÔmo  (In  bord  interne  de  la  bande  exbVieure, 
de  sorte  que  la  bande  blanche  sitiuîe  entre  ces  deux 
bandes  noires  est  plus  en  quart  de  cercle  et  pins  large 
vers  le  bord  interne  de  l’aile,  que  chez  les  deux  an- 
ciennnes  espèces,  et  n’oITre  pas  ce  dessin  en  V (fu’on 
remarque  chez  la  mipta;  la  frange  du  borde  externe 
n’a  que  de  très  faibles  traces,  souvent  môme  effacées 
de  cette  ligne  do  traits  en  arc,  qui  est  chez  la  nupta 
un  des  principaux  caractères  indiqués  par  Linnée,  et 
qui  a fait  reconnaître  la  véritable  nupta  de  cet  auteur. 
Les  ailes  inférieures  diffèrent  de  celles  de  la  nupta 
en  ce  que  la  bande  noire  interne  est  moins  déchirée 
sur  ces  bords,  et  la  bande  externe  ou  marginale  est 
moins  large,  à son  sommet. 

M.  le  ü:r  Hinze  a le  premier  trouvé  cotte  espèce; 
plus  tard  M.  H.  Fixen  nous  gratifia  du  seul  exemplaire 
qu’il  avait  pris;  M.  Huber  en  a élevé  un  exemplaire, 
dont  il  avait  trouvé  la  chenille  au  Corps  forestier;  M. 
Sievers  a aussi  trouvé  une  chenille  qui  lui  parut  différer 
de  celle  de  la  nupta  par  une  couleur  générale  plus  clare. 
— M.  Bremer  nous  a donné  un  exemplaire  qu’il  avait  pris 
près  de  Jambourg*);  le  ü:r  Iven  nous  « issuré  qu'à  Ar- 
changel,  on  ne  trouve  pas  d’autre  ( atocata  que  cette 
espèce.  — A Pétersbourg  la  C.  nupta  n’est  pas  rare,  mais 
on  n’y  trouve  pas  la  C.  elocata.  Il  s’ensuit,  qu’on  peut 

*)  M:r  le  Drr  Ivon  avec  une  rare  pénérosilé.  nous  gratifia  d’im 
exemplaire  qu’il  avait  pris  lui  même  à Archangel;  cet  exemplaire  que 
l’on  peut  voir  au  Musée  de  l’Académie  est  reinarquable  par  le  dessin  des 
ailes  supérieures  plus  netlemenl  marqué,  ainsi  que  par  une  teinte  géné- 
rale plus  claire  que  les  individus  pris  à St.  Pétersbourg,  et  il  faut  ajouter 
que  l’individu  trouvé  par  M:r  liremer,  à Jambourg  présente  le  dessin  desailes 
supérieures  moins  accusé,  et  comme  effacé  par  une  couleur  très  foncée. 

i 


50 


regarder  cette  espèce  comme  [)roprc  aux  régions,  sep- 
tentrionales de  notre  Empire,  et  selon  les  observations 
générales,  que  les  animaux  tendent  à prendre  une 
nuance  d’autant  plus  grise  ou  blanche  môme  à mesure 
qu’ils  se  rencontrent  plus  à l’Est  et  au  Nord,  de  môme 
notre  espèce  offre  un  exemple  de  cette  observation. 


Sur  les  Lépidoptères  de  l’Amérique  septentrionale 

par 

M.  Otto  Bremer. 


M.  Motschulsky  a bien  voulu  me  confier  la  dé- 
termination des  Lépidoptères  qu’il  rapporta  en  1854, 
de  ses  voyages  en  Amérique.  Outre  un  grand  nom- 
bre d’espèces  intére.ssantes,  il  y en  a plusieurs  de 
nouvelles,  môme  de  très  grande  taille,  provenant  de 
l’intérieur  du  Mexique,  et  d’autres  plus  petites,  parmi 
les  Géométrides,  les  Tortricides  et  les  Tineides.  Le 
nombre  général  des  espèces  surpasse  150.  Parmi  ces 
papillons  plusieurs  ont  été  évidemment  introduits  de 
l'Europe,  dans  le  nouveau  monde,  nommément:  Va- 
nessa  Antiopa,  Pyrameis  AtMlanta,  P.  cardui,  Calpe  liba- 
trix  et  Pyralis  farinalis.  Je  présente  ici  une  liste  de 
ceux  qui,  pour  le  moment,  ont  pu  être  déterminés; 
tandis  que  les  nouvelles  espèces  seront  décrites  par 
M.  Ménétriés  dans  le  Catalogue,  que  publie  l’Académie 
Iin[)érialc  des  sciences  de  St.  Pétersbourg. 

Papüio  n.  s.  (voisin  du  Tunms),  n.  s.  (voisin  de 
Sinon),  Protesikms  var.,  Cresphontes,  Asterias,  Turnus, 


51 


(ilnncus,  PhUennr  ot  Marcdlm\  Pioris  Chômes  ot  S.  n.; 
CaUidryas  Aryante,  Phiha  cl  Eubnle;  GnnejHerix  Mamtla; 
Colias  Philodice;  Tcrias  Nicippe,  Proterpia,  Mexicana  cl 
s.  11.;  Aqeronia  s.  n.,  Panais  Eresimus  et  Arrhippns;  th- 
liconia  Charitonia;  Eucides  Anaxa;  Colamis  Jtilia;  Au- 
f/raulis  Juno;  Euptoieta  Claudia;  Argynnis  Cybele  et  My- 
rina;  Melitaea  Tharos,  Gorgone  et  Phaeton;  Grapta  C.  au- 
reuni,  comma,  Va:nes.sa  Antiopa,  Pyrameis  Hantera,  Ata- 
lanta,  cardui,  Junonia  Lavinia  et  Coenia,  Anartia  Ja- 
trophae  et  Falima;  Myscelis  cyaniris;  Synchloe  Janeis; 
Lirnenitis  Disippus;  Apatura  Cellis;  Timeles  Chiron;  Saty- 
rus  Ahpe;  Neonympha  Sosybius;  Debora  H;  Lybithea 
Motya;  Thccla  Hegalis  et  Favonius;  Polyommatus  Phlaeas; 
Goniuris  Enrycles;  Goniloba  Tityms,  n.  s.  et  Celaenus; 
Pamphila  Philaeus;  Nisoniades  Catullus;  Achlyodes  erosns- 
IJesperia  n.  s.  et  n.  s.;  Sphinx  sordidus,  plebeja  et  5 
mandata;  Deilephila  Pampimitrix  et  Dauais;  Ampelopbaga 
Satellilia;  Smirinthas  Myops?;  Macroylossa  Pelmgas  et 
nctomamlata;  Sesia  aieurbüae  et  E:ritiosa,  Glaaœpsis 
Omphale;  Prncris  americana,  Lithosia  stridalationis,  Deio- 
peia  liella  et  Omatrix;  Chelonia  Virgo,  Arge,  Ocnlalis- 
sima,  Isahella,  Acrea  et  Virginica;  Lophocampa  Tessella- 
ris;  Orgyia  Leucostigma;  Clisiocampa  americana;  Cerato- 
campa  Begalis,  Üryocampa  stigma  et  Pellucida;  Attacas 
Cecropia,  Promethea  et  Polyphemus;  Aglia  Jo  et  Proser- 
pina;  Cossus  Jtobiniae  et  Maemurtrei;  Limacodes  Pittecium, 
Dicrannra  borealis;  Pygaera  Ministra,  Albifrons  et  Ame- 
ricana; Eudrias  Unio  et  Grata;  Acronycla  Ohlinita;  Agro- 
tis  clandestina;  Calpe  Libalrix;  Calocala  Amalrix,  n.  s. 
et  s.  n.;  Ennomos  Chmnlaria  ('t  Subsignaria:  Pyralis 
l'arinalis. 


52 


Odoiiates  (te  la  Rassie 

par 

le  D;r  llagen  à Ktfnigsberg. 

Jusqu’aujourd’hui  on  connaisait  très  peu  la  (iuine 
générale  des  Odonates  de  ce  vaste  territoire;  quelques 
voyageurs  en  avaient  rapportées  quelques  espèces  et 
on  possède  môme  des  catalogues  plus  ou  moins  com- 
plets do  quelques  provinces  isolées;  mais  les  chaînons 
intermédiaires  manquant,  il  était  tout-à-fait  inq)ossible 
de  préciser  la  faune  ou  môme  le  caractère  général 
de  cette  faune  du  pays  entier.  Maintenant,  grâce  à 
l’extrôme  obligeance  de  M.  M.  de  Motschulsky  et  Mé- 
nétriés,  je  suis  à môme  de  donner  une  liste  assez 
riche  des  Odonates  de  provinces  et  de  régions  diffé- 
rentes et  peu  connues.  On  découvrira  sans  tloute  plus 
tard,  un  plus  grand  nombre  d’espèces  connues  et  môme 
nouvelles,  mais  pour  le  moment,  ce  que  j’ai  sous  la  main 
sulfit  pour  entrevoir  le  caractère  propre  à la  faune 
de  ce  pays  et  pour  remplir  une  lacune  trop  vaste 
dans  la  distribution  géographique  de  ces  insectes. 

J’ai  réuni  dans  l’aperçu,  qui  va  suivre  les  maté- 
riaux déjà  publiés,  avec  les  espèces  que  j’ai  exami- 
nées moi-mêrne. 

Lepéchin  est  le  premier  qui  décrit  une  Odonate 
de  Russie  (1772)  dans  son  voyage  tom.  I.  p.  77  (trad. 
allemand.)  tab.  4.  fig.  8,  trouvée  le  30  Aôut  à Sente- 
mir  près  de  Simbirsk;  c’est  sans  aucun  doute  Lib. 
pedemontana,  Allioni.  Fabr.  Lepéchin  décrit  assez  bien 
le  mâle  et  la  femelle  et  son  dessin  est  reconnaissable, 
mais  comme  il  n’a  pas  donné  de  nom  â l’espèce  et 


53 


que  celui  de  Gnielin,  dans  Linn.  Syst.  nat.  XIII  p.  2620 
L.  sibirica,  est  [)Ostérieur  à celui  de  Fabricius,  le  nom 
de  ce  dernier  est  à conserver. 

Le  célèbre  Pallas  a publié  à peu-près  à la  même 
époque  (1771)  dans  son  Itin.  I.  p.  469  une  Lib.  pen- 
nipes,  trouvée  le  18  Juin  près  du  Volga  et  de  Sa- 
mara;  c’est  le  Platyonemiis  platypoda  Van  der  Lind  et 
Âgrion  lactmm  Charp;  la  description  suffit  pour  re- 
connaître l’espèce  et  pour  pouvoir  adopter  le  nom  de 
Pallas.  On  trouve  encore  dans  la  relation  de  ce 
voyage,  plusieurs  notices  sur  les  Odonates,  mais  sans 
indication  d’espèce.  Dans  un  volume  très  curieux  du 
Syslema  naturae  Linn.  ed.  Xll,  qui  avait  accompagné 
Pallas  dans  tous  scs  voyages  et  qui  se  trouve  actuel- 
lement à la  Bibliothèque  Royale  de  l’Université  de 
Kbnigsberg,  on  trouve  une  foule  de  remarques  et 
de  notes,  écrites  de  la  propre  main  de  ce  naturaliste, 
souvent  môme  au  crayon  et  plus  tard  soulignées 
à l’encre.  Il  est  peut-être  intéressant  de  reproduire 
ici,  ce  qu’il  dit  sur  les  Odonates: 

wCausam  quare  Libellae  interdum  immensis  agmi- 
nibus  migrantes  appareant,  nemo  explicaverit.  Ilabet 
talem  migrationem  Tabolii  obs.  Chappe.  Aquosus  fuit 
annus,  quum  observavit  phaenornenon  Chappe,  adeo- 
que  non  a siccitate  regionis  migratio.  L.  i maculata 
ad  Kaschum  et  Volgam  australem.  L.  forcipata  ad 
Volgam,  Samaram,  Jaikum  copiose.  L.  umbrala  assi- 
railis  ad  Ononcm  a Sokolof  co[)iose  Iccta,  circa  rivum 
Tochtor,  (c’est  sans  doute  L.  pedemonlana).»  Enlin  chez 
Lib.  puella  il  est  dit:  wLibellula  tibiis  planis  nostris 


54 


videt  (lelineata  apud  SchaefF.  Hatisb.  tab.  48.  f.  l.»  — 
La  citation  est  juste. 

Fisclicf  dans  son  Histoire  natuielle  de  la  Livonie 
cd.  II.  1791,  assez  bon  ouvrage  pour  ce  teni[)s,  dé- 
crit p.  335  dix  espèces:  L.  4 maculata,  eliectuant  une 
migration  en  grand  nombre  en  Mai  1779,  L.  JJavescem, 
L.  rvbicunda,  L.  depressa,  L.  vidgatmima,  L.  cancellata, 
L.  aenea,  L.  grandis,  L.  virgo  et  L.  puella.  Ces  des- 
cri[)tions  sont  troj)  courtes,  pour  être  certain  de  scs 
déterminations;  mais  il  est  très  probable  (pie  toutes 
les  espèces  s’y  trouvent  réellement  et  en  tout  cas,  il  a 
au  moins  constaté  qu’il  y a dix  esfièces  diirérentes. 

Cederhjelni  dans  son  Prodomus  faunae  Ingricae 
(1798)  p.  183  cite  12  espèces,  celles  de  Fischer  et 
()uis  L.  vulgata  et  Aesch.  forcipata;  il  ne  donne  rien 
(jue  les  diagno.ses  de  Fabricius,  mais  enfin  toutes  ces 
espèces  s’y  trouvent  très  probablement. 

llummel,  dans  ses  Essais  entomologiques  cite  14 
espèces  d’Odonates,  comme  prises  aux  environs  de 
St.  Pétersbourg,  nommément;  Libdlula  aenea,  L.  4 ma- 
culala,  L.  dubia  (qui  n’est  pas  la  L.  pectoralis  Charp.) 
L.  flavomaadala , L flaveola,  L.  vulgata  avec  plusieurs 
variétés,  qui  sont  la  L.  scolica  et  la  femelle  à pléros- 
tigme  blanc  d’un  individu  très  jeune  {L.  pallidistigma 
Stepli.),  Aescima  grandis,  A.  niaculatissima?  probablement 
la  L.  juncca  L.,  Agr.  hastatulum,  barbanm,  forcipula, 
virgo  et  puella. 

M.  Rathke  dans  son  mémoire  sur  les  parties  gé- 
nitales des  Odouatos  (1832)  à disséqué  les  espèces 
suivantes,  trouvées  près  de  Dorpat:  L.  aenea,  flaveola, 
de])ressa,  Aesrhna  cyaneu,  grandis,  Agr.  virgo  et  jmella. 


55 


C’est  surtout  à M.  Eversmann  de  Kasan  que  nous 
devons  une  liste  très  complète  des  Odonates  qui  se 
trouvent  entre  le  Volga  et  l’Oural.  Il  a eu  la  com- 
plaisance de  me  communiquer  scs  types,  à l’exception 
seulement  de  celui  de  la  L.  infuscata,  de  sorte  qu’il 
n’y  a pas  de  doute  sur  leur  détermination.  Ses  tra- 
vaux sont  inserrés  dans  le  Bulletin  de  la  Société  Im- 
périale des  Naturalistes  à Moscou  1836  et  1841.  11 

y cite  les  espèces  suivantes:  LiheUula  depressa,  conspur- 
cata,  -i-maculala , Fuchsiana  Ev.  (L.  bimaculata  Charp), 
cancellala,  infuscata  Ev.  (sans  doute  L.  ruhicunda  L), 
mclanostigma  Ev.  (les  types  se  rapportaient  à la  L.  ru- 
bicunda  et  L.  dubia,  tandis  que  le  dessin  représente 
une  femelle  de  la  L.  rubicunda  et  porte  par  erreur  le 
nom  de  L.  cognala;  dans  la  Revue  p.  59  M.  Selys 
suppose  que  la  L.  mclanostigma  est  synonyme  de  la 
{L.  pectoralis  Charp),  pedemontana , vulgata,  flaveolata, 
nigricula  Ev.  {L  scotica  Don.),  acnca,  metallica,  Acschna 
formosa  (azurea),  maculatissima  (ajanea),  mixta,  affinis 
(je  n’ai  pas  vu  le  type),  viridis,  grandis,  rufescens,  for- 
cipata  (vulgatissima) , cognala  Ev.  (Jlavipes  Charp.),  ungui- 
culata  (forcipata),  Agnon  virgo,  macrostigma,  barbara, 
paedisea  Ev.  (les  types  se  com()osaient  d’un  couple  de 
L.  virens  Charp.  et  d’une  femelle  de  L fusca),  fnsea 
(cyathigerum) , platypoda,  pulchella  (elegans)  puella  (hasta- 
tulum)  et  elegans.  Les  descriptions  et  les  ligures  des 
espèces  nouvelles  sont  exactes.  Dans  son  second  mé- 
moire il  décrit:  Lib.  Hellmanni  Ev.  (L.  caudalis  dont 
le  mcllc  à stigm.  nigris  est  L.  albifrons  Burin.)  L.  fallax 
Ev.  (L.  albifrons  Burm.  et  L.  caudalis  Charp.  jeune) 
et  Aeschna  spectabilis  Ev.  {G.  serpentimis).  L’envoi  de 


M.  Evorsinann  contenait  en  outre  VAeschna  varia  Ev. 
(A.  juncea)  et  Agr.  leucophallis  (Lestes  sponsa),  ce  qui 
joint  avec  Corel,  flavomaadala , que  M.  Eversmann  dit 
avoir  pris,  porte  le  nombre  des  espèces  observées 
en  Russie  par  ce  naturaliste  à 40. 

La  liste  donnée  dans  la  Revue  des  Odonates, 
contient  encore  L.  meridionalis , coninuiniquée  par  M. 
Ménétriés  et  le  C.  splenelens,  mais  on  n’est  pas  encore 
sur,  si  toutes  les  deux  proviennent  réellement  de  la 
Russie. 

Dans  le  Catalogue  des  Insectes  recueillis  par  leu 
Lehmann,  dans  son  voyage  à Bokhara,  M.  Ménétriés 
cite  encore  FAgrion  inna  Brullé  et  TA  festiva  Biüllé 
de  Bokhara  et  les  L.  i maculata  et  peelemontana  des 
environs  d’Orenbourg. 

Dans  le  Musée  de  Berlin,  il  y a une  femelle  de 
YAeschna  ([uadriguttata  Burin,  avec  l’indication:  Oural 
Eversmann;  mais  il  faut  supposer  qu’il  y a eu  un 
changement  d’étiquette,  puisque  l’espèce  est  certaine- 
ment américaine  et  M.  Eversmann  ne  la  mentionne 
nulle  part.  M.  Eichwald,  dans  son  voyage  sur  les  ri- 
ves de  la  mer  Caspienne,  tom.  II.  p.  272,  décrit  comme 
Agrion  colchicum  de  Mingrélie  le  Caloptcryx  virgo.  Il  a 
aussi  vu  des  Odonates  en  grand  nombre  à Derbent, 
au  Sinus  Balkhanien  et  à Astrabad  et  cite  une  espèce 
nouvelle  sous  le  nom  d’^^'r.  Oedipus,  sans  la  décrire. 

Geblcr  mentionne,  dans  le  voyage  de  M.  Lede- 
bur  II.  p.  19,  que  les  Odonates  de  la  Sibérie  n’offrent 
rien  de  remarquable. 

M.  Kolenati  décrit  dans  les  Meletemata  deux  espè- 
Aeschna  Cliarjjentieri  du  lleuve  Cyrus  (Arax)  au- 


ces 


57 


iléla  (lu  Caucase  (probablement  Cordulegaster  anmlatus 
on  insignis)  et  Acsch.  caucasica  d’Elisabethpol  (juncea?). 
Le  Musée  de  Vienne  possède  le  Gomphus  (lexuosus  des 
environs  d’Elisabethpol. 

En  ajoutant  les  L.  sanguinea,  dubia  et  ÏAesch  jun- 
cea, communiquées  dans  le  temps,  par  M.  Ménétriés 
à M.  Sellys,  le  nombre  des  Odonates  de  la  Russie, 
mentionnées  ou  décrites  monte  jusqu’à  47. 

Enlin  les  Odonates  russes,  que  je  viens  d’exami- 
ner moi-môme,  dans  les  envois  de  M.  M.  Molschul- 
sky  et  Ménétriés,  sont  d’après  la  nomenclature  de  la 
Revue  des  Odonates,  les  suivantes: 

1.  De  St.  Petersbourg  (DuderholT)  4 espèces  L. 
scotica,  Aeschna  grandis  (aussi  d’Archangel)  Agrion  najas, 
cyathigerum. 

2.  Du  Caucase,  13  espèces: 

L.  fulva  (Transcauc.  Kakhétia),  brunnea,  pedemontana, 
(laveola  (aussi  de  Turcomannie)  Gomphus  forcipatus,  vul- 
gatissimus,  Aeschna  rufescens,  miœta  (Transe.),  Calopt. 
splendens,  Lestes  fnsea,  nympha,  bar  bar  a,  Agr.  puella. 

3.  Des  déserts  des  Kirguises  (ülu-Tau)  9 espèces: 

L.  flavcola,  vulgata,  scotica,  Aeschna  grandis,  mixta, 

viridis  (de  Dschergain),  nov.  sp.  (Dschergain) , Lestes 
sponsa,  Agr.  cyathigerum. 

4.  De  la  Sibérie,  principalement  des  environs 
d’Irkutsk,  17  espèces:  4 maadata,  brunnea.  flaveola, 
scotica:  pedemontana,  rubicunda,  nov.  sp.  Lib.  vulgata 
aff.,  Epith  bimaculata,  Cordtd.  aenea  (Tomsk),  Goniph, 
flavipes,  serpentinus,  Aeschna  crenata  n.  sp..  Lestes  sponsa- 
Agr.  najas,  cyathigerum  (aussi  de  la  Transbaical.)  lunu- 
latum  (Transbaical.),  hastulatum. 


58 


5,  Du  littoral  oriental  de  la  Sibérie,  5 espèces: 
Lib:  flaveola  (Ajan),  Lib.  nov.  sp.  (Ajan),  Gompkus  Kuri- 
lis  n.  s.  (Iles  Kourilles),  2 Agrion  n.  sp.  (Iles  Kourilles). 

6,  Du  Kanitschatka , 8 espèces:  Lib.  flavesccns  F. 
(viridula  BeauvoisJ,  4 maculata,  Cordul  arctica,  aenea, 
Aescima  palmata  n.  s.,  juncea,  Anax  Junias  et  Agr. 
cyathigei'um. 

7,  De  l’Amérique  Russe,  3 espèces:  Cordul.  n.  sp. 
(de  Sitka),  Agr.  cyathigeruni  (?),  Aeschna  juncea  (Norton 
Sund  et  Kenoe). 

De  l’ancienne  possession  russe  Ross  en  Californie 
8 espèces:  Anax  Junias,  Lib.  3 maculula,  2 Lib.  n.  sp., 
Hetaerina  n.  sp.,  3 Agrion  n.  sp.  - — Ces  dernières 
purement  américaines  n’apjiartiennent  plus  à la  Faune 
Russe.  — 

En  tout  41  espèces,  dont  18  pas  encore  men- 
tionées  comme  se  trouvant  en  Russie  et  9 tout-à-fait 
nouvelles,  ce  qui  fait  monter  le  chiffre  total  des  espèces 
d’Odonates  trouvées  en  Russie  à 74. 

Quand  à la  distribution  géographique  des  Odona- 
tes,  les  espèces  communiquées  deviennent  d’une  im- 
portance très  positive,  pareequ’un  grand  nombre  pro- 
vient des  régions  et  des  pays  si  lointains  et  si  peu 
accessibles  aux  naturalistes,  (lu’il  n’y  a aujourd’hui  aucune 
collection  et  aucun  autre  musée,  dans  les  quels  on 
trourerait  des  Odonates  do  ces  contrées.  — Aussi 
peuk-on  à l’aide  des  faunes  de  ces  provinces  éloignées 
reproduire  ai-tiliciellemcnt,  la  faune  des  pays  intermé- 
diaires, ayant  recours  à une  loi,  qui  ne  laisse  aucun 
doute.  Ainsi  les  espèces  de  S.t  Pétersbourg  et  même 
de  la  Prusse  se  retrouvant  dans  la  Sibérie  orientale 


59 


cl  au  Kanitscliatka,  doivent  se  rencontrer  dans  le  pays 
immense  et  inconnu  encore  pour  les  Odonates,  com- 
pris entre  ces  deux  points  de  départ.  Cette  loi 
reste  cependant  juste  dans  le  cas  que  l’élévation  du 
sol,  reste  à peu-près  la  même;  s’il  y a une  élévation 
considérable  ou  môme  des  montagnes,  la  faune  devient 
ou  peut  devenir  dill'érente.  Ainsi  on  trouve  sur  les 
Alpes  Suisses  des  espèces  de  la  Lapponie,  qui  man- 
quent totalement  aux  pays  inteimédiaires.  Mais  cette 
exclusion  ne  peut  s’appliquer  pour  la  Russie,  qu’au 
Caucase  et  les  grandes  chaînes  de  montagnes  qui  bor- 
dent la  frontière  méridionale  de  la  Sibérie  orientale. 
Les  monts  Ouralsks  sont  trop  peu  élevés,  pour  pou- 
voir influer  sur  la  faune  des  Odonates  et  c’est  la 
raison  pourquoi  nous  rencontrons  plusieurs  de  ces 
espèces,  depuis  la  Finlande  jusqu’au  Kamtschatka,  comme 
p.  ex.:  Lib.  4 mamlata,  Cordai,  aenea  Aesch.  juncea  et 
Agr.  ajalhigemm,  qui  toutes  les  quatre  habitent  aussi 
l’Europe  tempérée;  deux  d’entr’elles:  Aeschna  juncea 
et  Aeschna  cyathigerum  se  répendent  môme  au  delà  des 
Iles  Aleutiennes.  — 


Sur  les  Collections  Coléo|>tèrolog:lques 

de  Linné  et  de  Fabricius 


par 

V.  de  lUotschulsky  *) 
(Coiilimiation). 


II.  HYDROCANTHARES 

A,  Aquatiques. 

1,  IIaliplides 
Haliplus  Latr. 

Dyliscus  F. 

ferrugincus,  . . . Eur.  Dans  la  Col.  de  Kiel,  c’est  bien 
le  grand  //.  ferrugincus,  des  auteurs,  tandis  que 
l’espèce  noinniée  ainsi  par  Linné  est  un  Hyplnjdrus. 

confhiens Eur.  D’après  la  Col.  de  Kiel,  c’est 

fl.  obliquus  de  nos  collections. 
impressus  ....  Eur. 
fulvus Eur. 


1)  Ayant  enfin  eu  l’occasion,  par  la  complaisance  de  M.le  D-.r  Schaiim 
à Berlin,  de  voir  les  répliques  de  Megerle  de  Mülilfeld  aux  notes  Syno- 
inmiques  d’illiger,  j’en  ai  prolité  dans  les  feuilles  qui  suivent. 


2,  Pelobides 
Pelobius  Scli. 

Hydrachna  F. 

flei'manni  ....  Eur.  Afr.  bor. 

3 , Hybroporides 
Hyphydrus  111. 

Dyliscus  L.  Hydrachna  F. 

ferrugineus  L. . . Eur.  D’après  la  Col.  de  Linné  c’est 
une  <>,  tandis  que  le  se  trouve  décrit  par 
Linné  dans  sa  Fauna  Suecica,  sous  le  nom  de 
Dyt.  ovatus. 


scriptns Ind.  or.  Ins.  Bourbon. 

Hygrotus  Steph. 

Dytiscus  F.  Hydroporus  Aubé 
inaequalis Eur. 

rcticulatus  ....  Eur.  Megerle  de  Mühlfeld  considère 

cette  cepèce  comme  la  ij  du  H.  inaequalis. 
obliquas Eur.  Dans  la  Col.  de  Kiel  l’exem- 

plaire étiqueté  est  \’H.  reticulatus  de  nos  collections. 
pictus Eur. 


Desmopachria  Babington 
Dyliscus  F.,  Hodroporus  Aubé. 

<Tux Italia.  Je  ne  crois  pas  me  tromper, 

en  le  considérant  comme  synonyme  de  VHydrop. 
cuspidatus  des  auteurs. 


62 


flydroglyphus  Motscli. 

Dytiscus  F.  Hydroponis  Aul)é 

granularis Eur. 

geminus German. 

Hydrocoptiis  Molsch  i) 

Dytiscus  F.  Hydroponis  Aube 
paluslris  L Eur. 

duodecimpustidatus  Eur.  tcnip.  Dans  la  Col.  de  Kiel, 
l’exemplaire  étiqueté  est  un  H.  elegans  111.,  mais 
à côté  il  y a un  véritable  IL  pustulatus,  qui 
parait  avoir  servi  de  type  pour  la  description. 


planus Eur. 

lineatus Alsace.  D’après  la  Col.  de  Kiel  c’est 

le  H.  alpinus  Payk. 

picipes Eur. 

dorsal, is Eur.  temp. 

halensis Germ. 


erylhrocephalus . . Eur.  D’après  la  Col.  de  Copenhague 
et  les  descriptions,  ce  n’est  pas  l’espèce  de 
Linné,  qui  est  un  Colymbetes,  mais  bien  le  Hydro- 
coplus qui  ligure  sous  ce  nom  dans  nos  Collec- 
tions. 

depressm Helvetia,  Dans  la  Col  de  Kiel,  le 

type  correspond  parfaitement  au  H.  depressus  Gy  11., 
avec  le  dessous  du  corps  noir. 


1)  D’après  t’exposé  que  j’ai  donné  dans  mes  Ilydrocanllmres  de  la 
Russie,  le  genre  Ih/droporus  de  Clairville  est  restreint  aux  espèces  H.  sep- 
teniriomlis , hyperboreus  et  semblables. 


«3 


nigrita Eur.  La  Col.  do  KicI  démontre  ({uo 

c’est  le  II.  tristis  de  nos  Collections. 
sexpuslidalm  . . . Eur. 
octopuslulatus . . . Helvetia. 

4,  CoLYMBETYDES 
Noterus  Clairv. 

Dytiscus  F. 

scmipunctatus  . . . Ind.  or. 

Laccophilus  Leach. 

Dyttscus  L.  F. 
minutus  L.  . . . Eur. 

Coptotomus  Say. 

Dytisms  F. 

inlerrogatm ....  Am.  bor. 

Copelatus  Eric  lis. 

Dytiscus  F. 

bicolor Guinea 

decempunctatus  . . Nov.  Holl. 
posticatus Am.  Ins. 


1)  Parmi  les  Hydroporides . le  Dytiscus  pusUtus  F.  est  d'après  SchiÔdle 
le  même  que  Ilydr.  geminus;  Dyt.  arcuatus  F.,  d’après  Schiôdte  est  le 
même  que  D.  pictus  F.;  Dyt.  lituratus  F.  selon  Schaum  n’est  pas  l’espèce 
décrite  sous  ce  nom  par  Aubé,  mais  une  simple  variété  du  Ilydr.  palus- 
tris  L. ; Dyt.  ovatus  F.,  et  Dyt.  pygmaeus  F.,  se  rapportent  au  II.  lineatus; 
Dyt.  flavipes  F.  n’est  autre  chose  que  le  H.  planus  F.;  Dyt.  parvuliis  = l{. 
innequaKs;  llydrachna  gihba  F.  la  même  que  Hyphydrus  ferrugineus  L. 


64 


Colymbotes  Clairv. 

Dytiscus  F.  L.  Agabus  Leach. 
maculatus  L.  . . . Eur. 

erythroccphalus  L.  Eur.  Est  d’après  la  Col.  Janné  le 
Colymb.  opacus  Mannli. 
bipuslulatus  L . . Eur. 

nliginosus Eur.  Le  Dyt.  nligimms  Linné  est 

d’après  la  Collection  de  ce  naturaliste  un  Ilyobius 

paluslris Eur. 

paludosus Eur. 

bipunclalus  ....  Germ. 

signatus Am.  mer.  Patagonia.  Schaum  le  consi- 

dère comme  synonyme  de  Col.  signalus  Babington 
et  Col.  irroratus  Aubé.  Dans  la  Col.  Banks  il  y 
a sous  ce  nom  un  Rhanlus  nolatus.  — 
abbreviatus  ....  Eur. 

irroratm America. 

brunneus Tanger 

varius  (Ent.  Syst.)  Sumatra.  D’après  Schaum  c’est  la 
môme  espèce,  que  le  C.  praemorsus  Er.,  C.  reti- 


culatus  et  C.  nigroremaius  Babington 

cicur Cap.  b.  Sp.  (lotte  espèce  est  inscrite 

dans  l’Index  pour  le  Syst.  Eleuth.  sous  le  nom 
de  D.  jecur. 

cinclus America 

calidus Am.  mer. 


agilis 


Liopterus  Eschh. 
Eur.  mer. 


65 


Ilyobius  Agass. 

Dyliscus  L.  F.  Ilybius  Er. 

tdiginosm  L.  . . . Eur.  Dans  la  Col.  de  Linné  se 
trouve  sous  ce  nom  un  Col.  abbreviatus,  mais  à 
côté  un  II.  fuliginosus  F.  auquel  convient  aussi  la 
description. 

fenestratm Eur. 

Rhantus  Eschh. 

Dyliscus  F.  Colymbetes  Aubé 


notatus Eur. 

adspersus Eur. 


Cymatopterus  Eschh. 
Dyliscus  L.  F.  Colymbetes  Schaum 


fuscus  L Eur. 

slriatus  L Eur.  bor.  D’après  la  Col.  de  Linné  c’est 


l’espèce,  qui  a été  décrite  par  Gyllenhal  comme 
C.  Bogemanni. 


Meladeraa  Lap. 
Dyliscus  F.  Colymbetes  Aubé 
lanio Madera. 


1)  Les  Colymbelides  présentent  les  synonymies  .suivantes : Oytimis 
carbonaritii  F.  est  d’après  Schiüdie  la  même  espèce  que  Bi/t.  hipasliilaHis 
L.;  le  Dyliscus  nUidiis  F.  le  mémo  que  le  Dyt.  bigultalus  Oliv.;  D.futigino- 
sus  F.,  le  même  que  D.  uliginosus  L.;  D.  crassieornis  F.,  a été  décrit  sons 
ce  nom  antérieurement  par  Millier,  dans  son  Prodromus  et  devra  en  con- 
séquence prendre  le  nom  de  Noterus  crassieornis  Millier.  — Dyt.  bimacula~ 
tus  L.  est  d’après  sa  collection  une  J’hulcria  cadarerinii;  Dyt.  haemorhoi' 

A 


(!0 

5,  DYTiscinES. 

Cybister  Curtis 
Dyliscus  F. 

Roeseli Gallia.  Eur.  mer. 

atratm Polynesia. 

coslalis Surinam.  D’après  Schaum  c’est  nne 

espèce  bien  voisine  du  Cyb.  Dejeani  Aubé. 

Imbatus Ind.  or. 

irnmarginalus  . . . Sénégal. 

lateralvi Ind  or.  Trancpiebar. 

lacvigatus Am.  mer. 

laïus Am.  mer. 

Dytiscus  L. 
latminms  L.  . . . Eur. 
marginalis  L . . . Eur. 

semislriatus  L.  . . Eur.  D’après  la  Col.  de  Linné,  c’est 
une  femelle  du  Dyt.  ciramcinctus  Ahr 
circumflexus  . . . Eur.  m.  Tanger, 
cosia/îs  (Eut.  Sysl.)  Surinam?  — D’après  Schaum  c’est 
nne  femelle  du  D.  dimidiatus. 

Eretes  Lap. 

Dytiscus  L.  F.  Eunectes  Er. 
sticticus  L Eur.  mer. 

griseus EgypL  D’après  la  Col.  de  Kiel  c’est 

une  espèce  plus  petite  et  plus  allongée  que  VE. 
sticticus.  Elle  est  extrêmement  commune  en  Egypte. 


dnlts  F.  se  rapi)orte  d’après  Srliiôdte  au  l.iopimis  uiplis;  cl  le  Oiil.  U- 
l■ufctris  F.  d’après  le  même  aiileiir,  à ]' Ui/nliiiis  feni'Hlrdliix  F. 


«7 


Acilius  Leach. 

Dytisms  L.  F. 
sulcatns  Eur. 

Graphoderus  Eschh. 
Dytisms  F.  Colymbetes  Aubé. 
vittatus Ind.  or. 

Grapliotliorax  Mosch. 
Dytisms  L.  F.  Graphadenis  Eschh. 


cinereus  L Eur.  D’après  la  Col.  de  Linné  c’est 

le  Gr.  zonatus  des  auteurs. 

ruficollis Siain.  M.  Schaum  dit  que  dans  la 


Col.  de  llunter,  cet  insecte  est  représente  par 
une  grande  espèce  voisine  du  Gr.  Goryi  Aubé. 
varius  (Syst.  El.).  Sumatra.  Schaum  pense  qu’il  est 
identique  avec  le  Hydat.  rufulus  Aubé. 

Hydaticus  Leach 
Dytisms  F. 

stagnalis Eur. 

Hylmeri Eur. 

unifasciatus  ....  Guinea 
fusciatus Ind.  or.  J) 

1)  Pour  le.s  Diitiscides , il  y a les  synonymies  suivaiilos;  Dyt  margi- 
nalis  F.  est  d’ui)i  és  la  Col.  de  Kiel  une  é.sptice  Améi  icaine;  Dyt.ater  a été 
décrit  antérieurement  par  De  Gecr  sous  le  même  nom;  Dyt.  punctiihitus 
F.,  aussi  par  Mïdier  sous  le  nom  de  Dyt.  semisulcatus;  Dyt.  transversaux 
F.,  aussi  par  Mùller  sous  te  même  nom;  Dyt.  zonatus  F.,  par  Panzer  soits 
le  même  nom. 


68 


6,  Gyrinides. 

Gyrinus  Geoffr.  L.  F. 

natator  L Suecia.  D’après  le  type,  dans  la  Col. 

de  Linné,  c’est  le  G.  marinus  de  nos  collections, 
l'espèce  la  plus  commune  du  nord  de  l’Europe. 

minutus Eur. 

nüûlulus Ind.  or. 

rufîpes Austral. 

Aulonogyrus  Motsch. 

Gyrinus  Auct.  Cyclinus  Kirby 
. . . Nov.  Holl. 

. . . Barbaria. 

Dineutus  Mac-Leay. 

Gyrinus  L.  F. 

americanus  L.  . . Am.  bor.  Schaum  dit  que  ce  n'est 
pas  l’espèce  ainsi  déterminée  dans  nos  collections, 
et  qu’elle  ne  se  trouve  guères  aux  Etats-Unis,  pro- 
venant de  l’Amérique  subtropicale. 
micans Guinea. 

indus  (Ent.  Sysl.)  Ind  or.  Fabricius  a eu  tort  de  chan- 
ger ce  nom  dans  son  Syst.  Eleuth.  en  celui  de 
G.  praemorsus,  car  ce  dernier  étant  bien  diffé- 
rent, appartient  même  à un  tout  autre  genre,  et 
provient  d’une  autre  partie  du  monde. 

Cyclous  Esch. 

Gyrinus,  F. 

spinosus Ind  or. 

praemorsus ....  Sierra-Leona. 


slrigosm 

striatus 


69 


amtralis Nov.  Holl.  — Selon  Schauin  c’est  l’es- 

pèce qu’Aubé  a décrite  sous  le  nom  de  Dineules 
unidentatm  et  SuflVian  sous  celui  de  D.  dentatus. 

Gyretes  Brullé. 

Gyrinus  F. 

hastatus Am.  Ins.  Placé  dans  ce  genre  d’a- 

près le  type  conservé  dans  la  Col.  de  Copen- 
hague. 


B,  Amphibiaires. 

1,  Hydrophilides. 

Hydrophiles  Geoffr. 

Dytiscus  L. 

piceus  L Eur.  D’après  le  type  dans  la  Col. 

de  Linné,  c’est  le  H.  aterrimus  Eschh. 
olivaceus Ind.  or.  Coromandel. 


Stethaxis  Solier. 
Hydrophilm  F. 
ater Am.  m.  Cayenna. 

Sternolophus  Solier. 
Hydrophilm  F. 
rufipes  ......  China.  Sumatra. 


1)  Pour  les  Gyrinides,  les  G.  bicolor  F.  et  C.  villosus  F.,  ont  été 
décrits  antérieurement  par  Payktill  et  Millier  sous  les  mêmes  noms. 


70 


Tropisternus  Solier. 

Hydrophilus  F. 

lateralis Am.  bor. 

abbreviatus  ....  Am.  mer. 
cotlaris Am.  mer. 

Hydrocantharis  Raj. 

Dytissuc  L.,  Hydrophilus  F.,  Hydrous  BruUé.  Lacord. 

scarabaeoides  L.  / ^ • , 7,  , , ■ , 

/ Suecia.  Le  Dyt.  caraboides  manque 

caraboides  L.  ^ 

dans  la  Col.  de  Linné,  tandis  que  le  D.  scara- 
baeoides y existe  et  correspond  au  //.  caraboides 
de  nos  collections. 

eUipticus Guinea.  D’après  le  type  dans  la  Col. 

de  Copenhague,  il  appartient  à ce  genre. 

2,  IIydrobiides. 

Hydrobius  Leach. 

Dytiscus  L.  Hydrophilus  F. 
fuscipes  L Suecia. 

Philhydrus  Solier. 

Hydrophilus  F,  Sphaeridhm  F,  Hydrobius  Er. 

marginellus ....  Germ.  L’exemplaire  type  de  la  Col. 
Kiel  se  rapporte  aux  petits  exemplaires  du  Phil. 
ochropterus  Marsh,  à couleur  très  foncée;  cet  in- 
secte n’est  pas  du  tout  le  marginellus  de  nos  col- 
lections. 


1)  Hydrophilus  plcetis  r.  a été  décrit  antérieurement  par  De  Geer 
sous  le  nom  de  //.  ruftcoiuis. 


71 


pygniaeus Aiu.  mer.  Il  a la  forme  du  Phil. 

melanocephahis , mais  du  double  plus  petit  et  de 
couleur  jaune. 

limbatus Germania.  Je  n’ai  pu  trouver  un  in- 

secte de  ce  nom  dans  la  Col.  de  Kiel  et  je  le 
place  ici  d’après  l’autorité  de  M.  Hope. 
erythrocephalus.  ? De  même  cet  insecte  n’a  pu  être? 
retrouvé. 


Laccobius  Ericlis. 

Chrysomela  L.,  Hydrophilus  F. 

minutus  L Eur. 

bipunclalus  ....  Suecia. 

striaiulus Germ.  Probablement  identique  avec  le 


Lac.  globosus  Heer. 

Berosus  Leach. 
Dytiscus  L.  Hydrophilus  F. 


luridus  L Eur. 

undatus Am.  mer.  De  la  taille  de  YEnopl. 


spmosus  Steven,  mais  plus  fortement  ponctué. 

nigriceps Ind.  or.  Le  type  conservé  dans  la 

Col.  de  Copenhague  appartient  à ce  genre. 

Volvulus  Brullé. 

Hydrophilus  F. 

atlenuatus  ....  Ind  or.  C’est  une  espèce  identique 
ou  voisine  du  Volv.  aeneus  Brullé. 


I)  Parmi  les  Hydrobikles,  il  y a les  Synonymies  suivanles:  Hi/dro- 
plnlus  melanocephalus  F.,  a été  décrit  antérieurement  sous  le  meme  nom 


72 


3,  Spercheides. 

Spercheus  111.  F. 
emuniinatus  . . . Eur. 

4,  Helophorides. 

Helophorus  Er. 

Süpha  L.,  Elophorus  F. 

aquatims  L.  . . . Eur.  D’après  la  Col.  de  Linné  c’est 
le  IL  grandis  111. 

granularis  L.  . . Eur.  Je  ne  l’ai  pu  trouver  dans  la 
Col.  de  Linné. 

pygmaeus  ....  Germ.  D’après  la  Col.  de  Kiel  ce 
n’est  pas  un  Ochtebius,  mais  bien  un  Helophorus 
synonyme  de  H.  grisms  Gyll. 
nubilus German. 

Hydrochus  Germar. 

Elophorus  F. 
dongatus Germ. 

Ochthebius  Leach. 

Elophorus  F. 

minimus Germ.  D’après  la  Col.  de  Kiel  c’est 

YOchth.  pygmaeus  de  nos  collections. 

par  Olivier;  Hijd.  testaceus  F.,  n’est  d’apré.s  la  Col.  de  Kiel,  qu’une  va- 
riété rousse,  de  grande  taille  du  Phil.  melanoce.phaliia;  llyilr.  bicolor  F., 
également  variété  du  l'Iiil.  melanocephulus ; Ilydr.  griseus  F.  a été  décrit 
antérieurement  sous  le  même  nom  par  Forsier;  Ilydr.  Iruncalellus  F.  a été 
nommé  et  décrit  par  Paykull  et  appartient  au  genre  Limnebius  Leach; 
Ilyd.  hamorhoidalis  est  d’après  la  Col.  de  Kiel  un  Cydorwtum;  Hyd.  priai- 
pes  F.  d’après  Erichson  un  Catops. 


73 


grisea 

Hydraena  Kugel. 

Elophorm  F. 

. Eur.  D’après  la  description  c’est  bien 

la  II.  riparia  Kugel. 


pygmaeus.  . . . 

5.  Georyssides. 

Georyssus  Latr. 

Pimelia  F. 

. Suecia. 

prolifericornis  . 

6,  Parnides. 

Parnus  F., 

. Suecia. 

Potaraophilus  Germar. 
Parnus  F. 


acuminatus  . . 

. Germania. 

laevigatm  . . . 
dubius  . „ . . . 

7,  Heterocerides. 

Heterocerus  Bosc. 

. Germ. 

. Ind.  or.  Tranquebar.  L’insecte  type 

1)  Eloplioriis  crenatus  F.  est  un  Latridius;  El.  flavipes  F.  synonyme 
de  El.  granularU  L.  ; Eloph.  humeralis  appartient  d’après  la  Col.  de  Copen- 
hague à la  Synchita  juglandis. 

2)  Le  Parnus  obscurus  F.,  parait  être,  d’après  le  mauvais  exemplaire 
conservé  dans  la  Col.  de  Kiel,  une  Xylita  ferruginea,  dont  les  antennes 
sont  cassées,  les  palpes  lortement  en  hache. 


74 


dans  la  Col.  de  Copenhague,  ressemble  beaucoup 
au  /y.  obsoletus  Curtis,  mais  plus  petit. 

8,  Cyclonotides. 

Cyclonotum  Dej. 

Hydropkilus  F.,  Sphaeridium  F. 

orbiculare  ....  Germ.  Dans  la  Col.  de  Kiel  cet  in- 
secte se  trouve  sous  le  nom  de  Hydroph.  haemor- 
hoidalis,  ce  qui  ne  s’accorde  nullement  avec  la 
description  dans  le  Syst.  Eleuth. 
abdominale ....  Am  Ins.  Le  Comte  Dejean  donne 
[)Our  patrie  â cette  espèce  l’Ile  de  France. 
subrotundalim  . . America. 

9,  Sphaeridides. 

Sphaeridium  F. 

Dermestes  L. 

scarabaeoides  L.  . Eur. 
bipustulatum  . . . Eur. 
marginatum  . . . Germ. 
quinquemaculaium  Ind.  or. 

Cercyon  Leach. 

Scarabaeus,  Coccinella,  Dermestes  L.,  Sphaeridium, 

Hydropkilus  F. 

melanocephalum  L.  Eur. 
quisquilium  L.  . . Eur. 
unipunctatum  L.  . Eur. 


l)  Heterocerus  murgmiiiim  E.  a été  décrit  antérieiiremenl  par  Bosc. 


75 


haetnorhoidale  . . Eur.  / 

lugubre Gallia. 

stercoreum  ....  Germaii. 
unipunclatum.  . . Eur. 

fimetarium  ....  Eur.  — Dans  la  Col.  de  Banks  c’est  un 
Phalacride. 

obscurum Gcrm.  Je  n’ai  pas  trouvé  cet  in- 

secte dans  les  collections  et  je  le  place  ici  d’aprè 
l’autorité  de  M.  Hope. 

Cryptopleuruin  Mulsant. 

Sphaertdium  F.,  Cercyon  Er. 
atomarium  ....  Eur. 

I 

1)  Parmi  les  Sphaëridides  se  présentent  les  Synonymies  suivantes: 
Sphaeridium  lunatum  F.  est  variété  du  Sph.  scarabmoides  F.;  Sph.  glabra- 
lum  F.  est  un  genre  de  Melasomes,  voisin  des  Zophosis  et  ne  se  trouve 
qu’à  l’ile  de  Madère;  Sph.  fasciculare  F.  est  un  Nosodendron;  Sphaer. 
dytiscoides,  colon,  obscurum,  rufipes,  nitidulum,  flaviim,  analc^  pulicarium 
des  Nitidulaires;  Sphaer.  luteum  un  Strongylide;  Sphaer.  globus  et  ruftcolle 
des  Agalhidium;  Sphaer.  testaceum  et  mirmlum  des  Phalacrides;  Spli.  Win- 
theriae  d’av'rès  Schaum  un  llisléroide;  Sph.  flavipes  n’est  qu’une  variété 
du  Cercyon  melanocephalum. 


76 


Notices. 

Lucanus  capreolus,  vit  à l’etat  de  larve  dans  le 
bois  du  pin,  tandis  que  celle  du  Lue.  cervus  préfère 
toujours  le  chêne  (communication  de  M.  Bremi  à 
Zurich). 

Tenebrio  molitor,  attaque  le  bois,  lorsqu'il  manque 
d’autre  nourriture;  c’est  donc  sa  manière  de  vivre  pri- 
mitive. (Communication  de  M.  Leu  à Augsbourg.) 

Riiynchites  cupreus,  dévore  au  printemps,  les  bour- 
geons du  pécher,  tandis  que  la  larve  vit  dans  l’intérieur 
de  cet  arbre.  (Communication  de  M.  Schalfer  à MOd- 
ling.) 

Phytonomds  trifolü,  vit  à l’état  de  larve  sur  la 
Lucerne  [Medicago  saliva)  et  cause  souvent  de  grands 
dégâts.  (Communie,  de  M.  Bremi  à Zurich). 

Anthonomüs  pedicularius , se  rencontre  sur  le  des- 
sous des  feuilles  du  Crataegus  oxyacanlha  à Studtgard. 

Periteeüs  griseus,  très  dangereux  pour  les  jeunes 
vignes,  dont  il  dévore  les  bourgeons;  il  fait  ses  dé- 
gâts pendant  le  jour,  depuis  9 heures  du  matin  jusqu’à 
4 heures  après  midi;  c’est  une  manière  de  vivre 
tout-à-fait  opposée  avec  celle  des  Otiorhynchus  Mar- 
quarlii,  sulcatus,  raucus  &c.,  qui  mangent  pendant  la 
nuit.  (Communication  de  M.  Bach  à Boppart.) 

Otiorhyncubs  hirlicornis,  fait  beaucoup  de  dégâts 
aux  vignes  dans  les  environs  de  Vienne,  ainsi  que 
les  O.  giraffa  et  ligustici.  (Communication  de  M.  Mann 
à Vienne.) 

Otiorhynchus  asphaltinus,  est  l’ennemi  des  vignerons 
en  Crimée. 


77 


Nanophyüs  tamarisci.  Les  larves  se  développent 
dans  les  semences  des  Tamarix,  qui  par  un  mouve- 
ment musculaire  de  l’animal,  se  rémuent  ou  bien  sau- 
tent, lorsqu’on  les  jette  brusquement  sur  le  papier. 
Communication  de  M.  SchiOdte  à Copenhague.) 

SiTowiiLüs  onjzae.  Il  parait  que  cet  insecte  ne 
vit  qu’une  saison,  car  tous  les  exemplaires  vivans,  que 
j’avais  reçus  l’année  dernière  et  qui  se  portaient  par- 
faitement bien,  périrent  au  mois  de  Mars,  quoiqu’il  y 
eut  abondante  nourriture  à leur  disposition;  cet  insecte 
attaque  outre  le  riz  et  le  froment,  les  graines  du 
seigle  et  du  sorgho. 

Blatta  germanica.  M.  Fahrenkohl  raconte,  dans 
son  traité  sur  la  sérriculture,  que  cet  Orthoptère  est 
un  des  ennemis  les  plus  redoutables  des  vers  à soie 
et  qu’ils  les  attaquent  en  société,  à peu-près  comme 
je  l’ai  décrit  dans  la  3:ièmc  année  de  ces  Etudes  p. 
42,  pour  la  teigne  des  meubles. 

CiMEx  nifipes,  poursuit  avec  acharnement  les  che- 
nilles de  Lasiocampa  pini  (Bombyx),  qu’il  perce  avec 
sa  trompe  et  les  .emporte  ainsi  dans  ses  repaires. 
(Communication  de  M.  Bouché  à Berlin.) 

Pacuymerüs  pini,  détruit  beaucoup  de  chenilles. 
(Communie,  de  M.  Bouché  à Berlin.) 

CoRixA  esculmta,  les  oeufs  de  cet  insecte,  ayant 
l’apparence  de  la  Manne,  servent  de  nourriture  en 
Egypte,  ainsi  qu’au  Mexique.  (Communication  de  M.  de 
Lichtenstein  à Berlin.) 

Tettigonia  tettigometra , se  rencontre  sur  certains 
buissons  et  arbrisseaux,  tandis  que  la  larve  se  nour- 


78 


rit  des  racines  de  froment.  ((Communication  de  M. 
Bremi  à Zuricli.) 

Agrion  phaleralus,  la  femelle  plonge  dans  l’eau, 
pour  déposer  ses  oeufs  au  fond,  après  quoi  elle 
revient  à la  surface  et  s’envole  sans  que  ses  ailes 
soient  mouillées.  (Communie,  de  M.  Bremi  â Zurich.) 

Cepiius  filicornis  Kollar,  vit  dans  les  tiges  du  seigle 
et  parait  être  extrêmement  voisin  du  Ceph.  pygmaeus, 
qui  vit  dans  les  tiges  du  froment.  Une  troisième  es- 
pèce se  trouve  dans  les  tiges  de  l’orge.  Comme  en- 
nemi do  cet  Ilyménoptére  se  présente  un  petit  Pori- 
zoni^),  noir,  avec  l’abdomen  plus  clair.  Ce^^km  troglo- 
dytes a en  Bohême,  il  y a quelques  années,  dévasté 
le  seigle.  (Communie,  de  M.  Kollar  à Vienne.) 

Vaness.4  Jo,  la  larve  parait  quelquefois  assez  com- 
munément sur  X'Urtica  dioica,  plante  très  abondante 
aux  environs  de  St.  Pétersbourg;  mais  il  y a des  an- 
nées où  l’on  n’en  trouve  aucune  (?).  (Communie,  de 
M.  Sievers  à St.  Pétersbourg). 

Sesfa  apijormis,  la  larve  vit  dans  le  bois  de  hê- 
tre, qu’elle  dévaste  parfois.  (Communie,  de  M.  Mann 
â Vienne.) 

Bombyx  mon,  les  oeufs  non  fécondés,  ont  une 
couleur  blanchâtre  ou  jaune  et  ne  donnent  pas  de 
chenilles,  ce  qui  contredit  l’hypothèse,  par  rapport  à 
la  fécondité  pendant  |)lusieurs  générations.  (Commu- 
nie. de  M.  Leu  à Augsbourg.) 

LiPAitLs  monacha,  il  y a quelques  années,  on  trouva 
flans  les  forets  des  environs  de  St.  Pétersbourg,  un 
grand  nombre  de  mâles,  mais  pas  une  seule  feuielle.  (?) 
(Comuiimic.  de  M.  Sievers  à St.  Pétersbourg). 


Agrotis  segetum,  a été  remarqué  en  Galicie,  comme 
attaquant  les  racines  du  Tabac.  (Communie,  de  M. 
Mann  h Vienne.) 

Agrotis  basilinea,  la  larve  de  ce  papillon  ronge 
les  grains  du  froment,  conservés  dans  les  hangards 
et  les  greniers.  (Communie,  de  M.  Kollar  à Vienne.) 

Catocala  pacta,  était  autrefois  une  de  nos  plus 
grandes  raretés,  mais  depuis  qu’on  a connu  la  plante 
sur  laquelle  vit  la  chenille,  qui  est  notamment  le 
salix  capraca,  on  en  recueille  chaque  année,  vers  le 
mois  de  Juin  les  larves,  dont  le  papillon  éclot  au 
mois  d’Août.  (Communie,  de  M.  Sievers  à St.  Pé- 
tersbourg). 

Botys  sticticalis,  dont  les  chenilles,  paraissent  être 
la  chenille  verte,  signalée  par  M.  Bazin  (ils,  ilans  le 
Journal  d’Agriculture  pratique  et  de  Jardinage  1847. 
Septembre  p.  553,  ont  dévasté  presque  partout  les 
plantations  de  betteraves  de  la  Russie  méridionale. 
La  chrysalide  est  enfermée  dans  un  fourreau  formé 
de  filaments  et  de  particules  de  terre.  Les  chenilles 
paraissent  être  polyphages,  car  elles  ont  dévasté  non 
seulement  tes  betteraves,  mais  aussi  les  pépinières;  il 
faut  donc,  autant  que  possible,  nettoyer  les  champs 
environnans  les  plantations  de  betteraves,  et  ne  pas 
permettre  toute  végétation  qui  pourrait  propager  ce 
fléau  de  l’agriculture. 

Galleria  cereuna  a causé  beaucoup  de  dégâts  dans 
les  ruches  des  abeilles  du  Gouv.  de  Kalouga,  de  sorte 
que  les  jeunes  essaims  furent  obligés  d’abandonnei-  la 
ruche. 


80 


Anarsia  lineatella  Fiscli.,  la  larve  de  cette  Tinéide 
ronge  les  jeunes  pousses  du  pécher  et  y occasionne 
beaucoup  de  pertes.  (Communication  de  M.  Mann  à 
Vienne.) 

Buiio  hortulans,  s’est  montré  dangereux  pour  les 
arbres  fruitiers.  (Journal  de  la  Soc.  libre-économique.) 

Cecibomyia  funesta  m.  a été  rencontrée  aux  envi- 
rons de  Vienne,  sur  le  froment;  elle  diffère  de  la  Cec. 
destrnctor  de  l’Amérique,  en  ce  que  les  larves  vivent 
en  nombre  plus  considérable  sur  la  môme  plante,  et 
qu'on  rencontre  quelquefois  près  de  la  racine  4 — 5 
chrysalides  de  cette  petite  mouche.  (Communie,  de  M 
Kollar  à Vienne.) 

Cecidomyia  onobrychis  plie  les  feuilles  de  VOnobry- 
chis  saliva  en  forme  de  gousse  pour  y placer  ses  oeufs 
(Communie,  de  M.  Bremi  à Zurich.) 

Cecidomyia  liobiniae,  fait  quelque  chose  d’analogue 
en  Amérique,  avec  les  feuilles  de  la  Robinia  pseudo- 
acacia,  dont  elle  roule  le  bords  pour  y déposer  ses 
oeufs.  (Communie,  du  Prof.  Haldemann  à Columbia). 

Notipiiila  griseola  Fallen  à l’état  de  larve,  attaque 
l’orge  et  fait  quelquefois  beaucoup  de  ravages,  comme 
l’année  passée  par  exemple  dans  la  Prusse  orientale. 
(Communie,  de  M.  Tlagen  à KOnigsberg.) 

CiiLOROPS  pumilionis  L.,  vit  dans  le  jeunes  tiges  du 
froment. 

CiiiioROPS  strigula  Meig.  vit  dans  les  jeunes  tiges 
du  seigle.  (Communie,  de  M.  Kollar  à Vienne.) 

Tabancs  bovinus,  pond  'ses  oeufs  sur  les  roseaux, 
en  conséquence  pour  se  préserver  de  cet  ennemi  de 
nos  bestiaux  on  devrait  éloigner  les  pâturages  des 


81 


endroits  luunides,  ou  bien  faucher  les  roseaux.  C'est 
cette  espèce  (jui  tourmente  les  taureaux  sauvages  dans 
la  Bialovechskaja-Poustcha  (Communication,  de  M.  M. 
Kollar  et  Waga.) 


Synonymies. 


(]ai.leida  croceicollis  Ménétriés,  est,  d'après  une  com- 
munication de  M.  Le  Conte  «à  Philadelphie,  identique 
avec  son  Pliilotecnm  ruficollis. 

Anomala  luciilcnta  Ericl  son,  d’après  un  examen 
que  j’ai  fait  au  Musée  de  Berlin,  est  identique  avec 
TA.  daurica  Mannh.,  comme  l'avait  remarqué  le  D:r 
Schauni,  mais  la  patrie  indiquée  par  Erichson  n’est 
pas  exacte,  car  l’insecte  ne  se  trouve  que  dans  la 
Sibérie  orientale.  L’espèce  décrite  sous  ce  nom  dans 
ces  Etudes  1853.  p.  29,  et  provenant  do  la  Russie 
méridionale,  pourrait  donc  recevoir^  le  nom  d'A.  mh- 
lucida. 


Myrmica  nuitica  Nyhuul 

— rubriceps  Nyl. 

— striatula  Nyl. 
Formica  atricolor  Nyl. 

— nigrata  Nyl. 

Hylneus  confusus  Nyl. 

— commmis  Nyl. 

— borealis  Nyl.  1 

— dilatatus  Nyl.  \ 


Alla  slruclor  Latr. 
Diplorhoplerum  fwjax  Latr. 
Myrmecina  Lalreillei  Cnrtis. 
Formica  lateralis  Oliv. 

Fonn.  aetliiops  Latr.  (Com- 
mun. de  M.  Mayr  à Vienne.) 
Hylaeus  signatus  Nyl. 

— anmdatus  Nyl. 
annulalua  L.  (Commun,  de  M 
Makiin  à Helsingf. 


6 


82 


Moyens  contre  les  Insectes  nuisibles. 

Nous  avons  l’intention  d’indiquer,  dans  ce  chapi- 
tre des  Etudes  entomologiques,  les  moyens  répressifs, 
proposés  par  diverses  autorités  agricoles,  contre  les 
insectes  qui  incommodent  l’honmie,  ou  sont  nuisibles 
à ses  travaux  d’agriculture  et  d’autre  industrie. 

Vers  noir.  Sitophilus  granarim.  Bo.^<ieK't.,  Les 
agriculteurs  de  nos  contrées  septentrionales  prétendent, 
que  cet  insecte  ne  se  rencontre  jamais  dans  le  blé 
séché  au  four.  En  Styrie,  on  recommande  comme  pré- 
servatif contre  cet  ennemi  de  nos  blés,  d’étaler  dans 
les  greniers  et  les  magasins  le  foin  fraichement  fauché 
et  d’y  écraser  quelques  bulbes  d’oignons:  d’autres  di- 
sent qu’un  hangard  dont  tes  murs  et  le  plancher  sont 
frottés  avec  un  mélange  d’ail  et  de  sauce  de  hareng, 
à quoi  on  ajoute  un  peu  de  soufre  en  poudre, 
préserve  les  grains  contre  les  attaques  du  ver  noir; 
troisième  moyen:  c’est  d’arroser  le  hangard,  avant  d’y 
placer  le  blé,  avec  une  solution  de  sel  ordinnaire.  On 
a essayé  d’èloigner  les  Sitophilus,  par  l’odeur  de  l’Ab- 
synthe  et  en  saupoudrant  le  plancher  avec  de  la  poudre 
persane,  composée  de  Pyrelhnm  caucasicum  et  roseum, 
mais  tous  ces  moyens  n’agissent  pas  contre  la  larve, 
qui,  contenue  dans  les  grains,  est  bien  gardée  par  l’en- 
veloppe de  ceux-ci;  pour  détruire  les  larves,  il  n’y  a 
d’autre  moyen  que  la  chaleur.  Enfin  pour  garantir  la 
nouvelle  récolte  des  attaques  de  ces  insectes,  il  faut 
avant  tout  ne  jamais  laisser  dans  les  hangards,  le  blé 
de  l’année  précédante  et  ensuite  observer  la  plus 
grande  propreté. 


83 


Blattes.  Blatta  germanica.  lIpycaK'ii.  On  a con- 
seillé contre  ces  hôtes  incommodes  de  nos  cuisineS) 
de  boucher  les  fentes  des  murailles  &c.  avec  une  pâte 
suffisamment  molasse,  composée  de  bile  animale  mê- 
lée avec  de  la  chaux  délayée  dans  l’eau;  mais  l’em- 
ploi de  la  poudre  persane  sèche  ou  en  infusion  dans 
l’eau,  ou  même  comme  fumigation  parait  donner  des 
résultats  encore  plus  satisfaisants. 

Gryllons.  Grgllus  domesticus.  Cnep'ieK'i..  Cet  in- 
secte, quoique  innocent,  devient  quelquefois  insupor- 
table,  par  le  bruit  qu’il  fait  pendant  la  nuit.  On  pré- 
tend que  l’odeur  des  branches  de  l’orme  (Ulmus  cam- 
pestris)  ou  bien  du  mérisier  (Prunus  padus)  lui  est  tel- 
lement désagréable,  qu’il  abandonne  de  suite  son  gîte; 
on  peut  aussi  l’empoisonner  avec  des  petites  pilules 
faites  de  farine  de  pois  et  de  mercure. 

Punaises.  Cimcx  lectularius.  K.ioni).  Il  y a plu- 
sieurs moyens  de  s’en  défaire;  le  plus  sûr  est  la  pou- 
dre persane,  que  l’on  disperse  sous  les  draps  du  lit; 
pour  les  chasser  de  la  chambre,  on  môle  cette  pou- 
dre à la  colle  de  farine  ou  d’amidon,  qui  doit  servir 
pour  coller  le  papier  sur  les  murailles,  alors  on  peut 
être  persuadé  qu’aucune  punaise  ne  se  cachera  sous 
ces  enveloppes  empoisonnées;  une  dissolution  d’alun 
est  très  bonne  pour  les  chasser  du  plancher  des  cham- 
bres; quand  aux  lits,  il  est  bon  d'enduire  les  crevas- 
ses avec  de  la  colle  forte  très  liquide.  Enfin,  un  mé- 
lange liquide  de  chaux  et  de  bile  animale  est  efficace 
contre  les  punaises,  si  l’on  en  frotte  les  endroits  ha- 
bités par  ces  détestables  insectes. 

Chenilles  des  papillons.  Lanae.  rycenunubi  ii  nepBii. 


84 


On  conseille  de  suspendre  aux  branches  des  ar- 
bres fruitiers  des  ccrovisses  mortes,  pour  préseiver 
ceux-ci  dos  atta(]ues  des  clienilles  (?).  I.’anneau  i>;al- 
vani(jue,  composé  de  zinc  et  de  cuivre  est  employé 
en  Chine,  contre  les  chenilles  qui  se  développent  près 
de  la  racine  et  remontent  ensuite  le  tronc  des  arbres, 
et  qui  ne  [)euvent  passer  outre  l’anneau  désigné.  Con- 
tre les  chenilles  des  céréales,  on  n’a  qu'à  arroser  à 
[)lusieurs  reprises  le  jardin  potager  avec  du  jus  d’A- 
loe  ou  de  tabac  étendu  d'eau.  Contre  les  chenilles 
des  champs,  qui  attaquent  les  racines  des  blés  ou  de 
plantes  usuelles,  c’est  toujours  à l’aide  du  cylindre  à 
aplanir  les  chemins  qu’on  réussit  le  mieux. 

Fourmis.  MypaBbii.  On  met  un  moiceau  de  chaux 
vive  dans  la  fourmilière  et  l’arrose  ensuite  avec  de 
l’eau,  ce  qui  suffit  pour  détruire  toute  la  colonie  et 
chasser  ceux  qui  survivent.  Pour  se  débarasser  îles 
fourmis  qui  habitent  dans  les  chambres,  on  con- 
seille d’étaler  près  des  endroits  d’où  sortent  ces  four- 
mis des  feuilles  de  tabac  ordinaire,  surtout  des  bouts 
humides  de  cigarres,  ce  qui  les  oblige  à chercher 
une  autre  habitation.  A la  Havanne,  on  conserve  les 
aliments  dans  des  vases  et  des  bouteilles  en  verre, 
entourrées  par  des  anneaux  minces  de  zinc  et  de 
cuivre,  ce  qui  développe  un  courant  électrique  suffi- 
sant, pour  étourdir  ou  tuer  toute  fourmi  qui  s’aviserait 
de  toucher  à cette  pile  galvanique. 

Mouchas.  Myxii.  Outre  l’eau  de  Cobalt  dotit  j’ai 
déjà  [)arlé  dans  ces  Etudes  1854.  [).  44,  on  conseille 
aussi  de  dissoiulrc  dans  l’eau,  du  chlorure  de  mer- 
cure avec  du  sucre  ou  du  miel;  mais  tous  ces  moyens 


85 


sont  (iangereux,  tandis  qu’une  fumigation  faite  avec  la 
dite  poudre  persane  {Pÿrethrum  roseum  et  caitcasicum) 
est  un  remède  innocent  et  très  efficace;  il  va  s’en 
(lire,  que  durant  la  fumigation,  les  portes  et  les  fenê- 
tres de  la  chambre  doivent  être  fermées  et  après  un 
quart  d’heure  tout  insecte  est  mort;  ce  dernier  moyen 
pourrait  aussi  trouver  son  application  dans  les  serres 
chaudes. 

Taons,  cousins,  moustiques  &c.  Ob04M,  KOMapw, 
MOiuKa.  Pour  se  préserver  contre  la  morsure  de  ces 
insectes,  les  indiens  de  l’Amérique  intertropicale  se  frot- 
tent le  cor[)s  avec  de  l’huile  ou  le  jus  de  dilférentes 
plantes,  mêlé  avec  de  la  cendre,  la  terre  glaise 
dans  nos  contrées  boréales  les  campagnards  se  ga- 
rantissent le  visage  par  des  masques  en  crins  de  che- 
val, ou  bien  des  filets  trempés  dans  du  goudron,  de 
de  la  naphte  et  autres  matières  arromatiques.  Pour 
garantir  le  bétail  des  attaques  des  taons,  on  propose 
de  frotter  le  corps  des  animaux  avec  les  feuilles  de 
la  citrouille,  ou  bien  du  chanvre,  ou  bien  avec  une 
infusion  de  pommes  de  pin;  un  autre  conseil  est, 
de  faire  bouillir  dans  l’eau  les  feuilles  du  noisettier, 
[Corylus  avellana),  ou  bien  des  fruits  du  laurier  ordi- 
naire, ou  bien  ceux  du  cumin  noir  et  d’en  asperger 
le  bétail;  un  troisième  moyen  pour  le  môme  but, 
serait  une  infusion  de  feuilles  d’Aloe. 

Puces,  pucerons,  tiques,  pous  et  autres  insectes  pa- 
rasites. Bjoxn,  luainn,  ainu.  La  poudre  persane  est 
un  remède  excellent  contre  ces  insectes.  La  mellieure 
manière  de  l’ap|)liquer  est  d'en  faire  une  infusion  et 
de  laver  ensuite  les  endroits  du  cor[)s  attaqués  par 


86 


ces  insectes.  Contre  VAcarus  de  la  galle  cette  infu- 
sion s’est  montrée  très  efficace,  ne  laissant  aucune 
des  suites  dangereuses,  que  peut  occasionner  l’appli- 
cation du  mercure  et  d’autres  poisons  métalliques.  Il 
n’y  a pas  de  doute  que  ce  remède  pourrait  être 
employé  contre  le  tique  des  brebis,  des  chevaux  et 
des  chiens. 

Aphides  et  Coccus.  Binn  ua  pacTîniaxT..  Outre 
la  fumigation  avec  la  poudre  persane  dans  les  serres, 
le  Polytechnische  Journal,  recommande  encore  le  résidu 
liquide  qui  provient  du  gaz  obtenu  de  la  houille 
(Steinkohlentheer);  avec  cet  liquide  on  peint  le  bois 
d’une  orangerie,  les  espaliers  et  les  soutiens  des  ar- 
bres fruitiers.  Tous  les  insectes,  chenilles,  larves, 
Aphides,  Coccus,  Araignées  et  môme  les  Colimaçons 
périssent  de  suite,  et  de  plus,  les  arbres  fruitiers 
et  surtout  le  raisin  produisent  plus  de  fruits,  môme 
les  arbres  qui  avant  étaient  malades,  par  cause  de 
ces  insectes. 


Météorologie  cntoniologique  pour  St.  Pétersiiourg,  1855. 

L'hiver  n’avait  pas  été  rigoureux,  le  printemps 
passa  vite,  l’été  commença  de  bonne  heure  et  avec 
lui  apparurent  les  Asteroscopus  nubeculosa,  les  Amphi- 
dasis  lappolaria,  Orlhosia  stabilis  et  une  Notodonla  nou- 
velle voisine,  de  la  carmelüa,  mais  plus  petite.  Jusqu’au 
commencement  du  mois  d’Aoûl  le  temps  fut  beau  et 
sec,  de  manière  que  les  chenilles  d’automne  se  trans- 


87 


formèrent  déjà  en  chrysalide  dans  les  mois  de  Juillet 
et  d’d^oût.  Les  Argynnis  Laodice  et  Catocala  paranym- 
pha,  furent  prises  ici  [)OHr  la  première  fois,  tandis  que 
les  Catocala  pacta  et  Cidaria  pyroparia  furent  moins 
communes,  que  l’année  précédante.  Vers  la  moitié 
du  mois  d’Août  le  temps  devint  humide  et  froid  et 
interrompit  le  développement  des  insectes.  Le  Cossus 
ligniperda  fut  moins  commun  que  d’ordinnaire,  ce  qui 
pourrait  être  attribué  à la  durée  de  l’état  de  chenille 
de  ce  papillon.  — Fidonia  piniaria  et  Gaslropacha  pini^ 
au  contraire  se  rencontraient  en  abondance.  Les  til- 
leuls furent  complètement  rongés  au  printemps  par  la 
chenille  de  la  Acidalia  brumaria  et  les  bouleaux  souf- 
frirent des  ravages  faits  par  le  Cimbex  tmriabilis,  plus 
tard  enfin  les  feuilles  du  Prunus  padus  furent  attaquées 
par  VHyponomeutha  padellus  Lin.  (evonymellus  Hdr.). 
(Communie,  de  M.  Sievers  à St.  Pétersbourg). 

23  Janvieii.  Stene  ferruginea  dans  le  pain  de  froment. 

23  Mar.s.  Alusca  carnaria  vivante  dans  la  cham- 
bre. Les  Culicides  commencent  à danser  dans  l’air  et 
les  Alouettes  à chanter. 

27  Mars.  Vanessa  urlicae,  Upis  caraboides,  Agrypn. 
conspersus,  Ampedus  sanguineus,  Pellü  grossa. 

1 Avril.  Tous  les  Sitophilus  oryzae  de  l’année 
passée,  morts. 

8 Avril.  Débâcle  de  la  Neva.  Les  abeilles  com- 
mencent à bourdonner. 

10  Avril.  Semblis  bicaudata. 

22  Avril.  Coccinella  bipunctata,  Musca  domestica 
dans  les  chambres.  Corylus  avellanae  en  Heur. 


88 


25.  Avbil.  Anemona  pratensis  en  fleur.  Betula  alba 
commence  à fleurir. 

26  Avril.  Bibes  grossulann  commence  à déve- 
lopper ses  feuilles. 

28  Avril.  Populus  nigra  en  fleur. 

3 Mai.  Chez  la  Betula  alba  les  feuilles  apparais- 
sent. Le  rossignol  chante. 

4 Mal  Mycetophagns  variabilis,  Triphyllus  bifascia- 
tm,  Xylotcrus  dornesticus. 

5 Mai.  Calla  palmtris  en  fleur.  Morchella  escu- 
lenta,  Viola  tricolor  en  fleur. 

7 Mai.  Fra.xinus  en  fleur. 

9 Mai.  Bihes  grossularia  en  fleur. 

14  Mai.  Cerasus  ÿ"  Sambuccus  raccnwsus  en  fleur. 
Dytilus  laorü.  Le  matin  une  petite  gelée,  et  de  la  neige. 

16  Mai.  Caragana  frutesccns  en  fleur.  Qvercus 
peduncvlata  et  Tilin  alba  se  chargent  de  verdure. 

18  Mai.  Les  pommiers  commencent  à fleurir. 

20  Mai.  Syrmga  mlgaris  en  fleur. 

23  Mai.  Hydroptila  tacnioides  et  Phryganea  fusca. 

2 Octobre.  Les  Dahlia  gelées. 

8 Octobre.  Xylina  Ingrica,  Gastropacha  pini. 

10  Octobre.  Syringa  vulgaris  encore  vert  Ptinus 
fur  (J.  Brouillard. 

20  Octobre.  Musca  domestica  en  grand  nombre 
dans  les  chambres.  TacMna  carnaria  très  faible  en 
plein  air. 

1 Novembre.  Anobium  paniceum. 

26  Décembre.  Tinea  crinella. 


ETUDES  ENTOMOLOGIOUES, 


rédigées 


pnr 

IHctor  ï)c  3Tlot6c0uf8&g, 

Lientenant-Colonel  d’Etat-Major,  en  retraite  &c. 


8i 


>,v««4ar 


IIELSINEFOIIS, 

Imprimerie  de  la  Soriclé  de  Littérature  t’imioise. 


Imprimotnr:  .S.  UaranowHhy. 


NI 


ETUDES  ENTOMOLOGIQUES 

1.  Janvier.  Historique.  Voyages  et  excursions  ento- 
mologiqnes.  Entomologie  Spéciale:  Motschnlsky, 
Insectes  dn  Japon.  Hagen,  Cicades  de  la  Russie. 
Motschnlsky:  Sur  les  Collections  Goléoptérologiqnes  de 
Linné  et  Fabricins  (Continuation).  Synonymies.  Le 
Comte  Mannerheim  et  le  Prof.  Erichson,  remarques  snr 
les  Staphilinites.  Notices.  Entomologie  appliquée: 
Insectes  utiles  et  nuisibles.  Gaschkevitch  et  Notschnl- 
sky,  snr  la  séricnltnre  en  Chine.  Littérature: 
Ouvrages  entomologiques.  Météorologie. 
Nouveautés.  Errata. 


I.  Historique. 

A la  mémoire  de  Latreille  et  de  Bory  St.  Vincent. 

En  1794  Latreille  fut  arrêté  à Drives  et  envayé 
dans  les  prisons  de  Bordeaux.  Un  jour,  le  médecin  de 
ces  prisons  s’étonna  de  voir  un  prisonnier  absorbé  dans 
la  contemplation  d’un  insecte,  surtout  dans  un  moment 
où  sa  tête  était  ménacée  et  il  lui  en  fit  l’observa- 
tion. «C’est  un  insecte  très  rare»,  répondit  Latreille 
et  continua  ses  contemplations.  L’insecte  fut  demandé 
et  obtenu  par  un  jeune  naturaliste  de  Bordeaux,  M. 


4 


Bory  de  S:t  Vincent  ^),  qui  (latté  de  tenir  cet  insecte 
d’un  entomologiste,  dont  le  nom  était  déjà  connu  par 
d’honorables  travaux,  s’imposa  le  devoir  de  soustraire 
Latreille  aux  dangers  qui  le  menaçaient  et  bientôt  il 
eut  le  bonheur  de  voir  ses  démarches  et  celles  de  leur 
ami  commun,  Dargelas,  couronnées  du  plus  heureux 
succès:  Latreille  est  rendu  à la  liberté  et  à la  science. 

Un  mois  plus  tard,  il  eut  péri  avec  ses  compa- 
gnons d’infortune  qui,  ainsi  que  lui,  avaient  été  con- 
damnés à la  déportation.  On  sait  que  Carrier  les  fit 
noyer  dans  la  Gironde,  disant,  qu’il  avait  fait  exécuter 
le  décret  de  déportation  verticalement.  L’insecte  qui 
sauva  ainsi  la  vie  à Latreille  était  la  Necrobia  ruficollis.  2) 

Voyages  et  excursions  eiitomologiques. 

La  guerre  a,  pendant  plus  de  deux  ans,  inter- 
rompu ou  du  moins  peu  favorisé,  nos  rélations  ento- 
raologiques  avec  l’étranger;  cependant  nos  voyageurs 
et  amateurs  d’entomologie  n’en  continuèrent  pas  moins 
leurs  recherches  scientifiques. 

En  1853,  le  gouvernement  russe,  expédia  au  Ja- 
pon, une  petite  escadre,  sous  les  ordres  de  l’Amiral 
Poutiatine,  dans  le  but  de  négocier  la  libre  entrée  aux 
commerçants  étrangers,  dans  ce  pays  hermétiquement 
fermé,  depuis  tant  de  siècles.  Comme  sécretaire  et 
interprète  se  trouvait  attaché  à cette  expédition,  M. 


1)  Le  môme  qui  plus  tard  est  dévenu  célébré  par  ses  ouvrages 
sur  les  sciences  naturelles  et  qui  exécuta  l’exploration  scientifique  de  Morée. 

2)  Cette  notice  provient  de  la  Collection  de  Coléoptères  de  M.  de 
Zonbkoiî,  collection  qui  maintenant  appartient  à M.  de  Buulytcheff  et  où  la 
Necrobia  ruflcoHis  est  accompagnée  de  ce  récit  intéressant. 


5 


Gaschkevitch , ce  môme  intrépide  voyageur  qui,  il  y a 
quelques  années,  avait  fait  un  long  séjour  dans  la  ca- 
pitale de  l’empire  céleste,  comme  membre  de  la  mis- 
sion russe,  qui  y séjourne  constamment;  c’est  lui  qui 
avait  rapporté  une  partie  des  [lépidoptères  et  des  Co- 
léoptères des  environs  de  Pékin,  décrits  dans  les  deux 
|)remières  années  de  ces  Etudes.  L’escadre  russe  dou- 
bla d’abord  le  Cap  de  bonne  espérance,  où  M.  Gasch- 
kevitch eut  l’occasion  de  faire  une  excursion  dans  l’in- 
térieur de  cette  colonie  Ilollando-Anglaise;  ensuite  on 
aborda  l’île  Java  à Anger,  puis  Singapoor  et  Hong- 
Kong,  au  grand  étonnemnnt  des  Anglais,  qui  ne  s’at- 
tendaient guère  à voir  une  escadre  russe  dans  ces 
parages.  Sur  cette  dernière  île  M.  Gaschkevitch  ob- 
serva une  grande  Cicade,  qui  chantait  avec  beaucoup  de 
vivacité,  produisant  des  sons  tout-à-fait  analogues  à 
ceux  d’un  oiseau,  de  sorte  que  les  Anglais,  ne  vou- 
laient pas  croire,  qu’ils  fussent  produits  par  un  insecte. 
De  cette  possession  Anglaise  on  se  rendit  à l’île  Bonin- 
Siraa,  dite  de  l’Archôvcque  et  de  là  à Nangasaki,  se- 
conde capitale  du  Japon.  Sur  l’île  Bonin-Sima,  notre 
voyageur  découvrit  un  Crabe  intéressant  de  couleur  rosée, 
avec  des  taches  noires  sur  le  dos,  disposées  exactement 
en  forme  d’un  aigle  à deux  têtes  des  armes  russes. 

M.  Siebold  avait  conseillé  d’agir  avec  la  plus 
grande  réserve,  ce  qui  fut  une  des  causes  que  les 
pourparlers  ne  finissaient  pas;  les  Japonais  assuraient 
que  pour  débattre  la  question  d’un  traité,  il  leur  fal- 
lait au  moins  trois  ans  de  temps.  L’Amiral  russe  ré- 
pondit, qu’il  attendrait  môme  dix  ans,  si  cela  était  né- 
cessaire; mais  qu’il  ne  bougerait  pas  de  place  tant 
qu’il  n’obtiendrait  aucune  réponse  positive.  Pendant 


6 


ce  temps,  il  harcelait  les  autorités  japonaises,  par  de 
longs  récits  et  des  preuves  incontestables  de  la  néces- 
sité absolue,  ainsi  que  de  la  grande  utilité  de  faire 
cesser  l’isolement  dont  s’entourait,  depuis  des  siècles 
l’empire  Japonais,  au  grand  désavantage  de  son  pro- 
pre peuple  et  de  son  gouvernement.  Ces  discours  di- 
plomatiques finirent  par  produire  leur  effet  sur  les  au- 
torités supérieures  de  ces  insulaires,  qui  promirent  d’en- 
tamer bientôt  la  question  d’un  traité  de  commerce. 
Après  trois  mois  d’attente,  les  provisions  commençant 
à manquer  à l’escadre,  l'Amiral  russe  résolut  de  quitter 
Nangasaki  pour  quelque  temps  et  de  se  diriger  au 
Sud;  on  alla  aux  îles  Lu-Kiu  ou  Liu-Tchou,  qui  ap- 
partiennent encore  au  Japon,  mais  qui  présentent  déjà 
une  végétation  semitropicale.  Les  rivages  y étaient 
couverts  de  magnifiques  Pandanus  et  sur  les  élévations 
on  voyait  croître  en  abondance  un  Sagou  nain.  De  là 
on  passa  aux  îles  Philippines,  mais  comme  la  guerre 
avait  déjà  éclatée,  l’escadre  russe  fut  obligée  de  se 
tenir  sur  ses  gardes,  et  resta  ainsi  pendant  un  mois 
entier  dans  une  baie  isolée  de  l’île  Camée-GUne,  se 
pourvoyant  de  bois  et  effectuant  plusieurs  réparations 
indispensables.  M.  Gaschkevitch  en  profita  pour  ra- 
masser toutes  sortes  d’objets  d'histoire  naturelle.  La 
collection  des  crustacées  fut  surtout  abondante  et  re- 
marquable. Plus  de  75  espèces,  de  formes  les  plus 
variées  et  de  couleurs  magnifiques,  furent  la  récom- 
pense de  ce  séjour  intéressant;  entr’autres,  notre  voya- 
geur y trouva  la  carcasse  entière,  fraichement  réjetée, 
d’un  grand  Palaemon,  à couleur  verte,  avec  des  ban- 
des transversales  noires  et  blanches  et  des  taches  ana- 
logues, Revenu  à Nangasaki,  l’Amiral  russe  déclara 


7 


neltement  aux  Japonais,  qu’il  ne  cesserait  ses  démar- 
ches tant  que  le  traité  ne  serait  pas  conclu.  Les  pre- 
miers demandèrent  encore  un  délai,  et  l’escadre  russe 
quitta  de  nouveau  le  Japon  pour  se  rendre  à l’est, 
dans  la  mer  jaune  et  visiter  le  royaume  de  Corée. 
Arrivés  au  fond  du  golfe  de  Brauton,  on  y trouva  l’em- 
bouchure d’un  fleuve,  qu’on  résolut  de  remonter  en 
canot.  Parvenus  vis-à-vis  d’une  ville  considérable  on 
fit  halte  près  d’un  rocher,  entouré  d'eau,  pour  prendre 
le  thée  en  plein  air.  De  chaque  côté  du  rivage  on 
distinguait,  des  miliers  de  spectateurs,  que  la  curiosité 
avait  attirés,  puis  la  musique  se  fit  entendre  et  l’on 
vit  arriver  à cheval  le  gouverneur  de  cette  contrée» 
homme  déjà  âgé  et  de  tournure  agréable.  M.  Gasch- 
kevitch  fut  délégué  à terre  pour  présenter  ses  hom- 
mages à ce  mandarin  et  l’inviter  à venir  prendre  le 
thée  avec  l’Amiral;  le  gouverneur  accepta  et  on  passa 
sur  le  rocher  une  soirée  agréable.  Lorsque  le  bon 
vieillard  se  prépara  à se  rétirer,  l’Amiral  voulut  lui 
offrir  sa  chaloupe,  mais  le  Coréin  refusa,  sauta  sur  le 
dos  d’un  de  ses  musiciens  et  traversa  ainsi  le  fleuve. 

Après  s’ôtre  arrêté  aux  embouchures  du  fleuve 
Amur,  où  l’Amiral  quitta  le  navire  Pallas  pour  la  fré- 
gate Diana,  on  répartit  de  réchef  pour  le  Japon,  en 
abordant  la  ville  Khakodadi,  capitale  de  Plie  septen- 
trionale de  l’empire;  ici  l’Amiral  russe  sans  cérémonie, 
débarqua  de  suite  à terre.  Les  Japonais  le  laissèrent 
faire  et  l’équipage  visita  la  ville,  les  marchés  et  les 
boutiques,  pendant  plusieurs  jours  sans  rencontrer  d’ob- 
stacles. Avant  le  départ  de  la  frégate,  vint  à bord 
un  envoyé  du  gouverneur,  porteur  d’un  écrit  de  ce 
fonctionnaire,  où  il  était  dit,  que  probablement  les  non- 


8 


veaux  débarqués  ne  connaissaient  pas  les  lois  du  pays , 
qui  défendent  toute  entrée  à un  étranger  et  qu’il  es- 
pérait, que  dorénavant  ils  ne  violeraient  plus  ces  lois. 
Malgré  cela  l’Amiral  ne  se  gêna  nullement  et  les  japo- 
nais ne  l’incommodèrent  non  plus;  on  agisse  de  même 
à Oasaka  et  à Simoda,  où  arrivèrent  enfin  les  com- 
missaires impériaux,  pour  délibérer  sur  les  articles  du 
traité  projetté,  qui  en  attendant  avait  été  conclu  avec 
l’Amiral  américain  Perry,  auquel,  sans  aucun  doute, 
les  préliminaires  russes,  avaient  été  fort  utiles.  C’est 
durant  ces  délibérations,  que  survint  cette  terrible  ca- 
tastrophe, par  suite  d’un  tremblement  de  terre,  qui  fit, 
comme  on  le  sait,  naufragée  la  frégate  russe  Diana  et 
jetta  l’Amiral  avec  tout  son  équipage,  sur  le  territoire 
Japonais,  et  c’est  aussi  à cet  évènement  que  l’on  doit 
la  perte  de  toutes  les  intéressantes  collections  d’histoire 
naturelle,  que  M.  Gaschkevitch  avait  recueillies,  durant 
ce  voyage.  Les  Japonais,  quoique  proclamés  si  in- 
hospitaliers, si  intolérants,  réçurent  cependant  nos  com- 
patriotes infortunés,  à bras  ouverts  et  leur  gouverne- 
ment s’efforça  de  soulager  les  naufragés;  on  leur  as- 
signa pour  demeure  deux  couvents  près  du  grand  vil- 
lage Khedda,  dans  la  baie  de  Toô-Tomi  du  côté  de 
l’Océan  pacifique,  on  leur  envoya  de  toutes  parts  des 
aliments  •),  on  leur  ouvrit  un  crédit,  on  leur  fournit 
du  bois  et  des  ouvriers  pour  construire  des  embarca- 
tions, avec  lesquels  l’équipage  russe  devait  retourner 
dans  ses  foyers.  Sur  ces  entrefaites,  les  croisiers  an- 
glais parcouraient  toutes  les  mers  à la  recherche  des 


1)  Consistant  principaleraont  en  différentes  espèces  de  blés,  des 
canards  domestiques  ftc. 


quelques  navires  russes.  M.  Gaschkevitch  était  resté 
à Simoda,  afin  de  confectionner  le  traité  de  commerce 
avec  les  commissaires  Japonais;  après  avoir  terminé 
cette  importante  aflaire,  il  fit  à pied  le  voyage  de  Si- 
moda à Khedda,  située  à une  distance  de  50  verstes 
et  à trois  journées  de  marche  de  Jeddo,  résidence  de 
l’Empereur  du  Japon:  c’est  dans  ce  trajet,  que  notre 
infatigable  voyageur  continua  ses  exploitations  d’his- 
toire naturelle,  et  les  insectes  décrits  plus  bas  pro- 
viennent en  grande  partie  de  ces  localités.  Le  terrain 
entre  Simoda  et  Khedda  est  purement  volcanique,  com- 
posé de  basait  et  de  formations  calcaires;  il  est  tra- 
versé par  deux  crêtes  de  montagnes,  élevées  de  5 à 
6 mille  pieds  et  couvertes  jusqu’aux  sommités  d’une 
végétation  arborifère;  les  revers  occidentaux,  tournés 
vers  le  continent  présentaient  des  pins,  des  bouleaux, 
des  ormes  et  d’autres  arbres  dépourvus  de  feuilles, 
car  on  était  vers  la  fin  du  mois  de  janvier,  qui  repré- 
sente l’hiver  dans  ces  parages;  tandis  que  les  revers 
orientaux,  exposés  à l'influence  de  l’Océan  étaient  re- 
couverts de  verdure  et  on  y remarquait  divers  Camé- 
liacées,  des  Cinnamomées,  des  Thuja  et  autres  arbres 
des  pays  semitropicaux.  Les  champs  de  blés,  dans 
les  environs  de  Simoda  et  de  Khedda,  sont  disposés 
en  terasses  et  parfois  bordés  de  buissons  de  la  plante 
àthée,  qu’on  n’y  sait  pas  soigner  comme  en  Chine  et 
qui  par  conséquent  donne  une  boisson  âcre  et  peu  agré- 
able au  goût.  Les  jardins  sur  le  devant  des  maisons 
sont  souvent  entourés  de  haies  de  Camélia,  que  l’on 
taille,  comme  ici  le  Cralaegus;  devant  les  maisons  même 
des  paysans,  il  n’est  pas  rare  de  rencontrer  des  Ca- 
mélias de  20  à 30  pieds  de  hauteur;  ou  bien  de  ces 


10 


belles  Pavlonia  à fleurs  bleues,  en  grappe.  La  Nandi- 
na  domestica,  nommée  au  Japon  ”Nanten”,  joli  arbris- 
seau à feuilles  de  Bambous,  ne  manque  nulle  part,  ainsi 
qu’une  masse  de  fleurs  annuelles,  dont  les  Japonais  sont 
grands  amateurs.  La  vigne  vient  sauvage,  et  est  cul- 
tivée au  Japon,  donnant  une  petite  baie  assez  savou- 
reuse; les  pêchers  et  les  abricotiers  y sont  communs, 
même  les  bananes  viennent  en  plein  air,  quoiqu’il  y 
fait  quelquefois  de  2 à 3 degrés  de  froid  et  qu’il 
tombe  de  la  neige,  mais  ne  donnent  pas  fruits.  Les 
orangers  y croissent  parfaitement  bien.  La  culture 
du  Sago,  du  riz,  du  Taro  et  des  Bâtâtes  y 
est  très  répandue.  Ces  dernières  sont  généralement 
nommées  ïmô,  dont  les  Européens  ont  fait  un  Yam. 
Les  plantes  à racines  comestibles  sont  connues  au 
Japon  sous  ditférents  noms:  Naga-Imô  est  la  Dioscorea 
balatas,  la  lamano-Imô  est  une  autre  Dioscorea  japo- 
nica  (?)  qui  croit  spontanément  sur  les  montagnes  et 
donne  une  racine  qui  atteint  jusqu’à  7 pieds  de  lon- 
gueur; le  Simano-imô  ressemble  au  précédant  et  se 
cultive  sur  les  îles;  l’une  de  ces  espèces  grimpe  ver- 
ticalement, l’autre  s’étend  sur  la  terre;  le  Sato-lmâ  ou 
le  ïmô  à sucre,  parait  être  un  Anm;  le  Satzouma-Imô 
correspond  aux.  pommes  do  terre  sucrées  c.  a.  d.  à 
nos  bâtâtes  jaunes;  le  Riukiu  lmô  aux  bâtâtes  rouges; 
le  Khamano-imô  c.  a.  d.  l’Irnô  des  villages,  parait  être 
une  variété  de  nos  pommes  de  terre,  qui  au  Japon 
est  nommée  Dsiagalà.  Le  ver-à-soie  est  peu  cultivé 
au  Japon  et  seulement  dans  l’intérieur  du  pays,  par- 


ti Arum  l’sciilenla. 

2)  Dioscorea  japonica,  ImUUas  ;tc. 


11 


ce  qu’il  existe  parmi  le  peuple  une  idée  superstitieuse: 
qu’il  nuit  à ta  pêche  des  poissons,  industrie  extrême- 
ment développée  dans  ce  pays  d’insulaires.  Les  pois- 
sons y sont  des  plus  variés  et  des  plus  délicats,  de 
sorte  qu’on  y a des  dénominations  toutes  particulières 
pour  désigner  les  poissons  pris  au  filet,  ceux  pris  à 
la  ligne  &c. 

Si  la  Chine  est  le  pays  du  cochon  et  du  chien, 
le  Japon  est  celui  des  mollusques  et  des  crustacées, 
qui  font  la  principale  nourriture  du  peuple.  A peine 
la  mer  commence  à s’agiter,  que  ses  bords  sont  cou- 
verts par  les  femmes  et  les  enfants,  qui  ramassent  les 
coquilles,  les  sepia,  les  crustacées  rejetées,  pour  sa- 
vourer ce  maigre  repas  qu’elles  donnent.  Les  femmes 
japonaises  se  bazardent  même  en  pleine  mer  en  petits 
canots,  où  elles  plongent  continuellement  dans  l’eau 
pour  détacher  des  rochers  les  Galeotés  et  autres  Mol- 
lusques, travail  bien  pénible  pour  lequel  nos  dames 
demandraient  grâce.  Des  animaux  domestiques,  on  ne 
connait  au  Japon  que  les  chevaux,  les  boeufs,  les  pou- 
les, les  canards;  — on  n’a  ni  brebis,  ni  chèvres,  ni 
même  le  cochon  domestique  *)  et  fort  peu  de  chiens. 
On  ne  consomme  dans  ce  pays  singulier  ni  lait,  ni 
beurre. 

La  récolte  d’insectes  a été  intéressante,  surtout  par 
rapport  à plusieurs  espèces  de  Lépidoptères  exactement 
les  mêmes  qu’en  Europe  tempérée,  tels  que:  Papilio 
Machaon,  Argynnis  Laodice , Pierisrapae,  brasstcae,  Chry- 
sophanes  Phlaeas,  Colias  Neriene,  Liparis  dispar,  Clisio- 


1)  S’il  s’est  propagé  quelque  part  au  Japon,  ce  n’esl  que  pour  être 
rendu  aux  Chinois. 


13 


campa  neustria  et  Calpe  thaliclri.  La  seule  différence 
qu’on  observe  entre  les  exemplaires  d’Espagne  et  ceux 
du  Japon,  c’est  que  ces  derniers  paraissent  en  général 
présenter  une  couleur  un  peu  plus  obscure,  particula- 
rité qu’on  remarque  parmi  les  mammifères  et  les  oi- 
seaux, lesquels  à mesure  qu’ils  se  répandent  de  l’orient 
à l’occident,  offrent  toujours  leurs  teintes  plus  claires, 
comme  p.  ex.:  l’écureuil  gris,  le  loup,  le  glouton,  le  re- 
nard et  autres.  Les  exemples  cités  paraissent  prouver 
combien  la  nature  s’oppose  constamment  à varier  la 
forme  des  espèces  et  que  môme  sur  une  étendue  équi- 
valente à la  moitié  de  la  courbe  de  notre  planète,  les 
différences,  sous  ce  rapport,  sont  insensibles;  tandis 
que  la  variation  en  couleurs,  chez  la  môme  espèce 
à des  longitudes  différentes  n’est  nullement  accidentelle, 
mais  bien  sûrement  subordonnée  à de  certaines  lois; 
de  môme  que  la  taille  de  ces  productions  de  la  nature, 
dépend  des  latitudes  et  de  la  température  moyenne  des 
différentes  localités  où  elles  se  développent.  Quant 
aux  Coléoptères  rapportés  du  Japon  par  M.  Gaschke- 
vitch  ils  offrent  bien  peu  de  ressemblances  avec  nos 
espèces  d’Europe  et  il  ne  s’y  est  trouvé  que  trois  qui 
paraissent  identiques  avec  ceux  de  l’occident:  UAmmala 
obtonga,  ['Anobium  paniceum  et  Coccinella  impustulata,  tout 
le  reste  appartient  au  type  chinois  et  des  îles  Phi- 
lippines. 

On  sait  que  l’Amiral  Poutiatine  parvint  à atteindre 
les  embouchures  de  l’Araur,  en  passant  inaperçu  au 
milieu  des  croisiers  anglais,  qui  bloquaient  ces  parages, 
et  cela  sur  un  petit  Shooner,  qui  avait  été  construit  au 
Japon,  par  l’équipage  naufragé;  on  sait  de  plus,  qu’une 
autre  partie  de  l’équipage  avait  été  ramenée  au  Kam- 


13 


tchaika,  le  reste  enfin,  et  dans  ce  nombre  se  trouvait 
M Gaschkevitch,  après  un  séjour  de  plus  de  six  mois, 
quitta  le  Japon  sur  un  navire  de  Brêmen  et  tomba  dans 
les  mains  des  Anglais;  tout  cet  équipage  naufragé,  quoi- 
que sans  armes,  fut  fait  prisonnier  de  guerre,  sans  au- 
cune difficulté  il  est  vrai,  puis  amené  en  grande  pompe 
chez  l’Amiral  anglais  Stirling  sur  la  rade  de  Nangasaki 
et  malgré  les  protestations  de  M.  Gaschkevitch,  qui 
prouvait  qu’il  n’était  ni  militaire,  ni  armé,  ils  furent  tous 
menés  par  Hong-Kong,  Singapoor,  l’ile  Java,  le  Cap  de 
bonne  esperance,  l’ile  St.  Hélène,  les  îles  de  l’Assomp- 
tion, celles  du  Cap  vert,  l’île  Madeira,  à Plimouth  où 
ils  arrivèrent  le  15  Mars  1856  ’),  où  de  suite,  par  une 
dépêche  télégraphique  de  Londres,  on  déclara  à M. 
Gaschkevitch  qu’il  était  libre,  après  une  captivité  de  neuf 
mois!  Le  traitement  que  ces  mes-sieurs  subirent  sur 
les  différents  vaisseaux  anglais  fut  de  différent  genre, 
quelquefois  peu  convenable,  comme  par  ex:  sur  la  fré- 
gate Nankin,  Capitaine  Stuart,  d'autrefois  ils  furent  trai- 
tés d’une  manière  prévenante  et  conformément  aux 
coutumes  des  gentlemans,  par  ex:  sur  les  pyroscaphes 
Baracouta  ^),  Capt.  Stirling  et  Styx,  Capt.  Bruce. 

Un  autre  naturaliste  M.  Schrenk  fut  envoyé,  éga- 
lement en  1853  par  l’Académie  Impériale  des  sciences 
de  St.  Pétersbourg  sur  la  frégate  Aurora,  pour  exploi- 
ter nie  Sakhaline  et  les  bords  de  la  rivière  Amur.  M. 
Schrenk  toucha  d’abord  Rio  de  Janeiro,  doubla  ensuite 
le  Cap  Horn,  remonta  jusqu’  à Callao  et  se  dirigea  en- 
fin vers  le  Kamtchatka.  Après  la  déroute  des  Anglais 


1)  Quand  la  paix  était  déjà  signée. 

2)  Le  même  qui  vient  de  bombarder  la  ville  de  Canton. 


U 


à l’assaut  <le  Pétropavlovsk,  où  la  frégate  Auroi’a  prit  une 
part  très  active,  ce  voyageur  abandonna  cette  ville  en 
compagnie  de  toute  la  garnison,  et  se  rendit  à Nikolajevsk, 
ville  située  près  de  l’embouchure  de  l’Amur.  Pendant  l’hi- 
ver il  visita  à l’aide  de  Irainaux,  conduits  par  des  chiens, 
nie  Sakhaline,  qui  est  assez  montagneuse  et  couverte 
de  belles  fôrets,  avec  des  gisements  considérables  de 
houille.  Au  printems  de  1855  il  entreprit  en  canot  un 
voyage  pour  examiner  les  rivages  de  l’Amur,  et  en  1856 
le  remonta  de  nouveau  en  retournant  de  son  voyage. 

M.  Maximovitch,  envoyé  par  notre  Jardin  Impé- 
rial botanique,  visita  également  l’Amur  et  une  partie 
des  bords  du  fl.  Oussouri,  situé  au  sud  du  premier. 
Nous  empruntons  des  détails  sur  la  végétation  de  ces 
contrées,  donnés  par  M.  Maximovitsch,  pour  compléter 
ceux  communiqués  par  MM.  Schrenk  et  Maack,  lequel 
avait  aussi  remonté  l’Amur,  partie  à pied,  pour  remplir 
la  tâche,  qui  lui  avait  été  imposée  par  la  Société  Im- 
périale Géographique  de  Russie. 

Plus  on  avance  vers  le  S.W.,  plus  la  végétation 
boréale  (les  sapins,  les  pins  &c.)  disparait,  faisant  place 
à des  arbres  à feuilles  non  persistantes.  Bientôt  ap- 
paraissent aussi  le  tigre  et  la  panthère,  ces  hôtes  des 
régions  tropicales  et  qui,  dans  leurs  migrations  boréa- 
les, y ont  parfois  l’occasion  de  rencontrer  non  seule- 
ment les  cerfs  et  les  élans,  mais  aussi  le  renne,  *)  cet 
habitant  arctique.  Quelques  dégrès  plus  au  sud,  sur 
les  bords  du  fleuve  Oussouri,  ce  grand  Felis  destructeur 


1)  M.  Maack  raconte,  qu’un  tigre  a été  tué,  il  y a quelques  années, 
même  aux  environs  de  Jakoutsk,  prés  du  village  Kandalassy,  par  le  62” 
de  L.  bor. 


15 


apparait  déjà  en  telle  quantité,  que  l’élève  de  bestiaux, 
de  chevaux  et  môme  de  chiens,  devient  presqu’  im- 
possible. Le  point  le  plus  méridional  de  l’Amur  est 
situé  à peu  près  sur  le  47®  de  latitude  boréale  et  un 
peu  au-delà  de  l’embouchure  du  Soûngari,  où  vient  abou- 
tir les  montagnes  de  Khingan-Ulà.  Toute  cette  contrée 
est  couverte  d’une  végétation  extrêmement  riche  et  bien 
différente  de  celle  de  la  Üaourie,  ayant  pour  repré- 
sentant des  grands  noyers  i),  des  tilleuls  ^),  des  éra- 
bles ^),  des  chênes^),  des  vignes  sauvages^)  et  autres 
arbres,  appartenant  à des  genres  propres  à l’Europe 
temperée;  on  y rencontre  même  une  plante  qui  produit 
du  liège,  comme  le  chêne  du  midi  de  la  France.  Si 
l’on  pense,  que  cette  sorte  de  végétation  commence  déjà 
vers  le  51®  de  latitude  boréale,  on  doit  conclure  que 
la  température  moyenne  y doit  être  bien  plus  élevée 
qu’aux  mêmes  latitudes  de  l’Europe  orientale  où  l’on 
ne  rencontre  ni  vigne,  ni  noyers  sauvages,  ni  arbres  à 
liège;  x;eci  parait  confirmer  de  nouveau  ce  que  j’avais 
exposé  en  1845  dans  le  Bulletin  de  la  Société  Impé- 
riale des  Naturalistes  de  Moscou  p.  92®):  que  la  ligne, 
qui  passe  du  pôle  Nord  par  l’Oural,  la  mer  d’Aral,  la 
Perse  orientale  jusqu’  au  pôle  Sud,  représente  le  mé- 
ridien de  la  force  productive  des  corps  organiques,  qui 
devient  plus  riche  et  plus  variée  à mesure  qu’on  se 
rapproche  des  deux  Océans  Atlantique  et  Pacifique;  la 


1)  Jugions  mandshurica  Max. 

2)  Tilia  mandschurica  et  cordata. 

3)  Acer  Dedyle,  tegmentosum,  ginnala,  mono. 

4)  Quercus  mongolica. 

5)  Vilis  amurensis. 

6)  Die  Coleopterologischen  Verhâltni.'ise  und  die  Kâfer  Russlands. 


16 


même  chose  se  remarque  en  Amérique  où  les  mon- 
tagnes rocheuses,  les  Andes  et  les  Cordillières,  parais- 
sent former  un  méridien  pareil  pour  le  nouveau  monde.  *) 
Vers  les  embouchures  de  l'Oussouri  les  montag- 
nes disparaissent  de  plus  en  plus,  pour  faire  place  à 
des  prairies  plus  ou  moins  marécageuses,  couvertes 
d’une  herbe  de  sept  pieds  de  hauteur,  variées  par  des 
saules  et  des  aunes,  véritable  ouasis  pour  les  cocci- 
nelles, les  tortues,  les  grues  et  autres  animaux  de  la 
zône  tempérée.  Ensuite  les  montagnes  recommencent 
de  rechef  et  s’approchent  le  plus  du  fleuve,  à mesure 
qu’on  dépasse  les  ruines  de  l’ancienne  ville  russe  Al- 
basin  pour  entrer  dans  la  Daourie.  La  faune  entomo- 
logique  de  ces  contrées,  à en  juger  d’après  les  échan- 
tillons, rapportés  par  MM.  Maack  et  Schrenk,  présente 
une  très  grande  analogie  avec  la  faune  de  la  Daourie 
et  de  la  Mongolie  chinoise.  Les  insectes  recueillis  par 
Schrenk,  principalement  aux  environs  de  Nikolajevsk 
donc  sur  l’un  des  points  les  plus  orientaux  du  courant 
de  l’Amur,  rapellent  ceux  d’Ochotsk  et  par  l’abondance 


1)  Il  ne  faut  cependant  pas  perdre  de  vue,  qne  l'élévation  du  sol, 
la  position  topographique,  les  courants  de  la  mer  et  aufres  influences 
telluriques,  allèrent  parfois  l’hypothèse  exposée;  mais  dans  tous  les  cas, 
on  ne  saurait  nier,  que  si  la  diminution  do  la  température  moyenne,  qui 
s’observe  en  Europe  de  l’occident  à l’orient,  allait  descendre  dans  la 
même  proportion  en  Asie  depuis  l’Oural  vers  l’Océan  paciflqtie,  ces  der- 
nières contrées  devraient  être  couvertes  de  glaces  presque  perpéluelles  ; 
par  conséquent  être  complètement  impropres  pour  produire  la  végétation 
qu’on  y rencontre. 

2)  Nikolajevsk  est  le  chef-lieu  de  l’administration  de  ce  pays  orien- 
tal; les  alentours  se  composent  de  prairies  magnifiques,  qui  donnent 
moyen  de  soutenir  des  troupeaux  considér.ibles  d’animaux  domestiques. 
Le  jardinge  y a été  introduit  dans  les  derniers  temps  .avec  beaucoup  de 
succès,  ce  qui  permit  d’y  organiser,  l’année  dernière,  la  première  expo- 
sition des  produits  potagers,  à la  grande  satisfaction  de  la  population, 


17 


(les  Coccinelles  et  des  LepUirides,  une  faune  boréale, 
tandis  que  ceux  rapportés  des  embouchures  de  l’Ous- 
suri  et  du  Dsungari  présentent  déjà  quelques  formes 
semitropicales.  Le  grand  papillon  vert-noir,  mentionné 
par  M.  Schrenk,  est  une  magnitique  espèce  nouvelle 
très  voisine  du  Papilio  bianor  Dehaan,  de  Java,  et  se  ren- 
contre dans  cette  singulière  contrée  en  société  avec 
le  Hylobius  arcticiis,  comme  nous  l’avons  déjà  vu,  le  ti- 
gre avec  le  renne.  Le  cours  de  l’Amur  est  évalué 
à environ  3000  verstes. 

Avant  son  voyage  vers  l’Amur,  M.  Maack,  avait  été 
envoyé  par  la  Société  Impériale  géographique,  section 
de  Sibérie,  pour  exploiter  le  cours  du  Wilui,  un  gros 
affluant  occidental,  de  la  rivière  Lena,  au  delà  de  Jakoutsk 
et  de  rOlenek,  et  qui  tombe  dans  la  mer  glaciale.  Cette 
expédition  dura  presque  douze  mois,  pendant  lesquels 
il  parcourut  un  espace  de  beaucoup  de  milliers  de  vers- 
tes carrés.  Le  cours  du  Wilui  est  plus  de  2000  ver- 
stes. La  moitié  de  la  route  fut  faite  en  canot  et  l'autre 
à cheval.  Les  productions  entomologiques  de  ce  pays 
boréal,  situé  entre  le  63"  et  le  64"  de  lat.  bor.,  res- 
semblent beaucoup  à celles  des  environs  d’Irkoutsk,  avec 
plusieurs  formes  alpines  de  la  Daourie,  comme  p.  ex.: 
le  Carabus  Mac-Leayi. 

Un  cinquième  voyageur,  M.  Radde,  a été  envoyé, 
également  par  la  Société  géographique,  pour  exploiter 
la  Daourie  et  les  parties  orientales  et  méridionales  de 
nos  possessions  en  Sibérie.  En  1855,  il  ramassa  un 
grand  nombre  d’insectes,  sur  les  rives  du  lac  Baical. 
Cette  année-ci  il  s’est  avancé  plus  loin,  mais  nous  ne 
connaissons  pas  encore  scs  récoltes. 

M.  le  Professeur  Nordmann  à Helsingfors  entreprit 

2 


IR 


l’été  passé  avec  plusieurs  jeunes  étudiants  un  voyage 
scientifique  dans  le  Nord  de  la  Finlande  et  en  Karélie. 
Le  pays  que  ce  savant  naturaliste  vient  d’exploiter  est 
un  des  plus  pauvres,  où  l’été  dure  à peine  2 à 3 mois; 
les  blés  et  les  fruits  ne  mûrissent  que  rarement  et  les 
habitans  sont  forcés  de  se  servir  d’écorces  amères  au 
lieu  de  pain.  L’été  passé,  nous  écrit  M.  Nordmann  ^),  a 
été  pluvieux  et  des  plus  froids  qu’  on  puisse  s’imagi- 
ner; pendant  10  semaines,  que  ce  voyage  dura,  il  n’y 
eut  pas  môme  12  jours  sereins  et  pour  comble  de  ca- 
lamité, presque  chaque  jour  nos  voyageurs  furent  trem- 
pés jusqu’aux  os,  par  un  pluie  battante.  Arrivés  à 
Nourmis,  situé  sur  le  64“  de  lat.  b.,  ils  trouvèrent  la 
terre  à peine  dégelée  à la  profondeur  d’un  pied,  et  un 
peu  plus  au  Nord,  ùKajana,  il  y avait  môme  en  Juillet 
de  la  glace  dans  les  puits.  Quoiqu’  encore  assez  éloi- 
gnées du  cercle  polaire,  les  productions  de  ces  contrées, 
rappelaient  beaucoup  la  faune  laponaise,  surtout  les 
oiseaux  et  les  papillons.  Le  fils  de  M.  Nordmann  avec 
quelques  autres  étudians  furent  dirigés  sur  la  ville  Kern, 
située  sur  la  mer  blanche;  M.M.  Edwin  Nylander  et  Gadd 
réussirent  à faire  un  voyage  extrômement  pénible  au  lac 
arctique  Enarô  et  jusqu’  aux  bords  de  la  mer  glaciale 
à Warangfjord,  d’où  ils  rapporteront  une  grande  col- 
lection de  crustacées  et  d’autres  animaux  marins.  Les 
frères  Wright,  si  avantageusement  connus  par  leurs  dessins 
ornithologiques,  furent  envoyés  à Torneâ  et  à Avasaxe. 
Pour  la  préparation  des  petits  Lépidoptères,  M.  Nord- 
mann avait  pris  avec  lui  sa  fille  cadette,  Mathilde,  avec 
le  concours  de  laquelle  il  parvint  à rapporter  de  ce  vo- 


1)  Extrait  d’une  lettre  de  ce  savant  à M.  Ménétriés  du  3 Nov.  1856. 


yage  de  5 à 600  exemplaires  de  papillons  dont  36  espè- 
ces nouvelles  pour  la  Faune  de  Finlande. 

M.  A.  Koiisoliakcvitcli  visita  en  1853  l’île  de  Ôsel 
et  y récolta  un  grand  nond)rc  d’insectes.  Cet  ilôt  de 
la  Baltique,  à surface  plane  et  |)eu  élevé  au  dc.ssus  des 
eaux,  présente  une  formation  calcaire,  riche  en  pétrifi- 
cations des  plus  intéressantes,  lesquelles  ont  été  en  par- 
tie publiées  par  M.  Eichwald.  La  plus  grande  partie 
de  cette  île  est  couverte  de  champs  et  de  prairies, 
offrant  ça  et  là  des  arbres  fruitiers,  et  autres  peu  or- 
dinaires à ces  latitudes;  le  lierre  et  le  Lothus  tetrago- 
nolobus,  qui  y croissent  spontanément,  rapellent  même 
le  midi  de  l’Europe. 

En  1854  M.M.  les  frères  Kouschakevitch  accom- 
pagnèrent nos  troupes  en  Finlande  et  là  ils  exploitèrent 
les  environs  de  Wibourg  et  autres  endroits  du  littoral 
l)oréal  du  golfe  de  Finlande;  en  1855,  la  garde  Impé- 
riale ayant  reçu  l’ordre  de  se  diriger  vers  l’Est,  nos 
entomologistes  militaires  profitèrent  de  cette  occasion 
pour  ramasser  des  insectes  en  Lithuanie  et  en  Pologne. 

M.  de  Manderstjerna,  Colonel  de  la  garde,  profita 
également  de  son  séjour  dans  la  Pologne  septentrionale, 
et  en  rapporta  un  bon  nombre  de  Coléoptères. 

M.M.  Strauch  et  KOppen  utilisèrent  leurs  vacances 
à üor|)at,  en  faisant  une  excursion  entornologique  sur 
les  bords  du  lac  Peipus;  là,  sur  le  rivage  sablonneux, 
couvert  de  sapins,  ils  découvrirent,  au  mois  d’Avril, 
l’Apalus  bimaculaius , qui  courait  dans  l’herbe,  ou  volait 
autour  des  branches  des  conifères  à l’instar  des  Omo- 
phlus;  on  remarquait  dans  les  mêmes  localités  une 
quantité  énorme  des  Bombus;  il  serait  donc  possible  que 


20 


cet  intéressant  Coléoptère  vécut  à l’état  de  larve  et  com- 
me parasite  dans  les  nids  de  cet  Apide? 

M.  KOppen  fit  ensuite  un  court  séjour  à S:t  Peters- 
bourg  et  trouva  pendant  une  excursion  dans  les  forêts 
d’Osinova  Rostcha  un  Procrustes  coriarius. 

Dans  les  marais,  recouverts  de  mousse,  de  cette 
môme  localité,  M.  Bremer  prit  des  Argynnis  ossianus 
et  frigga,  ainsi  que  le  Chionobas  jutta,  la  Lina  lappo- 
nica  et  autres  formes  de  Lapponie,  qui  au  printems 
1855  apparurent  plus  abondamment  qu’a  l’ordinaire  et 
qui,  avec  raison,  firent  prévoir  un  été  court  et  froid, 
comme  en  Lapponie;  ce  qui  se  réalisa  effectivement, 
puisque  dans  beaucoup  de  maisons  de  campagnes,  des 
environs  de  S:t  Pétersbourg  on  a dû  chauffer  les  cham- 
bres durant  presque  tout  l’été  de  1856.  M.  Bremer 
observe  que  t Argynnis  frigga  est  extrêmement  difficile 
à prendre,  à cause  de  son  vol  violent;  tandis  que  la 
Chionobas  jutta  se  cache  dans  les  branches  des  sapins 
rabougris,  qui  sont  disséminés  dans  ces  marécages  où 
l’on  a souvent  de  l’eau  jusqu’  aux  genoux  et  risque 
môme  de  se  noyer  ou  d’ôtre  dévoré  par  des  loups  af- 
famés, qui  y ont  leur  gîte  constant.  Un  jour,  au  prin- 
tems, M.  Bremer,  entraîné  par  un  zèle  de  véritable 
chasseur,  n’avait  pas  môme  remarqué  le  déclin  du  jour 
et  cependant  il  lui  fallait  encore  faire  10  verstes,  pour 
arriver  à une  habitation;  il  était  tellement  fatigué  qu’il 
voulut  se  reposer  sur  la  mousse,  et  s’y  endormit.  — 
Transi  de  froid,  il  se  réveille  et  s’apperçoit  que  l’hu- 
midité a pénétré  ses  vêtements,  qu’un  côté  de  son  corps 
est  mouillé  complètement,  que  le  soleil  se  montrait  déjà 
près  de  l’horizon  et  que  le  jour  apparaissait;  il  faut  être 
bien  fatigué  pour  pouvoir  passer  ainsi  une  nuit  dans 


21 


l’eau  d’un  marais!  Voilà  les  agréments  des  recherches 
entomologiques  dans  le  Nord,  tournons  nos  regards  vers 
le  Sud. 

M.  le  Colonel  Bartholomei,  dont  nous  avons  déjà 
fait  mention  dans  la  première  année  de  ces  Etudes,  a 
depuis  continué  ses  infatigables  recherches  sur  les 
Alpes  du  Caucase,  et  dans  nos  possessions  Transcau- 
casiennes. 11  a parcouru  le  haut  plateau  de  Swanety, 
situé  dans  le  centre  des  Alpes  occidentales  du  Cau- 
case et  au  Sud  de  l’Elborus  d’où  il  rapporta  ces  ma- 
gnifiques Plectes  et  Tribacis,  dont  M.  le  Baron  Chaudoir 
a décrit  plusieurs,  il  y a quelques  années.  Ses  péré- 
grinations en  Arménie  et  sur  les  bords  de  l’Araxe, 
n’ont  pas  été  moins  fructueuses:  ÜEnoploderus  sangui- 
neus  Faldm.,  des  jolies  Dorcadion  et  quelques  autres 
espèces  intéressantes  ont  été  envoyées  à S:t  Péters- 
bourg;  plus  tard  encore,  M.  de  Bartholomei  fut  envoyé 
en  Perse  où  il  récolta  également,  mais  nous  n'avons 
pas  encore  vu  ces  insectes. 

Durant  la  guerre  M.  le  Capitaine  d’Artillerie  Ra- 
daschkovski  recueillit  des  insectes  en  Bessarabie,  dans  la 
Dobrutcha  et  môme  dans  les  tranchées  de  Silistria; 
ces  récoltes,  quoique  n’offrant  rien  de  saillant,  présen- 
tent suffisamment  de  choses  intéressantes,  qui  d’un  coté 
rapellent  la  Podolie  et  de  l’autre  les  Steppes  de  la 
Hongrie.  Parmi  les  Hyménoptères,  dont  s’occupe  de 
préférence  cet  entomologiste,  il  y a une  Scolia  magni- 
fique, probablement  nouvelle. 

Plus  tard,  M.  de  Radaschkovski  fut  envoyé  à Sévasto- 
pol,  où  il  ne  manqua  pas  non  plus  de  prendre  des  in- 
sectes. Il  est  très  possible,  que  les  entomologistes  fran- 
çais aient  pris  de  ces  Malacfiius  et  Dermestes,  qui  viennent 


22 


d’être  décrits  par  notre  ami  Mnlsant,  sur  les  mômes  Heurs 
et  les  môme  cadavres,  que  l’entomologiste  russe.  Il 
serait  curieux  do  savoir,  si,  en  cas  de  rencontre,  ces 
savants,  ennemis  contre  leur  gré,  et  malgré  le  bruit  et 
les  effets  des  canons-Lancastre,  n’eussent  point  échangé 
amicalement  quelques  paroles  scientiliques  et  tout-à-fait 
pacifiques?  Aussi  plusieurs  des  Coléoptères,  ramassés 
en  Crimée  par  M.  le  Général  Levaillant  et  décrits  ré- 
cemment par  M.  Mnlsant,  nous  ont  été  également  en- 
voyés de  Sévastopol;  mais  ils  avaient  été  décrits  long- 
tems  avant  dans  les  publications  de  notre  pays,  et  les 
autres,  à l’exception  toute  fois  du  Harpalus  serialus 
Mulsant,  nous  sont  connus  aussi. 

Un  jeune  voyageur  enfin,  M.  N.  de  Seidiitz,  a fait 
en  1855  et  1856  une  intéressante  exploration  dans 
nos  provinces  Transcaucasiennes  et  le  Nord  de  la  Perse, 
visitant:  Astrakhan,  Baku,  Lenkoran,  Schemaklia,  Nouk- 
ha,  les  environs  du  lac  Goktclia,  Elisabethpol,  l’Ara- 
rat,  Erivan,  les  élévations  du  Daratschytcliag,  ensuite 
une  tournée  aux  montagnes  Alaguës  puisàTauris,  les 
alpes  Savelan  et  le  lac  Ourmiah  en  Perse  et  autres 
contrées  voisines  des  frontières  de  la  Perse  et  de  la 
Turquie.  M.  de  Seidiitz  est  botaniste,  mais  il  a aussi 
ramassé  des  insectes,  surtout  des  Hémiptères,  que  nous 
n’avons  pas  vus. 

Ici  à S:t  Pétersbourg,  M.  le  Docteur  Iven,  le  môme 
qui,  il  y a 30  ans,  découvrit  en  Grèce  le  Julodis  Ive- 
nü  Dej.  et  qui,  plus  tard  fit  un  long  séjour  àArchan- 
gel  et  dans  les  contrées  hyperboréennes  de  la  mer 
blanche,  continua  ses  recherches  Lépidoptérologiques, 
avec  une  rare  assiduité;  il  parvint  à découvrir  aux 
environs  do  notre  capitale,  plusieurs  papillons  intéres- 


23 


sanls,  entre  autres:  Lycaena  quercus,  Agrotis  trifurca, 
Xanthia  aurago,  Hibernia  defoUaria,  Phaesyh  coraciaria, 
Sdaphila  mphatia,  Hypsolopha  sylvella,  Epigraphia  ato- 
mella,  qui  n’y  avaient  pas  encore  été  observés.  M. 
Sievers  collecta  un  grand  nombre  de  Microlépidoptè- 
res, de  sorte  que  la  nouvelle  édition  de  son  Catalogue 
des  Lépidoptères  des  environs  de  St.  Pétersbourg,  qui 
vient  de  paraitre  est  encore  à compléter.  Le  nombre 
des  espèces  observées  aux  environs  de  notre  capitale 
surpasse  déjà  un  millier,  ce  qui  prouve  la  richesse  de 
cette  branche  de  l'Entomologie,  dans  notre  contrée 
boréale.  Le  28,  30  Août  et  le  1 Sept.  1856  M.  Sie- 
vers découvrit,  tout  près  de  sa  campagne  à Staraia 
Derevnia,  des  centaines  d'une  Xylina,  de  la  division 
où  se  trouvent  les  A',  somnulcnla,  conformé,  Zmkenii  et 
pareils,  mais  qui  présente  les  dessins  des  ailes  supé- 
rieures presqu’  aussi  peu  déterminés  et  aussi  peu  va- 
riés de  blanc  que  chez  la  Calocala  pacta,  tandis  que 
les  ailes  inférieures  en  dessous  et  le  corps  sont  d’une 
teinte  vineuse  bien  marejuée  et  très  caractéristique; 
l’abdomen  a une  villosité  roussâtre  plus  longue  que 
chez  la  X.  conformis  et  la  toullè  de  poils  élévés  au 
milieu,  y manque  complètement;  la  tache  linéaire  noire 
sur  le  milieu  des  ailes  supérieures  ne  se  termine  pas 
en  fourche  comme  chez  la  X.  conformis^  Il  est  très 
probable  que  c’est  une  espèce  nouvelle,  à laquelle 
M.  Sievers  propose  d’appliquer  le  nom  de  X.  rufescens. 
Les  lieux  où  cette  intéressante  trouvaille  a été  faite, 
ne  présentent  que  des  saules.  Une  autre  découverte 
de  M.  Sievers  est  celle  de  la  chenille  de  la  Hadena  arni- 
ca. M.  Hüber,  qui  passe  ordinairement  l’été  au  corps 
forestier  y découvrit  la  Nola  strigulma  et  une  Boarmia 


24 


voisine  de  la  B.  crepuscularia,  mais  avec  la  bande  la- 
térale blanchâtre  sur  les  ailes  inférieures  plus  distincte 
et  en  continuité  à celle  des  ailes  supérieures.  M.  Mé- 
nétriés  fit  ses  chasses  aux  environs  de  Péterhoff  où  il 
découvrit  la  rare  Notorhina  muricata  Dalrnan,  qui  se 
rencontre  en  Juin  sur  l'écorce  des  sapins  très  vieux, 
le  soir  vers  le  couchant  du  soleil  et  le  matin  avant  les 
chaleurs  du  raidi.  Des  chrysalides  rapportées  par  M. 
Ménétriés  en  ville,  il  sortit  cntr’-autre,  une  espèce  qu’il 
nomma  Microdonta  unicolora;  elle  est  voisine  de  la  M. 
bicotora,  mais  toute  blanche  sans  indices  de  colo- 
ration jaune;  comme  elle  a été  depuis  prise  par  un 
étudiant,  dans  les  environs  de  notre  capitale,  il  est 
probable  que  ce  soit  réellement  une  espèce  nou- 
velle. Enfin  mes  propres  excursions  dirigées  principa- 
lement à la  recherche  des  insectes  les  plus  petits,  ont 
été  assez  favorables,  si  l’on  songe  surtout  au  mauvais 
temps  que  nous  avons  eu  presque  constamment.  La 
découverte  du  Sphindus  Gyllenhalii,  qui  parait  ne  pas 
vivre  dans  les  bolets,  comme  les  Cis,  mais  sous  l’é- 
corce des  arbres  morts,  le  plus  petit  Latridim  connu 
(L.  minutissimus  ra.J  et  autres  petits  insectes,  entre  au- 
tres un  petit  Chalcidite  à antennes  panachées,  comme 
chez  les  Ceraphron,  ont  été  les  résultats  les  plus  inté- 
ressants de  mes  recherches. 


25 


II.  Entomologie  spéciale. 

Insectes  dn  Japon 

par 

V.  de  Motschulsky. 

Dans  ces  Etudes  j’ai  donné  un  apperçu  du  séjour 
que  fit  M.  Gaschkevitch  près  de  Simoda  au  Japon  d’où 
il  rapporta  les  Coléoptères  qui  font  l’objet  de  cet  ar- 
ticle; quant  aux  Lépidoptères  et  aux  Neuroptères, 
les  uns  seront  décrits  et  figurés  par  M.  Ménétriés,  dans 
le  Catalogue  du  Musée  de  l’Académie  Impériale  des 
sciences,  les  autres  ont  été  communiqués  à M.  Hagen  à 
KOnigsberg;  je  ne  donnerai  donc  ici  qu’un  simple  Ca- 
talogue des  premiers.  Tous  ces  insectes  ornent  main- 
tenant le  Musée  de  l’Académie,  grâce  à la  générosité 
de  ce  voyageur. 

Trigonognatha  Motsch.  n.  9. 

Carabîde  de  la  tribu  des  Caladromidea. 

Languette  très  avancée,  libre  à son  extrémité,  trian- 
gulaire, coupée  carrément  en  avant. 

Paraglosses  aussi  longues  que  la  languette,  triangulai- 
res, acurainées. 

Menton  fortement  échancré,  avec  une  dent  obtuse  au 
milieu. 

Mandibules  triangulaires,  sans  dentelures. 

Mâchoires  étroites,  terminées  par  une  forte  dent. 
Labre  transversal,  non  échancré. 

Palpes  labiaux,  à dernier  article  fortement  sécuriforme. 
Palpes  maxillaires  assez  courts,  leur  dernier  article 
presque  cylindrique  et  tronqué  à l’extrémité. 


26 


Antennes  à premier  article  épais,  un  peu  plus 
court  que  les  deux  suivants  réunis,  les  autres  ovalai- 
res, garnis  de  poils. 

Strie  accessoire,  près  de  l’écusson  raccourcie  mais 
bien  marquée. 

Corps  allongé  et  déprimé  comme  ches  les  Poecilus. 

Les  trois  premiers  articles  aux  tarses  antérieurs 
dilatés  chez  les  mûles,  3:ième  article  en  coeur  trans- 
versal; jambes  armées  à l’extrémité  de  deux  épines 
très  longues. 

Ce  nouveau  genre  rapelle,  au  premier  abord,  les 
ïrigonotornides  et  quelques  grands  Féroniens,  comme 
la  Platysma  australasiae,  mais  les  caractères  indiqués 
suffisent  pour  l’en  séparer.  La  seule  espèce  connue 
du  genre  est: 

Trigonognatha  cuprescens  M.  Si.  P.  obhngo-ovala,  de- 
pressa,  nitida,  nigi'a,  tiwrace  elytrisgue  cupreis;  ore,  palpis, 
antennarum  articidis  ullimis  iarsisque  piceo-nigris  ; capile  Irian- 
gulari,  glabro,  inter  oculos  ulrinque  profunde  longitudinaliter , 
inter  antennas  Iransvei'sim , impressn;  thorace  quadralo,  margi- 
nalo,  basi  utrinque  biimpresso,  angidis  postîcis  rectis;  clytris 
profunde  striutis,  striis  impunctatis,  vdersUtiis  subelevalü.  Long. 
8V2  1.  - lat.  3Va  1. 

Megrammus  M.  n.  g. 

Carabide  de  la  tribu  des  Harpalides. 

La  strie  raccourcie  à la  base  des  élytres,  près  de 
3’écusson,  manque. 

Tarses  garnis  en  dessous  de  poils  très  longs,  les 
intermédiaires  dilatés  chez  le  mâle. 

Pénultième  article  des  tarses  antérieurs  et  inter- 
médiaires très  fortement  bilobé  dans  les  deux  sexes. 

Tète  petite,  triangulaire. 


27 


Menton  sans  dent  médiane. 

Languette  libre,  saillante,  étroite,  parallèle,  arron- 
die et  avec  deux  longs  cils  à l’extrémité. 

Paraglosses  un  peu  plus  longues  que  la  languette, 
allongées,  étroites  et  arrondies  à l’extrémité. 

MAchoires  étroites,  courbées  et  terminées  par  un 
long  crochet. 

Mandibules  assez  fortes,  courbées,  mais  sans  dents. 

Palpes  saillants,  à second  article  long,  élargi  et 
courbé,  le  dernier  étroit,  en  oval  très  allongé,  faible- 
ment tronqué  à l’extrémité  et  à peine  plus  court  que 
le  2:d. 

Antennes,  notablement  plus  longues  que  la  tête  et 
le  corselet  réunis,  grêles. 

Tête,  corselet  et  élytres  comme  chez  les  Stenolophus. 

Ce  genre  ressemble  par  sa  forme  aux  Stenolophus 
proximus,  ochropesus  et  autres  analogues,  mais  en  l’éxa- 
minant  de  plus  près,  il  présente  des  différences  très  es- 
sentielles, enumerées  plus  haut. 

La  seule  espèce  connue  est: 

2,  Megrammus  circumcinctus  Molsch.  elongato-ovatus,  de- 
pressiusculus,  glaber,  niiidus,  nigro-piceus,  supra  metallico-mi~ 
cans;  palpis,  antennarum  basi,  thoracis  elytrorumque  lateribus^ 
abdomine,  ano  pedibusque  testaceis;  capile  triangulare,  ocidis 
prominulis;  thorace  fere  rotundato,  antice  arcuatim  excisa,  rnar- 
ginata,  reflexo,  basi  utrinque  mgtdoso;  elytî'is  profunde  strialis, 
interstitio  3:o  postice  unipimctato.  Long.  3 '4  1.  — fat.  IV3  1. 

Themus  ffl.  n.  g. 

Malacoderme  de  la  tribu  des  Téléphorides. 

Crochets  des  tarses  simples,  sans  renflement  brus- 
que et  anguleux  à la  base. 


28 


Palpes  à dernier  article  sécuriforine  et  comprimé. 

Elytres  parallèles,  recouvrant  l’abdomen. 

Tête  avancée,  allongée,  un  peu  rétrécie  postérieu- 
rement; yeux  peu  saillants,  placés  plutôt  en  avant  que 
latéralement. 

Corselet  aussi  large  que  la  tête,  en  carré  trans- 
versal, coupé  obliquement  aux  angles. 

Angles  huméraux  des  élytres  bien  saillants. 

Ce  genre  présente  par  sa  forme  générale  et  sur- 
tout par  sa  tête  allongée,  placée  horizontalement,  une 
ressetiiblance  assez  grande  avec  les  Podabrus,  mais  les 
crochets  des  tarses  simples  l’en  éloignent  suffisamment; 
il  rapelle  aussi  les  Dichelotarsus,  mais  sa  tête  non  tri- 
angulaire et  peu  rétrécie  postérieurement,  le  corselet 
aussi  large  que  la  tête,  ainsi  que  les  crochets  des  tar- 
ses non  brusquement  renflés  à la  base,  le  font  de  suite 
reconnaître  et  placer  à côté  des  vrais  Telephorus,  des- 
quels il  se  distingue  par  la  forme  des  crochets,  la  tête 
allongée  et  horizontale  &c.  La  seule  espèce  connue  est: 

3,  Themus  cyanipennis  M.  Si.  P.  elongatus,  parallelus,  de- 
pressm,  subnilidus,  niger,  elytris  nitp'o-cyaneis;  ore,  antennarum 
basi  subtns,  thoracis  lateribus,  abdomine  segmentis  margine  lar- 
sisque  plus  minusve  lestaceis;  capite  elongato,  subcyaneo,  puncla- 
to,  nigro-pubescente;  Ihorace  transversim  quadrangulato , tnedio 
impresso,  sparsim  striguloso-punctato , lateribus  rcflexis;  scuteilo 
triangulari,  nigro  villoso;  elytris  elongatis,  rugulosis,  utrinque 
leviter  binewasis,  postice  opacis,  brevissme  nigro-pubescentibus ; 
corpore  subtus  pedibusque  cinereo-pubescentibus.  Long.  7 1.  — 
lat.  2 I. 

4,  Ips  japonia  M.  St.  P.  elongato-quadrangulata,  paral- 
lela,  subconvexa,  punctata,  nitida,  nigra;  antmnis,  patpis  tar- 
sisque  rufo-piceis;  elytris  maculis  quatuor  rubris,  sinuatis,  capite 
triangulari,  clypeo  mandibidisque  produclis,  ihorace  transverso 
elytrisque  margmatis.  Long.  4 1.  — lat.  2 1. 


29 


Très  voisine  do  VIps  obtusa  Say  et  de  la  môme 
taille,  mais  plus  parallèle,  plus  fortement  ponctuée  et 
dont  les  taches  rouges  sur  les  élytres,  surtout  les  pos- 
térieures, sont  non  arrondies,  mais  transversales  et  si- 
nuées;  celle  près  de  la  base  est  triangulaire. 

S,  Lucanus  inclmalus  M.  Si.  P.  (Hexarlhrius  f)  elongalo- 
ovatus,  subdepressus,  piinctatissimus,  castaiieiis;  capile  quadrato, 
later aliter  angulalo,  antice  inter  mundibulas  in  lamina  truncata 
producto;  clypeo  oblongo,  reflexo,  média  carinulato;  mandibulis 
longissimis,  indinatis,  oblique  arcuatis  sexdentatis;  thorace  Irans- 
verso,  poslice  angmtiore;  elytris  postice  subattenuatis ; tibiis  an- 
tids  subelongalis,  muUidentatis,  intennediis  unispinosis,  posticis 
inermibus.  Long.  corp.  leV*  I.  — lat.  6'/,  1.  — Long,  man- 
dib.  9 1. 

La  forme  du  corps  et  la  couleur  de  cette  espèce 
rappellent  un  peu  notre  Lucanus  capreolus,  mais  la  tête, 
les  mandibules  et  les  pattes  l’en  éloignent  très  essen- 
tiellement. La  tôte  présente  derrière  les  yeux  un  élar- 
gissement latéral  dentiforme  comme  chez  les  Odontola- 
bis  de  M.  Hope,  tandis  que  les  mandibules  sont  pro- 
longées et  aussi  fortement  développées  que  chez  les 
vrais  Lucanus,  mais  elles  ne  vont  pas  dans  le  môme 
plan  tjue  le  corps,  et  s’inclinent  visiblement  dès  leur 
base  pour  ne  se  relever  que  vers  l’extrémité,  qui  est 
amincie  et  terminée  par  une  seule  dent;  elles  ne  sont 
pas  parallèles,  mais  en  oval  allongé  et  acuminées  vers 
l’extrémité;  la  saillie  latérale  de  la  tôte  ne  dépasse  pas 
le  milieu  des  yeux.  La  couleur  est  un  brun  châtain, 
plus  roussûtre  et  plus  clair  sur  les  élytres,  les  cuisses 
et  les  jambes.  Les  antennes  manquaient  à l’exemplaire 
que  j’ai  examiné. 

G,  l^alidostomns  (?)  reclus  M.  St.  P.  oblongm,  pnrallelus 


30 


subdepresms , punctaiissimus,  subuitidus,  niger,  elylris  femori- 
busque  nigro-piceis,  maxillis  tarsisque  sublus  leslaceo-villosis; 
capite  transverso,  piano,  unlice  fere  recto  Iruncalo;  thorace  capite 
sublalinre,  Iransverso,  lateribus  arcuutis,  postice  utrinque  sinua- 
tis,  leviter  denliculatis ; elylris  oblongo-ovatis,  sutura  subelevala, 
nitida;  mandibulis  longissimis , paraUelis,  hidenlatis.  Long.  corp. 
IIV2  I.  — lat.  thor.  5 Va  1-  — long,  mandih.  5 1. 

Cette  espèce  ressemble,  au  premier  abord,  à un 
Lucanus,  avec  des  mandibules  parallèles;  mais  des  ca- 
ractères plus  essentielles,  comme  p.  ex;  la  longueur  du 
4:ième  article  des  palpes  maxillaires,  la  massue  des  an- 
tennes à trois  articles,  la  languette  cachée  par  le  men- 
ton &c.  le  placent  dans  le  genre  Psalidostomus  Burin,  à 
côté  des  Ps.  femoratus,  triangularis,  tibialis  et  autres  es- 
pèces à mandibules  allongées;  mais  dont  il  se  distin- 
gue facilement,  par  le  manque  de  la  dent  basale  à ces 
dernières,  par  son  front  presque  sans  excavation  et  par 
son  chaperon  assez  avancé  et  tronqué,  comme  chez  les 
Cladognathus  de  M.  Burmeister.  On  devrait  peut-être 
en  former  un  genre  à part,  mais  comme  je  ne  connais 
qu’un  seul  exemplaire,  j’ai  préféré  le  laisser  dans  les 
Psalidostomus. 

B me  parait  en  général,  que  le  mode  suivi  par  M. 
Lacordaire,  dans  les  suites  à Buiïon,  où  il  réunit  pres- 
que tous  les  Lucanides  dans  les  deux  genres,  Luca- 
nus et  Dorcus,  est  une  inconséquence,  puisque  dans 
bien  d’autres  familles,  le  môme  auteur  a adopté  une 
foule  de  genres,  qui  n’ont  aucunement  plus  de  valeur 
que  ceux  que  M.  Burmeister  a créés  pour  intercaller 
les  dilFérentes  espèces  des  anciens  genres  Lucanus  et 
Dorcus.  Je  ne  comprends  môme  pas  la  portée  d’une 
pareille  réunion  rétrograde.  M.  Lacordaire  voudrait-il 


31 


ramener  nos  divisions  aux  temps  patriarcals  de  Linné 
et  de  Fahriciiis,  où  un  genre  Carabus,  comprenait  tout 
un  monde  de  Coléoptères?  D'un  autre  côté,  il  est  à 
regretter,  que  M.  Lacordairc  se  laisse  trop  souvent  en- 
trainer  par  des  personalités;  ainsi  il  m’a  paru  qu’il  af- 
fectait une  certaine  incrédulité  pour  les  espèces  décou- 
vertes par  les  entomologistes,  avec  lesquels  il  ne  sympa- 
tisait  pas.  Dans  un  ouvrage,  tel  que  l’Histoire  naturelle 
des  Insectes,  l’auteur  aurait  dû  chercher  à donner  une 
critique  positive,  soutenue  ])ar  ses  propres  observations, 
plutôt  que  de  s’en  rapporter  souvent  à des  conjectures 
et  des  oui-dirc,  en  prétextant  n’avoir  pas  vu  les  exem- 
plaires types.  Comme  exemple  de  la  précision  de 
ses  sentences,  je  citerai  mes  Lucanus  ibericus  et  curtu- 
lus,  qui  d'après  lui,  ne  semblent  pas  diflerer  du  L.  te- 
traodon!  Je  demande  à M.  Lacordaire,  s’il  connaît 
d'une  manière  [)ositive  ce  que  c’est  que  le  tetraodon  et 
s’il  a vu  mes  espèces,  pour  être  en  droit  de  porter  un 
tel  jugement.  L’ouvrage  do  l’auteur  belge,  à part  son 
utilité  comme  compilation,  contient  un  grand  nombre 
de  pareilles  remarques  peu  fondées,  qui  certainement 
servent  plutôt  à embrouiller  la  synonymie,  qu’à  porter 
un  grand  profit  pour  la  science. 

7,  Geotrupes  auratus  Motsch.,  convexus,  breviter  omtus, 
nitidus,  purpureo-auralus;  clypeo  triangulari,  product'j,  trun- 
cato,  punctatissimo  in  medio  carinato;  thorace  lato,  impunctato; 
ehjtris  14-striaüs,  striis  punctatis,  poslice  obliteralis,  laleribusre- 
flexis  in  medio  dilatatis;  corpore  subtus  pedihusque  viridi-aurds; 
antennis  nigris;  tibiis  antids  extus  mulli,  intus  quudridenlatis. 
Long.  7 1.  — lat.  I. 

Cette  espèce  est  plus  courte  et  plus  large  que  le 
G.  splendidus,  et  ornée  des  couleurs  encore  plus  écla- 


32 


tantes;  le  chaperon  est  plus  allongé  et  offre  quatre  dents 
sur  le  côté  interne  des  jambes,  tandis  qu’il  n’y  en  a au- 
cune chez  le  Splendidus. 

8,  Geolriipes  laevistriatus  M.  St.  P.,  convexus,  elongalo- 
ovahts,  subparallelus,  nilidus,  purpureo-aeneus;  dypeo  triangu- 
lari,  antice  arcuato,  punctatissimo,  in  medio  carinata;  thorace 
amplo,  impunctato,  angulis  anticis  distinctis;  elyiris  subparallelis , 
leviter  iS-striat.is,  striis  punctulatis,  postice  obliteratis;  corpore 
subtus  pecUbusque  nigro-viridibus;  antennarum  clava  brunnea; 
tibiis  anticis  extus  mulüdentatis,  intus  uni-calcaratis.  Long.  7 1. 
— la  U 4V4  1. 

Il  ressemble  beaucoup  au  G.  splendidus,  mais  plus 
allongé,  et  présente  sur  les  élytres  des  stries  moins 
fortement  ponctuées,  le  corselet  plus  convexe,  et  sur 
le  côté  interne  de  chaque  jambe  une  espèce  d’échan- 
crure terminée  vers  le  milieu  par  une  dent  très  forte 
et  aigue. 

9,  Mimela  Gaschkevitchii  M.  St.  P.,  ovata,  convexa,  niti- 
da,  viridis  vel  cuprea;  antennarum  basi  testacea;  capite  puncta- 
to,  clypeo  arcuato,  reflexo;  thorace  transverso,  punctulato,  an- 
gulis posticis  subrcctis;  scuteüosemi  lunato , margine  sparsim  punc- 
tato;  elyiris  fere  glabris,  sublilissitne  punctato-striatis;  corpore 
sublus  obscuriore.  Long.  7Va  1.  — lat.  4V2  1. 

Voisine  de  la  Mimela  confudus  Hope  et  à peu-près 
de  la  môme  taille,  mais  de  couleur  plus  vive  et  plus 
éclatante  en  dessus,  et  sans  ponctuation  sur  les  élytres. 

Heptophylla  fflotsch. 

Lamellicorne  du  groupe  des  Rhyzophagides. 

Parapleures  métathoraciques  étroites;  leurs  épi- 
mères  très  petites. 

Labre  profondément  échancré. 


33 


Palpes  labiaux  idÉTrécs  sur  la  face  externe  "du 
menton. 

Antennes  de  1 1 articles  dont  le  4;ième  très  court; 
massue  longue,  de  7 articles. 

Carènes  frontales  transversales  peu  marquées  et 
interrompues. 

Crochets  des  tarses  bifides  ou  môme  doubles,  de 
sorte  qu'à  chaque  tarse  on  apperçoit  deux  paires  de 
crochets,  les  uns  au  dessus  des  autres. 

Forme  du  corps  généralement  voisine  des  Schi- 
zonycha. 

La  seule  espèce  connue  est: 

10,  Ileptophylla  picea  M.  St.  P.,  oblonga,  suhcylindrica , 
convexa,  poslice  leviter  inflata,  punctala,  nüida,  rufo-picea; 
elytrorum  lateribus  pectoreque  longe  griseo-idllqsis;  capite  brevi, 
dypeo  sinuato,  reflexo,  fronte  subconvexa,  rugoso-punctata;  tho- 
race  transverso,  sparsim  grosso-punctato , lateribus  valde  arcua- 
tis,  fere  angulatis;  elytris  confluente  punctatis,  sutura  nervisque 
tribus,  minus  distinctis,  elevatis.  Long.  5 1.  — lat.  2y2  I. 

H,  Serica  orientalis  Motsch.  obovata,  convexa,  punctata, 
opaca,  picea,  supra  nigra,  velutina;  thorace  antice  angustato, 
lateribus  minus  arcuatis;  elytris  ovatis,  striatis,  inter'stitiis  alter- 
nis  leviter  elevatis,  sparsim  punctatis;  antennis  testaceis.  Long. 

1.  — lat.  2 I. 

Cette  espèce  est  extrêmement  voisine  de  notre  S. 
holosericea,  mais  elle  est  un  peu  plus  grande,  présente 
un  corps  plus  élargi  postérieurement,  un  corselet  plus 
trapézoide,  une  ponctuation  moins  serrée  et  une  sur- 
face plus  veloutée.  Elle  se  rencontre  aussi  en  Mongolie. 

13,  Hoplia  obducta  Motsch.,  oblonga,  subparallela,  de- 
pressa,  punctata,  rufo-testacea,  thorace  lineis  duabus  in  rnedio, 
elytrorum  limbo  fasciaque  postica  nigris,  toto  corpore  squamis  viridi- 

3 


34 


bm  dense  obtecto;  tibiis  anticis  exttis  tridentatis,  unguictdis  pos- 
ticis  validis  fissUihus.  Long.  3 Va  1.  — lat.  1. 

15,  Iloplia  sabulicola  M.  St.  P.,  oblonga,  subparallela , 
depressa,  punctala,  rufo-testacea;  supra  squamutis  rufo-lestaceis, 
corpore  subtus,  scutello  thoracisque  linea  angustissima  squarnulis 
viridibus  obteclis;  tibiis  anticis  tridentatis.  Long.  3 1.  — lat. 
l»/3  1. 

Peut-être  est-ce  l’un  des  sexes  de  l’espèce  pré- 
cédente, car  il  n’en  diffère  que  par  une  forme  un  peu 
plus  allongée  et  les  squamules  du  dessus  du  corps  de 
couleur  jaune  d’ochre? 

14,  Gonocephalum  coriaceum  M.  St.  P.,  oblongo-ovatum, 
subdepressum,  opacim,  atrum,  supra  subtilissâme  coriaceo- gra- 
nulatum,  subtus  intgoso-tuberculatum;  thorace  transverso,  fere 
piano,  lateribus  arcuatis,  angidis  posticis  promimdis  fere  rectis; 
elytris  punctuto-striatis,  interstitiis  alternis  leviter  décatis,  lateri- 
bus apiceque  pilis  brevissimis  parce  adspersis.  Long.  3V4  1.  — 
lat.  1%  I. 

La  forme  de  cet  insecte  rapelle  beaucoup  le  Gon. 
pusillum,  mais  sa  taille  plus  grande,  la  granulation  épaisse 
et  très  fine  du  dessus  du  corps,  les  stries  distinctement 
ponctuées  et  les  poils  très  courts,  grisâtres,  parsemées 
çà  et  là  sur  la  partie  postérieure  des  élytres,  le  font 
facilement  distinguer. 

Plesiophtbalmas  lotsch. 

Hëlopien  près  des  Amarggmua  et  Mesolampus. 

Yeux  grands,  planes  et  très  rapprochés  sur  le  front, 
qui  est  concave. 

Antennes  plus  longues  que  la  moitié  du  corps, 
grêles;  3:ième  article  trois  fois  plus  long  que  les  deux 


35 


suivants  ensemble;  4:iènie  article  plus  court  que  le  5:ième, 
et  égalent  en  longueur  le  llâème,  qui  ainsi  que  les 
quatre  précédents,  est  un  peu  élargi. 

Cuisses  antérieures  élargies  sur  le  milieu,  de  leur 
bord  interne. 

Jambes  antérieures  un  peu  arquées,  les  postérieu- 
res droites. 

Premier  article  des  tarses  postérieurs  aussi  long  que 
les  trois  suivants  réunis;  tarses  antérieurs  non  élargis. 

Palpes  labiaux  courts,  dernier  article  élargi  et 
presque  carré. 

Palpes  maxillaires  très  saillants;  dernier  article 
fortement  sécuriforme. 

Corps  ovalaire,  assez  convexe,  élargi  au  milieu, 
atténué  vers  la  tête  et  vers  l’extrémité  des  élytres. 

La  seule  espèce  connue  est  le: 

15,  Plesiophthalmus  nigro-cyaneus  M.  St.  P.,  oblongus,  con- 
veayus,  punctatus,  nitidus,  nigro-cyaneus;  ore,  untennis,  tibiis 
tarsisque  îiigris;  capite  subelongato,  inter  antennas  excavata, 
punctato,  clypeo  producto,  truncato;  thorace  convexo,  antice 
angustato,  dense  punctato,  angulis  posticis  redis;  scuteUo  trian- 
gulari,  impunctato;  elytris  thorace  latioribus,  postice  subdilatatis, 
apice  attenualis,  profunde  punctalo-strialis,  interstitiis  parce  pun- 
ctatis;  abdomine  subtilissime,  epipleuris  grosse-punctatis.  Long. 
7 1.  — lat.  3 1. 

16,  MeloS  coarctata  M.  St.  P.,  oblonga,  convexa,  nitida, 
nigro-viridi-cyanea,  elytris  abdomineque  rugutoso-conaceis,  capite 
thoraceque  laevigatis,  punctis  impressis  parce  adspersis;  thorace 
capite  angustiore,  elongato,  antice  subditatato,  medio  coarctato; 
elytris  dehiscenlibus,  apice  subacuminatis,  humeris  fere  nullis. 
Long.  9 1-  — lat.  4 1. 

Cette  espèce  a la  forme  atténuée  et  triangulaire 
des  Méloés  de  l’Amérique. 


36 


17,  Priontis  insiUaris  M.  Si.  P.,  elongato-ovahis,  postice 
altenuatus,  nigro-piceus,  palpis,  larsis,  femoribus  corpm'eque  mb- 
tus  rufescentibus;  capite  punctato,  oculis  magnis;  thorace  Irans- 
verso,  sparsim  punctato,  nitido,  lateribus  bidentatis,  angnlis  pos- 
tids  reflexis,  rotundatis;  sculello  triatigulari,  punctato,  nitido; 
elytris  subconveccis,  rugoso-conaceis , minus  nitidis,  humeris  am- 
plis, apice  arcualis,  ad  suturam  spinula  annatis;  pectore  griseo- 
viüoso.  Ç Long.  IT'/a  1.  — lat.  8 I. 

Il  n’y  a qu’une  femelle,  laquelle  rapelle  beau- 
coup, par  sa  forme  et  ses  couleurs,  la  femelle  du  Pr. 
imbricatus  L.,  mais  elle  est  plus  grande,  a les  antennes 
plus  longues  (de  la  moitié  du  corps),  les  yeux  plus 
larges,  la  dent  du  milieu  sur  le  bord  latéral  du  corse- 
let plus  saillante,  l’écusson  plus  triangulaire,  les  élytres 
plus^  larges  à leur  base,  sans  nervures  distinctes  et 
ponctuées  d’assez  gros  points,  dont  chacun  est  entouré 
de  rugosités,  qui  font  paraitre  toute  la  surface  coriace 
et  peu  luisante.  La  poitrine  est  assez  fortement  velue. 

18,  Purpuricinus  spectabüis  M.  Si.  P.,  elongatus,  paralle- 
lus,  opacus,  punctatissimus  nigro-pilosus,  coccineus;  capite,  an- 
tennis,  thoracis  lateribus  maculisque  quinque,  scutello,  elytrorum 
sutura  punctoque  postice,  pedihus  corporeque  subtus  nigris;  ca- 
pite grosse-punctato , püoso;  thorace  later aliter  utrique  dentato; 
elytrorum  lateribus  leviter  carinatis.  Ç Long.  TVs  I.  — lat.  2V2l• 

Belle  espèce  qui  rapelle  un  peu  notre  Purpuricinus 
Servillii,  dont  elle  a la  taille,  mais  son  corselet  est 
rouge,  avec  5 taches  noires,  dont  les  latérales  se  con- 
fondent; les  élytres  sont  plus  parallèles,  plus  allongées, 
à ponctuation  moins  profonde,  à surface  plus  veloutée 
et  avec  la  suture  et  deux  petits  points  noirs  postérieu- 
rement; l’extrémité  des  élytres  est  simplement  arrondie 
et  sur  chacune  on  distingue  les  vestiges  de  trois  ner- 
vures longitudinales,  dont  la  latérale  est  la  plus  marquée. 


37 


19,  Pui-puricinus  japanus  Molsch.,  elongatus,  paralklua, 
opacus,  punctalissimtis,  cinereo-pilosus,  coccineus;  capite,  anten- 
nis,  thoracis  maaïUs  quinque,  scutello,  pedibus  cmporeque  sub~ 
tus  nigris;  capite  punctalo;  thorace  laleraliter  ulrique  dentato; 
chjtrumm  lateribus  leviler  carinaUs.  Ç?  Long.  C'/s  J-  — lat.  2 I. 

çj  » 5 » — » 1V»I- 

Cette  espèce  ressemble  beaucoup  au  P.  spectabilis, 
mais  elle  est  un  peu  plus  petite  et  surtout  plus  courte, 
la  pubescence  du  dessous  du  corps  eât  d’un  gris  ar- 
genté, les  côtés  latéraux  du  corselet  et  la  suture  des 
élytres  sont  rouges,  les  antennes  et  la  tète  moins  velues. 

20,  Hcteraspis  japana  M.  St.  P.,  semiovata,  conveœa, 
dense  rugoso-punctata,  nitida,  cuprea;  elytris  parallelis,  fascia 
arcuata  in  medio,  humeris  apiceque  viridi-metallicis,  albo-pilosis; 
antennarum  basi,  labro  tibiisque  plus  minusve  piceo-teslaceis; 
capite  brevi,  ocuUs  prominulis;  thorace  capite  vix  latiore,  trans- 
verso, subcylindrico,  basi  distincte  marginato,  bisinuato,  lateri- 
bus minus  arcuatis,  subtus  angustissime  marginatis;  scutello  cor- 
diformi,  opaco,  punctalo,  villoso;  elytris  subelongatis,  humeris 
prominulis,  grosse  confluente  punctatis.  Long.  31.  — lat.  1%  L 

Cette  belle  espèce  rapelle  un  peu  la  H.  formosa 
de  Port-Natal,  mais  elle  est  plus  petite,  a une  ponctua- 
tion beaucoup  plus  prononcée  sur  tout  le  corps  et  au- 
lieu  de  taches,  elle  ne  présente  sur  les  élytres  qu’une 
bande  transversale  arquée  convexe  vers  la  partie  anté- 
rieure, qui  traverse  un  peu  obliquement  chacune  des 
élytres,  pour  se  réunir  en  angle  saillant  sur  la  suture, 
près  de  l’extrémité;  la  majeure  partie  des  antennes 
manque  dans  l’exemplaire  que  jai  examiné,  il  serait 
donc  possible,  que  l’espèce  décrite  dusse  former,  a elle 
seule,  un  genre  particulier. 

21,  Uaphidopalpa  femoralis  Motsch.,  elongalo-ovata,  de- 
pressiuscula,  punctulata,  nilida,  iestacea;  oculis,  anlennarum 


38 


articidis  xiltimis,  corpore  subtus  pedibusque  quatuor  postids  atris; 
thorace  transverso,  medio  impresso,  laleribus  minus  araiatis; 
elyris  elongatis,  postice  vix  dilatatis,  vage  punctalis,  abdomine 
maris  segmenta  ultimo  medio  excavato,  margine  elevato,  subtes- 
taceo.  Long.  3 1.  — lat.  V2  !• 

Cette  espèce  est  un  peu  plus  grande  que  la  R. 
foveicollis;  elle  se  distingue  facilement  par  les  pattes 
de  teinte  obscure,  et  dont  souvent  les  cuisses  antéri- 
eures restent  seules  de  couleur  testacée.  Il  parait  qu’el- 
le remplace  la  R.  foveicollis  sur  les  îles  de  l’Océan  pa- 
cifique; j’en  possède  un  exemplaire  complètement  sem- 
blable, qui  vient  de  Stid-Wallis. 

22,  Aulacophora  nigripennis  Motsch.,  ovata,  postice  di- 
latata,  convexiuscula,  nitida,  nigra,  capite,  thorace  abdomineque 
paltidis,  ore,  palpis,  antennis,  libiis  tarsisque  atris;  capite  tho- 
raceque  impunctatis,  hoc  medio  transversim  profunde  impresso, 
laleribus  antice  angulatis;  elytris  vage  punctatis,  hurneris  promi- 
nulis,  lateribus  postice  reflexis,  dilatatis;  antennarum  articula 
1:o,  duobus  sequentibus  conjunctis,  breviore.  Long.  2'/^  1.  — 
lat.  ly*  1. 

Les  espèces  de  ce  genre  présentent,  chez  les  mâ- 
les, des  antennes  plus  comprimées,  souvent  môme  avec 
quelques  articles  plus  brusquement  élargis,  que  chez 
les  femelles,  qui  les  ont  simples  et  minces;  leur  3:ième 
article  est  assez  allongé  et  presque  de  la  longueur  du 
4:ième  et  des  suivants. 


Arthrotas  ISotsch. 

Chrysoméline  de  la  Tribu  des  Galérucîdes. 

Antennes  longues,  2:d  et  3:ième  articles  très  courts, 
et  môme  réunis  plus  courts  que  le  Lier;  le  4:ième  à 
peu-près  aussi  long  que  les  trois  premiers  ensemble. 


39 


Dernier  article  des  palpes  maxillaires  triangulaire 
et  acuminé,  plus  court  que  le  3:ième. 

Dernier  article  des  palpes  labiaux  ovalaire,  plus 
long  que  l’avant  dernier  qui  est  transversal  en  forme 
d’un  segment  lunaire. 

Tête  avec  les  mêmes  impressions  que  celle  des 
Galérucides  en  général,  mais  plus  transversale.  Yeux 
ronds  et  très  saillants. 

Corselet  transversal,  avec  les  côtés  latéraux  sinués 
près  des  angles  postérieurs  et  antérieurs,  qui  sont  sail- 
lants et  dentiformes. 

Elytres  assez  parallèles,  fortement  ponctuées,  les 
points  disposées  presque  régulièrement;  angles  humé- 
raux bien  marqués. 

Premier  article  des  tarses  plus  large  que  le  2:d 
et  aussi  long  que  les  deux  suivants  réunis. 

La  seule  espèce  connue  de  ce  genre  est; 

23,  Arthrotus  niger  M.  St.  P.,  elongato-omtus,  subparal- 
lelus,  convexiusculus , nitidus,  niger;  ore,  antennarum  arliculis 
ullimis  basi,  genicuUs  tarsisqne  fusco-lestaceis,  capite  subtrans- 
verso, fronte  impressa,  inter  oculos  carinata,  laevi;  thorace  trans- 
verso, impunctato,  marginato,  angulis  anticis  dentiformibus,  pro- 
ductis,  poslids  fere  rectis,  scutello  magno,  triangulari,  subcon- 
vexo,  laevi;  elytris  parallelis,  grosse  parce  punctatis.  Long. 
1%  1.  — lat.  1 1. 

Ce  nouveau  genre  rapelle  un  peu  la  forme  de  quel- 
ques Crepidodera,  comme  par  ex;  celle  des  Or.  helxines, 
populi  &c.,  mais  elle  n’a  pas  les  cuisses  postérieurs  sen- 
siblement renflées,  et  par  le  racourcissement  des  pre- 
miers articles  des  antennes  elle  rapelle  les  Monolepta 
et  Lithonoma,  chez  les  quelles  cependant  le  4:ième  ar- 
ticle n’atteint  jamais  la  longeur  qui  distingue  ï Arthrotus. 


40 


Epüachna  28-maculala  Motsch. , convcxa,  rotundata, 
postice  altenuala,  pitnctala,  griseo-pubescens , subopaca,  testa- 
cea;  oculis,  thoracis  media,  maculis  elylrorum  3,  4,  3,  3,  1 cor- 
poreque  subtus  plus  minusve  nigris.  Long.  2%  !•  — lat.  2V3  !• 

Cette  espèce  ressemble  beaucoup  à PE.  26-punclata 
de  la  nouvelle  Hollande,  mais  elle  présente  une  tache 
noire  de  plus  sur  chaque  élytre.  Elle  parait  se  ren- 
contrer aussi  dans  la  partie  méridionale  do  la  Sibérie. 

Los  autres  Coléoptères  connus,  qui  se  trouvaient 
dans  cette  petite,  mais  intéressante  récolte  faite  au  Ja- 
pon, sont.:  Xylotrupes  dichotomus,  Geotrupes  splendidus, 
Euchlora  cuprea,  Anomala  oblonga,  Phylloperta  octocosta- 
ta,  Popilia  japonica,  Rhomhorhina  japonica  et  dypeata, 
Chrysochroa  fulgîda,  Chalcophora  japonica,  Ânobium  pani- 
ceum,  Cerosterna  glabripennis,  Coccinella  Sedakovii  Muls"*" 
et  C.  impustulata  M+. 

Je  joins  ici  la  description  d’une  magnifique  Guêpe 
de  la  môme  récolte,  description  qui  m’a  été  commu- 
niquée par  M.  le  Capitaine  Radaschkovski: 

Slo,  Lespo  yopom'ca  Radaschkovski,  magna,  testacea,  tho- 
race,  antennis,  abdominis  antiulis  femoribusque  nigi'is  plus  minus- 
ve infuscatis;  oculis,  ocellis  mandibulisque  apice  piceis.  Long.  201. 

Cette  espèce  a quelques  rapports  avec  la  Vespa 
mundarina  figurée  et  décrite  par  M.  Smith  en  1852  dans 
les  Transac.  de  la  Soc.  entomologique  de  Londres,  mais 
elle  parait  être  de  taille  encore  plus  grande  et  pré- 
sente une  coloration  différente.  Les  antennes  sont  noi- 
res, avec  leur  l:ier  article  d’un  jaune  ferrugineux.  La 
tête  est  jaune  avec  une  tache  d’un  roux  ferrugineux  au 
dessus  de  chaque  oeil.  Le  corselet  et  les  épaulettes 
sont  d’un  brun  assez  clair.  L’abdomen  est  jaune,  pré- 
sentant en  dessus  les  segments  ornés  chacun  d’une 


Kfiu/r'.v  r// //i/i/n/of/ù^u/.'! 


l.lInhiwiTll't  ohlii/iiitf/i . II.  iiifiiuiii . //.  .iTrinmi/j/lti  iiniiitililcni . K.  UhlIi/rüfliilirii/liW.  H. 

■Vn  ! rn. rh’utrn  ri  ru.  l/.li,,s'rJiiiii  Hir'Irriiuiiuü  .U.  'ifiimlm.yajwtiidi.i,  //.  il,lhniliii.i  iiailii'olli.^- .H.  ■'r^. 
■>,À',ilituriiii.f  ixliirinltihi.rll.  lllfliiil'i-inrm  .-r/i  l>n).rii  ./A  lO.liir.îr  |ll).■ilt•ri  cm:  lO'iinU'iiiif. 
t'u/:  et:  th.c/m/.f  II.Lld'tiiiii.t  (laji iiiilii.<  Jlii.fl'f  l'I./.nlruHii,'.'  ini.s'illii.i  .H . 


s 


41 


bande  noire,  située  chez  les  deux  premiers  au  milieu, 
chez  les  suivants  antérieurement,  ainsi  que  tout  le  des- 
sous de  l’abdomen;  l’anus  est  jaune.  Les  pattes  sont 
de  teinte  ferrugineuse,  cuisses  noires.  Ailes  transpa- 
rentes, rousses;  nervures  d’un  brun  roussâtre. 

Les  Odonates  rapportées  par  M.  Gaschkevitch  du 
Japon  appartiennent  aux  genres  Libellula,  Calopleryx  et 
Neurobasü;  les  Lépidoptères  aux  espèces  suivantes: 
Papilio:  Proienor  F.,  Alcinous  Klug.,  Sarpedon  L.,  Xuthus 
L.,  Machaon  L.,  Pieris:  rapae  L.,  brassicae  var.  crucivora 
Boisd.,  Melete  Ménétr.,  Colias  Neriene  Fisch.,  Terias  He- 
cabe  L.,  Danais  Tytia  Gray,  Argynnis  Sagana  Doubl., 
Laodice  Esp.,  Grapta  Angelica  Gram.,  Pyramis  Callirhoë 
IlUbn.,  Neptis  Aceris  Esp.,  Limenüis  Sibylla,  var.  japon.,  Sa- 
tyrus  Phaedra,  Lasiommata  Gaschkevitchii  Ménétr.,  Myca- 
lesis  Nicotia  Hevvits.,  Ipthima  Baldus  Don.,  Lycaena  Ladon 
Gram.,  Hellotia  Ménétr.,  Argia  Ménétr.,  Chrysophanes 
Phlaeas  L.,  Pyrgm  Tethys  Ménétr.,  Agarista  Slralonica 
Gram.,  Eurypyle  M.,  Acherontia  Styx  Westw.,  Syntomis 
feneslrata  Drury,  Milleria  glaucopis  Gram.,  Calligena  stig- 
matirosea  M.,  Chelonia  punctatella  M.,  Liparis  dispar  L., 
Clisiocampa  neuslria,  Calpe  thalictn  Borkh.,  Catocala  obli- 
terata  M.,  Ercbus  retorta  Gram.,  rectefasciata  M.,  Aspilales 
pallens  M.,  Cidaria  X.  signala  M.,  acuiaria  M.,  Odezia 
humeraria  M.,  Zerene  tigraria  M. 


42 


Cicades  de  la  Rassie. 

Par  le  Dir  Ilagen  ît  KBnigsbcrg. 

Les  Cicades  russes  conservées  dans  les  diverses, 
collections  entoniologiques  de  S:t  Pétersbourg,  m’ayant 
été  communiquées  par  M.M.  Ménétriés,  de  Motschulsky 
et  le  Baron  de  Sacken  jointes  à celles  collectées  en 
Russie  par  M.M.  Kindermann  et  Kolenati  et  qui  se  trou- 
vent maintenant  dans  les  Musées  de  Berlin  et  de  Vienne, 
je  puis  maintenant  en  donner  une  liste  assez  complète. 

1,  Cicada  haematodes  var.  sanguinea.  Ent.  Zeit. 
1855  p.  352.  est  la  môme  que  C.  Steveni  Krynicki  Bull, 
d.  1.  Soc.  des  Nat.  de  Moscou.  Rus.  mer.  Caucase. 

2,  C.  plebeja  loc.  cit.  p.  353.  Rus.  mer.,  ïauride, 
Transcaucasie. 

3,  C.  Orni  1.  c.  1856.  p.  29  T.  punctata  F.  Rus. 
mér.,  Transcaucasie. 

4,  C.  quercula  Pallas  = C.  Paliuri  Kolen.  Rus.  mér. 
or.,  Orenbourg,  Litt.  de  la  mer  Caspienne.  C’est  je  crois 
d’une  manière  accidentelle,  que  cette  espèce  se  trouve 
en  Russie,  sa  patrie  véritable  étant  l’intérieur  de  l’Asie. 

5,  C.  hyalina  F.  =:  C.  geodcsma  Kolen.  Rus.  mer., 
Tauride,  Géorgie,  Transcaucasie. 

6,  C.  atra  Oliv.  = C.  Alhageos  Kolen.  =:  C.  Gly- 
cyrrhizae  Kolen.;  Tauride,  Transcaucasie  et  frontière  de 
la  Perse. 

7,  C.  montana  Scop.  St.  Pétersbourg,  Russie,  Si- 
bérie méridionale,  jusque  aux  rivages  de  l’Océan  paci- 
fique; Tauride. 

8,  C.  admta  Hagen.  var.  montana?  Rus.  mer.  or., 


\ 


43 


Caucase  et  Désert  des  Kirguises.  Hormi  les  taches  sur 
les  ailes,  cette  espèce  ne  parait  pas  différer  de  la  C. 
montana. 

9,  C.  porasina  Pallas.  Rus.  mer.  or.,  Ural  mer., 
Sibérie  mer, 

10,  C.  tibialis  Pz.  Caucase. 


44 


Sur  les  Collections  Goléoptèrologiqiics 

de  Linné  et  de  Fabricius 

par 

V,  de  Motschulsky. 

(Continuation.) 


111.  PAUSSIDES 

Paussus  F. 

Ceracoma  L. 
microcephalus  L. . . . Sierra-Leona. 

IV.  STAPHILINIENS 

1,  Proteinides 
Micropeplus  Latr. 

Staphilinus  F.,  Omalium  Gyll.,  Nüidula  Hrbst. 
porcatus Eur.  temp. 

Protcinus  Latr. 

Dermestes  F.,  Catheretes  Hrbst.,  Omalium  01. 
brachypterus  ....  Eur.  temp. 

1)  Parmi  les  Vaumu  de  Fabricius,  le  Pam.  Vmealus  a été  décrit 
antérieurement  sous  ce  nom  par  Thunberg;  tandis  que  les  P.  ruflcollin  et 
tlavicornU,  a|ipartieiment  aux  genres  Callops  et  Laius  dos  Malachides. 


45 


2,  Omalides 
Anlhobium  Leach. 

Silpha  F.,  Dermestes  F. 
minutum Gerra. 

pedicularium  ....  Europ.,  Est  d'après  la  Col.  de  Copen- 
hague identique  avec  Anthob. sorti Gyl\.;  chez  l’exem- 
plaire type  l’abdomen  est  noir. 


Omalium  Grav. 
Staphilinus  F.,  Stenus  F. 
philantus Cap.  b.  Sp. 


Acidota  Grav. 

Staphilinus  F.,  Omalium  01.  Gyll. 
crenata Eur.  bor. 


Lesteva  Latr. 

Carabus  F.,  Staphilinus  F.,  Anthophagus  Grav. 

bicolor Eur. 

abbreoiata 


Anthophagus  Grav. 

Staphilinus  L.  F.,  Lesteva  Latr, 

caraboides  L Eur.  bor. 

alpinus Lapponia. 

Geobius  Heer. 

Staphilinus  F.,  Lesteva  Latr.,  Anthophagus  Grav.  El, 
plagiatus Eur,  bor, 

1)  Les  Staph.  flnvipes  F.,  tiielanocephalus  F.  et  Stenus  floralis  F., 
qui  sont  des  Omalium,  ont  été  décrits  antérieurement  par  Paykuil  sous 
les  noms  de  Staph.  planus,  brunneus  et  floralis. 


46 


3,  PlESTIDES 
Piestus  Grav. 

Cucujus  F.,  Occytelus  01.,  Zirophorus  Daim. 


spinosus  . . 

maxillostts . 

Leptochirus  Germar. 

Cucujus  F.,  Zirophorus  Gray. 

4,  Cabpophilides 

Carpophilus  Latr. 

Staphilinus  F.,  Omalium  01.,  Elonium  Leach. 
striatulus Eur. 


piceus  . . . 

5,  OXYTELIDES 

Oxytelus  Grav. 

Staphilinus  F. 

et  Fabricius,  cet  insecte  n’est  pas  le  Staph.  piceus 
L.,  qui  appartient  aux  Phloeonaeus. 
rugosus Anglia. 

Phloeonaeus  Erichs. 

Staphilinm  L.,  Apladerus  Stephens. 

piceus  L Eur.  Upsala;  D’après  l’individu  type 

dans  la  Col.  de  Linné,  il  est  identique  avec  Phi. 
caestis  Grav. 


47 


Bledius  Leach. 

Staphilinus  F.,  Ocoytelus  01. 
tuberculatm  ....  Ind.  or. 
brunnipennis  ....  Ind.  or. 

6,  Stenides 

Stenus  Latr. 

Staphüinm  L.  F.,  Stenus  F. 
biguttatus  L Eur. 

bipustulalus  L. . . . Eur,  L’exemplaire  manque  dans  la 
Col.  de  Linné  et  je  le  cite  ici  d’après  l’autorité  de 
M.  Hope. 


juno Eur. 

7,  Paederides 

Paederus  F. 

Staphilinus  L. 

riparius  L Gothlandie.  Dans  la  Col.  de  Linné 

c’est  le  P.brevipennîs  Lac.,  qui  est  marqué  de  ce  nom. 
ruficollis Eur. 


1)  Les  Stenus  spissicornis  el  conicus  Fabr.,  sont  d’après  les  types, 
dans  la  collection  de  Copenhague,  des  Nitidulaires  el  le  St.  ficus  parait 
aussi  y appartenir;  il  manque  dans  les  Collections.  Stenus  floralis  est 
un  Omalium. 

2)  Parmi  les  espèces  rapportées  par  Fabricins  au  genre  Paederus: 
le  P.  riparius  F.  n’est  pas  celui  de  Linné;  P.  elongatus,  brtmnipes  et  fili- 
formis  sont  des  Lathrohium,  le  dernier  décrit  antérieurement  par  Paykull 
sous  le  nom  de  Slaph.  quadratus;  les  P.  fulgidus  et  tricoter  sont  des 
Xantholinus;  P.  fulvipennis  un  Othius;  P.  orbiculatus  un  Stilicus;  P.  meta- 
nocephalus  une  Lithocharis. 


48 


Stilicus  Latr. 

Paedenis  F.  Grav.,  Rugelus  Leach. 

orbiculatus Eur.  D’après  Erichson,  synonyme  du 

Paed.  rufipes  Grav. 

Lithocharis  Dejean. 

Paederus  F.  Gr.,  Medon  Stephens,  Lathrobium  Nordm. 
melanocephaium  . . Eur.  temp. 

Lathrobium  Grav. 

Staphilinus  L.,  Paederus  F.  Payk.  01. 


elongatum  L Eur. 

brumipes Eur. 


8,  Xantholinides 
Othius  Leach. 

Paedenis  F.,  Sauriodes  Dej.,  Gyrohypnus  Mann. 
fulvipennis Dania. 

Xantholinus  Dahl.  ^ 

Staphilinus  L.  F.,  Paederus  F.,  Gyrohypnus  Kirby, 
Eulisus  Mannh. 

fusdpes  L Suecia.  D’après  la  Col.  de  Linné  c’est 

le  Xantholinus  lentus  Grav. 

1)  Des  autres  Staphilinites  de  Fabricius,  appartiennent  aux  Paede- 
rides,  les  Staph.  angustatus  et  gracilis,  qui  sont  synonymes  ont  été  dé- 
crits antérieurement  par  Paykull  sous  le  nom  de  Staph.  angustatus,  qui 
fait  maintenant  partie  du  genre  Sunius. 

2)  Des  Staphilinus  de  Fabricius,  appartiennent  encore  aux  Xantholi- 
nides, le  Staph.  linearis  F.  et  St.  punctulatus  F.,  mais  tous  doux  ont  été 
décrits  sous  ces  noms  antérieurement  par  Olivier  et  Paykull. 


fulgidus 
tricolor  . 


. Enr.  temp. 
Dania. 


Agrodes  Nordrn. 

Staphilinus  F.,  Stei'culia  Laporte,  Araeocnemis  Nordm 


fulgens  . . . 

1 

pilmus . . . 

9 , Staphilinides 

Cordylaspis  Nordm. 

Staphilinus  F.,  Smilaw  Laporte. 

aurms  . . . 

Palaestrinus  Erichson. 

Staphilinus  F. 

Creophüus  Kirby. 

Staphilinus  L.  F.  Er. 

maœUlosus  L.  . . . Eur.  L’exemplaire,  qui  porte  l’éti- 
quette dans  la  Col.  de  Linné,  est  élfectivenient 
l’Ocypm  olens,  comme  le  disent  Westwood  et 
Erichson,  mais  Linné  parle  de:  vfasciis  dneras», 
ce  qui  n’est  applicable  qu’a  un  Creophüus;  aussi  y 
en  a-t-il,  dans  la  Collection  môme,  un  exemplaire 
à côté  de  celui  qui  est  etiquetté. 

oculatiis Nov.  Zeland. 

erythrocephalus  . . Nov.  Holl. 


hirtus  L.  . 

Emus  Leach. 

Staphilinus  L.  F.  Er. 

....  Eur.  temp. 

4 

50 


Ocypus  Kirby.  *) 

Staphilinus  F.,  Physetops  Mannh.,  Anodins  Nordm. 

olms Eiir.  nier.  Dans  la  Col.  de  Linné 

cet  insecte  est  etiquetté  comme  Staph.  maœillosus^ 
mais  la  description  dans  la  Syst.  Naturae  ne  lui 
convient  pas  du  tout. 

cyaneus Italia. 

pidpennis Germ. 

brunnipes Anglia. 


Staphilinus  L. 

erylhropterus  . . . Eur.  Dans  la  Col.  de  Linné  ce  nom 
est  appliqué  au  St.  cesareus  Cederh.  et  je  ne  vois 
rien  dans  la  description  de  Linné  qui  indiquerait 
que  c’est  le  St.  castanopterus,  comme  le  veut  E- 
richson.  y>Habüat  in  fimo»  ne  change  rien,  car  on 
y rencontre  parfois  aussi  le  cesareus.  Dans  la 
Collection  il  y a trois  exemplaires  semblables  et 
un  quatrième,  qui  appartient  effectivement  au  St. 
castanopterus  Grav. 
aeneocephalus  . . . Germ. 

femoratus Carolina. 

tcstaceus Am.  mer. 


1)  P.ii  nii  les  Staphilinus  do  l’abriciiis,  il  y a encore  le  Si.  Irislis  F. 
et  le  St.  similis  F.,  qui  sont  des  Ocypus,  mais  le  premier  est  synonyme 
de  l'Ocyp.  pidpennis  F.,  le  second  a été  décrit  antérieurement  par  Olivier. 

2)  Des  vrais  Staphilinus.  le  St.  erylhropterus  F.  = castanopterus 
Grav.;  le  St.  chalcocephalus  F.  = aeneocephalus  F.  Enl.  Syst.;  les  St.  fos- 
,sor  F.  et  chloropterus  F.  ont  été  décrits  antérieurement  sous  ces  noms 
par  Scopoli  cl  Panzer.  Il  y a encore  chez  Fabricius  un  Staph.  uhnineus, 
qui  apparlienl  au  genre  Astrapaeus,  mais  qui  a été  décrit  antérieurement 
par  Rossi  comme  St.  ulmi. 


51 


Trichoderrna  Stephens.  *) 


Staphilinus  L.  F.  Er. 

rnurina  L Eizr.  l)’a[)rès  la  Col.  de  Linné  c’est 

la  Trich.  nebulosa  F. 

viduata Carolina.  Erichson  la  considère  com- 


me identique  avec  le  Staph.  maculosm  Grav. 

Belonuchus  Nordm. 

Staphilinus  F. 

haemorhoidalis . . . Am.  mer. 

rufipennis Am.  mer.  D'après  Erichson  c’est  le 

B.  formosus  Grav. 

Philonthiis  Leach. 

Staphilinus  L.  F.,  Bisnius  Steph. 


politus  L Eur.  Dans  la  Col.  de  Linné  c’est  le 

Phil.  aeneus  Rossi,  Grav.,  Er.,  qui  se  trouve  ainsi 
étiquetté. 

splendens Germania. 

varions Eur.  bor. 

nitidus Dania. 

cyanipennis  ....  Gallia. 
marginatus  ....  Eur.  bor. 
fulvipes Germ. 

analis Dania.  D’après  Erichson  le  même 

que  le  St.  scitus  Grav. 
tennis Germ. 


I)  Parmi  les  Staphilinides  de  l'abrichis  qui  doivent  rentrer  dans 
le  penre  Trichoderrna',  il  y a encore  le  Staph.  nebiiloms  F.,  qui  a élé  dé- 
crit antérieurement  par  f.inné,  comme  St.  rnurinm  et  le  St.  pubeeeemt  F., 
décrit  antérieurement  sous  ce  nom  par  De  Geer. 


Qiiedius  Leach. 

Staphilinus  F.,  Haphirus  Steph.,  Microsaurus  Dej. 
fulgidus Germ. 

flavescens Eiir.  bor.  Correspond  d’après  Erich- 

son  an  St.  impressus  Panz.  Fr.  36.  21. 


Velleius  Leach. 
Staphilinus  F.,  Quedius  Er. 
dilntatus Saxonia. 


Oxyporus  F. 
Staphilinus  L. 

rtifus  L Eur. 

maxillosus  ....  Germ. 


10,  Tachyporides 
Mycetoporus  Marsh. 

Staphilinus  F.,  Oxyporus  F.,  Ischnosoma  Steph. 

mordarius Eur.  D’après  Erichson  le  môme  que 

le  Mycet.  lepidus  Gyll. 

Boletobius  Leach.  2) 

Staphilinus  L.,  Oxyporus  F.,  Tachinus  Grav., 
Megacronus  Steph. 

1)  ne.s  Oxyporus  de  Pabricius,  il  n’y  a que  le  rufus  et  le  maxillo- 
sus, qui  appartiennent  effectivement  à ce  genre,  toutes  les  autres  espèces 
sont  des  Tachyporides.  L'Oxyporus  dimidialus,  n’a  pas  été  retrouvé  dans 
I Collection  et  n’a  pas  pu  être  reconnu;  probablement  c’est  un  Ta- 
cliyporus. 

2)  Des  Oxyporus  de  Fabricius  qui  rentrent  dans  ]&  Boletobius 
l’Ox.  lunulatus  F.  = Staph.  atricapillus  F.;  l’Oxyp.  thoracicus  F.  = Oxyp. 
pyymaeus  F. 


53 


lunulatus  L Eiir.  D’après  le  type  dans  la  Col. 

de  Linné,  c’est  le  Staph.  atricapillus  F. 
trimaculalus  ....  Dania. 
pygmaeus Dania. 

Tachinus  Grav. 

Staphtbnus  L.  F.,  Oxyporus  F. 
silphoides  L Eur.  bor. 


Ellipsotomus  Motsch.  1845. 

Staphilinus  L.  F.,  Oxyporus  F.,  Tachinus  Gr. 
lignorum  L Suecia.  D’après  l’exemplaire  con- 

servé dans  la  Col.  de  Linné  il  parait  être  iden- 
tique avec  l’Oxyp.  flavipes  F. 

rufipes  L Eur.  L’exemplaire  dans  la  Col.  de 

Linné  ressemble  au  Staph.  rufipes  DcGeer,  mais 
sans  taches  rouges  sur  les  élytres,  tandis  que 
les  épines  anales  sont  identiques.  Westvvood  le 
considère  comme  le  Tachinus  rufipes  Erichson. 
subterraneus  L.  . , Eur.  bor. 
hipiistulatus  ....  Germania. 
marginellus  ....  Dania. 

Tachyporus  Grav.^) 

Staphilinus  L.,  Oxyporus  F.,  Panz 
chrysomelinus  L.  . Eur. 


1)  Des  Oxyporus  de  Fabricius  qui  appartiennent  maintenant  au 
genre  EUipsolomus , tOxyp.  rufipes  F.  a été  décrit  anléiieurement  par  De- 
fieer  comme  Staph.  rufipes;  l’Oxyp.  marginalus  F.  = Staph.  subterraneus  L. 

2)  Pour  les  Oxyporus  de  Fabricius,  qui  font  maintenant  partie  du 


54 


ohlusus  L Gorm. 

flavipes  L Eur.  D'après  la  Col.  de  Linné  c’est 

l’Oxyp.  hypnorurn  F.  fraichement  éclos. 

brunneus Gerin. 

? dimidiatus ....  Germ. 

Conosomus  Motscli. 

Staphilinus  L.,  Oxyporus  F.,  Tachyporus  Er., 
Conunis  Steph. 

littoreus  L Gothland. 

tcstaceus Gerni. 


11,  Aleociurides 
Gyrophaena  Mannh. 

Staphilinus  L.,  Aleochara  Gyll.,  Bolitochara  Mannh. 

boleti  L Suecia.  D’après  le  type,  dans  la  Col. 

de  Linné,  c’est  un  insecte  de  couleur  testacée, 
avec  une  bande  noire  sur  l’abdomen,  qui  pour- 
rait s’accorder  avec  la  Gyr.  affinis  Sahlb.  West- 
wood  le  détermine  comme  Gyr.  niinima  Er. 

Homalota  Mannh. 

Staphilinus  F.,  Ceranota  Steph. 
brunnea Eur.  bor. 


genre  Tnchyporys,  il  y l’Oxyp.  nnitlis  F.  = Siaph.  obtusus  L.;  Oxyp.  mela- 
nncephalm  F.  = Stapli.  chrysotnelinus  I..;  Oxyp.  mmulus  F.  = Oxyp.  hy- 
pnonim  1’.  =:  Stiipli.  flavipes  L. 

1)  l'iirini  lo.s  0,cypvrus  pnbeseens  do  F.djricius.  l’Oxyp.  cellaris  F. 
= Oxyp.  bhnnculalus  F.  = Stnpli'ühms  liltorcus  !..  Le  nom  Connrus  ayant 
été  employé  anlérienremenl  pour  nn  genre  d’oi.sean\;  je  l'ai  changé  en 
Conosomus. 


55 


Aslilbus  Dillwyn. 

Staphilmus  F.,  Dnisüla  Leacli.,  Mymiedonia  Er. 
eanaliculata  ....  Dania. 

Myrmedonia  Er.  ’) 

Staphilimui  F. 

obscur  a Ind.  or. 

Atemeles  Dillwyn. 

Staphilinus  F.,  Goniodes  Kirby,  Lotnechusa  Ei'. 
emarginata  ....  Gallia. 

Lomechusa  Grav. 

Staphilinus  F. 
strumosa Saxon. 

Aleochara  Grav. 

Staphilinus  L.  F. 

sanguinea  L.  ...  Suecia.  D’après  la  Col.  de  Linné 
c'est  une  Aleochara  à élytres  rougeâtres  et  qui 
pourrait  être  identique  avec  l’A.  laevigata  Gyll. 
fusdpes Eur. 

Des  Staphilins  décrits  par  Linné,  deux  seulement 
n’ont  [)as  été  reconnus  ou  retrouvés  dans  sa  Col- 
lection, et  restent  par  conséquent  indéterminés:  le  Staph. 
(larescens  et  le  St.  cantharellus.  Ceux  décrits  par  Fa- 
bricius  ont  pu  être  reconnus  positivement,  à l’exception 
seulement  de  l’Oxypoms  dimidiatus  et  du  Stenus  ficitë 
et  parmi  eux  il  faut  observer  les  suivants,  qui  quoi- 

1)  .Vu  genre  Hunnt’doma  appartieiil  le  Stapliiliniis  Umbalus  F.,  mais 
il  a été  décrit  antérieuremcul  par  Paykiill,  sous  le  même  nom. 


56 


que.  Brachélytres,  ne  sont  pas  des  Stapliilins:  Staph. 
trcmiœrnis  d’après  M.  Schauni  est  un  Tyrus,  Stenus 
spissicornis , conicus  et  ficus,  qui  tous  trois  appartiennent 
au  genre  Conotelus  des  Nitulaires;  mais  en  revanche 
il  y a quelques  vrais  Staphilius  que  Fabricius  avait 
placés  dans  d’autres  familles,  ainsi  que: 

Cucujus  maxillosus  F.  = Leptochirus. 

— spinosus  F.  = Piestus. 

Carabus  abbreviatus  F.  = Lesteva. 

Silpha  minula  F.  = Anlhobium. 

Demieslcs  brachyptenis  F.  = Proteinus. 

— pedicularius  F.  = Antliobium. 


V,  PSELAPHIENS 

Tyrus  A u b é. 

Stap/iilinus  F.,  Pselaphtts  Reichb. 
crasskornis  ....  M Schaum  dit  que  d’après  la  Col. 

de  Copenhague  c’est  un  Tyrus  rnucronatus  Pz., 

■ tandis  qii’  Erichson  prétend  que  sous  ce  nom,  il 
i!  y a dans  la  Col.  de  Fabricius  une  Aleochara. 

Bryaxis  Leach. 

Anlhicus  F.,  Pselaphus  Reichb. 

sunyuineus  . 

1)  Ici  je  crois  devoir  remarquer  que  Ericlison  et  Aube,  avaieiil 
luélciidu  que  mon  Hrynxis  lumimta  n’elail  qu’une  abiiormild  de  la  fe- 
melle du  Hr.  sanguinea,  et  M.  Aube  voulait  s’en  être  convaincu  par  autop- 
sie; tandis  que  moi,  ayant  observé  un  accouplement,  considérai  l’individu 
pourvu  d’une  lamelle  comme  le  mâle  et  non  comme  une  femelle.  Mainte- 
nant. ayant  examiné  attentivement  les  l’sélapliiens  de  la  Collection  du 
Musée  de  llerlin,  conservés  encore  dans  l’ordre  où  les  avait  lai.ssés  feu 


57 


Batrisus  Aubé. 

Anthicus  F.,  Pselaphus  Reich  b. 

dresdetisis D’après  M.  Schaum,  c’est  le  Balr. 

venustus  fraichement  éclos  et  conservé  dans  la 
Col.  de  Copenhague. 

VI,  ScYDMAENIDES 

Microsteinina  Motsch. 

Anticus  F.,  Scydmaenus  Schaum.  *) 

bicolor Cette  espèce  ressemble  beaucoup  à 

la  Microstem,  tarsata  M.  & K.,  dont  elle  a la  taille; 
têle  et  corselet  un  peu  plus  foncés,  élytres  rous- 
sâtres.  Quatre  articles  arrondis  et  séparés  les 
uns  des  autres,  forment  la  massue  des  antennes. 
Dans  la  Col.  de  Kiel  elle  se  trouve  sans  étiquette. 


Krichson,  j’y  apperçus  toute  une  rangée  de  mon  Br.  laminata,  soigneuse- 
ment séparée  de  la  Br.  sanguinea  et  parmi  lesquels  les  et  les  étaient 
étiquettés  à part.  Sous  uu  des  mâles,  il  est  marqué  de  la  propre  main 
d’Erichson:  var.  peclore  lamina  porrecta  armato;  preuve  évidente  que  E- 
richson  attribuait  la  lamelle  aussi  au  (j'  et  non  à la  femelle  comme  le 
prétend  M.  Aubé.  Comme,  d’après  sa  promesse  (Wiegman.  Archiv  p. 
50|  Erichson  devait  s’en  assurer  par  autopsie  et  qu’il  s’est  bien  gardé 
de  publier  ses  observations,  il  y a raison  de  présumer,  qu’il  s’est,  lui 
même,  assuré  de  l’opinion  que  j’avais  émise,  considérant  la  Br.  laminata, 
comme  espèce  différente  de  la  Br.  sanguinea.  M.  Fondras  de  Lyon  a fait  les 
mêmes  observations. 

1)  Ce  nouveau  genre,  que  j’ai  séparé  des  vrais  Scydmaenus,  se  di- 
stingue par  ses  mandibules  fortes,  bidentées,  le  l;ier  article  des  tarses 
antérieurs  dilaté  chez  le  le  4;iéme  article,  des  palpes  maxillaires  très 
court  üc.,  comme  je  l’avais  déjà  décrit  et  figuré,  il  y a quelques  années, 
dans  un  ouvrage  critique  sur  les  Scydmaenides,  que  j’avais  envoyé  à M. 
le  Prof.  Trôschel  à Bonn,  comme  réponse  aux  attaques  continuelles,  dont 
j’ai  été  constamment  le  sujet  dans  les  Wiegmans  Archiv,  qu’il  rédigeait. 
Ce  qu’il  en  a fait  ne  m’est  pas  connu,  mais  il  parait,  qu’il  est  plus  com- 
mode do  critiquer,  que  d’avoir  le  routage  de  supporte  le.«  répliijues. 


58 


Scydmaenus  Latr. 

Anthicus  F.,  Pseluphus  Hrbst. 

minutus D’après  la  Col.  de  Kiel,  c’est  bieu 

le  Scydm.  hirticollis  111. 

Eumicrus  Laporte. 

Anthicus  F.,  Sajdmaemis  Schauui. 

Hellviyii. 

Mastigiis  Illig. 

Plinus  F.,  Nolaxus  Thunberg. 

spinicomis D’après  le  type  conservé  dans  la 

Col.  Banks,  il  appartient  à ce  genre,  mais  je  n’ai 
pas  remarqué  les  épines  aux  cuisses  que  figure 
Olivier. 


59 


Synonymies. 

Remarques  du  Prof.  Erichson  sur  les  Staphilinites  types 
du  Comte  Mannerheim. 

Le  Comte  Mannerheim  avait  communiqué,  tous  les 
types  des  Staphilinites  qu’il  avait  décrits  dans  ses  «Prém», 
à Erichson,  mais  bien  après  la  pvdjlication  du  grand 
ouvrage  de  ce  dernier.  Une  partie  des  remarques  de 
ce  dernier  ont  été  publiées  par  le  Docteur  Schaum 
dans  la  Gazette  ent.  de  Stettin,  avec  la  prière  de  com- 
muniquer les  autres,  s’il  en  éxiste.  Je  remplis  main- 
tenant cette  tâche,  en  publiant  sans  aucun  changement, 
toute  la  liste,  que  je  tiens  pour  cet  effet  de  feu  Man- 
nerheim. Je  pense  que  M.  Kraatz  pourra  en  profiter 
pour  restrindrc  plusieurs  de  ces  espèces,  qu’il  croit 
nouvelles.  (le  Rédacteur.) 

Déterminations  et  remarques: 
du  Comte  Mannerheim  du  Prof.  Erichson 

Bolitochara  subpubescens  — Tachiusa  umbratica. 

Kirby. 

Ücalea  [irolixa  Gyll.  (type)  = picata  Steph.  = badia  Er. 
— crassicornis  Gyll.  ==  Homalota  vestita. 

(type) 

(’alodera  protensa  M.  = humilis  foi'te;  diffère 

par  son  corselet  plus  al- 


ftU 


Calodera  ruficornis  M. 


Tachyusa  flavitarsis  Sahlb.  = 

(type) 

— carbonaria  M.,  = 
possédant  un  bon  nom- 
bre d’exemplaires  par- 
faitement semblables, 

je  la  considère  comme 
espèce  distincte. 

Tachyusa  urnbratica  Er.  = 

— coerulea  Sahlb.  = 

Calodera  testacea  M.  = 
Je  fus  induit  en  erreur 
par  Gyllenhal,  qui  m’en- 
voya sous  les  nom  dAleo- 
chara  reptans  une  tout  au- 
tre espèce. 

Phlaeopora  corticalis  Gr.  = 
Homalota  graminicola  == 

— rigidicornis?  Er. 
linearis  var.  = 

(type  Gyll.) 

— longiuscula  M.  = 

— maritima  Eschh.  = 

— planiuscula  M.  = 

— terminalis  Gyll.  = 

(typ«) 


longé,  avec  une  impres- 
sion plus  visible  et  par 
ses  antennes  plus  fortes, 
humilis,  mais  avec  l’im- 
pression sur  le  corselet 
plus  marquée, 
chalybea  Rudd.  Er. 

chalybea  Rudd.  Er.,  l’ex- 
emplaire parait  être  mal 
développé. 


urnbratica. 

coerulea  (pas  chalybea 
Rudd.) 

Phlaeopora  reptans  Grav. 


corticalis. 

graminicola. 

angustata. 

vestita. 
n.  sp. 
linearis. 

elongatula  Gr.  var. 


fil 


Homalola  exilis  M.  = elongatula  var. 

— oblonga  M.  = elongatula  var. 

toutes  ces  trois  espè- 
ces ne  sont  par  dutout 

des  variétés. 

— linearis  M.  = aequata  Er. 

— linearis  Gr.  = linearis. 

— depressiusculaM.=  plana  Gyll. 

— omaloides  M = plana, 

espèce  nouvelle  de  l’A- 
mer. bor. 

— molesta  Dej.  = festinans. 

(type) 

— complana  M.  — elongatula  var. 
espèce  différente  de- 

longatula. 

— circellaris?  Gr.  = n.  sp.,  voisine  de  la  dr- 

cellaris,  mais  plus  petite, 
de  la  Crimée. 

— inquinalis  M.  = circellaris  var. 

— compressa  M.  = plana  Er. 

— marina  M.  = obscurella  Er. 

— sericansM.  var.a.=  oblonga.  ' 

— luridipennis  M.  = elongatula  var. 

j’en  doute  fortement. 

— socialis  Payk.  — socialis  & sodalis 

— castanoptera  M.  = socialis  var.  longicornis. 

d’après  moi , certaine- 
ment une  espèce  parti- 
culière. 1'  ' - 


sericans  Gyll.  ==  vestita. 
var.  b.  (type) 


62 


Honialota  atranientaria 

(le  la  Col.  Gyll.  = socialis. 

— nigritulaM.  var.  1).  = excavata  var 
pas  l’excavata. 

— axillaris  M.  = ochracea  Er. 

— fulvicornis  M.  = analis. 

— excavata  Gyll.  ==  excavata. 

— atramentaria  Kirby  = atrarnentaria. 

— aenescensZetterst.=  atramentaria. 

— gemina  Es.  = gernina. 

— MannerlieimiiSahlb.  = subsinuata. 
puberula  M. 

elongalula  Gyll.  = analis. 
var.  b.  (type) 
parait  être  une  espèce 
distincte. 

— teres  M.  = analis  Gr. 

— exilis  Er.  = excavata  var. 

— inconspicua  Er.  = celata  var. 

— cauta  Er.  = cauta. 

— celata  Er.  = celata. 

— anceps  Er,  ==  anceps. 

— clancula  Er.  = fungi. 

— longicornis  Er.  = longicornis. 

— validicornis  M.  = longicornis  var. 

— lividipennis  M.  = lividipennis. 

— extensicollis^M.  = viduata. 

— fungi  Knach.  = fungi. 

— obfuscata  Gyll.  (type)  = aterrima. 

— sericata  M.  = aterrima  var. 
trèsprobablement  espèce 

distincte. 


63 


Ilornalota  parvula  M. 


— impressifroiis  M.  = 

espèce  distincte. 

Oxypoda  pellncida  M.  = 
Mon  nom  a certaine- 
ment la  priorité. 

— lateralis  M.  = 

— opaca  Gr.  = 

— melanaria  M = 

— umhrata  Gyll.  = 

— procerula  M.  = 

— alternans  Gr.  = 

— hrevicornis  M.  = 

— abdominalis 

(Sphaenoma)  M.  == 

— pallida  M.  = 

j cingulata  M.  = 

(annularis  M. 

Parait  être  différente  de 
la  helvola. 

— obfuscata  M.  = 

— cuniculina  Er.  = 

— corticina  Er.  == 

— reptans  Gyll.  = 

(type) 

— longicollis  M.  = 

— elongatula  M.  = 


n.  s[).  voisine  de  FH.  or~ 
phana,  corselet  avec  une 
ligne  imprimée  au  milieu 
et  plus  rétréci  postérieu- 
ment. 

atramentaria,  mais  avec 
le  front  plus  fortement 
imprimé, 
infuscata  Kellm. 

infuscata  var. 
opaca. 

Homalota  testudinaria  Er. 

umbrata. 

longiuscula. 

alternans. 

cunicularia. 

togata  Er. 

helvola. 

helvola. 


promiscua. 

cuniculina. 

corticina. 

analis. 

Homalota  languida 
prolixa. 


«4 


Oxypoda  siitiiralis  M.  = ii.  sp.  de  la  Crimée. 

— confinis  M.  = Homalota  .subsinuata. 

— pulchella  M.  = voisine  de  l’analis,  mais 

avec  des  antennes  élargies. 

— haeraorhoa  M.  = promiscna. 

— gilvicornis  M.  ==  une  Homalota,  qui  m’est 

inconnue  et  voisine  de  l’H. 
elongatula. 

— sanguinicornisM.  = suturalis  var. 

— Steveni  M.  ==  suturalis  var. 

Je  doute  fortement  que 
ce  soient  des  variétés. 

Aleochara  intricata  M.  ==  bipunctata  var.  minor. 

— castaneipennis 

Esch.  = moesta  var. 

Plus  que  douteux  qu’un 
insecte  d’Amérique  puisse 
être  une  variété  d’une 
espèce  européenne! 

— fumata  Gr.  M.  ==  moerens. 

— bisignata  Et.  ' ==  bisignata. 

— lanuginosa  Grl  — lanuginosa. 

— villosa  M.  = moesta. 

— moerens  Gyll.  = moerens.  '| 

— haemorhoidaiis  M.  ==  moesta.  ' 

— curta  Sahlb.  (type)  ==  fumata. 

— laevigata  Gyll.  = laevigata. 

— brevipennis  M.  = brevipennis  var. 

Microcera  inflata  M.  — Oligota  subtilis. 

Il  faut  donc  adopter  le 
nom  générique  le  plus 

1. 


ancien. 


»5 


Gyrophaena  elongatula  M. 

— affinis  M. 

— * polita  Gr. 

— advena  M. 

trouvée  vivante  dans 

une  boite  qui  venait  du 
Cap. 


= n.  sp. 

= affinis. 

= polita. 

= Oligota  subtilis  var.  minor. 


— boleti  L.  = boleti. 

Placusa  pumilio  Gyll.(type)  ==  pumilio  Gr. 

— pumilio  Grav.  = n.  sp- 

— atrata  M.  ==;=  Hoinalota  clancula  Er. 

— humilis  Er.  ^ — autumnalis  var. 

— infima  Er.  • = — autumnalis  var. 

Hypocyptus  laeviusculusM.  — laeviusculus. 

Tachyporus  abdominalis 

Gyll.  =s  abdominalis. 

— nigriceps  M.  hypnorum , exemplaire 

Douteux!  fraichement  éclos,  chez 

lequel  la  tête  est  salie. 


Tachyporus  erythropte- 

rus  Pz.  brunneus. 

— hypnorUm  F.  hypnorum. 

— chrysomelinüs  L.  = chrysomelinus- 

— chrysomelinüs 

var.  1).  Gyll.  (type)  = tersus  var. 

— humerosus  Knoch.  = tersus  var. 

— ruficollis  Gr-  = transversalis  Gr. 

— pusillus  Gr.  = pusillus. 

— pusillus  var.  b. 

Gyll.  (type)  = scitulus. 

ruficollisGyll.(type)  ==  transversalis. 


5 


«6 


Tachinus  laticollis  M.  = 

— humeralis  Gr.  var.  c.  = 

— hipustulatus  F.  == 

certainement  pas  frigidus. 

— rnarginellus  F.  = 

— pallipes  Gr.  = 

— intermedius  M.  = 

— fimetarius  G.  = 

— collaris  Gr.  = 

— punctipennis  M.  = 

espèce  distincte,  par 

la  ponctuation  des  élytres. 

— propinqua  M.  = 

— alpinus  Escli.  = 

c’est  douteux  que  cette 

espèce  des  Alpes  de  la 
Suisse,  soit  identique  avec 
celle  de  l’Amérique. 
Bolitobius  pulchellus  M.  = 
parait,  être  une  espèce 
réelle. 

— exoletus  Er.  = 
Mycetoporus  longulus  M.  — 

— amoenus  M.  = 

ces  deux  espèces  pa- 
raissent ne  pas  être  des 
variétés. 

— lateralis  Kunze  = 

— splendidusvar.b.M.  = 

— pronus  Er.  — 

— splendidus  Er.  — 

— pallidus  M.  = 


rufipes?  var.? 
humeralis. 
frigidus  var. 

rnarginellus. 
pallipes. 
rnarginellus  (j". 
fimetarius. 
collaris. 
elongatus  var. 

frigidus 

frigidus 


lunulatus  var.  où  la  base 
des  élytres  est  rouge 
jusqu’à  leur  milieu, 
exoletus. 
lepidus  var. 
longulus  var. 


lepidus. 

splendidus. 

pronus. 

splendidus. 

splendidus. 


«7 


(nilicornisPavk.  var.  = pilicornis. 

Üthius  { „ 

(allernans  Gr. 

— id.  var.  nigriceps  M.  ==  pilicornis  var. 

— macrocephaliis  Eschh.  = n.  sp. 

— californiens  Eschh.  = pilicornis,  bien  voisin. 
Xantholinus  punctulatus 

Payk.  = punctulatos. 
vit  dans  le  fumier. 

— ochraceus  Gyll.  = ochraceus  sp.  div. 

vit  seulement  dans  le 

bois  pourri. 

— parvulus  M.  = à peine  distinct  de  l’o- 

chraceus. 

Leptacinus  paru  m puncta - 

tus  Gyll.  = parumpunctatus. 

— procerulus  M.  = batychrus. 

arcticus?  En  des 

Iles  Kouriles  = n.  sp.  différente  de  l’arcti- 
orientalis  Motsch.  eus:  le  corselet  ressem- 
ble à celui  du  Si.  maxil- 
losus,  chez  lequel  il  est 
plus  allongé,  les  élytres 
aus.si  plus  longues  et 
plus  fortement  velues. 

— inauratus  M.  = rntirinUs. 

plus  cuivreux  et  à éty- 

tres  plus  courtes  que 
l’espèce  d'Europe 

— rugifrons  M.  ==  erythropterus. 

Ocypus  similis  Gr.  = similis. 

— erythropus  M.  = brunnipes. 


Staphi- 

linus 


Ocypus  uralensis  M.  = 

— chalcocephalusDej.= 

— sericeicollis  Mé- 

tiétr.  Fald.  == 

— protensus  Ménétr. 

Fald.  = 

— angustatus  Dej.  = 

PhilontiiscalifornicusE.sclih.= 

— rotundicollis  M6n. 

Fald.  = 


fuscatus  var. 
picipennis. 


eu  P relis. 


ater. 

luorio. 

furvus  Nord  ni. 


scutatus. 


— alratus  Gr.  = 

— lucens  M.  = 

— fuscipennis  M.  = 

— subfuscusGyll.(type)= 

— albipes  Gr.  = 

— rigidicornis  M.  = 

— varians  Gyll.  = 

— immundus  M.  = 

— irregularis  M.  = 

douteux! 

— dimidialus  Sahlb.  = 

— opacus  Gyll.  (type)  = 

— agilis  Gyll.  = 

— debilis  Gr.  — 

— ventralis  Gr.  = 

— quistpiiliariiis  Gyll.  = 

— rivularius  Dej.  (type)  = 

— nanus  Gyll.  = 

— Siegwaldii  M.  == 

— micans  Gr.  = 

— ininiatus  M.  Cauc.  = 

— fulvipes  F.  == 


atratus 
atratus  iJ. 
poli  tus. 
uiiibratilis. 
albipes. 
cephalotes  ij. 
ebeninus  Gr.  var. 
ebeninus. 
sordidus  var. 

caucasicus  Nordni. 

varians  Payk. 

varians. 

debilis. 

ventralis. 

quisquiliarius. 

quisquilarius. 

splendidulus  Gr. 

n.  sp. 

micans. 

salinus  Kiesenwetter. 
fulvipes. 


09 


Pliilonlus  alerrinius  Gr.  = aterrimus. 

— albionicus  Esch.  = n.  sp. 

— niultipunctatus  M.  = punctus. 

— punctus  Gyll.  M.  = parumpunctatus  Er. 

— planatus  M.  = elongatulus  Er. 

jochripennisMénéti 

^ue* ‘u®|pQp.,jjg  Dabi.  Dej.  = lulgidus  var. 

— variabilis  var.  c.  Gyll. = xantliopus. 

— ■ luaurus  M.  = xauthopus  var. 

espèce  distincte! 

— laevigatus  Gyll.  = laevigalus. 

— nigritarius  Ménétr.  = frontalis  Nordm.  var. 

— tristis  M.  ==  molochinus  var. 

— vicituis  Ménétr.  = molochinus. 

— maurorul'us  Gyll.  = umbrinus. 

(type) 

— inaurorufus  M.  = attenuatus. 

est  une  espèce  parti- 
culière, à la  quelle  j’ai 

donné  le  nom  de  Ph. 


gilvipes.  . 

— attenuatus  Gyll.  = attenuatus. 

(type) 

— boops  Gr.  = boops. 

Scimbalium  anale  Dej.  =■  anale. 

Lathrobium  rufipenne  M.  = fulvipenne  Gr. 

— fulvipenne  M.  ==  fulvipenne  var. 

(quadratum  Payk.  = quadratuni. 
(terminale  Gr. 

— punctatum  Zetterst.  = punctatum. 

Stilicus  confiais  M.  = rufipes. 

— affinis  Er.  — affinis. 


70 


Stilicus  orbiculatus  Payk.  = aftinis. 
Sunius  angustatus 
Stenus  biguttatus  F. 

— biguttatus  Gyll.  M. 

— maurus  M. 

— ater  Dabi  M. 

— seniculus  M. 
u’est  pas  le  carboiiarius. 

— buphtlialmus  Er. 

— borealis  M. 
ce  n’est  pas  l’opacus. 

— inaequalis  M. 
également  nouveau, 

— cinerascens  Er, 

— niger  Dabi.  M. 

— carbonarius  Gyll. 

(type) 

le  nom  de  Gyllenbal 
est  plus  ancien. 

— aemulus  Er. 

— canaliculatus  Knoeb 

— opacus  Er. 

— boops  Gyll. 

— ' providus  Er, 

— argus  Gr. 

— bumilis  Er. 

— circularisGyll.  (type' 

— pumilio  Er. 

— bifoveolatus  Gyll. 

— [)roboscideus  Gyll. 

(type) 


= angustatus. 

= biguttatus. 

=î=  bipunctatus  Kirby. 

— juno  (S 

— ater. 

= carbonarius. 

= bupbtbalmus. 

= opacus. 

=f=  bupbtbalmus. 

cinerascens. 

opacus. 

= cinerascens. 


tarsalis  l.jungb. 


= aemulus. 

= canaliculatus. 

= bupbtbalmus. 

= speculator  Knacb. 
= providus. 

= argus  2- 
= bumilis. 

= declaratus. 

= pumilio. 

= bifoveolatus. 

= impressus. 

— tarsalis. 


71 


Il  me  parait  en  géné- 
ral que  dans  les  Sténides, 
si  difficiles  à distinguer, 
Erichson  a commis  beau- 
coup d’erreurs;  notre  in- 
telligent Maklin  a étu- 
dié scrupuleusement  nos 
espèces  de  Finlande  et 
il  a découvert  plusieurs 
espèces  nouvelles. 
EvaesthetuslaeviusculusM.  = 
Bledius  taurus?  == 

— elongatus  M.  des 

environs  de  St.  Pé- 

tersbourg  == 

— fracticornis  = 

— femoralis  Dj.  Gyll.  = 

— castaneipennis  M.  = 

— fuscus  Steven  = 

— pallipes  Gr.  M.  = 

— talpa  Gyll.  = 

— arenarius  Payk.  = 
Platysthethus  mordax 

Sahlb.  (type)  = 
Oxytelus  carinatus  Pz.  Gyll.  = 

— carinatus  var.  b. 

Gyll.  = 

— carinatus  var.  c.  M.  = 

— piceus  Er.  = 

— longicornis  M.  = 

— sculpturatus  Gr.  = 

— piceus  Gyll. M.  (type)  == 


n.  sp. 
hinnulus. 


n.  sp. 

fracticornis. 

femoralis. 

opacus. 

nigricans  var. 

fracticornis  (immaliirus). 

talpa. 

arenarius. 

morsitans 

rugosus. 

rugosus  (J  var. 

rugosus. 

piceus. 

sculptus. 

sculpturatus. 

luteipennis. 


72 


le  piceus  d’Erichson 
u’habite  pas  le  Nord,  et 
n’est  par  conséquent  pas 
l’espèce  de  Linné. 

üxytelus  depressus  Gyll.  = complanatus. 

— fuscipennis  M.  = n.  sp.  de  Sitka. 

— nitidulus  Gr.  = nitidulus. 

— pusillus  Mann.  = de[)ressus. 

IMdoeonaeus  caelatus  var. 

b.  Gyll.  caelatus. 

Trogophlaeus  corticinus  M.  = riparius. 

— corticinus  Gr.  = corticinus. 

— gracilis  M.  = tenellus. 

— fuliginosus  Gyll.  = tenellus. 

(type) 

Taenosoma  pusilla  Gr.  M.  = Omaliura  pusillum  Gyll. 

napponicusM.=  alpinus  F. 
Anthophagusunandibula- 
( ris  Gyll. 

— alpinus  M.  = omalinus  Zetterst. 

Lesteva  pubescens  M.  = bicolor. 

Arpedium  quadrurn  Gyll.  = quadrum. 

— sibiricum  M.  = quadrum 

— brachypterum  Gr.  = brachypteruni. 

— caspicum  M.  = Anthobium  triviale. 

Hetcrops  testaceum  Eschh.  = n.  sp.  de  Sitka. 
Olophrum  boreale  Payk.  = boreale. 

— consiniile  Gyll.  = consimile. 

Oinaliuin  Oxyacantba  M.  = rivulare  var. 

douteux! 

— Viburni  M. 

— Salicis  M.  var. 


= florale. 


73 


Oinaliuni  nigruni  M.  var. 

— florale  M.  var. 

— nigruni  Gr. 

— lineare  Zetterst. 
lanatum  Gyll. 

^doplanatum  Gyll. 
f var.  c. 

— concinnum  Marsh. 

— monilicorne  Gyll. 
var.  b.  (type) 


(deph 
— yrlnnU' 


= florale. 

= nigruni. 

= lineare. 

— deplanatnni. 

= concinnum. 


planuin  var.  pallida,  ma- 
jor. 

— planum  Payk.  planum  var.  minor. 

Anthobium  fimetariumE8ch.=  Latriinaeum  n.  sp.  deSilka. 

— lapponicum  M.  = llavipenne. 

— pathos  Eschh.  = n.  sp  de  Sitka. 

Micropeplus  staphylinoi- 

des  Gyll.  (type)  = tesserula  Curlis. 

Presque  toutes  les  espèces  énumerées  ici,  ont  été 
prises  en  Russie  et  notamment  la  plus  grande  partie  en 
Finlande,  ce  qui  donne  à cette  liste  une  valeur  d’autant 
plus  générale,  qu’elle  contribue  essentiellement,  par  sa 
détermination  vérifiée,  à élargir  nos  connaissances  sur 
la  distribution  géographique  des  Staphilinites. 


Notices, 

Harpalites  laevigatus  F. , Broscomorphus  terricola  Bon. , 
Br.  arenarius  Bon.  et  autres  Scaritides  parallèles  et  al- 
longés, présentent  sur  les  bords  latéraux  des  deux 


74 


avaiils-derniers  segments  de  l’abdomen,  des  taches 
jaunâtres  assez  distinctes;  serait-ce  un  appareil  lumi- 
neux, pour  ces  Coléoptères  nocturnes? 

Ludius  germanus  L.  est  un  insecte  fortement  car- 
nassier, et  je  l’ai  vu  en  Juin  à 8 heures  du  soir,  dévorer 
l’abdomen  d’une  grande  Epeira,  encore  vivante,  mais  dé- 
jà affaiblie.  M.M.  Ménétriés  et  Sievers  étaient  présents. 

Lamprohiza  splendidula  L.,  se  nourrit,  à l’état  de 
larve,  de  l’animal  des  Cyclostoma  et  autres  coquilles 
terrestres,  présentant  ainsi  une  manière  de  vivre  ana- 
logue aux  Drilus,  dont  les  femelles  et  les  larves  man- 
gent des  Hélix. 

Serropalptis  barbatus  Schall.  (striatm  Payk.)  est  un 
insecte  nocturne,  qu’on  doit  chercher  avec  une  lan- 
terne sur  les  troncs  de  bouleaux.  (Gom.  de  M.  Obert). 

Gibbium  scotias  F.,  a été  trouvé  dans  l’intérieur 
de  TOliva  inflata,  provenant  d’Egypte,  après  que  la 
coquille  eut  été  sciée  en  deux.  Il  parait  que  la  larve 
y avait  vécu  et  conçue  sa  métamorphose.  (Com.  de  M. 
Pape  à S:t  Pétersbourg). 

Acherontia  alropos  L.,  est  très  commun  à Odessa, 
en  Bessarabie  et  sur  l’île  de  Malte,  de  sorte  qu’à  l’é- 
poque de  son  apparition,  on  peut  en  faire  tomber  de 
chaque  arbre.  11  est  curieux,  que  les  chats  en  soient 
friands,  tandis  qu’ils  recherchent  bien  moins  le  Sphinx 
Nerii.  (Com.  de  M.  Iven). 

Harpyia  vinula  L.,  parait  rester  quelquefois  plu- 
sieurs années  à l’état  de  chrysalide.  II  y a donc  dans 
la  nature  des  conditions,  sous  lesquelles  le  dévelop- 
pement des  cocons,  peut-être  retardé,  ce  qui  est  d’une 
grande  importance  pour  la  sériculture. 

Micana  sparsana.  Cette  Toi’tricide  s’est  montrée  en 


75 


grande  quantité  en  Courlande  le  28  Octobre,  après 
qu’une  neige  assez  épaisse  eut  couvert  la  terre  depuis 
trois  jours;  elle  volait  rapidement  pendant  une  tempéra- 
ture de  — 7®  Réaum.  Voilà  un  exemple  que  les  Lé- 
pidoptères peuvent  supporter  une  gelée  assez  forte. 
(Corn,  de  MM.  le  Pasteur  Rosenberger  et  Ménétriés). 

Chenilles  des  Lépidoptères  en  hiver.  Exposées  au 
froid,  elles  s’étendent  les  unes  près  des  autres  et  gè- 
lent complètement,  pouvant  être  cassées  comme  du 
verre.  Mais  à l’arrivée  d’une  température  plus  éle- 
vée, elle  revivent  et  recommencent  toutes  leurs  fonc- 
tions vitales.  (Con).  de  M.  Sievers). 

Heliotis  scutosa,  la  chenille  de  ce  papillon,  attaque 
souvent  les  chenilles  des  autres  Lépidoptères,  il  faut 
donc  la  tenir  isolée.  (Corn,  de  M.  Becker  à Sarepta). 

Julm  sabulosus  et  autes  espèces,  sortent  des  oeufs, 
avec  un  corps  composé  de  quatre  segments  et  avec 
six  pattes  seulement. 

Acanis  lactucae  Motsch.,  coleoptratum  afif.  Au  mois 
de  Mai  on  remarque  souvent  des  taches  roussâtres  sur 
les  tiges  des  feuilles  de  laitue;  en  les  examinant  de 
plus  près,  on  distingue  facilement  qu’elles  sont  for- 
mées d’une  multitude  de  petits  Acarides  à couleur 
rousse,  qui  se  meuvent,  mais  qui  ne  peuvent  s’enfuire, 
pareeque  chacun  est  attaché  à la  tige  de  la  feuille 
par  une  rnendjrane  d’un  à Yg  ligne  de  longueur  et 
si  forte  qu’il  est  assez  difficile  d’arracher  PAcharide. 
La  place  où  étaient  enchainées  ces  petites  arraignées 
était  rongée;  preuve  quelle  leur  avait  fourni  leur  nour- 
riture. Il  y a donc  toute  vraisemblance,  que  ces  Aca- 
riens, se  sont  devellopés  d’oeufs,  qui  y ont  été  pon- 
dus et  attachés  ainsi  aux  nervures  de  la  plante. 


76 


111.  Ëiitoiiiolo^ie  appliquée. 

Insectes  utiles  et  nuisibles. 

Dans  cette  rubrique  nous  nous  proposons  de  don- 
ner, toutes  les  remarques,  qui  nous  parviendront  sur 
les  moeurs,  l’utilité  et  les  dégâts  que  causent  les  in- 
sectes à l’agriculture,  à l’industrie  ainsi  qu’à  l’écono- 
mie domestique,  tâchant  surtout  de  bien  préciser  la  dé- 
termination de  l’espèce,  seul  moyen  de  donner  de  la 
valeur  à ces  observations. 

Anisoplia  austriaca  Herbst,  a causé  cette  année  des 
grands  dommages  au  seigle,  dans  la  Gouv.  de  Tscher- 
nigoff.  Après  avoir  examiné  attentivement  les  gerbes 
qu’on  avait  fait  faucher,  sur  les  champs  dévastés  par 
ces  insectes,  on  put  se  convaincre  qu’  une  grande 
partie  des  semences  étaient  avortées  et  que  celles  qui 
s’étaient  développées,  n’avaient  point  été  endommagées 
par  l’insecte;  ceci  parait  prouver  que  le  dégât  a dû 
avoir  lieu  pendant  la  fleuraison  et  que  les  Anisoplia 
se  nourissent  comme  bien  d’autres  Melitophiles  du  pol- 
len des  fleurs.  (Corn,  de  M.  Ménétriés). 

Anisoplia  fruticola  F.  fut  remarquée  en  grande 
abondance,  en  1855,  dans  les  champs  de  seigle  du 
Gouv.  de  Mohileff;  lors  de  la  récolte,  les  gerbes  fu- 
rent en  majeure  partie  sans  semences.  (Com.  de  M. 
Ménétriés). 


77 


Euphoria  melancholica  Gory  & P.,  est  à la  Nou- 
velle Orléans  une  véritable  calamité  pour  les  ama- 
teurs de  roses;  elle  est  très  commune  en  Avril,  dans 
les  fleurs  des  roses  remontantes,  sur  les  squaires,  ron- 
geant non  seulement  le  pollen  mais  aussi  le  calice. 

Leucoscelis  stictica  L.,  se  nourrit  des  fleurs  du  char- 
don, et  s’introduit  souvent  dans  l’intérieur  où  elle  atta- 
que les  semences  non  mûres. 

Epicaitta  enjthroccphala  F.,  a ravagé  cette  année 
les  jardins  potagers,  du  Gouv.  de  Jekaterinoslav.  Elle 
attaque  non  seulement  les  plantes  potagères  de  toutes 
espèces,  mais  aussi  les  plantes  médicinales  et  surtout 
les  crucifères,  qu’elle  dévore  jusqu’  à la  tige.  11  serait 
très  important  d’observer  la  larve  de  cet  insecte  et 
sa  manière  de  vivre?  (Coin,  de  M.  Ménétriés).  Ce  môme 
insecte  vient  de  causer  des  ravages  terribles  dans  nos 
plantations  d’indigo  près  deLenkoran,  et  disparut  vers 
le  commencement  d’Août,  ce  qui  donna  aux  plantes 
le  temps  de  donner  à l’automne  des  pousses  nouvelles 
jusqu’  à 1 ‘/g  pieds  de  hauteur.  (Com.  de  M.  Kasitzki). 
La  même  plante  en  Amérique  est  attaquée  par  un  tout 
autre  insecte,  tEudiagogus  Rosenschildii , comme  je  l’ai 
déjà  énoncé  à la  p.  5.  de  ces  Etudes,  1856. 

Epicauta  ambusla  Pallas,  dévore  également  les  Cru- 
cifères, en  Daourie,  et  cela  à un  tel  point,  que  des 
espaces  considérables  dans  les  prairies,  présentent 
quelquefois  une  teinte  noire,  par  la  quantité  accumu- 
lée de  cet  insecte. 

Epicauta  lemniscata  F.,  attaque,  aux  Etats-Unis  de 
l’Amérique,  les  feuilles  des  pommes  de  terre.  (Com. 
de  M.  Haldeman  à Columbia). 

Xyletinus  chinonsis  F.,  qui  parait  être  le  même  que 


7H 


le  A”,  serricornis  SchOnh.,  est  connu  à la  Havane,  comme 
faisant  beaucoup  de  dégâts  dans  le  tabac  séché.  A 
Hambourg,  il  y a quelques  années,  toute  une  cargai- 
son de  Cigarres  de  l’Amérique,  arriva  complètement 
détériorée  par  cet  insecte;  mais  faute  d’autre  nourriture 
il  s’introduit  aussi  dans  les  Collections  d’insectes,  et  j’en  ai 
vu  sortir  un  d’une  grande  Calandra  de  la  Chine,  et  un  autre 
du  corps  d’un  Lucanus  lunifer  de  l’Himalaya.  La  Cata- 
rama  tabaci  Guérin  est  un  insecte  quatre  fois  plus  grand. 

Anobium  paniccum  L.,  attaque  non  seulement  le 
pain  et  les  pâtes,  mais  aussi  les  insectes  dans  les  Col- 
lections. Un  grand  Dytiscus,  dans  l’intérieur  duquel 
l’insecte  avait  pondu  ses  oeufs,  a été  complètement 
détérioré  par  les  larves  qui  en  sortirent.  (Corn,  de 
M.  J.  Kouschakevitch). 

Apate  frumenlaria  NOrdlinger,  est  très  commune 
dans  le  froment,  en  Egypte,  d’où  elle  a été  introduite 
en  Europe  et  placée  dans  le  Catalogue  du  Comte  De- 
jean  sous  le  nom  dAp.  caslanea  Ullrich.  Elle  appar- 
tient au  genre  Dinoderus  Steph.  et  ressemble  un  peu 
à l’Ap.  pusilla  F.,  qui  vient  de  Cuba  et  qui  est  plus 
petite  et  plus  étroite.  Dans  une  cargaison  de  riz, 
venant  des  Indes  orientales  et  infectée  par  le  Sitho- 
philus  oryzae,  s’est  trouvé  aussi  un  exemplaire  du  Di- 
noderus frumentarius,  mais  mort,  ce  qui  parait  indiquer, 
que  le  riz  n’est  pas  la  nourriture  propre  à cet  insecte. 

Anthrenus  mmeorum  L.  Cet  insecte  apparait  dans 
les  Collections  au  mois  de  Janvier  et  Février,  s’ac- 
couple en  Mars,  pond  ses  oeufs  et  meurt.  Il  faut 

1)  Ici  à S:t  Pétersbourg,  le  plus  souvent  avant  la  disparition  de  la 
neige  et  le  réveil  de  la  nature;  c’est  donc  évidemment  tin  insecte  intro- 
duit des  régions  plus  méridionales. 


79 


donc,  inspecter  les  Collections  de  préférence  au  prin- 
tenis  dès  que  les  larves  apparaissent,  ou  bien  en  No- 
vembre où  cet  insecte  se  transforme  en  chrysalide,  et  où 
la  moindre  secousse  le  fait  facilement  tomber  sur  du 
papier  étalé  à cet  effet.  La  chaleur  concentrée  est  la 
meilleure  méthode  pour  se  débarasser  de  ces  hôtes 
destructeurs. 

Cassida  nebulosa  L.  L’été  passé,  à Péterhoff,  cet 
insecte,  faute  de  nourriture,  attaqua  les  feuilles  des  ^ 
Callislegia  et  du  houblon.  Dans  le  voisinage  il  y avait 
cependant  quelques  plantes  (TAriplex,  sur  lesquelles 
les  larves  s’étaient  développées  et  qu’elles  avaient  fini 
par  manger  totalement,  se  jetant  ensuite  sur  d’autres 
plantes  environnantes.  Ceci  prouve  quel  soin  on  doit 
apporter  à nettoyer,  non  seulement  les  champs  de  bet- 
traves,  sujets  aux  ravages  de  cet  insecte,  mais  encore 
les  plantes  environnantes,  car  dans  ces  terrains,  que 
l’on  fume  chaque  année,  ce  sont  très  souvent  les  Ar- 
riplex  qui  dominent  et  propagent  la  Cassida. 

Oedipoda  migratoria  L.  Contre  cet  insecte  dévas- 
tateur, lorsqu’  encore  à l’état  de  larve  il  ne  peut  voler 
et  dévaste  cependant  toute  végétation  sur  sa  route, 
on  a employé  avec  succès,  dans  la  Russie  méridio- 
nale, des  chariots  aux  quels  étaient  attachées  des  deux 
côtés  des  branches  d’arbres  et  des  broussailles,  en 
forme  de  balais  gigantesques.  Avec  plusieurs  de  ces 
chariots  à balais,  on  s'avance  en  ligne  droite  sur  les 
places  occupées  par  l’insecte  et  on  balaye  toute  l’éten- 
due. Bientôt  la  majeure  partie  des  dévastateurs  est 
écrasée  ou  du  moins  rendue  incapable  de  continuer 


1)  .itriplex  se  nomme  en  russe  .1e6P4a. 


80 


sa  marche,  vû  les  pattes  cassées  et  le  corps  en- 
dommagé (Journal,  de  la  Soc.  lmp.  1.  économitpie  1856). 

Agrotis  valligera  F.  La  larve  de  ce  papillon  nui- 
sible aux  blés,  vit  de  préférence  des  racines  de  la 
Scabiosa  arvensis,  et  de  là  elle  parait,  faute  d’autre  nour- 
riture, se  répandre  sur  les  racines  environnantes  de 
blés.  Il  faut  donc  tâcher  d’éloigner  cette  plante  du 
voisinage  des  champs  cultivés.  (Corn,  de  M.  Sievers.) 

Ennomos  mbsignaria  Hübner,  vit  en  très  grand 
nombre  sur  les  Platanes  aux  environs  de  New-York. 

Hyponommta  cognatella  a dévasté  cet  été,  les  po- 
miers  à Peterhoff,  et  quoique  la  température  baissa 
souvent  la  nuit  au-dessous  do  +5*’  R.,  elle  construisit 
parfaitement  bien  ses  cocons. 

Hyponomeuta  padclla  (evonymella  L.),  qui  attaqua 
le  Prunus  padus,  fit  la  môme  chose  que  la  précédente 
mais  quelques  jours  plutôt.  Cette  espèce  ne  s’observe 
ici  que  sur  le  Prunus  padus,  il  est  donc  juste  d’appli- 
quer le  nom  de  padella  à cette  espèce  et  non  celui 
devonymella,  qui  ne  lui  convient  pas  du  tout. 

Torlrix  Bergmanniana,  était  en  grande  quantité  sur 
les  roses,  dont  elle  roule  et  chiffone  les  feuilles. 

Butalis  Zea-Maïs  Motsch.,  cause,  tant  en  Europe 
qu’en  Amérique,  un  immense  dégât  au  Maïs,  conservé 
dans  les  hangards.  Cet  insecte  offre  plusieurs  géné- 
rations par  an,  si  le  temps  n’est  pas  trop  froid.  Les 
larves  sont  assez  robustes,  un  peu  applaties,  blanches 
avec  les  parties  de  la  bouche  rembrunies  et  rapellent 
en  général,  un  peu  celles  des  Bostrichm,  mais  les  6 
pattes  antérieures  sont  bien  développées  et  les  12  pos- 
térieures également  visibles.  Dans  un  épis  de  Maïs, 
qui  comptait  900  grains,  au  bout  d’un  an,  il  n’en  resta 


81 


pas  une  centaine;  tous  les  autres  étaint  vidés  par  ces 
insectes,  qui  y avaient  subis  leurs  métamorphoses  et 
qui  me  procurèrent  environ  200  papillons  complets. 
Il  n’y  a pas  de  doute,  qu’  en  face  de  pareils  enne- 
mis, il  n’y  ait  de  remède  plus  efficace  que  les  hangards 
à poêles,  comme  chez  nos  paysans  où  le  blé  est  séché 
au  four,  ce  qui  le  préserve  de  l’attaque  des  insectes 
en  général. 

Coccm  ceriferus  Oken,  est  un  petit  Aphide  du  Thi- 
bet  et  de  la  Chine  méridionale,  dont  le  mâle  est  ailé 
et  qui  détermine  la  cire  végétale,  employée  en  Chine 
pour  les  bougies.  Les  femelles  de  cet  insecte  cou- 
vrent les  branches  tendres  de  l’arbre  nommé  Nui- 
Dschen  (Celathrm  ceriferus?),  tel  que  les  Aphides  fe- 
melles le  font  chez  nous,  et  produisent  par  leur  piqûre 
une  secrétion  de  la  plante,  qui  fournit  cette  espèce  de 
cire.  Après  avoir  laissé  quelques  femelles  sur  les 
branches,  on  gratte,  avec  un  couteau  toutes  les  autres, 
ainsi  que  leur  secrétion  fixée  sur  les  branches,  qu’on 
fait  cuire,  filtre  et  verse  dans  des  grandes  formes  ap- 
platies,  analogues  aux  fromages  de  Suisse,  et  c’est  là 
cette  cire  végétale  qui  se  vend  sur  les  marchés  en 
Chine.  Celte  cire  a une  couleur  plus  blanche  que  la 
cire  ordinaire  non  clarifiée;  elle  est  plus  dure  et  pré- 
sente une  coupe  visiblement  cristallisée  à la  manière 
de  l’Arsenic.  L’arbre  Nui-J)schen  a des  feuilles  et  des 
fruits  pareils  à nos  sorbiers;  les  fruits  du  Nui-Dschen 
s’emploient  pour  faire  des  liqueurs  fortes  très  estimées. 
(Corn,  de  M.  Gaschkevitch.) 

Phora  Sp.?  Cette  petite  mouche  est  sortie  de 
l’intérieur  d’une  Polyphylla  fullo  L.;  c’est  donc  un  pa- 
rasite des  Mélolonlhides.  (Corn,  de  M.  Vaga  à Varsovie.) 

6 


82 


Lepiidum  ruderale  est  recommandé  contre  les  pu- 
naises des  maisons.  (Journal  de  la  Soc.  lmp.  1.  éco- 
noini(pie.) 


Sur  la  Séricultnre  en  Chine  ') 

pnr 

>I.M.  (laschkevitsch  & Motschiil.sky. 

De  temps  immémorial  on  s’est  occupé  de  séri- 
culture  en  Chine,  en  élevant  le  Bombyx  mori,  qui  s’y 
trouve  à l’état  sauvage  et  qu’on  nomme  ïsanj,  c.-à-d. 
le  ver  à soie.  Mais  depuis  des  siècles  aussi,  on  a 
découvert  deux  espèces  de  Saturnia  sauvages,  des 
quelles  on  recueille  deux  soies  différentes:  dont  l’une 
qu’on  emploie  pour  base  des  étoffes  fortes  et  l’autre 
pour  les  étoffes  lustrées.  La  première  espèce,  qui  pa- 
rait être  la  Saturnia  Pei'nyi  Guérin,  présente  un  cocon 
oval  et  arrondi,  que  l’animal  attache,  par  une  tige  filée 
aux  branches  des  arbres,  comme  le  fait  la  Saturnia 
Mylitla  F.  des  Indes  orientales;  la  seconde  fait  des 
cocons  beaucoup  plus  petits,  allongés,  pointus  aux 
deux  bouts,  et  fixés  entre  plusieurs  feuilles  par  des 
filaments  très  légers,  mais  il  n’y  a pas  de  tige.  Ces 
cocons  paraissent  simplement  appartenir  à la  Saturnia 
cynthia  Drury,  si  connue  aux  Indes  orientales  sous  le 
nom  de  Ârrindy-Arria.  Les  cocons  à tige,  ne  peuvent 

1)  Cet  article  qui  est  en  partie  extrait,  par  M.  Gaschkevitscli , des  li- 
vres chinois  et  des  ordonnances  oflicelles  de  cet  empire,  prouve  combien 
bn  s’y  occupe  d'augmenter  les  ressources  de  l’existance  du  peuple. 


H3 


pas  être  dévidés  de  suite,  comme  ceux  de  notre  Bom- 
byx mori,  et  on  est  obligé  d’ôter  auparavant  toute  la 
couche  de  fils  qui  composent  la  tige,  pour  obtenir  un 
cocon  propre  au  dévidage  ordinaire.  La  chenille  de 
la  Saturnia  Pernyi?  ressemble  également  à celle  de  la 
S.  Mylitta,  mais  elle  est  de  couleur  rousse  foncée,  et 
présente  les  loufles  de  poils,  beaucoup  plus  épaises  et 
en  plus  grand  nombre,  ce  qui  lui  donne  un  aspect 
velu.  La  chenille  de  la  Saturnia  Cynthia  est  lisse,  de 
couleur  orange,  plus  ou  moins  claire,  avec  6 taches 
noires  sur  chaque  anneau,  lequel  présente  des  éléva- 
tions, en  forme  d’épines.  La  tête  et  les  pattes  sont 
également  foncées.  ^ 


1)  Aristote  décrit  le  ver  à soie  des  Indes  orientales,  comme  cornu, 
ce  qui  parait  s’appliquer  à la  chenille  de  la  Saturnia  cynthia , qui  est  garnie 
de  petits  tubercules  en  forme  de  cornes  on  d’épines,  et  prouve  que  ce 
papillon  était  déjà  cultivé  aux  Indes  du  temps  d’Alexandre  le  Grand. 

2)  Dans  l’Assam,  on  obtient  la  soie  d’une  quatrième  espèce  de  Sa- 

turnia, la  S.  assamensis  Helfer  ou  Monga  Silk  Moth  des  Anglais.  Ce  pa- 
pillon a la  plus  grande  ressemblance  avec  la  S.  Mylitta  F.,  dont  il  n’at- 
teint cependant  pas  la  taille.  La  couleur  du  dessus  est  plus  jaunâtre, 
les  taches  ocellaires  sur  les  ailes,  moins  grandes,  plus  foncées,  nullement 
transparentes  et  rembrunies  antérieurement;  la  marge  antérieure  et  une 
assez  large  bande  vers  la  partie  postérieure  des  ailes,  sont  blanchâtres, 
cette  dernière  offrant  de  plus  un  dessin  brunâtre  dans  son  milieu;  chez 
la  S.  Mylitta  c'est  seulement  le  bord  antérieur  de  cette  bande,  qui  est 
rembruni,  et  chez  la  Pernyi,  la  bande  blanche  coupe  obliquement  chaque 
aile.  La  chenille  de  la  S.  assamensis,  ressemble  à celle  de  la  S.  cynthia, 
ayant  des  tubercules  spiniformes  pareils,  mais  à extrémité  noire;  les  6 
petits  points  noirs,  ne  se  voient  q\ie  sur  les  segments  intermédiaires,  tandis 
que  sur  chacun  des  quatre  premiers  segments  il  y a quatre  taches  oblongues, 
et  sur  l’avant  dernier,  de  diaque  côté,  deux  lignes  de  la  même  couleur; 
la  tête,  les  pattes  et  l’anus  sont  de  la  même  couleur  que  la  reste  du 
corps.  Les  cocons  sont  plus  arrondis  que  ceux  de  la  cynthia.  Cette 
espèce  se  nourrit,  d’après  M.  Ihigon,  des  feuilles  de  plusieurs  arbres, 
tels  que;  différentes  Michelia,  Tentranthera  diylottica  T.  macrophylla 

laurus  obtusifolia  3rc.  La  soie  fournie  par  celte  Saturnia  est  plus  estimée, 
que  la  soie  du  Honibyx  mori,  nommé  aux  Indes:  Pat.  R. 


84 


Ces  espèces  sauvages  de  Suturnia  se  rencontrent 
en  Cliine,  dans  les  bois,  où  elles  se  nourrissent  de 
feuilles  de  diflérents  arbres;  les  Chinois  en  énumèrent 
plusieurs,  dont  trois  paraissent  être  des  chênes,  pré- 
tendant que  de  ces  diderentes  nourritures,  dépend  la 
qualité  de  la  soie.  Le  Chan-ïsanj,  ou  ver  des  mon- 
tagnes, comme  les  Chinois  nomment  la  chenille  de  la 
Sat.  Pernyi?,  mange  les  feuilles  des  arbres  suivants: 

Khou-Schou,  chêne,  à feuilles  épaisses,  qui  présen- 
tent deux  variétés,  une  qui  a les  feuilles  petites  et  une 
autre  qui  les  a grandes.  Les  grandes  sont  presque  rondes. 

Sian-Schou,  qui  rapelle  le  Quercus  castanei folia,  et 
dont  les  feuilles  présentent  beaucoup  de  nervures  im- 
primées; les  glands  sont  allongés,  d’un  côté  arrondis, 
de  l’autre  pointus,  et  ressemblent  assez  au  fruit  du  Nenu- 
far;  l’arbre  se  propage  facilement  par  les  semences. 

Tsin-Gan-Schbu.  Les  feuilles  de  cet  arbre  res- 
semblent à celles  du  Sian-Schôu,  mais  sont  plus  pe- 
tites. Les  glands  au  contraire  sont  pareils  à ceux 
du  Khou-Schèu. 

Dso-Schbu,  est  un  arbre  qui  présente  deux  varié- 
tés, l’une  a l’écorce  blanchâtre,  l’autre  roussâtre.  Les 
feuilles  sont  d’un  vert  foncé  et  rappellent  celles  de  nos 
érables,  mais  sont  un  peu  plus  larges  et  persistent 
pendant  l’hiver.  Les  fruits  sont  un  peu  plus  arrondis, 
que  chez  le  Tsin-Gan-Schèu,  et  plus  grands. 

Sous  le  règne  de  l’Empereur  Kang-Si,  le  gouver- 
neur Liou,  de  la  province  Ning-Tsjan  dans  le  Schan- 
Si,  fit  venir  de  la  province  Schan-DUn  ^),  un  séricul- 

1)  La  province  Sclian-Dûn  ou  Slinn-Tiing  des  Cartes  anglaises,  est 
située  au  Sud,  celle  de  Sclian-Si  ou  Slian-Sti  des  Anglais,  à l’est  de  Pé- 
king  entre  le  35"— 40“  de  lat.  bor.  R. 


85 


leur,  pour  introduire  les  dites  Salurnia  dans  sa  pro- 
vince; ce  qui  lui  donna  une  renommée  tellement  grande, 
qu’on  nomma  en  Chine  d’après  son  nom  les  étolTes, 
Liou-Goun-Tchoù  c.  à d.  soieries  non  lustrées.  Mais, 
après  sa  mort,  la  culture  des  Saturnia,  tomba  bientôt 
en  décadence,  jusqu’à  la  9:ième  année  du  règne  de 
l'Empereur  Tsian-Long  (Kiang-Loung),  qui  ordonna  do 
décrire  et  publier  l’ancienne  manière  d’élever  les  Sa- 
turnia indigènes,  tel  qu’on  le  pratique  au  Sclian-Dün, 
et  de  l’introduire  de  rechef  au  Schan-Si.  C’est  ainsi, 
et  pas  plus  anciennement  que  notre  siècle,  que  cette 
branche  de  l’industrie  séricole,  a été  introduite,  avec 
beaucoup  de  succès,  dans  les  provinces  septentrionales 
de  la  Chine,  qui  présentent  un  climat  pareil  à celui 
de  l’Europe  temperée. 

A peu-près  vers  l'année  1829,  le  Anjtcha-Schi, 
ou  juge  de  la  ville  de  Gui-Dschau,  représenta  à sa 
Majesté  du  céleste  Empire,  que  plusieurs  contrées  de 
la  province  Schan-si  étant  peu  favorables  pour  l’agri- 
culture, à cause  des  montagnes  qui  les  traversent, 
pourraient  être  utilisées  pour  la  sériculture,  et  dans 
ce  cas,  il  faudrait  faire  venir  les  semences  du  chêne 
Sian-Schou  et  les  distribuer  aux  paysans,  qui  alors 
ensemenceraient  ces  localités.  Puis,  lorsque  ces  arbres, 
auraient  atteint  un  certain  âge,  on  pourrait  distribuer 
aux  mêmes  campagnards  de  la  graine  des  vers  à soie 
sauvages,  et  ainsi  créer  une  nouvelle  industrie  dans  ce 
pays  appauvri.  La  proposition  fut  acceptée,  et  alors 
l’élève  du  ver  à soie  des  montagnes  (Saturnia  Pernyi?) 
fut  introduite  de  nouveau  dans  la  province  Schan-Si. 
Un  sériculteur  chinois,  Soim,  publia  vers  la  même  époque 
l’instruction  suivante,  pour  servir  à la  culture  du  ver 


86 


à soie  des  inuntagaes  (Saturnia  Pernyi?),  dont  les  co- 
cons ont  été  ramassés  dans  les  forets. 

Vers  la  fin  de  l’année,  au  vingtième  jour  de  la 
X:ième  lune,  ou  à peu-près  vers  la  moitié  du  mois  de 
Novembre,  on  fait  un  choix  parmi  les  cocons  qu’on 
possède  et  les  met  dans  une  corbeille.  Au  premier 
printemps,  c.  à d.  au  commencement  de  Février,  il  faut 
placer  la  corbeille  avec  les  cocons  dans  une  chambre 
à part,  et  la  faire  graduellement  chauffer,  tAchant  d’en- 
tretenir une  température  égale  jour  et  nuit.  Vers  l’é- 
quinoxe, du  printemps  c.  à d.  vers  la  moitié  du  mois 
do  Mars,  on  place  les  cocons  sur  des  fils  et  les  sus- 
pend ainsi,  dans  la  chambre  et  si  le  temps  au  déhors 
est  suflisamment  chaud  pour  développer  la  végétation, 
on  augmente  la  tenq)ératnre  de  la  chambre  où  se 
trouvent  suspendus  les  cocons.  Si,  au  contraire  la 
température  du  déhors  est  encore  froide,  on  chauffe 
moins,  pour  retenir  l’éclosion  des  cocons.  ’)  A mesure 
que  les  |)apillous  éclosent,  on  les  place  par  couple, 
un  rnAle  et  une  femelle  dans  des  corbeilles,  afin  de 
produire  l’accouplement.  Il  est  facile  de  distinguer 
les  sexes:  chez  les  inAles  les  antennes  sont  plus  larges 
et  plus  pectinées  que  chez  les  femelles.  Le  lendemain 
on  retire  les  mâles,  qui  vivent  encore  quelques  jours; 
ensuite  il  est  indispensable  de  presser  légèrement, 
de  temps  en  temps  l’abdomen  des  femelles,  dans  le 

1)  Dans  les  provinces  septentrionales  tle  la  Chine  le  temps  froid 
se  prolonge  quelquefois  jusqu’en  Mai,  de  manière  que  ce  n’est  qu’alors 
qu’on  peut  commencer  à faire  développer  les  papillons.  Il  faut  donc  jus- 
qu’à ce  temps  conserver  les  cocons  dans  un  endroit  froid  et  non  trop 
sec,  ou  même  en  plein  air.  Du  reste,  voyez,  pour  la  possibilité  de  re- 
tarder l’éclosion  des  cocons,  la  remarque  pour  l’flarpyia  vinula  des  No- 
tices à la  fm  de  ces  Eludes.  H. 


but  de  faciliter  la  ponte.  Les  oeufs  doivent  être  con- 
servés dans  une  chambre  chaulfée,  ou  bien  être  ex- 
posés au  soleil  jusqu’à  ce  qu’ils  commencent  à éclore. 
Après  une  dixaine  de  jours  et  même  plus,  les  che- 
nilles apparaissent  et  alors  il  faut  prendre  quel([ues 
jeunes  branches  du  Tsin-Gan  avec  les  feuilles,  et  les 
mettre  dans  la  corbeille  où  se  trouvent  les  petites 
chenilles  noires,  qui  de  suite  grimpent  sur  ces  feuilles, 
et  alors  on  attache  ces  branches,  chargées  des  chenilles, 
aux  arbres  en  plein  air.  Dans  les  premiers  temps, 
elles  ne  mangent  que  les  feuilles  les  plus  tendres, 
mais  après  quelques  jours  elles  attaquent  môme  les 
plus  grandes.  Au  bout  de  5 à 6 jours,  commence  la 
première  mue,  pendant  laquelle  les  chenilles  s’abstien- 
nent de  toute  nourriture,  ce  qui  dure  2 ou  3 jours; 
alors  une  certaine  quantité  est  de  teinte  jaunâtre  cl 
le  reste  verdâtre.  Cinq  à six  jours  plus  tard,  la 
seconde  mue  s’elfectue,  de  la  môme  manière,  et  ainsi 
de  suite  la  3:ième  et  la  4:ième;  enfin  après  une  dixaine 
de  jours  encore,  les  chenilles  ont  atteint  leur  croissance, 
les  parties  qui  produisent  la  soie  se  sont  allongées 
suffisamment  et  on  voit  bientôt  ces  chenilles  lilei- 
leurs  cocons,  opération  qui  dure  trois  jours.  Il  faut 
alors  couper  les  branches  et  les  feuilles,  aux  quelles 
les  cocons  sont  attachés  et  débarasser  ces  derniers 
des  particules  végétales,  puis  dévider  aussitôt;  car  au 
bout  de  dix  jours,  tout-au-|)lus,  les  papillons  éclosent 
et  alors  le  dévidage  ne  peut  plus  avoir  lieu.  Si  donc 
on  était  obligé  de  retarder  le  dévidage  des  cocons, 
il  faudrait  alors  les  faire  fortement  sécher,  fiar  la  cha- 
leur du  soleil,  et  dans  ce  cas  la  chrysalide  ne  peut 
plus  se  transformer.  Si,  après  la  mue,  on  voit  qu’il 


88 


ne  reste  plus  sur  1 arbre,  suftisaïuinent  de  nourriture, 
on  coupe  avec  des  cisaux  les  branches,  sur  lesquelles 
se  trouvent  les  chenilles  et  on  les  transfère  sur  un 
arbre  frais.  Bien  entendu,  il  est  nécessaire  de  chasser 
les  oiseaux  qui  pourraient  détruire  les  chenilles.  Les 
corbeilles  pour  l’éclosion  des  cocons,  sont  faites  de 
branches  du  saule  rouge  (Houan-Dsin),  et  aucun  autre 
bois  ne  doit  y être  employé;  chaque  année  il  faut  re- 
nouveller  ces  corbeilles. 

A l’époque  du  cinquième  jour  de  la  5:ième  lune 
(en  Juin),  on  doit  de  nouveau  choisir  parmi  les  cocons 
ceux,  qu’on  veut  faire  éclore,  les  mettre  sur  des  fils 
et  les  suspendre  au  plafond  de  la  chambre,  pour 
qu’ils  ne  se  gAtent  [)as.  Après  une  dixaine  de  jours 
les  |)apillons  apparaissent,  et  on  les  place  par  paires 
dans  les  corbeilles,  comme  il  a été  dit  plus  haut.  Le 
lendemain,  dans  l’après  midi  et  lorsque  les  femelles 
se  sont  débarassées  de  leur  liquide  exubérant,  on 
prend  des  fils  de  4 pouces  de  long,  avec  lesquels  on 
attache  ces  femelles  aux  branches  d’arbres,  pour  qu’el- 
les ne  puissent  pas  s’envoler  et  afin  qu’elles  y pondent 
leurs  oeufs.  Il  est  toujours  prudent  de  ne  pas  sur- 
charger les  arbres  de  chenilles,  au  commencement  de 
l’été,  afin  qu’il  reste  encore  de  la  nourriture,  suffisamment 
tendre,  pour  les  jeunes  chenilles  de  la  seconde  éclo- 
sion, qui  devenues  plus  robustes  en  automne,  ne  dé- 
daigneront pas  les  feuilles  plus  dures. 

C’est  vers  cette  époque  qu’apparaissent  souvent 
en  grande  quantité,  des  espèces  de  Locusta,  nommées 
Jôu-dchri-men  (Dchôu-tchri-men),  les  quelles  causent 
un  grand  ravage  parmi  les  vers  à soie;  il  faut  les 


89 


chasser  pendant  la  nuit,  car  alors  elles  font  entendre 
leur  chant. 

Avant  de  dévider  les  cocons  on  jette  2 à 3000 
d’entr’  eux  dans  un  grand  chaudron,  rempli  d’eau  froide, 
puis  on  les  fait  bouillir  pendant  une  heure.  Ensuite 
on  retourne  le  tout,  afin  que  ceux  qui  avaient  été  en 
haut,  se  trouvent  en  bas  et  on  les  fait  bouillir  de  nou 
veau;  après  trois  quart  d’heures  ou  une  heure,  on  les 
retourne  encore  et  on  les  remue  de  temps  en  temps, 
jusqu’à  ce  qu’ils  deviennent  un  peu  mous.  Alors  on 
jette  dans  le  chaudron  de  la  lessive,  en  quantité  pro- 
portionelle  à celle  des  cocons  et  on  fait  bouillir  ces 
derniers  encore  pendant  un  quart  ou  une  demi-heure. 
Si,  après  cela  les  cocons  ne  sont  pas  encore  suffi- 
samment mous,  on  ajoute  encore  de  la  lessive  et  con- 
tinue de  les  cuire.  Quand  les  cocons  sont  ramollis, 
on  les  retire  du  chaudron,  au  moyen  d’un  petit  mor- 
ceau de  bois;  on  leur  ôte  la  pellicule  supérieure  qui 
compose  la  tige  et  après  avoir  réuni  les  bouts  des 
fils  de  cocons,  par  deux,  trois  ou  plus  ensemble,  ce 
qui  dépend  de  la  grosseur  du  fil  qu’on  veut  dévider, 
on  les  jette  de  nouveau  dans  la  chaudron,  rempli  d'eau 
chaude,  entretenu  par  un  feu  constant.  On  attache  au 
dévidoire  l’extrémité  des  fils  de  ces  cocons  et  on 
les  dévide  à la  manière  ordinaire.  Les  cocons  cassés 
ou  endommagés,  qu’on  ne  peut  dévider,  sont  bouillis 
de  la  môme  manière  et  apprêtés  et  filés  ensuite  comme 
le  coton.  La  pélicule  extérieure  des  cocons  est  em- 
ployée, aux  mômes  usages  que  la  ouate.  Avec  ces 


1)  Ces  dévidoires  sont  d’une  construction  très  simple,  à la  manière 
des  dévidoires  italiens  pour  travailler  à la  main.  R, 


90 


soies  dévidées  et  filées,  sont  faites  les  étoffes  les  plus 
variées.  On  conseille  de  cuire  la  soie,  destinée  à être 
filée,  dans  de  l’eau  avec  du  suif  et  la  laver  ensuite. 

La  manière  d’élever  la  Saturnia  cynlhia  est  analogue, 
mais  les  chenilles  sont  encore  plus  délicates  et  demandent 
un  climat  plus  chaud.  Les  feuilles,  avec  les  quelles  on 
la  nourrit,  ressemblent  beaucoup  à celles  de  notre  frêne. 
Ce  papillon  s’accouple  difficilement  dans  la  chambre 
et  à cause  de  cela  on  attache  les  femelles  aux  branches 
des  arbres,  près  des  habitations;  les  mâles  sauvages 
ne  manquent  pas  d’arriver  pour  féconder  les  femelles, 
qui  pondent  ensuite,  pendant  trois  jours,  leurs  oeufs 
sur  les  feuilles  et  les  branches  près  des  quelles  elles 
sont  attachées.  Si  le  temps  est  favorable  on  laisse 
éclore  ces  oeufs  en  plein  air,  sur  l’arbre  même  où  ils 
ont  été  pondus;  dans  le  cas  contraire  il  faut  trans- 
porter les  branches  avec  les  oeufs  dans  la  chambre; 
on  place  ces  premières  dans  l’eau,  pour  faire  pousser  les 
feuilles,  destinées  à la  nourriture  des  jeunes  chenilles. 
Par  la  même  raison,  les  femelles  fécondées  peuvent  être 
transportées  dans  les  chambres  où  elles  pondent  alors 
leurs  oeufs;  après  cinq  jours  en  sortent  les  chenilles, 
qui  d’abord  sont  noires  et  longues  d’une  demie  ligne; 
quatre  jours  après  commence  la  première  mue  et  l’in- 
secte devient  d’une  couleur  orange;  après  une  époque 


1)  Il  noiKS  semble  cependant,  (pie  notre  savon  ordinaire  serait 
plus  propre  à cette  opiiration. 

2)  Il  est  reconnu,  qu’aux  Indes  orientales  la  Sat.  cynlhia  est  nourrie 
avec  les  feuilles  de  la  Palma-cliristi  (lUcinus  commimis),  en  Ctiine  c’est 
lirobablement  l'Ailanthns  glandulosa,  qui  la  remplace,  du  moins  ai-je  vu 
dans  l’Amérique  septentrionale  une  autre  espèce  du  nnVine  genre,  la  Sa- 
tura. oecropia  dévorer  les  feuilles  de  cet  arbre  avec  grande  avidité.  H. 


91 


analogue,  arrive  la  seconde,  ensuite  la  3;ièmc  et  la 
4:iètne  mue,  et  à mesure  que  la  chenille  augmente  de 
taille,  sa  couleur  devient  de  plus  en  plus  claire.  Huit 
jours  après  la  4:ième  mue,  ou  24  jours  depuis  l’éclo- 
sion de  l’oeuf,  le  ver  commence  son  cocon,  qui  est 
terminé  en  deux  jours.  Deux  semaines  plus  tard 
le  papillon  apparait.  Les  cocons  de  la  Sot.  cyii- 
thia,  sont  apprêtés  et  dévidés,  comme  ceux  de  la  8. 
Peniyi?,  et  on  doit  de  même  commencer  par  leur  ôter 
la  pellicule  extérieure.  Il  est  remarquable,  que  les 
chenilles  de  teinte  claire,  fournissent  une  soie  rousse, 
celles  de  teinte  foncée  une  soie  blanche. 

Au  Japon,  il  y a aussi  un  ver  à soie  indigène, 
dont  les  cocons  sont  arrondis  et  à tige,  mais  de  forme 
beaucoup  [)lus  allongée  que  ceux  de  la  Sat.  Mylitta, 
et  qui  donnent  une  soie  beaucoup  plus  estimée  que 
celle  de  la  dernière,  ayant  un  plus  beau  lustre  que 
la  soie  du  Bombyx  mori. 

Les  glands  des  espèces  de  chênes,  dont  les  feuilles 
servent  de  nourriture  aux  vers  à soie,  sont  conservés 
en  Chine,  dans  des  trous  faits  en  terre  et  recouverts 
avec  soin,  afin  de  les  préserver  de  l’influence  de  l’air. 
Pour  semer,  on  fait  des  trous  de  3^4  pouces  de  pro- 
fondeur, dans  lesquels  on  met  deux  ou  trois  glands. 
Le  sol  parait  être  indifl’érent,  mais  le  temps  le  plus 
favorable  à l’ensemencement  est  l’automne. 

Les  chênes  mentionnées  viennent  parfaitement 
bien  aux  environs  do  Pékin,  et  môme  dans  plusieurs 
parties  de  la  Mandschourie;  au  nord  de  la  grande  mu- 
raille chinoise,  môme  le  mûrier  y croit  spontanément; 
la  séricultiire  pourrait  donc  prospérer  dans  ces  lati- 
tudes. Les  Saturnia  qui,  à l’état  sauvage,  se  rencon- 


trent  dans  la  province  Schan-si,  jusqu’  au  40®  de  lat. 
bor.,  ne  manquent  probablement  pas,  dans  les  pays 
qui  avoisinent  ces  latitudes.  Il  serait  donc  très  im- 
portant de  faire  des  essais  pour  introduire  cette  indus- 
trie dans  les  parties  méridionales  de  nos  possessions 
sur  les  bords  du  fleuve  Amur.  Dans  tous  les  cas,  la 
Saturnia  du  chêne  (S.  Pemyi?),  pourrait  se  propager 
dans  l’Europe  tempérée,  car  le  climat  de  Schan-Si  est 
certainement  plus  froid,  que  les  contrées  situées  en 
Europe  sous  les  mêmes  latitudes. 


1)  Nous  savons  déjà,  par  des  essais  faits  en  France,  que  M. 
Guérin-Méneville  est  parvenu  à élever  la  chenille  de  la  Saturnia  Pernyi,  avec 
les  feuilles  du  chêne  blanc  (Quercus  alba),  arbre  de  l’Amérique  septentrio- 
nale, introduit  en  Europe;  il  y a donc  toute  espérance,  que  cette  nouvelle 
industrie  séricole  ne  tardera  pas  à se  répandre  dans  notre  patrie  et 
porter  ses  bénéfices  aux  contrées  bien  plus  boréales,  que  le  sont  celles 
où  l’on  cultive  avec  succès  le  ver  à soie  ordinaire.  Les  essais  faits  avec 
la  Sat.  cynthia,  ont  donnés  des  résultats  bien  moins  favorables,  par  la  cause 
très  simple  que  le  papillon,  ainsi  que  la  plante  qui  lui  sert  de  nourri- 
ture, demandent  un  climat  beaucoup  plus  chaud  que  l’Europe,  et  que  chez 
nous  l’élève  de  cette  Saturnia,  causera  toujours  des  dépenses  beaucoup 
trop  considérables,  pour  pouvoir  faire  concurrence  à la  soie  du  Bombyx 
mari.  R. 


IV.  littérature. 

Ouvrages  entomologiques,  parus  en  Russie 
en  1855  et  1856.  >) 

1,  Chaudoir,  (M.  le  Baron  Max.  de).  Mémoire  sur 
les  Carabiques.  V.  Scarilides.  Paru  dans  le  t:ier  N:o 
1855  du  Bulletin  de  la  Soc.  Impér.  des  Naturalistes  de 
Moscou.  C’est  la  continuation  d’une  série  de  mémoi- 
res sur  la  famille  des  Carabiques,  dont  M.  de  Chau- 
doir s’occupe  exclusivement,  et  pour  les  quels  nous 
lui  devons  beaucoup  de  reconnaissance.  L’auteur  di- 
vise le  groupe  des  Scarilides  en  deux  couf)es:  les 
Scariphites  et  les  Scarilides  vrais.  D’après  notre  opinion, 
les  Scariphites  ne  sont  pas  du  tout  des  Scarilides  et  pa- 
raissent devoir  se  placer  à côté  des  Carenum.  Quant  aux 
Scarilides  vrais,  M.  de  Chaudoir  les  divise  en  dix  genres, 
d’après  leurs  maxilles  obtuses  ou  crénelées,  la  lon- 
gueur relative  du  dernier  et  de  l’avant  dernier  article 
des  tarses  antérieurs,  et  enfin  le  manque  ou  l’existance 
d’une  denticulation  aux  angles  postérieurs  du  corselet. 
D’après  ces  indications  j’ai  voulu  déterminer  et  ranger 
les  Scarilides,  qui  étaient  à ma  disposition,  mais  il 

1)  Nous  nous  proposons  de  donner  plus  lard  aussi,  l’analyse  de 
quelques  ouvrages  parus  à l’étranger,  surtout  en  Allemagne  et  en  Bel- 
gigue, 


!)4 


m’a  paru,  que  les  caractères  assignés  par  M.  de  Chau- 
doir,  ne  suffisaient  pas  pour  bien  préciser  les  genres 
qu’il  a proposés:  les  mâchoires  crochues,  n’étaient  par- 
fois que  la  réunion  des  poils  qui  bordent  les  mâchoi- 
res à leur  extrémité,  lorsque  ces  insectes  ont  été 
trempés  dans  l’eau;  la  longueur  des  articles  aux  palpes 
est  extrêmement  variable  et  nullement  exclusive  pour 
les  Taeniolobus  de  M.  de  Chaudoir;  la  longueur  des 
articles  aux  tarses,  parait  aussi  d’une  valeur  assez  se- 
condaire, du  moins  chez  les  Scaritides. 

Bonelli  avait  déjà  divisé  les  Scarües  en  cinq  coupes, 
basées  sur  l’existance  ou  le  manque  des  ailes,  la  di- 
latation des  bords  des  élytres  et  le  nombre  des  épi- 
nes aux  jambes  intermédiaires.  Le  Comte  Déjean 
divisa  ses  Scarites  en  deux  grandes  coupes,  d’après 
le  nombre  d'épines  aux  jambes  intermédiaires  seu- 
lement. 

Profitant  de  toutes  ces  indications,  je  crois  qu'on 
pourrait  diviser  les  Scaritides  assez  naturellement  en 
deux  grandes  coupes: 

A,  ceux,  qui  n’ont  pas  d’ailes  propres  au  vol,  et 
chez  les  quels  par  conséquent  les  élytres  sont  sou- 
dées. Scaritides  aptères,  et 

B,  ceux,  qui  ont  les  ailes  parfaitement  dévelop- 
pées et  chez  les  quels  les  élytres  sont  entièrement 
libres,  pour  pouvoir  être  ouvertes  pendant  le  vol  de 
l’insecte.  Scaritides  ailés. 

Les  Scaritides  aptères  peuvent  être  divisés: 

1.  Elytres  fortement  déprimées  en  dessus 2. 

— plus  ou  moins  convexes  en  dessus 3. 

2-  Antennes  minces Slortodonlus  Chaud. 

type;  Stort.  Nimrod  Chaud. 


95 


Antennes  élargies  vers  l’extrémité 

3.  Lobes  du  menton  sans  carène  . . Taeniolobus  Chaud. 

' type:  Taen.  Guerini  Chaud. 

— — — carénés 4. 

4.  Huitième  intervalle  des  stries  des  élytres  fortement  caréné 

latéralement  . 5. 

— — — sans  carènes  la- 

térales tranchantes  . 8. 

5.  Jambes  intermédiaires  bidentées  Pleurogenius  Motsch. 

type  : Toen.  circumductus  Chaud. 

— — unidentées 6. 

6.  Mâchoires  crochues Crepidopterus  Chaud. 

type:  Scar.  Goudotü  Guérin. 

— obtuses 8. 

7.  Elytres  applanies,  carènes  latérales  tran- 

chantes   Dyscherus  Chaud. 

type:  Scar.  costatus  Klug. 

— convexes,  carènes  latérales  peu  saillantes 

Hoplotrachelus  Chaud, 
type:  Hopl,  chalcopleurus  Chaud. 

8.  Dernier  article  des  palpes  maxillaires  sensiblement  plus 

long  que  l’avant  dernier  . 9. 

— — pas  plus  long  que  l’avant 

dernier 10. 

9.  Lobes  du  menton  aigus  . Stigmapterus  Motsch. 

type:  Stig.  madagascariensis  Motsch. 

— — arrondis  ou  tronqués  Glyptomorphus 

Motsch. 

type:  Scar.  eœcavatus  Kirby. 


10.  Jambes  intermédiaires  bidentées 11. 

— — unidentées  . . . . 12. 

11.  Jambes  postérieures  courbées Scaiites  F. 


type:  Scar.  gigas  F. 
— — droites  . . . Scallophorites  Motsch. 

type:  Scar.  striatus  Dej. 

12.  Mâchoires  aigues Ifarpalites  Motsch. 

type:  Scar.  taevigutus  F. 


96 


Mâchoires  obtuses Oaylobus  Chaud. 

type:  Scar.  lateralis  Wiedtn. 
Les  Scaritides  ailés  se  divisent: 

1.  Mâchoires  crochus 2. 

— obtuses 6. 

2.  Dernier  article  des  palpes  maxillaires  plus  long  que  l’a- 

vant dernier 3. 

— — — pas  plus  long  que  l’avant  der- 

nier   4. 

3.  Jambes  intermédiaires  unidentées  . . Distichus  Motsch. 

type:  Scar.  planus  Bon. 

— — bidentées  . Lophogenius  Motsch. 

type:  Scar.  8-punctatus  Dej. 

4.  Jambes  intermédiaires  unidentées  Broscomorpkus  Motsch. 

type:  Scar.  arenarius  Bon. 

— — bidentées 5. 

5.  Antennes  allongées Parallelomorphus  Motsch. 

type:  Scar.  ewytus  Fisch. 

— courtes Parameconiorphus  Motsch. 

type:  Scar.  cylindrinothus  Fald. 

6.  Tarses  peu  allongés Cryptoscaphus  Chaud. 

type:  Scar.  subcylindricus  Lafer. 

— très  allongés 7. 

7.  Elytres  carénées  latéralement  . . . Ochyropus  Schiôdte. 

type:  Ochyr.  gigas  Schiüdte. 

— sans  carènes  latérales  . ? Geoscaptus  Chaud.  *) 

type:  Geosc.  laevissimus  Chaud. 

2,  Chaudoir,  le  Baron  Max.  Mémoire  sur  les  Ca- 
rabiques.  VI.  Œaeniens.  Paru  dans  le  3:ième  N:o  1856 
du  môme  Bulletin,  ün  travail  volumineux  sur  ce  groupe 
difficile,  où  M.  de  Chaudoir  rejette  plusieurs  des  genres 

1)  N'ayant  pas  vu  cet  insecte,  je  le  place  ici  d’après  les  caractères 
indiqués  par  M.  de  Chaudoir,  rappellanl  qu’il  y a plusieurs  autres  formes 
des  Indes  orientales  et  de  l’Afrique  tropicale,  qui  lui  ressemblent  et  qui 
ne  sont  cependant  pas  des  Siagonides.  Le  Diodes  Lehmami  Ménélr.  pa- 
rait aussi  devoir  se  placer  dans  le  voisinage  des  formes  mentionnées. 


97 


dn  Bonelli,  Zioiçler,  M.  le  Marquis  de  J.aferté-Sênec- 
tère  et  autres,  précisément  à cause  des  mômes  ca- 
ractères génériques,  qui  un  an  avant  avaient  servis  à 
M.  Cliaudoir  lui-môme,  pour  la  division  de  ses  Scari- 
lides.  De  cette  manière  le  seul  genre  Chlaenius  em- 
brasse dans  l’ouvrage  en  question,  plus  de  200  espèces. 
Nous  ne  croyons  pas,  que  cette  inovation  puisse  être 
considérée  comme  heureuse  et  propre  à l’avance- 
ment de  la  science,  car  personne  n’ira  chercher  les 
Agoslenus  siildcnUis  Payk.  et  Ag.  caelatus  Weber,  le  Pp- 
lasmus  quadrimlcatus  III.  et  les  Dinodes  dans  le  voisi- 
nage des  Chlaenius  dioes  Dej.  et  du  Clilam.  sericeus 
Forster  pag.  274,  aussi  peu  que  les  Epomis  entre  le 
Clüaen.  /estivus  et  le  Ckien.  agronim  01. 

• 

3,  Ballion,  M.  S.  Catalogue  raisonné  des  Hydro- 
canthares  observés  entre  le  Volga  et  tOural,  paru  dans 
le  3:ième  N:o  1855  du  même  Bulletin,  écrit  en  Al- 
lemand. Cette  énumeralion  contient  80  espèces,  tandis 
que  le  Catalogue  de  Stettin  en  compte  215,  celui  du 
Comte  Dejean  291  et  celui  des  Hydrocanthara  Ruthe- 
nica  299;  il  est  donc  clair  qu’elle  est  encore  à com- 
pléter, surtout  pour  les  petites  espèces. 

4,  Ëversmann,  Dr.  Les  Noctuéliles  de  la  Russie, 
paru  dans  le  môme  N:o  du  môme  Bulletin.  Un  ou- 
vrage considérable  sur  cette  famille  difïicile  et  em- 
brouillée. Nous  nous  abstinons  d’en  donner  un  ré- 
sumé, jusqu’à  ce  qu’aura  parue  la  partie  du  Catalogue 
raisonné  des  Lépidoptères  du  Musée  Zoologique  de 
l’Académie  lmp.  des  Sciences,  qui  traitera  de  cette  fa- 
mille. 


98 


5,  Ménélriés,  E.,  Catalogue  raisonné  des  Lépidop- 
tères du  Musée  Zoologique  de  l’Académie  lmp.  des  sciences. 
S:l  Pétersbourg  1856.  Cet  important  ouvrage,  qui 
n’est  encore  qu’aux  Papillons  diurnes,  représente  plu- 
sieurs nouvelles  espèces,  sur  six  planches  coloriées 
où,  entr’  autres,  on  est  bien  aise  de  voir  celles  des 
environs  de  Pékin,  et  dont  les  diagnoses  ont  été,  pour 
la  première  fois,  publiées  dans  la  l:ière  année  de  ces 
Etudes.  La  seconde  livraison  de  cet  ouvrage,  qui  est 
sous  pre.sse,  contiendra  un  supplément  aux  Papillons 
diurnes,  ainsi  que  les  Crépusculaires. 

6,  Sievers,  J.  C.  Lépidoptères  du  Gouvernement  de 
S:t  Pétersbourg.  Helsingfors  1856.  C’est  une  nouvelle 
édition,  revue  et.  augmentée,  de  son  Catalogue  des 
Lépidoptères  des  environs  de  S:t.  Pétersbourg,  publié 
en  1852.  Elle  comprend  les  Lépidoptères  non  seule- 
ment des  environs  de  la  capitale,  mais  de  tout  le 
Gouv.  de  S:t  Pétersbourg  et  enrégistre  déjà  1023  espèces. 
Le  nombre  de  Microlépidoptères,  que  l’on  découvre 
chaque  année,  augmente  tellement,  que  ce  Catalogue, 
grâce  à la  peine  que  se  donne  M.  Sievers,  bientôt 
deviendra  un  des  plus  complets,  qui  jamais  ait  paru 
sur  une  localité  aussi  restreinte.  L’utilité  de  ces 
espèces  d’ouvrages,  pour  la  science,  est  suhisamment 
constatée  par  le  nombre  d’éditions  qu’ont  subis  les  Ca- 
talogues de  Dejean,  Sturrn  et  enfin  celui  de  Stettin. 

7,  Becker,  A.  Observations  d'histoire  naturelle,  dans 
le  2:d  N:o  1855  du  Bulletin  de  la  Soc.  lmp.  des  Na- 
turalistes de  Moscou,  écrit  en  Allemand.  Ces  obser- 
vations ont  été  faites  aux  environs  de  Sarepta,  sur  les 


90 


bords  du  Volga  dans  un  pays  assez  chaud  et  favorisé 
par  la  nature.  La  localité  est  un  peu  accidentée,  et 
s’adosse  aux  grandes  Steppes  de  la  Russie  méridionale. 
La  brochure  contient  beaucoup  de  choses  intéressantes 
concernant  les  moeurs  des  insectes,  l'époque  de  leur 
apparition,  la  manière  de  collecter  et  de  conserver  les 
chenilles  des  papillons  &c. 

8,  Frauenfeld,  Georg.  Les  galles  lenticulaires  sur  les 
feuilles  des  chênes  en  Autriche,  parut  dans  le  2:d  N:o  1856 
du  môme  Bulletin,  en  langue  Allemande.  L’auteur  di- 
vise ces  exubérances,  causées  par  dés  insectes,  et 
qu’on  voit  souvent  sur  les  feuilles  des  arbres,  surtout 
des  chênes,  en  trois  formes:  les  galles  couvertes,  à 
habitation  en  forme  d’anneau  (umhüllende),  les  galles 
closes  à habitation  centrale  (einschliessende)  et  les  galles 
articulées.  Sur  le  Quercus  cerris  on  trouve  une  galle 
couverte,  [)roduite  par  la  Lasîbp<era  cems  Kollar,  et  une 
galle  articulée,  dont  on  ne  connaît  par  encore  l’insecte. 
Sur  les  Quercus  pedunculata  et  sessiliflora  au  contraire 
on  ne  rencontre,  que  des  galles  closes,  des  quelles 
Hartig  a obtenu  une  espèce  de  Neuroterus.  Sur  le 
Quercus  robur  enfin,  il  y a une  galle  close,  déprimée 
dans  le  milieu,  et  dont  ont  ne  connaît  non  plus  l'insecte. 

9,  FSlkersahm,  le  Baron  de.  Sur  la  mouche  du  chou 
(Anthomyia  brassicae  Bouché),  dans  le  3:iènie  N:o  1855 
du  môme  Bulletin,  en  Allemand.  L’auteur  donne  une 
courte  description  de  la  manière  de  vivre,  de  cette 
mouche  et  conseille  de  répandre,  sur  les  endroits  où 
l’on  plante  des  choux,  du  charbon  pulvérisé,  que  la 
mouche  du  chou  ne  peut  pas  supporter.  Nous  pen- 
sons qu’un  moyen  plus  sûr,  est  de  retirer  de  suite  et 


100 


de  brûler  les  plantes  infectées  par  cet  insecte,  qu’on 
reconnait  facilement  par  leur  couleur  livide  et  par  les 
feuilles  à demi  fanées. 

10,  Molschulsky,  Y.,  Sur  les  insectes  utiles  et  nui- 
sibles, S;t  Pétersbourg  1856,  en  langue  Russe.  l:ière 
livraison.  Contient  quatre  articles:  1,  sur  les  Ceddomyia 
qui  attaquent  le  froment,  2,  sur  les  sauterelles  de  passage, 

3,  sur  les  5ruc/ms  qui  dévastent  les  pois  et  les  fèves  et 

4,  sur  les  fliatures  naturelles  de  diverses  Hyponomeuta. 
On  y trouve  l’histoire  naturelle  détaillée  de  ces  insectes, 
leur  description  et  les  moyens  de  les  détruire  et  de 
s’en  préserver,  en  tout  134  pages. 


loi 


V.  Météorologie  c n t o in  o 1 o g i q u c 

pour  S:t  Pétersbonrg,  1856. 

L’hiver  passé  (1855)  fut  assez  long  et  la  débâcle 
survint  subitement,  de  sorte  que  plusieurs  insectes 
apparurent  en  plein  air  beaucoup  plutôt  qu’à  l’ordi- 
naire. Le  trainage  cessa  vers  la  lin  de  Mars,  et  le 
mois  d’Avril  fut  assez  doux;  mais  depuis  la  seconde 
moitié  du  mois  de  Mai,  le  temps  devint  froid  et  plu- 
vieux. Dans  plusieurs  localités  on  fut  obligé  de  chauffer 
les  poêles.  Les  mois  de  Juin,  Juillet  et  d’Août,  pré- 
sentèrent à peine  une  dixaine  de  jours  serins  et  chauds, 
le  reste  fut  brumeux  et  froid,  surtout  les  nuits,  où  la 
température  descendit  parfois  jusqu’à  + 4**  R.,  ce  qui 
influa  considérablement  sur  l’apparition  et  la  chasse 
des  insectes.  Les  noctuélites,  au  contraire  volaient  en 
grand  nombre,  le  soir  et  la  nuit,  autour  des  chandelles 
et  vers  les  fenêtres  éclairées.  A la  fin  du  mois  d’Août, 
il  n’y  avait  plus  moyen  de  rester  à la  campagne,  et 
après  quelques  belles  journées  pendant  le  mois  de 
Septembre,  la  neige  reparut  de  nouveau,  pour  ense- 
velir toute  la  nature  pendant  toute  une  demi-année. 
Durant  le  commencement  de  l’hiver  il  tomba  beau- 
coup de  neige,  mais  la  température  étant  trop  douce, 
elle  ne  persista  que  par  intervalles;  au  mois  de  No- 


102 


vembre  et  Décembre,  aulieu  de  froids  rigoureux,  il 
dégela  souvent. 

29  Janvier  1859.  JSuto/w  Molsch.,  com- 

mencent à sortir  des  semences  du  Mais. 

19  Février,  le  dégel  avait  réveillé  les:  Mycetea 
hirla,  Cryptophagus  cellaris,  Psichidium  globulus,  Ânobium 
slrialum. 

21  Février,  la  première  Musca  domestica  dans 
la  chambre. 

20  Mars.  Anthrenus  museorum  i.  c.  dans  les  boites 
à insectes. 

1 Avril.  Semblis  bicaudata. 

8 Avril.  Crocus  autumnalis  en  f\.  Phryganea  grisea. 

18  Avril.  Débâcle  de  la  Neva. 

19  Avril.  Le  Sambuccus  racemosus  commence  à 
développer  ses  feuilles. 

28  Avril.  Anemone  nemorosa  fl.  Brephos  parthe- 
nias.  Noctua  rubrkosa.  Vanessa  atalanta  (hiverné). 

29  Avril.  Les  premières  hirondelles.  Le  soli- 
des grandes  nuées  de  cousins. 

1 Mai.  Peryphus  rupestris,  Bradytus  fuhus,  Fala- 
gria  sulcala,  Phaedon  coclilaeariae  (hiverné).  Bibes  gros- 
sularia  verdit. 

4 Mai.  Le  bouleau  commence  à se  couvrir  de 
verdure. 

5 Mai.  Populus  nigra  fl.,  Pinus  larix  werdil.  Pre- 


l)  On  nous  écrit  des  Gouv.  Kharkhov  et  Poltava,  qu’en  Décembre 
après  un  été  froid,  la  température  fut  tellement  douce,  qu’elle  fit  pousser 
toutes  les  plantes,  les  arbres  fruitiers  commencèrent  à fleurir,  les  Cri- 
ceius  ouvrirent  leurs  habitations  souterraines,  même  les  serpents  sortirent 
do  leur  repaire,  pour  être  surpris  par  une  forte  gélée,  qui  survint  brus- 
quement vers  la  fin  de  ce  mois. 


103 


mier  chant  du  rossignol.  Phaedon  cochlaeariae  in  cop., 
Orchestes  populi,  Acanthosoma  haemorhoidalis  et  Miris 
férus  complets.  Vanessa  C.  album. 

7 Mai.  Le  bouleau  fl.  Telrùo  subulata.  Dermestes 
lardarius. 

8 Mai.  Caragana  frutescens  verdit.  Pinus  larix 
fl.  Phyllobius  vespertinus. 

9 Mai.  Ribes  grossularia  fl.  Tinea  pellionella. 

14  Mai.  Meloe  brevicotlis.  Car  abus  cancellatus.  Chry- 
somela  staphylea.  Hisler  neglectus.  Byrrhus  morio.  Dianeus 
cyanescens.  Phratora  mdgatissima  L.  Viola  Iricolor  fl. 

16  Mai.  Quercus  pedunculata  commence  à déve- 
lopper ses  feuilles. 

18  Mai.  Prunus  padus  fleurit.  Sialis  Maria. 
Eristalis  arbustorum. 

19  Mai.  Meligethes  aeneus.  Les  cerisiers  com- 
mencent à fleurir.  Sambuccus  racemosus  fl. 

21  Mai.  Convallaria  majalis  fl. 

23  Mai.  Première  grenouille  vivante.  Phyllobius 

oblongus. 

25  Mai.  Pommiers  en  fleur.  Lina  lapponica.  Ti- 
nea interpunctella  Ledr. 

27  Mai.  Phyllobius  vespertinus  in  cop.,  Agelastica 
alni.  Syrphus  ribesii.  Sisyra  fuscata  F.  Semblis  mar- 
ginata. 

30  Mai.  Sijringa  vulgaris  fl.  Caragana  frutescens 
fl.  Hipparchia  aegeria. 

3 Juin.  Oripa  fusca  in  cop.,  Phratora  vitellinae  in 
cop.,  Callidium  violaceum  in  cop.  Acanthosoma  haemo- 
rhoidalis in  cop.  Sinodendron  cylindricum.  Musca  domes- 
tica  in  cop.  Cicindela  hybrida.  Dircea  discolor.  Pinus 
sylvestris  fl. 


106 


13  Juillet.  Cryptocephalus  minutus.  Rhisotrogus 

solstiiialis.  Pachyta  livida.  Cassida  viridis.  Larenlia 
grossularia. 

14  Juillet.  Cryptocephalus  dispar.  Donacia  den- 
tipes.  Membracis  cornuta?  in  cop.  Bostrichus  pilosus. 
Cocdnella  7-punclata  fraichement  éclose.  Lupulus  hu- 
muH  fl. 

15  Juillet.  Hyponomeuta  evonymella.  Formica 

polycnemi  ÇcJ  ailés.  Polyzonium  germanicum. 

18  Juillet.  Uloma  cidinaris  (KOppen).  Myceto- 

phagus  fulvicollis  (KOppen).  Formica  nigra  ailés. 

Leptothorax  acervorum  fraichement  éclos. 

20  Juillet.  Carabus  glabratus.  Hylurgus  palliatus 
fraichement  éclos.  Hyponomeuta  evonymella  in  cop. 

23  Juillet.  Corticaria  serrata  in  cop.  Cort.  pu- 
bescens  in  cop. 

25  Juillet,  Tinea  crinella. 

7 Août.  Mystax  azurea  L.  Acratrichis  atomaria 
fraichement  éclos.  Exochomus  4-pustulalus  fraichement 
éclos. 

10  Août.  Lina  populi.  Phratora  vitellinae  et  Mysia 
oblongoguttata  L fraichement  écloses. 

12  Août.  Les  Julus  ont  déjà  12  paires  de  pattes. 
Scydmaenus  minutus  F.,  Cassida  nebulosa  et  Conurus  pu- 
bescens  fraichement  éclos. 

13  Août.  Corticaria  gibbosa  et  Scarptia  fusca  frai- 
chement écloses.  Phryganea  grisescens. 

14  Août.  Scaphisoma  agaricinum,  Attelabus  cupreus 
et  Eristalis  tcnax  fraichement  éclos.  Formica  emar- 
ginala  ÇcJ  ailés. 

15  Août.  Drusilla  canaliculata,  Scydmaenus  angu- 
latus  ot  Mycetophagus  variabilis  fraichement  éclos. 


107 


17  Août.  Cis  boleti,  Cis  festiva,  Epurea  variegata, 
iMtridius  lardarius  et  Formica  fusca  fraichement  éclos. 

18  Août.  Myrmedonia  humeralis,  Acalles  sp.  et 
Atomaria  nigra  fraichement  éclos. 

21  Août.  On  commence  à déterrer  les  pommes 
de  terre. 

26  Août.  Trogoderma  palKpes  Leconte,  fraichement 
éclos  dans  une  boite  aux  insectes  de  l’Amérique  septen- 
trionale. 

1 Septembre.  Xylina  rufescens  Sievers,  Polia 
Chi,  Catocala  pacta.  Egira  solidaginis. 

10  Septembre.  Musca  domestica  faible.  Tachina 
carnaria  a p parait  sur  les  fenêtres. 

19  Septembre.  Acer  platanoides  dépourvu  de 
feuillage.  Quelques  jeunes  chênes  encore  verts.  Ato- 
maria analis  in  cop.  Chrysomela  staphylea  et  Cara- 
bus  hortensis  fraichement  éclos.  Grandes  migration  de 
canards. 

25  Septembre.  Les  dernières  Dahlia  gelées. 
Bouleau  presque  sans  feuillage. 

26  Septembre.  Neige.  Syringa  mlgaris  en- 
core vert. 

5 Octobre  Semences  du  bouleau  mûres.  Sy- 
ringa vulgaris  jaunit. 

13  Octobre.  Neige  profonde.  Populus  niger  en- 
core vert. 

20  Octobre.  Dernières  Butalis  Zea-Mais  frai- 
chement  écloses. 

3 Décembre.  Dernières  Musca  domestica  dans 
les  chambres.  Culex  pipiens  Ç.  Sciara  longipes. 

31  Décembre.  Toutes  les  larves  de  ÏAnthrenut 
museorum  transformées  en  chrysalides. 


108 


VI.  1\  0 H V e a U t é s. 


llabroscelis  obliquala  Motscli.  De  la  taille  et  de  la 
forttie  un  peu  étroite  de  l’Habr.  longipes  F.,  avec  les 
pattes  presqu’  aussi  grêles  et  aussi  longues,  mais  avec 
les  élytres  plus  allongées,  plus  atténuées  et  plus  poin- 
tues postérieurement.  La  couleur  du  dessus  est  un 
vert  noirâtre  peu  luisant,  celle  du  dessous  ainsi  que 
des  pattes,  des  antennes  et  des  derniers  articles  des 
palpes,  d’un  vert  plus  ou  moins  cuivreux  et  brillant. 
Les  bords  du  corselet,  de  la  poitrine  et  de  l’abdomen 
sont  recouverts  d’un  poil  épais  très  blanc;  de  chaque 
côté  de  la  tête,  sur  le  milieu  des  palpes,  sur  les  cuisses, 
les  jambes  et  les  tarses,  on  voit  des  cils  de  la  môme 
couleur.  Le  corselet  est  trapézoide  à angles  posté- 
rieurs assez  saillants.  Les  bords  extérieurs  des  élytres 
sont  blanchâtres,  présentant  une  sinuosité  à leur  partie 
antérieure,  une  autre  un  peu  élargie  postérieurement, 
et  une  lunule  oblique  sur  le  milieu,  qui  n’atteint  ni  le 
bord  latéral  ni  la  suture;  près  de  la  lunule  postérieure; 
la  marge  blanche  est  interrompue;  toute  la  marge  ex- 
térieure est  d’une  belle  couleur  bleu  violette.  La  ru- 
gosité sur  la  tète  et  le  corselet  et  la  granulation  sur 
les  élytres  sont  fines  mais  distinctes.  Labre  transversal, 
dilaté  antérieurement  et  avec  une  forte  dent  au  milieu. 
Du  Nicaragua. 

Cicindela  japana  Motsch.  De  la  taille  et  d’une 
forme  intermédiaire  entre  la  sylvieola  et  la  sylvatica, 
ayant  la  tôle  et  le  corselet  de  la  première,  et  les  ély- 
tres aussi  fortement  granulées  que  chez  cette  dernière. 
La  couleur  du  dessus  est  un  bronzé-verdûtre  opaque; 
les  côtés  du  corselet,  la  poitrine  et  les  cuisses  cui- 
vreuses; l’abdomen  d’un  bleu  métallique;  les  jambes, 
les  palpes  et  les  derniers  articles  des  antennes  plus 


109 


ou  moins  verts.  Sur  les  élytres  il  y a une  bande 
blanchâtre,  transversale,  très  obliquement  et  étroitement 
sinuée  vers  le  milieu,  une  petite  tache  de  la  même 
couleur  sur  le  bord  antérieur  de  l’anode  huméral,  et  un 
point  près  du  bord  postérieur;  de  chaque  côté  de  la 
suture  on  voit  une  rangée  de  gros  points  imprimés, 
qui  se  prolonge  ensuite  vers  les  bords  latéraux  des 
élytres.  Le  labre  est  transversal,  tronqué  en  avant  et 
muni  d’une  petite  dent  retroussée.  Du  Japon. 

Cicindela  calochroides  Motsch.  Au  premier  abord 
on  la  prendrait  pour  une  Calomera  decemguttata  F.,  tant 
elle  lui  ressemble  par  sa  taille,  sa  forme,  ses  couleurs 
et  la  dispo.sition  des  taches  sur  les  élytres;  mais  son 
abdomen  est  d'un  testacé-roussâtre  sans  reflet  métal- 
lique. La  tête,  le  corselet,  le  reste  du  dessous  du 
corps,  l’écusson  les  antennes  et  les  pattes  sont  plus 
ou  moins  cuivreux,  variés  de  bleu  et  de  vert  et  garnis 
de  poils  blancs  peu  épais.  Les  élytres  sont  plus  noi- 
râtres, plus  veloutées  et  parsemées  de  points  verdâtres, 
surtout  vert  l’écusson;  la  lunule  jaunâtre  humérale  y est 
représentée  par  deux  taches  bien  séparées,  dont  l’une 
très  petite  occupe  l’angle  huméral,  et  l’autre  plus  grande 
ronde  se  trouve  au  dessus  de  la  tache  bifide  et  oblique 
du  milieu,  qui  n’atteint  ni  le  bord  latéral,  ni  la  suture; 
le  point  latéral  entre  la  lunule  apicale  et  la  tache  du 
milieu,  qu'on  voit  chez  ]a  decemgultata , manque,  mais  à 
sa  place,  il  y a une  tache  ronde  au  dessus  du  milieu  de 
la  lunule  apicale,  qui  est  très  étroite  et  séparée  en 
deux  par  la  marge  bleue  qui  borde  les  élytres.  Labre 
transversal,  émarginé  au  milieu,  sans  dentelure  et  sans 
carène  au  milieu.  Nicaragua. 

Myriochüa  Dohrnii  Westerrnann;  voisine  de\a  Myr. 
undulata  Latreille,  par  sa  taille  et  la  dispo.sition  des 
dessins  sur  les  élytres,  mais  plus  parallèle  et  ordinai- 
rement d’une  couleur  verte  plus  vive.  Le  corselet  est 
un  peu  plus  large  au  milieu  et  moins  granuleux.  Les 
élytres  un  peu  plus  allongées  et  couvertes  de  petits 


110 


tubercules  élevés  au  lieu  des  points  imprimés;  la  sinuo- 
sité de  la  lunule  humérale  est  plus  dilatée,  celle  du  milieu 
aussi  plus  dilatée,  celle  de  rextrémité  plus  prononcée  et 
plus  rapprochée  de  la  suture.  Les  hanches  postérieures 
sont  noires.  Elle  m’a  été  donnée  par  M.  Westermann 
comme  venant  des  Indes  orientales  et  j’en  ai  formé  un 
sous-genre  particulier  des  Cicindélites,  caractérisé  par 
la  forme  transversale  du  labre  (pii  a trois  dents  distinctes 
chez  les  et  sans  dents  chez  les  Outre  l’espèce 
décrite,  on  doit  y placer,  la  Cic.  undulata  Latr.,  C. 
aegyptiaca  Klug.,  C.  orientalis  01.  et  C.  scalaris  Latr. 

Tricondyla  granulifera  Motsch.  Plus  allongée  que 
la  Tr.  aptera,  avec  le  corselet  presque  cylindrique  et 
transversalement  ridé,  et  les  élytres  profondément  ru- 
gueuses, môme  sur  l’extrémité.  La  couleur  du  corps 
est  noire  avec  un  faible  reflet  métallique;  celle  des 
yeux,  de  la  base  des  antennes,  des  palpes,  des  parties 
de  la  bouche  et  des  cuisses  est  un  briin-roussàtre. 
Elle  vient  de  Colombo  sur  l'île  Ceylan. 

Collyris  gibbicolli»  Motsch.  Très  facile  à distinguer 
des  espèces  voisines  par  le  renflement  du  milieu  de 
son  corselet.  Elle  est  de  la  taille  de  la  C.  fmcitarsis 
Schm.-GObel.,  mais  plus  robuste,  plus  profondément 
rugueuse  et  de  couleur  plus  verdâtre.  Le  tôte  est  grande, 
épaisse,  presque  carrée,  convexe  postérieurement  et 
lisse.  La  corselet  bien  plus  long  que  la  tôte  est  renflé 
au  milieu,  étranglé  en  avant  et  en  arrière,  couvert  de 
rides  transversaux  distincts,  mais  qui  disparaissent  sur 
le  bourrelet  postérieur  Les  élytres  se  dilatent  un  peu 
vers  l’extrémité,  qui  est  arrondie  et  un  peu  aimiée  vers 
la  suture,  où  la  rugosité  s’affaiblit  peu  sensiblement. 
Les  cuisses  sont  d’un  testacé-rcmssâtre,  jambes  et  tarses 
noires.  Elle  vient  de  l’Assam. 

Selina  Westermanni  Motsch.  Anchodéride  d’une  forme 
encore  plus  délicate  que  les  Ega,  à côté  des  quelles  ce  nou- 
veau genre  doit  prendre  place.  Il  est  surtout  remarquable 
par  le  long  col,  par  lequel  la  tète  se  rattache  au  corselet, 


111 


la  forme  globuleuse  de  ce  dernier  cl  les  élytres  carrées  et 
convexes,  qui  rappellent  un  peu  quelques  espèces  de  For- 
micoma  des  Indes  orientales.  La  tôle  est  un  peu  ovalaire, 
très  fortement  rétrécie  et  étranglée  postérieurement,  yeux 
saillants;  labre  assez  avancé  trapézoïdal;  mandibules  étroites, 
saillantes.  Pénultième  article  des  palpes  maxillaires  en  cône, 
dilaté,  plus  court  que  le  2:d,  le  dernier  sécuriforme,  court; 
le  pénultième  article  des  palpes  labiaux  court,  presque  renflé 
en  boule,  le  dernier  sécuriforme,  très  mince  et  presqu’  aussi 
long  que  l’avant  dernier.  Antennes  aussi  longues  que  la  tête 
et  le  corselet  réunis,  assez  fortes;  leur  l:ier  article  presqu’- 
aussi  long  que  les  trois  suivants  réunis,  le  2:d  moitié  plus 
court  que  le  3:ième  et  les  suivants.  Corselet  plus  étroit  que 
la  tôle,  convexe,  un  peu  allongé  postérieurement.  Elytres 
deux  fois  plus  larges  que  ce  dernier,  en  carré  allongé,  im- 
primées transversalement,  en  avant),  obtusement  arrondies 
à l’extrémité,  lisses  ainsi  que  le  corselet.  Pattes  grêles,  al- 
longées, tarses  antérieurs  simples,  leur  l;ier  article,  à toutes 
les  pattes,  le  plus  long  de  tous.  L’unique  espèce  que  je 
connaisse  est  de  la  taille  de  FEga  Sallei,  lisse,  luisante  et 
d’une  couleur  noirâtre,  avec  les  parties  de  la  bouche,  les 
palpes,  la  base  des  antennes  et  les  pattes  d’un  testacé  plus 
ou  moins  roussâtre.  Les  articles  8 & 9 des  antennes  sont 
blancs.  Elle  m*a  été  donnée  par  M.  Westermann  comme  ori- 
ginaire des  Indes  orientales. 

Carabus  japonicus  Motsch.  D’un  tiers  plus  petit  que  le 
C.  Kàmpferi  et  rappelant  beaucoup,  par  ses  couleurs  et  sa 
forme,  notre  C.regalis,  mais  avec  un  corselet  plus  large,  plus 
grand,  nullement  rebordé  sur  les  côtés;  les  élytres  pluâ  ap- 
plalies,  plus  régulièrement  striées  et  parsemées  de  points 
enfoncés  distincts,  à peu-près  comme  chez  notre  hortensis, 
seulement  sans  fond  métallique.  Je  l’ai  reçu  comme  venant 
du  Ja[)on. 

Notioxmus  bilunulatus  Motsch.,  nouveau  genre  de 
Valdivia  au  Chili,  qui  parait  appartenir  aux  Notiophi- 
lides  et  qui  relie  très  naturellement  les  vrais  Notiophilus 
aux  Trachypachm.  f.a  forme  est  assez  épaisse  et  plus 


112 


voisine  des  derniers,  tandis  que  les  couleurs,  la  ponc- 
tuation, la  construction  des  palpes  et  des  pattes  rapel- 
lent  les  premiers.  Les  jambes  antérieures  assez  for- 
tement denticulées,  le  long  de  leur  bord  extérieur. 
Les  articles  aux  antennes  grossissent  assez  sensible- 
ment vers  l’extrémité,  sans  être  cependant  moniliformes, 
comme  chez  les  Trachypachus.  Je  ne  connais  que  la 
femelle  de  cet  insecte,  qui  a une  taille  un  peu  plus 
ramassée  que  l’Amara  tibialis,  ayant  le  dessus  du  corps 
d’un  bronzé  métallique  obscur  et  opaque,  marqué  d’une 
grande  tache  luisante  à la  partie  antérieure  de  la  tete, 
une  autre  sur  le  milieu  du  corselet,  qui  est  transversal 
et  deux  bandes  sinuées  et  fortement  métalliques  sui- 
tes élytres.  Les  parties  opaques  sont  parsemées  de 
très  gros  points  imprimés.  Le  dessous  du  corps,  les 
antennes,  les  palpes  et  les  pattes  sont  noirs.  Valdivia 
au  Chili. 

Clinterocera  scabrosa  Motsch.  J'ai  donné  une  dia- 
gnose de  cet  insecte,  que  j’avais  placé  dans  la  genre 
Cremastochihis,  dans  la  2:de  année  de  ces  Etudes  p. 
47.  Depuis,  ayant  eu  l’occasion  de  me  [irocurer  des 
exemplaires  plus  compiêts,  je  me  suis  assuré,  qu’il 
n’appartient  guère  à ce  genre,  par  plusieurs  caractères 
très  remarquables,  tels  que:  un  menton  plane  et  non 
concave,  élargi  antérieurement  et  rebordé,  par  un  cor- 
selet à angles  fortement  arrondis  et  enfin  par  des  tarses 
po.stérieurs,  composés  seulement  de  quatre  articles  vi- 
sibles, vû  que  le  l:ier  est  oblitéré  et  entièrement  soudé 
au  2:d,  n’étant  représenté  que  par  un  renflement  glo- 
buliforme,  assez  insignifiant,  à la  base  de  ce  dernier, 
parfaitement  caché  dans  la  cavité  de  la  jambe.  Cette 
Cétonide  est  donc  hétéromère! 


Errata. 

A la  dernière  ligne  de  la  page  28  de  ces  Etudes,  pour  l’année 
1856,  il  s'est  glissé  une  faute  d'inattention:  après  le  mot  Neuroptères 
il  faut  intercaller,  et  mrtout  les  Odonates,  dont  il  n’y  a &c. 


ETUDES  ENTOMOLOGIOUES, 


rédigées 


par 

IHctor  he  Jllotscfjufsfu), 

Lieutenant-Colonel  d’Etat-Major,  en  retraite  &c. 


Sep  tieiiie 


cciMce, 


HELSINGFORS. 

Imprimerie  de  la  Société  de  Littérature  Finnoise. 
1858. 


Imprimatur:  Cari  von  SchotiUz. 


i/ïïK 


4 Jii^tfirrn<*^Jt4.!rc^\s'erH4r.  Bh’rÂrns f///f/frii/it.r  /^r  9 f'r4H'^*‘t^^' 

^ Utr^'o/AffAf  f/'/norti/jW . /Mttchf,  'J'f/** r/ytr^M 

rirf/M‘rrfiS,.Uo/.ir/t .44/tf.;6,P/a//i/>f)/t4trtts p/irff/h.ru.4,l(vhx/i.ftA/',  7,t  Iit//o,i'o/M«t  fttt.t 
y//w4//y>,  i/4tf,%'e/i.;d\/'<irjtopht(ttj/tr/tit^ifrri4s7jt/tA.9^£rtiOffi4jrp/iiùtJ)tIcifJf*r,  iiof.%'4/t  /r/A/^' 
t4i4it4i  f*4i474f/4t/ïi  , Iféi/.Ÿr/t ,4/4*7- i JJ,  Orp/t///4/*y  Af/ff/éar/Mt/A^tlf^s . 17 tx 

7^7  /i  Ji t/rr7f4*t*t,s'  **47*47**/**.^.  77447%'47t. p/4/7.  47^ 7**  Ao//47/y,  7^^47.^f77e (ti^4r  7/^/ 4i4/7/^tnr,x r/’pAîy/w^/^'KT^T*^ 
AZ'if  7Z^*4f*’f7t*4/'4tj‘et4/Aff4///ty/i;  /^.  ift44'm/t/4t  /ii4t’4t/ii/.  • ; J7i^Bi}lei/tp7t44^//s crp/i/iiiUv F 7*^ 

7.\  B4?7/7//.rp//4/.r  4^/////p/‘ . l7/f7>Ÿr//.4///l.;  777,7fù7////or/‘/’/4.\‘pitAp.f/y4ts,  77^^  i7j/r/i/p/^*‘/^*^'^‘ 

\74‘(/fp/'/  . f7//7.f4‘7/.tB^  I 7f^\77p/44p/4u*i’//.< 4/77iip(W///\/ 1 ffa7éXr7i.o',  77(^^47*^^Mif4’fi4i7/r/J*4/’/‘^7.77*oi74‘/i 

r*/  /itio/i/c/r/pi  . 4^/îîYyfc;  9V,  7A47//t.i'4f/4U4,v  /444fr4H'/4///AX,  f74?7Ÿ47/  .//ptt.^^O*  *7^  774/r/'44.t;9 

r////77'  7V 


1 


i 


ETUDES  ENTOMOLOGIQUES 

1858. 

1.  Janvier.  Historique:  Un  séjour  chez  les  Lesghis 
du  Caucase.  Voyages  et  excursions  entomologiques. 
Entomologie  Spéciale:  Motschulsky,  Insectes  des 
Indes  orientales  (I:ière  série).  Le  même,  Sur  les  Col- 
lections Coléoptérologiqnes  de  Linné  et  Fabricius  (Con- 
tinuation). Synonymie  et  critique.  Entomologie 
appliquée:  Insectes  utiles  et  nuisibles.  Expérien- 
ces. Littérature:  Ouvrages  entomologiques. 
Météorologie.  Nouveautés.  An  die 
entomologîschen  Leser. 


I.  Historique. 

Un  séjour  chez  les  Lesghis  du  Caucase. 

En  1838  l’ardent  désir  d’exploiter  des  contrées, 
qu’aucun  naturaliste  n’avait  encore  parcourues,  me  dé- 
cida d’entreprendre  un  voyage  au  centre  du  Caucase, 
à travers  les  pays  des  Dido,  des  Bogos  et  des  Avares, 
tous  peuples  partisans  de  Scliamyl  et  nos  ennemis 
acharnés.  La  tâche  était  diiïicile  et  pour  réussir,  je 
dûs  me  travestir  sous  le  costume  Lesghis,  raser  mes 
cheveux,  me  laisser  croître  la  barbe  et  rester  sourd 


4 


et  muet,  pendant  tout  le  temps  du  voyage.  Comme 
compagnons  de  voyage,  je  choisis  trois  individus,  dont 
un  nommé  Kourkou-Scliahan,  montagnard  septuagénaire, 
connu  par  ses  précédants  exploits  militaires  contre  les 
Russes,  le  second  un  Mollah  ou  prêtre  Mohamétan 
Mahmoud,  très  instruit,  également  Caucasien,  et  te 
troisième  un  sous-olhcier  géorgien,  qui  connaissait  les 
langues  orientales.  Nous  quittAmes  le  village  géorgien 
Saboui  avant  l’aube  du  jour,  en  remontant  la  petite 
rivière  Ori-Tschale,  afin  d’atteindre  en  plein  jour  le 
col  Kailory,  à une  élévation  de  5 à 6000  pieds.  Au 
matin  commença  notre  ascension,  qui  dura  jusqu’au 
soir,  car  les  Montagnes  du  Caucase  s’élèvent  bien  plus 
brusquement  que  celles  de  la  Suisse,  présentant  des 
vallées  très  profondes  et  des  escarpes  roides  dépour- 
vues d’eau,  qu’on  est  souvent  obligé  de  chercher  à une 
et  deux  verstcs  de  distance  au  pied  des  montagnes. 
C’était  au  commencement  de  Juin  et  cependant  on 
apercevait  de  la  neige  [)artout  dans  les  crevasses,  tan- 
dis que  les  élévations  commençaient  à se  couvrir  de 
verdure,  de  sorte  que  je  pus,  chemin  faisant,  chercher 
sous  l’écorce  des  arbres  et  sous  les  pierres  quelques 
Coléoptères  intéressants,  tels  (pie:  Dapsa  caucasica,  Cu- 
cujns  caucasiens,  Tribacis  regidaris,  Alpaeus  longicornis, 
un  Limodromm  bleu,  Naslomjcha  bracliyplera,  Plinllius 
vittulus  (très  commun),  qucl(|ucs  Otiorbyncims  &c.,  mais 
comme  je  n’avais  ni  boites,  ni  llacons,  ni  épingles,  je 
dûs  simplemant  écraser  ces  insectes  et  les  mettre  en- 
suite dans  mes  poches.  — Toute  la  pente  occidentale 
était  couverte  d’arbres,  dont  l’Acer  caucasiens  était  le 
dernier  qu’on  rencontra,  puis  succéda  une  région  de 
|)lantcs  herbacées,  décorée  par  des  Gentianes  ma- 


9 


gnifiquos  et  des  crucifères  à feuilles  très  grandes 
et  enfin,  près  du  village  Dido  Klioupry  ^),  commença 
la  région  alpine  oii  nous  aperçûmes  quelques  gros 
pins.  On  ramenait  précisément  le  bétail,  quand  nous 
entrâmes  dans  ce  village,  et  les  femmes  en  robes  d’un 
bleu  foncé,  avec  des  espèces  de  couverture  de  la  même 
étoffe  en  laine,  placées  sur  la  tète,  s’occiq)aient  à pré- 
parer pour  leurs  familles,  le  repas  du  soir.  On  nous 
reçut  avec  alfabilité  et  nous  logea  dans  une  ebétive 
maison,  assez  malpropre,  composée  d'une  seule  pièce, 
avec  une  antichambre  occupée  par  • un  veau,  et  des 
chèvres;  le  toit  de  la  maison  était  presque  [)lat,  cou- 
vert de  pièces  de  schiste,  retenues  par  des  grosses 
pierres,  et  au  milieu  il  y avait  un  trou  pour  la  sortie 
de  la  fumée  d’un  feu  |)lacé  par  terre  dans  la  chambre. 
Au  lieu  de  chandelles,  on  y avait  allumé  un  morceau 
de  bois  de  pin  goudronné.  Le  re[)as  fut  très  modeste, 
car  il  ne  consistait  qu’en  une  espèce  de  galette  de 
farine  de  seigle,  cuite  sur  les  parois  brûlantes  d'un 
four,  et  un  peu  de  lait  caillé.  De  grand  matin  nous 
continuâmes  notre  route,  en  longeant  ou  mieux  en 
grimpant  comme  des  chèvres  sur  les  pentes  escarpées 
d’une  contrée  extrêmement  montagneuse;  do  tous  cô- 
tés des  torrents  se  précipitaient  vers  une  rivière  qui 
serpentait  dans  la  vallée;  çà  et  là,  on  apercevait  des 
villages,  comme  suspendus  aux  rochers,  ainsi  que  le 
sont  les  nids  d’hirondelles  aux  embrasures  de  nos  fe- 
nêtres; sur  la  pente  des  collines,  on  voyait  des  champs 
verdoyants  et  des  forêts  épaisses.  Il  fallait  traverser 
un  pont  en  bois  très  fragile,  cpii  chancelait  fortement, 


1)  Le  même,  qui  vient  d’èlre  détruit  par  nos  troupes, 


6 


étant  construit  de  quelques  perches,  sur  lesquelles  on 
avait  placé  de  la  paille  et  du  runiier.  Près  de  ce  pont 
étaient  postés  une  dixaine  de  montagnards,  qui  nous 
examinèrent  avec  beaucoup  d’attention,  comme  cher- 
chant quelque  chose  de  suspect;  nous  ne  finies  pas 
grande  attention,  et  passilmes  vite  cet  endroit  incommode. 

Après  avoir  traversé  (juehpies  villages,  où  toutes 
les  maisons  étaient  construites  de  pierres  schisteuses, 
sans  chaux  ni  ciment,  nous  arrivâmes  vers  l’après  di- 
ner  à Mokoko,  grand  village,  situé  sur  la  frontière  des 
Dido  et  des  Bogos;  là  on  apercevait  déjà  les  alpes 
neigeuses  qui  séparent  ces  deux  communes.  Comme 
de  coutume,  nous  fîmes  halte  sur  la  place  au  milieu 
du  village;  mes  compagnons  allèrent  complimenter  les 
autorités  du  lieu,  et  s’informer  de  la  route  que  nous 
devions  suivre  ensuite.  Je  restai  [irès  de  nos  chevaux, 
étendu  sur  le  gazon,  lorsqu’un  montagnard  ayant  éxa- 
miné  mes  vêtements,  dit  à son  camarade  que  mon 
Basdihjk  n’était  [las  du  pays,  mais  de  Tiflis;  je  ne 
compris  pas  d’abord  la  portée  de  cette  remarque,  sa- 
chant parfaitement  bien  que  ce  vêlement  était  fait  en 
drap  du  pays,  mais  plus  tard  j’appris  qu’il  était  cousu 
avec  de  la  soie,  tandis  que  les  montagnards  n emploient 
que  la  laine;  cette  bagatelle  nous  devint  néanmoins 
bien  funeste.  Lorsque  les  pourparlers  furent  terminés, 
et  comme  nous  nous  ap[)rêlions  à sortir  du  village, 
on  nous  conduisit  [lar  une  ruelle  très  étroite  et  ob- 
scure, qui  aboutissait  à une  [letile  porte  fermée;  alors 
entre  les  murailles  à [)eine  assez  large  pour  faire  pas- 
ser un  cheval,  et  où  il  n’y  eut  plus  moyen  ni  de  faire 

1)  Espèce  de  capuchon  en  pyramide,  qui  sert  aux  monlagnards  a 
s’envelopper  la  tèle,  pendant  la  pluie  et  le  mauvais  temps. 


7 


volte  face,  ni  même  de  reculer,  les  montagnards  se 
jetèrent  sur  nos  chevaux,  nous  forcèrent  de  descendre, 
nous  désarmèrent  et  nous  firent  prisonniers,  chacun 
de  nous  dans  une  maison  séparée.  Bientôt  dfrs  cris 
confus  et  un  grand  vacarme  se  firent  enlemfre;  on 
convoquait  le  [)eu[)le  sur  la  place  que  nous  venions 
de  quitter,  et  là  une  délibération  orageuse  commença. 
On  re|»rücha,  avec  imprécation,  à mes  compagnons  de 
voyage,  d’être  des  espions  russes,  d’être  coupables  de 
trahison  envers  le  prophète,  de  vendre  leurs  compatriotes 
et  Dieu  sait  quelles  autres  accusations  les  unes  plus  ab- 
surdes que  les  autres.  Les  accusés  argumentèrent  de 
leur  mieux,  le  Mollah  surtout  développait  toute  son  élo- 
quence pour  prouver  tout  le  ridicule  des  soupçons  qu’on 
élevait  contre  nous.  Enfin  le  bruit,  les  injures  et  les  me- 
naces arrivèrent  au  point,  que  le  Kasi,  autorité  ecclésia- 
stique su()érieure  du  village,  fut  obligé  de  réprimander  le 
peuple,  et  intervenir  par  sa  personne  entre  mes  compag- 
nons de  voyage  et  la  brutalité  de  ces  esprits  turbulents. 

Pendant  ce  temps  je  me  trouvai  enfei'iné  seul  dans 
une  grande  chambre  qui  n’avait  qu’une  petite  fenêtre 
sans  vitres  et  qui  donnait  sur  un  |)récipice;  mon  seul 
gardien  était  la  femme  du  montagnard  auquel  j’avais 
été  confié.  Comprenant  parfaitement  la  gravité  de  no- 
tre situation,  je  tâchai  de  suite  à me  procurer  des 
amis,  et  un  de  ceux-ci  devait  être  cette  femme;  alors, 
comme  le  temps  du  souper  approchait,  je  chei’chai  de 
d’aider  cette  dame  à préparer  ce  repas,  et  à la  ma- 
nière des  montagnards,  je  fis  des  galettes  et  les  ex- 
posais au  four,  je  mettais  du  bois  dans  le  feu  &c.  et  eu 
même  temps  je  jetais  au  feu  le  crayon,  rpro  j’avais 
dans  ma  poche  et  qui,  trouvé  par  mes  ennemis  eut 


8 


certainement  coûté  ma  tôtc.  Profitant  d’une  occasion 
favorable,  je  mis  dans  les  mains  de  cette  femme  un 
petit  fichu  en  coton,  que  j’avais  porté  sur  le  cou, 
ayant  remarqué  qu’il  était  de  son  goût.  Mais  mon  re- 
pos ne  fut  pas  de  longue  durée,  des  montagnards  se 
précipitèrent  dans  la  chambre,  et  me  traînèrent  hors 
de  la  maison  sur  une  petite  terrasse,  limitée  de  trois 
côtés  par  un  profond  précipice,  au  fond  duquel  rou- 
lait un  torrent  écurnant,  et  la  quatrième  issue  gardée 
par  une  muraille  adossée  à un  immense  rocher.  Sur 
cette  terrasse  je  trouvai  mes  trois  camarades,  dont  la 
physionomie  était  peu  rassurante  et  qu’on  y avait  évi- 
demment amenés,  pour  espioner  si  je  n’entamerais  pas 
une  conversation  avec  eux.  Sachant  parfaitement  bien, 
que  des  argus  cachés  pouvaient  nous  contempler,  je  restai 
fidèle  à mon  rôle  de  sourd  et  muet  et  feignit  de  ne 
pas  m’occuper  de  mes  compagnons  de  voyage,  puis 
me  couchant  à terre,  je  jouai  avec  des  cailloux,  les 
prenant  dans  la  bouche  et  les  jetant  dans  le  préci- 
pice; ayant  tourné  le  dos  aux  montagnards  cachés,  je 
déchirai  en  lambeau,  mûchai  et  avalai  une  feuille  de 
papier,  qui  se  trouvait  dans  ma  poche  et  sur  laquelle 
j’avais  écrit  quelques  remarques.  J’avais  raison  de 
m’en  débarasser,  car  {(resqu'aussitôt  les  montagnards 
apparurent  et  fouillèrent  de  suite  nos  poches;  mais 
des  miennes  ils  ne  retirèrent  que  quelques  insectes 
que  j’avais  ramassés,  ce  qui  les  fit  beaucoup  rire  et 
qu'ils  y replacèrent  très  consciencieusement.  On  me 
ramena  dans  ma  prison,  et  conduisit  mes  camarades 
devant  le  Dschamat,  •)  où  ils  furent  de  rechef  acca- 


1)  Assemblée  des  juges  du  peuple  sur  la  place  publique. 


blés  de  reproches,  d’injures  et  de  menaces;  tous  par- 
laient et  criaient  à la  fois.  Arrivé  à mon  domicile  j’y 
trouvai  quelques  individus,  à visages  bien  farouches, 
assis  en  cercle  sur  le  plancher;  ou  me  fit  signe  de 
prendre  place  auprès  d’eux,  ce  que  je  fis,  en  croisant 
mes  jambes.  Alors  commencèrent  toutes  sortes  d’exa- 
mens: on  me  parla  en  russe,  en  géorgien,  en  tatare, 
en  lesghis,  en  me  proposant  une  femme,  des  terres, 
des  armes,  môme  de  l’argent,  si  je  voulais  leur  avouer, 
que  j’étais  russe.  Des  nouveaux  venus  prétendirent 
que  mes  com|)agnons  avaient  tout  avoué,  et  que  mon 
opiniâtreté  était  complôtement  inutile  et  ne  faisait  que 
m'exposer  à un  chùtiment  plus  sévère.  Voyant  que 
ce  langage  ne  produisait  aucun  effet,  un  de  ces  mes- 
sieurs tira  son  poignard,  et  en  l’aiguisant  sur  un  cuir, 
dit  tranquillement  en  bon  russe:  woijons,  coupons  quelques 
courroies  du  dos  de  ce  galliard  et  il  va  nous  chanter 
quelque  chose.»  Un  rire  général  applaudit  celle  â propo- 
sition, et  chacun  courut  regarder  si  mon  visage  avait 
failli,  mais  je  n’avais  pas  bronché,  étant  décidé  de 
mourir  plutôt,  que  de  montrer  la  moindre  faiblesse  et 
la  Providence  me  seconda.  La  chambre  se  remplis- 
sait de  curieux,  l’un  voulait  une  chose,  l’autre  le  con- 
traire, on  criait,  on  se  disputait  à ne  plus  s’entendre; 
un  d’eux  me  proposa  sa  pipe,  qu’il  fallait  accepter  et 
fumer  à la  manière  des  montagnards,  en  crachant  en- 
tre les  dents;  je  fis  tout  à merveille,  mais  n’étant  pas 
acoutumé  à ce  narcotique,  je  sentis  bientôt  ma  lôte 
tourner;  heureusement  l’impatience  de  mes  persécuteurs 
me  debarassa  très  vite  de  celte  position  gênante.  Un 

I)  Maruschka  est  le  mot  que  les  montagnards  emploient  dans  leurs 
discours  avec  les  russes. 


10 


autre  individu  ayant  amené  une  fille  avec  un  tambou- 
rin, me  fit  signe  de  danser;  il  fallait  obéir,  et  je  ne 
sais  guère  comment  j’exécutai  cette  danse,  vraiment 
dinicile,  mais  elle  me  guérit  du  vertige  et  me  procura 
des  grands  applaudissements  de  mon  auditoire.  La 
maitresse  de  la  maison,  fit  même  remarquer,  qu’un 
homme  qui  peut  exécuter  une  pareille  danse,  ne  pou- 
vait être  un  russe  et  que  c’est  évidemment  un  Avarien 
de  Klioundsakh,  aussi  plusieurs  des  assistants  firent 
des  signes  d’assentiment.  Un  nouveau  venu  attira  l’at- 
tention de  mes  bourreaux,  par  quelques  récits  que  je 
ne  pus  entendre;  s’approchant  ensuite  de  moi,  il 
arracha  mon  habit  et  montrant  ma  poitrine,  il  cria  aux 
assemblées:  «ne  voyez  vous  donc  pas,  que  celle  poilrine, 
na  jamais  vu  le  soleil?  i)  et  reculant  de  quelques  pas, 
il  se  mit  à viser  lentement,  sur  moi  avec  son  fusil.  — 
Le  coup  ne  j)arlit  pas,  et  d’autres  individus  fougueux 
me  trainèrent  de  nouveau  dans  le  cercle  de  l’imjuisi- 
tion,  où  l’on  songeait  sérieusement  à me  soumettre  aux 
tortures.  Un  gaillard  se  glissant  derrière  moi,  ajustait 
la  pointe  de  son  poignard  près  de  mon  oreille,  tandis 
que  mon  voisin  criait  de  toute  sa  force  dans  l’autre; 
un  autre  tenait  le  sien  au  dessus  de  ma  tète,  faisant 
signes  aux  assistants  de  m’engager  à me  lever;  si  je 
bougeais,  alors  je  n’étais  pas  sourd  et  le  poignard  la- 
bourait ma  tète,  mais  je  ne  lis  aucun  mouvement,  au- 
cune sensation  ne  trahit  mon  rôle,  et  toutes  les  tor- 
tures ultérieures  restèrent  également  sans  résultats.  Alors 
un  de  mes  voisins  commença  |)ar  me  pousser  sur  le 
montagnard  placé  du  côté  opposé,  ce  qui  produisit  un 

1)  Chez  les  niotilagnards  la  poitnne  ét.int  presque  toujours  à dé- 
couvert, la  peau  est  rude  et  brûlée  par  le  soleil. 


11 


contrecoup  de  ce  dernier,  et  en  un  clin  d’œuil  toute 
la  bande  se  jetait  vers  et  sur  moi,  les  poignards  levés. 
Le  péril  était  grand  et  un  instant  mes  idées  se  brouil- 
lèrent; je  ne  revins  complètement  à moi,  que  lorsque 
je  me  vis  auprès  de  mon  hôte,  (|ui  harangua  vive- 
ment l’assemblée,  en  lui  rep[)rocliant  d'avoir  insulté  sa 
maison,  d’avoir  manqué  au  Dschamat,  qui  allait  prendre 
une  décision  délinitive  sur  notre  sort  ^).  Je  vis  aussi 
que  la  femme  pleurait,  et  faire  pleurer  une  femme  est 
le  plus  grand  manque  d’éducation,  que  puisse  montrer 
un  montagnard;  c’est  ainsi  que  les  larmes  d’une  femme 
peuvent  sauver  quelque-fois  la  vie  d’un  homme.  Le 
maître  de  la  maison  chassa  donc  toute  cette  troupe, 
qui  courut  vers  la  place  publique  pour  nous  condamner. 

Ellectivcment  on  allait  exécuter  la  proposition  faite 
par  quelques  montagnards  de  nous  oter  la  peau,  et  de 
jeter  ensuite  les  corps  à la  frontière  russe;  lorsque  le 
IMollah  lit  retentir  sa  voix  |)laintive  du  haut  du  mina- 
ret, apellant  les  croyans  à la  [)rière,  car  nous  étions 
au  moment  où  le  soleil  disparaissait  sous  l’horizon.  La 
condamnation  ne  pouvait  donc  plus  être  exécutée  ce 
jour  et  on  la  remit  au  lendemain.  La  maitresse  de 
la  maison  me  servit  un  frugal  soupér,  me  donnant  une 
petite  jatte  de  lait  de  brebis,  qu’elle  avait  auparavant 
remué  avec  ses  doits  peu  a|)|)étissants,  et  me  montra 
beaucoup  de  conq)assion.  On  m’assigna  pour  lit  une 
sorte  de  sopha  en  bois,  placé  vis-à-vis  du  lit  qu’oc- 
cupaient les  hôtes  du  logis,  et  lors([uo  le  feu  ne  ren- 
dit [)lus  qu’une  faible  lueur,  j'entendis  un  ronllernent 


1)  Adiré  vrai,  la  cause  était  ((u’il  héritait  de  me.s  habits,  si  j’étais 
condamné  légalement,  tandis  qu’il  les  eut  certainement  perdus,  si  ou 
m’assassinait. 


12 


comme  s'ils  dormaient;  je  feignis  de  faire  de  môme,  ne 
me  fiant  pas  à ces  gens,  même  lors(ju’ils  dorment.  — 
Et  je  ne  me  trompai  pas,  à peine  le  inaitre  ciait  être 
sûr  que  je  dormais,  qu’il  se  leva  lestement  et  après 
m’avoir  appellè  à haute  voix,  il  épia  ma  respiration, 
si  je  l’avais  changée,  et  ce  procédé  fut  plusieurs 
fois  répété,  durant  la  nuit.  Enfin  cà  la  nuit  close  la 
porte  de  la  maison  s’ouvrit  lentement  pour  laisser 
entrer  quatre  personnes,  je  restai  parfaitement  tran- 
quille. Un  homme  à haute  taille,  orné  d’une  barbe 
rouge  et  portant  û la  main  une  torche  allumée,  m’é- 
veilla et  me  somma  de  m’asseoir;  c’était  le  Kasi  du 
village,  et  les  trois  autres  mes  compagnons  d’infortune 
à mines  fort  pAles  et  vraiment  allongées.  Je  rallumai 
le  feu;  le  maitre  de  la  maison  salua  humblement  le 
nouveau  venu,  et  une  délibération  toute  nocturne  eut 
lieu.  Mes  camarades  prièrent  le  Kasi  de  les  laisser 
partir,  ajoutant  qu’ils  ne  tenaient  aucunement  à ma 
personne,  que  je  n’étais  que  leur  serviteur  et  qu’ils 
m’abandonneraient  volontiers  aux  montagnards.  Le  Kasi 
ne  voidut  d’abord  entendre  aucun  arrangement,  et  me 
contemplait  très  attentivement,  examinait  mes  vêtements, 
ma  chemise,  me  fit  oter  ma  chaussure  enfin  après 
une  bonne  heure  de  persuasion,  il  promit  d’y  penser 
le  lendemain  et  tous  quittèrent  la  maison.  Peu  de 
temps  après  le  lever  du  soleil,  on  mena  mes  cama- 
rades sur  la  place  publique,  où  le  peuple  accourait 


1)  Cliez  le  montagnards  du  Caucase  les  portes  des  maisons  n’ont 
ni  verroux  ni  serrures. 

2)  Probablement  pour  s’assurer,  si  je  n’avais  pas  des  cors,  que  les 
montagnards  ne  connaissent  pas,  ne  portant  pas  de  bottes.  Heureuse- 
ment je  n’en  avais  pas  non  plus. 


13 


pour  assister  à notre  exécution;  on  criait,  on  se  dis- 
putait comme  pendant  le  soir  précédant,  lorsqu’enfin 
le  Kasi  lui  même  parut  et  déclara  au  grand  désa- 
pointemeut  de  l’assemblée,  qu'il  no  voyait  rien  de  russe 
dans  les  nouveaux  venus,  et  qu’il  leur  donnait  la  li- 
berté de  retourner  par  la  mémo  route  qu'ils  étaient 
venus.  C’est  alors  que  se  manifesta  le  mécontentement 
par  des  parjures  et  des  malédictions  de  toutes  espèces 
mais  la  sentance  était  portée.  On  nous  remit  nos 
chevaux,  nos  armes  '),  et  conduits  par  une  sauve- 
garde, nous  quittémes  ce  village  de  Mokoko  où  notre 
vie  n’avait  tenue,  que  par  un  til  bien  frôle;  et  ce  fût 
précisément  ce  qui  nous  sauva  la  vie;  car  si  on  ne 
nous  avait  pas  barré  le  passage  dans  ce  village, 
nous  serions  infailliblement  tombés  dans  une  embu- 
scade d’une  trentaine  d’hommes,  qui  nous  attendaient 
depuis  deux  jours,  à une  lieue  plus  loin  pour  nous 
mitrailler.  Mais  le  danger  n’était  pas  encore  passé  et 
dans  tous  les  villages,  que  nous  traversûmes  les  mômes 
questions:  qui  ôtes  vous?  où  allez  vous?  — pourquoi 
retournez  vous?  &c.  se  réi)étèrent  avec  toutes  les  im- 
précations impertinentes  des  personnes  qui  cherchent 
querelle;  et  si  une  pluie  battante  n’eut  pas  empêché 
les  montagnards  de  sortir,  nous  n’eûssions  probable- 
ment pas  regagné  nos  foyers.  Au  soir  nous  arrivûmes 
à Khoupry,  le  môme  village  où  nous  avions  passé  la 
première  nuit  de  notre  excursion  dans  les  montagnes. 
Nous  fûmes,  comme  alors,  très  bien  accueillis  et  mes 
camarades  prolitèrent  d’une  occasion  pour  faire  con- 


1)  On  avait  changé  les  miennes,  ne  se  doutant  pas  qu’on  m’en  don- 
nait de  bien  plus  précieuses. 


U 


naissance  avec  un  Miiride  i)  de  Schamyl,  qui  voya- 
geait, chargé  d’une  mission  particulière  de  ce  chef  du 
Daghestan;  ils  partagèrent  avec  lui  leur  souper  et  l’en- 
gagèrent à nous  accompagner  le  lendemain  jusqu’au 
pied  du  mont,  qui  nous  séparait  de  notre  frontière. 
Le  Muride  accepta.  — Dès  l’aurore  nous  nous  mîmes 
en  marche  pour  franchir  le  plateau  subalpin,  mais  quel 
fut  notre  étonnement  lorsque  nous  y aperçûmes  12 
gaillards  armés  jusqu’aux  dents,  qui  nous  barraient  le 
passage.  Ce  fut  à rccomnjencer  des  pourparlers,  des 
chicanes,  des  injures  et  meme  des  menaces.  Cette 
bande  mal  intentionnée  nous  accompagnait  côte  à côte, 
nous  arrêtant  à tout  moment  par  des  outrages  et  des 
impertinences  sans  bornes,  tâchant  d’épuiser  notre  pa- 
tience; mais  quoique  trois  fois  plus  nombreuse,  elle 
n’eut  pas  le  courage  de  nous  attaquer  ouvertement, 
tandis  que  de  notre  côté;  la  prudence  nous  obligeait 
de  tout  supporter  et  de  réserver  nos  balles  pour  la 
défense;  cor  une  fois  nos  armes  déchargées,  nous  étions 
complètement  à leur  merci.  Nos  ennemis  avaient  déjà 
gagnés  les  six  jeunes  gens  qu’on  nous  avait  donnés  au 
village,  comme  escorte  pour  traverser  la  montagne; 
notre  sort  dépendait  donc  d’un  seul  homme,  et  cet 
homme  était  le  Muride,  mais  celui-là  tenait  ferme,  al- 
léguant qu’il  nous  avait  donné  sa  parole,  qu’il  la  tien- 
drait et  qu’avant  de  nous  faire  le  moindre  mal,  il  leur 
faudrait  passer  sur  son  cadavre.  — Ainsi,  au  grand 
mécontentement  des  montagnards,  nous  parvinmes  à 
gagner  le  versant  opposé  de  la  montagne  d’où  nous 
pûmes  apercevoir  la  longue  vallée  verdoyante  qui  con- 

2)  I.es  Miirides  sont  les  gardiens  de  Schamyl  et  jouissent  d’une 
haute  estime  chez  les  montagnards  du  Caucase. 


15 


(luisait  à notre  frontière.  La  descente  s’effectua,  et 
nos  persécuteurs  furent  obligés  de  nous  abandonner, 
niais  en  nous  accablant  d’imprécations.  Arrivés  au 
pied  de  la  descente,  nous  dûmes  traverser  à guè  un 
ruisseau,  et  là  le  Muride  nous  dit  adieu,  n’ayant 
exigé  pour  sa  peine  (ju’un  rouble  argent.  Nous  l’en- 
gageâmes à nous  accompagner  plus  loin,  mais  il  re- 
fusa nettement,  nous  disant:  «tfe  l'autre  côté  le  terrain 
est  russe  et  je  ne  puis  le  toucher,  — je  vous  ai  donné 
ma  parole  de  vous  amener  sain  et  sauf  jusqu’à  votre  fron- 
tière, — j’ai  rempli  ma  parole  — Adieu  — souvenez 
vous  qu’un  Muride  vous  a conduit»  et  il  regagna  les  hau- 
teurs. Trois  heures  plus  tard  non  étions  dans  le  vil- 
lage Salmii,  et  trois  jours  après,  une  lièvre  billieuse 
m’avait  jeté  sur  le  grabas,  dans  un|  de  nos  postes  for- 
tifiés. La  crise  passée  une  grande  faible.ssc  me  clou- 
ait encore  au  lit,  lorsqu’un  jour  je  vis  apparaitre  dans 
ma  chambre  un  de  ces  montagnards  qui  nous  avaient 
poursuivis;  son  regard  respirait  la  rage  et  il  n’était 
qu’à  deux  pas  de  mon  lit,  quand  mon  domestique  le 
saisit;  on  lui  trouva  un  poignard  caché  dans  sa  manche. 
Quelques  semaines  plus  tard  j’étais  à Tillis  où  je  re- 
merciai le  Créateur  de  m’avoir  si  miraculeusement 
conservé.  Je  vidai  mes  poches,  mais  il  n’y  avait  plus 
que  les  débris  de  ces  insectes,  pour  lesquels  j'avais 
manqué  sacrifier  ma  vie. 


Motsehulsky. 


16 


Voyages  et  excursions  entoiiiolojîiques. 

L’année  dernière  nous  avons  dit  quelques  mots  sur 
les  explorations  entornologiques  faites  par  M.  Radde 
dans  la  Sibérie  orientale;  ce  printemps  il  s'embarqua 
sur  la  rivière  Schilka,  pour  descendre  l’Araur,  et 
hiverner  sur  la  partie  la  plus  méridionale  do  cette  ri- 
vière, en  face  des  montagnes  Ching-  Gan.  Par  une  lettre 
du  Septembre,  ce  voyageur  nous  annonce  qu’il  est 
heureusement  arrivé  à sa  destination,  et  qu’il  vient  de 
construire  avec  ses  gens  une  maison  en  bois,  vers  les 
147‘’  L.  et  47”  L.N.  — Il  dit  que  l’Arnur  a ici  envi- 
ron 300  Sagènes  de  largeur,  présentant  un  courant 
rapide,  non  interrompu  par  des  ilôts.  Sur  les  plaines 
qui  bordent  le  rivage,  se  voient  différentes  espèces 
de  Calamagrostis , qui  surpassent  la  hauteur  d’un  homme, 
et  parmi  lesquelles  il  n’est  pas  facile  de  chercher  les 
insectes.  Un  peu  plus  loin  du  fleuve,  commencent  des 
élévations  couvertes  d’une  végétation  arborifère  ex- 
trêmement riche  et  variée,  composée  principalement 
de  différentes  espèces  de  Tüia,  Acer,  l’arbre  à liège 
oriental  (Phelloiiendron  amurense)  &c.  Ce  dernier  pour- 
rait sans  contredit  devenir  un  article  fort  important 
pour  le  commerce,  s’il  pouvait  atteindre  des  dimen- 
sions plus  considérables,  que  celles  qu’on  lui  a ob- 
servées jusqu’ici,  et  qui  ne  dépassent  pas  l'épaisseur  do 
9 pouces,  au  bas  du  tronc,  avec  une  couche  de  liège 
d’un  pouce  seulement.  ■ — Dans  les  vallées  un  peu  plus 
éloignées  apparaissent  des  Syringa  et  Berberis  sauvages, 
mais  aussi  l’effet  des  forêts  vierges  s’y  manifeste  très 
sensiblement,  et  M.  Radde  rapporte  toutes  les  difficul- 
tés et  peines  qu’il  a eues,  pour  avancer  dans  ces  forêts 


n 


encombréps;  — un  pou  plus  à l’Est,  il  trouva  en  Aôut 
la  terre  golée  à une  profondeur  d’une  sagène,  et  néan- 
moins toute  la  colline  recouverte  de  Vitis  amuretisis  des 
plus  touffues.  Le  13  Septembre  tous  les  arbres  avaient 
déjà'beaucoup  de  feuilles  jaunes  et  seulement  les  chênes 
Pt  les  peupliers  restaient  verts.  Un  autre  voyageur 
nous  assura  qu’à  Nikolaevsk,  vers  l’emboucbure  de 
l’Amur,  on  eut  le  6 Décembre,  pas  moins  de  40® 
Réaum.  de  froid.  — l.es  insectes  que  M.  Radde  a ra- 
massés, offrent  principalement  des  formes  identiques 
ou  voisines  de  celles  de  la  Daourie  et  de  la  Mongo- 
lie; — une  quinzaine  de  Carabes  dont  un  de  la  cou- 
leur éclatante  et  de  la  forme  du  C.  smaragdinus  mais 
très  différent  |)ar  la  scul[)ture,  quatre  Cicindela,  dont 
une  très  voisine  de  notre  C.  s.y/nah!c«,  environ  13  espèces 
de  Limenilis,  6 espèces  de  Parnassim  &c. 

Par  une  lettre  du  ce  voyageur  nous  ap- 

prend, que  le  fleuve  (Amur)  était,  dès  ce  jour,  com- 
plètement gelé,  |)ar  un  fioid  de  16® — Réaumur.  Con- 
cernant la  récolte  d’insectes,  il  communique  à M.  Mé- 
nétriés  quelques  crotpiis  des  espèces  les  plus  mar- 
quantes, d’a|)rès  lesquels  on  peut  entr’autres  consta- 
ter: un  Aijrüus  noir  deux  fois  plus  grand  que  VAgr. 
sexpunctatm,  Staphilinns  fuhiceps  Ménétr,  magnifique 
espèce  de  la  taille  du  S:l  caesaretis,  mais  avec  la  tête 
entièrement  fauve,  VJps  emeiata  Motsch.,  chez  laquelle 
les  taches  rousses  des  élytres  se  réuni.ssent,  pour  for- 
mer un  X;  une  belle  Silpha  jaunâtre  et  tachetée  comme 
la  S.  i-punclata  L.,  mais  plus  parallèle  et  couverte 
entièrement  d une  ponctuation  très  serrée;  C Osmoderma 
barnahüa  Motsch.,  qui  est  un  peu  plus  petite  et  plus 
applatie  que  notre  Osm.  eremita,  mais  dont  le  mâle 

2 


18 


oiïte  le  corselet  plus  arrondi,  et  sur  lequel  l’excava- 
tion du  milieu  s’élari,'it  transversalement  vers  la  tôte; 
— la  Glycyphuna  viridiopaca  Motsch.,  voisine  par  ses 
couleurs  de  la  Gl.  jucunda  Faldm.,  mais  deux  fois  plus 
grande,  avec  des  taches  blanches  [)lus  petites  et  trois 
nervures  en  relief,  bien  apparentes  sur  chaque  élytre; 
la  Glycyphana  fuhislemma  Motsch.  qui  a presque  la  ' 
taille  de  la  Glyc.  jucunda,  mais  une  forme  plus  dé- 
primée et  une  couleur  noire,  luisante  sur  le  corselet, 
veloutée  sur  les  élytres,  avec  une  grande  tache  d’un 
jaune  pûle  de  chaque  coté;  — le  Cladognatus  subae- 
neus  Ménétr.,  magniüque  es[)èce  d’un  brun  un  peu 
bronzé,  qui  par  sa  forme  et  sa  taille  rapelle  singu- 
lièrement le  Cladogn.  cinnamonieus  de  Java;  la  Coplocy- 
cla?  diaphanipennis  Motsch.,  de  forme  assez  applatie 
qui,  par  ses  couleurs  et  sa  taille,  rappelle  beaucoup 
la  Copl.  viireata  Perty,  mais  qui  est  généralement  d’une 
teinte  |)lus  pâle;  — et  enfin  le  plus  beau  Coccinélide 
connu,  la  Synonycha?  mirabilis  Ménétr.,  qui  est  quatre 
fois  plus  grande  que  notre  ocellala,  noire,  avec  dix 
taches  rouges  sur  les  élytres,  et  deux  jaunes  sur  les 
bords  du  corselet. 

L’Oural  septentrional,  aux  environs  de  Catharin- 
bourg,  fut  exploité,  pendant  l’été  passé,  par  M.  le  ca- 
pitaine Radaschkovski,  qui  en  rapporta  un  nombre  as- 
sez con.sidérable  d’insectes  d’une  faune  sublaponnaise. 

M.  le  D:r  Schubert  ramassa  des  Lépidoptères  dans 
les  plaines  du  Gouvernement  de  Voronescb  et  nous 
envoya  plusieurs  espèces  intéressantes. 

M.M.  le  D:r  Basilevsky  et  Skatchkoff  ont  exploité 
les  environs  de  Pékin,  mais  leurs  collections  ne  sont 
pas  encore  arrivées. 


19 


M.  le  Colonel  Bartholomei,  entreprit  un  voyage 
dans  les  provinces  méridionales  de  nos  possessions 
Transcaucasiennes  et  les  provinces  septentrionales  de  la 
Perse,  où  il  passa  tout  l’été,  mais  nous  ne  connais- 
sons pas  encore  les  résultats  des  explorations  de  ce 
voyageur  infaligiiable.  M.  le  Colonel  de  la  Garde, 
Mandersljerna,  accompagna  l’automne  passé,  son  père 
à Nice,  où  il  compte  rester  tout  l’hiver.  M.  le  Baron 
Osten-Sacken  a fait  l’année  passée,  un  voyage  au  Ca- 
nada. M.  le  professeur  Bunge  de  Dorpat,  et  M.  le 
Comte  de  Kaiserling,  neveu  du  Naturaliste  connu  de 
ce  nom,  viennent  de  partir  pour  accompagner  une  ex- 
pédition scientifique,  que  notre  Société  géographique 
a expédiée  au  Khorassan  et  h Hérat.  M.  le  profes- 
seur Nordman  vient  d'expédier  son  fils,  sur  un  vais- 
seau de  notre  compagnie  Américaine,  pour  nos  pos- 
sessions de  l’Asie  orientale.  Nos  entomologistes  de  S:t 
Pétersbourg  continuèrent  à exf)loier  les  environs  de 
la  capitale:  M.  Sievers  ramassa  un  grand  nombre  de 
Microlépidoptères  nouveaux  pour  la  faune  de  S:t  Pé- 
lersbourg,  qui  revus  par  M.  Zeller  de  Glogau,  pré- 
sentèrent plusieurs  formes  intéressantes  et  môme  nou- 
velles. M.  Huber  chassa,  comme  à l’ordinaire  aux  en- 
virons du  corps  forestier,  celte  localité  inépuisable  pour 
les  Lépidoptères,  et  y prit  entre  autres:  Hipparchia 
Dcjanira,  Egeria,  Gastropacha  Lohulina,  Orgia  selenitica, 
Acronycta  Euphrasiæ,  Mamestra  Pcrsicariœ,  Caradrma  Me- 
nelriesi,  Emomos  lllustraria,  et  autres  raretés  pour  notre 
capitale.  M.  Lulsch  trouva  au  faubourg  de  Vibourg  une 
Acherontia  Alropos;  M.  J.  Kouschakevitch  une  O de  la 
Cicada  montana,  sur  la  Montagne  de  Douderhoff,  et 
j’entendis  chanter  le  même  insecte,  à plusieurs,  reprises 


20 


sur  les  peupliers  du  parc  de  Zarskoe  Sélo  près  de 
l’aqueduc.  Au  cimetière  de  Sniolenskoe,  je  trouvai  à 
la  lin  de  Soptonibre  le  rare /..o/n/s  M:r  Strauch 

a [)i  is  dans  les  envii  ons  de  üoi  fiat,  le  Phosphœnus  bra- 
chyplerus  Motsch. 


II.  Entomologie  spéciale. 

Insectes  des  Indes  orientales 

par 

V.  de  Motschnlsky. 

bière  Sérié. 

La  faune  de  l’Asie  m’a  toujours  préoccupé  de  pré- 
férence à celle  des  autres  [larties  du  monde.  Outre 
mes  propres  récoltes  au  Caucase,  en  Perse  et  dans  la 
Sibérie,  j’ai  tûcliô  de  me  procurer  de  l’orient  tout  ce 
qui  était  [lossible.  Ainsi  j’ai  acheté  un  grand  nombre 
d’insectes  de  l’Asie  mineure,  récoltés  par  M.M  Kinder- 
mann  et  Bischof,  ceux  de  la  Perse  rapportés  par  M. 
Kotschy,  ceux  de  l’IIimmalaya  ramassés  par  le  Capit. 
Bays,  et  d’autres  insectes  qui  se  trouvaient  chez  les 
marchands  à Londres;  une  autre  partie,  provenant 
de  Java  et  des  îles  de  la  Sonde  me  fut  vendue 
à Rotterdam.  Un  grand  nombre  d’espèces  indiennes, 
provenant  de  la  récolte  de  feu  Helfer  au  Birma;  j’ache- 
tai de  la  Collection  de  feu  Holtzer  à Vienne,  et  une 
seconde  partie,  de  la  môme  source,  me  fut  cédée  par 
le  Musée  de  Prague;  d’autres,  envoyés  par  M.  le  pro- 
fesseur Kolenati  au  Comte  Mannerheim,  me  furent  com- 
muniqués par  ce  dernier.  Plusieurs  doubles  de  la  Col- 
lection de  Dejean,  venant  de  Java;  je  me  procurai  à 


21 


Bruxelles,  et  quelques  espèces  de  la  même  localité  me 
furent  données  par  M.  Burmeister.  Des  choses  fort 
intéressantes  de  la  récolte  de  M.  Siebold  a Java,  Su- 
matra, Timor  &c.;  je  reçus  du  Musée  lmp.  de  S:t  Pô- 
tersi)ourg,  quelques  pièces  de  Pondichéry  et  de  Bom- 
bay; je  lis  des  échanges  avec  les  Musées  de  Paris  et  de 
l’East-lndia  House  à Londres.  Le  Musée  de  Vienne  m’en- 
richit de  quelques  espèces  rapportées  des  Indes  par  le 
Baron  de  llUgel,  et  celui  de  Leyde  de  quelques  unes 
du  Japon.  M.M.  Westwood,  Guérin,  Westermann  et 
autres  me  cédèrent  aussi  beaucoup  d’espèces  indiennes 
intéressantes.  De  M.  le  ca[)itaine  Perry,  j eus  quelques 
Coléoptères  de  l'îlc  Ceylan,  et  de  Schangai  en  Chine, 
et  de  la  récolte  de  M.  Gaschkevitch,  ceux  des  envi- 
rons de  Pékin  et  de  la  Mongolie.  Enfin  M.  Nietner 
me  gratilia  d'un  grand  nombre  de  petites  espèces, 
qu’il  a ramassées  avec  beaucoup  de  zèle,  à Ceylan 
tant  aux  environs  de  Colombo,  que  sur  les  montagnes 
de  Nura-Ellia,  à une  élévation  de  4,000  pieds. 

De  celte  manière,  je  suis  parvenu  à rassembler 
un  malérial  suffisemment  intéressant,  pour  cntieprendie 
la  description  des  espèces  que  possède  ma  collection; 
et  afin  de  ne  pas  m’en  tenir  seulement  aux  Cara- 
biques,  je  donnerai  dans  chaque  N:o  des  Etudes,  une 
série  d’espèces  de  dilférenls  ordres  et  familles  des  in- 
sectes. — Je  n’ai  pas  cru  nécessaire  de  fatiguer  mes 
lecteurs,  avec  ces  descriptions  fastiilieuscs,  expiimées 
en  50  lignes  ou  d’avantage,  ainsi  que  le  veulent  cei- 
tains  puristes , mais  au  lieu  de  répéter  pour  chaque 
espèce  voisine  les  mots:  elowjnlus,  puncUilus,  niger  ] ui 
tâché  d’établir  une  description  détaillée  pour  une  espèce, 
autour  de  laquelle  viennent  se  grouper  plusieurs  autres 


22 


analogues,  et  qui  ornent  ma  collection  et  alors  j’indique 
seulement  les  différences  essentielles,  qui  les  caractérisent. 

Dans  l’état  actuel  de  la  science,  où  d’innombrables 
espèces  sont  découvertes  chaque  jour,  il  n’y  a plus 
moyen  de  les  caractériser  descriptivement,  si  l’on  ne 
veut  pas  désoler  le  lecteur,  et  rendre  l’espèce  mécon- 
naissable, et  la  seule  méthode  pratique  me  parait  la 
description  comparative  avec  une  espèce  généralement 
connue,  et  qui  se  rapproche  de  celle  qu’on  décrit.  — 
J’ai  aussi  cherché  à baser  mes  nouveaux  genres,  sur 
les  caractères  faciles  à observer  et  qu’on  trouvera 
énoncés  dans  les  descriptions,  laissant  aux  amateurs 
plus  érudits,  l’honneur  et  le  bonheur  de  découvrir  et 
de  décrire  les  parties  du  corps  peu  perceptibles  et 
difTiciles  à vérifier. 

Apolumiis  atripcnnis,  elongatus,  conve.xus,  ater,  cinereo-pu- 
benilns;  vapite  thoraceque  brunneis,  antmnis  pedibusque  fulvn-lexta- 
ceis;  thorace  globoso,  fere  glabro,  postice  breviter  attenuato;  dytris 
aritice  purnllelis,  dorso  siibdepressis,  profunde  punctalo-strialis; 
pedibus  validiusculis,  rufo-teslaceis.  Long.  l*/a  I-  — l'»*-  Va  •• 

Par  sa  couleur  il  rapelle  un  peu  l’A.  ruficoUis  Pe- 
chioli,  d’Italie,  mais  il  est  plus  petit  et  plus  déprimé 
sur  les  élytres.  Recueilli  par  M.  Nietner  dans  les  en- 
virons de  Colombo  sur  l’île  Ceylan. 

Une  seconde  espèce  du  continent  indien,  mon  Ap. 
fuscus,  est  encore  plus  petite  et  de  couleur  plus  ob- 
scure et  plus  uniforme,  tant  sur  le  corps  que  sur  le 
corselet;  les  pattes,  les  antennes,  les  palpes  et  les 
parties  de  la  bouche  sont  d’un  testacé  plus  ou  moins 
rembruni;  le  corselet  parait  plus  étroit  et  moins  glo- 
buleux que  chez  nos  espèces  d’Europe;  la  pubescence 
sur  les  élytres  est  vélutineuse.  11  y a encore  une 


23 


troisième  espèce  inédite  qui  se  trouve  en  Algérie;  elle 
est  voisine  de  notre  A.  testaceus,  mais  un  peu  plus 
grande  et  surtout  plus  allongée  aux  élytres,  avec  les 
côtés  du  corselet  plus  ronds,  plus  sphériques;  je 
l’ai' nommée  Ap.  castaneus.  11  ne  faut  pas  confondre 
cette  espèce  avec  CAp.  veloæ  Schaum  (fulvm  m.),  qui 
se  trouve  en  Egypte  et  qui  est  plus  petit. 

Hispalis  fuscescens,  alatus,  elongatiis,  subparellelns  subde- 
pressus,  glabralus,  subsericeo-nüidus,  nigro-fusms,  supra  leviler 
aeneo-micatis;  corpore  sublus,  ore,  pulpis  pedibusque  plus  mi- 
nusve  testaceis;  capite  minuta,  obluso-triangulari,  oculis  nigris 
vix  prominulis;  thoruce  transverso,  ad  basin  tdrinque  impresso, 
latei'ibus  valde  rotundutis,  marginatis,  angulis  aîiticis  fere  rec- 
tis,  vix  promitmlis,  posticis  rotundatis;  scutello  tîausversim  tri- 
angulari;  elytris  thorace  paulo  latioribus,  parallelis,  poslice  obli- 
que truncatis,  subliliter  strialis,  slrüs  impunctatis,  2:da  versus 
apicem  unipunctata;  in  maris  tarsis  anticis  articidis  tribus  pri- 
mis  quadrato-dilatatis,  quarto  bilobo.  Long,  I.  — lal.  Vs  !• 

Cet  llarpalide  ressemble  beaucoup  au  Hisp.  metal- 
lescens  Rambur,  mais  il  est  ordinnairement  un  peu  plus 
grand,  et  de  couleur  plus  brunâtre  surtout  sur  les  ély- 
tres; la  tôte  est  plus  étroite  et  plus  allongée,  le  cor- 
selet moins  convexe,  plus  distinctement  rebordé  sur 
les  côtés;  les  stries  sur  les  élytres  plus  fortement  mar- 
quées, la  base  des  antennes  et  des  cuisses  testacée  &c. 
Il  parait  être  très  commun  dans  les  provinces  du  Birma. 

Les  autres  espèces  de  ce  genre,  propres  égale- 
ment au  continent  des  Indes  orientales,  sont: 

a)  à élytres  concolores. 

Hisj)alis  aeiiescens,  moitié  plus  petit  que  le  Hisp. 
fuscescens,  avec  un  corselet  proportionellement  plus 
étroit,  les  stries  des  élytres  moins  marquées;  couleur 
brunâtre  avec  un  reflet  cuivré. 


24 


Hispalis  femoralis,  un  peu  plus  étroit  que  le  H. 
fmcescens  de  couleur  plus  noire,  avec  les  cuisses  ob 
scures;  le  corselet  plus  étroit,  les  stries  des  élytres 
distinctes  seulement  près  de  la  suture. 

Hispalis  pallipes,  de  la  taille  du  Hisp.  fuscescem, 
mais  plus  allongé  et  d’un  noir  luisant,  avec  les  an- 
tennes et  les  pattes  d’un  testacé  très  pâle.  Le  milieu 
du  dessous  du  corps  est  aussi  testacé,  le  corselet 
moins  transversal,  un  peu  en  coeur  postérieurement,  les 
élytres  plus  allongées  plus  dilatées  et  plus  arrondies 
à l’extrémité. 

Hispalis  flavipes,  presque  quatre  fois  plus  grand 
que  le  Hisp.  fuscescens,  avec  les  élytres  proportionelle- 
menl  plus  larges,  plus  ovalaires  et  plus  fortement 
striées;  le  corselet  est  encore  plus  transversal,  [)lus 
fortement  rétréci  et  arrondi  postérieurement;  la  tête 
est  plus  grosse  et  presqu’aussi  large  que  le  corselet. 
La  couleur  est  un  noir  foncé  et  luisant,  un  peu  bru- 
nâtre en  dessous,  avec  les  pattes,  la  base  des  antennes 
et  des  palpes  testacées. 

' Une  espèce  très  voisine  du  Hisp.  flavipes,  mais  un 
peu  plus  petite,  quoique  du  double  plus  grande  que  le 
Hisp.  mctallescens , se  rencontre  en  Andalousie  et  diffère 
de  l’espèce  indienne,  par  ces  pattes  et  ses  antennes 
plus  obscures  et  son  corselet  moins  transversal.  Je 
l’ai  nommée  Hisp.  geniculatm,  à cause  de  la  couleur 
rous.sâtre  des  genoux  et  des  tarses. 

h)  à élytres  tachetées. 

Hispalis  quadriyuttatus , forme  plus  courte,  plus 
large  et  plus  parallèle,  ({ue  le  Hisp.  fuscescens,  rappel- 
lant  le  corselet  arrondi  et  les  élytres  en  carré  allongé 
du  Hisp.  flavipes,  mais  souvent  quatre  fois  [)lus  petit 


25 


qûe  ce  dernier.  Couleur)  noire,  avec  un  reflet  soyeux; 
palpes,  antennes,  pattes  et  quatre  petites  taches  ob- 
longues,  disposées  en  carré  sur  les  élylres  d'un  testacé 
plus  ou  moins  clair;  les  derniers  articles  des  antennes, 
les  ' mandibules,  le  dessous  du  corps  et  les  cuisses 
parfois  rembrunis.  — La  tôte  est  grosse,  les  mandi- 
bules grandes,  le  corselet  assez  transversal  et  rétréci 
postérieurement  presqu’en  demi  cercle;  les  élytres  dis- 
tinctement striées  près  de  la  suture,  à angles  humé- 
raux saillants,  et  l'extrémité  faiblement  tronquée. 

Hispalis  biguttatns,  deux  fois  plus  grand  et  surtout 
plus  allongé  que  le  Hisp.  4-gut.tatus,  à corselet  plus 
transversal,  élytres  seulement  avec  deux  petites  taches 
testacées  vers  l’extrémité.  Couleur  noire,  base  des 
antennes,  les  jambes  et  les  tarses  testacées,  cuisses 
rembrunies.  — Cette  espèce  vient  de  Tranquebar  et 
m’a  été  donnée  par  M.  Weslermann. 

Heterooenis  cinctiis,  parallehis,  cinereo  puberulus,  pallidus; 
capile,  thoracis  medio  ehjtrorumrpie  macida  palmala  ad  siduram 
infuscatis;  antennis  oculisrpie  atris;  mundibulis  produclis,  basi 
subdigitatis ; thorace  transverso,  angtdis  posticis  dislinctis,  ebjlris 
leviter  striatis,  inlerslilüs  densissime  punclulatis.  Long,  1. 
— lat.  Va  1. 

Très  voisin  du  HeL  minimvs  Kiesw.  par  sa  forme 
allongée  et  |)arallèle,  mais  presque  du  double  plus 
grand,  et  facile  à reconnaître  par  la  grande  tache 
sinuée  et  palmée  qui  occupe  toute  la  suture  des  ély- 
lres — M.  Nietner  me  l’a  envoyé  comme  venant  des 
environs  de  Colombo  sur  l’île  de  Ccylan. 

Les  autres  espèces  du  continent  indien,  que  je 
possède  sont: 

Heterocerus  gracilis,  un  peu  plus  court  que  le  pré- 


26 


cèdent,  d’une  couleur  testacée  plus  roussâtre  et  très 
remarquable  par  son  corselet  entièrement  obscur,  sans 
côtés  latéraux  clairs;  la  tache  palmée  sur  la  suture  y 
est  plus  dilatée,  occupant  toute  la  moitié  antérieure 
des  élytres  jusqu’aux  bords  latéraux,  ne  laissant  de 
testacé  que  deux  petits  points  oblongs  de  chaque  côté. 
Les  jambes  de  devant  sont  garnies  extérieurement 
d’épines  très  longues  d’un  roux  transparent,  qui  bien 
éclairé  prend  une  couleur  dorée  vive.  Les  mandibules 
sont  avancées,  dilatées  à la  base,  la  massue  des  an- 
tennes plus  obscure  que  la  base  qui  est  testacée.  Les 
élytres  présentent  quelques  stries  assez  distinctes. 

Helerocerus  indiens,  d’un  tiers  plus  grand  et  plus 
allongé  que  le  Met.  gracilis,  de  couleur  roussâtre,  ba- 
riolée de  brun  et  recouvert  d’une  pubescence  cendrée 
comme  celui-ci;  mais  le  corselet  est  plus  grand  plus 
transversal,  sensiblement  plus  large  que  les  élytres, 
la  base  de  chaque  côté  obliquement  tronquée  aux 
angles  postérieurs,  et  les  côtés  latéraux  plus  droits, 
plus  parallèles  et  plus  arrondis  antérieurement.  Les 
élytres  sont  plus  allongées,  à stries  plus  follement 
marquées,  les  angles  huméraux  plus  saillants.  Le  des- 
sous du  corps  est  d’un  testacé  roussâtre  uniforme. 

Helerocerus  nigricornis,  encore  plus  allongé  et  un 
peu  plus  grand  que  le  Het.  indiens,  d’une  couleur  tes- 
tacée-cendrée  roussâtre  uniforme,  sans  taches  distinctes; 
mais  quand  on  humecte  un  peu  l’insecte,  on  en  voit 
quelques  vestiges  de  couleur  testacée  le  long  du  milieu 
de  chaque  élytre.  La  tète  est  moins  large  que  chez 
les  espèces  décrites,  les  yeux  plus  petits,  noirs,  ainsi 
que  la  massue  des  antennes.  Le  corselet  est  trans- 
versal, mais  moins  grand  que  chez  le  Het.  indiens  et 


27 


plus  arrondi  sur  les  côtés.  Les  élytres  aussi  larges 
que  le  corselet,  mais  avec  les  angles  huméraux  assez 
saillants  et  sans  vestiges  de  stries  imprimées.  Les 
épines  aux  jambes  sont  d'un  testacé  blanchâtre,  les 
mandibules  faiblement  dilatées  à la  base.  Des  envi- 
rons de  Calcutta. 

Heterocerus  unicolor,  extrêmement  voisin  du  Het. 
nigricornis,  de  la  même  couleur  uniforme,  mais  un  peu 
plus  grand  et  facile  à reconnaître  par  la  massue  de 
ses  antennes,  testacée  comme  la  base.  — ■ Le  cor- 
selet parait  plus  transversal;  les  élytres  un  peu  plus 
larges  et  plus  courtes,  les  épines  aux  jambes  moins 
longues. 

Balrisiis  spinicollis,  elongatus,  convexiis,  fiisco-testaceus,  ni- 
tidus,  sparsim  pilosiis;  capite  triangiilari,  poslice  utrinque  gib- 
boso,  fronle  impresso,  bifoveolato,  ocuUs  miindis,  nigris;  anlen- 
nis  crussimculis , articulk:  ullimo  magno,  apice  oblique  acuminato, 
penuUimis  Iransversis;  thorace  subelongato , allenuato,  poslice  bi- 
spinoso,  dorso  Umgiludinaliler  S-lineato;  ehjltis  grosso-punctatis, 
lineis  subsu turalibus  nullis;  abdomine  suhconvexo,  glabro,  apice 
acuminato,  segmenta  4;o  magno  margmalo.  Long.  1.  — 
lat.  V4  '• 

Une  des  plus  petites  espèces  que  je  connaisse,  rap- 
pellant  un  peu  par  sa  forme  notre  Balr.  venvstus,  mais 
moitié  plus  petite  et  plus  courte,  n’ayant  aucune  ligne 
imprimée  sur  les  élytres,  et  deux  fortes  épines  vers  le 
milieu  de  la  base  du  corselet.  Découverte  par  M. 
Nietner  sur  les  Montagnes  de  Nura  Ellia,  sur  l’île  Ceylan. 

Une  espèce  voisine,  quatre  fois  plus  grande,  pré- 
sente aussi  des  épines  à la  base  du  corselet,  mais 
chez  cette  dernière  il  y a quatre  épines,  dont  deux  à 
la  base  et  les  deux  autres  un  peu  plus  en  avant  sur 
les  côtés  latéraux.  Le  corselet  est  aussi  plus  trans- 


28 


versai  et  plus  en  coeur  postérieurement,  et  les  élytres 
étant  f>labre8,  présentent  de  chaque  côté  de  la  suture 
une  forte  ligne  im[)riinée,  et  une  autre  raccourcie  près 
de  chaque  côté  de  la  base.  Il  vient  du  continent  des 
Indes  orientales,  et  je  l’ai  nommé  Balr.  spùiosns. 

l)ii'o|)fnis  eeylonicus,  clongatus,  subconvexus,  ylaber,  niti- 
dua,  castanem,  oadis  nigris,  anlennarum  arliculu  1:o  dilulalo 
apice  extus  in  dente  prodiUo;  capite  Iriangulari  froide  bifuveo- 
luto;  lliorace  orbiculato  utringue  nnifoveolato;  elytris  subguadra- 
tis  postice  subdilatalis,  linea  subsidnrali  nulla;  abdomine  convexo, 
segmenio  I:ü  mngno.  Loiig.  I.  — I. 

Autre  découverte  de  M.  Nietner,  dans  les  mon- 
tagnes Nura  Ellia  de  l’île  Ceylan. 

Ce  nouveau  genre  constitue  un  passage  de  nos 
Bythinus,  dont  il  a les  antennes  et  les  palpes  aux  Ba- 
trisus  aux  quels  il  ressemble  par  son  corps;  mais  il 
se  distingue  des  uns  et  des  autres  par  la  grandeur 
du  l:ièr  segment  abdominal  qui  rapelle  les  Pselaphus. 
— Los  parties  de  la  bouche  le  rap|)rochent  beaucoup 
de  mon  Tribalus  llioracicus,  décrit  et  figuré  dans  les 
Nouv.  Mémoires  de  la  Soc.  lmp.  des  Naturalistes  de 
Moscou.  T.  V.  p.  415  Tab.  XVI  lig.  c.,  mais  ce  der- 
nier en  diffère;  par  un  corps  plus  applati,  une  ligne 
imprimée  longitudinale  de  chaque  côté  de  la  suture 
des  élytres,  et  le  premier  article  des  antennes  simple 
et  non  élargi;  le  genre  Arlhmius  de  M.  Le  Conte  a 
également  quelque  analogie  avec  mon  genre  Dirop- 
trus,  surtout  par  la  massue  des  antennes  composée 
de  deux  articles,  dont  le  dernier  est  presque  trois 
fois  plus  long  et  plus  grand  que  l’avant-dernier,  qui 
est  transversal,  ainsi  que  les  trois  précédents;  le  corps 
des  Diroptrus  est  plus  large,  surtout  à l’abdomen,  où 


29 


le  l;ièr  segment  est  presqu’aussi  long  que  les  élytres 
et  nullement  atténué  en  arrière,  le  corselet  plus  orbi- 
culaire,  et  le  l;ièr  article  des  antennes  transversal  et 
élargi  en  dent  extérieure  vers  l’extrémité.  — Enfin  mon 
genre  Plagiophorus  se  distingue  des  Diroplrus,  par  son 
corps  plus  bombé,  plus  court,  très  fortement  ponctué, 
et  la  singulière  structure  des  antennes  en  marteau,  chez 
le  mâle(?). 

Eiiniicrus  crassicoriiis,  elongatus,  uvatns,  nilidus,  rufo-cas- 
taneus,  testaceo-piibescens;  thurace  ubiongoy  antice  angustalo, 
mm-ginalo;  elglris  ovalis,  ad  hamevos  vlrhujue  subinipressis;  an- 
lennis  apice  inrxassatis,  clava  qaadnarliadala,  serruta,  arlicu- 
lis  tribus,  pemdtimis  IranSLiersis , ultimo  ovato  apice  acuminato. 
Long.  7g  I.  — liit.  Va  1. 

11  a la  plus  grande  analogie  avec  notre  Eum. 
Hellwigii,  par  la  taille  et  les  couleurs,  mais  son  corse- 
let et  les  élytres  sont  plus  élargis  au  milieu,  et  ses 
antennes  plus  courtes,  plus  fortes,  avec  une  massue 
un  peu  en  scie  et  composée  de  quatre  articles,  le  di- 
stinguent facilement.  De  l’île  de  Ceylan,  où  M.  Nietner 
l’a  pris  sur  les  montagnes  de  Nura  Ellia. 

Les  Etm.  longicornis  rn.,  obtusus  m.  et  sericeicollis 
m.,  qui  viennent  du  continent  indien,  sont  tous  plus 
petits;  — tandis  que  P Eum.  Zimmermanni  Schaum,  de 
l’Am.  sept.,  présentant  la  môme  taille,  est  plus  allongé. 

Scydniaenus  latipennis,  ovatus,  nilidus,  caslaneus,  longis- 
sime  teslaceo-villosus;  capite  minuto,  oblongo;  froide  sulcato, 
anlennis  capite  panlo  longioribus,  crassiuaculis,  clava  quadriar- 
ticulata,  articulis  Iransversis,  ulliino  subquadralo  apice  rotun- 
dalo;  thorace  conico,  basi  S-foveoloto , utrinque  sinuato,  angulis 
posticis  fere  redis;  scutellu  triangvlari;  ebjtris  punctalis,  nva- 
tis,  medio  dilalalis,  apice  atlcnualis,  sutura  subelevala,  pedibns 
validis,  fcmoribus  setosis,  tibiis  anlicis  clavalis.  Long.  % L — 
lat.  Vs  L 


30 


Celle  espèce  esl  remarquable  par  ses  élylres 
brusquemenl  élargies  dans  leur  milieu,  où  elles  alteignent 
le  double  de  la  largeur  du  corselel  à sa  base,  de 
sorle  que  ce  dernier,  la  lôle  et  les  antennes  paraissent 
proportionellement  plus  petits  et  plus  courts  que  chez 
les  autres  espèces  du  genre. 

Une  autre  espèce  à corselet  conique,  le  Scydmae- 
nus  procer  de  Colombie,  est  la  plus  grande  du  genre, 
ayant  environ  1%  1.  de  longeur.  Par  sa  forme  elle 
est  voisine  du  Scyd.  Motschulskyi  Schmidt,  mais  avec 
les  antennes  aussi  longues  que  tout  le  corps,  et  dont 
les  cinq  derniers  articles  sont  un  peu  élargis  et  plus  courts 
que  les  précédents.  La  tête  a une  impression  carrée 
en  avant  et  le  corselet  une  transversale  près  de  la 
base.  Les  élylres  sont  pointillées  et  recouvertes  de 
poils  épais  et  relevés. 

Une  troisième  espèce  de  l’île  de  Ceylan,  ressemble 
extrêmement  à notre  Scydm.  Godartii,  mais  elle  esl 
un  peu  plus  grande,  a le  corselet  plus  étroit,  la  massue 
des  antennes  plus  large,  plus  forte  et  composée  de 
quatre  articles,  dont  les  trois  premiers  transversaux 
et  un  peu  en  scie  extérieurement,  et  le  dernier  grand 
et  ovalaire.  Tout  le  corps  est  couvert  de  poils  testa- 
cés  assez  longs  et  peu  serrés.  Je  l’ai  nommé  Scyd. 
Nietneri. 

Une  quatrième  espèce  de  la  môme  localité  que 
le  précédent,  est  mon  Scyd.  brunnipennis , qui  présente 
la  forme  du  S.  Welterhalli  Gyll,  mais  qui  est  quatre 
fois  plus  petit,  de  couleur  brun-chôtin,  à l’exception 
des  élytres,  qui  sont  roussûtres.  La  base  des  antennes 
et  les  pattes  sont  testacées;  la  massue  noire  est  com- 
posée de  trois  articles.  Le  corselet  et  le  corps  sont 


31 


recouverts  de  poils  cendrés  peu  serrés;  le  premier  est 
conique,  avec  une  impression  et  deux  fovéoles  à la  base. 

ScydDiacuus  cyrtocerus,  elongatus,  nilidus  fulvo-leslaceus, 
pilis  teslaceis  sparsim  adspersm;  capite  oblongo,  supî'n  anlennas 
bihtberculato , lus  in  medio  curvalis,  clavn  quadriarticulala,  ar- 
ticulis  3,  4,  6 ^ 7 sublransversis,  conicis,  1^2  elongatis  S:o 
subarcnato;  thorace  ehmgalo-ovato , antice  angustato,  angulis  pos- 
licis  redis;  sculello  triaugulari;  elgtris  elongalo-ovatis , thorace 
sublatiuribus , apice  subrolundalis,  humeris  vix  prominulis;  pedi- 
bus  graciUs,  fmnoribus  clamüs.  Long.  % I.  — lat.  I. 

Par  sa  forme  allongée,  un  peu  convexe  et  ar- 
rondie, il  rapelle  notre  Eumicnis  rvfus,  dont  il  a aussi 
la  taille  et  les  couleurs,  mais  il  est  plus  luisant  et  il  pré- 
sente les  palpes  maxillaires  de  quatre  articles  distincts, 
les  élytres  sont  plus  allongées  et  presque  sans  pubes- 
cence et  les  antennes  courbées  au  milieu  presqu’en  angle 
droit,  ce  qui  est  produit  par  les  5:ième,  6:ième  et  7;ième 
articles,  qui  sont  un  peu  courbés  en  dedans,  mais  qui 
ne  sont  nullement  plus  larges  ou  dilatés  comme  ça  a 
lieu  chez  le  Sc.  gracilis,  le  Conte,  de  la  Californie,  qui 
présente  une  forme  voisine  et  près  duquel  l’espèce 
décrite  doit  prendre  place.  Des  montagnes  Nura  Ellia 
sur  nie  de  Ceylan,  trouvé  par  M:r  Nietner. 

Une  autre  espèce  ressemblant  encore  plus  au 
Sc.  gradlls,  par  sa  forme,  sa  couleur  et  sa  taille,  se 
trouve  dans  les  mêmes  localités  que  le  Sc.  cyrtocerus 
et  s’en  distingue:  par  les  élytres  plus  allongées,  moins 
convexes,  un  corselet  velu  et  imprimé  transversalement 
à la  base;  par  des  cuisses  et  des  jambes  plus  courtes 
et  enfin  parj  les  antennes  droites  brusquement  termi- 
nées par  une  grosse  massue  de  trois  articles,  dont 
celui  du  milieu  fortement  élargi,  le  dernier  ovalaire 
et  à peine  plus  long  que  l’avant-dernier;  le  2:ième 


32 


article  de  l’antenne  est  allongé,  mais  un  peu  plus  court 
que  le  l:ièr,  les  suivants  sont  plus  étroits  et  carrés. 
Je  l’ai  nommé  Sc.  Irinodis. 

Ccpheiiiiiiim  hrcviusculiiin,  brevüer  ovatum,  suhgibbosum , 
panclulalum,  fiiluo-testaceum,  longissme  tpstaceo-pilmum;  r,apüe 
oblongo,  in  Itiorace  occuUo,  ocuUs  nigris,  ante  unis  longiludine 
corjmris  paulo  breciuribus,  anlice  incrassatis,  dam  magna,  ar- 
tiailis:  ullimo  ovalo,  duobus  pennllimis  snblransvtrsis;  thorace 
qiiadralo,  ad  basin  bisinuato,  siibreflexo,  utrinque  foveoluto, 
a7igulis  poslicis  aculis,  prominnlis;  scutello  h-inngnluri;  elylris 
fere  Ihoracis  basi  latitudine  et  paulo  longiorihns,  postice  votim- 
dato-altcnuatis , basi  utrinque  bifoveolatis.  Long,  '/j  I.  — lut.  Vi  1. 

Cet  intéressant  Cephennium  se  distingue  de  nos 
espèces  d’Europe  par  sa  tonne  raccourcie,  se  rappro- 
chant beaucoup  par  sa  couleur  de  mon  Ceph.  latum 
de  la  Carniole,  que  j’ai  décrit  dans  le  Bul.  de  Mosc. 
1851  (lettre  |).  9)  et  que  M:r  le  l):r  Scliaum  vient  de 
trouver  en  Toscane.  — Il  vient  des  montagnes  Nura 
Ellia  sur  l’île  Ceylan  et  m’a  été  envoyé  par  M.  Nietner. 

Acralricliis  «ricntalis,  lata,  sttbconveœa,  postice  attcnuuta, 
nitida,  brevissime  pubescens,  idgra;  elylris  infascalis,  ore,  pal- 
pis,  antennanm  basi  pedibusque  rufo-testaceis;  capite  Irkutgu- 
lari,  anknnis  arliculo  uitmo  breviter  ovalo;  thorace  transverso, 
fere  glabro,  anlice  atlenuato,  arcuuto,  basi  sinualo,  angidis  pos- 
ticis  productis,  aculis,  l'afescenlibus;  scutello  magno,  triangnlari 
punctato;  elytris  thorace  vix  angvslioribiis,  quadratis,  pttnchda- 
tis,  postice  subatlenualis,  upice  utrinque  rotundatis;  cojpore  S7<b- 
tus  punctato.  Long.  Va  I.  — lai.  '/j  1. 

Taille  de  notre  Acr.  atomaria  De  Geer,  mais  moins 
parallèle,  avec  le  corselet  moins  transversal,  moins 
arqué  sur  les  côtés,  et  les  angles  postérieurs  plus  sail- 
lants; l'extrémité  des  élylres  plus  arrondie  vers  les  cô- 
tés et  la  ponctuation  moins  forte.  Trouvée  par  M. 
Nietner  sur  les  montagnes  de  Nura-Ellia  à Ceylan. 


Une  seconde  espèce  des  mômes  localités,  parait 
un  peu  plus  allongée  et  d’un  noir  uniforme  sur  les 
élytres;  les  cuisses  postérieures  sont  un  peu  rembrunies 
et  les  angles  du  corselet  plus  courts;  les  antennes 
moins  longues,  avec  le  dernier  article  plus  ovalaire. 
Je  l’ai  nommée  Acr.  ceylonica. 

Une  troisième  es[)èce  voisine,  aussi  du  même  pays, 
est  ma  Acr.  trapeziformis.  Elle  est  plus  grande  et  plus 
convexe,  que  les  espèces  précédentes;  à peu-près  de 
la  taille  de  notre  Acr.  grandicollis , mais  beaucoup  plus 
large  et  fortement  atténuée  postérieurement,  ce  qui  lui 
donne  la  forme  d’un  trapèze.  Le  corselet  est  distincte- 
ment ponctué  vers  la  base,  un  peu  transversal,  atté- 
nué vers  la  tête,  avec  les  côtés  presque  droits,  quand 
on  le  regarde  de  face  et  les  angles  postérieurs  aigus 
mais  moins  saillants  que  chez  la  grandicollis.  L’écus- 
son est  triangulaire  et  fortement  ponctué.  Les  élytres 
sont  de  la  largeur  du  corselet,  fortement  atténuées  et 
tronquées  à l’extrémité,  leur  ponctuation  est  plus  dis- 
tincte que  chez  les  espèces  |)récédentes  et  aussi  forte 
que  sur  l’écusson.  Les  couleurs  sont  comme  chez 
l'Acr.  orientalis. 

« 

Phalarrus  riibidii»,  breviter  omtus,  conveœiusculns , nitidvs, 
rubido-fernujinevs,  elytrorim  sutura  ocidisqtte  infuscalis,  pedi- 
b'us  pallidis;  elytris  sublilissime  slrialis,  stria  ad  suturum  distiuclu, 
interstiliis  leviter  sefriuiim  punctalis.  Long.  % h — b'I-  ‘/a  '• 

Sa  couleur  d’un  chatain  rougeâtre  et  sa  forme 
plus  atténuée  vers  l’extrémité  des  élytres,  le  distin- 
guent facilement  de  nos  espèces  d’Europe,  tandis  que 
des  espèces  Indiennes  à couleurs  plus  ou  moins  tes- 
tacées  et  roussâtres  il  diffère  par  la  ponctuation  dans 
les  intervalles  des  stries.  Ceylan.  Ces  espèces  sont: 

3 


34 


Phalacnis  feslivm,  plus  arrondi,  plus  convexe  et 
d’un  tiers  plus  grand  que  le  Ph.  rubidus;  de  couleur 
lestacé  roussâtre,  avec  le  front,  une  tache  transversale 
sur  le  milieu  du  corselet,  la  base  des  élytres,  la  su- 
ture; à l’exception  de  la  partie  près  de  l’écusson  et 
une  marge  raccourcie  près  des  côtés  latéraux,  plus  ou 
moins  l•embl■unics;  ces  teintes  foncées  s’éffacent  entière- 
ment vers  l'extrémité  des  élytres.  Pattes  et  antennes 
sont  plus  claires  que  le  reste  du  corps,  ces  dernières 
ont  une  massue  plus  allongée  que  les  autres  espèces 
du  genre,  surtout  l’article  apical  qui  est  aussi  long 
que  les  deux  précédents  réunis,  qui  ont  une  forme 
en  scie  assez  distincte.  Le  corselet  et  les  élytres  pa- 
raissent glabres,  mais  avec  une  forte  loupe  on  dis- 
tingue sur  les  dei  nicres,  de  chaque  côté  de  la  suture, 
une  strie  raccourcie  et  les  vestiges  de  quelques  auties 
vers  les  côtés  latéraux,  avec  les  intervalles  irrégulière- 
ment pointillés.  Le  dernier  article  des  palpes  ma- 
xillaires est  très  long  et  un  peu  cylindrique. 

Phalacrus  indus,  très  voisin  de  notre  Phal.  corru- 
scus,  dont  il  a la  couleur  et  dont  il  atteint  presque  la 
taille,  mais  proportionellement  plus  court,  avec  les  an- 
tennes d’un  brun  roussâtre  et  une  massue  plus  courte, 
ovalaire.  Le  corselet  parait  un  peu  plus  atténué  vers 
la  tète,  moins  arqué  sur  les  côtés  et  les  angles  posté- 
rieurs plus  saillants.  Les  élytres  sont  striées  comme 
chez  notre  espèce,  mais  les  intervalles  plus  distincte- 
ment ponctués,  la  strie  subsuturale  au  contraire  moins 
imprimée.  Les  tarses  sont  brunâtres. 

Phalacrus  rufilarsis,  forme,  taille  et  couleurs  très 
voisines  de  notre  Phal.  suhstriatus,  mais  distinct  par  ses 
pattes  de  devant,  ses  tarses,  ses  palpes  et  ses  an- 


35 


lennes  d’un  testacé  roussâtre.  Les  stries  sur  les  ély- 
tres  sont  à peine  visibles,  la  ponctuation  clans  les  in- 
tervalles plus  distincte.  Des  montagnes  de  Nura-Ellia 
sur  l’île  de  Ceylan. 

Phalacnts  hnmneus,  de  la  forme  de  notre  Ph.  cor- 
ruscus,  mais  un  peu  plus  court  et  quatre  fois  plus  pe- 
tit. La  couleur  générale  est  un  brun  foncé  roussâtre 
luisant,  avec  le  dessous  du  corps,  les  antennes,  les 
palpes  et  les  pattes  de  teinte  testacée.  Les  stries  sur 
les  élytres  sont  à peine  visibles,  la  ponctuation  dans  les 
intervalles  nulle,  la  strie  subsuturale  manque. 

Auîfasniiis  li^aliis,  hrevUer  ovulus,  convexiis,  nUidissimus, 
supra  livide-teslaceus,  sublus  infuscalus;  ebjtris  luwda  cotmmmi 
ad  sviuram  maculisqtie  medio  nkjris;  rapite  tra7isverso,  oaïUs 
tiigris;  unteimis  clavatis,  clavu  subserrala,  arlicnlo  ultimo  oblique 
tnmcalo;  thoruce  Irausverso,  mpunctalo,  anlice  arcuatim  atte- 
nualo,  basi  ulrinque  sinualo,  aiigulis  jioslicis  uculis;  scutello  mi- 
nuto  trianguUai;  elylns  regulariler  pvuclalü-stnatis , slria  sulu- 
ruli  postice  impunctata,  impressa;  palpis  maxil.  urliculo  rdtimo 
maguo,  elongalo-ovato.  Long.  11.  — lat.  % 1- 

Forme  de  notre  Phalacnts  substriatis,  mais  un  peu 
plus  grand,  d’un  testacé  livide  clair,  et  marqué  sur  le 
milieu  de  chacjuc  élytre  d’une  tache  triangulaire  noire, 
qui  est  suivie  plus  bas  d’une  lunule  de  la  même  cou- 
leur placée  transversalement  sur  la  suture.  Du  conti- 
nent indien. 

J’ai  séparé  ce  genre  des  autres  Phalacndes  à 
cause  des  mandibules  très  développées  dans  l’un  des 
sexes,  la  grandeur  du  dernier  article  des  palpes  ma- 
xillaires et  des  stries  très  distinctement  ponctuées,  mais 
nullement  enfoncées  sur  les  élytres  et  dont  la  4:ième 
et  la  5:ième  sont  effacées  et  oblitérées  vers  la  base 
de  ces  dernières.  Ce  genre  présente  au  premier 


abord  quelques  ressemblances  avec  le  Stereus  de  Ma- 
dère, décrit  par  M.  Wollaston  dans  son  Calai,  of  the 
Col.  1ns.  of  Madeira  1855  p.  148,  mais  la  forme  des 
tarses  est  tout-à-fait  dilfércnte,  et  motive  la  place  de 
l’im  dans  les  Plialacrides  et  de  l’autre  dans  les  Ani- 
sotomides.  Le  nom  de  Stereus  ne  peut  du  reste  être 
conservé,  parcequ’il  y a déjà  un  genre  Sthereus  parmi 
les  Curculionites,  que  j’ai  décrit  dans  le  Bull,  de  Mo- 
scou 1845  N.  61. 

Les  autres  espèces  indiennes  de  ce  genre,  dans 
ma  collection,  sont: 

Augasmus  sinualus,  de  la  forme  de  l’Aug.  ligatus, 
mais  de  moitié  plus  petit  et  de  couleur  plus  roiissûtre. 
Au  lieu  de  la  lunule  suturale,  la  tache  noirâtre  du 
milieu  de  chaque  élytre  se  prolonge  ici  en  arc  sinué 
vers  les  côtés  latéraux,  longe  ceux-ci  jusqu’audevant  dos 
angles  huméraux  et  se  dilate  ensuite  sur  toute  la  base 
des  élytres  ju.squ’à  l’écusson  qui  reste  te.stacé;  la  face 
interne  de  celte  lunule  est  un  peu  sinuée.  Le  des- 
sous du  corps  et  le  milieu  du  corselet  sont  brunâtres. 
Le  dernier  article  des  antennes  est  ovalaire  et  sen- 
siblement plus  long  que  l’avant  dernier. 

Augcwnns  teMacem,  forme  de  notre  Olihr.  cortica- 
lis,  mais  quatre  fois  plus  petit;  de  couleur  testacée 
claire,  sans  taches;  le  dessous  du  corps  un  peu  plus 
obscur  que  le  dessus;  yeux  noirs.  Les  stries  ponc- 
tuées sur  les  élytres  peu  distinctes  et  celles  du  milieu 
entièrement  effacées.  Dans  l’un  des  sexes,  les  man- 
dibules sont  avancées,  unidentées  vers  l’extrémité. 

Angasmas  mandihularis , d’un  quart  plus  petit  et 
proportionellment  plus  court  que  notre  Phal.  corruscus; 
noir,  avec  les  pattes,  les  antennes,  les  palpes  et  les 


37 


niandibules  d’un  roux  brunâtre;  dans  Tua  des  sexes 
(!}?),  ces  dernières  sont  grandes,  allongées,  étroites, 
avancées  et  unidentées  vers  leur  extrémité.  Les  angles 
postérieurs  du  corselet  sont  moins  saillants;  les  stries 
sur  les  élytres  moins  marquées,  et  la  ponctuation  gé- 
néralement plus  fine,  moins  serrée  et  disposée  ré- 
gulièrement en  lignes.  — Une  des  intéressantes  décou- 
vertes de  M.  Nietner  sur  les  montagnes  de  Nura-Ellia 
de  l’île  de  Ceylan. 

Olibriis  rufescms,  elomjato-ovatus,  poslice  altenuatus,  con- 
vexiis,  glabraJus,  nüidus,  fulmis,  antenms  pedibvsque  teskiceis; 
(jadis  nigris;  Ihorace  transverso,  angulis  posticis  subaadis;  sai- 
lello  triangidari;  ehjlris  snbatlenuaiis,  subliUssime  strialis,  in- 
terslüiis  seriatim  punclalis,  stria  subsnlurali  dislincta;  corpore 
subtus  femoribusque  lestaceo-pubescenlibus,  antennarum  clava 
elongata,  arliailo  idlimo  conicu,  precedente  paulo  longiore.  Long. 
% 1.  - lal.  % I. 

Forme  allongée,  atténuée  de  notre  01.  liquidus, 
mais  deux  fois  plus  petit  et  d’une  couleur  rousse  bru- 
nâtre. — Des  montagnes  de  Nura-Ellia  sur  l’île  Ceylan, 
découverte  de  M.  Nietner. 

Les  autres  espèces  indiennes  dans  ma  collection, 

sont: 

Olihrus  bivulnerus,  très  voisin  du  précèdent,  mais 
un  peu  plus  grand,  surtout  plus  large  et  plus  ovalaire 
postérieurement,  avec  l’extrémité  des  élytres  marquée 
latéralement  de  chaque  côté  d’une  teinte  testacée  peu 
déterminée.  La  ponctuation  des  élytres  est  plus  forte 
et  moins  régulière.  Le  reste  comme  chez  l’Ol.  rufescms. 

Olihrus  albomamlatus , de  la  forme  raccourcie  et 
ovalaire  de  notre  01.  geminus,  dont  il  a aussi  les  cou- 
leurs, à l’exception  de  la  tache  apicale  qui  est  plus 
déterminée,  plus  blanchâtre  et  rétrécie  en  angle  sur 


38 


la  suture.  Les  stries  ponctuées  sur  les  élytrcs  sont 
extrêmement  fines  et  peu  visibles,  môme  avec  une 
forte  loupe  La  massue  des  antennes  est  plus  courte, 
plus  ovalaire,  le  dernier  article  plus  obtus.  La  taille 
est  presque  quatre  Ibis  plus  petite. 

Olibrus  Iransparens,  forme,  taille  et  couleur  géné- 
rale du  précédent,  mais  avec  la  partie  postérieure  des 
élytres  transparente,  et  une  tache  testacée  oblique  plus 
ou  moins  dilatée  sur  le  milieu  de  chacune,  de  sorte 
qu’il  n’y  reste  de  brun  qu’autour  de  l’écusson,  le  long 
de  la  base  des  élytrcs  et  sur  la  partie  antérieure  des 
côtés  latéraux.  La  massue  des  antennes  parait  plus 
allongée,  le  dernier  article  plus  acuminée.  On  n’y 
aperçoit  aucune  trace  de  stries  ou  de  ponctuation  sur 
les  élytres  à l’exception  de  la  strie  subsuturale. 

Olibrus  brunnescens,  très  voisin  de  notre  01.  picms, 
mais  moitié  plus  petit  et  de  couleur  plus  roussâtre; 
le  marge  postérieure  du  corselet  et  les  côtés  latéraux, 
les  pattes  et  les  antennes  sont  plus  tcstacécs;  yeux 
noirs.  Stries  et  ponctuation  sur  les  élytres  à peine 
marquées,  la  strie  subsuturale  distincte  jusqu’au  milieu 
de  chaque  élytre.  Des  montagnes  de  Nura-Ellia  sur 
l’ile  de  Ceylan. 

Olibrus  rufo-piceus,  à peine  plus  grand  que  l’O/. 
pygmaeus  Sturm,  mais  proportionellement  plus  large, 
rappelant  un  peu  la  forme  des  Phalucrus.  Couleur  gé- 
nérale d'un  brun  noirâtre,  plus  roux  sur  le  corselet 
et  la  base  des  élytres.  Antennes,  palpes,  pattes  et 
dessous  du  corps  d’un  testacé  roussâtre.  Les  stries 
sur  les  élytres,  fines,  mais  distinctes,  tandis  que  la 
ponctuation  dans  les  intervalles  n’est  pas  visible. 


39 


Olibrus  pallidulus,  à peu  près  de  la  forme  allon- 
gée de  VOL  rufescens,  mais  d’un  tiers  plus  petit  et  de 
couleur  plus  testacée  uniforme;  yeux  noirs.  Corselet 
un  peu  moins  transversal,  élytres  un  peu  plus  longues, 
ponctuation  plus  grossière,  disposée  en  lignes,  strie 
suhsuturale  bien  maiapiée.  A l’exception  de  YOlibr.  mi- 
nimus  Motsch.,  de  France,  c’est  la  plus  petite  espèce 
connue,  qui  vient  des  montagnes  de  Nura-Ellia  sur 
l’îlc  dn  Ceylan. 

Colastus  plafçiatipeniiis,  ovatus,  valde  depressus,  subtiliter 
punctulatus,  (jlaber,  nitidus,  plus  minusve  7ngro-fuscus  ; thoracis 
marginis,  elytronm  macula  Iriangnlari  media  ad  snturam,  ati- 
tennarum  basi,  ore,  corpore  subtus  pcdibusqtic  testaccis;  anten- 
narum  clava  oculisque  nigris;  thorace  transverso,  basi  trisinuato, 
latcribus  vix  arcuutis,  marginatis,  ungulis  posticis  fere  redis, 
prommulis;  elylris  thoracis  lalitudine  aequalibus,  qnadrntis,  po- 
stice  atténua tis,  lateribus  arcuutis;  apice  utrinque  rotundatis. 
Long.  11.  — lat.  Va  !• 

Une  des  plus  petites  espèces  de  ce  genre,  à peine 
de  la  moitié  de  la  taille  du  Col.  posticus  Er.,  auquel 
elle  ressemble,  mais  sa  forme  plus  allongée  et  une 
couleur  plus  brunâtre  sur  la  tête,  le  corselet  et  l’ab- 
donien,  ainsi  que  l’emplacement  des  grandes  taches 
testacées  plus  rapprochées  du  milieu  de  chaque  ôlytre, 
la  font  de  suite  distinguer.  — Recueilli  par  M.  Nietner 
sur  les  montagnes  de  Nura-Ellia,  sur  l’île  Ceylan. 

Une  autre  espèce  très  voisine,  mais  un  peu  plus 
grande,  habite  le  continent  indien,  et  se  distingue  prin- 
cipalen)ent  par  une  ponctuation  plus  fortement  mar- 
quée, surtout  sur  le  corselet,  par  les  taches  testacées 
sur  les  élytres,  qui  sont  moins  déterminées  et  plus 
élargies,  et  par  la  massue  des  anUmnes  moins  foncée. 
Je  l’ai  nommée  Col.  dilulus. 


40 


Carpophlliis  loiiffipennis,  subquadratus , brevis.  subconveocus , 
crebre  ruqoso-pmidalus,  vix  nitidus,  supra  nigro-piceus , subtus 
dilulior,  aiUennarum  basi,  palpis  tarsisque  rufo-leslaceis;  Ihorace 
transverso,  marginato,  antice  angustato;  elgtris  rugosis,  rugis 
fm'e  striatim  dispositis,  apice  ulrinque  arcuatim  valde  rotundato; 
abdomine  seguimto  unn  libero.  Long.  IY4  I.  — lot.  ’/*  1- 

Par  sa  Forme  large  et  raccourcie,  voisin  du  Me- 
ligelhes  rufipes  L.  [hmbaris  Er.),  mais  très  dilTérenl  par 
la  ponctuation  très  grosse  et  rugueuse  sur  le  dessus  du 
corps,  par  les  élytres  |)Ius  raccourcies  et  arrondies  cha- 
cune presqu’en  demi-cercle,  par  les  tarses  antérieurs  très 
dilatés  et  velus  d’un  long  poil  roussAtre,  les  pattes 
plus  brunâtres  &c.  C’est  la  seule  espèce  du  genre 
dont  les  élytres  recouvrent  presque  tout  l’abdomen, 
ne  laissant  libre  que  le  l:ier  segment  et  la  marge 
extérieure  du  second.  — Des  Indes  orientales,  où  elle 
parait  être  fortement  répandue,  vû  que  j’en  possède 
des  exemplaires  de  Birma  et  de  l’île  Ceylan. 

Espèces,  chez  les  quelles  les  deux  derniers  segments 
do  l’abdomen  sont  à découvert,  et  qui  parconséquent  ont 
une  forme  allongée;  l’Inde  orientale  en  présente  plu- 
sieurs nouvelles: 

Carpohüus  marginelhis , de  la  longueur  du  C.  longi- 
pennis,  mais  sensiblement  plus  étroit  et  généralement 
plus  robuste,  plus  épais,  la  couleur  est  plus  brunâtre, 
surtout  vers  les  ccMés  du  corselet  et  des  élytres,  qui 
sont  souvent  roussâtres,  et  cette  couleur  se  |)rolonge 
quelquefois  sur  la  base  jusqu’à  l’écusson.  Le  dessous 
du  corps,  les  pattes,  les  mandibules,  les  palpes  et  la 
base  des  antennes  sont  d’un  testacé  roussâtre.  Les 
élytres  foi  ment  un  carré,  tronqué  en  angle  vers  la 
suture,  la  ponctuation  est  forte,  irrégulière  et  égale- 


41 


ment  serrée  sur  tout  le  corps.  Le  corselet  presque 
carré,  à côtés  peu  arqués,  angles  antérieurs  arrondis, 
les  postérieurs  droits. 

Carpophilns  eribellatus,  taille,  forme  et  couleurs  du 
C.  marginellus , mais  à bords  unicolores  bruns,  comme 
le  reste  du  corps.  Les  élytrcs  sont  plus  courtes,  for- 
mant ensemble  un  carré  transversal,  la  ponctuation  y 
est  plus  serrée  que  sur  le  corselet  et  la  couleur  moins 
luisante,  presque  opaque.  Le  corselet  parait  un  peu 
plus  court  et  plus  atténué  antérieurement  que  chez  le 
marginellus. 

Carpophilus  sericeus,  un  peu  plus  grand  et  plus 
applati,  que  le  C.  marginellus,  auquel  il  ressemble  par 
la  forme,  mais  toute  la  surface  est  couverte  d’une 
longue  pubescence  soyeuse,  grisâtre,  peu  serrée.  La 
ponctuation  des  élytres  et  du  dessus  de  rabdomen  est 
moins  forte  que  celle  du  corselet.  La  couleur  est  un 
peu  plus  claire  que  chez  le  C.  eribellatus,  et  la  massue 
des  antennes  pins  arrondie  et  noirâtre. 

Carpophilus  slrigipennis,  très  voisin  du  C.  cribella- 
tus,  mais  d’un  tiers  [)lus  petit  et  d’un  brun  presque 
noir  opaque,  et  velouté.  La  ponctuation  est  plus  ser- 
rée, surtout  sur  les  élytres,  où  elle  devient  strigu- 
leuse;  ces  dernières  sont  aussi  un  peu  plus  allongées 
et  plus  atténuées  postérieurement.  Les  cuisses  sont 
plus  noirâtres,  quelquefois  entièrement  noires. 

Carpophilus  pilosellus,  une  des  plus  petites  et  des 
espèces  les  plus  allongées  du  genre,  qui  est  moitié 
plus  étroite  que  le  C.  hemipterus  L.  ; présentant  en  petit 
la  forme  du  C.  eribellatus,  mais  de  couleur  plus  claire 
et  couverte  sur  tout  le  corps  d’une  pubescence  longue 


42 


et  grisâtre.  La  ponctuation  est  moins  serrée,  les  ély- 
tres  et  l’abdomen  plus  longs  et  plus  atténués. 

Ëroumorphus  fulvipcs,  nhlnngus,  depressm,  poslice  ntlenuatus, 
subliliter  punclatus,  subnitidus,  niger,  mandibidis,  palpis  pedi- 
busque  fidvo-teslaceùi:  thorace  trnmverso,  lateribus  arcualis,mar- 
ginalis,  unyulis  poslicis  fere  redis,  vix  promimdis;  ebjtris  thora- 
cis  laliludine,  quadrutis,  poslice  subatlennatis,  angululim  Irun- 
catis;  abdomine  alienualo,  segrnentis  duobiis  liberis.  Long,  l'/s 

I.  _ lal.  V2-7»  1- 

Deux  fois  plus  petit  que  VEcn.  sexpustulalus  F.  et 
proportioncllement  moins  allongé;  le  corselet  est  moins 
rétréci  posléiieurement,  les  élytres  d’un  tiers  plus 
courtes,  avec  une  ponctuation  plus  fine  et  plus  serrée, 
l’abdomen  plus  sensiblement  atténué.  Le  mâle  pré- 
sente en  dessous  de  l’abdomen,  sur  le  milieu  du 
dernier  segment,  une  échancrure  de  laquelle  sort  un 
prolongement  en  lamelle  en  forme  de  segment  apical 
bien  distinct;  les  tarses  antérieurs  sont  couverts  de 
longs  poils  claviformes.  — Dos  parties  montagneuses 
de  nie  de  Ceylan. 

J’ai  formé  ce  nouveau  genre,  aux  dépens  dos  Car- 
pophilns  allongés  et  déprimés,  tels  (|ue  le  C.  sexpustu- 
latus  F.,  qui  entr’autres  présentent  des  antennes  plus 
allongées  que  les  premiers  à massue  peu  solide,  com- 
posée de  deux  parties  distinctement  séparées,  dont 
l’apicale  renferme  deux  et  la  postérieure  un  seul  ar- 
ticle; chez  les  vrais  Carpophilus  elle  est  formée  par 
quatre  articles  transversaux,  solidement  liés. 

Une  autre  espèce  très  voisine  par  la  forme,  est 
encore  plus  petite,  de  couleur  plus  brunâtre  et  les 
angles  postérieurs  de  son  corselet  sont  un  peu  réflé- 
chis. Peut-être  une  variété  de  la  première  avec  laquelle 
elle  a la  même  patrie.  — Je  l’ai  nommée  Ecn.  fuscu- 


43 


his.  Elle  a la  plus  grande  ressemblance  avec  les  Co- 
lastes,  mais  ne  se  recourbe  pas  après  la  mort,  comme 
c’est  le  cas  chez  les  premiers. 

Une  troisième  espèce  du  continent  indien  est  VEcn. 
bigutlatm  Motsch.,  qui  ressemble  singulièrement  à l’jE'cn. 
sexpusitilatiis,  tant  par  sa  taille  et  sa  forme,  que  par  ses 
couleurs,  mais  s’en  distingue  par  son  corselet  plus 
grand  et  plus  carré,  nullement  arqué  sur  les  côtés  et 
sans  rétrécissement  postérieurs;  la  base  de  l’abdomen 
est  d’un  teslacé  brunôtre,  et  sur  les  élytres  on  ne  voit 
que  la  tache  testacée  du  milieu. 

Porndiiis  subijuadratus,  fere  qrnidratus,  convexus,  pmicta- 
tus,  fulvus,  aeriatim  testaci^o-pilosus;  ocuHs  nigris,  curpore  sub- 
tus infuscnto.  Long.  ^4  1.  — lal.  '/^  I. 

Par  sa  forme  carrée  il  rapelle  un  peu  quelques 
Meligelhes  du  Cap,  mais  d’après  la  construction  des 
pattes  et  les  poils  élevés  placés  en  lignes  sur  les  ély- 
tres, c’est  dans  ce  genre  qu’il  doit  être  placé.  Il 
est  quatre  fois  plus  [)etit  que  notre  P.  fermgineus  F., 
plus  profondément  ponctué  et  plus  épaissement  velu, 
ce  qui  rend  les  stries  sur  les  élytres  très  peu  appa- 
rentes. Le  dessous  du  corps  est  plus  foncé  que  le 
dessus,  et  distinctement  ponctué.  Les  tarses  sont  très 
courts.  — De  Colombo  sur  l'île  Ceylan.  Nietner. 

Une  seconde  espèce  indienne,  pourrait  être  mon 
P.  indiens,  qui  diffère  un  peu  de  ses  congénaires 
par  une  forme  plus  arrondie  et  plus  convexe.  Il  est 
un  peu  plus  grand  que  le  précédent,  très  convexe, 
ponctué,  d’un  testacé  roussâtre  et  recouvert  de  poils 
cendrés,  disposés  en  bandes  longitudinales  régulières 
sur  les  élytres.  Le  corselet  est  transversal  comme  chez 
le  P.  subquadralus,  noais  coupé  en  angle  assez  saillant 


44 


vers  le  milieu  de  sa  base,  à rextrémité  duquel  se 
trouve  un  écusson  tuberculiforme,  très  petit;  les  côtés 
latéraux  sont  assez  largement  réfléchis.  La  massue 
des  antennes  est  grande  et  assez  convexe,  ses  articles 
presque  réunis.  Les  cuisses  sont  fortement  dilatées  au 
milieu,  offrant  une  côte  tranchante  pour  la  réception 
des  jambes,  qui  sont  également  déprimées,  et  très 
fortement  élargies  en  arc  des  deux  cotés,  ce  qui  ra- 
pclle  un  peu  les  pattes  des  Acanlhoderus , seulement 
chez  notre  espèce  elles  sont  convexes  des  deux  côtés. 
Ce  caractère  m’engagea  d’abord  h former  un  genre 
particulier,  sous  le  nom  de  Circopes,  mais  comme  je 
ne  possède  qu’un  seul  exemplaire,  j’ai  cru  mieux  le 
laisser  provisoirement  dans  les  Pocadius. 

Auloiiosonia  Icncbrloldes,  subelomjata,  parallela,  mbdepressa, 
pnnetata,  rufu-testacea;  antennis  monilifoi’mibus  ocidisque  infu- 
scatis;  capite  antice,  convexicusc.ulu,  longiliidinaliler  impresso, 
clypeo  deflexo,  apice  siib-bilobo;  thorace  capitis  latiludine,  subc.- 
longato-quadrato , marçiinalo,  postice  angmlato,  angidis  posticis 
obtusis;  sculello  subquadralo;  elytris  profundc  slriatis,  striis  pun- 
clatis,  sutura  paulo  elevala;  libiis  glabris,  depressis,  apice  angu- 
laliin  dilatalis,  non  spinosis;  larsis  omnibus  quadriarticulalis , art. 
1:o  elongato,  2:o  et  3:o  brevioribus;  corpore  sublus  sparsiin  pun~ 
ctato.  Long.  IY2  1.  — lal.  '/a  !• 

Au  premier  abord,  on  prendrait  ce  nouveau  genre 
de  Colydiens  pour  un  Margus  ou  un  Uypophlaeus,  mais  il 
est  très  différent  par  les  tarses  à quatre  articles  à tontes 
les  pattes,  dont  le  l:ière  article  est  dilaté  vers  la  base 
et  presqu’aussi  long  que  le  4;ième,  qui  a la  longueur 
des  2:ième  et  3:ième  réunis.  Toutes  les  hanches  sont 
assez  largement  séparées,  les  antérieures  par  le  pro- 
sternum, qui  est  applati,  relevé  et  obtusément  tronqué 
postérieurement,  les  intermédiaires  par  le  mesosternum 


45 


enfoncé  au  milieu  et  excavé,  pour  la  réception  d’une 
proéminence  anguleuse  du  metathorax,  qui  est  longi- 
tudinalement imprimé  et  un  peu  excavé  sur  le  milieu 
du  bord  postérieur;  les  hanclies  postérieures  enfin  sont 
séparées  par  une  épine  formée  par  le  premier  segment 
de  l’abdomen,  qui  s’avance  dans  l’excavation  du  mc- 
sosternum.  Les  segments  de  l’abdomen  sont  tous  mo- 
biles et  le  dernier  marqué  d’une  impression  arquée  et 
marginée.  La  partie  intérieure  de  la  tôte  est  fortement 
développée,  et  recouvre  presqu’entièrement  les  parties 
de  la  bouche,  ne  présentant  qu’une  petite  échancrure 
carrée,  pour  laisser  passer  les  mandibules,  qui  sont 
arquées  et  unidenlées;  la  lèvre  supérieure  est  trans- 
versale et  à peine  visible.  — Envoyé  par  M.  Nietner 
de  nie  Ceylan. 

Psaiiiiiiavclius  (riiiiadilatiis,  dongalus,  subdepressus,  nilidus, 
punctatus,  testacens;  (inlennarum  articulis  8—10,  octdis,  ebjlro- 
rum  mueuHs  tribus  cotijunclis  npieeque  nigris;  autennarnm  ar- 
ticnlo  ulliino  acuto  pedibusque  subalbis;  Ihorace  transiXTSo,  po- 
slice  angustnto,  laleribns  arenatis,  amte  sexdenlalis;  scntello  mi- 
nuta, Iriangiduri;  elgtris  Ihorace  valde  latioribus,  aiitice  dilata- 
hs,  postice  arciKdim  altenuatis,  profundius  punctato-striatis;  in- 
terstitiis  mibconvexis,  longissime  sparsim  pHiferis;  corpore  subtus 
nitido,  fere  glubro,  subtilissime  punctulato.  Long,  l'/g  1.  — 
lat.  % I. 

Un  peu  plus  grand,  mais  deux  fois  plus  large  que 
notre  Ps  bipunclatus,  avec  les  deux  taches  noires  sur 
la  partie  postérieure  des  élytres  réunies  en  arc,  ren- 
trant sur  la  suture,  où  s’adosse  une  troisième  tache 
allongée,  qui  va  se  dilater  à l’extrémité.  Les  dents 
sur  les  bords  latéraux  du  corselet  et  la  longue  pubes- 
cence sur  les  élytres,  font  facilement  reconnaitre  celte 


46 


espèce.  Trouvé  par  M.  Nietner  sur  le  montagne  Nura- 
Ellia  à Ccylan. 

Cerylon  orientale,  elongatus,  subovalus,  depressus,  nitidns, 
supra  grosso-punclnlus,  rufo-testuems , ocidis  nigris;  capüe  Iri- 
anguluri,  ure  dilulion;  Ihorace  subquudralo,  anlice  armalim 
subangusluto , basi  utrinque  impresso;  sculello  semilunalo,  irn- 
punchUo;  elylris  grosso-punctatu-striatis , anlice.  Ihoracis  latilu- 
dine,  postice  altenuatis,  corpore  sublus  sparsim,  pectore  grosso- 
punclalo.  Loiii;.  % I.  — lat.  Va  I. 

Par  sa  taille,  sa  couleur  et  sa  forme,  très  voisin 
de  notre  Cer.  dcplanatum,  mais  un  peu  [)lus  court  dans 
toutes  ses  parties,  et  couvert  d’une  ponctuation  plus 
grossière,  surtout  sur  la  poitrine.  Les  impressions 
obliques  de  chaque  côté  de  la  base  du  corselet,  sont 
souvent  très  fortement  marquées.  Découverte  de  M. 
Nietner,  sur  les  montagnes  Nura-Ellia  à l’île  Ceylan. 

Une  autre  espèce  du  continent  indien,  est  beau- 
coup plus  large,  et  se  ra|)procbe  plus  de  la  forme  de 
notre  Cer.  hisleroides,  mais  étant  d’un  tiers  plus  courte, 
elle  présente  un  corselet  carré,  presque  transversal, 
arrondi  aux  angles  antérieurs,  avec  une  profonde  im- 
pression triangulaire,  de  chaque  côté  de  la  base,  et 
une  ponctuation  plus  grossière  et  moins  serrée,  sur- 
tout vers  l’écusson  où  il  parait  presque  lisse;  les  ely- 
tres  sont  courtes  et  atténuées  vers  l’extrémité,  depuis 
la  base  môme,  leurs  stries  sont  plus  distinctement 
ponctuées  et  plus  profondes.  La  couleur  est  rous- 
sâtre,  les  yeux  seuls  sont  noirs.  Je  l’ai  nommée  Cer. 
braminum. 

Ci‘yplo|)h.‘i$;iis  braininiis.  ovalus,  poslice  subdilalalus , densis- 
sime  rugoso-punclalus,  sparsim  pubescens,  nigro-leslaceus , an- 
tennarum  basi,  humeris  pedibusque  dilulioribus , palpis  lestaceis; 
capüe  Iriangidari,  clypeo  supra  anlennas  utrinque  elevato,  re- 


47 


flexo,  labro  subquadrato,  subsinuuto,  textaceo,  oculis  nigris, 
yvominulis;  thorace  sublrcmsveiso , subcomiexo,  lataribus  arcu- 
atis,  siinpliciter  marginutis,  angiilis  poslicis  redis;  sculetlo  arcu- 
alim  triangubiri,  iiiipvndalo;  ebjtris  thurace  latioribus,  ovatis, 
apice  szibattcnnalis,  marginutis,  humeris  distindis;  antennamm 
dura  triarticulala,  art.  l:o  cunico;  2:o  soluto,  niagno,  snbqna- 
drato;  5:o  brevissimo  oblique  Iruncalo,  in  2:do  fere  occulta.  — 
Long,  l'/ft  I.  — li'l-  7sl- 

Forme  un  peu  voisine  de  notre  Crypt.  saginatus, 
mais  plus  grand,  plus  élargi  poslérieurment,  et  sans 
dentelures  sur  les  bords  latéraux  du  corselet.  Birma. 

Actliridstonia  undulata,  breviter  ovata,  convexa,  nitida,  pnnc- 
tulata,  pubescens,  nigra;  ebjtris  infuscatis,  ore,  palpis,  antennis 
pedibtisque  rufo-testnceis;  capite  transverso,  [route  medio  ocello 
subtcstaceo;  oadis  magnis,  vix  prnminulis,  antice  sinuatis;  nn- 
tennis  capite  longioribus,  11  articulis,  ditobus  primis  mag- 
nis, 2:do  breviore,  3 — 7 minutissimis,  sidjseiratis,  8—11  di- 
latatis,  davant  oblongam  formantibus;  palpis  arliculo  ultimo  subu- 
lalo;  thorace  capite  tripla  latiore,  Iransverso,  antice  semicircula- 
riier  rotundato,  basi  utrinqiie  arcuatiin  attenuato,  medio  ad  scu- 
tellum  valde  produdo,  obtusa;  angulis  posticis  acutis,  prominu- 
lis;  scutello  minuta  trinngulari;  ebjtris  fere  thoracis  latitudine, 
ovatis,  subliliter  7-ugoso-punctatis,  pnbe  fusco-testuceis  transver- 
sim  imdtdalis;  prosterna  ungustato,  cariniformi,  antice  dilatato, 
ore  non  obtecto,  postice  in  mesosterno  subproducto,  apice  trun- 
cato;  libiis  femoribusquc  subdepressis,  subdilalatis,  coxis  mediis 
valde  distanlibus;  libiis  supra  spmulosis.  Long.  II.  — 1 V4  L — 
lal.  3/,  1.  V,  1. 

Très  commun  aux  Indes  orientales,  où  il  parait 
remplacer  nos  Trogoderma. 

Nouveau  genre  de  forme  intermédiaire  entre  AtlOr- 
genus  et  Anthrenus,  et  distinct  des  uns  et  des  autres 
par  les  parties  de  la  bouclie  non  cachées,  par  le  pro- 
sternum et  les  autres  caractères  mentionnés  dans  la 
description.  Les  rainures  pour  la  réception  des  an- 


48 


tonnes  sont  assez  profondes  et  arquées;  la  massue  se 
logo  dans  une  cavité  formée  sous  l’angle  antérieur 
du  corselet. 

Orphliius  hacmorhuidalis,  ovatus,  poslice  arcuato  attenuatus, 
convexiuscidus,  nitidus,  pimctatissimus , sparsim  teslaceo-pube- 
scens,  niger,  elgirornm  upice  lato,  abdominis  segmenlorum  mar- 
gine,  libiis  lursisgue  rufis,  femoribus  paulo  infuscalis;  antennis 
testaceis,  9 arüculalis,  articulis  duobus  primis  magni%,  3 — 7 rni- 
nutissimis,  8:o  transverso,  9:o  rotundato,  his  clava  compacta  for- 
manlibus;  ocidis  subrotimdatis , promimdis;  f'ronte  punctato,  ver- 
tice  ocello  dislinclo:  thorace  punctato,  transverso,  antice  arcuu- 
tim  anguslalo,  basi  ntrinque  oblique  sinualo,  medio  productu, 
obtuso,  margine  subreflexo  glaberrimo,  angulis  poslicis  acutis, 
valde  prominuUs;  sculello  triangidari,  impunctato;  elytris  fere 
Ihoracis  latitndine,  arcualim  altenuatis,  scrobiculoso-punctntis, 
sutura  poslice  suba'emdato-elevata , utrinqne  longiludinaliter  im- 
pressa;  abdnmine  dense,  metathorace  sj)a)sim  punctatis,  meso- 
slerno  antice  ecccavato;  prosterno  grosso  punctato,  subungustato , 
poslice  deîiliforme  producto,  ucuto,  antice  dilatato  m e fere  mn- 
nino  oblecto;  libiis  femoribusque  angustis,  subdepressis , his 
murginalis,  illis  simplicibus;  coxis  mediis  valde  distanlibus.  F.ong. 
% 1.  — 1 I.  — lal.  3/5  I.  — % 1.  Birma. 

Forme  très  voisine  de  nos  Orphilus,  mais  facile 
à distinguer  par  la  couleur  rousse  de  la  [>artie  posté- 
rieure des  élytres.  Pour  les  caractères  génériques, 
il  se  distingue  principalement  de  tous  les  autres  Der- 
mestides  par  la  massue  composée  de  deux  articles 
fort  inégaux,  dont  le  dernier  circulaire  et  solide  sans 
autre  articulation  ap[)arente,  comme  chez  quelques 
Histérides  et  Bostrichiens. 

Une  seconde  espèce  des  mêmes  localités,  Orph. 
pedeslris  M , se  distingue  du  f)récédent  par  une  fortne 
un  peu  plus  petite  et  plus  allongée,  dépourvue  de  la 
tache  rousse  sur  la  partm  postérieure  des  élytres.  Les 


41) 


pâlies  el  les  anlcnnes  seules  sonl  d’un  leslacé  plus  ou 
moins  roussâtre,  les  cuisses  de  leinte  fuligineuse.  Les 
angles  huméraux  sont  bien  nioins  saillants,  ce  qui 
donne  à l’insecte  une  forme  plus  ovalaire;  la  pubes- 
cence est  plus  épaisse  et  plus  grisâtre,  et  le  dessous 
du  corps  plus  finement  ponctué. 

Syncalypta  iiidica,  brevUer  ovula,  convexa  nilida,  sordido- 
opaco-obtecta,  selulis  elongatis  subleslaceis  cnnspersa,  nigra;  cor- 
pore  mbtiis  pedibtisfjue  ri/fo-pkeis;  ore,  pulpis  anteiinisgue  te- 
staceis;  thorace  transverso  antice  arcuaUm  aUennato,  utrinqve  le- 
viter  sim/afo,  angulis  posticis  acntis,  pruminulis;  elytris  stibglo- 
bosis  apice  atlenualis,  punclalo-slriatis,  slriis  snbmarginalibns 
duabus  profimdo-impressis,  ultima  abbreviala;  frotite  sidculis 
duobus  divergentibus  postice  conjunctis  insculpla;  cmpore  snblns 
punclalo.  Long.  ‘73  I.  — lal.  ‘/^  I. 

Extrêmement  voisine  de  notre  Syn.  spînosa  Ros.si, 
mais  un  peu  plus  large  el  plus  ronde.  Les  angles 
huméraux  paraissent  plus  marqués  et  le  corselet  moins 
large  postérieurement.  Les  sélulcs  élevées  sont  aussi 
longues  et  ‘aussi  fortes,  mais  nullement  claviformes  el 
de  couleur  moins  claire  et  môme  brunâtres;  les  par- 
ties de  la  bouche,  les  antennes  et  les  pattes  au  con- 
traire sonl  plus  claires.  — Birraa. 

Une  seconde  espèce  moitié  plus  petite  et  de  cou- 
leur plus  roussâtre  sur  tout  le  corps,  se  trouve  dans 
les  mômes  localités.  Sa  forme  est  un  peu  plus  al- 
longée, les  angles  postérieurs  du  corselet  moins  sail- 
lants et  plus  droits,  les  parties  de  la  bouche,  les  an- 
tennes et  les  pattes  plus  testacées;  une  seule  strie 
• enfoncée  sur  chaque  côté  latéral,  et  les  sétules  sur  le 
dessus  du  corps  de  couleur  plus  blanchâtre.  — Elle 
porte  le  nom  de  Sync.  püosella  rn.  — Une  troisième 
espèce  presqu’aussi  petite,  mais  plus  allongé  que  toutes 

4 


50 


celles  qu’on  connait,  se  rencontre  aux  environs  de  Lay- 
hach.  Elle  est  plus  allongée  et  moins  convexe  que 
la  Sync.  spinosula,  la  couleur  du  dessus  est  noire,  celle 
du  dessous  d’un  brun  roussâtre;  les  sétules  sont  blan- 
châtres et  un  peu  claviformes;  les  stries  sur  les  élytres 
plus  grossièrement  ponctuées  et  sur  chaque  côté  laté- 
ral il  y a deux  stries  profondément  imprimées.  La 
ponctuation  du  dessous  du  corps  est  très  forte.  Je 
l’ai  nommée  Sync.  oblonga. 

Byrrhinus  latus,  ovatus,  postice  aUenuatus,  convexus,  nüi- 
dns,  punctulalus,  sparsim  pubescens,  niger,  ore,  palpis,  antennis 
tarsisque  testaceis;  pedibus  rufescentibm;  capile  subrotundato, 
fronte  subconvexo,  cbjpeo  arcualo,  pimctalo;  palpis  max  elon- 
gatis,  arliculo  penullimo  minulo,  triangtdure,  ultirno  magno,  ovato  ; 
palpis  lab.  Iriarlicidatis,  art.  ultirno  subnvato,  apice  acuminato. 
mandibulis  latis,  unidentatis;  antennis  longitudine  thoracis  paulo 
super anlibus , clava  soluta,  S-articuUila,  articulis  subovatis,  fere 
aequalibus;  oculis  semirotundalis,  postice  tnincatis,  vix  promi- 
nulis;  thorace  fere  glubi'o,  sparsim  villoso,  transvei'so,  trapezi- 
forme,  antice  arcuatim  angustato,  basi  quadriexciso,  medio  ad. 
sculellum  arcuatim  timncato,  angulis  postids  acutis,  subprodnctis; 
srutello  triangulure,  impunctato;  elytris  marginatis,  fusco-subvil— 
losis;  thorace  paulo  latioribus,  oblongis,  ad  apicem  arcuatim  at— 
tenualis,  basi  utrinque  angulatirn  impressis;  punctura  antice  vix 
(Uslincta,  postice  rugulosa,  ad  suturam  stria  punclorum  majori- 
bus  impressa;  femoribus  poslicis  longiludinaliler  unisulcutis,  me- 
dio subcar inulatis;  prosterna  producto,  mesostemo  antice  triaii- 
gulatim  excavata.  Long.  IV4  1-  — lat.  ^4  h 

Forme  et  taille  de  notre  Symplocaria  substriata, 
mai.s  sans  stries  sur  les  élytres,  recouverte  d’une 
pubescence  longue  et  peu  serrée,  ce  qui  lui  donne,  quand 
l’insecte  est  frais,  un  aspect  velouté.  La  forme  des 
antennes,  des  palpes,  des  pattes,  des  jambes  sans 
épines  apicales  &c.,  le  placent  cependant  dans  les  Lim- 


51 


nichus,  où  il  forme  un  genre  pentamère  caractérisé 
par  la  massue  des  antennes,  le  prosternum  avancé  et 
les  yeux  en  demicercle,  médiocrement  saillants. 

Les  autres  espèces  indiennes  de  ce  nouveau  genre 
que  je  possède  dans  ma  collection,  sont:  Byrrhinus  ni- 
lidulus,  couleurs  du  précédent,  mais  forme  plus  allon- 
gée, très  voisine  de  notre  Tiresias  serra  dont  il  n’at- 
teint que  la  moitié  de  la  taille.  Les  élytres  sont  plus 
étroites  aux  angles  huméraux,  où  elles  ne  dépassent 
presque  pas  la  largeur  du  corselet,  et  plus  obtuses  et 
plus  arrondies  vers  l’extrémité;  sur  le  milieu  on  voit 
plusieurs  stries  de  gros  points  imprimés  qui  s’oblitèrent 
vers  la  base  et  l’extrémité  des  élytres.  L’un  des 
sexes  ((J  ?)  présente  le  dernier  segment  de  l’abdomen 
pointu  en  dessus,  avec  une  longue  pointe  brune  en 
dessous.  — Les  cuisses  sont  plus  déprimées  et  l’élé- 
vation médiane  n’est  pas  visible. 

Byrrhinus  etlyplicus,  un  peu  plus  petit,  plus  paral- 
lèle et  de  forme  plus  régulièrement  elliptique,  que  le 
B.  nüidulus,  recouvert  d’une  |»ubescence  cendrée  [)lus 
longue  et  plus  distincte.  Le  corselet  est  un  peu 
moins  transversal,  plus  ample  antérieurement;  l’écus- 
son plus  allongé;  les  élytres  moins  margiuées  et  moins 
arquées  sur  les  côtés  latéraux,  les  stries  de  points 
moins  enfoncées;  les  antennes  et  les  parties  de  la 
bouche  d’un  testacé  plus  vif. 

Byrrhinus  angustalus,  encore  un  peu  plus  petit  et 
plus  atténué  en  arrière,  que  le  B.  ellypticus,  avec  des 
couleurs  et  une  [)ubescence  semblables,  mais  d’une 
forme  moins  convexe  sur  le  dessus  du  corps,  et  des 
stries  de  points  plus  régulières  et  qui  atteignent  la 
base  des  élytres. 


52 


fij/rr/nnun  fusæs,  ()Ius  petit  que  les  espèces  dé- 
crites, ayant  à [)eiue  les  | de  la  longeur  et  la  ^ de 
la  largeur  du  li.  latus;  de  couleur  plus  brune,  surtout 
les  élyires  (qui  sont  aussi  atténuées  postérieurement 
que  chez  le  B.  auguslatus),  plus  fortement  ponctuées 
et  sans  stries  de  gros  points  inq)rimés.  Le  corselet 
parait  plus  brusquement  aminci  vers  la  tête,  et  sa  base 
présente  la  sinuosité  aux  angles  postérieurs  à peine  mar- 
quée, et  ces  derniers  sont  plus  aigus  et  plus  saillants. 
La  pubescence  est  grisâtre,  plus  courte  et  plus  épaisse. 

Byrrhinus  oculatus,  couleurs  voisines  de  celles  du 
Byrr.  latus,  mais  un  peu  plus  petit  et  moitié  plus  étroit, 
se  rapprochant  plutôt  par  la  forme  du  Byrr.  auguslatus. 
La  tête  est  plus  avancée,  les  yeux  plus  arrondis  et 
plus  saillants;  le  corselet  moins  transversal,  plus  brusque- 
ment aminci  vers  la  tête,  avec  les  côtés  latéraux  plus 
droits  et  les  angles  antérieurs  plus  saillants.  Les  ély- 
tres  sont  plus  atténuées  vers  l’extrémité,  les  angles 
huméraux  plus  distincts,  les  côtés  presque  droits,  la 
ponctuation  [)lus  forte,  irrégulière  et  sans  former  des 
stries.  Le  prosternum  est  large,  déprimé,  très  peu 
avancé,  le  mésosternum  presque  sans  excavation  an- 
térieure. Dernier  article  des  tarses  plus  renflé  et  plus 
large  que  chez  les  précédents.  — Ces  particularités 
devraient  probablement  exiger  d’établir  un  genre  nou- 
veau, mais  comme  je  n’ai  pour  le  moment  que  cette 
seule  espèce,  je  l’ai  laissée  provisoirement  parmi  les 
Byrrhinus. 

Litargosomus  iiiaciilaliis,  dongalo-ovalus,  depressus,  de7isis- 
sime  punctulatus,  subnitidus,  sericeo-puhescens,  pkeus;  ore,  pal- 
pü,  antennis,  Ihorucis  aiigulis  postids,  maculis  ebjlrurum  decem, 
corpure  sublus  pedibusque  testaceis;  capile  minuto,  triangulare, 


53 


oculis  nùjris,  unlennarum  clava  elongala,  arliculo  ullimo  uciilo; 
thorace  sublratisverst) , antice  armatim  angnslatv,  anyidis  jxislkis 
aculis,  prominulis;  scutello  subtransverso , arcualo;  elyiris  llioru- 
cis  basi  bilitudine , antice  subparallelis,  poslice  arcualim  utlenv- 
atisj  subelevato-slriatis  vel  temdssime  custatis,  intersiitiis  irregu- 
lariler  dense  punclatis,  corpore  siddus  levite.r  punctulato  br-evis- 
sime  pubesccnti,  libiarum  apice  trispinoso,  spinis  dnabus  inlernis 
longissimis;  lursis  anlicis  S-,  posterior.  ÿ"  posticis  i-arUcidads , 
urticulo  1:o  elongalo.  Long.  1 V3  I.  — lal.  ’/j  I. 

Très  voisin  de  notre  Lilargus  bifascialus,  dont  il  a 
la  taille  et  les  couleurs,  niais  [ilus  atténué  vers  les 
deux  exlréniités  du  corps,  et  avec  les  taches  sur  les 
élytres  plus  nombreuses  et  plus  séparées,  de  sorte 
qu’il  a une  tache  sur  la  base  près  de  l’épaule,  une 
seconde  plus  petite  de  chaque  côté  du  corselet,  une 
troisième  au  dessous  de  la  seconde,  une  quatrième  à 
la  même  hauteur  vers  le  bord  latéral  et  une  cinquième 
plus  grande,  transversale  un  peu  au  delà  du  milieu  de 
chaque  élytre  non  loin  de  la  suture;  celle  dernière  est 
souvent  séparée  en  deux;  mais  le  caractère  le  [ilus 
essentiel  c’est  le  nombre  des  articles  aux  tarses,  qui 
est  cinq  aux  pattes  antérieures  et  quatre  aux  quatre 
postérieures,  et  la  longueur  considérable  du  l:ier  ar- 
ticle, qui  aux  postérieures  est  presqu’aussi  long  que. 
tous  les  trois  suivants  réunis.  Une  découverte  de  M. 
Nietner  sur  les  montagnes  Nura-Ellia,  sur  l’île  Ceylan. 

Oiitliopagus  riiflpcniiis,  wimdissimus,  ovulas,  subconveæus, 
nitidus,  niger;  ore,  unlennis  elyiris  peddnmjue  rujis;  clypeo  den- 
sissime  punctulato,  arcnutim  subcarinuto  (i?);  thorace  Irunsverso , 
sparsim  grosso  punclalo;  elyiris  punctuto-strialis,  basi  iufuscalis; 
pygidio  nitido,  ad  laleribus  puuctis  nonnultis  inslructis.  Long. 
1 1.  — lal.  3/3  1. 

Une  des  plus  [letites  espèces  de  la  coupe  à ély- 
tres glabres,  où  se  trouvent  les  Onth.  Schreiberi,  luci- 


54 


dus  &c.  et  à côté  des  cjuels  celte  nouvelle  espèce  doit 
être  placée.  Les  élytres,  d’un  roux  châtain  et  le  pygi- 
dium  lisse,  avec  des  gros  points  très  épars,  la  font 
facilement  distinguer.  Envoyée  par  M.  Nielner  de  Co- 
lombo sur  l'île  de  Ceylan. 

Dans  ma  Collection  je  possède  encore  une  espèce 
indienne,  |)resqu’aussi  petite  que  celle  que  je  viens  de 
décrire,  mais  qui  présente  le  corselet,  les  élytres  et 
le  pygidium  fortement  ponctués.  La  couleur  est  un 
brun  noirâtre  sur  la  tète,  le  corselet  et  le  dessous  du 
corps,  plus  roussâtre  sur  les  élytres;  roux  sur  les 
pattes.  Le  chaperon  est  large,  rebordé  et  sinué  en 
avant  et  muni  chez  le  (^:  d’une  corne  élevée  droite, 
amincie  vers  l’extrémité,  qui  est  obtuse,  et  d’une  ex- 
cavation un  peu  carrée  en  arrière  de  la  corne;  chez 
la  ce  chaperon  est  parsemé  de  quelques  gros  points 
imprimés  et  marqué  de  deux  petites  carènes  transver- 
sales, dont  l’antérieure  est  plus  longue  et  plus  arquée 
que  la  postérieure.  Le  corselet  est  assez  convexe, 
avec  les  angles  antérieurs  assez  saillants,  les  postéri- 
eurs obtus  et  arrondis  en  arc  avec  la  base.  Les 
élytres  sont  à peine  plus  larges  que  le  corselet,  ar- 
rondies, striées,  avec  chaque  intervalle  marqué  de  deux 
lignes  de  points  imprimés,  des  quels  sortent  autant 
de  poils  courts  et  cendrées.  Il  porte  le  nom  d’Onth. 
tninutus  m. 

Aphudius  castanicolur,  elongatus,  parallelus,  7ntidiis,  casla- 
neus,  thoracis  margine  exteriore,  elytris  pedibusqve  paule  dihi- 
tioribus,  anlmnis  testacm,  pnlpis  max:  arliculo  ultimo  ovato, 
apice  ratmidato;  dypeo  semilnnare,  marginato,  opine  simiato, 
fronte  subcouvexo,  dorso  vix  pmictato;  thorace  transverso,  sub- 
ajlindrico,  marginato,  fortiter  sparsiin  punctato,  lateribus  arcu- 
atis,  marginatis,  angulis  posticis  obtusis;  scutello  minulo,  oblongo, 


55 


inedio  impresso,  elytris  thoracis  fere  latüudine,  convexis,  subo- 
valis,  profunde  punclaio-strialis , interslitiis  fere  plaids,  impun- 
ctatis;  tibiis  anticis  acute  tndenlatis,  posticis  aequaliler  setosis; 
metathorace  in  medio  longitudinaliter  cancellalo-impresso.  Long. 
IV2  I.  — lat.  % 1. 

Un  peu  plus  grand,  surtout  plus  allongé  que  notre 
Aph.  pusillus  Stunn,  et  de  couleur  [)lus  claire,  presqu’uni- 
colore;  la  tôte  est  plus  allongée,  plus  convexe,  le  cor- 
selet presque  pas  atténué  antérieurement,  plus  ample, 
avec  une  ponctuation  plus  serrée,  les  élytrcs  plus  al- 
longées, moins  ovalaires,  les  points  dans  les  stries 
plus  forts,  plus  distincts;  jambes  moins  velues,  les  poils 
plus  courts.  Il  doit  prendre  place  dans  le  groupe  où 
se  trouvent  rAph.  lenninalk  Say,  et  Aph.  castaneus  111. 
— Très  commun  au  Birma. 

Une  seconde  espèce,  extrêmement  voisine  de 
tAph.  castanicolor  et  des  mômes  localités,  est  un  peu 
plus  grande  et  surtout  plus  allongée  dans  toutes  les 
parties  du  corps,  à l’exception  de  la  tôte  qui  parait  un 
peu  plus  courte.  La  couleur  du  corps  est  noire  ou 
bien  brun-noirâtre  très  foncé;  les  intervalles  des 
stries  sur  les  élylres  sont  un  peu  convexes;  sur  le 
milieu  du  dessous  du  corps  on  voit  comme  chez 
fAph.  castanicolor  une  impression  longitudinale,  cancel- 
latiforrae.  Je  lui  ai  appliqué  le  nom  (fAph.  cancelli- 
ventris. 

Une  troisième  espèce,  semblable  par  sa  forme  et 
sa  taille  à FAph.  castanicolor,  mais  de  couleur  plus  fon- 
cée se  rencontre  en  société  avec  lui,  et  se  distingue 
principalement  par  son  front,  sur  lequel  on  voit  une 
ligne  transversale  imprimée,  par  son  corselet  plus  lisse 
et  ne  présentant  que  quelques  points  épars  vers  les 


côtés  latéraux  et  par  les  élytres  un  peu  plus  ovalaires, 
à stries  plus  finement  ponctuées.  Je  l’ai  nommé  A-ph. 
compaclicollis. 

Aphotlius  prisons,  elongato-ovatus,  subdepresi^KS,  nitidus,  te- 
staceus,  froide,  thorads  disco,  elylroruin  strüs,  sutura,  pe- 
ctore  abdomiueque  medio  infuscalis;  capile  Iransverso,  [route 
leoiter  trUuberculato , tuberculis  vix  distinctis,  postice  punctulato; 
chjpeo  arcuato,  explanato,  antice  vix  sinuato;  thorace  transverso, 
punctato,  laterihus  antire  nrcuatis,  angulis  postids  oblusis;  scu- 
teilo  oblongo,  glubro;  elytris  ad  basin  thorace  puulo  anyustiori— 
bus,  leviter  ovatis,  profunde  slriatis,  strüs  crenato-punctatis, 
inlerstitiis  planis,  impunctatis;  corpore  subtus  subpubescenti,  tibiis 
anticis  valide  tridentutis,  maryine  non  crenuluto.  Long.  1^/4 — 2 
1.  - lat.  %-l  I. 

Voisin  de  notre  Aph.  sordidus,  mais  plus  petit, 
plus  glabre  et  plus  luisant  sur  les  élytres,  où  la  su- 
ture et  les  stries  rembrunies  font  paraitre  la  couleur 
d’un  testacé  brunâtre.  L’écusson  est  beaucoup  plus 
étroit  et  plus  petit,  les  stries  sur  les  élytres  plus  pro- 
fondes, leurs  intervalles  plus  planes  et  les  tubercules 
sur  le  front  moins  distincts.  Commun  au  Birma. 

Une  espèce  voisine  du  môme  pays,  est  un  peu 
plus  petite  que  la  précédente,  avec  le  corselet  plus 
étroit,  moins  rebordé  et  distinctement  atténué  vers  la 
tôte;  sa  couleur  est  [)resque  noire  et  sa  ponctuation 
moins  serrée.  — Je  l’ai  nommée  Aph.  mixlus. 

Une  autre  espèce  de  la  taille  et  des  couleurs  de 
ïAph.  priscus,  est  mon  Aph.  carinipennis,  également  du 
Birma.  Elle  a les  parties  du  corps  plus  transversales, 
surtout  les  élytres,  qui  sont  distinctement  dilatées  au 
milieu  et  les  intervalles  de  leurs  stries  convexes,  chez 
les  femelles  les  alternes  s’élèvent  môme  en  carènes  dis- 
tinctes et  alors  leur  partie  postérieure  devient  d’un 


57 


teslacé  plus  clair  que  le  fond,  ce  qui  forme  des  teintes 
longitudinales  claires  et  une  bande  testacée  vers  l’ex- 
trémité. Chez  le  mâle,  on  voit  sur  les  élytres  une 
pubescence  grisâtre  éparse,  mais  assez  bien  développée 
et  les  jambes  postérieures  dilatées.  Le  chaperon  de 
la  tôte  est  plus  obtus  que  chez  HAph.  prisais,  le  cor- 
selet plus  transversal  et  avec  tous  les  bords  plus 
clairs.  Ecusson  testacé. 

Macroina  aarora,  elonyato-ovata,  postice  atteniiala,  fortiler 
dense  punctata,  nilida,  nigro-brunnea;  capite  supra,  llwracis 
laleribus  maculaque  oblonga  medio,  scutello,  elytrorum  fascia 
postica  ad  svlnrarn  inleirupta  mactduqne  simtala  ad  npicem 
aureo-piirpureis ; epiplernds,  mesostei'no  niundis  duabns  in  medio 
apiceqite,  abdomine  segmenta  penultimo  margine,  pedibus  anmilis 
pygidiuque  maculis  duabus  uureis  vel  aureo-viridis.  Long.  7 '/a 
1.  — lal.  3V2  I. 

Cette  magnifique  espèce  de  Cétonide  ressemble 
par  sa  forme  atténuée  aux  Taeniodera,  mais  son  cha- 
peron arrondi  en  avant  lui  assigne  une  place  à côté 
du  M.  sculellata  F.  Elle  vient  d’Ainboîrnc. 

Cryplorhypiius  indicus,  elongato-ovalus,  postice  altenuatus, 
nigro-aeneus,  vix  nitidus,  densissime  cinereo-pubescens,  anten— 
narum  basi,  palpis  pedibusque  teMaceis,  thorace  punctato,  magna, 
fere  qnadrato,  antice  suhangustato , medio  longitudinaliter  sub- 
elevato,  basi  bisinualo,  ante  scutellum  truncato,  angidis  poslicis 
acutis,  prominulis,  scutello  magna,  subovalo]  elylris  thoracis 
longitudine  duplo  longioribus,  striatis,  inlersliliis  planis,  puncta- 
tis.  Long.  1 — 1 Vs  I.  — lal.  V3~7s  1- 

Moitié  plus  large  que  notre  Cr.  dermestoides,  dont 
il  a la  taille,  avec  le  corselet  plus  grand,  ses  angles 
postérieurs  plus  aigus  et  plus  saillants,  les  élytres  plus 
atténuées  postérieurement.  Birma. 

Une  seconde  espèce  plus  étroite,  moitié  plus  pe- 
tite, moins  atténuée  postérieurement,  de  couleur  plus 


58 


Miétallique  avec  les  angles  du  corselet  moins  saillants, 
les  intervalles  des  stries  plus  convexes  et  la  pubes- 
cence moins  épaisse,  se  trouve  avec  le  précédent  et 
je  lui  ai  appliqué  le  nom  de  Cr.  aenescens. 

Une  espèce  très  petite,  atteignant  à peine  la  taille 
des  plus  petits  exemplaires  du  Crypl.  lapidicola  Westerh., 
vient  du  môme  pays  que  les  précédentes.  Elle  est 
proportionellement  un  peu  plus  étroite  que  le  Crypt. 
lapidicola,  d'un  noir  bronzé  un  peu  verdâtre  unicolore 
et  recouverte  d’une  pubescence  grise  peu  épaisse,  le 
2:d  article  des  antennes  et  les  pattes  sont  testa- 
cées;  le  corselet  est  moins  convexe,  plus  atténué  an- 
térieurement, luisant,  à ponctuation  peu  prononcée; 
les  élytres  sont  plus  parallèles,  plus  obtuses  à l’ex- 
trémité, plus  fortement  striées,  les  intervalles  assez  con- 
vexes et  recouverts  d’une  ponctuation  très  fine  et  très 
épaisse.  Il  porte  le  nom  de  Crypl.  exilis  m. 

Plalynycliiis  pictus,  elongato-subovatus,  postice  attenualus, 
convextts,  puberulus,  niger;  (horack  elylronnugue  basi  pecloreque 
rn/is;  capite,  thoracis  medio  fasciaque  elylrorum  anle  apicem  ci- 
nei'eo-villosis ; his  maculis  duabus  m medio,  untennarum  basi, 
libiis  tarsisqiie  testaceis;  thorace  amplo,  postice  cordato,  basi  bi- 
sinuato,  angulis  poslicis  acnlis,  kviler  prominulis;  elytris  pro- 
funde  punclato-striatis.  Long.  2 1.  — lut.  % 1. 

Au  premier  abord,  il  rappelle  par  ses  couleurs 
variées,  notre  Draslerius  bimaculalus,  mais  elles  sont 
plus  vives  et  les  taches  autrement  disposées.  Une 
forme  plus  convexe,  plus  robuste,  surtout  au  corselet, 
qui  est  assez  fortement  en  cœur,  les  deux  taches  tes- 
tacées  sur  le  milieu  des  élytres  et  les  jambes  et  les  tarses 
de  cette  dernière  couleur  le  distinguent  facilement. 
Trouvé  par  M.  Nietner  aux  environs  de  Colombo  sur 
l’île  Ceylan. 


59 


J'ai  séparé  le  genre  Platynychus  des  Cardiaphorus, 
dont  il  a le  fades,  à cause  des  angles  aux  pattes,  di- 
latés en  forme  d’angle  plus  ou  moins  aigu,  souvent 
même  terminée  par  une  dent  distincte  chez  les  fe- 
melles. — Le  prosternum  est  court. 

Outre  le  Cardiaphorus  curiatus  Say  de  l’Amérique 
Septentrionale,  je  possède  encore  les  espèces  suivantes, 
qui  appartiennent  à ce  genre: 

Plalynchus  maurilanicus , un  peu  plus  gi’and  que  le 
Card.  rubripes  et  beaucoup  plus  convexe,  d’un  noir 
unicolore  opaque  et  recouvert  d’une  pubescence  épaisse, 
grise.  Les  palpes,  les  mandibules,  les  genoux,  les 
tarses  et  les  bords  des  deux  derniers  anneaux  de 
l’abdomen  roussâtres.  Élytres  profondément  sillonnées. 
D’Algérie. 

Platynychus  indiens,  quatre  fois  plus  petit  que  le 
PI  mauritanicus  et  de  la  taille  du  Card.  nifipes,  mais 
plus  convexe,  surtout  au  corselet.  D’un  noir  unicolore 
et  luisant.  Ponctuation  et  pubescence  peu  visibles  en  des- 
sus, plus  épaisses  et  plus  marquées  sur  le  dessous  du 
corps  Stries  des  élytres  fines  et  ponctuées;  angles 
postérieurs  du  corselet  aigus  et  saillants.  Des  Indes 
orientales. 

Platynychus  nebulosus,  encore  un  peu  plus  petit  et 
plus  atténué  que  le  PL  indiens,  noir  et  luisant,  avec 
une  pubescence  nébuleuse  très  courte  qui  sur  les  ély- 
tres recouvre  la  suture,  une  parti  de  la  base  et  une 
bande  transversale  au  delà  du  milieu.  Les  jambes,  les 
tarses,  tout  le  second  et  l’extrémité  du  premier  article 
des  antennes  sont  d’un  testacé  assez  pâle.  Des  Indes 
orientales. 

Platynychus  crudfer,  de  la  taille  et  de  la  forme  du 


60 


PL  nebulosus,  mais  avec  les  parties  de  la  bouche,  les 
antennes,  les  pattes  et  les  élytres  testacées;  ces  der- 
nières présentent  une  coloration  obscure  le  long  de 
la  suture  et  vers  le  milieu  de  chaque  côté  latéral, 
qui  souvent  se  dilatant,  forment  alors  une  tache  cruci- 
forme bien  marquée.  — Des  Indes  orientales. 

Platynychus  axillaris,  forme  et  taille  des  deux  pré- 
cédents, mais  d’un  noir  brunâtre,  avec  les  par- 
ties de  la  bouche,  la  base  des  antennes,  les  pattes  et 
une  tache  axillaire  un  peu  oblongue  sur  chaque  élytre 
d’un  tcstacé  un  peu  obscure.  Les  stries  des  élytres 
sont  plus  profondément  imprimées,  et  la  pubescence 
grisôtre  plus  longue  que  chez  les  autres  espèces  du 
genre.  Brésil. 

Rrarliyincon  luicroceplialus,  elongalo-ovatus,  subdepressus, 
punctatus,  viæ  nitidus,  fusco-rufus,  brevitefr  spursiin  cinereo- 
squamulusiis;  capile  minuta,  fronte  carinata,  media  impresso, 
lateribus  lobalis;  tharace  sub(piadrata , marginnto,  antice  oblique 
truncato,  paslice  utrinque.  longiludinuliler  impresso,  lateribus  re- 
flexis,  angulis  poslicis  redis,  praminulis;  sculello  subovata:  ely- 
tris  densissime  punclato-slriatis , media  leviter  dilalath,  postice 
arcuata-aUenuatis,  fnsciis  duabus  cinereis  ornatis.  Long,  l^/j  1. 
— lal.  ®/3  I. 

Découverte  de  M.  Nietner,  sur  les  montagnes  de 
l’île  de  Ceylan. 

Ce  nouveau  genre  et  celui  de  Trachylacon  consti- 
tués sur  plusieurs  petites  formes  d’Elatérides,  ramas- 
sées et  élargies,  propres  aux  Indes  orientales,  rap- 
pellent beaucoup  par  leur  forme  celle  de  nos  Lacan, 
mais  dont  ils  se  distinguent  par  leurs  palpes  maxillai- 
res allongés  et  terminés  par  un  grand  article  triangu- 
laire, trois  fois  plus  largo  que  l’avant  dernier,  qui  est 
moitié  plus  court  que  le  2:ième,  à partir  de  la  base,  et  par 


61 


les  antennes  plus  courtes  que  la  tête  et  le  corselet  réu- 
nis, composées  d’articles  transversaux,  fortement  en 
scie,  et  terminées  par  un  article  ovalaire  un  peu  al- 
longé mais  obtus.  Le  prosternum  est  bien  dévellopô, 
en  crête  saillante. 

Outre  l'espèce  de  Ceylan,  je  possède  encore  sept 
autres  espèces  du  continent  indien. 

Quand  aux  Trachylacon,  ils  se  distinguent  de  suite 
des  Brachylacon,  par  les  élytres  recouvertes  d’une  ponc- 
tuation très  serrée,  mais  dont  les  points  ne  forment 
pas  de  stries  régulières,  des  palpes  plus  courts,  moins 
saillants  à dernier  article  presqu’en  hache,  des  tarses 
plus  minces  &c.  Je  n’en  possède  que  deux  espèces: 

Trachylacon  fulvicoUis  m.,  qui  est  uu  peu  plus  grand 
et  surtout  plus  régulièrement  elliptique,  plus  large  et 
plus  obtus  que  le  Br.  microcephalus.  La  tête  et  le 
corselet  sont  roussAlres,  et  recouvertes  d’ondulations 
formées  par  une  pubescence  grisAtre;  le  dernier  a les 
angles  postérieurs  plus  aigus  et  plus  saillants.  Les 
élytres  sont  noires,  irrégulièrement  ponctuées  et  opaques, 
présentant  une  tache  arrondie  de  poils  blancs  sur  chaque 
élytre  un  peu  avant  l’extrémité. 

Trachylacon  lobicollis  m.,  de  la  forme  atténuée 
postérieurement  du  Br.  microcephalus,  mais  du  double 
plus  grand,  ponctué,  pubescent,  opaque,  noir,  avec  une 
tache  blanche-argentée  sur  le  côté  latéral  de  chaque 
élytre  un  peu  avant  l’extrémité.  Les  côtés  latéraux 
du  corselet  sont  un  peu  étranglées  au  milieu  et  forte- 
ment relevés  en  lobes  en  avant.  Sur  la  partie  anté- 
rieure des  élytres  on  voit  près  de  la  suture  deux 
touffes  très  noires  formées  par  des  poils  relevés, 
comme  deux  petites  bosses. 


62 


C.yphun  infuseatus,  elongalo-ovahis , subconvexus,  nilidus, 
punclatissimus , citiereo-pubescens , fusco-testaceus,  ore,  capite, 
thorace,  nnlennarum  basi,  pectore  pedibmque  mfescentibus,  ocn- 
lis  nigris;  thorace  transverso,  sublilUer  punctulo,  basi  utrinque 
simiato,  angulis  posticis  acutis,  prominulis;  scutello  triangulare, 
rufo-teslaceo;  elytris  thorace  latioribus,  punctatis,  antice  subpa- 
rallelis,  postice  subattenualis.  Lotifj.  1 I.  — liil.  % 1. 

Forme  assez  voisine  de  notre  Cyph.  variabilis, 
mais  un  peu  plus  petit,  plus  étroit,  avec  les  élytres 
plus  foncées  et  les  angles  postérieurs  du  corselet  sail- 
lants. Trouvé  par  M.  Nietner  en  assez  grand  nombre 
sur  les  montagnes  Nura-Ellia  de  l’île  Ceylan. 

Les  autres  espèces  Indiennes  de  ce  genre,  dans 
ma  Collection,  sont: 

Cyphon  piclus,  taille,  forme,  pubescence  et  cou- 
leur générale  du  précédent,  mais  avec  le  corselet  plus 
grand,  plus  marginé  et  plus  arrondi  sur  les  côtés,  les 
angles  postérieurs  moins  saillants  et  |)rcsque  droits, 
marqué  de  deux  taches  noires  à la  base  ou  bien  en- 
tièrement noirâtre;  la  tète  plus  foncée;  l’écusson  de 
la  môme  couleur;  les  élytres  obscures,  avec  les  angles 
huméraux  et  une  tache  apicale  sur  chacune,  plus  ou 
moins  dilatées,  testacées.  Quelquefois  la  couleur  brune 
y occupe  seulement  la  suture  et  une  petite  tache  de 
chaque  côté  vers  le  bord  latéral.  La  ponctuation  est 
très  forte,  mais  peu  serré.  De  Ceylan. 

Cyphon  ovalis,  couleurs  du  Cyph.  infuscatus,  mais 
moitié  plus  court,  plus  régulièrement  ovalaire  et  plus 
convexe.  Le  corselet  est  plus  fortement  atténué  vers 
la  tète,  plus  convexe,  les  côtés  latéraux  moins  distincte- 
ment marginés,  les  angles  postérieurs  plus  droits;  les 
angles  huméraux  plus  arrondis,  la  ponctuation  des 
élytres  plus  distincte;  le  dessous  du  corps  de  couleur 


63 


testacée  faiblement  brunâtre.  Des  mômes  localités  que 
les  precedents. 

Cyphon  affinis,  taille,  forme  et  couleurs  de  notre 
C^ph.  variabilis,  mais  avec  un  corselet  plus  court,  plus 
transversal,  les  angles  postérieurs  plus  aigus  et  plus 
saillants,  une  ponctuation,  sur  les  élytres  plus  forte. 

Cyphon  (lavescetis,  plus  large  et  plus  arrondi  que 
notre  Cyph.  padi,  d’un  lestacé  roussâtre,  faiblement 
brunâtre  sur  le  milieu  de  chaque  élytre,  de  sorte  que 
la  suture  parait  plus  claire  sur  toute  sa  longueur.  La 
tête  est  plus  grande,  testacée;  le  corselet  moins  con- 
vexe, plus  étroit,  plus  fortement  atténué  vers  la  tôte, 
avec  les  angles  postérieurs  plus  saillants.  L’écusson 
est  plus  grand,  plus  triangulaire;  les  élytres  sont  plus 
larges,  plus  ovalaires,  leur  ponctuation  moins  sensible. 
— Ceylan. 

Cyphon  ruficollis,  taille  de  notre  Cyph.  padi,  mais 
plus  atténué  postérieurement;  noir  avec  le  corselet, 
la  marge  humérale,  la  partie  antérieure  de  la  tôte  et 
les  pattes  testacées.  Le  corselet  est  petit,  fortement 
transversal,  plane,  à angles  postérieurs  un  peu  sail- 
lants; l'écusson  noir.  Les  élytres  sont  plus  larges  et 
quatre  fois  plus  longues  que  le  corselet,  ovalaires  et 
recouvertes  d’une  pubescence  noirâtre.  Envoyé  de  l’île 
Ceylan  par  M.  Nietner. 

Boletoxenns  gibber,  subquadratus,  convexus,  gibbosus,  opa- 
eus,  nicp'o-piceus,  lateribus  crenulalo-setTatis;  clyjyeo  antice  sex- 
dentato;  thorace  transverso,  medio  in  tuberculis  dnabus  magnis 
producto;  elytris  quadratis,  inteiTupto  punctato-slriatis , tuber- 
culis validis  ad  suturam  incrassatis  triplici  sérié;  antennarum 
basi,  tibiis  tursisque  rufo-piceis.  Long.  3 — SVa  1.  — lal.  2Va 
-2\  1. 


64 


Assez  voisin  de  la  femelle  du  Bol.  cornutus  F., 
mais  de  forme  plus  courte  et  plus  large,  avec  les  deux 
tubercules  sur  le  corselet  plus  gros  et  plus  avancés 
vers  le  bord  antérieur,  où  les  angles  sont  moins  sail- 
lants. Les  trois  tubercules  dans  le  2:ième  intervalle 
des  stries  des  élytres  sont  plus  grands  que  dans  les 
rainures  latérales.  Birma. 

J’ai  sépare  cette  espèce  des  Boletophagus  à cause 
de  ses  antennes  tout  autrement  construites  que  chez 
les  Boletophagus,  présentant  vers  l’extrémité,  des  articles 
fortement  transversaux,  dont  le  dernier  est  brusque- 
ment tronqué;  le  troisième  est  à peine  plus  long  que 
le  2:ième. 

Buletuphagus  vacca,  breviter-cyUndricus,  tubercuUfer,  opu- 
etts,  niger,  antennis  pedibusque  ritfo-piceis;  laleribus  crennlatis; 
thorace  trnnsverso,  angulis  anticis  vix  prominuUs,  poslicis  obtu- 
sisi  elytris  sublililer  luberculalo-slriatis.  Mas.  dypeo  anlioe  la- 
melliforme elevato,  apice  Iruncato;  Ihorace  sub-excavato,  latera- 
liter  cornibus  duabus  arcuatis  horizonlalibiis  armato.  Long, 

-1%  I.  - lût.  76-1  I. 

Par  sa  forme,  la  femelle  de  cette  espèce  rapelle 
un  peu  notre  Bolet,  agaricola,  mais  sa  taille  deux  fois 
plus  grande  et  surtout  plus  large  et  les  cornes  avan- 
cés sur  la  partie  antérieure  du  corselet  chez  le  niAle, 
la  font  de  suite  reconnaitre.  Les  crénulations  et  les 
tubercules  sont  généralement  plus  petits,  mais  plus 
saillants  que  chez  notre  espèce  européenne.  Birma. 

Xyloboriis?  rrenipcniiis,  cylindricus,  punclalmimus,  oparjis, 
ru  fus;  capile  rotundato,  fronle  subconvexa,  ocuUs  nigris;  thorace 
transrerso,  cylindrico,  margine  nnlice  arcuatim  subproduclo,  la- 
teribus  vix  arcualis,  murginalis,  angulis  anticis  rotundatis,  posli- 
cis fere  redis,  scutello  Irianguture;  elytris  costutis,  interslitiis 
transversim  crenulalis;  libiis  extus  sublililer  serralis,  apice  spino 
aculo  armaüs,  anticis  dilatalis,  ad  apicein  excaoalis,  antennis 


serratis,  articulo  3:do  tei'lio  longiore,  pulparum.  articulo  iillimo 
eloîigalo-ovato.  Long.  1 '/j  I.  — lat.  7s  1- 

J'ai  rapporté  cet  insecte  au  genre  Xylohorus  IJej., 
l)arceque  fai  reçu  sous  ce  nom  une  espèce  de  La  Plata 
qui  est  du  même  genre  que  celle  dont  nous  nous  oc- 
cuppons.  Au  premier  abord  il  ressemble  beaucoup  ii 
un  Boslrichi  de  tel  que  Hylurgus  et  Ilylastes,  mais 
son  corselet  cylindrique,  les  côtes  sur  les  élytres  et 
généralement  une  forme  plus  raccourcie,  enfin  les 
tarses  hétcromères,  le  font  aisément  reconnaître.  Birma. 

Ptiliniis  biniiduliis,  elongatus,  subcylindricus , punctatissimvs, 
cinereo-vehitinus , castanms;  anlennis  pecliuatis  tarsiagne  rufo- 
testaceis,  oculis  mugnis  nigrk;  thorace  anlice  mbangnslalo,  .vymi 
utrinque  nndo  obliiso,  elevato;  ehjlris  vix  distincte  punclato-stri- 
atis,  inlerstiliis  altérais  paulo  elevalis.  Long.  1 ‘/a  1.  — lat.  '/a  1- 

Plus  étroit  et  moins  convexe  que  notre  Ptil.  pec- 
tinicornis,  au  quel  il  ressemble  par  la  couleur.  Les  deux 
bosses  qui  s’élèvent  vers  les  côtés  latéraux  le  distin- 
guent facilement.  — Découvert  par  JM.  Nietner  à Co- 
lombo sur  l’île  Ceylan. 

Myrniccospectra  Jiiclneri,  formicoformi,  elongata,  nitida,  nigra; 
thorace  ehjlrorumque  basi  coarctatalis,  opacis,  roseis,  anlenna- 
rum  articuUs  primis  tarsisque  anticis  et  anterioribns  pallidis,  ca- 
pite  ?nagno,  oculis  rotundatis,  siibprominulis;  thorace  convexo, 
elongato,  cordato,  postice  coarctatn,  basi  elevato,  bituberculato; 
scutello  subquadralo,  roseo;  elytris  thoracis  basi  duplo  latioribus, 
antice  concavo-depressis,  postice  glabris,  siibhemisphairico-dila- 
talis,  apice  rotundatis,  angulis  anticis  sub  angulatu-prominidis, 
nigris.  Alis  nullis.  Pedibus  validis,  tibiis  posticLs  subarcuatis. 
Long,  r/4  I-  — lat.  Vü  1- 

Ce  singulier  insecte  a tout-à-fait  l’aspect  d’une 
fourmi  noire  et  luisante,  présentant  à la  base  du  cor- 
selet et  des  élytres,  un  étranglement  et  des  élévations 

.5 


verticales  analogues  aux  noeuds  d’une  Myrmica;  mais 
c’est  un  véritable  Coléoptère  de  la  famille  des  Ptinio- 
res,  présentant  une  tôle  large  et  un  corselet  un  peu 
conique  très  fortement  étranglé  postérieurement,  ce 
qui  rappelle  un  peu  les  dérides,  mais  les  articles  des 
tarses  sans  pélottes  et  les  |)alpes  labiaux  [)etits  avec 
des  articles  ovalaires  le  distinguent  de  suite.  — Les 
palpes  maxillaires  sont  plus  grands  et  leur  dernier  ar- 
ticle deux  fois  plus  gros  que  l’avant  dernier  et  un  peu 
en  hache.  La  lèvre  supérieure  est  presque  carrée, 
un  peu  arquée  en  avant  et  recouvrant  presqu’  entière- 
ment les  mandibules,  qui  sont  arquées  et  assez  fortes. 
Les  antennes  sont  un  peu  plus  longues  que  la  tète  et 
le  corselet  réunis,  assez  fortes  et  presqu’  insensible- 
ment élargies  vers  l’extrémité;  leur  premier  article  est 
grand,  triangulairement  élargi,  le  2;ième  plus  étroit  et 
moitié  plus  court,  le  3:ième  deux  fois  plus  court  que 
le  2:ième  et  le  plus  petit  de  tous,  les  4 — 7 plus  longs 
que  le  3:ième,  8—11  encore  un  peu  plus  longs  et 
plus  larges  que  les  précédents.  Les  pattes  sont  fortes 
et  aussi  longues  que  le  corps,  le  Lier  article  des  tarses 
aussi  long  que  le  5:ièmo  et,  comme  les  intermédiaires, 
coupé  obliquement  à l’extrémité.  Les  élytres  sont  ren- 
flées et  globuleuses  postérieurement,  tléprirnées  et  cou- 
pées carrément  en  avant.  L’abdomen  convexe  en  dessus. 

Le  genre  Clytellus  de  Hong-Kong  décrit  par  M. 
Westwood,  dans  le  vol.  II  des  Transactions  of  the  Ent. 
Societ.  of  London  p.  240,  PI.  12,  f.  6,  parait  être  voi- 
sin du  nôtre  par  les  formes  du  corps  et  les  parties 
de  la  bouche,  mais  chez  l’auteur  anglais  c’est  un  Lon- 
gicorne  avec  l’avant-dernier  article  des  tarses  bilobé, 
ce  qui  ne  s’accorde  pas  du  tout  avec  le  nôtre. 


f 


67 

Ce  nouveau  genre  est  une  des  plus  intéressantes 
découvertes  de  M.  Nietner,  sur  l’île  de  Ceylan,  et  lin- 
secte  a été  trouvé  dans  les  montagnes  de  Nura-Ellia 
à une  élévation  de  4000  pieds. 

Marrarthriiis  nibustiis,  elongahts,  pimctatissimm,  densissitnè 
cinereo-pubescens,  fuscus;  pulpis,  antennis  femoribusque  rufo- 
teslacds;  libiis  leviler  infuscatis;  capite  rotundato,  punclato,  pi- 
loso;  thorace  subelungato,  postice  vix  anguslato,  dorso  piano; 
ehjlris  thorace  paido  latioribus,  fere  purallelis,  apice  rolundalis, 
indistincte  striatis;  libiis  densissime  pilosis.  Long.  2 '/a  '•  — la^-  % 1- 

Un  peu  plus  grand  et  surtout  plus  robuste  que 
le  Macr.  Goudotii  Laf.,  d'un  gris  brunâtre  unicolore  et 
recouvert  d’une  pubescence  assez  épaisse,  de  sorte 
que  les  stries  sur  les  élytres  paraissent  très  peu  di- 
stinctes. Tête  et  corselet  plus  courts  et  plus  sen- 
siblement déprimés;  les  derniers  articles  des  antennes 
plus  étroits  et  d’une  couleur  aussi  claire  que  ceux  de 
la  base.  Pris  à Colombo  sur  l’îlc  Ceylan,  par  M.  Nietner. 

Une  autre  es|)èce  indienne  inôtlite  est  mon  Macr. 
minimus,  qui  est  six  fois  [)lus  petit  que  le  précédent, 
surpassant  à peine  la  moitié  de  la  taille  du  Macr.  ni- 
gellus  Laferté.  La  couleur  générale  est  brunâtre,  re- 
couverte d’une  pubescence  grise  assez  claire,  les  an- 
tennes et  les  pattes  sont  tcstacées.  — Le  corselet  est 
assez  convexe,  presque  parallèle  postérieurement;  les 
élytres  plus  larges  que  le  corselet,  atténuées  vers  l’ex- 
trémité, leur  pubescence  disposée  [ircsqu’en  lignes  lon- 
gitudinales. Uerniers  articles  des  antennes  médiocre- 
ment dilatés;  cuisses  antérieures  assez  fortement  renflées. 

Molorchus  filirormis,  clongatns,  parnllehis,  subfiUformis , ni- 
tidnS)  sparsitn  grosso— punctùtiis , niger;  antennarutn  basi,  tibiis 
tarsisque  rufo-piceis;  elglris  apice  rotundatis,  medio  macula  com- 


68 


mimi,  transversa,  siibsinuata,  albo-testacea;  Ihorace  elonguta, 
poslice  leviter  (lilatato,  basi  comiricto;  elylris  abbrevialis,  thora- 
cis  lougitndine  brevioribus,  ad  suturam  deplunatis,  apice  utrin- 
que  rotundatis,  marginatis.  Long.  2V3  1-  — lal.  ’/g  I. 

Beaucoup  plus  étroit  que  nos  Mol.  dimidiatus  et 
umbellatarum,  avec  un  corselet  proportionelleuient  plus 
allongé,  plus  fortement  étranglé  à sa  base,  et  des  ély- 
tres  plus  courtes  et  plus  étroites.  La  bande  transver- 
sale blanche  sur  ces  dernières  le  caractérise  suffisam- 
ment. Une  des  intéressantes  découvertes  de  M.  Niet- 
ner,  à Colombo  sur  file  de  Ceylan. 

Gcnyocerus  nlbipennis,  elongatus,  parallehis,  subcylindriais , 
nitidns,  nigro-piceus,  ore  antennarurn  basi  pedibusque  testaceis; 
elylris  albis,  apice  inf7iscatis;  mandibulis  porreclis,  angustissi- 
mis,  uncinatifui-ini-recurvatis;  antennis  compressis,  Il  articula- 
tis,  arlkulo  i:o  magno,  elongalo,  2—8  mitmlissimis,  versus  api- 
cem  dilalalis;  clnva  magna,  triarticulala:  capite  anlice  fascictdato, 
densissme  villoso;  fronte  opaca,  rnedio  subcarinato,  carina  ni- 
tida,  antice  punctato;  octdis  prominulis;  thorace  elongato,  subcy- 
lindrico,  antice  leviter  coarctato,  postice  sparsim  grosso-punctato, 
basi  bisinualo;  scuteUo  oblongu,  piceo;  elytris  elongatis,  glabris, 
poslice  subabbreviatis , tnincatis,  humeris  leviter  luiidentatis;  ab- 
domine  prominulo;  pedibus  depressis,  femoribvs  anticis  dilatatis, 
coxis  magnis,  tibiis  supra  crenato-dentiailatis,  apice  wiguiculo 
curvato  armatis;  tarsis  longissimis,  tenuissmis,  fUiformibus,  ar- 
ticulo  1:o  longitiidine  libiae  aequale,  2:do  et  3;o  dimidio  brevi- 
orib^is,  4:o  brevüsimo,  3:o  longitudine  tertio  subaequate;  faemina? 
mandibidis  brevis.  Long.  1 '/^  I.  — lat.  7s  •• 

Ce  genre  remarquable  des  Bostrichides  doit  être 
placé  à côté  des  Platypus  et  des  Tesserocerm,  des  quels 
il  se  distingue  aisément  [)ar  ses  mandibules  excessive- 
ment allongées  en  forme  de  cornes  très  minces  et 
recourbées  en  dedans  et  par  les  villosités  allongées, 
avancées  et  courbées  au  devant  du  front,  ce  qui  rappelle 
un  peu  les  niaxilles  des  Lucanides. 


L’unique  espèce  connue  vient  du  continent  indien 
et  atteint  la  taille  de  notre  Rhyzophagus  depressus. 

Sphacnuphorus  cruci^cr,  alatus,  elongatus,  antice  posticeque 
allenuatus,  dorso  depressus,  nitidus,  punclatus,  rufo-piceus,  ely- 
tris  maculis  quatuor  ad  medio  suturam  cruciforme  conjunclis,  tes- 
taceis;  rostro  lenuissimo,  arcuato,  bnsi  dilalato,  impresso;  capüe 
conico,  ocitlis  planiusculis;  thorace  forliter  pmiclato,  elongalo, 
antice  allenualo,  lateribus  suüarcuatis , angulis  posticis  obtusis; 
scutello  minuta,  triangulare,  lestaceo;  elytris  Ihorucis  latitudine, 
parallelis,  upice  uUetiuatis,  utrinque  rolundato-truncatis;  forliter 
punctalo-striatis , interstitiis  alternis  subelevalis;  pedibus  validis, 
tibiis  unguiculutis.  Long.  2 — 2'/^  I.  — lal.  ‘/a — Va  !• 

Plus  allongé  que  le  Sphaen.  linealocollis  Klug.  et 
proportionellenient  plus  étroit,  plus  luisant,  et  facile 
à reconnaître  par  la  tache  testacée  cruciforme  ou  bien 
en  X élargi  qui  se  voit  sur  la  partie  antérieure  des 
élytres,  et  qui  s’étend  sur  toute  la  base  de  ces  der- 
nières. — Birma. 

Une  autre  espèce  du  môme  pays,  est  mon  Sphaen. 
cinerascens.  II  est  un  peu  plus  grand  que  le  précédent 
et  surtout  plus  large  et  plus  ovalaire;  sa  couleur  est 
un  cendré  d’argile  unicolorc  peu  luisant.  Le  bec  est 
plus  robuste,  arqué  et  un  peu  conique  comme  chez 
les  Sipalus.  Le  corselet  est  assez  allongé,  ovalaire, 
avec  trois  excavations  longitudinales,  dont  celle  du 
milieu  plus  large  et  plus  profonde;  ponctuation  peu 
distincte,  sauf  quelques  gros  points  épars  dans  les  ex- 
cavations; les  élytres  un  peu  plus  larges  que  le  cor- 
selet, atténuées  vers  l’extrémité,  qui  est  arrondie;  elles 
sont  fortement  striées,  les  stries  peu  distinctement  ponc- 
tuées, les  intervalles  alternes  plus  élevés  en  carène 
que  les  autres. 


70 


Coeliosomus  nit^ronifiis,  alatus,  brevis,  postice  attenuatus, 
punctatissimus,  vûr  7ntidm,  nigra-nifus,  anteiinis  pedibusque 
dilutioribus , coi-pore  subtus  femoribusque  sparsim  cinereo-squa- 
înnlosis;  thorace  triangidari,  rugoso-punclato , medio  carinulalo, 
anlice  uti'inque  simuilo,  basi  oblique  attenualo,  medio  spiriiforwi 
valde  producto;  scutello  triangulare,  occulta;  elytris  thorace  la- 
tioribus,  subconvexis,  scrobiculato-punctaüs,  interstitiis  elevatis, 
rugoso-punctatis,  humeris  rotundatis;  pedibus  validis,  coxis  dis- 
tanlibus,  feitioribus  inermis;  tarsis  subelongatis,  articula  2:o  trans- 
verso, 5:o  dilatato,  cordato,  bilobo,  4:o  longitudine  duubns  pre- 
cedentibus  conjunctis  aequale,  unguiculis  validis,  pectore  medio 
acute  excavata;  7'ostro  le7iue-elo77gato , subarcuato;  a/Ue/mis  a7ite 
medium  7'ostris  insertis,  clavalis,  funiculo  sexarticulato , articuUs 
tribus  ulti//tis  subtra7isversis , clava  ovata,  S-articulata,  apice  ob- 
tusa.  Long.  % — 1 1.  — lat.  — ^3  *• 

Voisin  de  nos  Phylobius  et  Lilodactylus,  à côté 
desquels  ce  genre  doit  être  placé.  Le  C.  nigrorufus 
ressemble  beaucoup  aux  exemplaires  roussâtres  de 
notre  Lit.  velatus,  mais  étant  un  peu  plus  grand,  il  a 
le  corselet  sans  traces  de  tubercules  latéraux  et  est  très 
distinct  par  la  longue  saillie  spiniforme  dans  laquelle 
se  prolonge  la  partie  postérieure  de  la  base  de  ce 
dernier.  Cette  particularité  à elle  seule,  est  suflïsante 
pour  établir  un  nouveau  genre. 

Les  autres  espèces  indiennes  de  ce  nouveau; 
genre  sont: 

Coeliosomus  ockraccus,  du  double  plus  grand  que 
le  Coel.  77igrorufus,  et  de  couleur  d’ocre  roussâtre;  le 
dessous  du  corps,  le  milieu  et  les  côtés  du  corselet, 
une  tache  allongée  sur  la  suture  des  élytres  à la  [)Qintc 
de  l’épine  thoracique,  les  angles  huméraux  et  les  bords 
de  l’extrémité  des  premières,  sont  recouverts  d'un  duvet, 
testacé.  Le  bec,  les  antennes  et  les  pattes  sont  d’uua 
couleur  d’ocre  plus  vive  que  le  reste  du  corps.  L’é- 


71 


pine  thoracique,  l’extrémité  des  jambes  et  les  tarses 
sont  un  peu  rembrunies.  Les  intervalles  des  stries 
sur  les  élytres  sont  moins  ponctués  que  chez  l’espèce 
précédente  et  nullement  rugueux.  Toutes  les  cuisses 
unidentées  au  milieu. 

Coeltosomus  rubellus,  presque  du  double  plus  petit 
que  le  Coel.  nigrorufus,  avec  les  angles  huméraux 
plus  saillants.  La  couleur  est  un  ocre  aussi  clair  que 
chez  le  Coel.  ochraceus,  mais  la  tache  testacée  suturale 
est  plus  petite,  [)lus  blanchâtre  et  placée  sur  une  teinte 
brunâtre,  qui  occupe  souvent  toute  la  suture.  Le  bec 
et  les  pattes  sont  d’un  ocre  roussâtre,  plus  clair  et 
plus  vif  que  le  reste  du  corps.  Le  corselet  et  les 
élytres  sont  proportionellement  plus  transversales  que 
chez  le  Coel.  nigrorufus,  les  sinuosités  antérieures  du 
premier  sont  plus  distinctes  et  sur  le  milieu  on  voit 
une  impression  longitudinale  au  lieu  de  la  carène;  les 
secondes  sont  plus  triangulaires,  moins  convexes,  plus 
fortement  striées,  les  stries  plus  grossièrement  ponctuées, 
les  intervalles  plus  étroits,  plus  relevés,  plus  saillants, 
sans  ponctuation  distincte.  Toutes  les  cuisses  uniden- 
tées au  milieu. 

Coeliosomus  undulatus,  forme  et  couleurs  du  Coel. 
nigrorufus,  mais  moitié  plus  petit,  et  recouvert  sur  les 
élytres  d’ondulations  cendrées  peu  déterminées;  le  bec, 
les  antennes  et  les  pattes  sont  plus  roussâtres;  le  cor- 
selet plus  conique,  à côtés  latéraux  moins  arqués,  la 
carène  médiane  moins  visible  et  rembrunie  comme 
l’épine  thoracique.  Les  stries  sur  les  élytres  sont  moins 
profondes,  moins  fortement  ponctuées,  les  intervalles 
plus  larges,  moins  relevés,  avec  une  ponctuation  plus 
fine.  Le  dessous  du  corps  est  recouvert  d’une  pubes- 


72 


cence  cendrée  plus  serrée  que  le  dessus.  Toutes  les 
cuisses  unidentées  au  milieu.  Envoyé  par  M.  Nietner, 
des  montagnes  de  l’île  Ceylan. 

Coeliosomus  pictus,  forme  du  precedent,  mais  un 
peu  plus  grand,  atteignant  la  taille  des  petits  exem- 
plaires du  CoeL  nigrorufus,  mais  un  peu  plus  large 
aux  angles  huméraux,  qui  sont  arrondis.  La  couleur 
du  corps  est  un  brun  noirâtre,  quelque  fois  roussâtre, 
recouvert  d’une  pubescence  d'un  cendré  testacé,  ser- 
rée sur  le  dessous  et  plus  éparse  et  onduleuse  sur 
le  dessus;  l’épine  thoracique  est  plus  noirâtre  que 
le  dos  des  élytres,  et  bordée  des  deux  côtés  par 
une  tache  allongée  blanche,  qui  se  prolonge  sur  la 
suture  jusqu’au  milieu  des  premières.  Le  bec  est  plus 
allongé  que  chez  les  espèces  précédentes,  et  d’un 
testacé  roussâtre  comme  les  antennes  et  les  pattes. 
Le  corselet  et  les  élytres  sont  comme  chez  le  CoeL 
undulalus,  à l’exception  de  la  pubescence  cendrée  on- 
duleuse qui  est  plus  distincte,  occupant  de  préférance 
la  ba.se  et  l’extrémité.  — Toutes  les  cuisses  uniden- 
tées au  milieu.  Découvert  par  M.  Nietner. 

Coeliosomus  rufinasus,  forme  et  couleurs  du  Coel. 
nigrorufus,  mais  moitié  plus  grand,  proportionelleraent 
plus  allongé,  et  marqué  d’une  tache  allongée  blanche 
à la  pointe  de  l’épine  thoracique.  Le  corselet  est  dis- 
tinctement étranglé  en  avant,  avec  le  bord  antérieur 
un  peu  relevé,  sur  le  milieu  il  y a un  enfoncement 
longitudinal  qui  finit  par  une  carène  bien  visible  le 
long  de  l’épine  thoracique.  Les  élytres  sont  sculptées 
comme  chez  le  Coel,  nigrorufus,  mais  les  intervalles 
des  stries  sont  un  peu  plus  étroits,  et  ont  une  ponctu- 
ation plus  fine  et  plus  serrée.  Le  bec  et  les  antennes 


73 


sont  (l’un  t(îstac6  roussâtre,  bien  plus  clair  que  la  cou- 
leur (les  pattes.  Toutes  les  cuisses  unidentées  au  milieu. 

Coeliosomus  albocapillus , forme  plus  courte  et  plus 
élargie  que  celle  du  Coel.  nigrorufus,  rapellant  assez 
le  Coel.  rubelhis,  mais  quatre  fois  plus  grand.  La  cou- 
leur du  corps  est  noire,  recouverte  d’une  pubescence 
courte  d’un  cendré  obscur,  peu  apparent,  qui  devient 
testacé  sur  le  bords  de  la  poitrine;  la  pointe  thora- 
cique est  entourée  d’une  tache  allongée  très  noire, 
terminée  sur  la  suture  vers  le  milieu  des  élytres  par 
une  petite  tache  carrée,  et  blanche.  Les  antennes  et  les 
tarses  sont  d’un  testacé  plus  ou  moins  brunâtre.  Le 
corselet  est  plus  fortement  sinué  en  avant  que  chez 
le  Coel.  nigrorufus,  caréné  au  milieu.  Les  élytres  sont 
plus  dilatées  aux  angles  huméraux,  un  peu  déprimées 
sur  le  dos,  sensiblement  marginées  à la  base,  avec 
les  stries  des  élytres  moins  profondes  et  les  intervalles 
plus  larges  et  plus  planes,  les  alternes  un  peu  rele- 
vés. — Toutes  les  cui.sses  unidentées  au  milieu. 

Coelostcniiis  an(;iilatus,  elongato-ovalus , anliçe  posliceque 
ueqaaliler  aUenuatus,  convexiusculus,  punctalissimus,  niger;  supra 
snbvirkii-feslaccus , Ihoracis  basi  in  medio,  pectoris  lateribus  fron- 
lisgue  ulbx-pubescenlibus;  roslris  apice,  anlennis,  tibiis  larsisque 
rufo-tesiaceis;  capite  convexo,  oculis  planiusmlis,  magnis,  appro- 
ximalis;  thorace  conico,  punclalissimo , in  medio  basi  angidalitn 
producto,  angulis  posticis  rolundulis;  scutello  oblongo,  minuta, 
glubro;  elytris  thorace  vix  laiioribus,  postice  valde  atlenuatis, 
apice  rolundalis,  subreflexis,  profunde  striatis,  inlersliliis  puncla- 
tis;  femoribus  in  medio  unidentatis,  tibiis  apice  unguiculatis. 
Lon;^.  3/^  1.  _ lal.  % 1. 

Une  des  petites  espèces  du  genre,  presque  la 
moitié  de  la  taille  de  notre  Balaninus  brassicae  et  pro- 
portionellement  bien  plus  étroite,  avec  les  angles  bu- 


74 


méraiix  peu  saillants,  et  arrondis  sur  les  côtés.  La 
couleur  de  la  pubescence  du  dessus  est  un  testacé  ver- 
dâtre, très  remarquable  par  les  poils  blancs  très  épais 
qui  recouvrent  l’angle  saillant  du  milieu  de  la  base 
du  corselet;  angle,  qui  s’applique  sur  la  majeure  partie 
de  l’écusson.  Des  montagnes  Nura-Ellia  à Ceylan,  et 
envoyé  par  M.  Nietner. 

Les  autres  espèces  indiennes  de  ce  genre,  que 
possède  ma  Collection,  sont: 

Coelostcrnus  nifescens,  taille  et  forme  du  précédent, 
mais  de  couleur  brun-roussâtre  recouverte  par  une 
pubescence  grise  unicolore,  moins  épaisse  que  chez 
le  Coel.  angulatus;  le  dessous  du  corps  est  sans  poils 
blancs,  les  cuisses  rou.ssûtres,  les  antennes  testacées, 
le  corselet  plus  robuste,  plus  arqué  sur  les  côtés,  sa 
ponctuation  plus  forte;  sa  partie  antérieure  roussôtre, 
la  postérieure  noirâtre. 

Coelosternus  albotessellalus , d’un  tiers  plus  petit 
que  le  Coel.  angulatus,  dont  il  a la  forme  et  la 
couleur  noire  du  fond;  mais  chez  cette  espèce  non 
seulement  la  pointe  du  milieu  de  la  base  du  corse- 
let est  couverte  de  poils  blancs,  mais  aussi  tout  le 
reste  de  la  base  du  corselet  et  des  élytres,  la  suture 
et  quelques  taches  oblongues  dans  les  intervalles  des 
stries,  ainsi  que  les  côtés  de  la  poitrine  et  la  partie 
antérieure  du  bec.  Les  pattes,  les  cuisses,  les  an- 
tennes et  le  bec  sont  comme  ches  l’espèce  compara- 
tive. Ceylan. 

Coelosternus  unicolor,  de  la  taille  et  de  la  forme 
du  Coel.  angulatus,  mais  recouvert  d’une  pubescence  gris- 
blanchâtre  uniforme  en-dessus,  un  peu  plus  blanche 


75 


en  dessous;  les  antennes  seules  sont  testacées,  les  tarses 
brunâtres,  les  jambes  noires  comme  les  cuisses. 

Coeloslcrnus  curtulus,  plus  court  et  plus  robuste 
que  les  espèces  précédentes,  quoique  de  la  môme 
taille;  d’un  noir  luisant,  un  peu  rembruni  sur  tes  ély- 
tres  et  sur  la  pointe  du  bec;  la  base  des  antennes  et 
l’extrémité  des  genoux  seules  sont  d’un  testacé  brun- 
âtre. Le  corselet  est  régulièrement  triangulaire,  épais, 
fortement  ponctué,  à côtés  latéraux  droits.  Les  ély- 
tres  sont  un  peu  plus  larges  et  plus  longues  que  le 
corselet,  obtuses  à l’extrémité,  striées,  avec  les  inter- 
valles de  ces  dernières  fortement  granulées.  La  den- 
ticulation  aux  cuisses  est  peu  prononcée.  La  pubes- 
cence sur  le  corps  est  peu  serrée  et  d’un  gris  blan- 
châtre. 

Coelostermis  nificornis,  taille,  forme  et  couleurs 
du  Coel.  angulalus^  mais  recouvert  d’une  pubescence 
moins  serrée  d’un  blanc  grisâtre,  sans  former  des  taches 
blanches;  les  antennes  et  les  tarses  seuls  sont  d’un 
testacé  roussâtre.  Le  corselet  est  plus  grand,  plus 
épais,  et  plus  large  à la  base;  les  ély très  plus  arquées 
sur  les  côtés. 

Coetoslernus  suratus,  très  voisin  par  sa  forme  et 
ses  couleurs  du  Coel.  ruficorms,  mais  d’un  tiers  plus 
grand  et  avec  les  tarses  et  la  massue  des  antennes 
d’un  brun  noirâtre.  Le  corselet  et  les  élytres  parais- 
sent un  peu  plus  atténuées. 

Coelosternus  atomarius,  aussi  court  que  le  Coel.  cur- 
tulm,  mais  proportionellement  encore  plus  large,  ayant 
la  taille  du  Coel.  angulatus,  de  sorte  qu’il  rapelle 
déjà  un  peu  la  forme  des  Cmtorhynchm.  — La  cou- 
leur est  un  noir-brunâtre  un  peu  luisant,  varié  par  une 


76 


pubescence  blanchâtre  plus  ou  moins  serrée;  le  pro- 
longement de  la  base  du  corselet  et  les  côtés  de  la 
poitrine  sont  blancs;  le  bec  et  les  pattes  roussâtres, 
avec  les  tarses  et  les  antennes  plus  claires.  La  ponc- 
tuation sur  le  corselet  est  plus  prononcée  que  chez 
le  Coel.  angulalus. 

Coelosternus  albilaterus,  un  peu  plus  grand  et  plus 
étroit  que  le  Coel.  aiigulatus,  noir  et  recouvert  d’une 
pubescence  blanchâtre,  qui  devient  très  serrée^  sur  le 
dessous  du  corps,  surtout  sur  les  côtés  de  la  poitrine, 
le  front  et  la  base  du  bec;  le  prolongement  de  la  base 
du  corselet  est  faiblement  blanchâtre.  Les  antennes  et 
les  tarses  sont  d’un  testacée  roussâtre  clair. 

Coelosternus  argenteus,  forme  et  couleurs  du  Coel. 
angulalus,  mais  moitié  plus  grand,  avec  une  pubes- 
cence très  peu  sensible,  tandis  que  les  côtés  de  la 
poitrine  et  le  prolongement  de  la  base  du  corselet 
sont  recouverts  de  squamules  d’un  blanc  argenté  très 
vif.  Les  antennes  et  les  pattes  sont  noires. 

Coelosternus  subfasciatus,  moitié  plus  grand  et  sur- 
tout plus  bombé  que  le  Coel.  argenteus,  ayant  les  cô- 
tés de  la  poitrine  et  la  pointe  du  corselet  couvertes 
de  squamules  d’un  blanc  argenté,  comme  celui-ci,  mais 
les  antennes  entièrement  d’un  tcstacé  roussâtre.  Le 
corselet  est  plus  large,  plus  arqué  sur  les  côtés;  les 
élytres  sont  plus  courtes,  plus  convexes,  et  marquées 
de  taches  faiblement  grisâtres,  qui  réunies,  forment  sur 
la  partie  antérieure  deux  bandes  transversales. 

Coelosternus  plutnbeus,  forme  et  couleurs  du  Coel. 
angulalus,  mais  quatre  fois  plus  grand,  mesurant  1 ’/g 
en  longueur  et  1.  en  largeur.  D’un  noir  unicolore 
et  recouvert  d’une  pubescence  d’un  gris-blanchâtre 


r 

[ 


77 

qui  lui  donne  une  couleur  de  plomb.  Les  antennes 
sont  d’un  testacé  roussûtre,  les  tarses  brunâtres  à la 
base.  Le  corselet  est  plus  large  et  plus  arqué  sur 
les  côtés  que  chez  l’espèce  comparative. 

Coelostenius  brunncofasciatus,  de  la  forme  courte, 
convexe  et  épaisse  du  Coel.  mrlulus,  mais  une  dixaine 
de  fois  plus  grand,  mesurant  1%  1.  en  longueur  et  1 
ligne  en  largeur,  étant  presqu’  également  atténué  vers 
la  tête  et  vers  l’extrémité  du  corps.  La  couleur  est 
un  noir  opaque,  recouvert  d’une  pubescence  d’un  tes- 
tacé brunâtre,  qui  sur  le  corselet,  forme  des  taches 
arrondies,  disposées  transversalement  sur  sa  partie  an- 
térieure, ensuite  une  tache  qui  occupe  la  pointe  du  milieu 
de  la  base,  et  enfin  des  taches  allongées  interrompues 
sur  la  suture  et  dans  les  intervalles  des  stries  des 
élytres;  ces  dernières  taches  forment  des  bandes  trans- 
versales, dont  une  à la  base,  l’autre  au  milieu  et  une 
troisième  vers  l’extrémité  des  élytres.  Les  antennes  et 
l’extrémité  des  tarses  sont  roussâlres.  — Le  corselet 
présente  une  faible  carène  élevée  sur  le  milieu. 

Coelosternus  tessellalus,  forme  et  couleurs  du  Coel. 
brunneofasciatus,  mais  moitié  plus  petit.  Le  corselet 
est  plus  allongé;  les  taches  formées  par  la  pubescence 
d’un  testacé  grisâtre  sont  moins  marquées  et  plus  conflu- 
antes, celles  sur  les  élytres  plus  allongées,  ce  qui  fait 
presque  disparaître  les  bandes  transversales. 

Tycliiiis  fascialus,  elongahts,  suhovalus,  postice  ailenuulus, 
rufo-testacem,  dorso  infuscalus,  mbnüidm,  squanmlis  cinereis 
variegntvs;  rostro  elongalo,  curvato,  medio  carinata,  oculis  ni— 
gris,  planiusculis;  thorace  punctatissimo , subquadrato , latej'ibus 
arcuatis;  elytris  Ihorads  basi  fere  duplo  latioribus,  postice  ovato- 
attemialis,  strialis,  interstitiis  planiusculis,  impunclalis,  antice 


78 


maculis  oblongis,  postice  fasciis  Imnsversis  dualrus  cùw'eü;  fe- 
moribus  unidentatis.  Long.  % — 1^/4  1.  — laL  1. 

De  forme  interm6(]iaire  entre  Tychids  et  Erirhy- 
nus,  et  rappelant  par  les  couleurs  un  peu  notre  Sara-* 
pus  infirmus  Ilbst.,  dont  il  a aussi  la  taille,  mais  les 
élytres  sont  plus  courtes  et  plus  larges  à leur  base, 
avec  les  angles  huméraux  plus  saillants.  — Birma. 

Une  espèce  très  voisine,  mais  plus  petite,  se  trouve 
en  Egypte  sur  les  fleurs  du  Tamarix  et  je  l’ai  distri- 
buée sous  le  nom  de  Sibines  suturella  m.  Elle  a la 
forme  et  les  couleurs  de  l’espèce  des  Indes,  mais  au 
lieu  des  bandes  sur  les  élytres,  elle  présente  ces  der- 
nières irrégulièrement  variées  de  cendré,  de  brun  et 
de  noir. 

Ainorplioidca  arcuata,  alata,  depressa,  ovula,  punctatissima , 
subnilida,  rufo-brunnea,  anlennis  pedihusque  subdilutioribus ; 
rostro  V3  longitudine  corporis,  subarcuato,  anlice  dcpressu;  ca- 
pile  miniito,  oculis  subprominulis;  thorace  capite  ferc  tripla  la- 
tiore,  punctatissimo , sublransverso , latcribus  arcuatis,  angulis 
nnlicis  rutundatis,  posticis  redis;  scutello  niinuto,  Iriangulnri; 
elyiris  Ihorace  vix  lalioribus,  oblongo-ovatis,  pimctato-slriatis , 
inkrstiliis  irregnlariter  pundalis,  brevissiine  sparsim  setulosis; 
apice  utrinque  rotiindalo-lruncatis;  abdomine  segmenlo  ultimô 
libero,  pundato;  pedibus  crassiusculis,  coxis  poslids  dislan~ 
tibus,  femoribus  unidentatis,  libiis  apice  simpliciler  Irunca— 
tis,  non  dentatis;  tarsis  dilatatis,  unguicidis  breviusculis;  an- 
tennis  ante  medium  rostris  insertis,  hoc  longitudine  aequalibus, 
arlic.  1:o  elongato,  claviforme,  2:o  quatei'  tantum  breviore,  cras- 
siusculo,  pyriformi,  5:o  adhuc  breviore,  4-8  brevissimis,  Irans- 
versis,  versus  apicem  incrassatis,  9:o  longiore,  magno,  f0:o  trans- 
verso, H:o  minuta,  ucuminato.  — Long.  l'/4  1.  — lat.  Y2  I. 

Cette  espèce  rappelle  un  peu  notre  Sitophylus  yra- 
narius,  mais  étant  plus  courte,  elle  est  beaucoup  plus 
large  et  plus  ovalaire.  Le  Lier  article  des  antennes 


79 


est  aussi  long  que  tous  les  autres  réunis,  qui  depuis 
le  4:ièuie  article  forment  une  massue  allongée  régu- 
lière; leur  insertion  est  au-delà  du  milieu  de  la  lon- 
gueur du  bec,  latéralement  sur  sa  partie  antérieure. 
Les  cuisses  des  quatre  pattes  antérieures  sont  plus  rap- 
prochées et  toutes  munies  d’une  dent  au  dessous;  les 
tarses  sont  plus  courts,  et  assez  fortement  dilatés,  avec 
le  3:ième  article  bilobé.  — Ces  caractères  assignent 
donc  à ce  nouveau  genre  une  place  dans  les  Erirhi- 
nides  à côté  de  Acalyptus.  — Birma. 

Les  autres  espèces  de  ce  genre,  également  du 
continent  indien,  sont: 

Âmorphoidca  lata,  quatre  fois  plus  grande  que 
l’Âmorph.  armata,  d’une  couleur  plus  noirâtre  sur  les 
élytres  et  plus  testacée  sur  le  corselet,  la  tôle  et  les 
pattes.  La  forme  parait  généralement  plus  déprimée 
et  plus  large;  la  ponctuation  sur  le  corselet  et  les 
élytres  beaucoup  plus  fine  et  plus  serrée;  les  stries 
sur  ces  dernières  formées  de  points  plus  petits,  l’ex- 
tremité  plus  obtuse  et  recouvrant  une  bonne  partie 
du  dernier  segment  de  l’abdomen;  la  dent  sur  le  des- 
sous des  cuisses  plus  saillante.  Le  corselet  est  trans- 
versal et  fortement  arqué  sur  les  côtés. 

Amorphoidea  basalis,  de  la  taille  de  l’Âmorph.  ar— 
cuata,  mais  moitié  plus  large,  présentant  un  corselet 
large  et  arqué  sur  les  côtés.  Elle  se  distingue  des 
précédentes:  par  sa  pubescence  brunâtre  plus  déve- 
loppée sur  le  dessus  du  corps  et  marquée  d’un  duvet 
blanchâtre  sur  les  pattes,  une  ligne  longitudinale  ar- 
quée de  chaque  côté  du  corselet,  l’écusson,  la  base 
des  élytres  et  la  partie  antérieure  de  la  suture.  Le 
corselet  est  roussâtre  comme  le  bec  et  la  tête,  et  mar- 


80 


qué  d’une  ponctuation  plus  fine  et  plus  serrée  que  chez 
PAmorph.  arcuata;  les  élytres  sont  plus  courtes  et  plus 
larges,  avec  des  stries  plus  fines  et  les  intervalles 
presque  granuleux.  Les  pattes  et  les  antennes  sont 
d’une  couleur  plus  testacée  que  le  corselet. 

Amorphoidea  fuscirostris,  de  la  taille  et  des  cou- 
leurs de  l'Amorph.  arcuala,  mais  plus  courte,  plus  forte- 
ment atténuée  postérieurement,  et  avec  le  bec  d’un 
brun  noirâtre,  tandis  que  le  reste  du  corps  est  d'un 
testacé  roussâtre,  recouvert  d’une  pubescence  grisâtre, 
qui  devient  serrée  sur  la  base  des  élytres,  sur  la  su- 
ture et  sur  la  poitrine.  Le  corselet  est  un  peu  moins 
large,  plus  brusquement  atténué  vers  la  tête,  avec 
une  ponctuation  plus  fine.  Les  stries  sur  les  élytres 
sont  moins  marquées  et  la  suture  un  peu  rembrunie. 

Amorphoidea  angusticollis,  également  voisine  de  l’A- 
morph.  arcuata,  mais  un  peu  plus  allongée,  surtout  sur 
les  élytres.  Son  corselet  est  beaucoup  plus  étroit, 
étant  à peine  plus  large  que  long,  avec  les  côtés  la- 
téraux moins  arqués.  Les  élytres  sont  de  la  môme 
largeur,  mais,  d’un  quart  plus  longues,  recouvrant 
presqu’en  totalité  l’abdomen,  et  les  stries  sont  moins 
fortement  ponctuées;  les  intervalles  sont  planes  et  as- 
sez larges. 

Amorphoidea  seriata,  de  la  forme  et  de  la  taille 
de  la  précédente,  mais  de  couleur  noire,  avec  les 
pattes  et  la  base  des  antennes  brunâtres.  La  ponctu- 
ation du  corselet  et  des  élytres  est  plus  forte  et  plus 
rabotteuse,  et  sur  chaque  intervalle  des  stries  de  ces 
dernières  qui  forment  des  côtés  élevées,  on  voit  une  ran- 
gée de  squamules  sétiformes,  blanchâtres,  courtes  mais 
très  distinctes.  — Abdomen  recouvert  par  les  élytres. 


81 


Amorphoidea  rugosa,  de  la  taille  de  U Amorph.  an- 
gusticollis,  mais  un  peu  plus  courte  et  plus  large  et 
d’un  noir  unicolore,  assez  luisant.  Le  corselet  est  un 
peu  plus  large  |)ostérieureincnt,  ce  qui  le  fait  paraître 
plus  triangulaire  que  chez  l' angusticoUis  et  la  seriata; 
sa  ponctuation  est  plus  coniluante  et  plus  rugueuse. 
Les  f'lytrcs  sont  fortement  striées,  les  intervalles  plus 
larges  que  chez  la  seconde  des  espèces  comparatives, 
et  ornées  chacune  de  deux  rangées  de  poils  grisâtres 
très  courts  et  bien  moins  distinctes.  — La  moitié  du 
dernier  segment  de  l’abdomen  visible. 

Amorphoidea  rufipes;  taille  et  forme  allongée  do 
h Amorph.  angusticoUis,  mais  de  couleur  noire,  à l’exception 
des  antennes  et  des  pattes,  qui  sont  rousses.  La  tète 
et  le  corselet  sont  aussi  étroites  que  chez  [Amorph. 
seriata,  et  ce  dernier  aussi  grossièrement  |)onclué,  mais 
les  élytres  sont  sans  vestiges  de  squamules  sétiforrnes 
blanchâtres  et  raboteuses  comme  chez  [Amorph.  ru- 
gosa.  Peut-être  est-ce  une  variété  de  [Amoi-ph.  seriata? 

Amorphoidea  teslacea,  forme  un  peu  plus  large  que 
[Amorph.  aroiato,  dont  elle  a la  taille,  avec  un  corse- 
let étroit  comme  chez  [Amorph.  angusticoUis.  D’un  tes- 
tacé  clair,  luisant.  La  ponctuation  sur  le  corselet  est 
assez  forte,  mais  sur  les  élytres  beaucoup  plus  line  et  plus 
serrée,  comme  chez  la  dernière  des  espèces  compa- 
ratives; les  stries  sont  plus  distinctes  et  leurs  points 
moins  serrés,  les  intervalles  planes  et  plus  larges. 

Amorphoidea  flavipennis,  forme  et  couleurs  voisines 
de  celles  de  l’espèce  précédente,  mais  un  peu  plus  pe- 
tite et  plus  étroite,  et  avec  les  élytres  recouvertes  de 
quelques  rangées  de  squamules  sétiforrnes  comme  chez 
[Amorph.  seriata.  La  tète,  le  bec,  le  corselet  et  le 

6 


82 


dessous  du  cor[)S,  sont  plus  ou  moins  rembrunies,  sur- 
tout les  premières.  Le  corselet  assez  étroit,  atténué 
vers  la  tête,  mais  pas  transversal,  et  recouvert  d’une 
ponctuation  très  grossière,  du  lond  de  laquelle  parais- 
sent des  squamules  blanchâtres  éparses,  qui  lui  donnent 
un  aspect  un  peu  bigarré.  Les  élytres  sont  d’un  tes- 
tacé  clair,  comme  les  pattes,  assez  larges,  ovalaires, 
grossièrement  ponctuées  dans  les  stries,  à intervalles 
planes,  assez  larges,  ponctués  et  marqués  chacun  d’une 
'rangée  de  sciuamules  sétiformes  distincte.  Abdomen 
caché  sous  les  élytres.  Antennes  brunâtres. 

Amorphoidea  rufescem,  du  double  plus  petite  que 
l’ Amorph.  armata,  avec  un  corselet  étroit  comme  chez 
l’Amorpli.  angusticoUis,  mais  à élytres  plus  ovalaires, 
plus  courtes,  et  plus  arrondies  aux  angles  huméraux, 
la  ponctuation  dans  les  stries  de  cos  dernières  plus 
forte,  moins  serrée  et  bien  plus  distincte;  les  inter- 
valles'assez  étroits  et  un  pou  relevés.  L’abdomen  est 
prétequ’  entièrement  couvert  par  les  élytres,  qui  pa- 
i'iirs'sent  phis  atténuées.  La  couleur  est  un  roux  plus 
6u''nioirls  rembruni quelquefois  testacé. 

AfAorphoidea  nigra,  motiô  plus  petite  que  l’Amorph. 
^nmiata  et  surtout  plus  courte,  présentant  une  forme  et 
une  taille  analogue  à celle  de  l’Amorph.  rufescens.  La 
cfinleur ‘‘est  un  noir  plus  luisant  sur  les  élytres,  que 
sur  le  corselet.  Celui-ci  est  assez  allongé,  atténué 
vers  la  tète,  un  peu  arqué  sur  les  côtés  et  couvert 
de  gros  |)oints  enfoncés,  qui  lui  donnent  un  aspect 
rugueux.  Les  élytres  sont  plus  larges  que  le  corselet, 
parallèles  antérieurement,  arrondies  'vers  l’extrémité, 
'■Jirrtfotidément  striées  par  de  gros  points,  comme  chez 
Limorph.  rugôsa,  à interVdlIes  étroits,  ponctués  et 


83 


faiblement,  garnis  de  sqiiamules  sétiformes  grisAtres 
très  courtes.  Le  dernier  segment  de  l’abdomen  est 
à découvert.  — Le  bec  paraît  un  [leu  étranglé  à la 
base.  — Cette  espèce  rappelle  beaucoup  notre  Anoplus 
plantaris. 

Amorphoidea  flavipes,  de  la  forme  raccourcie  et 
ovalaire  de  i'Amorph.  rufescens,  mais  trois  fois  plus  pe- 
tite, ayant  en  longueur  à peine  V2  1-  ^n  largeur  1. 

l.e  corselet  est  présque  transversal,  mais  sensi- 
blement atténué  vers  la  tôle,  à côtés  un  peu  arqués 
et  les  angles  postérieurs  droits;  ponctuation  serrée. 
Les  élytres  sont  ovalaires  et  assez  obtuses  postérieure- 
ment, présentant  des  rangées  de  squamules  sétiformes 
blanchAtres  aussi  distinctes  (pie  chez  I’Amorph.  seriata 
La  couleur  du  dessus  est  un  noir  un  peu  cendré, 
avec  la  partie  inférieure  du  bec  et  les  élytres  plus 
ou  moins  roussûtres;  les  jiattes  et  la  base  dos  anten- 
nes sont  d’un  testacé  clair;  la  massue  des  dernières 
rembrunie.  L’abdomen  est  presqu’  entièrement  recou- 
vert par  les  élytres. 

Kliypiirhi'unius  setifer,  (ilnliis,  convpxiis,  dotujulus,  postice 
uUenualiis,  piinctatini,  opacus,  fusco-bruimeu& , densmime  dilute 
sfjuamosus,  mandibulis,  anlennis  pedibnsqne  riifescenlibtts;  ca- 
pile  brevi,  irianguluri,  rosiro  mediocri,  crusso,  rpaidrangulato , 
apice  dilatuto,  reflexo,  supra  ptankiscuto,  medio  Hnea  lonyitudi- 
nali  impresxo;  ocuUs  planiusculis,  nigris;  Ihorace  angustato,  an- 
lice  subconico,  sparsim  punctato,  utrinque  linea  lata  bmgitudi— 
nali  fiisca,  lateribus  subarcualk;  scutello  ublongo;  elylris  Ihorace 
fere  diiplo  lalioribus,  subparallelis,  apice  allenuatis,  punclato- 
strialis,  inlersliliis  medio  Hnea  setis  sparsis  longissimis  siibalbis, 
hunieris  disUnclis;  femoribus  unidentalis,  tibiis  ad  apicem  ungui- 
culalo-dilatalis.  Long.  IV3 — f'^2  1-  — V2 — ‘'la  f 

Cette  espèce  ressemble  un  peu  par  sa  forme  et 


84 


sa  taille  au  Listrodcrus  porccllus  Say,  de  l’Atn.  sept., 
mais  elle  est  d’une  couleur  plus  testacée,  le  corselet 
plus  étroit  et  plus  parallèle,  les  stries  sur  les  élytres 
moins  fortement  ponctuées,  les  intervalles  plus  larges. 
Du  Birma. 

Ce  nouveau  genre  a une  forme  intermédiaire  en- 
tre les  Listroderes  et  Ptochus,  ayant  la  tôle,  le  bec  et 
les  élytres  des  premiers,  mais  ces  dernières  garnies  de 
poils  élevés  épars  et  les  antennes  épaisses  comme 
chez  les  seconds;  le  bec  est  épais,  quadrangulaire, 
presque  droit  avec  l’extrémité  dilatée  latéralement  en 
arc  bien  visible,  tricarènée  en  dessus;  les  mandibules 
avancées,  aigues,  courbées  au  moins  dans  l’im  des  sexes; 
le  corselet  mar([ué  de  gros  points  imprimés  peu  ser- 
rés, un  peu  conique  en  avant,  avec  les  côtés  latéraux 
presque  droits,  ce  qui  lui  donne  parfois  l’aspect  paral- 
lèle et  étroit;  une  forte  dent  au  milieu  de  chaque 
cuisse  et  une  dilatation  angnliforme  de  chaque  coté  de 
l’extrémité  des  jambes. 

Les  autres  espèces  de  ce  genre  sont: 

nhj/j)Ocli)'omus  laticollis,  forme  et  couleurs  du  Phyp. 
selifer,  mais  moitié  plus  grand  et  différent  par  son 
corselet,  qui  est  beaucoup  plus  large,  couvert  de  points 
épars  plus  distincts,  unicolore  et  sans  lignes  noirâtres; 
les  élytres  un  peu  plus  courtes,  plus  épaisses  et  gar- 
nies de  poils  sétiformes  moins  longs,  les  pattes  et  les 
antennes  de  couleur  plus  noirâtre  et  le  bec  sans  ca- 
rène médiane. 

Rhypochromvs  ohliqaus,  de  la  forme  et  de  la  taille 
des  grands  exemplaires  du  lihyp.  setifer  et  recouvert 
d’écailles  testacées  pareilles,  à l’exception  du  dos  des 
élytres  où  il  y a une  grande  tache  bicordiforme  brune 


85 


appuyée  avec  sa  base  sur  l’écusson  et  avec  sa  pointe 
sur  la  suture  ou  sur  milieu  des  élytres;  elle  se  dilate 
de  rechef  en  forme  de  coeur  pour  aller  s’éteindre 
près  de  l’extrémité,  qui  présente  encore  deux  pe- 
tites taches  noirâtres,  de  sorte  qu’il  se  forme  sur  chaque 
élytre  deux  bandes  oblicpics  claires  interrompues  [tar 
la  suture.  Les  lignes  brunâtres  longitudinales  sur  le 
corselet  sont  anguleuses  au  milieu,  laissant  ici  un 
espace  hexagone. 

Rliypochromus  cruciger,  un  peu  plus  allongé  que 
les  espèces  précédentes,  dont  il  a la  taille,  mais  de 
couleur  presque  noire;  le  front,  les  côtés  du  corselet, 
une  bande  cruciforme  vers  le  milieu  des  élytres, 
et  une  autre  bande  transversale  près  de  l’extrémité 
sont  recouvertes  d’écaille.s  d’un  blanc  grisâtre.  La 
ponctuation  des  stries  des  élytres  est  plus  grosse  que 
chez  le  liliyp.  seti/cr,  les  intervalles  plus  étroits,  ce  qui 
fait  paraître  les  poils  courts  blanchâtres  sétiformes  et  plus 
serrées.  Les  antennes  et  les  pattes  sont  plus  fortes 
et  plus  allongées.  Écusson  gris. 

lihypochromm  ornalus,  plus  large  que  les  autres 
espèces  du  genre,  et  recouvert  d’écailles  plus  épaisses, 
plus  unies  et  avec  des  poils  sétiformes  encore  [)lus 
courts  et  moins  marqués.  Par  sa  couleur  verdâtre, 
ce  jolie  insecte  rap|)clle  un  peu  notre  Phylonomm  ni- 
grirostris,  mais  sa  taille  est  du  double  plus  grande  et 
proportionellement  plus  large  et  plus  atténuée  aux 
élytres.  Le  bec  est  presque  droit,  épais,  caréné 
au  milieu,  assez  fortement  dilaté  à l’extrémité  et  re- 
couvei'l  comme  la  tète  d’écailles  d’un  blanc  verdâtre; 
yeux  noirs,  applanis;  antennes  brunes,  avec  (juehjues 
écailles  verdâtres,  la  massue  ovalaire,  pointue,  noire. 


80 


Corselet  presque  cylindrique,  aussi  long^  que  large, 
tronqué  des  deux  côtés,  marqué  de  quelques  gros 
points  et  recouvert  d’écailles  verd.ôtres  .irgentées  sur 
les  côtés  latéraux,  laissant  une  grande  tache  triangu^- 
laire  brune  sur  le  milieu.  Ecusson  foncé.  Élvtrés 
plus  larges  que  le  corselet,  ovalaires,  dilatées  vers  le 
milieu  et  atténuées  postérieurement,  marquées  sur  chaque 
intervalle  de  stries  ponctuées  distirtCtes,  et  de  cils  blan- 
châtres courts;  leur  couleur  est  un  vert  blanchâtre 
argenté,  variolé  de  noir,  ce  qui  forme'  deux  bandes 
transversales  interrompues  et  irrégulières.  Dessous  du 
corps  et  pattes  recouvertes  d’écaille'à  d’un  blanc  Ver- 
dâtre opaque. 

Fullciidvra  atoniaria,  alala,  elomjuto-ovala;  convexiusciila , 
nitida,  punctata,  densissimè  cinereo-squamosu,  elytris  trtinsbÈr- 
sim  nigro-variegatis;  capile  brevi,  rostro  lato,  milice  tricarinato, 
oculis  convexisj  nigris,  anlennk  thoracis  basi  superanlibus,  urli- 
culii  primo  lalissimo,  depresso,  ad  basin  subarcuato,  scabralo, 
sequentibus  subconicis,  selusis,  cluva  ovala,  acuminata;  llwrace 
deplunalo,  valde  transverso,  nigro-trilineato , laleribus  dilutatis, 
vatvalis,  ungulis  poslicis  subcurvalis,  aciilis;  sculello  oblongo, 
griseo-sqtiumoso;  elylris  thoracis  lutitudine  elongalis,  aniiee 
subparaltelis,  poslice  abcmto-altennatis,  puncluto-stnalis,  inter- 
sliliis  ptunis,  humeris  redis,  promimdis;  pedibus  validis,  femori- 
bus  unidenlatis,  tibiis  subarcualis,  apice  vix  dilalalis.  Long.  3 
1.  — lal.  1 '/.i  1. 

Au  |)remier  abord  la  forme  rappelle  un  peu  nos 
Phyllobius,  mais  la  forme  des  antennes  qui  ont  leur 
l:icr  article  très  large,  très  applati  et  de  la  longueur 
des  articles  suivants  réunis,  et  surtout  son  corselet  tout 
à fait  plat,  trois  fois  |)lus  largo  que  long,  avec  les 
côtés  latéraux  extréniement  dilatées  en  forme  d’ailes 
et  dirigés  oblicpienlertt  en  arc  sinuée  de  la  tète 


vers  les  angles  huméraux,  où  ils  forment  des  angles 
saillants  avec  la  base,  qui  est  sinuée  do  chaque  côté, 
font  facilement  distinguer  ce  nouveau  genre  do  tous 
les  Rhynchocephales  connus.  — Ce  singulier  insecte 
provient  du  Birma. 

Plucliidius  lincatus.  ulalus,  convexus,  elongatus,  poalice  ova- 
tus,  punclalus,  vix  nilidus,  densissime  squamosus,  supra  vi- 
ridi-aureus,  nigro-^lineatus,  sublus  lacteus,  anknnis  pedihusque 
rufu-testaceis,  viridescmli  subulbu~pruini}sis,  oculis  uigris,  vix 
convexis;  capile  brevi,  f route  plaiiiusculo,  rostro  lato,  niedio  im- 
presso,  antice  bihauiato;  unlennis  longüudine  dimidio  curporis 
superantibus,  articulo  l:o  depresso,  versus  apicem  dilulato;  se- 
cundo brevi;  tertio  2:do  Loiigiore;  thoruce  sparsiin  grosso-pun- 
ctato,  subcylindnco , postice  Iruncato,  laleribus  subarcualis,  rnedio 
lineis  duabus  nigris;  scutello  subrotundato , viridi-squariwso  ; 
elytris  Ihorucis  basi  paulo  talioribus,  elonguto-ovatis , skiato- 
punctatis,  interstitiis  planiusculis , sparsim  albo-setiferis,  alternis 
nigris,  humeris  distindü;  femoribus  in  rnedio  dentalis,  libiis 
redis.  Long.  2'U  h — l'il.  ‘‘/j  I. 

Par  ses  couleurs  et  sa  taille,  cette  belle  espèce 
rappelle  notre  Polyd.  phaleratus  Dabi.,  mais  sa  forme  est 
moitié  plus  étroite  et  plus  alongée,  et  les  écailles  sont 
un  peu  cuivreuses  sur  le  front  et  le  dos  des  élytres. 
Du  Birma. 

Ce  genre  nouveau  paraît  aux  Indes  orienlalps 
remplacer  nos  Polydmsus  et  Phyllobim,  se  distinguant 
par  une  tête  plus  courte,  un  bec  plus  large,  forte- 
ment bilobé  et  profondément  échancré  au  milieu  de 
son  extrémité,  des  antennes  plus  fortes,  à premier 
article  distinctement  ap[)lati,  le  2:d  plus  qqurt  que 
le  troisième;  un  corselet  plus  cylindricpie;  des  ély- 
tres plus  ou  moins  |)arsemécs  de  petits  poils  blan- 
chôtres,  en  forme  d’épines,  comme  chez  les  Plochus, 
une  denliculation  forte  à toutes  les  cuisses. 


Les  autres  espèces  indiennes  de  ce  genre  que  je 
possède  sont: 

Ptnchidius  lonf/icornis,  d’un  tiers  plus  petit,  plus 
allongé  et  plus  étroit  que  le  Pt.  lineatus;  de  couleur 
noire,  variée  d’écaillcs  verdâtres,  qui  sur  le  front,  les 
côtés  latéraux  et  le  milieu  du  corselet  forment  une 
couche  plus  épaisse  que  sur  les  élytres.  La  tête  est 
plus  large,  carénée  au  milieu  le  long  du  bec,  qui  est 
plus  court,  dilaté  et  coupé  obliquement  à son  extré- 
mité. Les  antennes  sont  presque  de  la  longueur  du 
corps,  avec  leur  l:ier  article  courbé  et  applati.  Yeux 
un  peu  saillants.  Le  corselet  est  presque  carré,  un  peu 
étranglé  en  avant,  arqué  sur  les  côtés,  isolément 
ponctué,  bisinné  à la  base.  Les  élytres  sont  allongées, 
un  peu  parallèles  et  atténuées  vers  l’extrémité;  elles 
sont  couvertes  de  stries  grossièrement  |)onctuées,  avec 
les  intervalles  étroits,  un  peu  relevés. 

PtorJiidius  cylindricoüis , de  la  longueur  du  précé- 
dent, mais  plus  large,  surtout  aux  élytres,  rappellant 
un  peu  la  forme  et  les  coideurs  de  notre  Pol.  cervmus. 
Les  antennes  sont  plus  longues  et  plus  fortes,  la  tête 
plus  courte,  le  bec  plus  déprimé  avec  5 rangées  lon- 
gitudinales do  points  imprimés;  le  corselet  plus  cylin- 
drique, presque  carré,  les  points  imprimés  plus  grands, 
plus  épars  et  plus  visibles,  les  élytres  plus  courtes, 
plus  obtuses  postérieurement,  les  points  dans  les  stries 
plus  gros,  les  intervalles  plus  étroits,  les  poils  séti- 
forines  blanchâtres,  au  milieu  de  chaque  intervalle  courts 
mais  distincts,  les  écailles  généralement  |)lus  grandes. 
Les  cuisses  dentées.  La  couleur  du  fond  est  un  brun 
noirâtre,  les  écailles  qui  recouvrent  le  corps  d’un  tes- 
ta cé  grisâtre. 


Ptochidius  impar,  très  voisin  du  Pt.  cylindricoUis, 
par  la  forme  et  les  couleurs,  mais  du  double  plus  grands, 
et  différent  par  ses  antennes  qui  sont  plus  courtes,  le 
front  qui  est  plus  étroit,  le  bec  qui  présente  de  chaque 
côté  une  carène  élevée  un  peu  oblique,  le  corselet 
plus  robuste  plus  fortement  ponctué,  les  stries  des  élytres 
formées  par  des  points  plus  grands,  et  les  intervalles 
plus  étroits  et  un  peu  convexes.  Côtés  du  corselet 
gris;  les  poils  sétiformes  sur  les  élytres  très  courts 
et  peu  distincts. 

Ptochidius  impressicollis , tout-à-fait  de  la  forme  et 
des  couleurs  du  Pt.  impar,  mais  moitié  plus  petit  et 
très  distinct  par  son  corselet  étroit  et  carré,  transver- 
salement imprimé  de  chaque  côté  un  peu  en  avant  de 
sa  base;  par  son  bec  et  son  front  beaucoup  plus 
larges,  le  dernier  avec  une  ligne  longitudinale  impri- 
mée au  milieu,  et  enfin  par  ses  élytres  plus  courtes 
et  plus  convexes,  avec  des  poils  sétiformes  bien  dé- 
veloppés. La  couleur  du  dessus  est  grisâtre  variée 
de  brun  et  de  noirâtre,  côtés  du  corselet  et  une  ligne 
médiane  obscures. 

Ptochidius  nigrosparsus,  voisin  par  ses  couleurs  et 
môme  par  sa  forme  du  Ptoch.  longicornis,  mais  trois 
fois  plus  grand.  Le  bec  et  le  corselet  sont  |)lus  courts 
et  plus  larges;  le  front  marqué  sur>  le  fond  verdâire, 
d'une  tache  noirâtre,  qui  se  dilate  vers  les  deux  ex- 
trémités; le  corselet  est  obscur  avec  les  côtés  laté- 
raux et  une  ligne  longitudinale  au  milieu  d’un  blanc 
verdâtre  ou  bleuâtre,  les  points  imprimés  épars  dis- 
tincts; l’écusson  est  oblong,  luisant,  noir;  les  élytres 
moins  fortement  striées  que  chez  le  Ptoch.  longicornis, 
et  leurs  points  plus  petits;  leur  couleur  est  d’un  brun 


n-oii»âtre  opaque,  varié  de  tacijes  d'un,  blanc  verdâtre 
ou  bleuâtre  et  qui  se  confcMident  en-  .grande  partie  vers 
les  côtés  latéraux,  sur  le  dessous  du  corps  et  sur  les 
pattes.  Les  antennes  et  les  pattes  sont  plus  grêles 
que  chez  l’espèce  comparative. 

PtocliüHus  carinulalm,  ressemblant  un  peu  par  ses 
couleurs  au  Ploch.  lineatus,  mais  deux  fois  plus  grand 
et  avec  les  élytres  plus  parallèles  et  |)lus  atténuées  posté- 
rieurement. La  tête  est  plus  courte,  le  bec  plus  large, 
plus  distinctement  tricarèné;  le  corselet  plus  transver- 
sal, plus  épais,  avec  quatre  lignes  noires  au  lieu  de 
deux,  (pi’on  voit  chez  le  Ploch.  Uneatus;  les  élytres 
plus  allongées,  avec  les  points  imprimés  dans  les 
stries,  plus  gros,  et  les  intervalles  alternes  un  peu  éle- 
vés en  carène,  sans  écailles,  luisants  et  noirs;  les  poils 
séliformes  ()eu  visibles. 

Ëpicaliis  virsatus,  alatus,  convexus,  elon<jatus,  postice  sub- 
uvalus,  punctalus,  densissiine  squamulosus,  rufo-brunneus,,  ca- 
pile,  laleribus  corpurerpie  subtua  vii  idi-argenleis,  anteiuds,  pedi- 
bus  corpureque  supra  subalbo-fusco-aeneis , opacis;  oculis,  Iho- 
racis  linds  duabiis  laleraliler  ehjlrisque  versus  muryinem  nigro- 
variegutis;  capile  biungulnri,  rosiro  brève,  anlice  suhdilalalu, 
maitdibnlis  exei'lis;  uidcnms  ud  laleribus  insertis,  dimidio  cor- 
pore  lonyüadine,  arlicuio  /.o  tvngissiino;  Ihorace  capitis  lalilu- 
dine,  elougalü,  cylindrico,  busi  bisinuato;  scutelio  minutissimo, 
subquadrulo;  elylris  l.horacis  basi  fere  duplo  hilioribus,  elongulo- 
ovatis,  postice  vix  dilalatis,  apice  subuttenualis,  dorso  planiuscu- 
lis,  humeris  redis,  oblique  subtruncalis;  slriis  dislincte  punctalis, 
inter stiliis  aller nis  suturaque  elevalis,  libiis  inediis  valde  curva- 
lis;  femoribus  unlicis  unidenlulis.  Long.  IV3  I.  — lot.  % 1- 

Ce  nouveau  genre  a lu  forme  des  Polydrusus  et 
des  Clüoebius,  mais  les  antennes  plus  fortes,  plus  lon- 
gues et  le  bec  plus  court,  le  rapprochent  également 
dos  Episomus,  au  près  desquels  il  doit  être  placé,  se 


«1 


distinguant  des  uns  et  des  autres  par  ses  jambes  in- 
termédiaires fortement  courbées.  — La  seule  espèce 
connue  vient  de  Birma  et  présente  la  forme  et  la  taille 
de  la  Sitona  tibialis,  avec  des  couleuis  plus  va- 
riées et  tous  les  côtés  latéraux,  ainsi  que  le  dessous 
du  corps,  recouverts  d’écailles  d’un  beau  vert  argenté. 

Aphm'  iiffTatiini,  alalum,  anthracinum , (/labrum,  nüidubm; 
rostro  lo7igo,  arcnalo,  medio  snbdiintnto,  prjnrtatOr  apice  subat- 
ienvato,  nüido;  fronte  atigusfa,  longiludinaliter  mbexcaimta; 
thorace  siibconico,  antice  angiistato,  constriclo,  punclato,  hasi 
triedio  wiifoveoJato;  ebjtris  ovatis,  convexis,  gibbosis,  apice  atle- 
nuatis,  carinatis,  sinuntis,  slrialis,  vderslitiis  srarificntis,  brevis- 
Airne  cinerëo-piHfms , humeris  distinclis;  pedibiis  longissimis.  fe- 
tnùHbitA  cMm/li,  tibiis  snbarcuatis.  Long.  2 1.  — lat.  '• 

Très  voj^sin  de  l’Ap.  davipes  Gerstæcker,  mais  un 
peu  plu»  grand,  avec  les  élytres  d’un  oval  plus  allongé, 
et  recouvertes  de  cils  relevés  blancliâtres  très  courts 
et  peu  serrés.  — H habite  les  Indes  orientales,  qui 
présentent  encore  plusieurs  autres  formes  bossues, 
unicolores  et  à bec  atténué: 

Apion  crassicolle,  un  peu  plus  petit  que  PA.  infla- 
tum  et  proportionellernent  plus  court.  Sur  le  front  il 
y a de  chaque  côté  près  de  l’œil  une  petite  impres- 
sion longitudinale,  confondue  avec  des  rugosités  longi- 
tudinales. Le  corselet  est  conique,  aussi  large  posté- 
rieurement que  la  base  des  élytres,  brusquement  atté- 
nué vers  la  tête,  mais  sans  étianglemcut  latéral  et 
fortement  ponctué.  Les  élytres  sont  convexes,  ova- 
laires et  se  dilatent  vers  l’extrémité,  qui  est  arrondie; 
les  stries  sont  bien  marquées,  surtout  celles  près  de 
la  suture,  dans  lesquelles  on  voit  une  ponctuation  dis- 
tincte; les  intervalles  sont  planes  et  un  peu  rugueux. 
Les  jambes  faiblement  rembrunies. 


92 


Apion  triangulicolle , fl’un  quart  plus  petit  que  l’A. 
davipes,  auquel  il  ressemble  beaucoup,  mais  son  corse- 
let plus  court  et  élargi  triangulairement  à la  base,  le 
distingue  facilement;  sur  les  côtés  latéraux  on  voit  en 
avant  un  étranglement  comme  chez  PA.  davipes,  et 
sur  le  milieu  une  ligne  imprimée  raccourcie.  Les  stries 
sur  les  élytres  sont  plus  fortement  marquées  et  les 
intervalles  assez  convexes. 

Apion  gagalimim,  de  la  taille,  de  la  forme  et  des 
couleurs  du  précédent,  à l’exception  du  corselet  qui 
ressemble  à celui  de  l’A.  davipes,  mais  encore  plus 
cylindrique.  Sur  le  milieu  du  front  entre  les  yeux,  il 
y a une  ligne  longitudinale  imprimée.  Le  corselet  est 
à peu-près  comme  chez  l’A.  davipes,  cylindrique,  avec 
un  étranglement  antérieur,  mais  sa  ponctuation  est 
moins  distincte.  I.,os  élytres  sont  un  peu  plus  dilatées 
postérieurement,  l’extrémité  encore  plus  obtuse;  les 
stries  près  de  la  suture  fortement  imprimées,  tandis 
que  vers  les  côtés  latéraux  et  l’extrémité  elles  sont 
peu  profondes,  les  intervalles  étroits  à la  base  des 
élytres  et  assez  convexes,  planes  et  larges  sur  le  mi- 
lieu. Pattes  souvent  faiblement  rembrunies. 

Apion  suheostaturn,  de  la  taille  et  de  la  forme  du 
précédent,  mais  avec  les  élytres  plus  allongées  et  les 
siries  |)rofondémcnt  marquées  sur  toute  leur  longueur, 
ce  qui  fait  ressortir  les  intervalles  en  côtés  élevées. 

Apion  dilaücolle,  un  peu  plus  allongé  que  PA.  ga- 
gatimm,  dont  il  a la  taille;  corselet  allongé  en  avant 
et  en  arrière,  et  sensiblement  dilaté  en  avant  de  sa 
base,  ce  qui  lui  donne  un  aspect  un  peu  conique  vers 
la  tête  et  cylindrique  vers  les  élytres.  Ces  dernières 
sont  plus  larges  que  le  corselet,  ovalaires  et  atténuées 


!)3 


vers  rextrémité,  leurs  stries  sont  à peine  visibles,  les 
intervalles  très  planes  et  riignleux.  Toute  la  surfiicc 
est  parsemée  de  poils  blancliAtres,  épars,  assez  longs 
et  droits.  Le  corselet  n’est  pas  plus  long  que  large. 
Front  simplement  excavé.  Cuisses  médiocrement  cla- 
viformes. 

Apion  chalybdcolor , voisin  do  t A.  dilalicolle,  mais 
du  double  plus  petit,  et  avec  un  bec  proportionellement 
|)lus  court.  Le  corselet  est  plus  conique,  plus  large 
postérieurement,  rétranglernent  antérieur  peu  marqué 
et  le  bord  autour  de  la  tôte  nullement  réfléchi.  Les 
stries  des  élytres  sont  très  fines,  mais  visibles,  les  in- 
tervalles planes,  luisants.  La  pubescence  blanchâtre 
plus  épaisse  et  plus  marquée  sur  tout  le  corps.  Pattes 
plus  courtes  et  plus  robustes,  jambes  plus  droites,  plus 
dilatées  vers  l’extrémité,  tarses  plus  larges. 

Apion  pruinosum,  très  voisin  de  l’A.  chalybeicolor, 
mais  ordinairement  un  peu  plus  petit  et  surtout  plus 
étroit.  Le  bec  est  plus  allongé  et  plus  cylindrique; 
le  corselet  plus  étroit,  avec  la  dilatation  postérieure 
moins  marquée  et  le  rebord  antérieur  distinctement 
réfléchi,  ce  qui  tait  ressortir  rétranglenient.  Le  duvet 
blanchâtre,  qui  le  recouvre,  lui  donne  une  couleur 
d’acier  terne. 

Apion  indiatm,  de  la  forme  raccourcie  de  l’A.  tri- 
anyulicolle,  mais  d’un  tiers  plus  petit.  Corselet  triangu- 
laire, étranglé  en  avant,  terne,  à ponctuation  peu  dis- 
tincte. Élytres  plus  car(*ées,  applaties  vers  l’écusson, 
stries  profondément  im|)rimées,  intervalles  assez  con- 
vexes; angles  huméraux  plus  saillants  que  chez  l’espèce 
comparative. 


yApion  amplipenne,  un  peu  plus  petit  que  le  pré- 
cédent auqel  il  ressemble  beaucoup  et  ne  se  distingue 
que  par  son  corselet  plus  fortement  étranglé  en 
avant,  par  ses  élytres  plus  courtes  et  plus  arrondies 
sur  les  côtés,  plus  convexes  vers  l’écusson,  avec  les 
angles  huméraux  moins  saillants  et  les  intervalles  des 
stries  planes;  ces  dernières  sont  moins  marquées  et 
presqu’  efl'acées  vers  les  bords  latéraux.  Sur  le  corse- 
let on  voit  quelques  [)oils  blanchâtres.  — Pattes  allon- 
gées, cuisses  claviformes. 

Apion  restricticoUe,  de  la  taille  des  petits  exem- 
plaires de  CA.  amplipenne,  mais  plus  allongé;  corselet  plus 
étroit  et  étranglé  postérieurement;  élytres  plus  ova- 
laires, atténuées  vers  l’extrémité,  gibbeuses,  stries  pro- 
fondément marquées,  intervalles  assez  convexes.  Pattes 
allongées,  cuisses  claviformes;  jambes  d’un  noir  un  peu 
roussàtre. 

Les  espèces  suivantes,  également  des  Indes  ori- 
entales, ont  un  bec  plus  cylindrique,  que  les  précé- 
dentes. 

Apion  flavirnanum,  [lar  sa  taille,  sa  forme  et  sa 
pubescence  il  ra|)pelle  un  peu  notre  A.  cwicum,  mais 
il  est  plus  court,  surtout, aux  élytres.  La  base  des 
antennes,  les  pattes  antérieures  et  les  quatre  jambes 
postérieures  sont  d’un  lestacé  roussàtre  assez  vif.  La 
pubescence  grisâtre  sur  tout  le  corps  est  bien  visible^ 
formant  des  istries  sur  les  élytres.  Le  corselet  est  un 
peu  conique,  dilaté  |)Ostérieurement,  très  faiblement 
étranglé  len  avant.  — Le  bec  est  applati  et  large, 
avec  'ime  carène  longitudinale  au  milieu. 

Apion  tuberculiferum,  de  la  taille  de  l' A.  flavofemo- 
ratum,  mais  plus  arrondi  et  plus  large  sur  les  ély- 


95 


très.  Corselet  conique,  faiblement  étranglé  en  avant, 
un  peu  cylindrique  en  arrière,  à base  bisinuée,  et  re- 
couvert d’une  ponctuation  luberculiforme  très  forte  et 
épaisse;  au  milieu  il  y a une  impression  longitudinale, 
qui  finit  par  une  fovéole  assez  forte  en  avant  de  l’é- 
cusson. Elytres  plus  larges  que  le  corselet,  presque 
sphériques  et  atténuées  vers  l’extrémité;  angles  liiimé- 
railx  'peu  saillants;  elles  sont  recouvertes  de  larges 
stcies,  profondément  marquées  de  gros  points  ■impri- 
més, ce  qui  les  font  paraître  comme  crénelées,  bieiudif- 
férent  de  toutes  les  autres  espèces  de  ec  genre.  'Pattes 
assez  courtes  et  robustes.  La  couleur  est  un  ibnm 
foncé  roussâtre,  iinicolore,  peu  luisante  et  recouverte 
d’une'pubescence  blanchAtre  peu  serrée.  IBec  d’un  tiers 
plus  court  que  le  corps. 

Apion  alboirroratum;  'forme  et  couleurs  rappellant 
notre  A.  vernde,  et  plus  encore  FA.  ceylonicum  Gerst,, 
mais  sa  taille  de' moitié  plus  grande,  et  la  trompe  cylin- 
drique pies(pie  de  la  longueur  du  corps  l’éloignent 
suffisamment.  La  tronqie  et  les  cuisses  sont  d’un  brun 
plus  noirâtre  que  chez  ' les  espèces  comparatives,  qui 
les  ont  d’un  roux  testacé;  les  cui,sses  sont  aussi  plus 
fortement  claviformes.  Le  corselet  parait  un  peu  plus 
convexe,  plus  élargi  postérieuretnent  à côtés  plus  ar- 
quées. Les  stries  des  élytres  sont  plus  profondes, 
'leur  ponctuation  plus  forte  et  plus  visible;  l’extrémité 
•plus  atténuée. 

Cerohates  sexsulcatus,  alaliis,’  elongains,  linearis,  depressus, 
gluberrhmix , nilidus,  rufo-testaceuSy  rosira  breviure  anlice  dila- 
Into,  oailis  rolnndulis,  dibis,  antennis  thorace  vix  superunlibiis, 
articulis  siibapr/unNbiis,  onalis,  setosis;  thorace  elongalo,  anlice 
posticeqiie  angustalo,  snbreslriclo , lateribns  ar coatis,  medio  ca- 


»6 


j)iUs  lutitudine;  scuMlo  transversim  triangulari,  apice  producto; 
ehjtris  capilv  thoiucüqiie  conjunetis,  suhlongioribus,  fere  paral- 
lelûi,  thorace  vix  lalioribus;  medio  utrinque  Inngilndinaliler  im- 
pressis,  impressione  antice  Irisulcato,  sutura  ekvala,  ad  scuteUum 
breriter  sulcnla;  lateribus  simpliciter  convexis,  glubris,  striis  in— 
distiiiclis;  corpore  sublus  impunctato,  medio  longitudinaliler  im- 
presso.  Lon^i.  1 '/^  I. — 2'/^  1-  — Ift-  Va  1- — % 1- 

Au  premier  abord,  très  voisin  du  Cer.  trislriatus 
F.  de  Java,  mais  ordinairement  plus  petit,  les  élytres 
plus  courtes,  plus  parallèles,  sans  stries  et  sillons  la- 
téraux, le  corselet  plus  étroit,  les  antennes  plus  lon- 
gues et  composées  d’articles  plus  ovalaires.  Commun 
à Birma. 

Une  autre  espèce  des  mômes  localités  présente 
la  môme  taille,  la  môme  forme  et  les  mômes  couleurs, 
mais  diffère  très  sensiblement  du  précédent,  par  ses 
antennes  [»lus  fortes  et  plus  allongées,  par  sa  tête 
profondément  canaliculée  longitudinalement  entre  les 
yeux  et  sur  la  majeure  partie  du  rostre,  par  son 
corselet  plus  convexe,  silloné  longitudinalement  au 
milieu  et  par  ses  élytres  moins  luisantes,  avec  les  in- 
tervalles, qui  bordent  les  sillons  antérieurs  et  la  su- 
ture, élevés  en  carènes  assez  aigus.  Je  l’ai  nommée 
Cer.  fossulatus. 

Une  troisième  espèce  indienne  que  j’ai  nommée 
Cer.  ca7)aliculatus  est  intermédiaire  entre  les  deux  pré- 
cédentes. Elle  a la  taille,  la  forme  et  les  couleurs  du 
Cer.  sexsulcatus,  et  les  antennes,  la  tôte  et  le  corselet 
canaliculées  au  milieu  comme  chez  le  Cer.  fossulatus. 
De  l’un  et  de  l'autre  elle  se  distingue  cependant  par 
des  stries  latérales  distinctes,  quoique  moins  fortes  que 
chez  le  Cer.  trisulcatus,  qui  est  généralement  plus  large 
surtout  sur  le  corselet.' 


97 


Spermupha^us  tessellatus,  rolundatus,  convexiuscidus,  nigcr, 
supra  cano-pruinosus,  elytns  slriatis,  subalbo-transversim-nndu- 
latis.  Long.  11.  — lal.  1. 

De  la  forme  et  à peu-près  de  la  taille  du  Sp. 
cardui,  dont  il  a aussi  les  couleurs,  mais  bien  distinct 
par  les  ondulations  blancliAtrcs  sur  les  élytres,  repré- 
sentées souvent  par  de  petites  taches  oblongues  seule- 
ment, comme  chez  le  liruchus  atomarius.  — Birma. 

Rruchiis  niininiiis,  ovatus,  dorsa  subplanus,  punctatus,  den- 
sissime  cano-pubescens,  niger,  anlcnnarim  arliculis  tribus  primis 
pedibusqite  testaceis,  his  femoribus  plus  ininusve  infuscatis;  capite 
elongato,  frunte  lougitudinalüer  carinata,  antennis  dimidio  corpo- 
ris  longioribus  in  maris  serratis,  in  foeminis,  simpliciter  ad  apicem 
paulo  incrassatis;  tliorace  Iriangulari,  subconvexo  basi  ulrinque,  si- 
nuato,  media  ante  scutellum  truncato,  fovenlato,  siibatbo-villoso  lateri- 
bus  vix  arcuutis,  ungulis  posticis  acutis,  prominulis;  scutello  subqua- 
drato,  subalbo-villosu  ; elylris  ad  basin  thoracis  lulitucUne  aequa- 
Ubus,  ovatis,  distincte  slriatis.  Long.  % I.  — lal.  Va  !• 

Plus  petit  et  plus  ovalaire  que  le  Br.  debilis 
Sch.,  auquel  il  ressemble  un  peu,  mais  sa  pubescence 
est  plus  grisâtre,  le  corselet  proportionellement  plus 
grand,  les  élytres  plus  courtes,  presque  pas  dilatées 
postérieurement  et  enfin  la  forme  et  la  couleur  des 
antennes  et  des  pattes  le  distinguent  facilement.  Birma. 

Une  espèce  encore  plus  petite,  qui  se  trouve 
également  sur  le  continent  indien  aux  environs  d’Agra, 
diffère  principalement  par  la  couleur  du  dessus  du 
corps  qui  est  grise,  et  variolée  par  des  taches  et 
des  ondulations  plus  claires  et  placées  à peu-près  en 
échiquer.  La  couleur  des  quatre  pattes  antérieures  et 
de  la  base  des  antennes  est  d’un  testacé  vif,  avec  les 
tarses  brunâtres  et  les  sept  derniers  articles,  qui  sont 

7 


!)8 


plus  courts  et  plus  serrés,  d’un  noir  foncé.  Je  l’ai 
nonitné  Br.  mniutminms. 

Le  Br.  lichenicolii.<i  Wollaston,  de  l’île  de  Madère, 
lui  l’essemble  Ijeaucoup,  mais  le  premier  est  un  peu 
plus  grand,  avec  les  antennes  plus  longues  et  moins 
noires,  les  pattes  postérieures  testacées,  &c. 

Une  autre  espèce  analogue  et  aussi  petite  (à  [)eine 
% ligne),  se  trouve  sur  le  détroit  de  Panama  dans  l’Amé- 
rique centrale.  Elle  est  d’un  gris  unicolore  et  de  forme 
plus  ovalaire  que  le  Br.  minimus,  la  tète  est  plus  ob- 
tuse, le  front  plus  convexe,  sans  carène  longitudinale, 
les  antennes  plus  courtes,  atteignant  à peine  la  base 
du  corselet  et  formées  d’articles  transversaux,  qui 
grandissent  seulement  vers  l’extrémité;  le  corselet  est 
plus  transversal,  moins  rétréci  en  avant:  les  élytres 
sont  plus  longues,  plus  ovalaires,  plus  distinctement 
dilatées  au  milieu,  lai  base  des  antennes  et  toutes  les 
pattes  sont  d’un  testacé  roussâtre;  la  base  des  cuisses 
postérieures  et  les  tarses  sont  brunâtres.  Il  porte 
le  nom  de  Br.  tanlülus  rn, 

(laryahonis  indus,  ehmcjafo-ovatus,  dorso  suhdeplaaatus,  ptcnc- 
tatns,  cann-ptdjescens , ni  fo- brun  tiens,  capite  fe.mnrihusqne  pos- 
ticis  plus  rninusve  iiifiisculis,  ocnlis  maquis,  ntris;  fronle  cari- 
nata; Ihorace  Iransversn,  trapeziformi,  (p-osso-pviiclato,  hnsi  bi- 
sinuato,  angulis  poslicis  aculis,  prominulis,  laleribus  arcualis, 
postice  subsinuatis;  sciHello  Iriangnlari,  cano-villoso;  elijiris  elon- 
gato-ovatis,  aniiee  versus  medio  subdilalatis,  punclato-slriatis; 
femiirihus  pnsticis  valde  incrassatis,  ad  marginem  subtus  acute 
serratis,  tibiis  posticis  valde,  cuivatis,  antennis  Inngitudine  dimi- 
dio  corpuris  aequalibns,  articulis  mediis  serratis.  Long.  1 '/.^ — 
13/,  I.  _ lat.  3/,_3/^  I, 

Voisin  du  Car.  acacine,  Kliig,  mais  plus  petit  et 


»9 


plus  fortement  atténué  vers  les  deux  extrémités;  la 
pubescence  est  aussi  plus  longue. 

Liipcriis  piliroriiis,  elongatus,  parallelus  subdeprmus , niti- 
dus,  mpra  coernlem,  violacum  vel  coenileo-inridis,  sublus  nigro- 
cyaneus,  antmnis  pedibusque  nigiis;  capile  triangulari,  impunc- 
lato,  oadis  mugnis,  promiiiulis,  valde  granosis,  albis;  anlennis 
longitudine  corpovis  paulo  breviurihus  in  çj'  longissime  mgro-pi- 
losis;  Ihorace  impunctato , glabro,  subquadralo,  antice  augustato, 
medio  transvei'sim  impresso,  angulis  poslicis  redis;  sculello  trian- 
gulari, apice  rotundato,  nigro-cyaneo;  elylris  Ihorace  paulo  la- 
tioribus  et,  fere  quindiiplo  longioribus,  parallelis,  punclatis,  apice 
utrinque  rolundatis.  Long,  I.  — lat.  % |. 

Cette  espèce  a quelque  analogie  avec  les  Liip. 
altaicus,  Lup.  pyrenmis  Dej.  et  le  Lup.  mpressicollis  m. 
de  la  Sibérie,  mais  sa  taille  est  plus  petite  et  sa  cou- 
leur plus  violâtre;  le  dessous  du  corps  est  plus  noi- 
râtre et  parsemé  de  quelques  poils  courts  et  cendrés. 
Chez  le  mâle,  les  antennes  sont  ciliées  de  longs  poils 
noirs  peu  serrés  cl  droits.  Birma. 

Ciieeudes  bisigiiatus,  elongato-ovatus,  subconveœus,  nitidus^ 
fere  glaber,  sordide  testaceus,  elylris  medio  utrinque  macula  ni- 
gricante;  ore,  anlennis,  melalhorace  pedibusque  infuscatis;  capite 
elongato,  fronle  inter  oculos  carinata;  anlennis  longitudine  dimi- 
dio  corporis  superanlibus:  artiailo  2:o  minuto,  3:o  dtiplo  longiore, 
4. -O  longitudine  tertio  fere  aequali;  Ihorace  subquadrato,  postice 
non  marginalo,  angulis  poslicis  vix  productis,  fere  redis  sub- 
elevatis;  scntello  triangulari,  apice  obtuso,  interdum  alro;  elytris 
elongaio-ovalis,  antice  subparallelis , humeris  distinclis,  apice 
utrinque  rolundatis;  abdomine  subtus  convexo,  strigoso-pundato, 
melalhorace  fere  glabro,  medio  longitudinaliler  impresso.  Long. 
17a-lV4  I-  - lat.  I. 

Par  sa  forme  et  sa  couleur  générale,  cette  es- 
pèce ressemble  un  peu  à notre  Admonia  capreae,  mais 
elle  est  plus  petite,  sans  ponctuation,  luisante  en 


10(1 


dessus  et  le  corselet  est  beaucoup  plus  étroit,  plus 
convexe  et  sans  impressions.  — Très  commun  au  Hirma. 

.[’ai  établi  ce  nouveau  genre,  qui  doit  être  placé 
à côlé  des  Phyllobrotica,  à cause:  de  la  construction 
des  antennes  dont  le  3:ièine  article  n'est  presque  pas 
plus  court  que  le  4:ièrne,  de  la  tôte  plus  allongée, 
plus  étroite,  des  yeux  moins  saillants,  du  corselet  moins 
transversal,  plus  convexe,  avec  les  angles  antérieurs 
moins  saillants  et  plus  arrondis,  des  élytres  plus  ova- 
laires dans  les  deux  sexes  et  plus  courtes,  ne  sur- 
passent pas  la  triple  longueur  du  corselet,  de  l'impres- 
sion longitudinale  sur  le  métatliorax  et  de  l’abdomen 
plus  cartilagineux,  ce  qui  le  rend  plus  convexe  et  plus  dur. 

Les  autres  espèces  indiennes  de  ce  nouveau  genre 

sont: 

Cnecodes  maculicollis,  d’un  quart  plus  petit  que  le 
C'/i.  bisignatus  et  de  forme  un  peu  plus  courte;  couleur 
testacée  plus  roussàtre,  plus  vive,  avec  une  tache 
oblongue  sur  le  milieu  du  corselet,  les  tarses  et  le  mô- 
tathorax  plus  ou  moins  noirâtres.  L'écusson  est  très 
noir  et  luisant.  Le  corselet  est  un  peu  plus  étroit  et 
plus  rétréci  en  arrière;  avec  les  angles  postérieurs 
moins  saillants. 

Cnecodes  suturalis,  une  fois  plus  petit  que  le  Cn. 
maculicoUis,  de  forme  plus  allongée  et  plus  étroite. 
Couleur  testacée  un  peu  roussàtre,  avec  une  large 
bande  longitudinale  sur  le  milieu  de  chaque  élytre, 
elle  commence  depuis  l’angle  huméral,  forme  ensuite 
une  forte  échancrure  extérieurement  et  n’atteint  pas 
l’extrémité;  la  suture  reste  parallèlement  testacée.  Les 
pattes,  le  dessous  du  corps  et  la  base  des  antennes 
sont  de  cette  dernière  couleur;  les  articles  4 — 7 et 


101 


le  dernier  des  antennes  rembrunies,  tandis  que  le  8, 
9 et  10  sont  presque  blancs.  La  ponctuation  est  géné- 
ralement peu  développée,  ce  qui  présente  l’insecte  plus 
luisant.  La  tête  est  triangulaire,  rembrunie,  le  corse- 
let presque  carré  et  distinctement  rétréci  en  arrière, 
où  les  angles  sont  peu  saillants,  tandis  que  ceux  de 
devant,  se  présentent  relevés  en  forme  de  Tubercules. 

Caluniirrus  llavovKlis,  oblongus,  vix  cunvexus,  idlidiis,  ater, 
fi'onle,  thorace,  eljilrorum  marijine  vitlaque  utrinqve  media,  an- 
tennis  pedibusque  lestaceis;  capite  Iriangnlari,  fronle  impressa, 
thorace  transverso,  kiteribus  rolnndatis;  eb/lris  thorace  panh  ta- 
tioribiis,  requlariter  ovalis,  punclnkitis,  punctis  interdum  in  slriis 
disposais.  Long,  t'/a — IVa  L — lat.  Va — I. 

Par  sa  forme  ovalaire  cet  insecte  rappelle  un  peu 
celle  de  quelques  Cyphon,  mais  les  caractères  géné- 
riques le  placent  dans  le  genre  actuel  à côté  du  C. 
circiimfusiis,  auquel  il  se  l'approclic  pas  ses  coideurs, 
quoique  moins  vives  et  moins  déterminées.  — Dans  un 
individu,  que  je  considère  comme  le  mAle  de  notre 
nouvelle  espèce,  les  antennes  sont  presque  de  la  lon- 
gueur du  corps,  avec  les  8 derniers  articles  noirs,  et 
sensiblement  plus  longs  que  chez  la  lemelle.  Birnia. 

Une  autre  espèce  de  la  même  localité  est  mon 
Cal.  bilineatus,  qui  a la  forme  du  précédent,  mais  un 
peu  plus  convexe  et  de  couleur  testacée,  marquée  sur 
chaque  élytre  d'une  ligne  étroite,  longitudinale  noire, 
qui  part  de  l'angle  huméral  un  peu  obliquement  vers 
le  milieu  et  se  recourbe  aux  deux  tiers,  de  la  lon- 
gueur des  élytres,  vers  les  côtés  latéraux,  qu’elle  n’at- 
teint pas;  la  suture,  un  |)eu  au-delà  de  l’écusson  et 
la  marge  extérieure  sont  étroitement  noires;  les  tarses 
et  la  base  des  antennes  enfumées,  les  8 derniers  ar- 


102 


ticles  plus  noirâtres.  Le  corselet  est  un  peu  plus 
étroit  que  chez  le  Cal.  (îavoviUis,  les  élytres  plus  gros- 
sièrement ponctuées. 

Liiperudes  all)o|)la,!^iatiii«,  elongato-ovalus , punclulalus , niti- 
dus,  niger,  elytris  ulrinque  villa  lalissiina  femoribusque  albis;  ca- 
pile  Iriangulari,  fronle  crucialim  impressa,  oculis  prominuUs, 
anlennis  longitudine  dimidio  corporis  superanlibus,  urliculo  3:o 
elongalo;  thorace  Iransverso,  subconvexo,  murginalo,  fcve  glabro, 
medio  im'sus  latenbm  subinflexo,  liaec  arcualis,  angidis  posticis 
nodiformi  subprvductis;  scutello  triangidari,  nilidissimo , impiin- 
ctalo;  elytris  dioruce  lalioribus,  ovatis,  irregulariler  subtilissime 
punctululis , sutura  margineque  unguslo-nigris;  corpore  sublus 
sparsim  grosso-pundato ; pedibus  elongalis,  larsis  articidu  l:o 
dimidio  longitudine  tibiis  aeqnuli,  %:o  minulo,  3:o  breviore,  bi- 
lobo,  4:o  secundo  aequali;  unguiculis  ad  basin  angulalim  dila- 
tatis;  abdomine  subtus  conveæo,  segnmdo  ultimo  impresso,  apice 
producto,  melathorace,  medio  kmgitudinaliler  impresso.  Long.  l*/2 
1.  — lat.  % 1. 

Au  premier  abord  il  parait  extrêmement  voisin 
de  notre  Calomicnis  circumfusus  Marsch.,  mais  un  peu 
plus  grand  et  avec  le  corselet  et  les  antennes  noirs, 
les  cuisses  blanches  à l’exception  des  genoux,  qui  sont 
rembrunis.  Des  montagnes  de  Nura-Ellia  à Geylan; 
découverte  de  M.  Nietner. 

La  ditlérence  générique  de  ce  nouveau  genre 
consiste  principalement  dans  la  construction  des  an- 
tennes, dont  le  3:ième  article  est  presque  deux  fois  plus 
long  que  le  2:d,  le  4:ième  deux  fois  plus  long  que  le 
troisième.  La  tète  est  aussi  plus  étroite  que  le  corse- 
let, avec  les  yeux  plus  convexes  et  plus  saillants;  le 
corselet  transversal,  marginé  postérieurement  et  plus 
ou  moins  arrondi  sur  les  côtés,  à angles  postérieurs 
assez  saillants;  les  élytres  ovalaires  dans  les  deux 
sexes,  l’abdomen  convexe  et  avec  une  impression  sur 


103 


le  métathorax.  Chez  le  mâle  le  l:ier  article  des  tarses 
antérieurs  est  f)liis  dilaté  que  chez  la  femelle  et  le  l:ier 
segment  de  l’abdomen  avance  plus  ou  moins  en  pointe 
au-delà  des  élytres.  — Ce  get)re  doit  être  placé  après 
les  Calomicrus,  et  paraît  être  nombreux  en  es[)èces  aux 
Indes  orientales,  présentant  dans  ma  collection  les 
suivantes: 

Luperoiks  niyrodnctm,  forme  ovalaire  du  L.  albo~ 
plagialus,  mais  trois  fois  plus  grand.  Couleur  généi’ale 
d’un  testacé  blanchâtre,  rembruni  sur  les  9 derniers 
articles  des  antennes,  les  jambes,  les  deux  premiers 
articles  des  tarses  et  surtout  le  métathorax;  la  marge 
externe  des  élytres,  la  base  et  la  suture  sont  très 
étroitement  noires.  L’écusson  est  triangulaire,  glabre 
et  d’un  testacé  plus  ou  moins  brunâtre.  Les  antennes 
sont  plus  courtes  que  le  corps,  le  corselet  sensible- 
ment transversal,  un  peu  rugueusement  ponctué,  niar- 
giné  et  [)eu  aixjué  sur  les  cotés  qui  présentent  une 
impression  oblique;  angles  postérieurs  presque  droits, 
et  à extrémité  uniformément  saillante.  Élytres  un 
peu  plus  larges  et  quatre  fois  plus  longues  que  le  cor- 
selet, avec  une  ponctuation  irrégulière  un  peu  |)lus 
sensible.  Le  dernier  segment  de  l’abdomen  a une  im- 
pression longitudinale,  bordée  de  chaque  coté  d’une 
petite  carène. 

Lvperodes  posticalis,  forme  et  taille  du  L.  nùjro- 
cinctus,  mais  de  couleur  tcstacée  plus  roussâtre,  et 
marqué  de  noir  non  seulement  sur  la  marge  extéri- 
eure des  élytres,  mais  aussi  sur  le  milieu  des  cotés 
latéraux  du  corselet,  sur  les  angles  huméraux  et  sur 
la  partie  postérieure  des  élytres,  un  peu  au  delà  du 
milieu,^  où  il  y a une  bande  transversale  de  cette  cou- 


104 


leur.  Le  corselet  est  un  peu  moins  transversal,  les 
angles  postérieurs  plus  saillants,  les  impressions  laté- 
rales et  la  ponctuation  insensibles.  Les  élytres  sont 
un  peu  plus  élargies  vers  l’extrémité,  plus  luisantes  et 
leur  ponctuation  plus  visible,  ayant  le  fond  de  chaque 
point  brunûtre. 

Luperodes  hieroglyphiæs , un  peu  plus  petit  et  plus 
convexe  que  le  L.  posticalis,  ayant  une  forme  et  les 
couleurs  générales  analogues,  mais  au  lieu  de  la  bande 
noire  postérieure,  elle  est  ici  un  peu  en  avant  du 
milieu  des  élytres  et  cette  bande  se  réunit  par  la  su- 
ture à l’écusson,  formant  de  chaque  côté  une  tache 
testacée  ronde  un  peu  sinuée;  la  partie  postérieure  de 
la  bande  transversale  finit,  sur  le  milieu  de  chaque 
élytre,  par  un  crochet  noir  bien  marqué;  la  marge 
inférieure  et  l’extrémité  rèstont  testacées,  ainsi  que  les 
genoux.  Le  corselet  est  un  peu  plus  roussâtre  que 
les  élytres,  aussi  transversal  que  chez  le  L.  nigrocinc- 
tus,  tandis  que  les  élytres  sont  plus  courtement  ova- 
laires, avec  une  ponctuation  plus  distincte  vers  leur 
partie  postérieure. 

Luperodes  lalefascia,  taille,  forme  et  couleur  géné- 
rale du  L.  hieroglyphicus,  mais  au  lieu  des  dessins  noirs, 
on  remarque  des  larges  bandes  transversales  d’un  brun 
roussâtre:  la  première  occupe  toute  la  base  des  élytres, 
la  seconde  la  partie  postérieure  et  n’atteint  ni  les  bords 
latéraux,  ni  l’extrémité.  Les  antennes  et  les  pattes 
sont  testacées,  à l’exception  des  cuisses  postérieures 
et  du  dernier  article  des  premières,  qui  sont  rembru- 
nies; le  métathorax  est  un  peu  plus  roussâtre  que  l’ab- 
domen. La  ponctuation  sur  le  corselet  et  les  élytres 


105 


paraît  un  peu  plus  forte,  celle  du  dessous  du  corps 
peu  serrée. 

Luperodes  quadripuslulalus , encore  une  forme  ana- 
logue à celle  du  L.  hieroglyphicm,  de  la  même  taille 
et  de  la  môme  couleur  générale,  mais  avec  les  des- 
sins d'un  brun  roussâtre,  plus  larges  et  formant  une  bande 
cruciforme  sur  le  milieu  des  élytres,  et  ne  laissant 
de  testacé,  que  quatre  taches  arrondies,  dont  deux 
vers  les  angles  huméraux  et  deux  vers  l’extrémité. 
Les  8 derniers  articles  des  antennes,  la  partie  infé- 
rieure des  jambes  et  les  tarses  sont  presque  noirs. 
La  ponctuation  est  peu  sensible  sur  le  corselet,  assez 
forte  sur  les  élytres. 

Luperodes  basalis,  de  la  taille  du  L.  alboplagiatus , 
mais  plus  court  et  proportionellemcnt  plus  large.  La 
couleur  générale  est  testacée,  avec  les  yeux,  la  base 
du  front,  les  huit  derniers  articles  des  antennes,  la 
base  des  élytres  et  les  angles  huméraux,  l’écusson  et 
la  partie  antérieure  de  la  suture,  la  base  des  cuisses, 
la  moitié  inférieure  des  jand)es,  les  deux  premiers  ar- 
ticles des  tarses  et  le  métathorax  noirs.  Le  corselet 
est  plus  transversal,  les  angles  postérieurs  plus  droits, 
la  ponctuation  généralement  moins  sensible. 

Aphthuna  iatissiiiia,  breois,  convexa,  nilida,  nigra;  ore,  an- 
tennarum  basi  pedibusque  plus  minusve  teslaceis,  femoribus  pos- 
ticis  nigris-,  capile  triangidari,  fere  glabro,  fronle  transversim 
impressa,  ocidis  magnis,  prominulis;  Ihorace  transverso,  iinpun- 
ctato,  basi  arcualo,  angulis  redis,  antids  denttformi-prominulis, 
lateribus  redis,  marginatis;  scuteüo  triangulari,  impundato;  ely- 
tris  Ihorace  valde  latioribus,  subquadratis,  postice  dilatalis,  apice 
rotundalis,  sparsim  grosso-pundalis,  humeris  distinctis;  corpore 
subtus  sparsim  rugoso-pundalo  vel  strigoso.  Long.  1 ‘/j  1.  — 
lal.  1 ). 


106 


Espèce  très  remarquable  par  sa  forme  élargie, 
et  découverte  par  M.  Nietner  sur  l’île  de  Ceylan. 

Les  autres  espèces  indiennes  de  ce  genre  sont: 

Aphthona  dimidiata,  forme  élargie  de  la  précédente 
mais  de  couleur  testacée;  avec  la  moitié  postérieure 
marquée  d’une  tache  d’un  brun  noirâtre,  bordée  de 
testacé  et  limitée  en  avant  obliquement  vers  la  suture; 
yeux  noirs;  corselet  moins  transversal  et  plus  arrondi 
sur  les  côtés.  Cuisses  postérieures  et  dessous  du  corps 
tcstacés  comme  le  reste  du  corps;  extrémité  des 
antennes  brunâtre.  — Egalement  une  découverte  de 
M.  Nietner. 

Aphthona  vtridi-fusca,  taille  et  forme  de  notre  U. 
coerulea  Payk.,  mais  la  couleur  du  dessus  plus  noir- 
âtre. Les  cuisses  sont  noires  au  milieu,  surtout  celles 
dos  pattes  postérieures;  les  jambes,  les  tarses  et  les 
antennes  en  majeure  partie  rembrunies;  le  l:ièr  article 
des  dernières,  les  parties  de  la  bouche,  les  genoux 
et  la  base  des  tarses  testacés.  Le  corselet  est  plus 
rectangulaire,  les  angles  antérieurs  plus  saillants,  la 
ponctuation  plus  fine.  Les  élytres  sont  plus  parallèles 
antérieurement,  les  angles  huméraux  [)lu8  saillants,  la 
ponctuation  plus  grossière  et  beaucoup  moins  serrée, 
disposée  presqu’en  stries.  Envoyée  par  M.  Nietner  des 
môme  localités  que  les  espèces  précédentes. 

TIaiioma  iilsrka,  b7'evüer -avala,  subconvexa,  nüida,  nüjva, 
supra  subaenea,  anlennarum  basi,  tibiis  lursisqiie  lestac.eis;  ca- 
pile  subrolundato , antice  arcuatim  truncalo,  fronte  inter  oculos 
transversim  impressa,  inler  anlennas  cuneifarmi  subcarinaia,  la- 
bro  transverso,  média  sinuato;  oculis  maynis,  suhpromintdis; 
Ihorace  sparsissime  sublilüer  punclato,  fere  ylabro,  niUdo,  mar- 
ginato,  lra?isverso,  anlice  suban gustalo,  basi  media  vix  producta, 
angidis  anticis  subacidis,  poslids  rotundatis,  lateribus  subarciudis; 


107 


scutello  triangulari  impiinctato,  elytris  tborace  vix  Uitiorihus, 
profunde  punctato-striatis , inlerstilüs  planis,  impunctafis,  hume-- 
ris  dislinclis;  corpore  sublus  nilido,  punctis  noiimilHs  impressis; 
tarsorim  arlicido  l:o  elonyalo-lrianyidari,  3:o  lalissimo,  büobo. 
Long.  % I.— ^4  I-  — laL  Va  1— 1- 

Plus  petite,  et  plus  noire  en  dessus,  que  notre  Tlan. 
dentipes,  avec  les  élytres  proportionelleinent  [)lus  courtes 
et  les  angles  huméraux  un  peu  plus  distincts.  — Birnia. 

Ce  genre  que  j’avais  signalé  dans  le  Bulletin  d. 
1.  S.  des  Natur  de  Moscou  en  1845  diffère  des  Plcc- 
troscelis,  non  seulement  par  les  stries-ponctuées  régu- 
lières sur  les  élytres  à intervalles  planes  et  lisses,  mais 
aussi  par  sa  forme  plus  ovalaire,  moins  convexe  et  par 
le  l:ier  article  des  tarses  antérieurs,  très  peu  dilaté  et 
toujours  considérablement  plus  étroit  que  le  3:ième. 
Chez  les  véritables  Plectroscelis  le  l:ier  article  est  ex- 
trêmement développé  et  souvent  plus  large  que  le  3:ième. 

Une  autre  espèce  indienne,  plus  voisine  de  notre 
Tlan.  concinna  Marsh,  est  ma  Tlan.  punclicollis.  Elle 
est  à peu-près  de  la  taille  et  de  la  forme  de  la 
première,  mais  son  corselet  est  plus  rectangulaire,  plus 
transversal,  presque  pas  rétréci  vers  la  tète,  ce  qui 
fait  sensiblement  ressortir  les  angles  antérieurs;  sa 
ponctuation  est  plus  serrée  et  plus  marquée,  celle  des 
stries  sur  les  élytres  au  contraire  un  peu  plus  fine. 

Une  troisième  espèce  du  môme  pays  est  moitié 
plus  petite,  avec  un  corselet  rectangulaire,  mais  plus 
sensiblement  avancé  en  angle  vers  l’écusson,  les  angles 
antérieurs  moins  saillants,  les  côtés  latéraux  plus  ar- 
qués, les  angles  huméraux  des  élytres  plus  arrondis 
que  chez  l’espèce  précédente.  Je  l’ai  nommée  Tlan. 
(jraeilis. 


108 


Psylliodes  viridana,  elongato-ovata,  conuexa,  nitida,  pun- 
ctata,  supra  plus  rninusve  nigro-viridis;  corpore  suhlus  anten- 
narumque  articulis  septem  ulfimis  nigris,  his  basi,  pedibus  qua- 
tuor anticis  tarsisque  posticis  testaceis,  fernoribus  libiisque  posticis 
plus  inimisve  piceis;  capile  oblongo,  fronte  punclala,  inter  an- 
teîinas  carinata;  oailis  magnis  sedvixprominulis;  thorace  trans- 
verso, subconico,  punctatissimo , basi  marginato,  utrinque  sub- 
impresso,  medio  subarcuato,  lateribus  fere  rectis,  antice  versus 
angulos,  dentiformi  subproduclis,  angulis  posticis  acuminatis,  pro- 
minulis;  scutello  triangulari;  elytris  thorace  vix  latioribus,  elon- 
gato-ovntis,  suboblique-punctato-strialis  interstitiis,  qrnsque  pun- 
ctis  minoribus  séria  una  impressa;  corpore  subtus  punctato,  sub 
fernoribus  profunde  arcuatim  strigoso.  Long.  1 I.  — lai.  Vj  1. 

Très  voisine  de  notre  Ps.  allenuata  III,  dont  elle 
a la  taille,  la  forme  et  les  couleurs,  mais  avec  des 
antennes  |)lus  fortes  et  à articles  très  noirs  vers  l’ex- 
trémité, la  carène  frontale  plus  tranchante  et  avec  des 
strigosités  en  forme  de  rèpe  de  chaque  côté  du  méso- 
thorax, au  dessous  des  cuisses  postérieures.  Cette 
place  est  simplement  ponctuée  chez  notre  espèce  d’Eu- 
rope, serait-ce  un  appareil  du  son? 

Découverte  par  M.  Nielner,  sur  les  montagnes  de 
Nura-Ellia  à Ceylan. 

Kudina  pusilla,  ovata,  convexiuscula,  nitida,  punctata,  su- 
pra viridi-aenea,  subtus  nigra;  ore,  antennis  pedibusque  rufo- 
testaceis;  capite  triarupiluri , fronte  subconvexa,  mandihulis  dis- 
tincte arcuatis,  palpis  magnis,  articule  ullimo  elongato-ovato , 
apice  attenuato,  antennis  dimidio  corporis  longitudide,  versus  api- 
cem  paulo  incrassatis,  articulo  1:o  crasso,  elongalo,  2:o  fere  di- 
midio breviorc,  ovato,  3:o  angustalo,  secundo  breviore,  4:o  sub- 
triangulari,  sequentibus  subdilatalis,  ulthno  ovato;  thorace  trans- 
verso, crebre  punctato,  antice  arcuatim  angustato,  poslice  rnargi- 
nalo,  utrinque  sinuato,  medio  ad  scutellum  subproducto , angulis 
posticis  subacutis,  prominulis;  scutello  subrotundato , impxinctato, 
apice  acuminato;  elglris  thuracis  fere  latitudine,  breviter  ovutis, 


10» 


f 


puncliUo-strialis , slriis  poslice  obliteratis,  interslitiis  impunctalis, 
corpore  siibtus  sparsim  punctalo,  nigro-pilifero;  pedibus  valulis, 
cnxis  omnes  distanlibus,  libüs  poslenores  et  posticis  apice  subdila- 
talis,  ulrinque  excisis,  excisnra  testaceo-villosa,  tarsis  articula 
l:o  triangulan,  sequenlibus  majore.  Long.  *-'3  I.  — lat.  '/a  1- 

Par  sa  foririe  générale  ce  nouveau  genre  est  très 
voisin  (les  Sphaeroplacis  et  des  Noda,  mais  l’excavation 
sur  la  face  extérieure  des  quatre  jambes  postérieures, 
comme  chez  quelques  Haltises,  les  cuisses  non  ren- 
flées et  un  corps  plus  ou  moins  arrondi  et  médiocre- 
ment convexe,  la  font  bientôt  rcconnaitre. 

Les  autres  espèces  indiennes  de  ce  genre  et  qui 
présentent  les  mômes  couleurs,  sont: 

Nodina  subdUatata,  très  voisine  de  la  N.  pusilla, 
mais  un  peu  plus  grande  et  surtout  plus  large  et  plus 
ronde.  Le  corselet  est  plus  transversal,  plus  oblique- 
ment atténué  vers  la  tôte,  avec  les  angles  postérieurs 
plus  saillants  et  une  ponctuation  plus  forte.  Les  ély- 
tres  sont  plus  rondes  sur  les  côtés;  les  stries  plus 
grossièrement  ponctuées  et  visibles  jusqu’à  rextrérnité. 
La  forme  ovalaire  la  rapproche  beaucoup  des  Phaedon. 

Nodina  rolundata,  taille  de  la  N.  pusilla,  mais  plus 
courte  et  plus  ronde.  Le  corselet  paraît  presque  tri- 
angulaire, les  angles  postérieurs  encore  plus  aigus  et 
plus  saillants  que  dans  les  espèces  précédentes;  la 
ponctuation  au  contraire  moins  profonde,  plus  fine  et 
peu  visible;  l’écusson  est  ordinairement  plus  noirâtre; 
les  élytres  plus  courtes,  avec  les  angles  huméraux  un 
peu  plus  saillants,  les  stries  plus  oblitérées  vers  l’ex- 
trémité. 

Nodina  laevicollis,  moitié  |)lus  grande,  surtout  plus 
large,  plus  convexe  et  plus  lisse  que  la  N.  pusilla. 


110 


Les  cinq  derniers  articles  des  antennes  sont  noirâtres. 
Le  corselet  paraît  pins  convexe,  sa  ponctuation  ex- 
trôniement  fine,  très  peu  serrée  et  seulement  visible 
à la  loupe;  les  angles  postérieurs  sont  plus  aigus. 
Les  élytrcs  sont  plus  courtes,  leurs  stries  entièrement 
elî'acées  vers  les  côtés  latéraux  et  l’extrémité.  L’in- 
secte rappelle  un  peu  la  forme  des  Liodes,  mais  la 
surface  métallique  le  distingue  de  suite. 

Mflnchi’onia  sisnata,  brevis,  convexa,  iiitida,  punclata,  tes- 
lacea,  sublus  plus  minusne  infuscata,  antennis  pedibusquc  sub- 
albo-teslaceis , capitis  îtiurç/ine,  tiwrace  ehjtrorumque  sutura  et 
macidis  duabus  impressis  anlicis  saepissime  nigris  (J?);  capitetri- 
angnlari;  fronts  subdepressa,  punclata,  antice  Iriangidariter  ex- 
cisa; lubro  subqiiaiirato , teslaceo;  oculis  magnis,  prominulLs,  al- 
bis;  thorace  sparsim  grosso-punclnto , convexo,  antice  Iriangula- 
riler  poslice  leviter  angustuln,  basi  marginalo,  utrinque  oblique 
suharcuato , medio  vix  prominulo,  laleribus  angulatim  unidenta- 
tis;  scutello  Iriangulari,  irnpunctato,  teslaceo  vel  nigro;  elylris 
thorace  lalioribus,  parallelis,  yrosso-punctato-slrialis,  stria  sub- 
suturali  brevissima,  S:a  integra,  reliquis  antice  obliteratis,  basi 
quadrigibbosis;  coxis  omnes  dislantibus , tibiis  posticis  versus  api- 
cem  exius  excavatis;  tarsis  articulo  primo  elongato-triangtdari, 
3:o  cnrdiformi , 5:o  bilobo,  4:0  angustiore,  longiludine  primo 
aequali,  unguiculis  valde  curvatis;  palpis  articulo  ultimo  clongato, 
apice  aaminato,  penullimo  breviore;  antennis  capile  Ihoracisque 
conjunctis  longiludine  aequalibus,  gracilis,  articido  l:o  mugno, 
ovato,  2:do  breviore,  crasso,  ovato,  3:o  anguslissimo,  longitu- 
dine  secundo  fere  aequali,  4:o  et  seqttenlibus  longiludine  tertio, 
sed  versus  apicem  leviter  incrassatis,  plus  minusve  infuscatis. 
Long.  % 1.-1  I.  — lat.  Va  1.-73  I. 

Par  la  forme  et  les  couleurs,  très  voisine  de  la 
Melachroma  â notala,  Say,  de  l’Amérique  septentrionale, 
mais  quatre  fois  plus  petite  et  facile  à distinguer, 
par  l’angle  saillant  presqu’en  épine  qui  borde  le  cor- 


111 


selet  (le  chaque  côté  latéral  un  peu  au  delà  du  mi- 
lieu. — Birma. 

Une  autre  espèce  indienne,  aussi  aux  côtés  latéraux 
anguleux,  mais  du  double  plus  grande,  et  de  couleur 
entièrement  rousse  sans  taches,  est  ma  Metachr.  fulva. 
Elle  se  distingue  encore  par  les  stries  sur  les  élytres, 
qui  disparaissent  complètement  sur  la  partie  postérieure. 

Latina  cpylonica,  elonyala,  subdepressa,  nilida,  punclala, 
fusco-lestncea;  oculis  nùjris,  antennarum  medio  infuscato;  CAtpile 
subelongatu,  antice  subangiistato , inter  oculos  arcualim  trans- 
verso-impresso;  fronte  crebre  punctata,  palpis  max:  nrtimloid- 
timo  late  seruriformi;  Ihorace  cnpite  fere  diiplo  latiore,  magno, 
ovato,  puuctato,  marginato,  postice  leviter'  angustato,  laleribus 
arcuatis,  angniis  subrotundatis;  scutello  minuta,  h'iangxdari,  iin- 
punctato;  ehjtris  thorucis  fere  latiludine  et  vix  dimidio  longinri- 
bus,  ovatis,  marginatis,  profonde  punctato-slriatis , interstitiis 
subelevalis.  Long,  l’/a  !•  — lal-  Va  h 

À peu-près  de  la  forme  élargie  de  notre  L pi- 
melia,  mais  quatre  fois  plus  petite  et  proporlionellement 
un  peu  plus  courte.  La  tète  est  moins  large  entre 
les  antennes,  et  atténuée  vers  le  chaperon,  le  corselet 
moins  convexe,  les  élytres  plus  courtes,  plus  régu- 
lièrement ovalaires,  stries  simplement  ponctuées,  les 
intervalles  sans  ponctuation  et  sans  pubescence.  M. 
Nietner  l’a  prise  sur  les  montagnes  de  Nura-Ellia  à 
Ceylan. 

J’ai  pris  en  Dalmatie,  une  espèce  du  même  genre 
d’un  tiers  plus  petite.  Elle  est  plus  étroite,  surtout  au 
corselet,  qui  parait  presque  en  triangle  allongé  et  as- 
sez faiblement  ponctué.  Les  élytres  sont  ovales,  pas 
plus  large  que  la  partie  antérieure  du  corselet  et  à 
peine  d’un  quart  plus  longues  que  ce  dernier;  leurs 
stries  sont  formées,  comme  chez  la  L.  ceylomca  de 


112 


gros  points  enfonces,  mais  nullement  crénelés,  à in- 
tervalles marqués  chacun  d’une  raie  de  points  et  de 
poils  élevés  peu  serrés.  — Elle  porte  le  nom  de 

Laena  minima  m. 

Ilistanocerus  piibescens,  alalus,  mbcylindriciis,  anlice  posti- 
ceque  rohmdalis,  nitidus,  punctatus,  supra  longe  sparsim  pubes- 
ce7is,  fusco-testaceus,  palpis,  antennis  pedibusgue  dilulioribus; 
rapite  mugno,  kilo,  snbquadrnto,  cbjpeo  subinflexo,  rotundato 

produclo,  lubrn  Iransverso,  oculis  rolundalis,  stibprominulis , al- 
bis,  palpis  max:  quadriartimlatis , distinctis,  arliculo  ultimo  di- 
lulalo,  securiformi,  2:do  brevissimo,  3:o  elongalo,  davifo7’ini; 

a7üe7inis  cUwatis,  U-a7'liculatis:  art.  l:o  elo7igato  depresso,  intus 
corni[ormi  pi'oducln,  u7-rMato,  2:o  sexdiiplo  Tnmore  et  angusliore, 
p7jrifu7'7/ii,  3:o  77um/lissimo , subgloboso,  4 et  seq)ie7itibus  trans- 
ve/'sis,  vers7is  apice/n  m clava  elo7igata  dilatalis,  art.  ullmo 

npice  obtuse  co7iico;  thoi'ace  lato,  subt7'a7isve7'so , basi  ut7'mque 
subsmuato,  augiilis  a7iticis  rolundatis,  posticis  subrectis,  laterib7is 
arcuatis;  scntello  transverso,  rectangulalo;  elytris  thorace  fere 
a7iguslioribus,  postice  leviter  aUenuatis,  rolundatis;  capite  subtiis 
nigoso-punclato , 7nenlum  excavalo,  lig7da  subgfuadrata  antice 
angidalm  excisaÿ^  palpis  lab.  Tninulis,  t/iarticulalis;  ar/.  ullmo 
subovalo;  p7'oslertio  vix  p7'oduclo,  77iesosterno  t7iedio  triang7da7'i- 
ter  mpi'esso;  pedibtts  Tnediocris,  stibdepressis,  coxis  distantibus, 
pyriforTni-  elo7igalis,  femoribus  leviter  dilatalis,  marginalis,  tibiis 
elongalo-triangularis,  apice  m^dto-spinosis , tarsis  qxdnq^ie  arti- 
culalis,  arlicidis  qiialuor  p7-i7nis  l7'a7isversis,  pilosis,  a7iticis  in 
7itroque  sexu  subdilatalis,  articula  idli/no  7nagno,  pyriformi,  un- 
guiculis  validis,  basi  dilatato-c7i7X'utis;  abdo/nine  in  elyli'oruTn 
apice  occulta,  seg77ie/dis  qin/ique  composito,  segm.  duobus  piimis 
lalissinds;  convexis.  Long.  11.  — lal.  1. 

Forme  un  peu  plus  allongée  que  notre  Pentaphyl- 
lus  melanophthalmus  et  intermédiaire  entre  celui-ci  et 
les  Hoplocephala , se  distinguant  facilement  de  lous  les 
genres  connus  par  son  l:ier  article  des  antennes,  dilaté 
intérieurement  en  corne  avancée,  très  longue;  ce  qui 


113 


rappelle  un  peu  les  antennes  du  genre  Tesserocerus,  mais 
ici  c’est  un  appendice  vertical  qui  caractérise  le  genre, 
dans  le  nôtre  c’est  un  prolongement  droit.  — Les  tarses 
pentamères  lui  assignent  une  place  dans  les  Engides. 

Iluplapsis  laniellicornis,  alalns,  semiajlindricus,  poslice  ro- 
tnndatus,  nilidiis,  pnnclalus,  fulvo-teslaceus,  oculis  nigris;  capite 
svbquadralo,  in  maris  aniiee  utrinque  lamella  oblusa  corniformi, 
elevaln;  thorace  sublransverso,  convexo,  marginato,  angniis  an- 
tteis  rolundatis,  posticis  fere  redis,  lateiibus  subparallelis;  scu- 
tello  semiluuare;  elgtris  thorads  latiludine  et  plus  duplo  longio- 
ribus,  sparsiin  punclalis,  striis  nullis,  sed  lineis  punclortirn  non 
impressis  (usas  distinctis;  — coipore  sublus  femoribiisque  leviter 
pxmctatis;  anlmnis  capite  vix  longioribus,  abrupte  cluvalis,  dura 
S articulata,  arliculis  transcersis,  palpis  max.  distinctis,  articula 
ulliiiio  subuliformi,  pedibus  validis,  femoribus  vix  dilatatis,  li- 
biis  depressis,  extus  serralis,  tax'sis  omnes  quinquearticulaLis,  ar- 
ticulis  qxiatmr  primis  Iransversis,  anlicis  subdilalaUs;  coxis  vix 
dislunlibus  anlicis  dilalalis,  subrotundutis,  posticis  Iransversis;  ab~ 
domine  in  elglrorum  apice  occxilto,  segmenlis  quinque  compositn, 
segin.  duobus  primis  lalissimis,  convexis.  Long.  I. — 1 '/g  1. 

- lal.  V2  1.-73  1- 

Forme  voisine  de  la  Hoplocephala  haemorhoidalis, 
mais  plus  cylindrique  vers  le  corselet  et  très  dillèrent 
par  ses  tarses  composés  de  cinq  articles  à toutes  les 
pattes,  ce  qui  le  place  dans  les  Engides. 

Une  seconde  espèce  indienne  du  même  genre  est 
moitié  i)lus  courte  et  moins  cylindrique,  les  cornes  sur 
le  devant  do  la  tête  plus  aigües,  conicpies,  droites  et 
nullement  lamelliformes,  la  massue  des  antennes  |)lus 
allongée,  à articles  moins  transversaux,  les  élytres  uni- 
formément lestacées  comme  le  reste  du  corps,  sans 
lignes  formées  de  points  hrunôtres  sous  le  pigment 
supérieur  luisant.  Je  l’ai  nommé  IJopUispis  conicicornis. 

Ti'ipliix  lugulu’is,  ovata,  subconvexa,  nilida,  punctulata,  ni— 
gro-picea;  pectore,  murgine  elglrorum  subtus,  anlennarum  basi, 

« 


114 


pdpü  pedibusque  fusco-testaceis;  tiwrace  transverso,  postice  bi- 
sinuato;  ehjlris  distincte  pundato-stiiatis;  palpis  max.  arliculo 
ullimo  depresso,  securiformi:  tarsis  posticis  quinquearticulatis, 
arliculo  1:o  minuto  sed  distincto.  Long.  1 ’/g  I.  — lal.  I. 

Forme  raccourcie  de  notre  Tr.  rufipes,  mais  plus 
ovalaire  aux  angles  huméraux,  qui  sont  moins  saillants. 
La  couleur  est  un  brun  noirâtre  sur  tout  le  dessus,  et 
plus  clair  sur  le  dessous;  les  stries  sur  les  élytres  plus 
grossièrement  ponctuées,  tandis  que  les  intervalles  le 
sont  plus  ünement.  Pris  par  M.  Nietner  à Colombo 
sur  l’île  de  Ceylan. 

Les  autres  espèces  indiennes  de  ce  genre,  qui  se 
trouvent  dans  ma  Collection,  sont: 

Triplax  cyanipetims,  forme  et  taille  de  notre  Tri- 
toma  bipiistulata,  noire,  avec  les  élytres  d’un  bleu  foncé, 
la  base  des  antennes  et  le  dernier  article  des  tarses 
bruns;  les  palpes  et  les  parties  génitales  testacées.  Le 
corselet  est  plus  petit,  les  angles  postérieurs  plus  droits, 
la  ponctuation  moins  forte.  L’écusson  est  triangulaire, 
lisse  et  noir.  Los  élytres  sont  plus  larges  que  le  cor- 
selet, atténuées  postérieurement,  couvertes  de  stries 
ponctuées  à intervalles  planes  parsemés  de  quelques 
points  très  lins;  les  angles  huméraux  sont  aigus  et 
assez  saillants.  Le  dessous  du  corps  est  fortement 
ponctué,  surtout  l’abdomen. 

Triplax  niyripennis,  foi  me  et  taille  des  petits  exem- 
plaires de  notre  Tritoma  bipuslulata,  d’un  testacé  rous- 
sâtre,  avec  la  massue  des  antennes,  les  yeux,  l’écus- 
son et  les  élytres  noirs.  ïôte,  corselet  et  pattes 
comme  chez  la  Tripdax  rufipcs,  dessous  du  corps  d’un 
tcstacé  plus  clair.  La  ponctuation  dans  les  intervalles 
des  stries  des  élytres,  plus  forte  et  plus  serrée. 


115 


Triplax  quadrimaculata,  également  de  la  taille  de 
notre  Triloma  bipustulata,  mais  un  peu  plus  étroite  et 
plus  atténuée  antérieurement,  ce  qui  lui  donne  une 
forme  plus  régulièrement  ovalaii'C.  La  couleur  géné- 
rale est  un  noir  un  peu  bronzé  et  verdâtre  en  dessus, 
plus  brunâtre  en  dessous;  la  partie  postérieure  de  la 
tète,  les  parties  de  la  bouche,  les  palpes,  la  base 
des  antennes,  les  pattes,  l’abdomen  et  quatre  grandes 
taches  sur  les  élytres  sont  testacées:  deux  des  pre- 
mières occupent  les  angles  huméraux  et  deux  la  par- 
tie postérieure,  avant  l’extrémité  vers  la  suture.  La 
tête  est  plus  fortement  ponctuée,  les  deux  impressions 
entre  l’insertion  des  antennes,  etlacées;  le  corselet  plus 
étroit,  plus  distinctement  marginé,  ponctuation  plus  ser- 
rée, angles  antérieurs  plus  saillants;  stries  des  élytres 
plus  fines,  les  intervalles  couverts  de  points  à peine 
visibles;  le  dessous  du  corps,  au  contraire,  à ponctua- 
tion plus  distincte. 

Triplax  unifamala,  encore  un  peu  plus  allongée 
que  l’espèce  précédente  et  de  la  taille  de  notre  Tri- 
toina  bijnislulala.  La  couleur  est  noire  sur  la  tète,  sur 
la  massue  des  antennes,  sur  une  tache  carrée  située  sur 
le  milieu  du  bord  antérieur  du  corselet,  sur  l’écusson, 
sur  toute  la  base  et  l’extrémité  des  élytres  et  sur  le 
môtathorax;  taudis  que  les  parties  de  la  bouche,  les 
palpes,  la  base  des  antennes,  le  corselet,  une  large 
bande  transversale  et  sinuée  un  peu  au  delà  du  milieu 
des  élytres,  l’abdomen  et  les  pattes  sont  d’un  testacé 
roussàtre.  La  tète  et  le  corselet  sont  plus  fortement 
ponctués  que  chez  la  Tr.  bipustulata;  ce  dernier  moins 
rétréci  antérieurement,  avec  les  côtés  latéraux  plus 
droits;  les  stries  ponctuées  sur  les  élytres  sont  plus 


116 


marquées,  les  intervalles  à peine  ponctués.  La  ponc- 
tuation (lu  dessous  du  corps  est  assez  forte,  mais  peu 
serrée  et  recouverte  sur  l’abdomen  de  poils  grisâtres 
droits,  très  courts. 

Isrhyrus  nipripcs,  elongato-ovatus , antice  posliceque  altenu- 
ahts,  mbconvexus,  nilidns,  teslaceus;  oculis,  palpis,  antennispe- 
dibusque  niqris;  capite  tTiangulare,  sparsim  punctuto,  inter  an- 
tennas  biinipresso;  Ihorace  travsvcrso,  Irapesnidale,  marginalo, 
plnniusculo,  sparsim  puncLalo,  busi  leviter  bisinuato,  angutis  pos- 
ticis  fere  redis,  prominuUs;  sculello  apice  tanneolalo;  elglris  tho~ 
racis  basi  vix  lalioribus,  versus  apicem  allenualis,  punclalo-slri- 
alis,  inter sHtiis  sparsim  irregnlanler  punctalis,  corpore  subtus 
grosso -pundato.  Long,  l'/^ — 2 '/a  I.  — lot.  1 — 1 Va  !• 

Fortne  de  l’Isch.  quadripunclatiis  01.,  mais  du  double 
plus  petit,  de  couleur  jaune,  avec  les  yeux,  les  palpes, 
les  antennes  et  les  pattes  noires.  — 11  paraît  être  très 
commun  dans  les  provinces  birmaises  des  Indes  orientales. 

Une  autre  espèce  très  voisine  par  la  taille,  la 
forme  et  les  couleurs,  présente  des  pattes  entièrement 
testacées,  un  corps  plus  parallèle,  surtout  vers  le  cor- 
selet, et  une  ponctuation  plus  forte  et  plus  serrée  sur  ce 
d('i-nier.  Je  l’ai  nommé  hch.  fJavus  et  il  se  trouve  avec 
le  précédent. 

Une  très  jolie  espèce  d’un  rouge  écarlate  unico- 
lore,  avee  les  yeux  noirs,  habite  la  Colombie  et  pré- 
sente un  corps  un  peu  f)lus  court  que  Yhch  nigripes, 
une  ponctuation  serrée  à peine  perceptible  sur  la 
tète  et  le  corselet,  les  points  dans  les  stries  des  ély- 
tres  plus  réguliers  et  entièrement  effacés  vers  le  tiers 
de  la  longueur  des  élytres  avant  extrémité.  Je  l’ai 
nommée  Isch.  sanguinosvs. 

Une  troisième  espèce,  encore  plus  courte,  avec 
des  couleurs  aussi  éclatantes  que  chez  le  Isch.  sangui- 


117 


nosus,  habite  l’Amérique  centrale,  et  présente  la  plus 
grande  analogie  par  sa  taille,  sa  forme  et  ses  couleurs 
avec  la  Tritoma  sangumpennis  Say,  de  l’Amérique  sep- 
tentrionale, mais  étant  un  peu  plus  allongée  et  ova- 
laire, son  corselet  et  ses  élyires  sont  recouverts  d’une 
' ponctuation  plus  line  et  plus  serrée.  Elle  est  luisante, 
noire,  avec  les  élytres  d’un  rouge  sanguin  vif.  La  base 
des  antennes,  les  jambes  et  les  tarses  sont  d’un  testacé 
brunâtre.  — Elle  porte  le  nom  d’ hch.  coccinei  pennis  m. 

Aulncucliiliis  alroeyaitcus,  elongato-ovalus , posike  suhatlenv- 
atus,  convexus,  seiiceo-subnitidus , alro-cyaneus;  thorace  trans- 
verso capileque  sparsim  piinctalu;  elytris  punctato-slriatis.  Long. 
3 1.  — lal.  l'/3  1. 

Extrêmement  voisin  de  notre  Aid.  violaceus,  mais 
un  peu  plus  allongé,  surtout  les  élytres;  le  corselet 
est  [)lus  transversal  et  la  ponctuation  plus  serrée;  la 
couleur  du  dessous  plus  noirâtre.  Birma. 

Jaiir.avia  pallidiila,  orbkulala,  convexa,  pnnctatissimn,  nitida, 
supra  brevmime  aibido-puberula,  fidvo-teslacea,  ocniis  nûjris; 
thorace  transverso,  aniiee  angustato,  basi  arcuato,  vlrinque  le- 
viter  sinuato,  angulis  po.stkis  fera  rectis,  lateribiis  subarciialis, 
tnarginatis;  elytris  rotnndatis,  marginalis,  subreflexis;  corpare 
subtus  gkibro,  pectore  riiguluso-punclato;  coxaruin  lamina  se- 
milunari;  tarsorum  arliculo  penultimo  triangulariter  dilatato, 
unouiculis  basi  anquUitim  dilalatis.  Antennis  II  articulutis.  Lonsr. 
1 1.  - lal.  % 1.' 

Par  sa  forme,  elle  est  assez  voisine  de  notre  Lasia 
globosa,  mais  du  double  plus  petite  et  d’un  testacé  rous- 
sâtre  unicolore.  Elle  se  trouve  sur  l’île  de  Ceylau,  et 
sur  le  continent  indien. 

Ce  nouveau  genr-e  de  Coccinellides,  se  distingue 
des  Zonaria  Mulsant,  à côté  desquelles  il  doit  être 
placé,  par  son  corselet  non  découpé  sur  les  cotés,  et 
par  les  plaques  coxales  abdominales  arquées. 


118 


Une  seconde  espèce  du  continent  indien  est  ma 
Jaur.  limbata,  qui  a la  taille  et  la  forme  de  la  précé- 
dente, mais  s’en  distingue  par  sa  poitrine  et  ses  ély- 
tres  noires,  ne  laissant  de  testacé  qu’une  large  bor- 
dure latérale. 

Plalynaspis  circuraflexa,  rotnndala,  convexa,  punctatksima, 
breviter  cinereo-püom,  rufa,  tliorucis  macula  média,  allera  qua- 
drala  mitellari,  teiiia  subsinuala,  poslice  ulrinque  ad  eh/tris  ocu- 
lisque  niqris;  corpore  subtus  plus  minusve  mfuscato;  fronte  pal- 
lidu;  llwrace  transverso,  hasi  arcualo,  medio  produclo,  truncato, 
ulrinque  ad  scutellum  sinuato,  uugulis  anlicis  aculis,  prominulis, 
posHcis  redis,  luleribus  arcuatis  marginalis;  scutello  triangulari, 
impunclalo;  elyh'is  rotundalis,  marginalis.  Long.  11.  — l.it.  *j^  I. 

Plus  courte  et  plus  arrondie  que  notre  PL  vütosa 
et  bien  distincte  par  sa  couleur  dominante  rougeâtre. 
La  tache  sinueuse  postérieure  de  chaque  coté  des 
élytres,  se  dilate  quelquefois  sur  toute  la  largeur  de 
ces  dernières,  et  présente  alors  presqu’une  bande  se- 
milunaire  interrompue  seulement  le  long  de  la  suture. 
Envoyée  de  l’île  Ceylan  par  M.  Nietner. 

Une  autre  espèce  indienne  du  môme  genre  est  ma 
PL  occulata,  qui  a la  taille  et  la  forme  de  la  précédente, 
mais  chez  laquelle  la  couleur  dominante  est  noire,  avec 
les  parties  de  la  bouche,  les  palpes,  les  antennes,  les 
pattes,  tout  le  front,  les  angles  antérieurs  du  corselet 
et  une  grande  tache  ronde  sur  le  milieu  de  chaque 
élytre  testacés. 

Scyniims  linibiatiis,  ovatus,  snbconvex,us,pundulalus,cinereo- 
puberulus,  ater  corporis  limbo  supra  lato,  capile,  abdominis  seg- 
mentis  margine,  anlennarum  basi  pedibusque  rufo-lesiaceis;  Iho- 
race  Iransverso,  basi  medio  produdo,  apire  truncato,  ulrinque 
sinuato,  angidis  posliris  redis,  laleribus  arcuatis;  scutello  trian- 
gulare;  elytris  suhovatis,  humeris  supra  dislinctis.  Long.  % I. 
- lot.  '4  I. 


119 


Forme  de  notre  Scym.  analis,  mais  un  peu  plus 
petit  et  facile  à distinguer  par  la  large  marge  rousse 
qui  entoure  tout  le  dessus  du  corps. 

Les  autres  espèces  indiennes  de  ce  genre,  à ex- 
trémités des  élytres  jaunes,  que  je  possède  dans  ma 
collection,  sont: 

Scyrnnus  apiciflavus,  très  voisin  du  Sc.  analis,  mais 
d’un  tiers  plus  [)etit,  plus  court  et  plus  arrondi;  le  cor- 
selet est  un  peu  plus  large  en  avant,  d’une  couleur 
rousse  plus  brunâtre  et  sans  tache  noire  à la  l)asc; 
les  élytres  sont  [)lus  rondes,  les  angles  huméraux 
presque  pas  saillants,  la  ponctuation  assez  forte,  les 
stries  ponctuées  obliques  de  chaque  côté  de  la  suture, 
très  courtes,  la  tache  testacée  apicale  en  croissant 
sur  chaque  élytre,  et  avec  la  face  convexe  dirigée 
antérieurement,  de  sorte  que  sa  partie  la  plus  étroite 
trouve  sur  la  suture  et  sur  les  côtés  latéraux. 
L’abdomen  est  testacé  postérieurement;  le  métathorax 
finement  ponctué  et  transversalement  ridé. 

Scymnus  albopilis,  forme  courte  des  précédents, 
mais  presque  du  double  plus  petit  et  d’une  couleur  tes- 
lacée  plus  claire  et  |)lus  vive  sur  la  tète,  le  corselet, 
la  moitié  postérieure  des  élytres,  l’abdomen  et  les 
pattes;  la  moitié  antérieure  des  élytres  et  le  métatho- 
rax  sont  noirs;  celui-ci  très  fortement  ponctué  ou  même 
cicatrisé.  Le  dessus  du  corps  est  très  finement  ponc- 
tué, recouvert  d’une  pubescence  blanchâtre  [)eu  épaisse, 
et  marqué  antérieurement  de  chaque  côté  de  la  su- 
ture de  deux  stries  obliques,  formées  par  des  points 
imprimés  qui  atteignent  le  milieu  des  élytres. 

Scymnus  hilaris,  extrêmement  voisin  du  précédent 
par  la  forme  et  les  couleurs,  mais  plus  rond  et  à 


120 


peine  de  la  taille  dos  plus  petits  exemplaires,  avec 
une  pubescence  plus  grisiUre,  [)liis  épaisse  en  dessus  et 
une  ponctuation  plus  distincte  en  dessous  et  moins  mar- 
quée et  nullement  cicatrisée  sur  le  métatliorax;  la  tache 
apicale  est  étroite,  lunaire  et  non  coupée  droitement 
comme  chez  le  Sc.  albopüis. 

Scyrnnns  lepidulm,  voisin  du  Sc.  apiciflams  par  les 
couleurs  et  la  forme  des  taches  apicales,  mais  huit 
fois  plus  petit;  la  tête,  le  corselet,  les  taches  apicales 
et  les  pattes  d’un  testacé  très  clair,  la  forme  des  ély- 
tres  moins  arrondie  et  plus  parallèle  sur  les  côtés. 

En  espèces  indiennes  à côtés  latéraux  roussâtres, 
ma  collection  possède: 

Scÿmnus  mluralis,  taille  et  forme  de  notre  Sc.  mar- 
çiinads  Hossi,  et  avec  les  couleurs  comme  chez  la  va- 
riété claii'e  de  ce  dernier,  mais  un  peu  pins  allongé, 
recouveti  d’une  pubescence  plus  longue  et  plus  blan- 
chûtre  à front  et  poitrine  noirs.  La  tache  noire  sutii- 
rale  se  dilate  vers  l'écusson,  (|ui  est  de  la  même  cou- 
leur, et  s’oblitère  vers  l’exlrémilé  qu’elle  n’atteint  pas. 
La  poitrine  est  assez  fortement  ponctuée. 

Des  espèces  à quatre  taches  testacées  sur  les 
élytres,  je  possède  des  Indes: 

Scyrnnus  quadrülum,  voisin  de  notre  Sc.  (jiiadrilu- 
nalus  III.  par  sa  forme,  ses  couleurs  et  la  dis[)Osition 
des  taches  testacées  sur  les  élytres,  mais  deux  fois 
plus  petit  et  avec  la  tête,  le  corselet  à l’exception 
d’une  tache  médiane,  l’abdomen  et  les  pattes  d'un  tes- 
tacé plus  ou  moins  clair. 

Scyrnnus  trmsvcrsoplagiatus,  d’un  (piart  plus  grand 
que  le  précédent,  et  ditférent  par  sa  tôle  et  son  cor- 
selet presqu’  entièrement  noirs,  ne  présentant  de  rous- 


121 


sûtre  que  sur  la  marge  antérieure  du  dernier.  Les  taches 
sur  les  élytres  sont  plus  rouges,  plus  transversales,  celles 
de  devant  plus  grandes  que  les  postérieures;  anus  noir, 
métathorax  finement  et  peu  sensiblement  ponctué. 

Sqjmtïiis  latemaculatus,  taille,  forme  et  couleurs  à 
peu-près  celles  du  Sc.  qmdrillum,  mais  avec  les  taches 
antérieures  rouges  sur  les  élytres  très  grandes,  le  cor- 
selet en  majeure  partie  noir,  et  n’ayant  de  testacé  que 
sur  les  côtés  latéraux,  et  une  marge  en  avant  et  l’ab- 
domen à peine  rembruni  vers  l’anus.  Le  dessous  du 
corps  est  couvert  de  longs  poils  brunâtres  peu  serrés, 
et  la  ponctuation  sur  le  métathorax  peu  distincte. 

Enfin  les  espèces  indiennes  sans  taches  sur  les 
élytres  ou  presqu’  unicolores,  sont: 

Scyrmus  saciformis,  moitié  plus  petit  que  notre 
Sc.  minimas,  dont  il  a la  forme  allongée  et  à l’excep- 
tion des  parties  de  la  bouche,  des  antennes,  de  la 
tète,  de  la  partie  antérieure  du  corselet,  de  l’abdomen, 
et  des  pattes  qui  sont  ifun  testacé  clair  et  de  l’extré- 
mité des  élytres  qui  est  un  peu  rembrunie.  La  pu- 
bescence du  dessus  est  épaisse  et  blanchâtre,  la  ponc- 
tuation du  dessous  insensible  et  le  métathorax  luisant 
et  glabre.  Les  cinq  dernières  espèces  m’ont  été  en- 
voyées par  M.  Nietner  de  Colombo  sur  file  Ceylan. 

Scymnus  ceylonicus,  d’un  testacé  roussâtre  unicolore 
comme  notre  Sc.  abietis,  mais  quatre  fois  plus  petit,  et 
proportionellement  plus  court  et  jilus  arrondi,  la  ponc- 
tuation du  dessus  est  moins  serrée,  la  pubescence  plus 
longue.  — Des  Montagnes  de  Nura  Ellia  sur  l’île  Ceylan. 

Saclum  iinil'ascialinn,  oblongum,  siib  ovativm,  (k’pressvm,  ni- 
tidinii,  (jkibrum,  niçjrvm;  thorace,  fuscia  postica  elytrorum  pedi- 
busipie  rufo-lcstaceis.  I.ons;.  Va  f V4  I- 


122 


Forme  tle  notre  Sac.  pusilhm,  mais  plus  petit, 
avec  un  corselet  plus  allongé  et  une  large  bande  tes- 
tacée  sur  la  partie  postérieure  des  élytres.  Birma. 

Une  seconde  espèce  un  peu  plus  petite  du  même 
pays  se  distingue  du  précédent  par  une  couleur  gé- 
nérale plus  bi'unûtre  et  par  une  seconde  bande  trans- 
versale, testacée  placée  sur  la  partie  antérieure  des 
élytres  près  de  la  base  qui  est  brune.  Elle  porte  le 
nom  de  Sacium  bifasciatum  m. 

Une  troisième  espèce  des  mômes  localités  a la 
taille  du  Sac.  unifa-matum,  mais  une  forme  moins  ova- 
laire et  plus  atténuée  postérieurement.  Tout  le  dessus 
est  couvert  d’une  pubescence  velutineuse;  la  couleur 
est  un  testacé  brunâtre,  plus  foncée  sur  la  moitié  an- 
térieure des  élytres  et  le  dessous  du  corps.  Je  l’ai 
nommé  Sacium  indicim. 

Une  quatrième  espèce  également  des  Indes  ori- 
entales atteint  presque  la  taille  du  Sac.  pusülum,  mais 
présente  une  forme  plus  étroite,  plus  allongée,  plus 
parallèle  et  moins  déprimée.  Le  corselet  est  plus 
court,  la  couleur  générale  un  testacé  roussâtre,  très 
étroitement  rend)runic  sur  la  suture  et  les  marges  des 
élytres.  Je  l’ai  nommée  Sacium  conve.riusculum. 

Remarque.  Au  moment  que  ces  feuilles  s’im- 
primaient, je  viens  de  recevoir  une  nouvelle  envoie  de 
M.  Nietner,  avec  un  bon  nombre  d’espèces  intéressantes, 
entre  autres  le  mâle  de  la  Myrmecospectra  Nietnei-i,  qui 
se  distingue  de  la  femelle  que  j’ai  décrite  par  les  an- 
tennes, dont  le  premier  article  est  en  forme  de  [)oire  et  le 
second  très  fortement  dilaté,  [)resque  carré,  déprimé, 
lamelliforme  et  au  moins  six  fois  plus  large  que  le  3:ième. 


123 


Snr  les  Collections  Coléoptèrolojçlqiics 

de  Linné  et  de  Fabiicius 

par 

V.  de  Motschulsky  •) 

(Continuation.) 


VU.  SILP  HALES 

1 , SiLPHIDES 

Necropliorus  F ^ 

Scarabaeus  Raj.,  Silpha  L.,  Dernwstes  Geoffr.,  Entaphia 

Kirby. 

germanicus  L . . Eur. 

1 ) Parmi  les  Carabiqties  nommés  par  Fabricius  et  énumérés  plus 
haut,  il  faut  retrancher  la  Drypta  emarginala,  parce  que,  comme  le  remarque 
très  judicieusement  M.  le  D:r  Schaum,  elle  a été  décrite  antérieurement  par 
Rossi  sous  le  nom  de  Carabus  birienlotus.  Quant  au  Carabus  Teutonus 
Sebrank,  que  M.  Wollaston  1ns.  Mad.  59  substitue  au  Car.  vaporariorum  V., 
c’est  au  dernier  de  ces  noms  qu’est  due  la  priorité  parce  qu’il  a été 
décrit  en  1775  dans  la  Syst.  Ent.  de  Fabricius  p.  247,  N.  61. 

Par  une  faute  d'inattention,  j’avais  placé  dans  les  Cercyon  de  Fabri- 
cius un  finielarium,  au  lieu  du  minulum,  qui  se  trouve  mentionné  dans  la 
remarque  au  bas  de  la  page,  comme  étant  un  Pbalacride,  je  prie  donc 
de  placer  le  premier  de  ces  noms  dans  la  remarque  au  lieu  du  minulus  et 
celui-ci  dans  les  Cercyon.  Mes  lecteurs  l’auront  probablement  déjà  fait, 
sans  celte  démonstration.  Quant  au  Sphaer.  stercoreum  F.,  je  ne  puis 
me  ranger  de  l’opinion  d’Erichson,  qui  le  considère  comme  étant  un  Pha- 
lacride,  vü  que  Fabricius  l’a  pris  sous  la  bouse  aux  environs  de  Kiel  et 
que  Linné  lui-même  dit  qu’il  se  rencontre  dans  de  pareilles  conditions; 
il  ne  peut  donc  être  qu’un  Cercyon. 

2)  Des  autres  Necrophorus  de  Fabricius,  le  N.  grandis  F.  a été  dé- 


124 


humator Eiir.  temp. 

vespillo  L Eur.  D’après  le  type  conservé  dans 


la  Col.  de  Linné,  à Londres,  ce  n’est  pas  du  tout 
l’espèce  que  nous  avons  généralement  comme  telle 
dans  nos  collections,  mais  ayant  les  jambes  posté- 
rieures droites  elle  correspond  au  N.  ruspator  Er. 

mcdiatus Carolina. 

marginatus  ....  Am.  bor 

velutinus Carolina. 

mortuorum  ....  Germ. 

Necrodes  Wilkin. 

Silpha  L.  F.  Er.  Lacord.  Necrodes  Leach. 
liltoralis  L.  ...  Eur.  Dans  la  Col.  de  Linné  c’est  un 
exemplaire  de  grande  taille  avec  les  cuisses  pos- 
térieures renflées  (N.  clavipes  Snlz.)  qui  porte  ce  nom. 
surinamensis  . . . Am.  mer.  & bor. 

Oiceoptoma  Leach. 

Silpha  L.  F.  Er.  Lacord. 

rugosus  L Eur. 

lapponicus  ....  Lapp. 
opacus  L Eur. 

Silpha  L.  F.  i) 

Pellis  Geoffr. 
obscura  L Eur. 

crit  antérieurement  par  Olivier  sous  le  nom  de  N.  americanus  elle  N.  vespillo 
F.  en  1710  dans  Raja  llist.  Ins.  sous  le  nom  de  Scarabetis  foetidus. 

1)  D’après  la  Col.  de  Linné  ses  Silpha  bimaculata,  bipustulata,  rufi- 
pes,  colon,  depressn,  grisea,  nestiva  et  pedicularia  sont  des  Nitidulaires; 


125 


micans Cap.  b.  sp. 

Iu7mta Austria. 

reliculata Germ. 

Dentlroxena  Motsch. 

Silpha  L.  F.  Er.  Lacord.  Oiceoptoma  Leach. 
quadripunctata  L.  Eur. 

Pliosphuga  Leach. 

Silpha  L.  F.  Er,  Lacord. 
atrala  L Eur. 

Ptoinophagus  Knoch. 

Catops  F.,  Helops  Panz. 
sericeus Eur. 

Choleva  Latr. 

Cistela  F.,  Luperus  Frohlich,  Galops  Payk.  Er. 
angustata Eur. 


s.  4 pustulata  un  Ips;  S.  seminulum  uu  Agalhiditim;  S.  agaric'ma  une  Sca- 
phisoma;  S.  snhiiloso  un  Optiirum;  S.  reliculata  un  Bolilophagus;  S.  aqua- 
tica  un  llelophonis,  S.  fitsca  un  Ujelm;  S.  testacea  un  Cyphon;  S.  aUmaria 
un  OlWru.t;  S.  ferruginea,  grosca  et  oblonga  fio.»:  PcIliHes;  S.  ruuica  un 
Triplax;  S.  indiea  un  EngU  d'nprés  M.  Ilope;  S.  scabrn  un  7'rtfX  et  S.  tuc- 
cincta  une  Lyrvperdina,  le.s  deux  dernières  nuin(|uent  dans  la  Collection. 

Pour  les  Silpha  de  Kabricius,  d’après  les  Col.  do  Kiel  el  de  Copen- 
bapue,  il  faut  remarquer:  Silpha  lirida  — Necrudes  liltorniis  I..;  S.  ame- 
licana  F.  a été  décrite  anlérieurement  par  Catesby,  sons  le  norndefi/aHe 
pellatn;  S.  laevicallis,  pedemontnm,  inacqunlis,  laevigiün,  sinuoln  cl  linibala 
F.  décriles  antérieuiement  Sons  les  inèinus  noms  par  Olivier;  ,S.  limalaE. 
déci  ite  anléiieiirenient  aussi  par  Olivier  et  sous  le  nom  de  Silpha  punctu- 
lata;  S.  denlata  F.  appartient  au.x  l'ellides;  S.  undala  F.  esl  d’après  Scbôn- 
bcrr  = l.iiargtis  fascialtis;  S,  minuta  F.  un  Staphilinile. 


126 


Catops  Payk. 

Hydropkilus  F.,  Catops  F. 

picipes Eur. 

morio Eur. 

Sphaerites  Duft. 
liisler  F. 

glabratvs Eur. 

2,  Anisotomides 

Anisotoma  Knoch.  2) 
ferruginea  ....  Eur. 

Volvoxis  Kugelan. 

Anisotoma  F.,  Liodes  Er. 
humeralis  ....  Eur. 

Agathidium  III. 

Süpha  L.,  Anisotoma  F. 
seminulum  L.  . . Eur. 
nigripennis  ....  Eur. 

n Pes  .nitres  Calopg  de  Fni  ricius  le  Catops  agtlis  est  à rayer,  parce 
que  ce  nom  avait  été  employé  aiilérieurement  par  llliger  pour  une  aiiire 
espèce  du  même  genre;  C.  flavipes  F.  est  d’après  la  Col.  de  Kiel  une  Cis- 
tela;  C.  rufescens  F.  d’après  la  Col.  de  Copenliague  un  Cyplion;  C.  vitlatus 
F.  une  lyeoperdina;  enfin  la  Cistda  ugilis  F,,  ipn  esl  une  différente 

de  la  Ch.  angustala,  .i  été  décrite  antérieurement  par  Catreille  sous  le  nom 
de  Choleva  nhlonga. 

’i)  Des  autres  Anisotoma  de  Kahricius,  VA.  semimilum  F.  est  d’après 
la  Col.  de  Kiel  t’Abraeus  ou  Acritus  minuius,  dans  celle  de  Copenliague  un 
Cytlidium,  dans  celle  de  Banks  un  Olibnis;  A.  abdomimtis  F.  a été  décrite 
anlérieuremenl  par  Kugelan  comme  Voliioxis  glubra;  .1.  bicolor  F.  est  un 
Phaluaus-,  A.  nigripennis  un  Agathidium  et  d.  globus  un  Amphicgliis. 


127 


Amphicyllis  Er. 
Anisotoma  F, 

globus Eur. 


VIII.  TRICIIOPTILIENS 
Acratrichis  Motsch. 

Chrysoniela  L.,  Ptüium  Gyll.,  Trichoptery.v  Korby  Steph. 
minutissima  L. . . Siiecia.  L’exemplaire  type  manque 
dans  la  Col.  de  Linné,  mais  sa  description  dans 
la  Syst.  Nat.  ed  Gmelin  p.  1(373  N.  15  le  rap- 
porte indubitablement  à ce  genre,  et  notamment 
au  Trichopt.  sericans  Gillmeister. 


1)  M.  llaliday  a tenu  en  1855  une  longue  péroraison,  dans  une  ses- 
sion de  Dublin  Universily  Zoological  Associalion,  contre  la  substitution  du 
nom  Acratrichis  Moiscb.  'à  celui  de  Trichopteryx  Kirby,  avançant  que  la 
priorité  de  ce  dernier  nom  pour  un  genre  do  Lépidoptère  par  Hübner, 
n’avait  pas  plus  de  conséipience  ((ue  les  "Darllis",  "H'ares"  et  "carpels” 
de  l’Aurcliane  anglaise,  .le  ne  connais  pas  celte  fameuse  Auroliane  anglaise, 
mais,  ce  que  je  connais,  c’est  que  le  genre  Trichopteryx  llûbner  a été  très 
arbitrairement  retranché  par  Treitscbke,  et  ensuite  restitué  par  Curtissous 
un  nouveau  nom,  procédé  extrêmement  commode  il  est  vrai,  mais  qui 
pourrait,  avec  le  môme  droit,  servir  à éluder  tous  les  genres  de  Linné 
et  de  Fabriciiis  qui  ne  sont  nulletiienl  mieux  caractérisés  que  le  Trichop- 
teryx lli'dmer.  — Mais  ce  cpie  M.  llaliday  parait  ne  pas  connailre  c’est, 
que  Kirby  lui-même  avait  déjà,  treize  ans  avanl,  employé  un  pareil  nom 
(Trichoplera)  pour  un  genre  de  l’hryganides,  et  si  l’entomologiste  irlandais 
s’était  donné  la  peine  de  lire  dans  le  üull  de  Moscou  1849  p.  26,  les 
raisons  qui  me  déterminèrent  à éluder  le  nom  Trichopteryx,  il  aurait  pu 
se  convaincre  que  ce  n’est  pas  le  seul  double-emploi  qui  existe,  car  il 
y a aussi  un  genre  de  Diptère,  un  genre  de  poissons  et  même  des  plantes 
antérieurement  décrites,  comme;  Trichoplera,  Trichopterus  et  Trichopteris. 
M.  llaliday  me  pardonnera  j’e.spére  si  je  doute  du  grand  avantage  (|u’il  y 
aurait  pour  la  science  d’avoir  dans  une  mémo  Faune  une  Trichopteru,  un 
Trichopterus,  un  Trichopteris,  un  Trichopteryx,  des  Trichopterya  et  des 
Trichépteryyia  qui  tons  existent  et  qu’il  faudrait  en  conséquence  conserver? 


128 


IX.  S C A P H I D I L E S 1) 

Batocera  Er. 
Scaphidium  F. 
concolor Am.  bor. 


S c a [)  h i s O m a L e a c li. 

Silpha  L. , Scapluum  F. 
agaridnum  L.  . . Eur. 

X.  P H A L A C 11  I D E S 

Olibrus  Er. 

Dermcstes  L.,  Silpha  L,,  Sphaeridium  F.,  Tetratoma  [frbst. 
atomarius  L . . . Uelvctia.  D’après  la  Col.  de  Linné  il 
con'es[)ond  à l' Olibrus  piceus  Kocli. 


bicolor Halae  Sax. 

aene.us Gorm. 


semitmlurn  ....  Enr.  Angl.  Dans  la  Col.  de  Banks  le 
type  correspond  à l’Olibnis  achülae  Marsh. 
custalius  L.  . . . 


Lithocrns  Er. 

Sphaeridium  F. 

(estaceus Am.  mer.  ins.  S;l  Thomas, 

1)  ne."!  Scupliidimn  de  l'abriciii.s;  le.s  Sc.  i marulnlum,  i puslulalunl  el 
immncuUUum  onl  été  décrits  anlérieiireinerd  parOliviei  .sou.s  le.s  iiiême.,'!  noms. 

2)  SphanuHum  fimelariuin  I'.  e.st  d’apios  la  Col.  lîank.s,  un  l’hahicnls 
corrvscns,  mais  il  y a là  une  confusion  d'Imliilal  el  le  nom  de  rabrifins 
ne  saiirail  être  appliipié  à nn  inseclCi  qui  vil.  sur  les  fleurs,  tandis  que 
le  Byrrhus  minulus  C.  parait  se  rapporler  effectivement  à ce  Phitlucrus, 
mais  je  n’ai  pas  vu  le  type. 


120 


XI.  NITIDULAIRES 
1,  Brachyptèrides 
Cercus  Latr. 

Dermestes  L.,  Cateretes  Hrbst,  Anomaeocerus  Schuckard. 
pedicularius  L. . . Germ. 


Brachypterus  Kugel. 

Dermestes  F.,  Cateretes  Hrbst,  Cercus  Latr. 
urticae Germ. 


2,  Carpopuilides 
Carpophilus  Leach. 

Dermestes  L.  De  Geer,  Nitidula  F.,  Cateretes  Heer. 
bimaculatvs  L.  . . Barbaria.  D’après  la  Col.  de  Linné, 
il  parait  être  le  môme  que  le  Carpo.  distigma  Klug. 
hemipterus  L.  . . Surinam. 
humeralis Cap.  b.  Sp. 

t 

Ecnomorphus  Motsch.  1858. 

Nitudila  F.,  Ips  Dufl.,  Carpophilus  Er. 
sexpustulalus . . . Germ. 

Colastus  Er. 

Nitidula  F.,  Cercus  Say. 
ruptus  ......  Am.  mer. 

macroptera ....  Am.  mer. 


9 


130 


Conotelus  Er. 
Stenus  F. 

conicus  ......  Am.  m. 

spissicornis  ....  Am.  m. 

2,  Nitiddlides 
Epurea  Er. 
Silpha  L.,  Nitidula  F. 
Eur. 

Eur.  bon 
Germ. 

Nitidula  F.  i) 
Silpha  L. 

bipustulata  L.  . . Eur. 

4 pustulata  . . . Germ. 


aestiva  L 

obsoleta 

ilecemguliata  . . . 


I)  Les  anlres  Nitidula  de  Fabricius  se  répartissent  .ainsi  d’après  les 
types  d.ans  les  Collections  de  cet  auteur:  N.  punctata  F.  est  un  Trogosi- 
taire;  N.  fnscinta  F.  et  JV.  lituru  F.  sont  des  Coccinellides.  N.  imperialis, 
N.  slrigala  et  N.  femiginea  F.  des  Ipides,  N.  bicolor  F.,  un  TriphyUus pun- 
claiiis;  N.  cadaverin  F.,  diinidiala  F.  et  ipiadrala  F.,  apparliennent  toutes 
les  Irois  au  Carpophilus  hemipterus  L. , auciuel,  d’aprôs  Ericlison,  doit  aussi 
cire  rangé  le  Stems  ficus  F.,  que  je  n’ai  pas  pu  retrouver  dans  les  Col- 
lections; JV.  truncuta  F.  est  d’après  un  type  dans  la  Col.  de  Copenhague 
une  variété  ilu  Cercus  pedkularius  1.-;  JV.  varia  F — Soronia  grüea  L.;  JV. 
sordida  F = Omosita  depressa  1..;  ^.  Imemorlwidalis  V=sOmosita  colon  L.; 
N.  aenea  F = Meligethes  pedicularis  L.;  JV.  viridescens  F = Metigethes  psijl- 
lius  L ; les  JV.  obscura.  ahlirevialn,  mnrginata,  strigata,  fiexuosa,  limbata, 
haemoriioidalts , aenea , viridescens  et  rufipes  doivent  être  rayées,  ayant  été 
décriles  antérieurement  sous  les  memes  noms  par  Olivier;  celte  dernière 
n’est  cependant  pas  identique  avec  l’espèce  du  même  nom  décrite  par 
l.inné.  — JV.  limbata  parait  aussi  d’après  un  type  dans  la  Col.  de  Copen- 
hague, différer  de  l’espèce  décrite  sons  ce  nom  par  Ericlison,  et  corres- 
pondre à sa  Epurea  detttu. 


I 


grisea  L 

131 

Soronia  Er. 

Silpha  L.,  Nitidula  F. 

. Eur. 

quadrinotata  . . 

Ipidia  Er. 

Ips.  F. 

. Eur.  m. 

Psilotus  Fisch.  v.  Waldh. 


cornutus  . . . . 

Nitidula  F. 

. Am.  mer. 

Omosita  Er. 

Silpha  L.,  Nitidula  F.  Gyll. 
colon  L Eur. 


depressa  L.  . . 
discoides  . . . . 

. Eur. 

. Angl.  Germ. 

grossa  

Phelonia  Er. 

Nitidula  F. 

. Am.  sept.  Carolina. 

pallida 

Pria  Kirby. 

Nitidula  F.  Gyll. 

. Ind.  or.  D’après  des  types  dans  les 

Col.  de  Copenhague  et  de  Kiel,  elle  paraît  ap- 
partenir à ce  genre,  étant  très  voisine  de  notre 
Pria  dukamare,  mais  un  peu  plus  petite. 


132 


Meligethes  Stephens. 

Silpha  L.,  Dcî'mesles  L.,  Sphaeridiim  F.,  0\.,\  Nitidula  ¥. 

Gyll.,  Slrongylus  llrhst.  Laporte. 

rufipes  L Eur.  Dans  la  Col.  de  Linné  et  dans 

celle  de  Banks  c’est  notre  grand  Meligelhes  ver- 
dâtre à pattes  rousses,  qui  paraît  correspondre 
au  Mel.  lurnbaris  Er. 

pedicularis  L.  . . Eur.  D’après  le  type  dans  la  Col.  de 
Linné  c’est  une  espèce  d’un  noir  verdâtre,  de 
moyenne  taille,  avec  les  antennes  et  les  pattes 
foncées,  qui  correspond  au  Mel.  aenem  de  nos 
collections,  surtout  à la  variété  fusco-teslacea  men- 
tionnée par  Erichson. 

psgllim  L Eur.  Le  type  dans  la  Col.  de  Linné 

correspond  au  M.  viridescens  de  nos  collections. 

pidicarius  L.  . Eur.  D’après  un  exemplaire  du  Sphae- 
ridium  piilicarium  F.,  dans  la  Col.  de  Copenhague, 
c’est  le  Meligelhes  rvlipes  Gyll.  Eir.,  qui  est  plus 
petit  que  le  Mel.  rufipes  Linné  et  présente  des 
pattes  plus  foncées. 


anale 


Hebascus  Er. 
Sphaeridium  F. 
Am.  mer. 


I)  Le  type  du  Dermestes  pulicarius  L.  dans  sa  Collection  n’est  pas 
du  tout  un  Nitidulaire,  mais  le  Cerylon  histeroides,  ce  qui  ne  correspond 
nullement  avec  la  description  de  ce  savant,  qui  dit  expressément;  "elytris 
abbreviatis" , mais  dans  la  Col.  de  lîanks  il  y a sous  ce  nom  un  véritable 
Meligethes  qui  correspond  au  Mel.  pulicarius  de  Fabricius. 


I 


133 

Pocadius  Er. 

Nitidula  F.,  Strorîgylus  Urbst,  Cychramnus  Heer. 
ferrugineus ....  Anglia. 

3,  CvcnnAMiDES 
Camptodes  Er. 
nitidulm Am.  mer. 

Cainptosomus  Motscli. 
Sphaeridium  E.,  Camptodes  Er. 


obscurus Am.  mer. 

flavus Am.  mer.  D’après  un  type  dans  la 


Col.  de  Copenhague,  appartient  à ce  genre  i). 
Cychramnus  Kugel. 

Sphaeridium.  F.,  Strongylus  Hrhsl.,  Compta  Kirhy,  Nitidu 

la  Gyll. 

colon  L Eur.  D’après  la  description  de  Linné 

il  paraît  correspondre  au  Cychram.  fungicola  Ileer. 

4,  Ipides 

Cryptarcha  Schuckard. 

Sphaeridium  F.,  Nitidula  F.,  Strongylus  Ilrhst.  Sturm. 

rufipes Am.  mer.  Le  type  conservé  dans  la 

Col.  de  Copenhague  paraît  appartenir  à ce  genre. 


1)  Sphaeriilium  dytiscoides  F.  appiuiienl  également  an  genre  Camp- 
tomnus,  mais  il  a été  décrit  anlérieurcmenl  cl  sons  le  môme  nom  par 
Olivier;  Sphaeridium  colon  K.,  appartient  d’après  Ericlison  au  Cychramnus 
4 pimctalHS  llerbst. , Sphaeridium  luteum  F.,  également  nn  Cychramnus,  a 
clé  décrit  antérienremeul  et  comme  Nitidula  luleu  par  Olivier. 


134 


strigata Hal.  Sax. 

imperialis  ....  Germ. 


Ips  F. 

Dermestes"  L. , Silpha  L.,  De  Geer. 
quadripustulata  L.  Eur. 


Pityophagus  Schuck. 

Dermestes  L. 

ferrugineus  L.  . . Eur. 

5,  Riiizophagides 
Rhizophagus  Ilerbst. 

Dermestes  L.,  Lyctus  F.,  Cohjdium  F.,  Ips  01.,  Synchita 

Duft. 

fenestralis  L. . . . Eur.  D’après  le  type  dans  la  Col. 
de  Linné  c’est  le  Rkiz.  parvulus  Gyll. 

nitidulus Germ. 

depressus Dresdae. 

politus Eur. 

bipustulatus  . . . Hal.  Sax. 


1)  Les  Ips  lie  Fabricius  d’après  les  types  dans  les  Col.  de  Copen- 
hague et  de  KicI  sont:  Ips  guitata  F.,  I.  grandis  F.,  I.  ahbreviala  F.,  I. 
sinuata  F.,  /.  collaris  F.,  I.  nigricornis  F.,  I.  fasdnta  F.,  I.  bipusiulata 
tous  des  Erolyliens;  I.  dorsalis  une  Phnleria  cadaverina;  I.  h notata  une 
Ipidia;  I.  pmctata  un  Triphglhis;  I.  bifasciala  un  ütargus;  I.  6 piislulata 
un  Mgcelophagus;  I.  baemorhoidatis  une  lloplocephala;  I.  pallida  un  Cryplo- 
phagide;  I.  ferruginea  un  exemplaire  frais  de  couleur  jaune  de  Triplaxrus- 
sica,  I.  i guitata  a été  décrite  antérieurement  et  sous  le  même  nom  par 
Olivier;  /.  bipunctata  F.  manque. 


135 


XII.  TROGOSITAIRES 

1,  Trogositides 

Nemosoma  Latr. 

Dermestes  L.,  Colydium  Hrbst. 
elongala  L.  . . . Eur. 

Temnochila  Er. 

Trogosita  F.  01.  111. 
metallica Am.  mer 

Melambia  Er. 

Trogosita  F.  01. 
gigas Guinea. 

Trogosita  01.') 

Tenebrio  L. 

mauritanica  L.  . . Algiria.  D’après  le  type  dans  la  Col. 
de  Linné,  c’est  une  espèce  plus  allongée  et  plus 
grande  que  la  Tr.  barbara  L.  (l'r.  caraboides  F.j 

barbarah Mauritania.  Dans  la  Col.  do  Linné, 

il  se  trouve  sous  ce  nom  la  véritable  Tr.  cara- 

1)  Parmi  les  Trogosita  de  Fabriciiis,  les  Tr.  coerulea,  aenea  et  vi- 
rescens  ont  été  décrites  antérieurement  et  sons  les  mômes  noms  par  Oli- 
vier; Tr.  reliisa  et  Tr.  vacca  F.  sont  des  Ulnma;  Tr.  varia  d’après  la  Col. 
de  Copenliague  une  CymnocUila;  Tr.  picipes  F.  d’après  la  Col.  de  Kiel  un 
Boros  elongatus;  Tr.  Ilioracica  F.  un  Biits;  Tr.  elongala  F.  et  bicolor  F. 
d’après  la  même  Col.  des  Languria;  Tr.  calcar  du  genre  Calcar;  Tr.  tau- 
rus  et  guatiricornis  des  Toxknm;  Tr.  fmorala  F.  un  Iplitliiiius;  Tr.  snlcata 
F.  un  Aulonium;  Tr.  ferruginea  F.  une  Stene;  Tr.  cornuta  F.  un  Gnatlwce- 
rus;  Tr.  mandibularis  F.  un  Prostoniis;  Tr.  bideus  F.,  maxillosa  F.  et  Tr.  ji- 
liforme  n’ont  pas  pu  être  rcirouvéos. 


136 


boides  F.;  tandis  que  le  Tenebrio  caraboides  L.,  qui 
manque  dans  la  Col.  et  qui  d’après  la  descrip- 
tion, ayant  les  élytres  carénées  et  point  d’ailes, 
paraît  être  tout-à-fait  différent. 


bipustulata  . . 
quadriguttata . 

. . Am.  mer. 

. . Am.  mer. 

varia 

2,  Gv’JvraocniLiDES 

Gymnocliila  Klug. 

Trogosita  F.,  Gray. 

. . Guinea.  Le  type  dans  la  Col.  de  Co- 

penhague,  paraît  être  un  très  grand  exemplaire 
de  la  Gymn.  vestita  Klug. 


punctata  . . . 

Anacypta  111. 

Nitidula  F.,  Acrops  Dalnian. 

. . Sumatra. 

3,  Peltides 

0 s 1 0 m a L a i c 11  a r t. 

Silpha  L.,  Cassida  01.,  Peltis  F.,  Peltidion  Enc.  Méth. 


grossa  L.  . . . 
ferruginea  L. 

. . Eur. 

. . Eur. 

oblonga  L.  . . 

Peltis  Kugel. 

Cassida  L.,  Silpha  L.  F. 

. . Eur. 

Peltidea  Motsch 
Silpha  F.,  Hispa  Thunb.,  Peltis  Gy  11. 
....  Eur. 


dentata 


137 


Thymalus  Lalr. 

Peltis  F.,  m.  Sch. 
limbatus Saxonia. 

XIII.  COLYDIENS 
1 , Synchitides 
s a r r O t r Hi  m III. 

Hispa  L.,  Dermestes  L.,  Tenebrio  De  Geer,  Orthocerus  Latr. 
clavicorne  L.  . . . Eiir.  Dans  la  Col.  de  Linné  se  trouve 
à côté  de  cette  espèce  un  autre  exemplaire,  qui 
porte  le  nom  de  Hispa  mutica. 

Ditoma  Hrbst.  111.^) 

Ltjctus  F.,  Ips  01..  Monotoma  Pz.,  Biioma  Hrbst. 

obscura Am.  mer.  D’après  le  type  dans  la 

Col.  de  Copenhague,  c’est  une  espèce  un  peu  plus 
petite  que  notre  creiiata  et  de  couleur  noirûtre. 

Synchita  Hellw. 

Lrjctus  F.,  Elephorus  F.,  Cerylon  Latr.,  Monotoma  Hrbst. 

juglandis Eur.  D’après  un  type  dans  la  Col. 

de  Kiel,  l’Elophorus  kumeralis  F.,  ap[)artient  à cette 
espèce. 

1)  Aux  Synchitides  appartiennent  encore,  les  espèces  suivantes  dé- 
crites par  fabricius:  Dermestes  (Prisloderus  lloped  scaber  F.,  Dermestes 
(Uybosoma  Motsch.)  limbatus  F.  et  Opatrum  (Trachypholis  F.r.)  hispklum  F., 
dont  les  deux  premiers  ont  été  décrits  antérieurement  et  sous  les  mêmes 
noms  par  Olivier  et  le  dernier  par  Weber.  — Lyvtus  riifipennis  F.  est 
d’après  la  Col.  de  Kiel  une  Ditoma  crenata  01.  à élylres  entièrement  rousses. 

2)  Lyclus  (Ditoma)  creuutus  F.,  a été  décrit  antérieurement  par  Oli- 
vier comme  Ips.  picipes. 


138 


2 , COLYDIIDES 

Aulonium  Er. 

Trogosita  F.,  Colydium  Hrbst.,  Ips  01. 
bidentatum  ....  Am.  bor. 

Colydium  F. 

Ips  01.,  Synchila  Hellw. 


filiforme Eur. 

ruficome Am,  mer.  D’après  le  type  dans  la 


Col.  de  Copenhague,  il  paraît  appartenir  à ce  genre. 

Nematidium  Er. 

Colydium  F. 

cylindricum  . . . Am.  mer. 

3,  BoTlIRIDERinES 

Sosylus  Er. 

Colydium  F. 

rufipes Am.  mer. 

slrialus Am.  mer. 

1)  Trogosita  (Aulonium)  sulcata  F. . a été  décrite  antérieurement  par 

Olivier  comme  Ips  sulcata. 

2)  Los  autres  Colydium  de  Fabricitis  sont:  Col.  retusum  F.  un  Pas- 
sandride;  Col.  bicolor  F.  une  variété  de  I’. Aulonium  sulcalum  01.;  Col.  stria- 
tim  et  rii/ipes  F.  d'après  la  Col.  de  Cnponliapue  des  Bolliriderides;  Col. 
erylhroceplialiim  F.z=z  llhizophagus  nitidulus;  Col.  rufim  pai-ait  être  l’Anom- 
matus  striatiis;  Col.  sulealum  et  frumenlarium  des  Silvanus;  Col.  cylin- 
dricum F.  un  Nematidium  ; Col.  elongalum  F.  a été  décrit  aiilériourement 
par  Olivier  sous  le  nom  d’/p«  linearis. 

3)  Aux  Bolliriderides  appartient  encore  le  Lyctus  (Botlirideres  Dej.; 
contractus  F,,  et  aux  Pycnomerides  le  lycttts  (Pycnomerus  Er.;  terebrans 
F.,  qui  tous  deux  ont  ôté  décrûs  aulérieuremenl  par  Olivier  comme  Ips 


f 


139 

4,  Pycnomerides 
Pycnomorphus  Motsch. 

Lyctus  F.,  Pycnomerus  Er. 
haematodes  ....  Ara.  bor. 

5,  Cerylonides 
Cerylon  Lalr. 

Lyctus  F.,  Synchita  Duft.,  Bhyzophagus  Hrbst 
Corticaria  Mardi. 
histeroides  ....  Eur. 

XIV.  Rhysodides 
Rliysodes  111. 

Cucujus  F. 

sulcatus Croatia. 

XV.  G U G U J I P E S 
1 , Passandrides 
Hectarthrura  Newm. 

Cucujus  F.,  Passandra  Laporte. 


gigas Guinea. 

héros Ind.  or.,  est  le  raôme  que  le  Hect. 


brevifossum  Newm. 
rufipennis  ....  Ind.  or. 


contracta  et  Ipa  terebrans.  Le  type  du  Lyctus  terebrans  F.  dans  la  Loi. 
de  Kiel,  appartient  du  reste  à un  tout  autre  genre  VOxylaemus  Er.,  tandis 
que  dans  la  Col.  de  Copenhague  il  y a sous  ce  nom  un  Cerylon  histeroides 
fraichement  éclos. 


rufus  . 


Calogenus  Wcstw. 

Cucujus  F.,  honotus  Perty, 

. Am.  bor. 

Ancistra  Er. 

Cohjdium  F.,  Prionophora  Westvv. 
retusum Sumatra. 

Prostomis  Lalr. 

Trogosita  F.,  Megagnalkus  Megerl. 
mandibularis  . . . Eur.  Pomerania. 

2,  CuCÜJIDES 
Cucujus  F.  ') 

Cantharis  L. 

sanguinolentus  L.  Russia.  .le  n’ai  pas  trouvé  l'exemplaire 
type  dans  la  Col.  de  Linné,  mais  je  crois  que  c’est 
plutôt  au  C.  haematodes  Er.,  qu’au  C.  depressus  F. 
qu'il  faut  la  rapporter,  parce  que  ce  dernier  est 
extrômement  rare  en  Russie,  tandis  que  le  pre- 
mier est  assez  commun. 
depressus Germ. 

2,  Laemophloeides 

Passalus  F.,  Broutes  F.,  Cucujus  T.  01.  Say,  Vleiota  hüir. 
monilis Germ. 

1)  Les  autres  Cucujus  de  Fabricius  sont:  Cuc.  gigns,  héros,  rufi- 
pennis  et  rufus  des  Passandridos;  Cuc.  sukalus  un  Hbysodidc,  Cuc.  ruftpes 
un  Carabide;  Cuc.  maxillosus  et  spinosus  des  Stapliilinites;  Cuc.  dermes- 
toides  un  Pediacus;  Cuc.  mulicus,  mouilis  et  minutus  des  Laemophlaeus;  Cuc. 
oblongus  F.  et  planus  F.  n’ont  pas  pu  être  retrouvés  dans  les  Collections. 

1)  Les  Laemophlaeus  ayant  des  antennes  grêles,  sans  massue  dis- 
tincte et  les  tarses  liétéromêres  chez  les  mâles,  ne  peuvent  être  compris 


141 


muticus Gcrm. 

testaceus Eur. 

minulus  (Passaliis)  Am.  mer.  Porto-Rico.  Un  peu  plus 

allongé  que  le  L.  minimus. 

minimus  (Broutes)  Am.  mer.  D’apres  le  type  dans  la 
Col.  de  Kiel,  il  paraît  identique  avec  le  L.  pusü- 
lus  S ch.  1) 

3,  Brontides 
B routes  F, 

Cerambyx  L.,  Cucujm  F.,  Scarites  F.,  Uleiota  Latr. 
planaius  L.  ...  Eur. 

dubius Am.  bor. 

arabs  (Scarites)  . Orient.  D’après  le  type  dans  la  Col. 
do  Kiel,  c’est  une  espèce  plus  petite  que  notre 
D.  planatus. 

Dendrophagus  Schbnh. 

Pytho  F. 

castaneus Germ.  Le  type  dans  la  Col.  de  Kiel 

correspond  au  Dendr.  crenatus  Payk. 

4,  SlLVANlDES 

Pediacus  Schuckard. 

Cucujus  F.,  Biophloeus  Dej. 
dermestoides  . . . Eur. 

avec  le.s  Silvanitles,  comiiio  l’a  fait  M.  Laconlaire,  et  il  me  parail  plus  con- 
venable do  lus  séparer,  et  placer  comme  Iritni  particulière  après  les 
Cvciijides. 

1)  Aiiv  iMemopkIaem  appartient  encore  le  Cuctijiis  minulus  F.,  mais 
il  a été  décrit  antérieureipenl  par  Olivier  comme  Cuc.  amerieanus. 

2)  l.os  antres  Bronles  de  Fabricius  sont:  fir.  (iavipes  F.  et  pallens 
F.  d’après  la  Col.  de  Kiel  des  variétés  du  Ilr.  planatus  L.;  Br.  testaceus  F. 
et  minimus  F,  des  Laemophtaeus. 


144 


piceiis Germ. 

deccmpunctalus . . Russia. 
alomarius  ....  Hal.  Sax. 
muUipunctatiis  . . Suecia. 
populi Germ. 

Mycetoxides  Motsch.  ') 

Mycetophagus  F.  Er. 
fulvicollis Germ. 

Triphyllus  Megerl. 

Dermcstes  F.,  Ips  F.,  Nitidula  F.,  Silpha  Marsh.,  Cryp- 
tophagus  Hrbst.,  Typhaea  Steph. 

punctatus Germ. 

suturalis Austria. 

Litargiis  Er. 

Mycetophagus  F.,  Ips  F.,  Engis  F.,  Cryplophagus  Hrbst. 
bifascialus  ....  Haï.  Sax.  Le  type  de  l'Engis  lunata 
F.  dans  la  Col.  de  Kiel  appartient  à cette  espèce. 


glabralus  Ileleropliapa  chrysomelim;  Myc.  lestaceus  V.  = PcntuphyUus; 
Myc.  dermestoides  Ÿ.  — Evgtropns;  Myc.  casliineMs  V.  = Agyries;  Myc.  sinua- 
tus  ?.■=  Litargus  hifasciatug;  Myo.  liinaris  F.  — Myc.  piceus  F.;  Myc.  hume- 
ralis  F.  un  genre  nouveau,  mai.s  l’exemplaire  est  trop  mauvais  pour  être 
déterminé;  Myc.  nigricornis  = Antherophugus ; Myc.  varius  et  niffri/a  de  l’Am. 
mer.  et  des  Indes  or.,  n’ont  pu  être  retrouvés. 

I)  Le  genre  Mycetoxides  diffère  des  autres  Mycetophagus  par  les 
yeux  non  transversaux,  les  antennes  pins  longues  que  la  tète  et  le  cor- 
selet réunis,  les  six  derniers  articles  forment  une  massue  peu  élargie; 
base  du  corselet  plus  étroite  que  les  éljtres,  cotés  latéraux  fortement 
denticulés  en  scie;  élytres  marquées  de  stries  fortement  ponctuées,  et  tout 
I e corps  recouvert  do  longs  poils  élevés  et  pou  serrés. 


145 


Typhaea  Kir  b y. 

Dermestes  L.,  Marsh.  Mycetophagus  Gyll. 

fumata  L Eiir.  D’après  la  Col.  de  Kiel,  le  Z)er- 

mestes  testaceus  F.  est  un  exemplaire  fraichenient 
éclos  de  cette  es|)èce. 

Diphyllus  Dej.  Er. 

Dermestes  F.,  Nitidula  01.,  SUpha  Marsh.,  Bitoma  Gyll., 

BiphyUus  Dej. 
lunalus Eur. 

XVllI.  B Y T U R 1 D E S J) 

B y t U i‘  U s 1^  a t r. 

Silpha  L..  Dermestes  F.,  Trixagus  Kug. 

fumatiis  L Eur. 

lomentosus  . . . . Eur. 

XIX.  D E R M E S T I N S 
1,  Deumkstiües 
Dermestes  L. 
tarilarius  L.  . . . Eur. 

1)  La  brièveté  du  4:ièine  article  des  tai  ses,  la  dilatation  bilobée  et 
l’appendiciilation  des  articles  2 tt  3.  les  crochets  fortement  nnidentés, 
les  mandibules  denticulées  fVc.  me  paraissent  être  des  caractères  siitrisam- 
mont  importants,  pour  justifier  la  constitution  d’une  famille  séparée. 

2)  Les  antres  Dermestes  de  Linné,  d’après  sa  Collection,  sont:  D. 

cnpucintis , muricalus,  lypoffi  aptius,  cliulcogritplms,  micrograplius,  poligrnphus, 
piniperda  et  domeslkns,  tous  Xylopliafies;  D.  elungiiliis  \..  = ^^;mos(lma;  D. 
viulneeus  l.  z=  Corgnetes;  fl.  niger  et  Inriiis  !..  des  Dasytides;  fl.  melano- 
cepiwlus  et  searaboides  L des  .Spliaeridiles;  fl.  pedicuUmus,  pulienrius, 
psgllim,  colon,  hemiplerus,  feneslralis  et  fernigineus  L.  des  Nitiriulaires; 
II.  siir'mnmensis  L.  un  Cueniipes;  fl.  custaliiis  L.  d’après  llnpe  im  Pliala- 
ci'ide;  fl.  scanicus  L.  un  Cryptopliagide;  fl.  f'innains  L.  un  Mycotopliagide; 
fl.  priniceus  L.  un  .Auobide.  . 


10 


Ufi 


tnurinus  L Eur. 

felinus Terra  Van  Dim.  D’après  le  type  dans 

la  Col.  de  Banks,  c’est  un  vrai  Dermesles,  très 
voisin  du  Demi.  Fritschii  Kug. 

hirlicollis Harharia. 

bicolor Gerni, 

Attagenus  Latr. 

Dermesles  L.,  Megatoma  Guérin,  Say. 

pellio  L Eur. 

megaloma  ....  Germ. 
viginligvllatus  . . Hal.  Sax. 

tigrinus Italia.  C’est  VÂttag.  pulcher  décrit  par 

Falderman  dans  la  Fauna  Transcaucasica. 

verbasci  L Eur.  m.  Dans  la  Col.  de  Linné  il  y 

a sous  le  nom  de  Wgrrhns  verbasci  L.,  le  Domestes 
(Attagenus)  Irifascialvs  01.  F. 

Aethriostoma  Motscli.  1858. 

Anthrenus  F.,  Attagenus  Er. 

gloriosae Ind.  or.  D’après  le  type  dans  la  Col. 

de  Co[)enliague  c’est  un  insecte  plus  court  que 
les  Attagenus,  appartenant  à un  genre  chez  lequel 
la  massue  est  arrondie  et  petite  dans  les  deux 
sexes,  avec  le  3:ième  article  des  antennes  court. 

I.G.s  Uernieslus  de  Fatiriciiis,  qui  n’appartiennent  plus  aux  Dermes- 
tins,  sont  li’apros  les  Col.  do  Kiol  et  do  Copenhague:  D.  lycopordi,  fime- 
tnrhis,  cellmis  et  creuatus  F.  des  Ci^ptopliagides;  D.  bipiinclalns  F.  = 
Nummoecus;  D.  fumntus  F.  = Typhaea;  I)  tomenlosun  F.  = llyturiis;  D.  fuscus 
et  vumbilis  F.  des  Cissidcs;  D.  feneUralm  F.  = Cviikaria;  ù.  pedicutanus,  ur- 
licfie,  hriiiliypleru)!,  et  hipiislulalm  F.  dos  Nitidulaires;  I).  adsiriclor  V.=  Trixu- 
yus;  I).  siiluralis,  /«««/««  et /M/Bcm  F.  des  Mycephagides;  0.  F.  un 

Xylciinus;  I).  scaber  et  limbaïus  F.  <los  Colydiens;  0.  Hcanicus  F.  —Dacna  hume- 
ralis;  l).  nihiulus  — Hycelnca;  f).  obucurm  F.  un  TelmotophUug;  D.  iiniden- 
tnlnx,  bidentatus  et  sexdentalus  des  Silvanus;  restent  douteux:  D.  fronlalis 
F.  et  f).  stiblerrnni’uii  F.,  qui  d’après  Hopr.  seraient  des  Cryptophagides. 


147 


Megatoma  Hrbst. 

Dermestes  L.  F. 
undata  L Eur. 

Haclrotoma  Er. 

Dermestes  F.,  Globicornis  Latr. 
nigripes Hal.  Sax. 

Macropion  Hope. 

Anthrenus  F.,  Trogoclerma  Lacord. 
serraticornis  . . . Am.  mer.  Ins.  S:t  Crucis.  L’ Anthrenus 
dcnticornis  F.  est,  d’après  le  type  dans  la  Col.  de 
Copenhague,  la  femelle  du  Macr.  serraticornis. 

Trogoderma  Latr. 

Anthrenus  F.,  Dermestes  111. 
elongatula  ....  Austria. 

Tiresias  Steph. 

Dermestes  F..  Anthrenus  Hrbst.,  Megatoma  Latr. 
serra Suec.  austr. 

2,  Anthrenides 

Anthrenus  Geoffr.  i) 

Dermestes  L.  De  Geer,  Byrrhus  L. 
museorum  L.  . . . Eur.  La  remarcjue  faite  par  Linné  à 

1)  Les  autres  Anthrenus  (le  Kabricius  sont:  Anth.  elongatulus , gla- 
riosae,  serricornis  et  denticarnis  F.  des  Dei  rrieslides;  Anih.  museorum  F.  et 
histrio  F.  d’après  les  Col.  de  Kicl  et  de  Copenhague  synonymes  avec  l'Anth. 
verbasei  F.,  qui  a été  décrit  antérieurement  par  Olivier  sous  le  nom 
d’Anihr.  fuscus;  Anlhr.  tarins  F.  a été  également  décrit  antérieurement 


us 


la  fin  de  la  description  de  son  B.  museorum,  où 
il  dit:  "Habitat  in  Museis",  met  hors  de  doute,  que 
c’est  bien  l'espèce,  qui  fait  souvent  la  désolation 
des  entomologistes,  et  non  le  verbasci  F.,  qui  est 
ordinairement  plus  petit  et  se  rencontre  sur  les 
fleurs.  Les  types  dans  la  Col.  de  Linné  justifient 
aussi  cette  opinion,  mais  il  s’y  trouve  en  com- 
pagnie de  VAnthr.  verbasci  F. 
scrophulariae  L.  . Eur. 
vagns  L Suecia. 

Cryptorhapalum  Guer. 

Anthrenus  F. 

maculatum  ....  Am.  m. 

Orphilus  Er. 

Anthrenus  F. 

glabratus Austria. 

Trinodes  Latr. 

Anthrenus  F.,  Syncalypta  Melsheimer. 
hirtus Germ. 

XX.  BYRRHIENS 
1 , Byrrhides 
Byrrhus  L.  *) 
pilula  L Eur. 

par  Olivier  cotnuje  Anlhr.  verbasci;  de  même  q«e  l'Anihr.  pinipinellae  F. 
décrit  par  Geoffroy  et  Olivier  bien  avant  Fabricins;  l’Anihr.  pubescens  F. 
n’a  pu  être  retrouvé. 

t)  Le  Byrrhus  vagus  L.  est  d’après  Hope  un  et  la  descrip- 

tion convient  assez  liie.n  à l’Anthr.  verbasci  01.  F.  (museorum  Er.^ 


Austria. 

Germ. 


149 


yiç^as  . . 
murinus 


Pedilophorus  Steffany. 

Byrrhus  F.,  Moryclius  Ef. 
aeneus Eur.  bor. 

2,  ClIELONARIIDES 

Clielonariurn  F 

atnm Am.  mer. 

punctalum  ....  Am.  mer. 

XXI.  HISTERIENS») 

1 , Hololeptides 

Ilololepta  F. 

Hisler  F. 

plana Helvelia. 

Leionota  De  Marseul 
Hisler  F.,  Platysoma  Er. 

qnadridentaius  . . Am.  mer.  Fabriciiis  indique  l’Amé- 

Les  aulrcs  Byrrhus  de  Fabriciiis  sont:  Byirhus  albopunclatiis,  Dia- 
nae  et  nier  F.  variétés  des  B.  pilula  L.,  B.  fasdatus  01.  et  B.  dorsalis  01.  ; Les 
B.  fasdatus,  dorsalis  et  variiis  F.  ont  été  décrits  antérieurement  sous  ces  noms 
par  Olivier;  B.  nitens  F.  et  B.  semistriatus  F.  décrits  antérieurement  par  Olivier 
sous  les  noms  de  B.  aenms  et  B.  pidpes;  B.  minulus  F.  parait  être  un 
Phalacrus.  — Sphaeridium  (Nosodettdron)  fasdctilaris  F.  qui  appartient  aux 
Dermestins,  a été  décrit  aiilérieurement  par  Olivier  comme  Byrrhus  fasd- 
cularis. 

1)  Il  me  parait  plus  convenable  de  placer  les  Ilistérides  avant 
les  Lamellicornes,  avec  lesquels  ils  ont  beaucoup  de  ro.sscmblance  dans 
leur  forme  et  leur  manière  de  vivre,  plidôt  qu’entre  les  Scaphidiles  et  les 
Nitidulaires  comme  l’a  fait  M.  Lacordaire. 


130 


rique  septentrionale  pour  sa  patrie,  mais  elle  vient 
du  Brésil. 

Phylloma  Er. 

Hololepta  Payk. 
corticalis Am.  mer. 

Oxysternus  Dej. 

Hister  L.  F,,  Hololepta  Payk. 
maximus  L.  . . , Arn.  mer. 

2,  Histerides 
Platysoma  Leach. 

Hister  F. 

depressum  . . . . Eur. 
oblongum Suecia. 

Omalodes  Er. 

Hister  F. 

angulatus  . . . . Am.  mer. 

Margarinotus  De  Marseul. 


Hister  F.,  Payk. 
scaber Hispania  (Algiria). 

Hi.ster  L.  F.  ') 
major  L Barbaria.' 


1)  Les  atitres  Hüler  de  Fabriciiis  sont:  Hister  maxiUosus  V.r=zOxy- 
sternvs  tnaxinws  L.;  H.  tunatus  f.-=  Hist.  4 maculatus  L.;  H.  erythropterus 
V.  = Hist.  bimaculalus  L.;  Hist.  inaeqtialis  F.  a été  décrit  antérieurement 


151 


uiiicolor  L Eur. 

bimaculatus  L. . . Eur.  Dans  la  Col.  de  Linné,  il  yaà 
côté  du  bimamlatm,  un  Hist.  purpurascens  Herbst. 
4 maculatus  1.,.  . Eur. 

simiatus Gerrn. 

abbrcviatus ....  Ind.  or. 
bipmlulatus  . . . Ind.  or. 

impressus  ....  Eur.  D’après  la  Col.  de  Kiel  c’est  le 
Uist.  cadaverinus  Eut.  II. 

E P i e !•  U s E 1'. 

Hister  F. 

lulvicornis  ....  Ain.  nier. 

Dend ropliilus  Leach. 

Hister  F.  Payk. 

pygmaeus  ....  Eur.  bor.  D’après  la  Col.  de  Kiel, 
cet  insecte  correspond  au  Hist.  punctalus  tlrbst. 

3,  Sai'hinides  *) 

Saprinus  Er. 

Hister  L.  F.  Payk. 

pygmaeus  L.  . . . Succia.  Dans  la  Col.  de  Linné  l’ex- 

son-s  le  nom  de  H.  laevis  ]);n'  lîossi;  II.  purpurascens  F.,  .«oiis  le  même 
nom  par  llerbst.  II.  bisesslriolus  F.  par  Sclnank  comme  II.  Il  sh talus; 
II.  13  sirialus  F.  est  à rayer,  parceqne  co  nom  avait  (léjn  êlé  employé  par 
Sclirank  à mie  antre  es|iécu  du  même  genre.  I.e  lli.<tler  brunneus  F.  seul 
n’a  pas  pu  être  réconnu  manquant  dans  los  Colleclions;  II.  yluhralus  F. 
est  un  Sphaeriles  et  le  reste  des  Saprinides. 

1)  Parmi  les  llisler  de  Fabricius,  qui  appartiennent  maintenant  aux 
Saprinides  le  Hister  acuminalus  F.  est  d’après  Eriebson  = Saprinus  nitidu- 
lus  F.;  II.  sirialus,  rolunduliis  et  minulus  F.  décrits,  antérieurement  sous 
les  mêmes  noms  par  Für.ster,  llliger  et  llerlist;  II.  sulcatus  F.  doit  être 
rayé,  parceqne  ce  nom  était  déjà  préoccupé  par  Itossi,  pour  une  autre  espèce 
d’Ontlwpliiliis  plus  grande. 


152 


einpiaire  type  appartient  au  Hist.  conjungens  Payk. 
et  pas  tlu  tout  au  Dendr.  formicetorum  Aubé,  qui 
par  conséquent  devra  reprendre  ce  dernier  nom, 
beaucoup  plus  caractéristique. 

nüidulm Gcrm. 

semipunciatus  . . Barl)ar. 

cyaneus Nov  Holl. 

bicolor Cap.  b.  Sp. 

cruciatus Barba  r. 

acneus Angl.  Gall. 

metallicns  ....  Germ. 
quadriguttatus  . . Ind.  or. 

détritus Nov.  Holl. 

jrulchellus  ....  Ind.  or.  Tranqiiebar. 

T r i P a n a e U s E s c h h 
Bostrichus  F. 

thoracicus  ....  Am.  m. 
proboscideus  . . . Am.  m. 
bipuslutatus  . . . Am.  m. 

Teretrius  Er. 

Hister  F.  Payk. 
picipes Germ. 

Plegaderus  Er. 

Hister  F.  Payk. 
caesus Germ. 

Ceutliocerus  Germ. 

Sphaeridhm  F.,  Murmidium  Leach. 

Wintheriae  ....  Ind.  or.  D’après  Schaum,  il  corres- 
[)ond  au  Ceutliocerus  advenu  de  nos,  collections. 


153 


III.  S y 11  0 II  y III  i e et  c r i t i (|  u e. 

Coléoptères. 

Picnochile  magellanica  Motsch.  = Agrius  fallactosus  Clievrt 
Ann.  (I.  Fr.  1854,  niais  le  nom  générique  de  Pic- 
nochile  devra  être  conservé,  parce  qu’il  existe  déjà  un 
genre  Agrius  dans  les  Lé[)idoptères. 

Ochlhedronms  pictus  Le  Conte  = Emphanes  flavopictus 
Motsch.  K.  Col.  R.,  mais  comme  il  y a déjà  un  Pe- 
ryphtis  piclus  déci'it  par  Falderman,  mon  nom  pourra 
être  conservé. 

Phyla  fumata  Motsch.  K.  Col.  R.  = Ochlliedromiis  conni- 
vens  Le  Conte. 

Bembidium  Chaudoiri  Chaudoir  Ann.  de  Fr.  1855  p. 
670,  grande  absurdité  que  M.  de  Chaudoir  n’a  ja- 
mais commise  et  (pii  résulte  du  faux  principe  de 
(ilacer  à la  suite  des  espèces,  le  nom  des  auteurs, 
qui  les  ont  décrites  et  non  celui  qui  les  a nom- 
mées. Par  ce  procédé,  on  a introduit  dans  le  Ca- 
talogue de  Stettin  une  nomenclature  tout-à-fait  er- 
ronée, qui  par  des  exemples,  comme  celui  que  je 
viens  de  citer,  rendra  quelques  auteurs  passable- 
ment ridicules,  et  cela  fort  gratuitement. 

Dyschirius  californiens  Ménétr.  31.  K.  Col.  R.  = D.  pa- 
truelis  Le  Conte. 


( 


154 


Calleida  croceicolHs  Ménélr,  .Tppartient  au  genre  Phüotec- 
nus  Le  Conte. 

Blechrus  glabratus  Schaum  Naturg.  Deutscli.  = Z)romws 
femorahs  Marsii.,  mais  ce  n'est  ni  la  LeMa  glabrata 
Duft.,  ni  môme  un  Blechrus,  et  appartient  au  genre 
Microlesles  Sclimidt-GObel,  Fn.  Birm.  p.  41.  Mon 
genre  Blechrus  a les  crocliets  des  tarses  sans  den- 
ticulations  distinctes  c.  a.  d.  simples  et  parmi  un 
grand  nombre  d’exemplaires  que  j’ai  examinés  au 
microscope,  il  n’y  en  avait  pas  un  qui  présentât  des 
dents  distinctes  aux  crochets.  Les  Blechrus  de  M. 
Schaum  à crochets  dentés,  sont  donc  des  Microles- 
tes et  les  espèces  connues,  qui  doivent  y être  rap- 
portées, sont:  Dromius  impunctalus  Motsch.  1ns. 

de  Siber.  p.  63,  2,  Dromius  sulurellus  Motsch.  I.  c. 
p.  58,  5,  Dromius  subaeneus  Motsch.  I.  c.  p.  02,  4, 
Microlestes  longipennis  Motsch.  d’Egypte;  5,  Dromius 
femoralis  Marsh.  [Bl.  glabratus  Schaum.  N.  IJ.  p.  275); 
6,  Microlesles  fuloipes  IMotsch.  d’Egypte;  7,  Microles- 
tes inconspicuus  Schmidt-Gobel  Fn.  Birm.  p.  41;  8, 
Microlesles  fuscipenuis  Motsch.  des  Indes  orientales  et 
9,  Microlesles  exilis  Schmidt-GOb.  Fn.  Birm.  p.  42. 
— Les  véritables  Blechrus  à crochets  non  distincte- 
ment dentés,  que  je  possède,  seraient:  i,  Dromius 
sibiricus  Motsch.  1ns.  de  Sib.  p.  62;  2,  Dromius  mau- 
rilanicus  Lucas  Exp.  de  l’Alg.  pl.  2;  5,  Dromius  ni- 
grinus  Esch.  Bull,  de  Moscou  1843  II.  p.  184;  4, 
Lebia  glabrata  Duft.  Fn.  Austr.  p.  248  5;  5,  Dromius 
minutus  Motsch.  Ins.  de  Sib.  p.  60;  0,  Dromius  laevi- 
pennis  Lucas  Exp.  d’Algerie;  7,  Bomius  linearis  Le 
Conte.  Ann.  of  Lyc.  V.  p.  53;  8,  Blechrus  vittatus 


155 


Motsch.  d’Egypte  et  9,  Lebia  plagiata  Duft.  Fn.  Aiistr. 
p.  249. 

Blechrus  maurus  Scliaiim.  N.  1).  p.  276  = Lebia  glabrata 
Duft.  par  la  raison  très  simple  qu’il  convient  beau- 
coup mieux  à la  description  de  Duftschrnidt,  que  le 
Dromius  femoralis  Marsh,  qui  a les  élytres  striées  et 
les  jandies  lestacées.  La  patrie  indiquée  par  l’en- 
tomologiste autrichien,  (Triesl)  confirme  également 
cette  opinion,  car  le  maurus  se  trouve  très  commu- 
nément sur  le  Karst  aride  de  tout  le  littoral  .\drialique. 

Blechrus  exilis  Schauin.  Berlin,  ent.  Wochenbl.  1857  p. 
i32  = Dromim  minutus  Motsch.  1ns.  de  Sib.  p.  60 
— Blechrus  minutus  Motsch.  Bull,  de  Musc.  1848. 
(Note  sur  la  Glycia  virgala  et  le  genre  Blechrus).  Puis, 
si  l’on  adoptait  ce  dernier  dans  l’étendue  que  lui 
donne  M.  Schaum,  le  Microleistes  exilis  Schmidt-GOb. 
Fn.  Birm.  p.  42  devrait  aussi  y rentrer,  et  il  y aurait 
alors  un  double  emploi  de  nom.  — Il  paraît  donc 
quelquefois  utile  de  ne  pas  ignorer  les  travaux  des 
autres? 

Dromius  nigrila  Wollaston,  1ns.  Mad.  9,  d’après  un  ex- 
emplaire que  je  possède  de  cette  localité,  il  n'appar- 
tient ni  au  Microlestes  femoralis  Marsh.,  ni  au  genre 
Blechrus,  ayant  une  dent  distinctement  bifide  dans 
l’échancrure  du  menton  comme  les  vrais  Metabletus, 
mais  étant  dépourvu  d’ailes.  De  ces  Dromius  sans 
ailes,  j’ai  formé  un  genre  particulier  sous  le  nom  de 
Charoplerus  qui  se  distingue  des  Melableius  en  outre 
par  une  forme  généralement  plus  ovalaire  et  plus 
convexe,  le  dernier  article  des  palpes  plus  allongé, 
moins  tronqué;  les  trois  premiers  articles  des  tarses 
dilatés  chez  le  mâle,  les  crochets  des  tarses  forte- 


15() 


ment  en  scie.  Les  espèces  de  ma  collection  qui 
appartiennent  au  genre  Charoplerus  sont:  /,  Dmnius 
paracenthem  Moisch.  Bull,  de  Mosc.  (839  p.  90;  3, 
Dromius  californiens  üej.  Bull,  de  Mosc.  1845;  5,  Dru- 
mitis  pal lipes  Dej.  Sp.;  4,  Dromius  rnongolicus  Motscli.  Ins. 
de  Sib.  p.  61;  S,  Dromius  nigrita  Wollast.  Ins.  Mad 
9;  6‘,  Charoplerus  femoratus  Moisch.  de  la  frontière 
de  Chine;  Carabus  truncatcllus  L.  Fn.  Svec.  814;  8, 
Dromius  punctatellus  Dej.  S|).  1.  247;  0,  Lebia  foveola 
Gyll.  Ins.  Svec.  II.  183  et  Dromius  foveolatus  Dej.  de 
la  Barbarie.  — D’après  cela,  resteraient  comme  Me- 
lublatus,  les  espèces  suivantes  qui  sont  toutes  ailées 
et  avec  des  élytres  déprimées  et  parallèles:  /,  Dro- 
mius arenicola  Wollast.  Im.  Mad.  6;  2,  Dromius  mu- 
tabilis  Reiclic  Arm.  de  Fr-.  1856  p.  574;  3,  Dromius 
fuscomamlalus  Motseb.  Ins.  de  Sib.  p.  59,  auquel  ap- 
partient le  Dr.  patruelis  Chartd.  et  le  Dr.  exclamatio- 
nis  Ménétr,  déci-its  tous  deux  postérieurement;  4, 
Droinius  liumeralis  Motseb.  Ins.  de  Sib.  p.  59;  o, 
Dromius  scapularis  Dej.;  6,  Lebia  obscuro-gutlata  Dul't. 
Fn.  Austr.  249  et  7,  Metabletus  4 punclatus  Schmidt- 
GObel  Fn.  Birm.  p.  39. 

Cymindis  vaporariorum  Scliaum,  n’est  pas  la  C.  punctata 
Bonelli,  qui  habite  exclusivement  les  Alpes,  voyez 
1ns.  de  Sibér-ie  p.  47,  et  Eludes  entomologiques  1855 
p.  48.  — Si  l’on  voulait  bien  quelquefois  relire  ce 
qu’écrivent  les  autres  entomologistes  hors  de  l’Alle- 
magne, on  n’aurait  peut-être  pas  à s’étonner  que 
la  prétendue  C.  vaporariorum  se  rencontre  dans  les 
plaines  en  Bavière  et  près  des  glaciers  en  Suisse,  vû 
que  ce  sont  deux  insectes  diflérents. 


157 


Dicheims  paraUelus  Le  = D.  piceus  Ménëtr. 

Conte 

Pseudornasnts  dihdusMolsch.=  vnr.  Ps.  gracilis  Ant. 

Plalysma  h/drans  Le  Conte  = P.  breviuscula  Ménétr. 

Poecihis  mrsorius  Le  Conio  = P.  nlbionicm  Blénétr. 

Lirus  carwuhis  Mannli.  = L.  infaualns  Le  C. 

Celia  merulea  Exlili.  = var.  Ccl.  insiynis  Eiilih. 

Ancliomenus  mollis  Mannii.  non  Esch.  et  A.  lenis  Mannh. 
sont  (les  Pristodaclytus. 

Anchomcnus  margincdus  ~ Agonothoraxrufomarginalus 

Méiu'tr.  Molscli. 

Oxypselaphus  paüidulus  = Anchomenus  oblongus  F. 

Cliaudoir,  Lacordaire 

Chlaenius  posticns  Le  C.  = ChlaeniiisdimidiatusMolsch. 

CIdamius  obscunis  Le  C.  = Chl.  lugubris  IMotscli. 

Loricera  flavipes  Ménétr.  = L.  foveata  Le  C. 

Boreaphüus  Henningiamis  Sahlb.  La  ligure  donnée  par 
M.  Kraalz,  dans  la  Berlin,  ent.  Wochenb.  est  inexacte, 
et  par  son  alnlomen  parallèle,  ce  qui  n’est  pas  le 
cas  sur  l’insecte  vivant,  rappelle  plut(3t  un  Deleastcr. 
Aussi  une  palpe  en  coeur,  connue  le  représente  M. 
Kraatz  ne  paraît  guère  exister  chez  les  insectes. 

Agabus  phlaeopterus  Kirby  = A.  discolor  Harris. 

IMannh. 

Ihrosus  ponclnlulus  Le  C.  = B.  californiens  Motsch. 

Necrophorus  ruspator  Er.  = N.  vespillo  L. 

Nccrophorusuuriptlosiislin\\.=  N.  gidlula  IMotscli. 

Süpha  iMcaillantii  lMuls:t  = S.  lerminala  Hutnniel  Ess. 

ent. 

Emphylus  gluber  Ericlis.,  appartient  à mon  genre  Spa- 
vius,  fondé  antérieurement  que  celui  d’Ericlison,  qui 
a eu  tort  d’interpréter  ce  nom  comme  venant  du 


158 


mol  grec  ônavioç,  je  ne  l’ai  nulle  par  dit,  ni  pensé, 
et  le  nom  générique  Spavius  n’ayant  reçu  de  ma 
part  aucune  signification  étymologique,  doit  être  con- 
servé, et  celui  dEmpylus  rayé.  Voilà  comment  ces 
M.M.  font  de  l’Entomologie:  Erichson  m’impute  une 
chose  que  je  n’ai  jamais  ni  écrite,  ni  dite;  M.  Haliday 
ne  se  gène  pas  de  répéter  publiquement  la  même 
invention,  et  mon  ami  üolirn  s’empresse  de  la  faire 
courir  dans  le  monde,  par  la  Gazette  de  Stettin  1855 
p.  587.  Ce  sont  là  les  manoeuvres  de  la  grande 
phalange  de  puristes,  de  notre  époque,  si  fortement 
engouée  de  soi-même. 

Saprinus  nilidulus  de  Marseuil.  Monogr.,  est  un  maga- 
sin de  différentes  espèces,  voyez  Bull,  de  Mosc.  1849 
III.  p.  94. 

Dermesles  leopardinus  Mn\s:t  = ^ D.  dimidiatus  Ster. 

Cerambyx  Manderstjema  = Cer.  acuminaius  'Motsch. 

Muls:t  Etud.  ent.  1852  p.  79. 

Mycterus  ruficornis  Muls:t  = M.  fulvicornis  SchOnh. 

Comazus  ensliameiisis  Weslw.—  Cyrtoceplialus  cephalotes 

Fermaire  Dej.  Cat.  et  appartient  au 
genre  Calyptomenis  Redtb 


Lépidoptères 

P.  Nordmanni  Ménétr.  = Parnassius  clarius  Ilerrich- 

Schaffér 

P.  clodius  Ménétr.  = Parnassius  clarius  Boisd. 

M.  le  D:r  Schaum  citant  l’ouvrage  de  Boisduval 
dans  les  Archives  de  Wiegrnann  1853  p.  243,  dit  que 


15!) 


l’ospèco  (le  la  Californie  ne  diffère  pas  essentiellement 
du  P.  darnis  Everrn.  de  la  Sibérie.  M.  Ménélries  vient 
de  démontrer  le  contraire  en  décrivant  l’espèce  de 
Californie  sous  le  nom  de  P.  clodius. 

Colias  chrysocomu  Eversm.  = C.  aurorrna  lier.  Sch. 
= C.  taniara  Nordm. 

Sericinus  fascialus  Brcmer  =:  Série.  Fortunei  Gray ‘l 
Dans  les  Archives  de  Wiegmann  de  1853,  on  cite 
p.  242,  les  quatre  espèces  de  ce  genre  décrites  et 
ligurées  par  Gray,  dans  son  Cat.  of  Lépid.  Insect., 
sans  aucune  remarque.  Trois  ans  plus  tard  (1856) 
dans  les  mômes  Archives  p.  204  il  est  dit  que  le  Ser. 
fascialus  Urm.  n’est  que  la  du  Ser.  Telamon  Donovan, 
ce  que  M.  Bremor  lui-môme  en  décrivant  ce  papillon 
dans  ses  Etudes  eu  1852,  avait  supposé,  assertion  qui 
n’a  pas  encore  été  prouvée  et  qui  devrait  mener  à 
supposer  avec  le  môme  droit,  que  les  deux  autres,  de 
Gray,  forment  également  une  môme  espèce.  La  repré- 
sentation du  Ser.  Telamon  chez  Ménétries  est  importante 
pareequ'il  est  dessiné  avec  les  antennes  d’après  nature, 
tandis  que  celui  de  Gray  ayant  les  antennes  d’un  Pa- 
pilio,  n’est  pas  du  tout  un  Sericinus. 

Ërebia  Embla  Thunb.  = Ë.  Disa  Thunb. 

Chinobas  julta  Hiibn.  = Ch.  Balder  Boisd. 

Satyrus  Ménélriesii  Bremer  = Lasiommata  Üeidamia 

Eversm.  :J. 

Smerinthus  Tatarinovii  = Sm.  Ëversmanni  Popoff- 
B renier  Eversm. 

Butalis  Zea-Mais  m.  de  ces  Etudes  est  d’après  M.  Zel- 
1er  une  Gelechia. 


leo 

Neuroptères. 

JirachipHlus  (Nemura)  — Perla. 

Etudes  eut.  1852  p.  20 
} Jemerobim  fumatus  Molsch.  = Sisyra  fuscata  F. 

I.  c. 

lihyncopküa  bimaculala  F.  = Cynius  2 maculalus  L. 

1.  c.  p.  76 

Phryganea  detrila  1.  c.  = Ph^yg-  fulvipes  Buriu. 

Phrygmiea  varieyata  lluui.  = Phryg.  varia  F.  opin.  D:r 
Ess.  eut.  11.  p.  23,  V.  p.  Hagen. 

40,  VI.  p.  17. 


Notices. 


Agrylus  pralensis?  Ratzb. , pond  ses  oeufs  sur  les 
jeunes  troncs  et  les  branches  sèches  du  tremble  (Po- 
pulus  tremukie),  en  petits  amas  de  15  à 25  oeufs  et 
les  recouvre  d’une  matière  glaireuse,  qui  étant  sèche 
présente  le  tout  comme  une  pustule  déprimée  blan- 
châtre. Les  petites  larves,  après  être  sorties,  rongent 
d'abord  l’écorce  et  entrent  ensuite  dans  le  bois.  (Com- 
mun. de  M.  übert). 

Meloe  brevicoUis,  se  nourrit  des  feuilles  de  Tliara- 
ocicurn,  Alcliemilla  et  autres  plantes,  qu’elle  dévore 
avec  beaucoup  d'avidité.  Quand  on  la  touche  elle 
tombe  par  terre  et  fait  jaillir  de  l’extrémité  des  ge- 
noux un  liquide  huileux  transparant  et  jaune,  qui 
exposé  à l'air  devient  bientôt  brun.  Elle  dépose  ses 
oeufs  en  amas  de  200  et  plus,  dans  un  petit 
trou  [leu  profond,  que  la  femelle  piatique  dans  le 
sol,  de  préférence  un  peu  léger  et  sablonneux  et 
qu’elle  recouvre  ensuite  avec  la  môme  terie.  Aussitôt 
après  elle  meurt. 


m 

Adtmonia  rustica  L.  Dans  l’abclomon  d’une  on 
a compté  pas  moins  de  80  oeufs  (Corn,  de  M.  J.  Kou- 
chakevitch). 

Molorckm  abbreviatus,  la  larve  vit  dans  le  chêne. 

Cicada  montana,  la  coque  vide  de  cet  insecte,  a 
été  trouvée  à Douderholf,  dans  le  fumier  desséché 
La  larve  vivrait-elle  dans  ces  conditions?  (Corn,  de 
M.  J.  Kouchakevitch). 

Phrijrjanea  varia  F.  se  nourrit  des  Lichenacées  qui 
couvrent  les  blocs  de  granit  des  quais  de  la  Neva. 

Diphtera  coenobita,  dépose  ses  oeufs  pâles  sur  les 
feuilles  aciculaires  des  [)ins,  recouvrant  celles-ci  sur 
toute  leur  surface  depuis  la  base  jusqu’à  l’extrémité  et 
non,  comme  le  dit  M.  Freyer,  sur  les  branches  isolé- 
ment. (Corn,  de  M.  Iluber). 

Argynnis  selene  présenta  en  1856  trois  variétés 
extrêmement  remarquables:  1,  toute  noire  avec  des 
taches  jaunes  éparses,  2,  toute  jaune  avec  une  large 
bande  brune  extérieurement  et  3,  avec  les  ailes 
supérieures  de  coloration  ordinaire,  mais  avec  les  ailes 
intérieures  foncées,  sur  lesquelles  le  boi'd  supérieur 
présente  une  tache  argentée.  (Coin,  de  ]\I.  MUber). 

Saturnia  carpini,  confectionna  en  1856  un  cocon 
avec  deux  ouvertures.  (Coin,  de  M.  Iliiber). 

Papilio‘1  spmifer  Motsch.,  |)apillon  diurne  dos  en- 
virons de  Canton  en  Chine,  et  dont  l’insecte  parfait 
n’a  pas  encore  été  reconnu,  présente  une  chenille 
monstrueusement  velue,  de  2 pouces  2 lignes  de  lon- 
gueur et  recouverte  d’un  poil  roux-tcstacé  très  épais, 
et  d’un  pouce  de  long,  avec  l’extrémité  élargie  en  flèche 
et  blanchâtre.  Dessous  ce  poil,  le  corps  est  armé 
sur  chaipie  côté  de  raies  d'épines  extrêmement  aiglies 
d’une  ligne  de  longueur,  et  cachées  [lar  le  poil  exté- 
rieur. Cette  singulière  chenille  ressemble  au  [iremier 
abord  à un  petit  morceau  de  fourrure  de  quelque 
quadrupède. 


11 


162 


Sur  F accnuplemoM  des  insectes. 

Anthrenus  museomm  s’est  accouplé  avec  une  ^ 
déjà  morte.  (Com.  de  M.  Oberl). 

Orgyia  antigua  (j',  est  venu  cherclier  dans  une 
chambre  à fenêtres  fermées,  une  femelle  de  son  es- 
pèce, qui  avait  été  piquée  sur  une  épingle  et  déjà 
placée  sur  des  tablettes  pour  être  préparée.  Cette  der- 
nière ne  vivait  [)lus,  et  cependant  le  tâchait  à opé- 
rer raceouplement.  Quel  instinct  a pu  attirer  le  □' 
du  dehors?  (Com.  de  M.  Ménétriés). 

Hombijx  mori,  dans  les  pays  ouU’on  élève  le  ver- 
à-soie,  on  sait  parfaitement  bien  distinguer  les  oeufs 
fécondés  de  ce  papillon,  de  ceux  qui  ne  l’ont  pas  été; 
les  premiers  sont  toujours  plus  noirâtres  que  les  se- 
conds. J.es  cultivateurs  jettent  ces  derniers,  parce  qu’ils 
I)rétcndent  qu’ils  n’éclosent  pas  (?)  Quelque  chose  de 
pareil  a été  aussi  observé  avec  les  oeufs  des  poi.ssons. 

Musca  domcstica,  un  (J  s’est  accouplé  avec  une  2 
morte,  dont  le  ventre  était  monstrueusement  dilaté;  le 
premier  portait  la  seconde,  ne  pouvant  pas  s’en  débar- 
rasser. (Com.  de  M.  J.  Kouchakevitcb).  Probablement 
la  jî  a été  atteinte  d’une  mort  subite  et  son  abdomen 
est  enllé  durant  l’acte  de  l’accouplement. 

Ces  observations  nous  paraissent  assez  impor- 
tantes, pour  concevoir  cond)ien  la  nature  est  positive 
dans  scs  lois,  et  avec  quelle  précaution  il  faut  observer, 
pour  pouvoir  prouver  les  assertions  intéressantes  de 
la  Parthenogenesis. 

L’accouplement  des  Araignées.  Les  parties  génitales 
de  la  femelle,  se  trouvent,  comme  on  le  sait,  sur  la 
poitrine  au  dessous  de  la  bouche,  celles  du  mâle  entre 
les  deux  palpes  en  forme  de  pattes  antérieurs.  L’opé- 
ration commence  d’abord  avec  une  palpe  que  le  o*  ap- 
plique sur  la  partie  génitable  de  la  ^ et  la  laisse  ainsi 
quelques  secondes,  ensuite  il  fait  la  môme  chose  avec 
l’autre  palpe,  puis  revient  à la  première  et  ainsi  de  suite, 


1(53 


jusqu’à  ce  qu’il  soit  fatigué  et  devienne  impuissant;  mais 
alors  il  doit  bien  promptement  s’enfuir,  s’il  ne  veut 
pas  être  attrapé  et  dévoré  |)ar  sa  compagne  conjugale 
(Com.  de  M.  Obert). 

Satarnia  sericoles  de  Chine.  Dans  les  ”Etudes”  de 
l’année  précédente,  nous  avons  donné  quelques  détails 
sur  deux  vers-à-soie  sauvages,  employés  en  Chine  pour 
recueillir  la  soie.  M.  C.  Skatsclikolf,  qui  est  de  re- 
tour de  Pékin,  nous  apprend  qu’il  y existe  encore 
deux  autres  espèces  de  Lopido[)lères  qui  donnent  ce 
précieux  tissu.  L’un  vit  des  feuilles  de  l’Aylantus 
glandidosa  et  ressemble  à la  Saturnia  ajnlhia  Drury,  mais 
présente  une  bande  rosée  oblique  sur  les  élytres,  qui 
n’est  pas  dentée  sur  le  côté  intérieur  des  ailes  inféri- 
eures. Il  parait  être  le  môme  que  celui  de  la  ligure 
donnée  par  Cramer  dans  ses  Pap.  exot.  vol.  I.  pl.  XXXIX. 
lig.  A.  sous  le  nom  (CAu.  cynthia  Drury,  ce  qu’elle  n’est 
pas  du  tout,  et  je  lui  ai  donné  en  conséquence  le  nom  de 
Saturnia  aylanti.  — Le  second  vit  des  feuilles  de  la 
Fagara  piperata  étant  propre  à des  régions  plus  méri- 
dionales (pie  le  premier,  et  attache,  d’après  les  voya- 
geurs Tavernier  et  du  Halde,  ses  cocons  par  des  longs 
fils  aux  tiges  de  cette  plante  de  manière  que  le  vent 
les  fait  flotter  dans  l’air.  Ces  lilasses  sont  ramassées 
et  employées  pour  confectionner  des  soiries  [larticulières. 
Si  l'insecte  parfait  est  une  Saturnia  on  pourrait  le  nom- 
mer Saturnia  piperata.  — Malheureusement  M.  Skatschkoff 
n’a  pas  pu  parvenir  à se  procurer  l’insecte  parfait. 


1(14 


iV.  Ë li  1 0 III 0 1 0 1?  i e a ]i  |i  I i q II  é c. 

Insectes  utiles  et  nuisibles. 

AnisopHa  agricola  L.,  apparut,  durant  les  deux 
dernières  années,  en  cpiantité  si  considérable,  sur  les 
champs  de  seigle,  de  froment  et  d’orge  dans  le  Gouv. 
d’Ekaterinoslav  et  de  la  ïauride,  qu’elle  détruisit  une 
bonne  partie  des  blés,  appartenant  aux  paysans,  qui 
avaient  très  tardivement  ensemencés  leurs  champs.  M. 
Krioukolf,  intendant  d’une  commune,  employa  contre 
ces  insectes,  et  avec  un  grand  succès,  le  fumier  ordi- 
naire, qu’il  fit  placer,  par  amas,  autour  de  l’endroit 
infecté  et  qu’il  fit  allumer;  la  fumée  mit  de  suite  les 
Anisoplia  en  fuite  et  donna  aux  plantes  le  temps  d’o- 
pérer sans  entraves  leur  fécondation. 

Anobium  paniceum,  la  larve  attaque  aussi  les  truf- 
fes, qu’elle  perfore  par  des  trous  nombreux. 

Decticus  albifrons  Burm.  apparut  en  1856,  en 
quantité,  dans  les  jardins  potagers  des  provinces  mé- 
ridionales de  la  mer  Caspienne,  qu’il  dévasta  complète- 
ment. (Corn,  de  M.  Ménétriés).  On  aurait  dû  cher- 
clmr  au  printemps  les  emplacements  des  oeufs  de  cet 
insecte  et  les  amas  des  jeunes  larves  qui,  avant  de 
commencer  leur  marche  dévastatrice,  restent  plusieurs 
jours  réunies  sur  le  môme  endroit,  où  alors  on  peut 
en  détruire,  des  miliers,  très  facilement. 


1«5 


Locusta  viridissima  L.  a causé  des  dégâts  dans  les 
jardins  potagers  de  Lenkoran.  (Corn,  de  M.  Ménétriés). 

Paradoxcnus  psocoidcs,  a une  larve  qui  ressemble 
beaucoup  à l’insecte  parfait,  mais  qui  est  dépourvue 
de  hémilylres,  et  qui  vit  en  grand  nombre  dans  les 
truffes  sèches,  les  triturant  en  poudre  très  fine. 

Pu7}aises,  Un  moyen  très  rccotnmandable  contre  ces 
insectes,  consiste  dans  une  faible  dissolution  de  colle  forte 
ordinaire  dans  l’eau  bouillante  mêlée  d’Acide  nitrique, 
avec  laquelle  on  teint  toutes  les  crevasses  dans  les 
lits  et  sur  les  murs  où  gisent  ces  insectes. 

Nemalus  ventricosus  Klug,  la  larve  a attaqué  au 
printemps  1857,  en  sociétés  considérables,  les  feuilles 
du  groseillier.  (Corn,  de  M.  le  pasteur  Avenarius). 
Cette  larve  était  verte,  avec  quelques  anneaux  (3-4) 
jaunâtres  vers  l’extrémité  du  corps,  et  couverte  de 
points  noirs  très  nombreux;  la  tête  était  noire.  Après 
la  dernière  mue,  elle  devint  tout-à-fait  verte  sans 
taches  et  entra  le  Juin  dans  la  terre,  pour  faire 
son  cocon,  qui  était  brunâtre.  Le  Juillet  apparut 
l’insecte  parfait.  — M.  Stoitz  de  Pensa  a remarqué 
que  c’est  toujours  du  môme  buisson  que  commencent 
à apparaître  les  larves,  et  si  l’on  tarde  à prendre  les 
précautions  nécessaires,  en  deux  ou  trois  jours,  elles 
se  dispersent  dans  tout  le  jardin  et  alors  il  n’y  a plus 
moyen  de  s’en  défaire.  Au  commencement,  les  i)etites 
larves  se  tiennent  en  sociétés  très  nombreuses,  et  c’est 
l’eau  ammoniacale  (c.  a.  d.  on  dissout  l’Amoniaque 
dans  l’eau  saturée  de  chaux)  que  cet  agriculteur  em- 
ploya avec  succès  contre  cet  insecte,  en  arrosant  les 
plantes  couvertes  de  ces  larves,  avec  la  dissolution 


166 


mentionnée.  D’autres  personnes  conseillent  d’employer 
contre  ces  insectes  la  poudre  du  Helleborus. 

Abeille.  Apis  mellifica  L.  Les  ruches  carrées,  dites 
Vitvitzki,  placées  les  unes  sur  les  autres,  sont  mainte- 
nant fortement  en  usage  en  Russie.  Elles  présentent 
l’avantage  de  pouvoir  facilement  chasser  les  abeilles 
de  la  caisse  d’en  bas,  dans  celles  du  haut,  en  frap- 
pant un  peu  sur  celle  (pi’on  veut  vider;  les  abeilles 
se  retirent  bientôt  et  on  peut  retirer  la  caisse  vide. 
Si  l’on  veut  partager  un  essaim  d’abeilles,  on  fait  la 
mémo  opération,  et  quand  les  abeilles  sont  entrées 
dans  les  compartiments  supérieurs,  on  couvre  ou  bouche 
les  sorties  dans  ces  dernières,  et  les  emporte  sur  un 
autre  endroit,  laissant  les  caisses  vides  sur  l’emplace- 
ment primitif,  avec  une  quantité  de  miel  nécessaire 
pour  la  nourriture  des  abeilles.  Ces  dernières,  qui 
étaient  sorties  dehors,  reviennent  bientôt  et  continuent  à 
travailler  dans  la  nouvelle  ruche,  où  il  faut  avoir  soin 
d’introduire  alors  une  reine.  Pour  avoir  une  reine 
dans  une  ruche  nouvelle,  ou  bien  dans  un  essaim  af- 
faibli, il  suffit  souvent  de  placer  un  morceau  de  cire 
avec  les  cellules  remplies  de  larves  d’une  ruche  vi- 
goureuse, et  les  abeilles  commencent  de  suite  à y for- 
mer une  cellule  de  reine,  et  à nourrir  la  larve  pour  former 
une  nouvelle  reine.  (Com.  de  IVI.  le  Prince  Visapoursky). 

Aphis  rosae  L.  désole  depuis  quelque  temps  nos 
jardiniers,  surtout  dans  les  serres  de  Zarskoe-Selo  et 
du  jardin  botanique.  A New-York  c’est  aussi  une  ca- 
lamité pour  les  rosiers.  Le  meilleur  moyen  est  d’ar- 
roser les  plantes  infectées  avec  une  infusion  de  la 
poudre  persane  (Prjrethrum  roseum  et  P.  cmcasicum) , 


1«7 


ou  bien  avec  do  l’eau  ammoniacale  dont  il  a été  parlé 
plus  haut,  et  mémo  avec  une  infusion  de  nuœ  vomrca. 

Aplus  dahliae  Motsch.,  de  couleur  noire  et  de  la 
taille  des  Apim  du  pin,  s’est  montrée  on  très  grand 
nombre  sur  les  Dahlia  en  Août  1857  dans  les  jar- 
dins de  S;t  Petersbourg. 

Liparis  wonacha  L.  a dévasté  en  1856  les  forêts 
du  Gouv.  Kovno,  sur  un  espace  de  2000  Desiatines. 
L’insecte  était  venu  tle  la  frontière  de  Prusse. 

Liparis  dispar,  s’est  montrée  en  1857  en  quantité 
innombrable  dans  les  forêts  du  Gouv.  de  Tandmlf. 
Les  troncs  des  pommiers  et  des  poiriers  sauvages  étaient 
entièrement  enveloppés  dans  une  espèce  de  feutre 
formé  par  le  tissu  qui  recouvrait  les  oeufs  de  ce  pa- 
pillon. (Corn,  de  M.  Siovers). 

Tinea  pellionella,  se  développe  de  préférence  au 
mois  de  Juin,  et  vole  le  soir,  après  le  coucher  du 
soleil,  depuis  9 — 104^  heures,  par  les  fenêtres  dans 
les  chambres  cherchant  les  fourrures  pour  déposer 
ses  oeufs.  Il  faut  donc  fermer  à cette  heure  les  fe- 
nêtres et  bien  garder  les  pelisses. 

Tinea  crinella,  se  développe  déjè  en  Mars  et  Avril 
jusqu’en  Juillet  et  c’est  alors  qu’il  faut  bien  inspecter  les 
liabils  en  laine,  et  ne  pas  permettre  à l’insecte  de  s’y 
introduire. 

Chlorops  lincata  F.,  qui  est  la  Cdü.  nasuta  Meig., 
s’est  montrée  en  1856  en  abondance  dans  plusieurs 
localités  de  la  Lithuanie,  principalement  dans  les  gre- 
niers remplis  de  seigle  et  sur  les  plantes  qui  avoisi- 
naient ces  endroits.  Pour  purifier  le  blé  de  ces  in- 
sectes, on  a proposé  d’employer  l’hydrogène,  qu’on 
introduit  dans  les  greniers  ou  par  lequel  on  fait  pas- 


1(58 


ser  le  blé;  — mais  quoique  la  préparation  de  ce  gaz 
ne  soit  ni  difficile,  ni  coûteuse,  nous  ne  croyons  pas 
qu’elle  soit  accessible  aux  agriculteurs. 

Moustiques.  Ces  insectes  sont  insupportables  autant 
dans  le  Nord  que  dans  le  Sud.  A la  Nouvelle-Orlé- 
ans, ils  incommodent  de  préférence  les  dames,  quand 
elles  sont  assises  p.  ex.  touchant  du  piano,  où  ils  leur 
piquent  les  pieds,  et  alors  le  seul  moyen  efficace  pour 
chasser  ces  hôtes  incommodes,  est  une  fumigation  faite 
avec  la  poudre  dite  persane.  (Corn,  de  M.  Emil  Johns 
à la  Nouv.-Orléans). 


Expériences. 

1,  Développement  de  la  Gelechia  Zea-Mais,  ou  teigne  du 
blé  de  Turquie.  Ce  papillon  se  propage  et  se  déve- 
loppe l'année  entière,  mais  de  préférence  au  printemps. 
Des  expériences  répétées,  démontrèrent  qu’elle  attaque 
non  seulement  les  slalques  frais  du  maïs,  mais  aussi 
ceux  qui  avaient  été  séchés  et  gardés  plus  de  dix 
ans,  même  des  qualités  les  plus  dures.  Mais  en  môme 
temps  il  s’est  montré,  que  pour  favoriser  le  dévelop- 
pement de  cette  Tinéide  dévastatrice,  il  lui  faut  de 
l’obscurité;  car  dans  les  stalques  infectés  de  chenilles 
et  mis  dans  un  bocal  en  verre  exposé  de  tous  côtés  à 
la  lumière  du  jour,  l’éclosion  de  l’insecte  parfait  s’ar- 
rêta de  suite.  Nous  pensons  donc  que  les  fermiers  et 
les  propriétaires  de  magasins  de  blés,  devraient  de 
préférence  avoir  soin  de  bien  éclairer  les  endroits  des- 
tinés pour  le  placement  du  blé,  ce  qui  garantirait  con- 


16!) 


sidérahlement  ce  dernier  des  attaques  des  Gelcchia 
auxquelles  appartiennent  aussi  l’Alucite  et  la  leigne  Au- 
gamois. 

2,  Essai  (t élever  la  Saturnia  cecropia,  à S:t  Peters- 
bourg.  M.  le  Baron  de  Sacken  avait  pendant  l’Iiiver  de 
1856  envoyé  de  Washington,  des  cocons  vivants  de 
Boinbycide,  et  M.  Sievers  essaya  de  les  faire  éclore 
et  à les  multiplier.  Presque  tous  les  cocons  protlui- 
sirent  des  papillons  complets,  et  $,  qui  depuis  le 
2 Mai  ne  tardèrent  pas  à s’accoupler  entre  eux, 
dans  les  caisses  mêmes  où  ils  étaient  sortis.  Après 
quelques  jours  les  femelles,  sans  prendre  aucune  nour- 
riture, déposèrent  leurs  oeufs  sur  les  parois  et  le  fond 
de  ces  caisses.  On  donna  ensuite  la  liberté  aux  pa- 
pillons. Un  mois  plus  tard,  c.  a.  d.  depuis  le  6 Juin, 
des  petites  larves  noires  commencèrent  à sortir  des 
oeufs,  et  cherchèrent  de  suite  une  nourriture  parmi  les 
diverses  feuilles  qu’on  leur  avait  placées,  mais  seule- 
ment celles  du  pommier  parurent  de  leur  goût.  Mal- 
heureusement l’arbre  duquel  on  avait  pris  ces  feuilles, 
n’en  avait  pas  sudisamment  pour  pourvoir  longtemps 
à la  nécessité,  et  on  fut  obligé  d’en  prendre  sur  un 
autre  pommier,  ce  (|ui  lit  languir  les  chenilles  et  re- 
tarda leur  croissance,  de  sorte  qu’ayant  subi  trois 
mues,  l’automne  les  surprit,  et  aucune  d’entre  elles  ne 
parvint  à se  transformer  en  chrysalide.  M.  Sievers 
attribue  le  manque  de  l’expérience  uniquement  au  change- 
ment forcé  de  nourriture,  ayant  observé  le  même  effet 
défavorable  dans  plusieures  autres  occasions;  entr’autres 
avec  la  Gastropacha  Dumeti,  qu’il  avait  commencé  de 
nourrir  avec  les  feuilles  du  Tharaxicum  vulgare,  et  les 
ehenilles  se  portèrent  parfaitement  bien,  plus  tard  il 


lli) 


leur  donna  leur  véritable  nourriture,  la  Crépis  tinctoria 
et  toutes  moururent  bientôt  après.  (Corn,  de  M.  Sievers). 

Essai  de  nourrir  en  hiver  les  chenilles  de  la  Gas- 
slropacha  (piercus.  Ces  chenilles  étant  écloses  en  au- 
tomne, on  essaya  de  les  nourrir  dans  la  chambre,  en 
leur  donnant  alternativement  le  matin  des  feuilles  du 
rosier  ordinaire  (Monatsrose),  et  le  soir  la  pelure  de 
pommes  fraiches.  Elles  se  portèrent  «à  merveille  et  ne 
tombèrent  pas  dans  la  léthargie  hivernale.  (Coin,  de 
M.  Sievers). 

Essais  pour  détruire  les  fourmilières.  L’économiste 
connu,  de  Paris,  M.  le  l):r  Cobert,  a tait  une  expérience 
très  heureuse,  avec  le  Guano,  contre  les  fourmis  des 
jardins.  Ce  fumier  agit  destructivement  non  seulement 
sur  l’insecte  parfait  mais  aussi  sur  leurs  oeufs.  Nous 
avons  fait  une  expérience  analogue  avec  les  feuilles 
de  tabac  ordinaire,  contre  la  petite  fourmi  du  sucre 
(Leptothorax  omnivorus  L.),  qui  lait  trop  souvent  la  dé- 
solation de  nos  ménagères.  — En  plaçant  le  tabac 
sur  les  ouvertures,  par  lesquelles  sortent  ces  fourmis, 
une  partie  reste  morte  sur  place,  et  les  autres  n’osent 
plus  sortir.  M.  Overin  de  Tiflis,  conseille  enfin  d’es- 
sayer dans  le  même  but,  d’employer  le  fumier  desséché 
des  pigeons  et  des  poules,  dont  relfet  sera  probable- 
ment pareil  à celui  du  Guano.  M.  Kopytovsky  à Astra- 
khan, recommande  contre  les  fourmis  des  serres  chaudes, 
l’huile  ordinaire,  qu’on  place  dans  des  petits  vases  de 
niveau  avec  le  terrain.  Les  fourmis  étant  aussi  curieu- 
ses que  friandes,  ne  manquent  pas  de  visiter  ces 
vases  et  périssent  bientôt  dans  riiuile. 


171 


V.  Lit  t é r a t ii  r c. 

Ouvrages  entomologiqnes. 

1,  Cliaiidoir,  (M.  le  Baron  Max.  de)  Mémoire  sur  les 
Carabàjues  VL  Chlaeniens  et  Oodiens,  paru  dans  le 
3:ièioe  N:o  1857  (lu  Bul.  d.  I.  Soc.  Irnp.  des  Natura- 
listes do  Moscou.  C’est  la  continuation  d’un  tnénioiro 
sur  les  Chlaeniens  publié  l’année  précédente,  dont  nous 
avons  déjà  parlé;  maintenant  nous  allons  nous  occuper 
de  la  suite:  les  Oodiens.  — M.  Chaudoir  place  comme 
Synonyme  de  l’Oodes  Westermanni  des  Indes  orientales, 
l’Ood.  hispunicus  De],  sans  dire  nettement  pourejuoi,  et 
dans  la  description  qui  suit,  il  dit  que  ces  deux  in- 
sectes diffèrent  suirisamment,  s’en  rapportant  à M.  La- 
ferté,  qui,  de  son  côté,  n’a  non  plus  rien  expliqué. 
Il  parait  que  Dejean  s’est  trompé  d’habitat,  ayant 
décrit  un  insecte  dos  Indes  comme  trouvé  en  Espagne. 
La  figure  dans  l'Iconographie,  du  moins  s’accorde  par- 
faitement avec  une  espèce  orientale  que  M.  Laferté  a 
nommée  O.  Westermanni  et  que  je  possède.  — Une  se- 
conde espèce  très  voisine,  mais  plus  bronzée  en  dessus  se 
trouve  au  Népal,  et  se  distingue  en  outre  par  son  cor- 
selet plus  arqué  sur  les  côtés,  les  élytres  plus  allon- 
gées, moins  atténuées  postérieurement,  et  les  stries  plus 
fortement  imprimées;  jambes  postérieures  un  peu  ar- 
quées. Je  l’ai  nommée  Oo.  nepalensis.  L’habitus  de 


172 


ces  deux  espèces  indiennes,  les  rapproche  l)caucoup 
plus  des  Stetious  que  de  l'Oodes  hclopioides,  et  présen- 
tent comme  celui-ci  un  Sternum  sans  prolongement 
spiniforme.  Quant  aux  formes  qui  se  rapprochent  ef- 
fectivement du  helopioidcs,  il  en  existe  d’autres  que 
celle  que  M.  de  Chaudoir  décrit  sous  le  nom  (TOo. 
similis,  comme  je  l’ai  déjà  indiqué  dans  mon  Catalogue  des 
Col.  de  Russie,  mais  que  malheureusement  M.  de  Chau- 
doir ne  parait  pas  les  avoir  connues.  — Il  y en  a d’abord 
une  qui  est  plus  grande  et  surtout  plus  large  que  le 
holepioides;  les  côtés  du  corselet  sont  plus  arqués,  les 
élytres  plus  allongées,  quoique  aussi  parallèles  et  sans 
former  des  angles  rentrants  avec  la  base  du  corselet, 
comme  c’est  le  cas  chez  l’Oo.  similis  Chaud,  où  les 
élytres  sont  généralement  plus  ovalaires.  Cette  forme 
vient  du  Caucase  et  porte  le  nom  tf  Oo.  parallelus  dans 
mon  Catalogue.  — Une  autre  espèce  plus  étroite  et 
plus  allongée  que  celles  que  je  viens  de  citer,  habite 
la  France  méridionale  et  l’Espagne,  et  se  distingue  fa- 
cilement par  la  forme  de  son  corselet,  qui  est  plus 
large  et  plus  arrondi  antérieurement,  de  sorte  que  les 
côtés  latéraux  tombent  droitement  sur  la  base  des 
élytres,  sans  y former  d’angle  rentrant  et  en  faisant 
ressortir  ses  angles  postérieurs  bien  sensiblement  sur 
les  élytres,  qui  sont  aussi  allongées,  que  chez  l’Oo. 
similis,  mais  beaucoup  plus  parallèles;  les  stries  plus 
larges  et  plus  distinctement  ponctuées;  le  dessous  du 
corps  n’a  que  des  rugosités  très  faibles,  et  la  base  du 
corselet  est  distinctement  en  arc  rentrant;  le  l:ier  ar- 
ticle des  antennes  est  testacé  à la  base.  — Je  l’ai  nommée 
Oo.  parallelogrammus.  — Enlin  une  quatrième  forme, 
presque  deux  fois  aussi  grande  (4^  1.)  que  le  hclopioi- 


173 


des,  est  mon  Od.  desertus,  qui  habite  les  parties  méri- 
dionales (les  Steppes  des  Kirguises.  — Il  a la  forme 
parallèle  de  l’Oo.  parallelogrammm,  mais  encore  plus 
allongée,  et  un  corselet  aussi  long  que  large  et  forte- 
ment rétréci  vers  la  tôle,  comme  chez  l’Oo.  hclopiotdcs; 
les  angles  postérieurs  sont  assez  saillants,  dirigés  in- 
térieurement et  formant  des  sinuosités  rentrant  avec 
les  côtés  latéraux  des  élylrcs,  qui  sont  aussi  fortement 
striées,  et  les  stries  aussi  distinctement  ponctuées  que 
chez  le  premier;  le  dessous  du  corps  au  contraire 
est  plus  distinctement  rugueux,  quoique  pas  autant 
que  chez  le  second.  — Cette  nouvelle  espèce  porte 
dans  mon  Catalogue  le  nom  (fOo.  desertus  m. 

Des  Slenous,  M.  Chaudoir  dit,  que  le  St.  elecjans 
a le  l:ier  article  des  tarses  pédunculé  chez  le  môle, 
j’ai  regardé  mon  exemplaire  et  je  n’ai  pu  découvrir 
aucun  pédunculé. 

Définitivement  nous  croyons  devoir  donner  à M. 
de  Chaudoir,  le  bon  conseil,  de  consulter  un  peu  plus 
la  littérature  contemporaine,  et  tnôme  celle  de  la  fa- 
mille dont  il  s'occupe  exclusivement,  étant  persuadé 
qu’alors  il  ne  proposera  pas  pour  ses  genres  des  noms 
depuis  longtemps  préoccupés,  tels  que  Metaarys,  em- 
ployé depuis  1851  pour  un  genre  de  Pselaphiens,  voy. 
Bull,  de  Moscou  1851  et  Ceroglossus,  appliqué  depuis 
bien  des  années  par  Solier  aux  Carabes  du  Chili,  et  nous 
proposons  de  nommer  le  premier  de  ces  nouveaux 
genres  Meluxems  et  le  second  Harpaglossus.  De  môme 
le  Chlaenius  biguUatus  Chaud,  n’est  plus  admissible, 
parce  qu’il  y a déjà  une  autre  espèce  de  ce  nom,  dé- 
crite dans  ces  Etuiles,  en  1854  p.  63,  et  nous  propo- 
sons pour  l’espèce  de  M.  de  Chaudoir,  le  nom  de 


174 


Chlaen.  bivulnerm.  Si  M.  Lacordaire  avait  fait  son  ou- 
vrago,  plus  consciencieusement  et  n’y  avait  pas  omis, 
par  caprice  ou  malveillance,  un  bon  nombre  de  genres 
et  d’espèces  connues  et  publiées,  ce  double  emploi 
n’aurait  pas  eu  lieu;  une  preuve  de  plus,  combien  la 
méthode  d’ignorer  est  vicieuse  et  combien  ce  mode, 
si  l’on  y [)ersiste,  contribuera  à embrouiller  la  science. 
Viendra  un  temps  où  des  entomologistes,  plus  impar- 
tiaux, retrouveront  les  genres  et  espèces  oubliées,  et 
c’est  alors  que  l’ouvrage  de  M.  Lacordaire  s’en  res- 
sentira. 

Ménétries,  E.  Catalogue  raisonné  des  Lépidoptères 
du  Musée  Zoologùpic  de  l'Academie  lmp.  des  sciences.  S:t 
Petersbourg  1857.  2:de  livraison,  accompagnée  de  8 
planches  coloriées.  — C’est  la  continuation  de  l’ou- 
vrage entrepris  l’année  passée  et  dont  nous  avons 
parlé  dans  ces  Eludes.  L’utilité  d’un  pareil  ouvrage, 
s’est  montrée  en  évidence,  par  le  grand  nombre  d’ac- 
quisitions nouvelles  que  l’Académie  a faites,  par  suite 
de  la  publication  do  ce  qu’elle  possédait  et  des  rela- 
tions d’échange  qui  en  sont  résultées.  Il  serait  bien 
à désirer  que  les  autres  musées  publics,  surtout  ceux 
qui  sont  si  riches  en  choses  intéressantes,  suivissent  cet 
exemple,  et  présentassent  enfin,  au  monde  entomologique, 
leurs  raretés  enfouies  maintenant  dans  des  caisses  que 
personne  ne  voit,  au  lieu  de  nous  effrayer  par  des 
chiffres  énormes  des  espèces  inconnues  qu’ils  préten- 
dent posséder,  — Nous  avons  donc  été  étonnés  du 
ton  singulier,  avec  lerpiel  cet  ouvrage  a été  annoncé 
dans  le  Wiegmanns  Archiv.  Mais  c’est  précisément  le 
malheur,  que  la  majeure  partie  des  remarques  dans  ces 
Archives,  sont  moins  rlictées  par  amour  de  la  science. 


175 


que  simplemont  pour  briller  et  pour  éblouir  les  lec- 
teurs, non  spécialistes.  L’entomologie  n’y  gagne  rien, 
au  contraire  c’est  plutôt  un  moyen  de  propager  la 
confusion,  et  comme  exemple  peut  servir  la  remarque 
de  M.  Schaum  dans  un  rapport  des  mômes  Archives, 
sur  le  Parnassim  clarhis  Eversm.  qu’il  dit  être  le 
môme  qu’un  Parnassius  de  Californie  {clodim  Ménétr) 
que  IM.  Boisduval  a méconnu,  et  cette  erreur  a été 
colportée  dans  le  monde  par  M.  Schaum.  Voilà  l’utilité 
d’une  critique  d'après  les  ligures  sans  consultation  des 
descriptions,  comme  ça  parait  arriver  souvent  dans 
les  Archives  de  Wiegmann  et  qu’on  ne  s’y  gène  pas 
môme  d’avouer  ouvertement.  (Wiegrn.  Arch.  1856 
p.  264). 

3,  Lacordaire,  Genei'a  des  Coléoptères.  Paris  1854. 
Nous  avons  déjà  dit  notre  o[)inion  sur  cet  ouvrage 
à la  p.  30  et  31  de  ces  Etudes  de  l’année  précédente, 
où  nous  l’avons  appelé  utile  comme  compilation.  Depuis 
nous  en  avons  fait  usage  et  nous  nous  sommes  assuré 
que  notre  opinion  n’était  rien  moins  que  rigoureuse  et 
voici  pourquoi:  Nous  fiant  aux  paroles  de  M.  Lacor- 
daire  p.  VII,  de  la  préface  de  son  ouvrage  où  il  dit 
qu’il  a étudié,  avec  tout  le  soin  dont  il  est  capable,  les 
genres  de  premier  ordre,  en  vérifiant  leurs  caractères 
à l’aide  de  dissections  &c.;  nous  avons  regardé  un 
peu  les  genres  et  familles  vérifiées  et  voici  quelques 
résultats: 

Vol.  I.  p.  472.  M.  Lacordairc  dit,  que  les  antennes 
du  genre  Sphaeridium  sont  composées  de  huit  articles, 
dont  trois  pour  la  massue,  en  nature  il  y en  a neuf,  avec 
une  massue  de  quatre  articles;  dont  le  dernier  est 
implanté  sur  le  pénultième,  mais  bien  distinct  et  conique. 


17fi 


Vol.  I.  p.  473,  le  genre  Cercyon  esl  désigné  avoir 
neuf  articles  à l’antenne,  il  y en  a dix.  J..a  môme 
cliose  s’ap[)liqiie  aussi  aux  genres  Megasternum  et 
Cryptopleurum,  quoique  chez  le  premier  l'article  apical 
étant  très  transversal,  est  moins  distinct.  Ceci  prouve- 
rait que  toute  la  famille  est  inexactement  caractérisée, 
parce  que  les  genres  y ont  de  9 à 10  articles  aux 
antennes  et  non  8 è 9 comme  l’avance  M.  Lacordaire. 
Les  Sphaeridiens  du  reste  paraissent  ne  pas  être  très 
rares  en  Belgique! 

Vol.  11.  p.  198  M.  Lacordaire  nous  a.ssure  que 
chez  le  genre  Necrophorus  (qui  n’est  pas  tout  à fait 
petit?)  l’antenne  est  composée  de  dix  articles,  j’en 
compte  très  distinctemetit  onze,  dont  le  2:d  est  très 
court  et  réuni  au  3:ième,  qui  est  allongé.  On  ne 
peut  donc  pas  dire  avec  M.  Lacordaire  p.  192,  que 
les  Silphales  aient  des  antennes  composées  de  10  à 
11  articles,  quand  ils  en  ont  tous  onze.  — Si  dans 
un  ouvrage  spécial,  chez  les  genres  les  plus  communs 
et  les  plus  faciles  à examiner,  les  parties  du  corps  les 
plus  importantes  ne  sont  pas  rigoureusement  détermi- 
nées, à quoi  faut-il  s’attendre  pour  ceux  qui  deman- 
dent l’aide  du  microscope  et  l’habilité  de  l’observateur, 
et  surtout  dans  les  genres  que  M.  Lacordaire  range 
dans  la  seconde  et  troisième  classe,  sur  lesquels  il 
porte  cependant  son  opinion,  môme  quand  il  ne  les 
a jamais  vus?  Les  exem[)les  suivants  en  sont  des 
preuves:  j’ai,  dans  ces  Etudes,  fait  la  révision  des  Lam- 
pyrides,  et  distribué  toutes  les  espèces  connues  en  64 
genres,  dont  M.  Lacordaire  n’a  ado|)té  dans  son  ou- 
vrage que  deux  (vol.  IV.  p.  309  note  2).  Je  demande 
à chaque  entomologiste  inq^artial,  de  juger  lui-môme 


177 


la  véracité  de  L’opinion  du  savant  professeur  de  Liège? 
Que  mon  travail  soit  bon  ou  mauvais,  j’ai  toujours  dil, 
pour  le  faire,  étudier  les  Lampyrides  monographique- 
ment,  et  celui  qui  voudra  vérifier  mes  genres,  les 
trouvera  toujours  plus  convenables  pour  intercaller  les 
espèces,  que  ceux  que  nous  a offerts  M.  Lacordaire,  et 
qui  ne  sont  que  des  magasins  de  formes  hétérogènes. 
Tout  ce  que  j’ai  écrit  parait  mauvais  à M.  Lacordaire, 
Vol.  I.  p.  47.  De  mon  genre  Trachypachus,  il  dit  que 
l’insecte  lui  est  inconnu,  que  ma  description  est  très 
détaillée,  que  je  signale  une  particularité  générique  et 
que  le  genre  pourrait  être  conservé,  si  celle  asserlion 
est  exacte,  et  néanmoins  il  ajoute,  que  ce  genre  ne 
présente  aucun  caractère  qui  mérite  qu’on  le  sépare 
des  aulres  Blelhisa.  Combien  de  contradictions  et  de 
malveillance  dans  ce  peu  de  lignes? 

Vol.  1.  p.  122  note  1.  De  mon  genre  Blechrus 
M.  L,  dit:  »je  crois  (comme  M.  Chaudoir)  que  le  genre 
est  identique  avec  les  Melahletusn.  Et  j)ourquoi  M.  La- 
cordaire ne  s’est-il  pas  assuré  lui- môme  de  la  chose 
par  autopsie,  comme  il  l’a  promis  dans  la  préface  de 
son  ouvrage,  au  lieu  de  se  baser  sur  le  ouï-dire  des 
autres?  Les  Blechrus  ne  sont  pas  une  rareté  dans  les 
collections;  mais  il  voulait  les  condamner  à tout  prix, 
parcequ’ils  étaient  de  Motschulsky  tandis  que  le  genre 
Bomius  (que  l’auteur  lui-même  avait  déjà  retiré)  est 
de  suite  accepté  parcequ’il  provient  de  Le  Conte,  ami 
de  M.  Lacordaire.  — Le  genre  Oxypselaphus  Chauiloir 
est  mentionné  sans  réserve,  à la  p.  351  vol.  I.  parce- 
qu’il est  de  M.  de  Chaudoir,  que  M.  Lacordaire  nomme 
l’observateur  distingué,  et  cependant  il  est  identique 
avec  l’ancien  genre  Olislhopus  et  l’espèce  Oxyps. 

12 


178 


pallidiis  Chaud,  n’est  rien  de  plus  qu’un  exemplaire  frais 
de  notre  OHsthopus  Sturmii'  Si  M.  Lacordaire  avait  voulu 
consulter  mon  Catalogue  des  Carabiqucs  de  Russie,  il 
n’aurait  pas  commis  cette  erreur.  Vol.  I.  p.  233.  M. 
Lacordaire  prétend  que  chez  les  Licinus  les  élytres 
sont  convexes! 

Vol.  IL  p.  183.  Le  môme  auteur  caractérise  la 
famille  des  Scydmacnides  comme  étant  aptère  et  ayant 
les  élytres  soudées;  ce  qui  est  complètement  inexact, 
car  chacun  peut  les  prendre  le  soir  au  vol.  11  n’y  a 
d’aptères  que  les  genres:  Leptoderus,  Mastigus,  Ëumicrus 
(à  l’exception  du  mfus),  Tetramelus  m.  (Scyd.  oblongus, 
pubicollis,  shjriacus)  et  les  de  quelques  Saydmaenus, 
telles  que:  S.  Godarti,  S.  scutellaris,  S.  anyulaltis,  S. 
elongalus  &c.  M.  Nietner  dans  ses  " Entomological  Pa- 
pers",  a déjà  dirigé  l’attention  sur  ce  sujet  p.  29. 

Vol.  IL  p.  491.  M.  Lacordaire  dit  que  les  Geo- 
ryssus  sont  aptères,  tandis  que  toutes  les  espèces  que 
j’ai  examinées  sont  ailées  et  môme  très  ailées,  ce  que 
l’auteur  belge  aurait  certainement  su,  s’il  avait  daigné 
faire  attention  à ma  Monographie  de  ce  genre,  publiée 
dans  le  Bulletin  de  Moscou  1843;  mais  il  a préféré 
ne  pas  la  consulter  et  de  dire  simplement  que  mes 
espèces  ont  besoin  d’ôtre  revues,  avant  d’ôtre  admises. 

Ces  exemples  suflisent,  j’espère  pour  justilier  en- 
core une  fois  nôtre  opinion  sur  l’ouvrage  de  M.  Lacor- 
daire, et  nous  font  regretter  que  l’auteur  ne  nous  ait 
pas  donné  un  recueil  de  tous  les  genres  et  espèces 
décrits  sans  y ajouter  des  remarques  et  sans  en  faire 
la  critique,  à l’exemple  de  l’ouvrage  de  M.  Chenu. 
Au  moins  aurions-nous  eu  quelquechosc  do  complet, 
maintenant  c’est  à recommencer. 


VI.  Météorologie  entoiiiolo^ique 

pour  S:t  Pétersbourg,  1857. 


L’hiver  1856—57,  a été  peu  constant;  en  Jan- 
vier il  y eut  des  dégels  abondants,  ensuite  beau- 
coup de  neige.  Les  froids  ne  dépassèrent  pas  — 20'* 

Réaum.  Au  cornrnencenient  du  mois  de  Mars,  le 
trainage  cessa,  des  vents  désagréables  vinrent  sé- 
cher le  sol  et  retinrent  la  glace  sur  la  Neva  durant 

tout  ce  mois;  le  10  Mars  on  la  traversait  encore  à 

pied.  Avril  fut  beau,  mais  froid,  de  sorte  qu’au  9 
Avril  un  froid  de  — 12"  Reaum  , gela  tous  les  bou- 
tons des  Sambuccus,  qui  avaient  commencé  h se  dé- 
velopper. — Vers  la  fin  du  mois,  le  temps  devint 
beau,  mais  dix  jours  plus  lard  dans  la  nuit  du  5 Mai, 
il  tomba  de  la  neige  d’un  pouce  d’épaissenr.  — Le 
13  Mai,  un  nouveau  froid  gela  toutes  les  jeunes  pousses 
des  érables  et  du  sorbier,  et  le  15  on  fut  obligé  de 
chauffer  les  chambres,  par  un  temps  brumeux  comme 
en  Septend)re.  Ce  mois,  ainsi  que  la  première  moitié 
de  Juin  furent  remai-quablemenl  froids  et  secs,  pré- 
sentant un  nombre  considérable  de  jours  sereins;  les 
pommes  de  terre  et  les  concombres  gelèi'cnt.  Le 
premier  oiage  eut  lieu,  le  2 Juillet,  mais  le  temps 
resta  froid,  cl  dans  la  nuit  du  9 au  10  les  pommes 
de  terre  et  les  concombres  gelèrent  pour  la  seconde 


180 


fois.  L'avoine  qui  était  précisément  sur  le  point  de 
former  des  semences,  s’en  ressentit  également;  môme 
les  Vaccinium  en  souffrirent.  — Vers  les  derniers  jours 
de  ce  mois  le  temps  devint  beau  et  dura  presque  sans 
interruption  juscpi’en  Septembre.  Néanmoins  les  hiron- 
delles disparurent  au  milieu  des  chaleurs,  vers  le  10 
Août,  et  bien  des  arbres  commencèrent  à jaunir.  — 
L’automne  fut  magnifique,  présentant  des  journées  comme 
en  Italie,  la  neige  manqua,  et  ce  n’est  que  vers  Noël 
que  s'établit  le  traînage. 

8 Janvier  1857.  Première  apparition  d'une  Musca 
domestica  dans  la  chambre. 

9 Janvier.  D’une  chrysalide  de  l’Anthrenus  mu- 
seorum  sort  l’insecte  parfait,  après  être  resté  dans  cet 
état  19  jours. 

24  Janvier.  Stene  ferruginea  dans  le  pain  de 
froment. 

4 Février.  Les  chenilles  de  la  Tinea  crinella 
commencent  à se  transformer  en  chrysalides. 

17  Février.  Anobium  parti ceum.  Süophilus  ory- 
zae  in  cop.  — Tinea  Zea~Mais  commence  à se  dé- 
velopper en  quantité. 

4 Mars.  Lucilia  caesar  en  plein  air. 

16  Mars.  Semblis  bicaudata. 

20  Mars.  Ëxorisla  vomitona. 

25  Mars.  Tinea  cinctella  Zeller.-  Vanessa  urticae. 

2 Avril.  Débâcle  de  la  Neva. 

4 Avril.  Semblis  bicaudata  in  cop.  Brephospar- 
thenias.  . 

5 Avril.  Ttnea  m’ne//a  complète.  Sarnbuccus  com- 
mence à se  développer. 

9 Avril,  -f-  12“  Reaum. 


181 


15  Avril.  Phaedon  cochlamriae. 

25  Avril.  Scydmaenus  rufus,  Sc.  hirtkollis,  Clam- 
bus  pubescens,  Philonlhus  aeneus,  Celia  ingenua,  cncoi’e 
clans  ses  quartiers  d’iiiver. 

29  Avril.  Tinea  crinella.  Butalis  Zea-Mais.  Mor- 
chella  escidenla. 

5 M a i.  Neige. 

7 Mai.  Le  bouleau  et  le  sorbier  commencent  à 
se  couvrir  de  verdure.  Creophilus  maxillosus. 

9 Mai.  Ihibiis  idaeus  verdit.  Detula  alba  com- 
mence à fleurir.  Xyloteres  domesticus  frais.  Corticaria  ' 
pubescens.  Une  larve  adulte  de  l'Anthrenus  fuscus  01. 
en  plein  air.  — Le  rossignol  chante. 

10  Mai.  Tharaxacum  vulgare  11.  — Aesculus  hip- 
pocastaneum  et  Pimis  larix  verdissent. 

14  Mai.  Fraxinus  excelsus  commence  à fleurir. 
Le  bouleau  en  pleine  lleuraison.  Populus  tiiger  com- 
mence à SC  couvrir  do  verdure.  Falagria  obscura  in 
cop.  Meloe  brevicollis  in  c. 

16  Mai.  Anemona  pratensis  11.,  Viola  pulicaria  11., 
Ranunculus  ficaria  11.,  Loniccra  coerulea  11.,  Pimis  brassicae. 

17  Mai.  Acer  plalanoides  commence  à fleurir. 
Laccophilus  minutas  en  abondance. 

21  Mai.  Meloe  brevicollis  dépose  ses  œufs.  Les 
cerisiers  verdissent.  Prunus  padus  11. 

22  ]\Iai.  Coccyx  slrobilana.  liibes  grossularia  et 
rubrum  fl. 

25  Mai.  Les  chênes  commencent  à développer 
leur  feuillage.  — Trollius  europaeus  11.  Sambuccus  ra- 
cemosus  11.  Libellula  dubia  fraiclie.  — Acanlhosoma  hae- 
matogaster.  Syrrphus  ribesii  frais.  Phyllobius  vesperlinus 
Dostrickus  typopr,aplius  frais. 


182 


27  Mai.  Hirondelles.  Bernbecidium  bipunctatum, 
et  Orchester  populi  n.  c.  — Fraxinus  eæcelsus  verdit. 
Acer  platanoides  fl. 

28  Mai.  Süophilus  oryzae  n.  c.  Première  pluie. 

29  Mai.  Oripa  fusca.  Elaphrus  riparins. 

30  Mai.  Les  pommiers  commencent  à fleurir. 
Slenopinus  feneslraUs  pontl  ses  œufs. 

31  Mai.  Cyphon  padi,  Sialis  lutaria,  Svmblismar- 
(jinala.  Nemopoda  in.  c.  Aleloe  brevîcoUis  disparu. 

1 Juin.  Carayana  frulescens  commence  à fleurir. 

2 Juin.  Hipparchia  hiera  fraîche.  Syringa  vidga- 
ris  fl.  — Premières  semences  du  Tharaxacim  vidgare. 

5 Juin.  Pachyrhina  pratensis  i.  c.  Tinea  spretella. 
Lonicera  latarica  11. 

7 Juin.  Georyssus  bisulcatus.  Pyralis  farinalis. 
Argynnis  ossianus. 

11  Juin.  Tinea  pcllionella.  SimiUhm  cinereum  piqiiQ 
fortement  l’après-diner. 

12  Juin.  Aesculus  hyppocastaneum  n.,  Derberisvul- 
garis  fl.  — Meligethes  aeneus  et  Anthobium  minutim  i.  c. 
Cerciis  sambuccci. 

13  Juin.  Galleruea  lenella  in.  c.,  Coccinella  eonglo-. 
merata  i.  c.,  Polydrusus  ruficornis  in.  c.,  Anlhrenus  fuscus 
01.,  Clambus  armadülo,  Ilaematopoda  pluvialis,  Asilus  ger- 
rnanieus. 

16  Juin.  Phryganea  varia  F.  (variegata  Ilumm. 
Ess.  ent.)  commence  à apparaître  sur  les  quais  de  la  Neva. 

17  Juin.  Les  larves  du  Nematus  du  groseiller 
(ventricosiis  Klug)  se  transforment  en  chrysalides. 

18  Juin.  Phryganea  varia  en  quantité  énorme 
partout. 

20  Juin.  Phryganea  varia  in.  c.  Les  premiers  es- 


183 


saillis  de  cousins  dansent  dans  l’air.  Hydroptila  pulch- 
ricornis  fraîche. 

21  Juin.  Coccinetla  7-punctata  i.  c.  Xyletinm  ser- 
ralus.  Pdtis  ferruyinea,  Athom  pilosus,  Trox  arenarius 
volant.  Pocltyrhina  pratensis  in.  c. 

22  Juin.  Tinea  pcUionella  le  soir  sur  les  fenêtres. 

23  Juin.  Toute  la  Neva  couverte  des  cadavres 
de  la  Phryyanea  varia  F. 

24  Juin.  Epliemera  vuly ata  6U\t  de  nymphe.  Mya- 
lax  uniyuUatus. 

26  J U i n.  Spirea  salici folia  fl.  Gastropaclia  pini  i.  c. 

28  Juin.  Tinea  yranella  in.  c. 

29  Juin.  Ephcmera  vnlyala  fraîche  et  complète. 
Phyllobius  oblonyus  et  aryenlatus  in.  c.,  Gelechia  Jlerrna- 
niella  i.  c.  Aryynnis  Niobe,  Lycaena  Arion.  Agrylus 
Faldermanni,  Saperda  phoca  Frohlich  (M.  I.  Kouchake- 
vitsch). 

1 Juillet.  Vacciniutn  vitis  idaea  11.  — Malthinus 
flaveolus  i.  c.  Byturus  tomentosiis  in.  c.  Paehyrhina  olera- 
cea  i.  c.  Leistiis  terininatus.  Anomala  Fritschn,  Melolon- 
tha  vulyaris,  Trayosoma  dqisarhm.  Tanysphyrus  lemnae. 
Lina  lapponica  fraîche.  Etiprepia  russida  en  très 
grand  nombre.  Les  oeufs  de  la  Meloe  brevicollis  éclo.seut. 

2 Juillet.  Des  chrysalides  du  groseiller  sort  le 
Nematus  ventricosus  Kliig.  Tonnerre. 

3 Juillet.  Fr ay aria  vesca  mûre.  Lathyrus  latifo- 
liiis  fl.  Pirola  rolundi folia  fl.,  Plalanthera  bifolia  fl.  Les 
pommes  de  terre  commencent  à fleurir.  Hapaloderus 
viridi  venlris  i.  c.,  Ayrion  najas  i.  c.  Pacliyla  4~macu~ 
lata,  Ualloinenus  Immeralis,  Scyrtes  orbicularis,  Scymnus 
abietis,  Xylctinus  ater  l’z.,  Anobium  patiiceum,  Tabanus 
bovinus. 


184 


10  Juillet.  Spirea  ulmaria  fl.  Orchestes  populi 
i.  c.  Les  larves  recouvertes  d’écume,  de  l’Aphrophora 
salicis  en  grand  nombre  sur  les  saules. 

14  Juillet.  Aconitum  napelles  fl.,  Dahlia  fl.  Sem- 
blis  lulea  i.  c.  Anlhonomus  pomorum,  Mycelocharis  axil- 
laris.  Jassus  pimclifrons. 

17  Juillet.  Lina  fremit/ae  fraîche.  Adalia  bipunc- 
tata  fraîche.  Calvia  14-guUata  fraîche.  Penthia  Berg- 
manniana  fraîche  sur  les  rosiers. 

20  Juillet.  Formica  nigra  L.  c^.  Gamasus  co- 
leoplratus.  Oenectra  Pilleriana  fraîche.  Bythoscopus  fru- 
ticoUis. 

21  Juillet.  Zerene  grossularia  en  très  grand 
nombre. 

23  Juillet.  Brackyplerus  urlicae  i.  c.  Aeschna 
grandis  fraîche.  Psocus  frais.  Leptothorax  acervorum 
Laemophloeus  muticus. 

26  Juillet.  Tilia  europaea  fl. 

28  Juillet.  Aphodius  haemorhoidalis  frais. 

29  Juillet.  Au  malin,  de  grands  essaims  de  cou- 
sins dansent  dans  l’air,  étant  composés  en  majeure 
partie  d’exemplaires  mûles.  Ptyela  spumaria  i.  c.  Tet- 
tigonia  viridis. 

30  Juillet.  Tenebrio  molitor.  Pytho  depressus  kais 
sous  l’écorce  des  pins. 

31  Juillet.  Musca  domeslica  i.  c.  Lathridius  mi- 
nutus  frais.  Typhlocyba  rosae. 

3 Août.  Bythoscopus  fulgidus  i.  c.  Typhlocyba 
iinealella.  Jassus  ocellaris. 

8 Août.  Les  feuilles  du  bouleau  jaunissent  et 
ses  semences  tombent.  Hirondelles  disparues. 

9 Août.  Phratora  vitellinae  fraîche. 


185 


10  Août.  Des  grandes  larves  du  Necrophorus 
vespUlo  L.  (ruspator  Er.j 

12  Août.  I.arves  de  la  Phraiora  vüellinae. 

15  Août.  Des  hirondelles  apparaissent  en  grande 
quantité,  mais  ce  ne  sont  que  des  essaims  de  passage, 
qui  venaient  du  nord  et  qui  disparurent  le  lendemain. 
— Des  mésanges  passent. 

19  Août.  Aphrophora  salicis  i.  c. 

21  A oût.  Nanophyes  lythri  frais. 

22  Août.  Plyela  spumaria  i.  c.  Myrmica  rugi- 
nodis  (5-  Galleruca  viburni  fraîche. 

25  A O lit.  Des  essaims  d’hirondelles  passent  du 
Nord  au  Sud. 

27  Août.  Plusieurs  Dahlias  gelés.  Cassida  vi- 
bex.  Geotrupes  stercorarius. 

30  Août.  Chlorosoma  myriformis  i.  c. 

3 Sept.  Dans  la  nuit  tous  les  Dahlias  gelés. 

5 Sept.  Musca  domestica  et  Exorista  vomitoria  s’in- 
troduisent  en  grand  nombre  dans  les  chambres,  quoi- 
que le  temps  soit  encore  beau,  et  deviennent  insup- 
portables. 

9 Sept.  Première  neige,  mais  les  arbres  sont  en- 
core verts  en  grande  partie. 

15  Sept.  Journée  magnifique. 

19  Sept.  Le  chêne  devient  jaune. 

21  Sept.  Bouleau  jaune.  Syringa  encore  tout- 
à-fait  verte.  Exorista  vomitoria  en  quantité  sur  les 
haies  exposées  au  soleil. 

23  Sept.  Lopus  tunicatus,  Tachynus  rufipes  volant. 
La  Chenille  de  la  Pygaera  bucephala  se  transforme  en 
chrysalide.  Les  mouches  domestiques  commencent  à 
mourir  dans  les  chambres. 


186 


26  Sept.  Anobium  paniceum.  Gaslropacha  populi 

frais. 

29  Sept.  Le  temps  est  chaud,  néanmoins  les 
mouches  domestiques  meurent  dans  les  chambres  et 
sur  les  fenêtres,  présentant  souvent  un  abdomen  très 
enllé.  Ce  n’est  donc  pas  le  froid  qui  les  fait  mourir! 

1 Octobre.  Le  temps  est  beau.  Chêne  et  bou- 
leau presque  sans  feuillage.  Caragana  fnitcscens  avec 
quelques  feuilles  vertes.  Syringa  vulgaris  verte. 

9 O et.  Mttsca  domeslica  i.  c.  mais  faible  et  son 
vol  très  bruyant.  — Acidalia  brumaria  i.  c. 

12  O et.  Syringa  vulgaris  et  Popidus  niger  encore 
verts.  Les  mouches  domestiques  extrêmement  friande.s, 
même  te  soir  à la  lumière. 

14  O et.  Coccme//a  7 /wndato  fraîchement  éclose  en 
énorme  (juantité.  Colias  rhamni.  Taras  vaporariorum  L. 

15  O et.  Les  feuilles  encore  vertes  du  Poputus 
niger  se  criblent  par  la  gelée. 

20  O et.  Le  feuillage  de  la  Syringa  vulgaris  en- 
core vert.  Ileimonophila  gelatella  i.  c. 

22  O et.  Adalia  bipunctata.  Syringa  vulgaris  werle. 
25  O et.  Neige. 

1 Novembre.  Populus  niger  sans  feuillage.  Sy- 
ringa vulgaris  encore  avec  quelques  feuilles. 

3 Nov,  Berbem  vidgaris  verte. 

12  Nov.  Premier  trainage. 

14  Nov.  Durant  la  nuit,  la  Neva  a été  prise. 

19  Nov.  On  passe  la  rivière  sur  la  glace.  Ce- 

randria  cornuta  fraîche,  dans  la  chambre. 

27  Nov.  Dégel.  Quelques  cousins  dans  l’air. 

15  Décembre.  Dernières  mouches  dans  la  chambre. 


187 


VII.  Nonveautés. 

Tlicratcs?  thoracica,  parallela,  subconvexa,  nitida,  testacea, 
macula  ad  oculos,  duabus  in  Ihoracis  medio  lateralibusque  ni- 
(jvis,  ebjh'is  profunde  transversim  rugosis  fera  plicatis,  inlerstitüs 
grosso-piinctatis,  viridibus;  femoribus,  tibiis,  tarsurum.  arlicuUsque 
apice  infuscatis;  capite  magno,  poslice  transversim  impresso,  gla- 
bro;  oculis  valde  prommidis;  thorace  glab7'o  in  medio  convexo. 
Long.  3 1.  — lat.  1 I. 

Par  se.s  élylres  fortement  rugueuses,  elle  se  distin- 
gue des  autres  Therates  et  devrait  peut-ôtre  former  un 
genre  particulier.  Chez  le  mâle,  le  seul  sexe  que  je 
connaisse,  le  labre  présente  en  avant  six  dentelures, 
et  les  tarses  antérieurs  ont  leurs  trois  premiers  ar- 
ticles assez  visiblement  dilatés  et  le  4:ième  très  petit, 
triangulaire.  Les  antennes  sont  grêles  et  grossissant 
un  peu  vers  l’extrémité. 

La  patrie  de  cette  intéressante  espèce  ne  m’est 
pas  connue,  mais  je  présume  qu’elle  vient  des  Indes 
orientales.  .le  l’ai  fait  représenter  sur  la  planche  des 
Etudes  entom.  pour  l’année  1857. 

Carnbus  aciilii'ollis.  (J  elongatus,  subovalus,  subdepressus , 
opacus,  niger;  capite  elongato,  punctalo;  oculis  vix  prominulis; 
thorace  punctalo,  suhcordalo,  laleribus  reflexis,  minutissime  tu- 
berculato-rugo&is , angtdis  posticis  valde  produclis,  acutis;  scu- 
lello  transverso-triangnlare , medio  impresso,  laeve,  tdlido;  ely- 
tris  elongato-ellipticis,  suhlilissime  denlato-tuberctdatis,  pmiclis  mi- 
nutis  vix  dislinctis  duplici  sérié;  corpore  subtus  nilido,  lateribus 
tuberctdato-rugosis ; tibiis  tarsisque  subtus  fulvo-villosis.  Long. 
11  Va  I.  - laL  4 I. 

C’est  une  des  espèces  les  plus  allongées  du  genre, 
qui  rappelle  un  peu  la  forme  des  Procrustes.  Les  an- 
gles postérieurs  du  corselet  fortement  saillants,  aigus 
et  dirigés  en  arrière,  et  la  surface  terne  des  élytres. 


188 


produite  par  de  très  petits  tubercules  dont  elle  est 
couverte,  la  font  facilement  distinguer.  Elle  provient 
du  Kourdistan  dans  l’Asie  mineure  et  se  trouve  repré- 
sentée sur  la  planche  do  ces  Etudes  pour  l’année  1857. 

Ilaetcrius  pulirrulus  Motsch.  Bull.  d.  Mosc.  t837  p.  123, 
suhrolundatus , subdeprcssm , nilidm,  punctalissimus,  lestaceo  pu- 
berulus,  rnfo-caslanms;  lliorace  Irapezoidali , laleribiui  in  medio 
subexcavutis,  antjulis  poslicis  ucutis,  promimdis,  ulrinque  prufunde 
impressis;  ehjlris  siibovalis,  truncalis,  ud  laleribus  utrinque  levi- 
ter  trisulcalis,  mlcûi  inlernis  poslice  abbrevialis;  tibiis  dilalalis, 
poslicis  latissimis,  anlids  multü-spinulosis.  Long.  *4  I.  — lal  V2  h 

11  ressemble  beaucoup  à notre  H.  quadralus,  mais 
la  ponctuation  et  la  pubescence  courte,  qui  couvre  le 
dessus  du  corps,  ainsi  que  la  forme  trapésoidale  un 
peu  étranglée  du  milieu  du  corselet,  le  font  facilement 
distinguer.  Il  vient  de  Sicile. 

Scicrum?  sexcostatuiu,  elonqatum,  subparalleluni,  subconvexum, 
suhopacuin,  nigro-fuscu7n;  capite  ruqoso,  Iransversim  profunde 
impresso;  thurace  tuberculato-i'ugoso,  medio  convexo,  longitudi- 
nàli  impresso,  laleribus  explanalis,  rotundatis,  angniis  poslicis 
redis,  aculis;  eh/lrts  Ihornce  fere  angustioribus,  sexcoslulis,  cos- 
tis  supra  crenulatis,  inlerslitiis  submaequalibus,  in  medio  luber- 
culis  sparsis  in  linea  disposilis;  sutura  subelevuta  utrinque  sérié 
tuberculorum  minulissimum.  Long.  2 1.  — lal.  '‘A  1. 

Par  la  forme,  voisin  du  Sc.  faveolatum,  mais  quatre 
fois  plus  petit,  avec  un  corselet  plus  large  et  les  côtés 
sur  les  élytres  plus  fortement  marquées,  ce  qui  le  dis- 
tingue aussi  du  Sc.  lineatum  d’Espagne.  11  habite  les 
îles  de  l’Archipel  grec. 

Itioplancs  erctifus,  elongatus,  poslice  dilatalus,  upice  atte- 
nuatus,  si/bdepressus,  nitidus,  punclidalus,  niger;  palpis  anlen- 
narumque  apice  fusais,  tai'sis  sublns  rufo-villosis;  thorace  fere 
elongato,  poslice  subanguslato , basi  utrinque  subsinuato,  angulis 
poslicis  redis,  prorninulis;  ehjlris  subovatis,  foveolalo-sHniin  in- 
terslüiis  subcorwexis.  Long.  4 Va  1.  ' — lal.  IV4  h 


189 


Plus  allongé  que  les  Pandams,  rappellant  presque 
la  forme  des  Baryscelis  et  Centronipus,  étant  assez  dis- 
tinctement étranglé  à la  base  des  élytrcs,  qui  ont  7 
lignes  de  fovéoles  sur  chacune.  Il  a été  trouvé  sur 
l’île  de  Candie. 

Iladrus  curopacus,  elongato-ovatm  postice  attenualus,  vix 
convexus,  subtilissime  scabrosus  vel  densissme  tvberculatus,  opa- 
cus,  niger,  undique  cano-sordidus;  Ihorace  subtransvei'so,  antice 
angiislulo,  basi  fere  recte  Iruncato,  angnlis  poxticis  acutis;  ely- 
tris  elongalis,  ad  basin  dilatalis,  apice  attenualis,  leviter  stria- 
lis',  intersliliis  distincte  elevutis;  huimris  distinctis,  angulatim  pro- 
ductis.  Long.  S'/a  1.  — lal.  2 1. 

C’est  l’espece  la  plus  allongée  du  genre,  et  qui 
présente  les  élytres  atténuées  vers  l’extrémité  depuis 
leur  base,  où  les  angles  huméraux  forment  la  partie 
la  plus  large  du  corps;  le  corselet  parait  aussi  un  peu 
plus  allongé  et  les  angles  postérieurs  plus  saillants. 

Elle  se  trouve  en  Corse  et  donne  ainsi  un  repré- 
sentant en  Europe  de  ce  genre  africain. 

Mifispa  bysaiitica,  ovatn,  convexa,  gibbosa,  punctatissima, 
nigrn;  capite  thoraeeque  creberrime  punctatis,  siibupacis;  elytris 
subnitidis,  thorace  fere  duplo  hitimibus,  valde  convexis,  conna- 
tis,  lateribus  vix  dislincte-costatis.  Long.  3 — 4 I.  — Int.  1 '/î — 2 I. 

Taille,  forme  et  couleur  voisines  de  celles  de  la 
Mic.  Philistina  Reiche,  mais  avec  une  ponctuation  dis- 
tincte sur  les  élytres  et  un  corselet  plus  étroit  posté- 
rieurement. On  la  trouve  sur  les  côtes  du  Bosphore 
et  en  Grèce,  d’où  elle  a été  rapportée,  comme  plusieurs 
autres  espèces,  par  M.  le  I):r  lijin. 

Une  autre  espèce  de  ce  genre  est  Micispa  Pyraei 
m.,  qui  ne  diffère  de  la  précédente  que  par  les  stries 
régulières  qu’on  voit  sur  ses  élytres.  Elle  vient  de  Morée. 

Une  troisième  espèce  nouvelle  est  enfin  ma  Mic. 


190 


(/raeca,  qui  a une  forme  un  peu  plus  allongée  quatre 
fois  plus  grande  que  les  précédentes.  La  ponctuation 
sur  les  élytres  est  plus  serrée  et  plus  prononcée,  les 
stries  à peine  visibles  et  interrompues,  tandis  que  leurs 
intervalles  assez  convexes  en  forme  de  côtes  a|)planies. 
Morée. 

Pfitliliis  riibricoliis,  elongatns,  subparallelus , subconvexus, 
nitidas,  sparsim  pilosus,  niger;  thorace  subtransverso,  rotundalo, 
fere  glabro,  rufo;  antennarum  basi,  palpis,  abdominis  ano  pe- 
dibus(pie  rufo-leslaceis;  elytris  grosso-punclalis,  punclis  confluen- 
tibus.  Long.  2V2  1.  — lal.  1 1. 

Il  est  un  peu  [)lus  long  et  presque  du  double 
plus  large  que  le  Pedilus  fuscii.s  Fiscli,  auquel  il  res- 
semble par  la  forme  de  la  tete,  du  corselet  et  la  ponc- 
tuation des  élytres;  mais  la  couleur  du  corselet  et  des 
pattes  le  fait  bientôt  reconnaitre,  rappelant  beaucoup 
le  Ped.  rujkollis  Ziegl.  de  l’Amérique  septentrionale,  tant 
par  sa  taille,  que  par  sa  forme  et  par  ses  couleurs, 
à l’exception  cependant  des  pattes,  des  antennes,  des 
palpes,  et  de  l’avant-dernier  anneau  de  l’abdomen  qui 
dans  l’espèce  américaine  sont  noires.  Le  P.  rubricollis 
vient  de  la  Russie  méridionale,  où  je  l’ai  pris  aux  en- 
virons de  la  ville  d’Isium,  Gouv.  de  Kharcov  et  appar- 
tient par  conséquent  à la  faune  d’Europe. 

Dans  le  Bulletin  des  Natur.  de  Moscou,  1845,  j’ai 
décrit  une  troisième  espèce  de  ce  genre  sous  le  nom 
de  Ped.  fulvipes,  qui  est  un  peu  plus  grande  et  sur- 
tout plus  large  que  le  Ped.  fvsciis  et  qui  a les  pattes 
et  les  deux  anneaux  de  l’abdomen  d’un  lestacé  roussàtre 
vif.  Ce  nom  ayant  déjà  été  donné  à une  espèce  améri- 
caine, je  propose  de  nommer  mon  espèce  Ped.  nippes. 


191 


An  die  cntomoloj?isclicii  Léser. 

AnzUglichkeitcn,  platle  Witzoleien  iind  wenig  an- 
stîinciige  Ausilriicke,  verbieten  allerdings,  einem  auf 
Bildung  Anspruch  inachendeni  Mensclien,  auf  dieselben 
zu  antworten.  Wenn  aber  die  Arroganz  so  weit  gobt, 
dass  die  Enlomologen  ganzer  Nationen  in  corpore  ver- 
dannnt  werdeii  und  rnan  deren  Leistiingcn  in  der  un- 
delikatstcn  Forni  für  faheh  erkliirl,  oder  abgeschrieben 
iiennt,  oder  gar  beleidigende  Witze  l)eifUgt,  so  kann 
ein  solches  Treiben  nicht  obne  Widerwillen  angeseben 
werden.  Die  Entomologie  isl  und  bleibt  cine  Beo- 
bachtungs-Wisscnschaft,  die  iinnier  vorwürts  gelien 
niuss;  jeder  Beitrag  aiso,  aucli  der  allerkleinste  ist 
dankenswerlb.  Wer  dies  verkennt  oder  ignoriert,  bringt 
nur  sicb  und  der  Wissensebaft  Sebaden;  denn  dadurch 
wird  der  Fortschi'ilt  aufgebalten  und  nur  zu  oft  schon 
Besproebenes,  als  neu  wieder  aufgetisclil,  daber  die 
fortwtUirenden  Uniarbeilungen.  MOgen  doch  diese  stren- 
gen  Richter,  statt  Zeit,  Papier  und  Geld  auf  frucbllose 
Krilik  und  Wiederboblungen  zu  versclileiidern,  die  Wis- 
sensehaft  mit  eigenen  Entdeckuugen  besebenken,  dass 
wird  in  jedem  Falle  nülzliclier  seyu,  als  dire  Collegen 
mit  beleidigen  Vorwlirfen  zu  überscbütton,  um  sicb  mit 
Selbstzufriedenbeit  aïs  die  grossen  Meister  zu  produ- 
cieren.  Daber  arbeiten  Sie,  meine  Herrn  getrost  fort  und 
kümmern  Sie  sicli  niebt  um  das  Zetergeschrei  einzelner 


192 


Grosspraliler,  es  wird  schon  ein  Mal  auoh  dein  deut- 
sclien  Publikiun  sait  werden. 

Uni  so  erfreuliclier  war  es  uns,  im  XII  Jahrgange 
der  Linnaea  ent.  den  krilisclien  Aufsatz  des  H.  D:r 
GestUcker,  üher  die  Gattung  Carabus  zu  lesen,  in  wel- 
cheni,  abgesehcn  von  ein  Paar  harlen  Stellen,  dass 
Ganze  würdevoll  gehalten  und  einer  Antwort  gewiss 
Werlh  ist.  Wenn  derselbe  Autor  in  den  Berichten  in 
Wiegmanns  Archiv,  niir  reine  Anzeigen  der  entomolo- 
gisclien  Leistungen,  ohne  Benierkungen  geben  wolite, 
so  dlinkt  uns,  würe  damit  wohl  einer  grossen  Majo- 
ritiit  ini  Publicum  gedient. 

Eine  Slimme  mis  Russland. 


Errata. 

Aux  pages  42  et  43  de  ces  Eludes  pour  l’année  1857,  se  sont 
glissées  deux  fautes  d’impression:  au  lieu  de  C.  quercula  il  faut  lire  C. 
querula  et  au  lieu  de  C.  porasina  ■=  C.  prasina. 


)■  en  fo/no/rM/n^ne.  r 


. / ///<■< 


’/n^. 


ÛUM.  p, 

O»^  -,  . « 

i«.ir‘=) 


/ < jnfrn/oiihi  Sivner.sii.  2,.  Yotndfltilrt  u iiirnlnra.JJ'ntoaiht  adultéra  'i,Xiililia 
ruJhsTrns  f ra  e Som a ira I osae  fj.  'l'd“Baujif  au/,  llijrim  yale  L .^.d^Lam/'ulurrl,  - 
.sY/taitf  de.--,  llaluweu.s-o/aie  vert ihile Hun rhilrjul  6,  Lduyfdurclm-h„i(t  dê.r,  Ibdimiens 
eoifXyliuu  ruu/rmi.unÿrira  fct.mit  irrfiHden  Haa rbd.udi  'dn  IBaaiir  rnn  Hadaui  amiar 
aii/nelpla'iiiuui  e/utuui  L.  ' 


■ra 


VJ-  » -• 


..s  ’ 


' ■ '-l;. 


.-.3  ■’  >3  f 
J.;,’  . : 


h- 


i 

i 

t 


i: 

», 

l 


^>,ir 


\ 


■ 


ETUDES  ENTOMOLOGIOUES, 


rédigées 


par 

ITictoi*  île  îlîotscOufsfii), 

Lientenant-Colonel  d’Etat-Major,  en  retraite  &c. 


cMi/U/Ëe. 


Déposé:  chez  M.M,  Eggers  à S:t  Pctcrsboiirg,  Léopold  Voss  & Leipzic 
et  Gue'riii-Meneville  à Paris, 


IIELSINGFORS. 

Imprimerie  de  la  Société  de  Litléralure  Finnoise. 


Iinpi  irnaliir:  G.  f.  Aniinolf. 


ETUDES  ENTOMOLOGIQUES 

18  50. 

1 Janvier.  Historique:  Protestation.  Voyages  et 
ezcursions.  J.  Nietner,  nn  séjour  sur  l’ile  Ceylan. 
Entomologie  spéciale:  Motschnlsky,  Insectes  des 
Indes  orientales  (2:d  série).  Le  même,  Insectes  nou- 
veaux du  bassin  de  la  Méditerranée  &c.  J.  Sievers, 
Description  de  deux  chenilles  &c.  Motschulsky,  Sur 
les  Collections  Coléoptérologiques  de  Linné  et  Fabri- 
cins  (Lamellicornes  coprophages).  Synonymie  et  cri- 
tique. Entomologie  appliquée:  Insectes  utiles  et 
nuisibles  (sur  le  cafier).  Littérature:  Ouvrages 
entomologiques.  Météorologie. 


1.  Historique. 

Protestation. 

Le  premier  congrès  entomologique  de  l’yVllemagne 
n tenu  ses  séances  à Dresde,  le  22,  23  et  24  Mai 
1858;  il  était  composé  de  45  personnes,  pour  la  plu- 
part inconnues  du  monde  savant,  et  de  quelques  autres, 
qui  se  distinguent  par  leurs  idées  excentriques.  Ces 
Messieurs  se  sont  concertés  pour  imposer  plusieurs 
lois,  dont  je  citerai  les  trois,  qui  m’ont  parues  présen- 
ter un  intérêt  général: 


4 


1.  Dorénavant  la  description  de  chaque  insecte  nou- 
veau, iloit  être  précédée  dune  diagnose  latine,  et  les  de- 
scriptions sans  diagnose  seront  regardées  comme  non  avenues 
et  par  conséquent  ignorées. 

2.  Les  descriptions  doivent  être  écrites,  en  langue 
de  racine  romaine  c.à.d.  en  latin,  en  allemand*),  en  fran- 
çais, en  anglais  et  peut-être  en  italien.  Les  autres  lan- 
gues .sont  à ja7nais  exclues  de  la  science  et  ce  qu'elles  ex- 
primeront sera  ignoré. 

3.  Les  descriptions,  et  en  général  les  travaux  ento- 
mologiques,  n'auront  dorénavant  quelque  valeur,  qu’autant 
qu’ils  paraitreront  dans  les  jornaux  entomologiques  et  qu’ils 
se  venderont  chez  les  libraires. 

Ces  lois  péremtoires  ne  servent  qu’à  entraver  la 
science,  et  ne  pourront  jamais  être  admises  par  la 
pluralité;  elles  pourraient  être  bonnes,  tout-au-plus, 
pour  l’Allemagne,  où  il  ne  reste  plus  rien  ou  peu  de 
chose  à décrire,  mais  elles  seraient  nuisibles  pour  la 
Russie,  où  nous  sommes  souvent  trop  heureux  d’avoir 
des  descriptions  en  langue  russe,  môme  sans  diagnose 
latine.  11  nous  importe  avant  tout  de  connaître  les 
produits  de  notre  vaste  territoire,  et  peut-on  exiger, 
que  nos  voyageurs  apprennent  les  langues  étrangères 
pour  exploiter  les  steppes  des  Kirguises  et  les  alpes 
du  Caucase? 

Nous  continuerons  donc,  à l’avenir,  d’adopter  toutes 
les  descriptions  entomologiques,  avec  et  sans  diagnoses 
latines,  écrites,  n’importe  dans  quelle  langue;  nous  les 
traduirons,  s’il  le  faut,  mais  nous  n’ignorerons  jamais 
ce  qui  a été  publié. 


*)  Nous  ne  pensons  pas  que  rallemand  est  une  langue  de  racine  latine. 


a 


Environ  un  (iers  de  la  poj)ulation  de  l’Europe, 
parle  les  langues  slaves,  qui  sont  beaucoup  plus  voisines 
entr’elles,  que  ne  le  sont  l’allemand,  le  français  et 
l’anglais;  si  donc  un  congrès  allemand  a pu  s’arroger 
le  droit  de  régler  le  mode  de  publication  des  travaux 
cntomologiques,  pour  tout  le  monde  romain,  pourquoi 
un  congrès  de  naturalistes  slaves,  n’aurait-il  pas  le 
droit  de  dresser  des  règlements  pour  les  peuples  qu’il 
représente.  Or,  comme  les  langues  d’extraction  ro- 
maine ne  conviennent  pas  mieux  pour  exprimer  nos 
observations  faites  sur  la  nature,  il  serait,  je  crois, 
convenable  et  utile,  de  choisir  pour  les  peuples  slaves, 
comme  langue  scientifique,  celle  qui  est  la  plus  déve- 
loppée et  la  plus  répandue.  Nous  avons  besoin  surtout 
d’une  langue  qui  s’écrive,  et  que  chacun  peut,  du  reste, 
prononcer  à sa  manière;  alors  tout  les  slaves,  tra- 
duisant leurs  pensées  dans  la  même  langue,  se  com- 
prendront facilement  sur  l’arène  scientifique  et  la 
science,  elle-môme,  ne  peut  que  profiter  en  utilisant 
ces  forces  réunies  d’une  race  encore  jeune  et  vigou- 
reuse. 

Ce  que  vient  de  décréter  le  congrès  entomolo- 
gique  de  Dresde,  peut-être  répété  à l’étranger,  par 
quelqu’autre  congrès  soit  historique,  soit  géographique 
&c.,  et  nous  serions  ainsi  réduits  à écrire,  à parler  et 
môme  à penser  on  allemand. 

S:t  Petersbourg  le  26  Décembre  1858. 


Victor  de  Motschulsky. 


(i 


Voyages  et  excursions  entomologiques. 

M.  le  général  Bartholomei,  ainsi  que  nous  l’avons 
annoncée  l’année  dernière,  nous  adressa  un  riche 
envoi  d’insectes,  qu’il  avait  récoltés,  aux  environs  de 
Lenkoran  et  sur  les  montagnes  de  Saghan-Loug, 
dans  le  nord  de  la  Perse,  Cette  récolte  renfermait 
beaucoups  de  choses  intéressantes,  et  mômes  nou- 
velles, comme  par  exemple;  Grammognatha  euphra- 
tica  01.,  Cicindela  conforta,  Odogenius  anguslatus  Métiétr., 
Glycia  Karelini  Chaud.,  Callisthenus  subslriatus*)  Motsch.^ 
Acrognatlim  lestaceus  Motsch.  (var.?),  Amaranlha  (n.  g.) 
viridis  Motsch.,  Cerambyæ  plicalicollis  Motsch.,  Clytus 
Bartholomei  Motsch.  &c.  et  parmi  les  l.,épidoptères: 
Microphysa  sliclica  Ménétr.  et  Plusia  Bartholomei  Ménétr. 
L’année  1858,  ce  voyageur  infatigable  a séjourné  en 
Géorgie  et  à Téhéran,  mais  sa  santé  et  ses  occupa- 
tions ne  lui  permirent  pas  de  chasser  les  insectes, 
quoique  à Téhéran,  pendant  les  mois  do  Décembre  et 
Janvier,  les  Carabiques  et  les  Mélasomcs  courraient  à 
terre.  Il  quitta  la  Perse  au  printemps,  passant  par  le 
Ghilan  et  la  porte  dite  de  l’enfer  (Dschehinan-Dera), 
réputée  par  la  boue  qui  y intercepte  parfois  entière- 
ment la  passage. 

Dans  la  Russie  méridionale  (Gouv.  Voronesch)  M.  le 
D:r  Schubert  chassa  les  insectes  avec  beaucoup  de 
succès;  il  envoya,  entr’autres,  le  Carabus  scythus  Motsch. 
et  parmi  les  Lépidoptères  la  jî  de  la  Pyralis  luridalis  et 

■)  Ces  nouvelles  espèces  de  Coléoptèies  sonl  décrites  dans  ces  Eludes, 
les  Eépidoptéres  dans  le  Bulletin  de  l’Académie  Iinp.  des  Sciences  (Mé- 
langes biologiques  III)  185S. 


7 


un  Plervphoi'm  basalis*)  Motscli.  que  M.  Zeller,  de 
Glogau,  a reconnu  comme  inédits  et  qui  seront  décrits 
dans  ces  Etudes,  dès  que  je  posséderai  un  plus  grand 
nombre  d’exemplaires  à ma  disposition.  Les  Steppes 
du  Volga,  d’Astrakhan  et  d’Ürenbourg  furent  exploitées 
par  M.  Artzebûschev,  qui  envoya  à l’Académie  une 
récolte  intéressante  d'insectes,  dont  beaucoup  connus 
comme  venant  de  Turcomannie.  Plus  loin  vers  l’orient 
M.  Sievertzotf,  envoyé  par  l’Académie,  exploita  durant 
deux  années,  les  bords  du  lac  Aral  et  ceux  du  Syr- 
Daria.  Encore  plus  à l’est,  M.  Semeuoff  fut  un  des 
premiers  européens,  qui  pénétra  dans  la  partie  le  plus 
éloignée  de  nos  possessions,  vers  l’Asie  centrale,  et 
ramassa  des  insectes  autour  du  lac  Issik-Koul  et  sur 
les  montagnes  qui  l’environnent;  cette  récolte  quoique 
peu  considérable,  renferme  en  grande  partie  des  choses 
intéressantes:  un  grand  Callisthenes  nouveau,  Prosodes 
Motschtdskyi  Mandert.  (ces  Etudes  1852  p.  78),  Pla- 
tyscelis  striatus  Motsch.,  Harmonia  buphtlialmus  Fisch.  &c.; 
M.  Semenoü'  affirme  que  ces  contrées  sont  extrême- 
ment fertiles  et  que  la  vigne  et  les  pèches  y crois- 
sent parfaitement  bien,  le  froid  en  hiver  ne  dépassant 
pas  — 18”  Keaurn;  — mais  vers  la  ville  Aksou  on 
voit,  des  grandes  Alpes  couvertes  de  neiges  éternelles.  — 
M.  Radde  séjourna  encore  un  été  dans  son  château 
improvisé  sur  le  fl.  Amour  et  où  la  colonie,  qui  vient 
d’y  être  établie  a reçu,  en  son  honneur,  le  nom  de 
Raddovka.  Dans  une  lettre  à M.  IMénétries  (du  Août 
1858),  ce  voyageur  annonce  qu’il  vient  d’exploiter  les 

*)  Le  l'ierophorus  basalis,  ressemble  à noire  pentadactylus,  mais  la  base 
des  ailes  et  les  nervures  sont  d’un  lestacé  blanchâtre,  avec  le  plumage 
autour  un  peu  grisâtre. 


8 


montagnes  de  Boiireïa  et  qu’il  y a trouvé  la  chenille 
du  Papilio  Maakü,  ({ui  est  toute  lisse,  de  couleur  verte, 
avec  une  tête  fortement  botnbée  et  un  dessein  irré- 
gulier, formé  par  des  lignes  très  fines  foncées  sur 
le  front;  cette  chenille,  à la  manière  de  celle  de 
notre  Machaon,  fait  sortir  lorsqu’on  l’inquiète,  une  corne 
molle  et  rougcAtre.  Elle  vit  sur  le  Phyllodendron  amu- 
rensis  et  sa  chrysalide  s’attache  aux  branches  par  deux 
(ils.  Cet  observateur  ajoute  que  la  Colias  aurora  ne 
se  rencontre  que  sur  le  rivage,  près  de  l’Amour,  où 
elle  voltige  depuis  midi,  jusqu’à  quatre  heures,  mais 
ce  sont  toujours  les  mâles  qu’on  rencontre,  qui  après 
le  20  Juin  disparurent  entièrement,  sans  que  M. 
Radde  soit  parvenu  à observer  un  accouplement.  Sa 
lettre  est  accompagnée  du  dessein  d’une  Satumia, 
probablement  nouvelle  et  voisine  de  la  Sat.  pyre- 
torum  Boisd.,  qui  paraît  vivre  dans  les  forêts  de  Betula 
daurica,  un  autre  desein  reproduit  la  magnifique  Saturn. 
Artémis  Bremer  (ces  Etudes  1852  p.  64),  qui  res- 
semble beaucoup  à la  Sat.  Itina  de  l’Amérique  et  qui 
d’après  M.  Radde  ne  vole  qu’à  minuit.  La  femelle  est 
encore  plus  grande  que  le  niAle,  caractérisé  par  M. 
Bremer,  ayant  les  ailes  inférieures  plus  larges  et  moins 
sinuées.  Parmi  les  Coléoptères,  M.  Radde  mentionne: 
une  Saperda  noire,  avec  des  bandes  transversales  blan- 
ches, un  grand  Prionide,  un  Anoplislus  entièrement 
rouge,  un  grand  Clytus  à élytres  traversées  par  des 
bandes.  De  ÏApoderus  lonyiccps  Ménétr.,  M.  Radde  dit, 
qu’à  l’approche  du  danger  cet  insecte  se  place  de  suite 
sur  les  pattes  de  derrière,  relève  [iresque  verticale- 
ment sa  tête  allongée  et  dans  cette  attitude  menaçante 
attend  son  ennemi;  mais  il  faut  être  bien  alerte  pour 


9 


le  prendre,  car  il  se  laisse  tomber  à terre  et  on  a 
grande  peine  à le  chercher  dans  l’herbe  et  les  feuilles 
sèches.  — Une  autre  espèce  A'Apoderus,  de  couleur 
toute  jaune  vit  sur  les  grandes  feuilles  de  la  Tilia 
Mandschurica  et  quelques  autres  sur  le  Conjlus  hetero- 
phylliis.  Parmi  les  Buprestides  sont  cités;  une  Larnpra 
avec  des  plaques  lisses  bleuàlrcs  sur  les  élytres,  un 
Phaenops  et  quelques  Ancylocheira  intéressantes.  Pour 
les  Carabiques,  il  trouva  les  mêmes  espèces  que  l’année 
passée.  M.  Badde  a quitté  cette  contrée  pendant 
l’hivers  de  1858  et  retournera  à S:t  Petersbourg  vers 
la  fin  de  l’année  courante.  Au  nombre  des  voyageurs 
russes,  qui  ont  ramassés  des  insectes  sur  les  rives 
du  fl.  Amour  pendant  1858,  doit  être  mentionnée  une 
Dame,  l’épouse  do  notre  Consul  au  Japon,  iMadame 
E.  Gaschkevitch,  qui  descendant  ce  fleuve  sur  un  bateau 
à rames,  pour  se  rendre  au  Japon,  a eu  l’extrôine 
amabilité,  do  ramasser  pour  moi  des  insectes  pendant 
les  haltes  qu’on  était  obligé  de  faire.  M.  le  Général 
Mouraviefl  avait  fait  arranger  pour  ce  voyage  un  ba- 
teau, composé  de  deux  chambres  élégamment  arran- 
gées. — La  navigation  commença  à la  fin  de  Mai  et 
dura  deux  mois,  pareequ’on  était  obligé  de  changer 
souvent  de  rameurs  ou  bien  garder  des  gens  malades, 
ne  trouvant  dans  les  villages  riverains,  aucun  individu 
exempt  de  fièvre  inlermittante.  Presque  tout  les  nou- 
veaux colons  étaient  occupés  à se  construire  des  mai- 
sons et  défricher  la  terre.  Enfin  M.  Gaschkevitch  par- 
vint à se  procurer  des  rameurs,  pour  toute  la  durée 
du  voyage,  parmi  les  soldats  destinés  pour  Nikolaëvsk. 
Mais  une  nouvelle  calamité  survint  bientôt,  ces  gens 
ne  connaissant  pas  le  lit  du  fleuve,  touchaient  à tout 


10 


moment  et  on  était  obligé,  de  perdre  quelquefois  une 
demie  journée  [)our  se  remettre  à flot.  On  reçut  plus 
tard  un  soi-disant  pilote  c.à.d.  un  homme  qui  avait 
déjà  une  fois  navigué  sur  le  fleuve,  accompagnant 
quatre  enfants  d’une  veuve  d’un  oflicier,  mort  à Ni- 
kolaiisk  et  qui  retournait  en  Russie.  M;me  Gaschkevitscli 
profita  de  ces  entraves  pour  ramasser  des  insectes, 
surtout  des  petites  espèces,  qui  olTrent  beaucoup 
d’intérêt  et  même  du  nouveau.  Outre  les  Cidndela 
spinigera  Escli.  et  G.  latescripta  m.  trouvées  précédem- 
ment par  M.  Schrenk,  il  se  trouve  une  nouvelle  espèce, 
très  voisine  de  la  contorta,  que  j’ai  nommé  C.  Elisae 
en  l’honneur  de  Madame  Gaschkevitsch,  un  Plalylrachelm, 
un  üemclrias  et  deux  Dromius  nouveaux  un  Tréchiaire 
d’un  genre  nouveaux,  que  j’ai  nommé  Derelites  resplen- 
dem,  deux  grandes  Calosoma,  dont  une  C.  aenoa  m. 
voisine  de  notre  C.  sêriceum  et  l’autre  C.  cyanescms, 
ressemblant  à la  G.  clathralum  Kolenati;  parmi  les 
Staphilinites  un  CreophUus  fulvago  m.,  qui  se  distingue 
du  maæülosus  par  sa  pubescence  rousse;  parmi  les 
Lamellicornes  et  les  Hétérophages  il  y a peu  de 
nouveau,  mais  parmi  les  Rhynchocephales  et  les  Rra- 
chycephales  on  doit  citer:  Apoderus  rubidus  m.,  Apoderus 
maurus  m.,  Apoderus  carbonicolor  m.,  Apod.  humerosus 
rn..  Bhgnchites  rugipennis  m.,  Rliynch.  dcatricosus  m, 
Cneorhinus  fosmlato-punclalus  m.,  Tanyrhinus  tessellatus 
m.  &c.;  pour  les  Brachycéphales  il  s’y  trouve:  Lu- 
perodes  nigripennis,  praeustus,  quadrigutlatus  m.,  Argopisles 
biplagialus,  limbatus  et  flavüarsis  m.,  tous  à forme  de 
Chüocorus,  mais  avec  les  cuisses  postérieures  renflées 
et  propres  pour  sauter;  Oreina  virgala  m.,  Entomoscelis 
nneutalis  m.,  Gastrophysa  cyanea  m.,  Colaphus  punc- 


11 


talus  11).  Les  Stenioxes  et  Longiconies  sont  assez 
pauv^es,  à l’exception  d'une  niagniüque  Lamprodila 
(Lanipra)  virgata  ni.,  et  d’un  Clytus  sexmaculatus  qui 
sont  inédites.  Cette  récolte  n’est  pas  moins  intéres- 
sante pour  les  autres  ordres  d’insecis:  — Les  Or- 
thoptères présentent  deux  espèces  de  Gomphocerus: 
longicomis  ni.  et  barbipes  ni.,  ensuite  un  genre  nouveau 
voisin  des  Podisma,  avec  le  dernier  segment  de  l’ab- 
domen élargi  et  le  pygidium  en  forme  de  boule,  je 
l’ai  nommé  Pmmna  viridis;  une  Panorpa  nigrofasciata 
m.;  trois  Pliryganides  nouvelles  et  remarquables  par 
leur  ressemblance  avec  des  espèces  de  l’Amérique  du 
Nord:  Leptocera  radiala  m.  est  très  voisine  de  la  Lept. 
(lexuosa  Haldernan  et  la  Leptocera  nivea  m.  d’un  blanc 
verdûtrc,  de  la  Lept.  8 maculata  Haldernan,  une  troisième 
Leptocera,  plus  petite  et  d’un  blanc-testacé  j'ai  nommé 
albescens.  — Parmi  les  Hémiptères  il  y a une  Cop- 
tosoma  bigultata  m.  très  voisine  d’une  espèce  analogue 
de  Ceylan  et  de  Java,  un  grand  Cimex  cuprifer  m., 
d’un  vert  plus  ou  moins  cuivré,  Gmex  10  pimctatus 
m.,  Eurydema  pulchella  m.,  Alydus  niger  m ; une  Cicade 
voisine  de  la  C.  tessellata  &c.  — Nous  avons  encore 
à faire  mention  de  quatre  entomologistes  russes  qui, 
en  1858,  ont  été  à l’étranger.  IM.  le  Colonel  Radasch- 
kovski  lit  un  voyage  à Berlin,  à Paris  et  à Londres 
où  il  étudia  les  riches  collections  hyménoptèrologiques 
de  ces  musées.  Il  loue  beaucoup  celui  de  Paris,  mais 
il  a été  peu  satisfait  de  celui  de  Berlin  ou  les  mites 
et  les  Anthrènes  détériorent  les  insectes  mal  déter- 
minés, ainsi  que  les  types  de  Klug  et  d’Erichson.  — 
M.  le  Colonel  Manderstjerna  visita:  Nice,  Florence, 
Rome,  Naples,  Paris,  l’Allemagne  &c.  et  rapporta  un 


12 


grand  nombre  de  Coléoptères  intéressants.  A Florence 
il  a été  très  agréablement  surpris  de  trouver  un  musée 
d’histoire  naturelle,  qui,  entr’autre,  se  distingue  par  l’ordre 
et  la  conservation  des  objets  entomologiques.  On  y 
admire  une  jolie  collection  d’insectes  de  l’Italie,  formée 
par  M.  le  conservateur  du  musée;  il  y existe  aussi  une 
collection  d’entomologie  appliquée,  dont  les  pièces,  qui 
ne  sont  pas  susceptibles  d’èlre  desséchées,  sont  modelées 
en  cire.  — M.  Eversmann  a passé  un  hiver  entier  en 
Algérie,  durant  lequel  le  Thermomètre  ne  baissa  pas 
au  delà  de  -j-  8”  Réaum.,  les  plantes  conservaient 
leur  feuillage,  d’autres  fleurissaient  môme,  et  cepen- 
dant les  insectes  y étaient  généralement  peu  abon- 
dants, surtout  les  papillons,  ce  que  j’ai  également 
remarqué  en  Egypte.  Il  paraît  en  général,  que  l’Afrique 
possède  un  climat  plus  chaud  et  plus  sec  que  les 
autres  parties  du  monde,  ce  qui  pourrait  être  la  cause 
de  sa  pauvreté  en  insectes.  Un  autre  entomologiste 
de  S:t  Petersbourg,  M.  Blessig  est  de  retour  de  la  Nou-  ‘ 
velle  Hollande,  après  une  absence  de  trois  ans.  Ce  fut 
surtout  à Melbourne  qu’il  séjourna,  et  d’où  il  s’éloigna 
dans  l’intérieur,  à une  distance  de  50  angl.  — La  contrée 
est  généralement  assez  plate,  et  la  montagne  la  plus 
élevée  ne  surpasse  pas  6,000  pieds.  La  plaine  est 
presque  dépourvue  de  forêts,  mais  les  monticules  sont 
couvertes  de  grands  arbres,  si  peu  serrés,  qu’on 
peut  passer  partout  en  voiture  sans  difficulté;  seule- 
ment sur  les  sommités  on  rencontre  des  broussailles, 
provenant  d’une  môme  espèce  de  plante,  ce  qui  donne 
à la  contrée  un  aspect  monotone  et  très  différent  de 
nos  vues  d'Europe.  Le  fleuve  Murray  est  assez  grand 
et  navigable  sur  une  distance  do  1,500  mil.  angl., 


13 


jusqu’à  la  ville  d’Arban,  où  commencent  les  mines 
d’or.  — Les  indigènes,  ainsi  que  les  animaux  sauvages, 
disparaissent  de  plus  en  plus,  à mesure  que  la  civilisa- 
tion avance,  parcequ’on  leur  prend  les  moyens  d’exis- 
tance, qui  pour  les  premiers  consistent  principalement 
en  mollusques  de  rivage;  seulement  les  hommes  âgés 
ont  le  droit  de  manger  la  chair  du  Casuar;  aussi  re- 
connait-on  facilement  les  campements  de  ces  tribus 
nomades,  par  les  grands  amas  de  coquillage  qui  y 
reste.  Ces  tribus  ne  comptent  souvent  pas  plus  d’une 
centaine  d’individus.  — Les  animaux  de  l’.Australie  de- 
mandent des  grands  pâturages,  ce  qui  devient  chaque 
jour  plus  reserré  et  moins  abondant.  Le  Kiingorou, 
le  Casuar  et  surtout  une  espèce  d’Outarde  ont  la  chair 
excellente  et  seront  bientôt  exterminés  par  les  chas- 
seur, à l’instar  du  Dodo  et  de  ces  singuliers  oiseaux 
de  la  Nouvelle  Zélande.  — Melbourne  est  une  ville 
de  plus  de  100,000  habitants,  possédant  une  université, 
où  un  émigrant  polonais  professe  riiisloire  naturelle. 
Il  y a aussi  une  collection  d’objets  d'histoire  naturelle, 
mais  elle  n'est  pas  encore  déballée,  pareeque  la  ville 
et  l’université  s'en  disputent  la  pos.session.  M.  Blessig 
a rapporté  une  a.ssez  riche  collection  de  Coléoptères 
et  de  Lépido[)tères,  avec  beaucoup  d’espèces  nouvelles, 
qu’il  s’occupe  de  déterminer. 

Les  excursions  aux  environs  de  notre  capitale 
n’ont  pas  été  négligés  par  nos  entomologistes.  M.M. 
Ménétries  et  Sievers  ont  chassé  avec  beaucoup  de  zèle 
les  Microlépidoptères  et  trouvé  une  quantité  de  nou- 
velles espèces  pour  la  faune  de  S;t  Petersbourg.  M. 
le  D;r  Iven  prit  en  Mai  V Eupisteria  picearia  sur  les 
marécages  au  delà  de  Stary-Derevnia,  couverts  de 


U 


Pinux  syheslris  rabougris  et  sur  le  Ruinis  chamemoms 
(le  la  môme  localité  VAnartha  cordigera,  qui  vole  a\C(î 
uue  vitesse  aussi  grande  que  les  Sphinx;  le  Vacciniuni 
lUiginosum,  sur  lequel  doit  vivre  la  chenille  de  cette 
dernière  noctuélite,  ne  se  rencontre  que  vers  les 
bords  des  marais.  — Graphophora  subrosea  a été  re- 
trouvée, mais  déjà  le  15  Juillet,  et  des  autres  Lépi- 
doptères nouvelles  pour  la  faune  de  S:t  Petersbourg, 
M.  Iven  a découvert:  llerminia  cribralis,  Crambus  Lei- 
nigiellus  et  Crambus  IJeringiellus , la  première  et  le 
dernier  à Lakhta  et  le  second  à Osinova-Rostcha.  — 
M.  le  Capitaine  de  la  garde  Paschin  découvrit,  dans 
les  alentours  de  notre  ville,  la  Lycaena  C-album  et 
les  Nocùua  Havorthii  et  flexa?  — M.  Lutsch  trouva  dans 
les  environs  de  Tschekouchi,  où  il  demeure,  les 
espèces  suivantes  qui  n’avaient  pas  encore  été  trou- 
vées à S:t  Petersbourg:  Sesia  formiciformis  (Juin),  No- 
ctua  sobrîna  (Juillet),  Caradnna  n.  Sp.  (y^oût),  plus 
petit  et  plus  svelte  que  la  C.  Morpheus,  Plusia  mi- 
crogramma  (Juillet),  et  Dorühea  ornataria.  — Notre 
faune  coléoptèrologique  a également  offert  plusieurs 
espèces  intéressantes:  M.  le  D:r  Moravctz  a pris 
en  Juillet  sur  le  bords  de  la  mer,  à Oranienbaum, 
un  Apalochrus  femoralis;  M.  Obert  à Ovcina  le  Tra- 
chodes  horridus,  Acalles  ptinoides?  Pellis  dentala  en 
grande  quantité  (&c.  M.  J.  Kouschakevitch  trouva 
une  très  jolie  variété  ? du  Peryphus  femoralis,  de 
couleur  bleuâtre,  qu’il  nomma  P.  genlüis.  Enfin  moi- 
même  je  pris  la  véritable  Lina  haemorhoidalis  L., 
qui  est  plus  grande,  plus  allongé  et  de  couleur  plus 
bleuâtre  que  la  L.  aenea.  Elle  vit  sur  le  bouleau,  et 
yaenoa  sur  l’aune.  Je  me  suis  de  préférence  occupé 


15 


celle  année  de  petits  Hyménoptères  et  de  Procides, 
dont  j’ai  ramassé  une  grande  quantité. 


lii  séjour  sur  Ule  Ceylau 

par 

J.  ÎVietner. 

i.e  district  de  Noura-Ellia  et  spécialement  la  vallée 
de  Pudul-Aya,  où  je  po.ssède  une  plantation  de  café, 
appartient  à la  commune  de  Rarnhodda;  c’est  un  pays 
de  montagnes,  sillonnées  de  ruisseaux  et  de  cascades 
et  couvert  de  forêts,  de  belles  [)rairies,  de  plantations 
do  café  et  de  champs  de  riz.  Ces  montagnes,  au 
reste,  ne  surpassent  pas  5,000  pieds  de  haut,  mais 
présentent  des  vues  les  plus  pittoresques.  La  maison, 
que  je  habile,  est  située  au  milieu  d'une  plantation  de 
café,  à une  élévation  de  3,880  pieds,  sur  le  bord 
d’une  vallée  assez  irrégulière  et  d’où  la  vue  s’étend 
en  diH'érentes  directions  près  de  6 — 8 liens  anglaises. 
Au  pied  de  celle  élévation,  à 1,500  pieds  de  distance, 
coule,  dans  une  large  vallée  verdoyante,  le  Pudul- 
Aya  ou  ruisseau  des  sangsues.  De  mes  fenêtres  on 
voit  quelques  rochers  s’élever  jusqu’à  5,000  pieds  de 
haut;  à gauche,  c.à.d.  vers  le  nord-ouest,  s’étendent  de 
grandes  prairies  et  de  riches  plantations  de  café;  à 
droite,  ou  ver  le  sud-est,  des  forêts  épaisses  recou- 
vrent les  montagnes  dans  le  voisinage  de  Noura-Ellia 
et  dont  plusieures  des  dernières  atteignent  la  hauteur 
de  8,200  pieds,  étant  les  plus  hautes  sommités  de 
nie.  De  ce  côté  tout  est  sauvage  et  boisé,  tandisque 


16 


e’esl  tout-à-fait  le  contraire  au  côté  opposé  de  l’île. 
Quoique  située  non  loin  de  l’équateur,  la  contrée  que 
j’habite  présente  un  climat  inconstant  et  si  l’on  ne 
peut  compter  sur  la  stabilité  des  saisons,  les  variations 
journalières  sont  encore  plus  sensibles.  Vers  le  20 
Mai  commence  la  mousson  du  S.W.,  avec  pluie,  qui 
ensuite  diminue  graduellement,  pour  recommencer  de 
plus  belle  vers  la  fin  du  mois  d’Octobre,  où  commence 
la  mousson  opposée;  la  première  est,  du  reste,  la  plus 
violente.  Le  temps  est  généralement  humide,  et  le  ciel 
plus  ou  moins  couvert  de  nuages  depuis  la  moitié  de  Mai 
jusqu’en  Décembre,  ensuite  il  fait  sec.  La  température 
journalière  varie  entre  62*’  et  74*’  Frht.  dans  l’ombre; 
64*’  t.  est  un  temps  agréable  et  durable.  Au  soleil 
il  fait  une  chaleur  étouffante,  tandis  que  les  matinées 
et  les  nuits  sont  fraîches,  ce  ipii  m’oblige  souvent  à 
faire  du  feu  dans  la  chéminée.  Dans  la  contrée,  que 
j’habite,  il  ne  gèle  jamais,  et  la  neige  ne  se  montre 
môme  pas  sur  les  sommités  de  file;  mais  à Noura-Ellia 
(6,210  pieds  haut)  les  gelées,  pendant  la  nuit,  sont 
communes  durant  la  saison  sèche.  La  hauteur  moyenne 
des  eaux  de  la  pluie,  atteint  de  150  à 200  pouces 
par  an.  Les  plantes  d’Europe  y croissent  bien,  si  on 
les  cultive  avec  soin,  mais  les  arbres  fruitiers  prospè- 
rent difficilement.  Cette  partie  de  l’île,  livrée  à la 
culture,  que  depuis  deux  ans,  peut  donc  être  consi- 
dérée comme  étant,  à peu  près,  dans  son  état  primitif. 
Les  bôtes  féroces,  telles  que  léopards,  ours  et  élé- 
phants, ne  s’y  voient  que  rarement  et  sont  plutôt  con- 
finées dans  les  parties  septentrionales  et  orientales  de 
l’île:  mais  en  revanche  on  est  très  incommodé  par 
des  sangsues  terrestres,  dont  il  existe  ici,  au  moins. 


17 


trois  espèces.  Pendant  le  temps  sec,  elles  se  tiennent 
sous  la  terre,  mais  la  moindre  humidité  les  fait  appa- 
raître sur  rherbe,  dans  une  I e quantité,  qu’on  n’a 
de  moyens  de  s’en  garantir;  leur  morsure  occa- 
sionne des  enflammations  dangereuses,  surtout  pendant 
les  chaleurs,  et  la  perte  de  sang  affaiblit  les  forces 
physiques,  si  necessaires  dans  les  climats  chauds. 

Les  insectes  que  j’ai  envoyés  en  Europe,  pendant 
les  trois  dernières  années,  ont  été  tous  ramassés,  dans 
des  localités  qui,  par  rapport  a leur  richesses  ento- 
mologiques,  peuvent  être  ainsi  divisées:  les  forêts,  les 
plantations,  les  prairies  élevées  et  les  bords  des  ruis- 
seaux. 

1.  Les  forêts.  11  ne  faut  point  se  faire  illusion  sur 
leur  développement  à Ceylan  et  nullement  les  com- 
parer avec  ces  forêts  vierges  et  gigantesques  de  r.\mé- 
rique.  Ici,  on  peut*  marcher  partout  sans  obstacle;  les 
arbres  sont  en  grande  partie  droits,  hauts  et  grêles 
et  leur  âge  ne  surpasse  pas  2 ou  300  ans.  La 
raison  en  est,  que  l’ile  fut  autrefois  très  cultivée  et 
que  les  Cingalèses  d’alors  ne  ménagaient  nullement 
leurs  bois.  Ces  forêts  produisent  sur  moi  un  senti- 
ment mélancolique,  étant  solitaires,  silencieuses,  som- 
bres, ombragées  et  humides.  Elles  sont  composées 
de  préférence  d’arbres  résineux  et  à épices.  Des  fi- 
guiers, des  lauriers,  des  muscadiers,  des  myrtes  énormes 
ensuite  des  Di|)terocarpus,  Clusiacées,  Magnoliacées, 
Ebenacées,  Sapindacées,  Byttneriacées,  Myristicacées, 
Elaeocarpées  et  Urticées,  qui  sont  recouvertes  ou  en- 
tourées et  ralliées  par  des  plantes  grimpantes,  telles 
que  Vilis,  Cissus,  Entada,  Frcycmetia,  Pathos,  Piper  et 
de  magnifiques  Medinilla,  et  ornées  de  diverses  Orchi- 

2 


18 


dées  et  fougères  parasites.  Les  plus  grands  arbres 
appartiennent  au  genre  Doona;  leur  tronc  atteint  le 
diamètre  de  nos  plus  gros  chênes  avec  une  hauteur 
au  moins  du  double.  Les  arbres  de  moindre  dimen- 
sions sont  des  Euphorbiacées,  de  nombreux  Acanthacées, 
de.  quelques  palmiers  des  genres:  Calamiis  et  Areca, 
ensuite  d'Aeclyotis,  Polygala,  Pandams,  de  cannelliers  et 
de  plusieurs  fougères  arboressantes.  Sur  la  lisière  des 
forêts  et  dans  les  clairières  apparaissent  des  Acacia, 
Inya,  Gnidia,  Musa,  Memecylon,  Collicarpa,  Murraya, 
Flacourlia,  Rubus,  Solarium  et  rliverses  composées. 
Une  grande  diversité  offrent  les  buissons,  qui  ci'ois- 
sent  de  préférence  sur  les  bords  des  ruisseaux  et  des 
endroits  humides  Là,  on  voit  en  abondance  des 
Scitarninées,  Aroidées,  Balsaminées  (dont  une  espèce 
couvre  ordinairement  tout  le  bord  d’un  ruisseau),  Ru- 
biacées  (Hedyotis,  Acranthera),  Cyrtandracées  (Klugia, 
Chirita,  Aeschynanthus) , Labiatées,  Acanthacées  et  fou- 
gères, depuis  l’ancien  Angiopteris  jusqu’aux  Lycopedia- 
cées  et  la  UymenophiUea  mousseuse.  Parmi  ces  plantes 
se  montrent  souvent  des  Christisonées  (Orobancha)  à 
couleurs  des  plus  éclatantes,  des  champignons  de  formes 
les  plus  grotesques,  comme  par  exemple  l’Aseroe'  pen- 
taciina  et  autres  non  moins  curieuses. 

La  faune  de  ces  forêts  est  très  pauvre,  compara- 
tivement aux  plantes,  même  pour  ce  qui  regarde  les 
insectes  En  frappant  les  branches,  on  obtient  de  petits 
Rhynchocephales,  Elaterides,  Cyphonides,  Scymnus, 
Serica  et  quantité  de  petites  Cicadelles,  les  plus  variées 
en  forme  et  en  couleurs.  Sur  les  bords  des  forêts 
et  des  sentiers,  les  insectes  se  montrent  plus  nombreux, 
surtout  en  Ernophages,  tels  que  les  magnifiques  Colas- 


19 


pides,  Eumolpides,  Cassides,  qui  habitent  ici  presqu’ex- 
clusivement  les  espèces  d'Argyreia;  ensuite  des  Tri- 
condyla,  des  Cistclines,  un  grand  nombre  de  Diptères, 
avec  deux  espèces  de  ces  singuliers  Diopsis  à tète 
excessivement  élargie,  beaucoup  de  Tripetes  bigarrées 
et  des  Tipulaires  à pattes  énormément  longues.  Parmi 
les  Orthoptères  il  y a principalement  des  Mantides, 
des  Pbasmides  et  des  Gryllides;  parmi  les  Neuroptères 
un  grande  quantité  de  Phryganides  et  Psocides,  en- 
tre autres  un  Dilar  magnifique  à antennes  pectinées 
auquel  M.  llagen  à KOnigsberg  a bien  voulu  attacher 
mon  nom.  — Les  Hyménoptères  offrent  également 
plusieurs  formes  intéressantes.  — Dans  les  vieux  troncs 
d’arbres  tombés  se  rencontrent,  plusieurs  carabiques  et 
Curculionites  intéressants,  comme  p.  ex.  le  genre  Sto- 
monaxus  Motsch.,  le  genre  Cerobates  SchOnh.  &c.,  en- 
suite un  grand  (%  pouce)  Leptochiriis  en  grand  nombre; 
sous  ces  troncs:  des  Helluodes,  des  Euplynes  &c. 
Les  champignons  présentent  peu  de  choses  intéres- 
santes, à l’exception  de  quelques  Scaphidiles.  — 
La  chasse  au  tamis  est  assez  avantageuse  dans  ces 
forêts,  et  donne  un  bon  nombre  des  petits  Braché- 
lytres,  des  Psélaphides,  des  Scydniaenides,  des  Tri- 
choptiliens,  &c. 

2.  Les  plantations  de  Café.  La  [iremière  opéra- 
tion consiste  à abattre  la  forêt,  et  brêler  ensuite  les 
branches  et  les  broussailles,  tandis-que  les  grands 
troncs  restent  et  pourrissent  au  bout  de  quelques  an- 
nées. Sous  l’écorce  de  ces  arbres  abattus,  e.t  après 
qu’ils  sont  restés  un  certain  temps  exposés  à l’influence 
de  l’air,  on  rencontre  en  abondance  des  petits  Staphi- 
linites,  Nitidulines  et  Lebiades,  groupe  plus  richement 


représenté  que  les  autres  Carabiques,  quelques  Bren- 
tides;  mais  par  contre  on  n’y  rencontre  pas  ces  beaux 
Antribides  qui  sont  propres  aux  prairies  de  l’île.  On 
trouve  richement  représentés  les  Passales,  Bostrichides, 
Tenebrionides,  Bolitophages,  avec  l’intéressant  Enotio- 
plioms  veslitus  Westw.  dont  le  mâle  a le  front  élargi 
comme  les  Tapeina,  les  llelopides,  Erotylides,  Eumor- 
phides,  ensuite  une  grande  quantité  de  Blattes  et 
d’x\chetes.  — Ces  troncs  pourris  sont  souvent  entière- 
ment couverts  d’un  champignon  mangeable,  le  Scliizo- 
phyllum  commune  Fries,  mais  qui  ne  paraît  nourrir  au- 
cun insecte;  la  partie  des  troncs  coupés  restée  en 
terre,  est  souvent  habitée  par  des  Lucanides,  des  Lon- 
gicornes,  par  deux  magnifiques  Campsosternus,  deux 
Mous  &c.  Pendant  la  saison  de  sécheresse  on  voit 
voler  le  soir  dans  les  plantages,  un  grand  nombre  des 
Mélolonthides,  depuis  les  gros  Leucopholis  jusqu’aux 
plus  petites  Sericaires.  — Dans  les  buissons,  restés 
çà  et  là,  la  nuit  brillent  beaucoup  de  Lampyrides, 
surtout  une  très  grande  espèce  grise  (Lamprîijera 
Motsch.),  qui  apparaît  depuis  le  mois  de  Juin  jus- 
qu’en Août;  une  autre,  plus  petite,  aussi  grise  mais 
avec  le  corselet  roux,  ne  vient  qu’en  Septembre  et 
Octobre;  enfin  l’intéressante  Aslrolarnpis  peelmata  m., 
qui  n’a  pas  l’anus  phosphorescent,  mais  dont  la  lumière 
apparaît  sur  les  côtés  à travers  les  segments  abdo- 
minaux. Les  Téléphorides  et  Lycoides,  ainsi  que  les 
Orthoptères,  ITymenoptères,  Diptères  et  Neuroptères, 
se  tiennent  sur  les  herbes  et  les  fleurs,  surtout  vers 
la  lisière  des  forêts.  Près  des  ruisseaux,  il  y a beau- 
coup de  Libellulines,  mais  ni  Myrmelionides,  ni  Man- 
tispides,  qui  sont  propres  à des  hauteurs  moindres. 


21 


Los  Cétoines  et  les  Biiprestides  sont  moins  communes, 
mais  en  revanche  il  y a en  Mars  et  en  x\vril  pres- 
qii'à  chaque  |)as  des  Popüia  et  une  Anisopliairc  très 
petite.  Môme  sur  les  supports  en  bois  et  les  balcons 
(le  la  maison  on  rencontre  dilTérents  ïérédiles,  des 
Ptinioros,  entr’autrcs  la  singulière  Mijrmecospectra  Niet- 
neri  Motsch.,  qui  court  très  vite  sur  le  bois  en  con- 
struction; — des  Mélyrides,  comme  le  Carphurus  m- 
hrwcnlris  MotscJi.,  (]ui  probablement  y cherche  les 
larves  des  dilTérentes  guêpes  logées  dans  les  poutres 
de  la  Varanda. 

Dans  le  fumier  on  rencontre,  comme  partout,  des 
Onlhophagus,  Aphodius,  Hisler,  Sphaeridium  &c.,  mais 
pas  de  Ateuckus,  de  Gymnopleurus,  qui  ne  sont  propres 
qu’à  la  plaine. 

Le  soir  à la  lumière,  je  n’ai  pris  que  fort  peu 
d’inséctes,  tandis  qu’à  Colomba  c’était  ma  récolte  la 
plus  lucrative.  Quelques  Noctuélites,  Phryganides,  un 
grand  Orthogonhis,  quelquefois  un  essain  de  Termites, 
plus  rarement  des  Lampyrides,  Ilydrocanthares,  Hétéro- 
mères;  une  fois  je  pris  deux  exemplaires  du  Cerap- 
iems  latipes;  voilà  toute  ma  récolte  à la  lumière. 

3.  Les  prairies  élevées.  Ce  sont  des  formes  toutes 
particulières,  propres  à toutes  les  régions  tropicales 
des  Indes,  mais  il  faut  bien  se  garder  de  les  comparer 
avec  les  prairies  alpines  de  l’Europe;  — celles-là 
sont  incultes,  monotones,  et  durant  la  saison  humide, 
couvertes  de  sangsues.  — Ces  prairies  sont  presqu’ex- 
clusivement  garnies  de  buissons  d’une  hauteur  de  6 à 
8 pieds;  ce  sont  des  Andropogon  odorifères,  Schoenan- 
thm  et  notre  fougère  cosmopolite  la  Pteris  aquilina. 
Deux  arbres  sont  caractéristiques  pour  ces  plateaux 


22 


élevés:  Cai-ya  arhüiea  et  Emblica  offidnalis;  on  y ad- 
mire aussi  plusieurs  fleurs  magnifiques,  telles  que: 
Exacum  grandiflorurn , Ipsea  speciosa,  Salyrium  nepalense 
(deux  Orchidées),  Gnaphalium,  Peclicularis  &c.  La  faune 
entomologiqiie  est  également  uniforme  cl  consiste  de 
préférence  en  araignées,  moustiques.  Orthoptères  &c., 
mais  on  y rencontre  très  peu  de  Coléoptères.  Quel- 
ques Bmehus,  Aphanistmis  et  Cryptocep/iales  sont  tout 
ce  qu’on  [irend  au  filet.  En  NovemUre  et  Décembre 
il  apparaît  une  Epicauta  noire  avec  la  tète  rouge,  et 
pendant  les  quatre  mois  suivants  une  Celoine,  une 
Hoplia  et  un  Curculionite  vert,  tous  les  trois  en  abon- 
dance, il  est  vrai.  La  découverte  la  plus  curieuse 
dans  ces  contrées  peu  hospitalières,  fut  un  Stylopide 
nouveau  (Myrmecolax  Nietneri  Westvv.)  qui  vit  en  para- 
site sur  une  fourmi.  Ensuite  on  y rencontre  une  sin- 
gulière Planaria  terrestre  avec  la  tête  dilatée  latérale- 
ment, que  M.  VValter-Elliot  a décrite  sous  le  nom  de 
Planaria  lunata  dans  le  Madras  Journal  of  Lilerature 
and  Science.  Pendant  cette  saison  on  brûle  ces  prairies, 
ce  qui  remplit  l’air  de  fumée. 

4.  Les  ruisseaux,  contiennent  quelques  Elmides, 
entre  autres  le  joli  Ancyronyx  quadriplagiatus  Molsch.  et 
quantité  de  Libellulides  dans  un  état  non  développé. 
Des  Porrorhynclius  et  autres  grands  Gyrinides  sillon- 
nent l’eau,  et  les  bords  escarpés  et  pierreux  offrent 
la  belle  Euphaea  splendens  Uagen,  beaucoup  de  Phry- 
ganides  et  un  grand  Tetrix  noir.  Ces  endroits  calmes, 
avec  leur  eau  limpide  et  fraîche,  à fond  sablonneux, 
ombragés  par  une  végétation  opulente,  qui  forme  sou- 


vent  une  voûte  de  verdure,  présentent  des  vues  les 
plus  ravissantes. 

Il  nie  reste  encore  à mentionner  les  Termites  et 
les  fourmis.  Sur  les  montagnes  elles  sont  peu  nom- 
br  euses  et  les  trois  espèces  de  Termites,  que  j’y  ai 
rencontrées,  habitent  la  terre,  ne  formant  que  des 
sociétées  assez  pauvres,  logées  dans  des  construc- 
tions coniques.  Dans  les  nids  de  la  plus  grande 
espèce  se  rencontre  cependant  la  Teitnidonia  laminata 
Motsch.,  qui  est  de  grande  taille,  et  quelques  autres 
petits  Staphilinites  Dans  les  environs  de  Colombo, 
les  Termites  sont  plus  fréquents  et  on  trouve  aussi 
bien  plus  de  Staphilinites,  ainsi  que  la  larve  d’un 
Mélolonthide.  Dans  les  nids  d’une  Termite  noire  qui 
habite  les  arbres,  j’ai  trouvé  souvent  la  chenille  d'un 
papillon  (Pyralide?);  dans  celles  des  fourmis  je  n’ai 
vu  qu’un  petit  carabique  et  un  Oniscide. 

En  résumé,  on  voit  que  les  formes  générales  des 
productions  de  l’île,  rappellent,  sans  contredit,  celles  des 
contrées  moins  méridionales,  mais  en  les  examinant 
plus  attentivement,  on  s’apperçoit  bientôt,  que  ce  sont 
des  genres  dilTérents.  La  faune  des  montagnes  diffère 
surtout  de  celle  des  pays  plats  et  chauds,  quoiqu’on 
y rencontre  aussi  des  espèces  identiques.  Je  trouve 
donc  cette  contrée  pauvre  en  produits  cntomologiques 
comparativement  avec  le  S.W.  do  l’île,  c.à.d.  la  partie 
la  plus  chaude  et  la  plus  humide,  ou  je  chassai 
précédemment;  il  est  vrai  que  les  endroits  acci- 
dentés présentent  plus  de  variétés  que  la  plaine, 
mais  en  général  ces  contrées  n’offrent  ni  le  nombre, 
ni  la  beauté  des  localités  basses.  A Colombo,  par 
exemple,  je  pouvais  facilement  prendre,  le  soir  à la 


24 


lumière,  de  60  à 70  insectes,  ici  c’est  loin  d’atteindre 
ce  nombre.  En  général,  il  ne  faut  pas  croire,  ainsi 
que  le  pensent  certains  entornologues  de  cabinet,  que  les 
insectes  n’attendent  que  le  collecteur;  au  contraire, 
pour  se  former  une  collection  intéressante,  il  y faut 
beaucoup  chercher  et  beaucoup  courir,  ce  qui  n’est 
pas  facile  par  un  climat  si  chaud,  surtout  quand  on 
est  absorbé  par  d’autres  occupations,  qui  vous  obligent 
à rester  sur  une  môme  place. 

La  totalité  de  mes  récoltes  entornologiques  a été 
expédiée,  depuis  plusieurs  années  en  Europe:  soit  au 
musée  de  Derlin,  soit  à M.  Dohrn  à Stettin,  et  les 
petites  espèces  à M.  Motschulsky  à S:t  Pétersbourg  &c. 
Une  très  riche  collection  de  Brachélytres,  composée 
de  200  à 300  espèces,  à été  envoyée  gratis  à M. 
Kraatz,  à la  condition  de  les  décrire  aussitôt,  mais 
voici  bien  des  années  d’écoulées,  sans  que  ce  Monsieur 
ait  rempli  sa  promesse,  à l’exception  d’une  douzaine 
de  Termitophiles,  qu’il  a publiés  dans  la  Linnaea 
entomologica  en  1857.  — Les  Neuroptères  se  trou- 
vent en  totalité  dans  les  mains  de  M.  le  D:r  Hagen  à 
KOnigsberg,  qui  s’occupe  à dresser  le  premier  fasci- 
cule d’une  Faune  neuroptèrologique  de  l’île  de  Ceylan. 
— Enfin  j’ai  communiqué  à M.  le  professeur  Lôw,  une 
jolie  collection  de  Diptères. 


II.  Entomologie  spéciale. 

Insectes  des  Indes  orientales,  et  de  contrées  analogues 

par 

V.  de  Motsehulsity. 

2:(le  Série. 

COLÉOPTÈRES. 

Carabiqües. 

Gicindela  rediicta,  elongnta,  suhparallela,  postice  rotmi- 
data,  sei-rafa,  depi'ensa,  snbnitida,  viridi-aenea,  elytris  subti- 
liter  granulatis,  interstitiis  jfU’i'pureo-tessellatis,  limula  hume- 
rali  apicalique  inversa,  fascia  media  abrupte  sinuata  margi- 
neque  lato  albis;  lateribus  snbtus  femoribusque  albo-tdllosis ; 
caqnte  rotundato,  fronte  strigato,  oculis  magnis,  prominuUsj 
thorace  subquadrato,  rvgoso,  lateribxis  rejlexis,  postice  leviter 
angustatis;  scutelk  triangulari,  medio  transversim  strigoso, 
limbo  rugoso-  labro  transverso,  unidentato.  Long.  4 I.  — 
lat.  I Va  1. 

Par  sa  forme  allongée  et  parallèle  cette  espèce 
rappelle  un  peu  les  Cylindrostoma  biramosa  et  quadrili- 
neala  F.,  mais  son  labre  unidenté  la  place  parmi  les 
véritables  Cicindela.  D’un  autre  côté  la  partie  rebordée 
de  son  corselet  présente  quelque  ressemblance  avec 
les  Lophyra,  qui  ont  un  labre  tridenté.  De  l’intérieur 
des  Indes  orientales. 

Tricondyla  .Metnerl,  elongata,  subconica,  nitida,  metallica, 
nigro-vindi-aenea,  femoribus  tibiisque  mifo-testaceis,  capite 
magno,  laevigato,  fere  nigro;  thorace  antice  coarctato,  cylin- 
drico,  transversim  subrugato,  postice  conico,  dilatato,  laevi- 


2(i 


gato,  in  medio  Ihiea  suhpnnctata,  longitudinaliter  snbtiUsshne 
impregso',  elytris  claviformibus  dilutatis,  imtire  grosso  punc- 
tatis,  postice  fere  glabrls,  apice  subtruncatis.  Long.  4 1.  — 

lat.  73  1- 

Une  des  plus  petites  espèces  du  genre,  de  forme 
très  grêle,  qui  se  distingue  de  toutes  les  autres  par 
son  corselet  extrêmement  rétréci  vers  la  tête  comme 
chez  les  Casnonia,  ce  qui  rend  la  tête  plus  apparente; 
cette  dernière  est  convexe,  peu  excavée  sur  le  front 
entre  les  yeux,  ceux-ci  moins  saillants;  labre  fai- 
blement tridenté;  antennes  très  grêles,  le  5:ième  article 
le  plus  long  de  tous. 

Cette  jolie  Tricondyla  habite  les  montagnes  Noura- 
Ellia  sur  l’ile  Ceylan,  où  elle  se  tient  sur  les  buissons 
dans  les  forêts.  Une  des  intéressantes  découvertes  de 
M.  Nietner,  auquel  je  me  fais  un  plaisir  de  la  dédier. 

Tetragonica  Motsch.  n.  g. 

Elytres  tronquées  et  sinuées  à l’extrémité;  abdomen 
à dernier  segment  découvert  et  largement  tronqué.  — 
Dessous  des  tarses  antérieurs  chez  le  mâle,  simple- 
ment velu,  sans  squammules;  quatrième  article  très 
fortement  bilobé  dans  les  deux  sexes,  à toutes  les 
pattes;  les  trois  premiers  articles  non  dilatés  chez  le 
mâle;  5:ième  article  peloté  au  devant  des  crochets, 
qui  sont  fortement  pectinés. 

Echancrure  des  jambes  antérieures  épaissement 
couverte  d’une  rangée  de  longs  poils  très  serrés. 

Paraglosses  soudées  avec  la  languette,  qu’elles 
dépassent  un  peu  en  longueur,  mais  ne  se  rapprochent 
pas,  étant  ovalaires  et  a.ssez  larges. 

Maxilles  cornées,  bilobées,  lobe  interne  crochu 
et  garni  intérieurement  de  forts  cils  épars  ou  épines, 


27 


comme  chez  les  Hexagonia  et  les  Gicindelites;  lobe  ex- 
terne inerme,  arrondi. 

Mandibules  triangulairement  crochues,  inermes. 
Labre  faiblement  transversal,  presque  tronqué  en  avant. 

Menton  largement  bisinué,  formant  une  dent  ob- 
tuse au  milieu. 

Palpes  à dernier  article  allongé,  aminci  et  acu- 
miné  vers  l’extrémité. 

Antennes  filiformes,  un  peu  ciliées,  l:ier  art.  gros 
et  le  plus  long  de  tous,  2:d  court,  3:ième  deux  fois 
plus  long  que  le  2:d,  4:ième  et  suivants  un  peu  plus 
longs  que  le  3;ième. 

Tête  triangulaire  rétrécie,  à col  distinct;  yeux  mé- 
diocrement saillants. 

Prothorax  carré,  tronqué  et  presque  plus  large 
postérieurement  qu’en  avant,  avec  les  angles  posté- 
rieurs un  peu  déhiscents  et  très  saillants. 

Ailes  propres  au  vol. 

Elytres  deux  fois  plus  larges  que  le  corselet,  al- 
longées, presque  droites  sur  les  côtés,  et  un  peu  élar- 
gies vers  l’extrémité,  qui  est  tronquée  et  sinuée;  elles 
sont  profondément  striées,  sans  points  imprimés;  les 
intervalles  convexes. 

Chez  le  mâle,  l’abdomen  présente  un  segment  de 
plus  que  chez  la  femelle,  dont  l’avant  dernier  est 
échancré  au  milieu  chez  le  premier,  tandis  qu’il  est 
simple  chez  la  femelle. 

Ce  nouveau  genre  est  très  remarquable  par  les 
anomalies  qu’il  présente  dans  ses  caractères,  ce  qui 
prouve  combien  les  caractères  des  groupes  et  des  fa- 
milles, proposés  par  MM.  Lacordaire  et  Schaum,  sont 
peu  logiques.  Ayant  la  forme  des  .Anchoménides,  on 


croirait  avoir  devant  soi  un  petit  Abropus,  mais  les 
élytres  largement  tronquées  l’en  éloignent  de  suite;  puis 
les  crochets  des  tarses  l'ortement  pectines,  les  para- 
glosses  soudés  avec  la  languette  le  rattachent  évidem- 
ment aux  Lebiades,  desquelles  il  diffère  par  les  tarses 
non  squamuleux  chez  le  mâle,  le  corselet  carré  à 
angles  postérieurs  saillants,  les  élytres  fortement  striées 
etc.  Si  l’on  prend  en  considération  la  manière  de  vivre 
sur  les  arl)rcs,  comme  c’est  le  cas  avec  les  Dyscohis, 
Onyplmjgia  et  les  Abropus,  il  serait  plus  rationnel  de 
les  placer  dans  le  voisinage  des  Lebiades,  et  alors  les 
genres  Euplines,  Scalidion  et  Tetragonia  constitueraient 
un  passage  plus  naturel,  plutôt  que  de  les  placer  dans 
les  Anchoménides  qui  vivent  tout  autrement. 

Tetra^onica  fusca,  alata,  nitida,  suhdepressa,  elongata,  po- 
stice  suhdilatata,  truncata,  nigro-fusca;  corpore  suhtus  rufes- 
cente,  ore,  palpis,  antennis,  thoracis  elytrorumgue  margine 
exteriori  pe.dibusgue  testaceis;  capite  lævigato,  elongato-trian- 
gulare,  clypjeo  longitudinaliter  tricarinidato,  fronte  lateraUfer 
ad  omlos  utrinque  profunde  impressoj  thorace  capite  non 
latiori,  quadrato,  postice  subdilatato,  medio  linea  longitudinaU 
impressa,  transversim  rngulosa,  laterihus  subre/lexis,  angulis 
posticis  fere  rectis,  distincte  prominulis;  elytris  thorace  dnpdo 
latioribus,  suhp>arallelis  aqnce  late  truncatis,  utrinque  subsi- 
nuatis,  profundo  striatis,  striis  impu7ictatis , inter stitiis  con- 
vexis,  3:o  bifoveolato.  Long,  l'/a  — 1^4  h — hit.  % — 73  h 

Cette  espèce  ressemble  un  peu  à notre  Droinius 
agüis,  mais  sa  forme  est  plus  courte,  la  taille  du  double 
plus  petite,  et  son  corselet  petit,  carré,  à côtés  laté- 
raux droits,  avec  les  angles  postérieurs  très  saillants, 
ce  qui  le  rend  plus  large  en  arrière  qu’en  avant,  la 
font  facilement  reconnaître. 

Des  montagnes  de  Noura-Ellia  sur  l’ile  Ceylan,  où 
elle  a été  prise  en  assez  grand  nombre  par  M.  Nietner. 


29 


Pentagoiiica  (ransparipes,  agitera,  suhconvexa,  eloiujata, 
prtrallela,  fnsco-niçjra , ore,  antennarum  articulo  primo  tho- 
raceque  rufo-tentacnis,  elytrimim  limho  exterion  pedihusque 
dilate  testaceis,  fere  tramparentibns ; capite  triangulare,  mb- 
opaco,  antice  inter  antennas  arcuatim  elevato,  nitido,  fronte 
ad  oculos  utrinque  pi'ofundo  impresso;  oculis  magnis  jjromi- 
nulis,  antennia  crassiusculis;  thorace  capitis  latitiidine,  sab- 
convexus,  subojyacas,  postice  constrieto,  ahrnpte  cordifoi-me, 
anguntato,  medio  linea  longitudinale,  ad  banin  transvershn  im- 
qiresso,  antice  truncato,  rotnndato,  angulia  ponticia  rectis,  late- 
ribns  postice  arcuatim  excicis;  elytris  thorace  duplo  latioribus, 
capite  cum  thorace  conjuncto  paulo  longioribus,  nitidis,  apice 
Icvîter  tmncatis,  profundo  punctato-  striatis,  foveolis  nullis; 
femoribus  anticis  dilatatis,  intus  depressis,  transqjarentibus. 

Long,  ly,  — 173  1.  - lat.  % — V*  1. 

Voisine  de  la  Pentag  ruficollis  Schmidt  GObel,  du 
Birma,  mais  presque  moitié  plus  petite  et  remarquable 
par  les  cuisses  antérieures,  qui  se  dilatent  intérieure- 
ment en  forme  de  lamelle  transparente.  Une  des  nom- 
breuses découvertes  de  M.  Nietner  sur  les  montagnes 
de  Noura-Ellia  de  l’ile  de  Ceylan. 

Aux  Penlayonica  et  Hexagonica  se  rattache  un  genre 
Allocola  m.,  très  remarquable,  qui  habite  les  parties 
tropicales  des  Indes  orientales,  et  qui  paraît  avoir 
beaucoup  de  ressemblance  avec  le  genre  Scalidion  de 
Schmidt  Gobcl.  Col.  Birman,  p.  63,  mais  qui  présente 
les  différences  suivantes:  dernier  article  des  palpes 
maxillaires  et  labiaux  tronqué  obliquement  à l’extré- 
milé;  labre  fortement  transversal,  tronqué  en  avant  et 
ne  cachant  pas  les  mandibules  qui  sont  triangulaires 
et  aiguës;  antennes  assez  grosses,  comme  ches  les 
Brachynites,  avec  les  articles  intermédiaires  de  teinte 
foncée,  comme  chez  ces  derniers;  le  l:ier  article  est  le 
plus  gros  et  le  plus  long  de  tous,  le  2:d  plus  court 


30 


que  la  moitié  du  l:ier,  et  réuni  au  3:ième  d’égale  lon- 
gueur avec  ce  dernier,  les  suivants  un  peu  plus  courts 
que  le  3:ième  et  à peu-près  égaux,  à l’exception  du 
ll:ième  chez  la  femelle  (?),  où  il  est  très  court,  sphé- 
rique en  forme  de  bouton;  chez  le  mâle  il  est  allongé, 
ovalaire  comme  les  précédents.  Cette  forme  ne  se 
rencontre  chez  aucun  Carabique  connu  jusqu’  à pré- 
sent et  rappelle  les  Blaps.  Ce  qui  me  décide  à croire 
que  c’est  une  femelle,  c’est  l’abdomen  qui  n’a  que  4 
segments,  dont  le  dernier  est  largement  tronqué,  tandis 
qu’il  y en  a 5 chez  l’autre  sexe,  avec  le  dernier 
échancré  au  milieu  et  impressionné  obliquement  de 
chaque  côté.  Prothorax  pas  plus  large  que  la  tête, 
sensiblement  cordiforme,  mais  pas  transversal,  tronqué, 
postérieurement,  où  les  angles  sont  saillants  et  tous 
les  côtés  rebordés.  Ailes  propres  au  vol.  Elytres 
tronquées  postérieurement,  sans  pointes  aiguGs  aux 
angles  de  la  troncature.  Stries  ponctuées,  profon- 
des, intervalles  planes,  sur  le  3;ième  près  de  la  2:de 
strie,  sur  le  5:ième  près  de  5:ième  et  sur  le  7:ième, 
on  voit  5 à 6 fovéoles  imprimées.  Dessous  des  tarses 
simplement  poilu,  sans  squammules  papilleuses  visibles. 
Le  reste  comme  chez  les  Scalidion.  Je  ne  connais 
qu’une  seule  espèce,  l’AUocota  viridipennis,  qui  a la  tète, 
le  corselet  et  une  partie  des  antennes  et  des  pattes 
rousses,  les  élyties  d’un  vert  doré  luisant,  surtout  vers 
les  côtés  latéraux  et  le  dessous  du  corps;  les  cuisses, 
les  jambes  et  les  articles  intermédiaires  des  antennes 
plus  ou  moins  noirâtres.  La  forme  générale  rappelle 
beaucoup  la  figure  de  la  Heæagonia  Kirbyi  dans  la 
Faunula  Birmamiæ  de  M.  Schmidt  Gobel,  mais  le  cor- 
selet est  plus  large,  postérieurement,  les  élytres  tron- 


31 


quées  presqu’en  arc  et  la  taille  est  un  peu  plus  petite, 
plus  aplatie,  les  crochets  des  tarses  fortement  pecti- 
nés  etc.  Je  crois  qu’il  vient  de  l’intérieur  de  l’île  de 
Java. 

Un  autre  genre  Parena  in.  également  très  voisin, 
provenant  des  Indes  orientales,  offre  aussi  quelques 
caractères  des  Scalidion,  mais  s'en  diffère  principalement 
par  son  menton,  sans  dent  obtuse  au  milieu  de  l’é- 
chancrure. Languette  allongée,  un  peu  hilobée  à l’ex- 
trémité. Labre  carré,  recourvant  en  grande  partie  les 
mandibules.  Antennes  fortes,  mais  pas  plus  longues 
(|ue  la  tète  et  le  corselet  réunis;  Lier  article  plus 
long  que  les  suivants,  assez  robuste;  2:d  plus  étroit  et 
presque  trois  fois  plus  court  que  le  I:ier;  3:ième  un 
peu  plus  long  que  le  2:d,  lequel,  réuni  avec  ce  der- 
nier, est  de  la  longueur  du  Lier;  4:ième  plus  court 
que  le  2:d,  conique  et  lisse  comme  les  trois  précé- 
dents; 5 — 10  à peine  plus  longs  que  le  4:ième,  mais 
plus  larges,  ovalaires  et  velus;  lla'èrne  de  la  longueur 
du  3:ième,  ovalaire  et  acuminé  à l’extrémité.  Yeux 
assez  saillants.  Corselet  un  peu  transversal,  rebordé 
sur  les  cotés,  assez  fortement  en  coeur,  avec  les  angles 
postérieurs  obtus  et  coupés  obliquement  en  arc;  base 
tronquée  sans  prolongement  postérieur.  Ecusson  petit, 
triangulaire.  Elytres  plus  larges  que  le  corselet,  un 
peu  élargies  postérieurement,  où  elles  sont  tronquées 
en  arc  sans  sinuosité  sensible,  mais  laissant  un  seg- 
ment de  l’abdomen  à découvert;  elles  sont  régulière- 
ment striées,  les  stries  finement  ponctuées,  les  points 
très  serrés,  les  intervalles  convexes;  sur  la  2:de  strie 
il  y a une  fovéole  imprimée,  placée  postérieurement 
vers  les  trois  quarts,  et  une  autre  antérieurement  sur 


33 


la  3:ième  strie,  vers  le  tiers  de  la  longueur  des  ély- 
tres.  Tout  le  corps  et  lisse  tant  en  dessus  qu’en  des- 
sous. Chez  le  mâle,  le  seul  sexe  que  je  possède,  les 
tarses  anterieurs  sont  dilatés,  à articles  triangulaires, 
dont  le  l:ier  et  le  2:d  sont  aussi  longs  que  larges,  le 
3:ième  transversal  et  presque  bilobé,  le  4:iônie  for- 
tement bifide  et  le  5:ième  le  plus  long  de  tous,  avec 
les  crochets  larges  et  fortement  pectines.  Dernier  seg- 
ment de  l’abdomen  largement  tronqué,  avec  une  petite 
carène  sur  le  milieu  du  bord  postérieur.  La  seule 
espèce  connue  est  la  Parena  bicolor  m.,  qui  par  sa 
taille,  sa  forme  et  les  couleurs  luisantes,  rappelle  beau- 
coup notre  Lamprias  chlorocephala,  mais  la  tète  et  tout 
le  dessous  du  corps,  les  pattes  et  la  partie  rebordée 
des  élytres  sont  d’un  testacé  roussùtre  comme  le  cor- 
selet. Elle  vient  de  Java. 

Je  n’ai  pu,  chez  mon  exemplaire,  examiner  les 
paraglosses,  mais  par  le  reste  des  caractères  cet  in- 
secte constitue  un  passage  tellement  naturel  des  vrais 
Lebia  aux  Euplynes,  qu’il  est  très  probable  que  l’opinion 
de  M.  Schaum,  qui  veut  exclure  ces  derniers  des  Lé- 
biaires  pour  les  placer  auprès  des  Dijscolus,  est  trop 
hasardée;  — d’autant  plus,  que  je  possède  un  autre  genre 
nouveau,  très  voisin  de  la  Mènera  quadridens  m.,  qui 
paraît  être  l’insecte  sans  nom,  représenté  par  M.  Schmidi 
Goebel  dans  sa  Faun.  Birman,  sur  pl.  Il  fig.  7,  qui 
offre  des  paraglosses  très  petites  et  libres  et  l’extré- 
mité des  élytres  fortement  sinuée  sur  les  côtés,  comme 
tronquée  et  ne  recouvrant,  par  conséquent,  pas  l’ab- 
domen, mais  qui  a la  suture  prolongée  en  arrière  et 
armée  de  quatre  petites  épines  bien  apparentes.  Les 
crochets  des  tarses  sont  fortement  unidentés;  menton 


33 


avec  une  simple  dent  aigu(5  au  milieu,  dernier  article 
des  palpes  long  et  fusiforme;  labre  carré,  mandibules 
avancées,  saillantes.  La  forme  de  l’insecte  est  plus 
allongée  que  chez  CEuplynes  cyam'pennis,  mais  avec  les 
mômes  couleurs,  à l’exception  de  la  tôte  et  des  ge- 
noux, qui  sont  brun  Aires.  Tout  le  dessus  et  le  des- 
sous du  corps  sont  luisants  sans  ponctuation,  les  stries 
sur  les  élytres  fortes  et  peu  distinctement  ponctuées, 
les  intervalles  planes.  — Mon  exemplaire  vient  de  Java. 
— Je  possède  en  outre  une  seconde  espèce  d’Euplynes, 
l’Eu.  bispinus  m.,  qui  est  de  la  môme  couleur,  mais 
un  peu  plus  petit  que  tEupl.  cyanipennis,  avec  le  cor- 
selet plus  étroit,  le  métathorax  et  l’abdomen  noirs. 
Chez  cette  espèce  les  élytres  recouvrent  complètement 
l’abdomen,  quoiqu’elles  sont  fortement  sinuées  de  chaque 
côté  et  la  suture  prolongée  en  deux  petites  épines 
distinctes;  — ce  ([ui  n’a  pas  lieu  chez  l'Eupl.  cyani- 
pennis, où  le  dernier  segment  de  l’abdomen  est  tou- 
jours à découvert.  — Je  crois  donc  (jue  les  genres 
Evphynes  et  Mènera,  s’il  fallait  les  séparer  des  Lebiades, 
devraient  prendre  place  dans  les  Péricalides  à côté  des 
Coptodera  et  non  dans  les  Anchomenides  à côte  des 
Dyscolus,  comme  le  veut  M.  Schaurn. 

Cnilislus  littoralis  Nietner,  alatus,  ovntus,  punctafissirmis, 
snpra  opacus,  niye.r,  ore,  antennamm  hast,  elytrorum  fasciis 
transversis  ad  suturam  ohliqids,  maryine  toto,  puncto  apicali 
pediLiisqm  albo-teaiaceis ; thorace,  scutello,  elytrorum  macula 
sutu.rali  apice  non  attinyente  pectoreque  medio  pdus  minuHve 
rubro-testaceis ; capite  supra  subeyaneo,  yrosso  punctato;  tho- 
race capite  latiore,  valde  cordato,  depresso,  crehre  punctato; 
elytris  velutino  puberulis,  distincte  striatis,  truncatis;  corpore 
subtus  subnitido  yeniculisque  nigns.  Long.  2 1.  — lat.  1 I. 


3 


34 


Cel  insecte  ressemble  au  premier  abord  à notre 
Callistîis  lunatus,  mais,  outre  qu’il  est  d’une  taille  moitié 
plus  petite,  il  présente  les  pattes  testacées.  — Dé- 
couvert par  M.  Nietner,  aux  environs  de  Madarà  sur 
le  continent  Indien,  où  il  se  plaisait  sur  les  bords  des 
eaux. 

Stomonaxus  Motscb.  n.  g. 

Panagaéide,  à palpes  labiaux  allongés  avec  le  der- 
nier article  en  massue  tronquée,  nullement  dilaté  en 
hache;  les  tarses  antérieurs  chez  le  mâle  (?)  faible- 
ment dilatés  et  garnis  simplement  de  longs  poils  en 
dessous.  Les  antennes  sont  à peine  plus  longues  que 
la  tête  et  le  corselet  réunis,  avec  le  Lier  article  gros 
mais  court,  le  3:ième  le  plus  long  de  tous,  5 — 11  dé- 
primés, ovalaires  et  fortement  poilus.  Les  mandibules 
sont  faiblement  unidentées,  longues,  dépassant  sensible- 
ment la  lèvre  supérieure,  qui  est  trausver.sale,  un  peu 
arrondie  et  sinuée  en  avant;  les  maxilles  simples,  al- 
longées, aigués  et  armées  chacune  en  dedans  de  quatre 
longues  épines;  languette  carrée,  découpée  sur  chaque 
côté,  convexeiuent  arrondie  en  avant,  avec  les  angles 
antérieurs  saillants  et  deux  longs  poils  au  milieu;  pa- 
raglosses  très  petites,  subeiliformes,  beaucoup  plus 
courtes  que  la  languette,  à la  base  de  laquelle  elles 
sont  soudées;  menton  largement  bisinué,  formant  ainsi 
une  dent  obtuse  au  milieu  et  présentant  une  petite 
saillie  spiniforme  au  bout  de  chaque  aile  latéral.  — Tar- 
ses antérieurs,  chez  le  mâle  (?),  à peine  plus  larges 
que  chez  la  femelle,  garnis  en  dessous  latéralement 
de  deux  rangées  de  longs  poils;  crochets  allongés, 
simples.  Les  épimères  sont  très  étroites  et  n’atteig- 
nent pas  l’insertion  des  cuisses  intermédiaires. 


Stomoiiaxus  sculptipennis  Nietner,  alatus,  elongato-ova- 
tus,  convexiusculus,  nitidus,  niger,  ore,  palpis,  antennis  pedi- 
husque  rufo-testaceis;  capite  elongato-triangulare,  glahro,  inter 
oculos  utrinque  longitudlnaliter  sulcato,  tran.wersim  büm- 
presso;  mandibiilis  excertis,  elongatis,  fere  rectis;  oculis  me- 
diorris,  pi’ominulis ; thorace  capite  latiore,  siibtransverso,  im- 
punctato,  mbconvexo,  antice  tmncato,  medio  longitudinaliter 
profundo  trisnlcato,  sulcis  antice  abbreviatis,  lateribus  margi- 
natis,  subrejlexis,  longitudinaliter  impreshis,  arcuatis,  postice 
subcordatiSf  angulis  anticis  mbrotimdatis,  j)Osticis  rectis,  apice 
acutis;  scutello  triangulare,  vix  distincto;  elytris  thorace  la- 
tioribus,  breviter  ovatis,  lateraliter  subparallelis,  subconvexis, 
profunde  crenato-sulcatis,  interstitiis  impunctatis;  corpore 
s^ibtus  laive,  lateribus  sparsim  grosso  punctatis.  Long.  2 '/a  1. 
— lat.  1 1. 

Au  premier  abord  on  prendrait  cet  insecte  pour 
une  Drimostoma,  mais  la  forme  de  son  menton,  de  sa 
languette,  ses  mandibules  avancées,  ses  tarses  peu  di- 
latés chez  le  mAle,  sans  sqiiamules  en  dessous,  et  ses 
antennes  plus  déprimées,  le  distinguent  suflisamment 
pour  constituer  un  genre  particulier,  que  l’on  placerait 
dans  les  Panagaéides.  — De  ces  derniers,  les  Stomo- 
naxus  se  distinguent  principalement  par  leur  tête  plus 
allongée,  moins  rétrécie  postérieurement  et  le  dernier 
article  des  palpes  labiaux  en  massue  tronquée.  Une 
des  nombreuses  découvertes  de  M.  Nietner  dans  les 
forêts  des  monts  Noura-Ellia  sur  l’île  de  Ceylan,  ou 
l’insecte  vit  dans  l’intérieur  des  arbres  pourris  en  so- 
ciété avec  les  Cerobales  et  les  Rhyzodcs. 

Une  seconde  espèce  du  même  genre  se  ren- 
contre sur  le  continent  Indien  du  côté  de  Tranquebar, 
et  se  distingue  de  la  première  par  une  taille  presque 
deux  fois  plus  considérable,  son  corselet  sans  sillon 
médian,  qui  y est  remiplacé  par  une  ligne  imprimée 


qui  traverse  le  corselet  dans  toute  sa  longueur,  par 
les  sillons  de  chaque  côté  plus  parallèles  et  qui  n’at- 
teignent pas  la  moitié  de  sa  longueur;  enfin  par  les 
élytres  plus  largc's,  plus  ovalaires,  simplement  striées 
par  des  stries  profondes,  fmcmcnt  ponctués;  leur  ex- 
trémité paraît  un  peu  roussâtre;  les  côtés  latéraux  du 
dessous  du  corps  sont  très  finement  ruguleux.  J’ai 
nommée  cette  espèce  Stornonaxus  orienlalis. 

Agonodiurax  ceylonicus,  alatns,  elovgatua,  suhparallelus , 
siibconvexiis , nitidus,  niger,  mandihulis,  coxh  articulhgue 
farsorum  hasi  plus  mimisve  {nfmcntis;  copite  elongato-trian- 
qulari,  glabro,  inter  oculos  hifoveolato , antice  leviter  hüm- 
presso;  oeuUs  magnis;  tliorace  capite  pa?do  latiore,  trans- 
verso, suhtiliter  transversim  strignloso,  antice  truncato,  postice 
subcordato,  angulis  posticis  distinctis,  oblique  truncatis,  ele- 
vatis,  lateribus  arcuatis,  auguste  rejleæis,  antice  utrinqne  seta 
longissiina;  scidello  mimito,  triangnlari,  glabro;  ehjtris  con- 
vexis,  oblongo-ovatis,  obsolète  striatis,  striis  impunctatis,  ver- 
sus suturam  profundiore  impressis,  interstitiis  planiusculis, 
3:o  leviter  hifoveolato;  corpore  subtus  fere  glabro,  ubdominis 
lateribus  subtilissime  strigulosis.  Long.  2 '/a — 2 '/a  1.  — lat. 
Va-1  1- 

Il  a la  taille  et  la  forme  de  notre  Agonolh.  qua- 
dripunclaliis,  mais  ses  élytres  sont  un  peu  plus  con- 
vexes, plus  luisantes  et  sans  ces  grandes  fovéoles  im- 
primées qu’on  voit  sur  celui-ci.  Le  dessous  des  tar- 
ses, chez  le  môle,  est  garni  de  larges  papilles  blan- 
châtres, qui  le  font  paraître  presque  spongieux.  Il  est 
commun  sur  les  montagnes  de  Noura-Ellia  de  l’île  de 
Ceylan,  d’où  il  m’a  été  envoyé  par  M.  Nietner. 

A la  p.  258  de  la  »Naturgeschichte  der  Insecten 
üeufsclüands^^  M.  Schaum  dit  que  la  Sericoda  bembidioi- 
des  Kirby  ne  se  distingue  presque  pas  de  notre  Ago- 
nolh. 4-punctatus;  ce  qui  prouve  qu’il  ne  connaît  pas 


37 


l’insecte  de  Kirby.  Il  est  probable  que  M.  Schaum  a 
pris  l’ Agonothorax  octocolus  Cliaiul.  [)Our  cet  insecte,  car 
ce  dernier  est  ellectivenient  très  voisin  de  notre  Agonolh. 
4-punctalus;  — c’est  aussi  une  preuve  de  la  transition 
naturelle  des  Droniiides  aux  Anclionienides.  M.  Lacor- 
daire  (llist.  natur.  T.  p.  124)  cite  des  Scricoda  et  des 
Itligtükrus  à écliancrure  sans  dent  médiane:  nous  ne 
connaissons  pas  de  telles  espèces,  car  chez  les  nôtres 
on  distiui^ue  une  dent  qui  est  môme  très  apparente. 

Nestra  Motsch.  Bull,  de  Mosc.  1851.  p.  28.  N.  138. 
Trécliien,  à ôlylres  sans  stries,  luisantes,  et  recou- 
vertes de  [)etits  points  imprimes  peu  serrés.  Antennes 
un  peu  plus  longues  que  la  tôle  et  le  corselet  réunis, 
déprimées  et  un  peu  élargies  vers  l’extrémité,  3:iènie 
article  un  peu  plus  court  que  le  2:d,  celui-ci  moitié 
plus  court  et  plus  étroit  que  le  l:ier  qui  est  le  plus 
gros  et  le  plus  long  de  tous;  vient  ensuite  le  4:ièine 
qui  est  presqu’aussi  long  que  le  2:d  et  le  3:iôme  réu- 
nis, le  5:ième  ovalaire,  les  0 — 10  presque  carrés  et 
devenant,  plus  courts  à mesure  qu  ils  s approchent 
du  ll:ième  qui  est  en  oval  un  peu  atténue.  Palpes 
allongés,  avancés,  avec  le  dernier  article  sécuriforme 
et  le  2:d  élargi  chez  les  maxillaires.  Maxilles  faible- 
ment arquées,  garnies  de  poils  sur  la  face  interne  et 
terminées  par  un  crocliet;  I inférieure  conq)osée  de 
deux  articles.  Languette  libre,  cornée,  rétrécie  posté- 
rieurement, bidentée  en  avant,  avec  deux  longs  poils, 
qui  sortent  des  extrémités  des  dentelures.  Paraglosses 
triangulaires,  av^ancees  et  im[)lantées  sur  1 extrémité  des 
côtés  latéraux  de  la  languette.  Mandibules  avancées, 
saillantes,  presque  droites  et  courbées  à l’extrémité, 
qui  est  aiguë,  sans  dentelures.  Labre  transversal,  un 


38 


peu  atténué  et  arrondi  sur  les  côtés,  sinué  en  avant, 
avec  six  long  poils.  Epinières  très  étroites,  n’atteig- 
nant pas  l’insertion  des  cuisses  intermédiaires.  Dernier 
segment  de  l’abdomen  large  et  muni  chez  le  (?), 
de  chaque  côté  du  bord  extérieur,  d’un  petit  appen- 
dice cartilagineux.  Tarses  simples  dans  les  deux  sexes, 
les  antérieurs  ruguleux  en  dessous  et  munis  de  deux 
rangées  de  longs  poils.  — Ailes  propres  au  vol. 

Ne.stra  nip^rirroiis;  alata,  ohlonga,  suhdepressa,  jioUta, 
rufo-testacea;  fronte,  oculis  ehjtrorumque  vitta  utrinque  po- 
stica plus  minusve  infuscatis;  capite  triangulare,  glabro,  in- 
ter antennas  utrinque  lonqitudinaliter  iinpresso;  mandihulis 
exsertis;  oculis  médiocre  prominulis;  tkorace  glahro,  cajntis 
fere  latitudine,  trapeziforme , postice  anqnstato,  medio  linea 
basisque  utrinque  vix  impressis,  latcribus  marqhiatis,  angulis 
anticis  distinctis,  subpn'ominulis,  posticis  oblique  truncatis,  sub- 
rejlexis,  basi  supra  scutello  fere  bilobo-,  hoc  minutissimo, 
tnangulari-  ehjtris  thorace  panlo  latioribus,  sobovatis,  politis, 
sparsim  tenuissime  punctulatis,  sutura  non  ehvata,  testacea, 
apice  subproducta;  corpore  subtus  sparsim,  subtilitcr  punctu- 
lato.  Long.  2 '/s  1.  — lat.  % 1. 

La  forme  générale  rappelle  un  peu  nos  Stenelo- 
phus  et  surtout  nos  Badisler,  mais  les  élytres  sans  stries 
la  font  facilement  reconnaître.  Trouvé  par  M.  Nietner 
sur  les  montagnes  de  Noura-Ellia  de  l’île  Ceylan. 

Dans  le  Bull,  de  Moscou  1851,  j’ai  décrit  deux 
autres  espèces  de  ce  genre,  la  Neslra  ruficollis  et  la 
Nestra  nigricollis ; toutes  les  deux  sont  deux  fois  plus 
petites  que  l’espèce  de  Ceylan,  lisses  et  luisantes,  avec 
la  suture  des  élytres  testacée;  la  première  offre  aussi 
les  mômes  couleurs  du  corps,  tandis  que  la  seconde 
a un  corselet  noir. 


3» 


Tarliys  flaviciila,  alata,  elongato-suhovata,  depressa,  nitida, 
rufo-testaceaj  oculis  nûjrigÿ  capite  triangidare,  antice  inter 
endos  utrinque  arcuathn  oblique  imj)resso;  antennis  cajnte 
thoraeeque  conjimctis  loiigioribus,  validis,  pubescentilms;  tho- 
race  fera  quadrato,  postice  suheordato,  hasi  transversim  pro- 
fundo  impresso,  supra  sciitellum  elevato,  medio  linea  longi- 
tudinali  distincta,  laferibus  mnrginatîs  utrinque  unisetosis, 
angulis  anticis  rotnndatis,  posticis  fere  redis,  foveolatis,  sub- 
carinatis;  scutello  mintitissiino,  trûmgidari;  elytris  thorace 
sublatioribus , dorso  utrinque  profundo  quadristriatis,  strds 
subcrenulatis,  nntice  postieeque  obliteratis,  interstitiis  subcon- 
vexis,  3:o  bipundato;  antennis,  palpis  pedibusque  pallidis. 
Long.  ^4  1.  — lat.  Va  1. 

Elle  est  un  peu  plus  petite  et  surtout  plus  étroite 
que  notre  Tachys  bislriata  et  d’un  testacé,  qui  est  quelque- 
fois un  peu  plus  fonce  sur  le  milieu  des  élytres;  les 
stries  sur  ces  dernières  sont  plus  profondes,  plus  di- 
stinctement et  plus  ünement  ponctuées,  ce  qui  les 
fait  paraître  crénélécs;  la  suture  n’est  pas  imprimée. 
Elle  paraît  être  très  commune  aux  environs  de  Co- 
lombo sur  nie  Ceylan,  d’où  M.  Nietner  me  l’a  com- 
muniquée. 

Une  espèce  encore  plus  voisine,  par  la  taille  et 
la  forme,  de  notre  Tachys  bislriata,  se  trouve  dans  les 
mêmes  localités,  c’est  ma  Tachys  impressipentiis,  qui  est 
d’un  testacé  plus  pâle  que  la  T.  fJaveola  et  qui  pré- 
sente la  suture  plus  ou  moins  enfoncée  au  milieu  et 
seulement  deux  stries  distinctes  de  chaque  côté.  Les 
deux  fovéoles  ordinaires  se  voient  sur  la  surface  lisse 
des  élytres. 

Une  troisième  espèce,  également  des  environs  de 
Colombo  et  aussi  d’un  testacé  roussâtre  uniforme,  est 
enfin  ma  T.  acaroides.  Elle  est  encore  plus  petite,  pro- 


40 


portionellement  plus  convexe,  plus  courte  et  plus  ova- 
laire que  la  T.  flaveola,  très  lisse  et  très  luisante,  avec 
le  corselet  transversal,  les  angles  postérieurs  droits, 
presqu’  obtus  à l’extréinité;  les  élytres  assez  larges,  un 
peu  rembrunies  postérieurement,  présentant  une  seule 
strie  distincte  de  chaque  côté  de  la  suture;  les  deux 
fovéoles  ordinaires  sont  eiracées.  Sa  taille  ne  dépasse 
pas  celle  de  notre  T.  pulicaria  Dej,  et  par  la  forme 
courte  et  dilatée  elle  rappelle  les  Tachys  ylobosa  Chaud, 
T.  gracilis  Motsch.  et  T.  latissima  Molsch.,  mais  ces 
trois  dernières  ap[)artiennent  au  genre  Elupkropus,  décrit 
et  figuré  dans  le  Midletin  de  Moscou  1839,  genre  qui 
se  distingue  de  tous  les  Bcmbidiides  connus  par  ses 
crochets  pectinés  aux  tarses.  Dans  la  ligure  mention- 
née du  genre  Ëlaphropm  le  palpe  maxillaire  est  mal 
dessiné,  car  il  est,  comme  chez  les  autres  subulipalpes, 
terminé  par  un  article  aciculaire. 

IIydhocanth.^res. 

Hydrovatiis  picipciiiiis,  ovalis,  convexus,  nitidus,  punctu- 
latus,  mfo-testaccus,  fronte,  tliorace  antice  ehjtnsque  plus 
minusve  piceisj  capite  transverso,  glahi'o,  antice  utrinque  le- 
viter  impresso,  chjpco  arcuato,  ohtuso,  medio  niarginato;  ocu- 
lis  jilaniusculis , niyris;  thorace  valde  transverso,  fortiter 
pnnetato,  postice  arcuato,  antice  angustato,  basi  utrinque  sî- 
nvato,  lateribus  ohliquis,  fere  redis,  angulis  anticis  productis, 
^tosticis  acutiusculis ; elgtris  thoracis  basi  latitudine,  ovatis, 
antice  vix  dilatatis,  postice  arcuatim  acuminatis,  apice  acute 
suhproduc.tis , sparshn  punctatis,  striis  punctorum  vix  distin- 
ctis;  corpore  subtus  nitido;  metathorace  sparsim  grosso-pun- 
ctato.  Long,  l'/î  1.  — lut.  Ve  1- 

Taille  du  Hydrov.  castaneus  m.  Etydes  ent.  1855 
p.  82,  mais  un  peu  plus  allongé  et  plus  large  anté- 


41 


rieurement,  et  les  bords  de  la  tête  et  du  corselet  d’un 
testacé  roussûtre  plus  clair.  Découverte  de  M.  Nietner 
aux  environs  de  Colombo  sur  l'île  Ceylan. 

Les  autres  espèces  indiennes  de  ce  genre,  que 
je  possède,  sont: 

IJydrovatus  mfescens,  très  voisin  de  celle  que  je 
viens  de  décrire,  mais  qui  se  distingue  par  une  forme 
moins  élargie  au  milieu  des  élytres,  plus  obtuse  en 
avant,  une  ponctuation  [)lus  fine  sur  le  corselet  et 
presque  nulle  sur  les  élytres,  où  l’on  distingue  une  strie 
pointillée  vers  le  milieu  de  cliacune.  La  couleur  gé- 
nérale est  un  testacé- roussâtre,  avec  une  rangée  de 
points  foncés  le  long  du  bord  antérieur  du  corselet, 
et  une  autre  de  chaque  côté  de  la  suture,  qui  est  aussi 
de  cette  dernière  couleur.  L’extrémité  des  élytres  est 
assez  sensiblement  atténuée  en  pointe.  Elle  vient  du 
continent  oriental  de  l’Inde. 

Ilydrovatus  punctipennis,  forme  et  couleurs  du  Hydr. 
oblusus  m.  Etud.  ent.  1855,  p.  82,  mais  d’un  tiers  plus 
grand  et  surtout  plus  large.  Les  élytres  sont  plus 
grossièrement  ponctuées  que  le  corselet  et  forte- 
ment appendiculées  à l’extrémité.  — Du  continent  de 
l’Inde. 

Ilydrovalus  subrokindatus , l’espèce  la  plus  courte 
et  la  plus  arrondie  que  je  possède  de  l’Inde,  ayant  la 
taille  et  les  couleurs  du  Hydr.  oblusus,  mais  très  lui- 
sante et  généralement  plus  large  et  plus  convexe.  La 
tète  paraît  un  peu  moins  obtuse  en  avant,  le  chaperon 
plus  marginé  sur  le  bord;  le  corselet  plus  fortement 
rétréci  en  avant,  les  élytres  |)lus  convexes,  à [)ouctua- 
tion  moins  distincte  et  avec  l’extrémité  encore  moins 
saillante. 


42 


Hydrovatus  seminarius , très  voisin  du  Hydr.  subro- 
lundatus,  dont  il  a la  couleur  rufescente,  mais  un  peu 
plus  petit  et  d’un  tiers  plus  étroit,  ce  qui  lui  donne 
un  aspect  oblong,  assez  semblable  à celui  du  Hydr. 
obtusus,  à l’exception  cependant  de  l’éxtrémité  des  ély- 
tres,  qui  paraît  plus  atténuée.  Il  est  très  luisant  sur 
le  dessus  du  corps,  et  la  ponctuation  est  plus  éparse 
que  chez  Foblusus,  les  angles  postérieurs  du  corselet 
sont  aussi  moins  saillants.  — Du  continent  Indien. 

Hydrovatus  acuminatus,  de  la  couleur  et  de  la 
forme  do  l’Hydrov.  obtusus,  mais  doux  fois  plus  petit, 
de  sorte  qu’il  ne  surpasse  pas  la  taille  de  notre  Hyg- 
rotus  pictus  F.  — La  ponctuation  sur  le  corselet  et 
les  élytres  est  moins  apparente,  moins  serrée;  ces 
dernières  plus  atténuées  postérieurement;  le  dernier 
segment  abdominal  muni  d’un  pointe  horizontale,  au  lieu 
de  la  verticale,  comme  cela  a lieu  chez  le  Hydrov.  ob- 
tusus, ce  qui  la  fait  sortir  par  dessous  les  pointes  do 
l’extrémité  des  élytres,  qui  sont  assez  courtes.  — Du 
continent  Indien. 

Hydrovatus  maculatus,  de  la  forme  raccourcie  du 
Hydrov.  subrolundatus , mais  deux  fois  plus  petit  et  d’une 
couleur  rousse  sur  la  tête  et  le  corselet,  presque  noire 
sur  les  élytres,  où  les  côtés  sont  de  teinte  testacéc  avec 
trois  larges  sinuositées  et  un  point  de  cette  môme 
teinte  vers  le  milieu  près  de  la  suture;  le  bord  posté- 
rieur de  la  tôte  et  du  corselet,  ainsi  que  le  métatho- 
rax,  sont  brunâtres;  antennes  et  pattes  roussâtres. 
Ponctuation  sur  les  élytres  très  fine  et  peu  apparente, 
nulle  sur  la  tôte  et  le  corselet,  qui  sont  très  luisants 
comme  les  premières.  — Egalement  du  continent  Indien. 


43 


llydromtus  obscurus,  voisin  du  Hydr.  seminarius, 
mais  un  peu  plus  grand,  plus  large,  plus  convexe  et 
de  couleur  brun-noirâtre  en  dessus.  La  ponctuation 
sur  les  61ytres  et  le  corselet  est  bien  marquée,  les 
cotés  du  corselet  sont  plus  obliques,  ce  qui  rend  les 
angles  postérieurs  plus  saillants.  — De  Ceylan. 

Hydrovatus  fubescens,  un  peu  plus  allongé,  plus 
étroit  et  j)lus  parallèle  que  les  autres  espèces  du  genre, 
avec  la  taille  et  les  couleurs  du  llydr.  acuminatus; 
ponctuation  sur  les  élytres  plus  éparse;  corselet  et 
tête  plus  larges.  Du  continent  Indien. 

llydrocoptiis  subvitlulus,  elongato-elUpficus,  snhconvexus, 
nitidus,  testnceus,  elytris  fnsch,  vittnla  media  utrinque  Um- 
hoque  extenori  testaceîs;  caqnte  lato,  ferc  trianyuluri,  im- 
punctato,  chjpteo  suhproducto,  ocuîis  maynis,  depressis,  îividisj 
thorace  transverso,  imjnmctato,  hasi  utrinque  suhsinuato,  im- 
pressa,  laterihtts  suhparallelis , marginatis,  antice  suharenatis, 
angulis  anticis  jn'ominulis,  posticis  suhrectis;  eli/tris  thoracis 
latitudine,  posticc  arenatim  attenuatis,  ad  suturam  punctato- 
striatis,  punctis  sparsim  instructis.  Long.  % 1.  — lat.  ‘/s  1. 

Forme  et  presque  la  taille  de  notre  IJydroglyphm 
granularis,  mais  plus  convexe  et  sans  strie  latérale  im- 
primée de  chaque  côté  du  corselet.  Ici,  il  n’y  a 
qu’une  impression  transversale  ponctuée  sur  le  milieu 
du  bord  de  chaque  coté  de  la  base  du  corselet.  La 
couleur  est  aussi  tout-à-fait  dilFérente,  et  sur  toutes 
les  parties  du  corps  plus  claire,  la  strie  testacée  sur 
le  milieu  de  chaque  élytre  n’atteint  jamais  la  base 
de  ces  dernières,  mais  se  prolonge  souvent  jusqu’  à 
l'extrémité,  où  elle  forme  une  antre  strie  claire  plus 
petite.  La  ponctuation  générale  est  insensible,  ce  qui 
rend  la  surface  plus  luisante,  tandis  que  les  stries 
ponctuées  sur  les  élytres  sont  plus  régulières  et  plus 


44 


fortement  marquées.  Pris  très  communément  aux  en- 
virons (le  Colombo,  par  M.  Nietner,  elle  se  trouve  aussi 
sur  le  continent  Indien. 

Une  seconde  espèce,  très  voisine  par  sa  taille,  sa 
forme  et  ses  couleurs,  se  trouve  au  Birma.  Elle  est 
proportionellement  un  peu  plus  large  et  plus  ovalaire 
que  le  Ihjdrocoplus  suboiUulus,  la  strie  testacée  sur  les 
élytres  est  comme  effacée  par  le  fond  Inun-roussAtre 
des  dernières;  le  corselet  [)araît  plus  fortement  atténué 
vers  la  tète,  qui  de  son  côté  est  un  peu  plus  arrondi 
au  chaperon.  Je  l’ai  nommée  Ilydrocoptus  rufulus. 

Une  troisième  espèce  vient  de  la  môme  localité 
et  présente  les  couleurs  du  Ilydroc.  subvükUus,  mais 
sa  taille  est  du  double  plus  considérable  et  proportio- 
ncllement  plus  large  et  plus  ovalaire.  Outre  la  strie 
claire  sur  le  milieu  de  chaque  élytre,  on  y voit  encore 
des  sinuosités  latérales  de  la  môme  couleur  et  quelque- 
fois de  petites  taches  obliques,  entre  la  strie  claire  et 
le  bord  latéral;  la  ponctuation  dans  les  stries  est  plus 
forte.  Le  corselet  est  plus  long,  plus  atténué  vers  la 
tète,  fortement  marginé  et  un  peu  rembruni  sur  le 
milieu  du  bord  antérieur;  les  angles  postérieurs  sont 
un  peu  aigus.  Elle  porte  le  nom  itHydroc.  biviuis  m. 

Laccopliiliis  uiidiilircr,  ovatus,  postice  attenuatus , glaber, 
nitidns,  siqjra  pallidus,  edytris  lonyitudhialiter  fiisco  undula- 
tis,  corpore  subtus  pedihusque  infuscatis,  oculis  niyris.  Long. 
l'/3  1.  — lat.  % 1. 

Presque  moitié  plus  petit  que  le  Lace,  mimilus, 
plus  atténué  postérieurement  et  distinct  de  toutes  les 
autres  espèces,  par  les  ondulations  sinuées  qui  se  diri- 
gent longitudinalement  sur  le  milieu  des  élytres  jusqu’ 
à l’extrémité;  la  base  des  premières,  les  bords  exté- 


45 


rieurs  et  une  tache  de  chaque  côté  de  l’extrémité 
restent  de  teinte  testacée.  Envoyée  par  M.  Nietner, 
qui  l’a  prise  aux  environs  de  Colombo;  mais  il  se 
rencontre  aussi  sur  le  continent  Indien  sur  la  côte  de 
Tranquebar. 

Les  autres  espèces  indiennes  de  LaccophUus  que 
je  possède,  sont: 

LaccophUus  Iramversus,  taille  et  forme  du  précé- 
dent, mais  au  lieu  des  ondulations  foncées  sur  les  ély- 
tres,  il  y a des  grandes  taches  transversales  pointillées 
de  teinte  testacée;  la  base  est  obscure,  puis  on  voit 
une  bande  sinueuse  testacée  ainsi  qu'une  large  espace 
de  teinte  foncée;  vers  l’extrémité  de  ces  élytres  est 
une  autre  bande  testacée,  interrompue  sur  la  suture, 
enfin  l’extrémité  môme  et  tout  le  bord  des  élytres 
est  de  teinte  claire,  ainsi  que  le  corselet,  la  tôte  et 
les  pattes;  le  dessous  du  corps  un  peu  obscure.  — 
Birma. 

LaccophUus  hasalis,  par  ses  couleurs,  il  ressemble 
beaucoup  au  Lace,  transvenus,  mais  la  forme  est  plus 
allongée,  plus  large  vers  la  tôte  et  moins  convexe; 
la  base  des  élytres  est  foncée  et  parsemée  de  petites 
taches  obliipies  testacées;  la  première  bande  claire 
est  plus  étroite  que  chez  le  Lace,  transversus,  l’es- 
pace foncé  du  milieu  beaucoup  plus  large  et  occupe 
presqu’enlièrement  les  bords  latéraux;  la  bande  sub- 
apicale est  presqu’  absorbée  par  la  teinte  du  fond 
qui  est  foncé;  les  pattes  sont  un  peu  obscures.  — Co- 
lombo. 

LaccophUus  flavescens,  de  la  forme  allongée  et  de 
la  taille  du  Lace,  hasalis,  mais  d’une  couleur  testacée 
roussâtre,  uniforme,  à l’exception  dos  yeux,  qui  sont 


4G 


noirs;  les  élytres  sont  très  finement  pointillées,  avec 
deux  stries  peu  visibles  et  formées  de  points  très  pe- 
tits; l'extrémité  est  arrondie.  La  taille  est  un  peu 
plus  petite  que  celle  de  notre  L.  minulus,  mais  moitié 
plus  étroite.  — Ccylan. 

LaccophUus  uniforrnis,  tout-à-fait  comme  le  précé- 
dent, mais  avec  les  élytres  plus  larges  et  fortement 
atténuées  postôrieuremenl,  presque  comme  chez  notre 
minutus,  ponctuation  des  élytres  indistincte.  — Du  con- 
tinent Indien. 

Pylopliiliis  nig:riceps,  elongato-ovatiis,  anfice  posticeque  at- 
tenuatm,  suhdepr'esms,  nitidus,  subtilisshne  punctulafMS,  fmco- 
testaceuK,  corpore  mbtus  femoribusque  nùjris,  opacis;  capite 
punctatissimo,  nitido,  niqro,  ante  oculos  utrinque  macula  te- 
stacea;  thorace  transverso,  antice  attenuato,  lateribvs  vix  ar- 
cuatis,  anguUs  posticis  rotundatis;  scutello  triangulari , testa- 
ceo;  ehjtris  subovatis,  jninctulatis,  stria  subsutiirali  fusca 
jiostice  distincta.  Long.  % — l'/s  1.  — lat.  % — V2  1. 

Couleurs  de  notre  Pglophilus  griseus,  mais  quatre 
fois  plus  petit,  proportionnellement  plus  court  et  avec 
la  tète  noire.  La  ponctuation  sur  le  dessus  du  corps 
est  beaucoup  plus  fine,  ce  qui  le  fait  paraître  plus 
luisant.  Très  commun  sur  file  Geylan  et  sur  le  con- 
tinent Indien,  il  se  retrouve  aussi  en  Egypte. 

J'avais  proposé  ce  genre  dans  le  Bulletin  de  Moscou 
1845  p.  32  N.  78,  à cause  du  manque  complet  de  la 
carène  élevée  et  saillante,  en  avant  de  l’insertion  des 
hanches  intermédiaires.  M.  Mulsant  l’avait  déjà  séparé 
sous  le  nom  de  Helophilus,  nom  qui  avait  été  employé 
plusieurs  fois  et  qu’il  changea  plus  tard  en  Uelochares; 
tandis  que  je  lui  appliquai  dans  mes  Ilydrocanthares 
de  la  Russie  1853  p.  11  celui  i\e  IMophijgas;  de  sorte 
que  je  ne  sais  plus  qui  de  nous  deux  a la  priorité. 


47 


Quanti  à la  remarque  de  M.  Kraatz,  que  le  manque 
de  la  strie  subsuturale  est  caractéristique  pour  ce  genre, 
je  puis  lui  assurer  que  ce  n’est  qu’illusoire,  car  il  y 
a des  exemplaires  du  Helochans  twidus,  chez  lesquels 
les  traces  de  cette  strie  existent  et  souvent  môme 
marqués  de  gros  [)oints  noirs.  — Chez  l’espèce  que  je 
viens  de  décrire,  la  strie  subsuturale  est  aussi  bien 
marquée  que  chez  les  petits  Philhydrus,  mais  la  saillie 
lamelliforme  en  avant  du  milieu  de  l’insertion  des 
hanches  intermédiaires  manque,  de  sorte  que  c’est  un 
genre  dill'érent  des  Ilelochores,  mais  qui  a beaucoup 
tie  ressemltlance  avec  le  IJel.  parvulus  Rciche  & Saal., 
qui  se  rencontre  aussi  aux  Indes  orientales  jusqu’  à 
l'île  Ceylan.  — Le  nom  de  Pylophilus  peut  donc  être 
conservé. 

Ancyronyx  quadripln^iatus,  elonyato-ovatns,  antice  aftemia- 
tus,  postice  suhacuniinatus,  supra  deplnnatns,  pivnctatus,  cari- 
natus,  vix  nitidm,  nigro-snhœ.neus,  antennarum  hast,  elytro- 
rum  maciilis  quatuor  pedibusque  testaceis,  yeniculis  tarsisqve 
infuscatis;  thoracc  elongato,  suhtrapeziforme,  anttee  angustato, 
marqhiato,  medio  antice  suhfoveolato,  postice  profundo  trian- 
gulariter  impresso,  angulis  posticis  recto-acutîs;  elytris  tho- 
race  latiorihus,  foveolato-striatis,  inte^'stitiis  alterms  carinato- 
elevatis,  humeris  distinctiSf  utnnqne  macula  hasali  lata  stn- 
gaque  elongata  ad  apicem  testaceis;  pedibus  longissimis. 

Long.  ‘Va  1.  — lat.  'A— 'A  1- 

Il  ressemble  un  peu  à l’ Ancyronyx  variegalus  Germ. 
de  l’Amérique  septentrionale,  mais  étant  quatre  fois 
plus  petit,  il  a le  corselet  tout-a-fait  obscur,  les  élytres 
seulement  ont  quatre  taches  testacées,  dont  les  ante- 
rieures très  grandes,  occupant  presque  toute  la  lar- 
geur de  la  base,  et  dont  les  apicales  en  forme  de  pe- 
tites stries  sur  la  troisième  côte  élevée;  les  pattes 


48 


sont  beaucoup  plus  claires  et  enfin  les  intervalles  des 
stries  élevées  en  carènes  sur  les  élytres.  Cette  in- 
téressante espèce  a été  découverte  par  M.  Nietner 
dans  les  ruisseaux  dos  montagnes  Noura-Ellia  sur  l’ilo 
Ceylan. 

Je  dois  ici  mentionner  un  insecte  de  l’Arménie, 
que  j’avais  décrit  et  figuré  dans  le  Bulletin  de  Moscou 
1839  sous  le  nom  de  Macronychus  caucasicus  et  que 
M.  Lacordaire  a bien  voulu  citer  dans  son  Histoire 
naturelle  des  Insectes  vol.  H.  p.  512  note  1 nque  pour 
mémoire»,  comme  tant  d’autre  choses  que  ce  Monsieur 
ne  connaît  |)as,  ou  ne  veut  pas  connaître.  — Lorsque  je 
décrivais  cette  espèce  en  1839,  on  comprenait  encore 
dans  le  genre  Macronychus,  le  Macr.  varieyalus  Germer, 
qui  a,  comme  on  le  sait,  11  articles  aux  antennes;  le 
mien,  s’accordant  pour  presque  tous  les  caractères  avec 
le  Macr.  4-luberculatus,  ayant  aussi  la  tète  libre  et  non 
recouverte  par  le  prosterum,  |)réscntait  cependant  des 
antennes  claviformes  très  courtes,  comme  chez  les  vrai 
Macronychus,  mais  com()osées  do  11  articles  au  lieu 
de  6 et  c’est  pour  cela  que  j’ai  fait  représenter  exac- 
tement l’antenne  grossie  et  tout  l’insecte,  accompagnés, 
d’une  description  d’une  page  entière.  M.  Lacordaire 
donc,  a eu  tort  de  dire,  qu'il  ne  cite  mon  espèce  que 
pour  mémoire.  — Cette  espèce  n’est  pas  seulement 
bonne,  mais  doit  former,  depuis  qu’on  a retiré  les  An- 
cyronyx  des  Macronychus,  un  genre  particulier  que  je 
nomme  Microdes  et  qui  se  distingue  des  Limnins  et 
Elmis  par  sa  tète  plus  libre  et  scs  jambes  non  ciliées, 
des  Macronychus  par  ses  antennes  composées  de  11 
articles,  des  Slenelmis  et  des  Ancyronyx,  par  scs  an- 
tennes deux  fois  plus  courtes,  avec  le  dernier  article 


49 


très  court  et  obtus;  — des  Cylloepus  par  ses  palpes 
liliformes,  un  peu  atténués  et  tronqués  à l’extrémité, 
et  de  tous  les  Elmides  par  ses  antennes  distinctement 
en  massue  articulée. 

Stenelniis  ccyloiiicns  Nietuer,  elongato-suhovatus , sub- 
convexus,  antîce  nngustaluH,  2mnctatlssimus,  sericeo-ogjncus , 
nigrn-suh'neneus , lumierin  strigin  tribus,  jjostice  lineolis  sutu- 
raque  medio  ahbrevûdo,  anfennarnm  basi,  genieulis  tarsisque 
qüus  minusve  i-ufo-testaceis ; tliorace  elongato,  antice  trnpezi- 
forme  angiisfato,  medio  canaliculato , basi  ufrinque  carinato, 
sinuato,  medio  hitnbercMlato , angulis  anticis  a, cutis,  subdehi- 
scenfibus,  posticis  amfiusculis , pirominnlis , lateribus  margi- 
natis,  medio  utrinque  imqwessis;  scuteîlo  cordiformi,  nitido^ 
elytris  2>rofunde  punctato- striât is , interstitiis  angustis,  puncta- 
tissimis,  alternis  versus  basin  elevatis,  testaceis,  pedibus 
validiusculis.  Long.  1 % 1.  — lut.  V3  1. 

Il  rappelle  quelques  Stenebnis  américains  tachetées 
de  teinte  teslacé,  tels  que  Sten.  bicarinatus  et  sinualiis, 
mais  sa  taille  est  deux  fois  plus  grande,  avec  le  cor- 
selet plus  large  postérieurement,  les  élytres  sans 
carène  latérale  et  avec  les  taches  testacées  séparées 
dans  leur  milieu. 

Une  des  jolies  découvertes  de  M.  Nietner,  dans  les 
ruisseaux  des  montagnes  de  Noura-Ellia  sur  l'îlo  Ceylan. 

Une  seconde  espèce,  du  continent  Indien,  est  ma 
Stenelmis  eæarulus,  qui  est  quatre  fois  plus  petite  que 
notre  Sten.  candiculata,  avec  les  élytres  pro|)ortionclle- 
rnent  plus  courtes,  nullement  élargies  en  arrière,  ayant 
deux  carènes  longitudinales  sur  chacune;  corselet  tra- 
péziforme,  atténué  vers  la  tète,  marginé,  avec  des  cane- 
lures  longitudinales  et  une  impression  qui  va  de  ces 
dernières  obliquement,  vers  le  bord  latéral;  angles  an- 
térieurs embrassant  la  tête,  mais  pas  saillants,  les  pos- 

4 


50 


lôrieurs  aigus  et  no  dépassant  pas  la  base,  qui  est  un 
peu  sinuôe  de  chaque  côté,  ha  couleur  générale  est 
un  gris  roussâtre,  recouverte  d’une  matière  glutineuse 
opaque;  antennes  et  tarses  testacées. 

A ces  espèces  se  joignent  les  Stenelmis  sinvalm, 
Incarinalus,  Mürkelii  et  pusillus,  qui  tous  ont  sur  chaque 
élytre  des  taches  ou  des  bandes  de  teinte  testacée. 
l.e  Stenehnis  Miirkelii  Motsch.  que  j’avais  déjà  men- 
tionné dans  ces  Etudes,  1854  p.  12,  se  distingue  facile- 
ment du  Stenel.  bicannatus,  par  ses  antennes  et  scs 
tarses  entièrement  d’un  tcstacé  roussAtre,  par  son  cor- 
selet plus  rétréci  en  avant,  plus  arrondi  au  milieu, 
les  canelures  médianes  plus  prononcées,  par  ses  élytres 
plus  larges  et  plus  ovalaires  et  les  intervalles  1 et  2 
distinctement  relevés  en  carène  à leur  base. 

Une  sixième  espèce,  rayée  de  testacé  sur  les 
élytres,  .se  trouve  dans  les  eaux  du  fleuve  Alabama 
aussi  aux  Etats-Unis.  Elle  est  moitié  plus  petite  que 
les  Mürkelii  et  hicarinata  et  se  distingue  principalement 
par  la  bande  longitudinale  des  élytres,  fortement  ddatéc 
à la  base,  occupant  tout  l’angle  huméral;  par  son  cor- 
selet plus  trapézoïdale,  nullement  arqué  sur  les  côtés, 
par  la  carène  latérale  plus  fortement  sinuéo  en  dehors 
aux  angles  huméraux,  et  par  ses  antennes  plus  courtes, 
plus  fortement  en  massue  et  de  couleur  entièrement 
testacée  comme  les  tarses.  Je  l’ai  nommée  Stenelmis 
humerosiis.  11  vole  le  soir  dans  la  chambre,  se  diri- 
geant vers  la  lumière  môme  durant  un  orage. 

Parmi  les  Stenelmis  unicolores,  auxquels  appar- 
tient la  Slenelm.  exaratns,  décrit  plus  haut  et  (]ui  est 
la  plus  petite,  que  je  connaisse,  il  y a encore  deux 
autres  espèces,  qui  me  paraissent  nouvelles;  notamment: 


51 


Stenelmis  sordidus  m.,  d’un  tiers  plus  grand  que  le 
Stenelm.  crenalus  Say  et  qui  est  proportionellement 
plus  allongé;  le  front  est  canalieulé,  le  corselet  plus 
fortement  rétréci  en  avant,  les  angles  antérieurs  non 
dilatés  et  sini[)leinent  ponctués  comme  le  reste  du 
corselet;  les  antennes  et  tarses  d’un  testacé  roussâtre, 
les  jambes  et  cuisses  de  teinte  un  peu  plus  foncée. 
Le  reste  comme  chez  le  Stenel.  crenatus.  — Pensyl- 
vanie,  dans  les  eaux  du  Susquehanna. 

Stenelmis  elongalus  m.  — Il  ressemble  à notre 
Stenelm.  canaliculatus , mais  il  est  un  peu  plus  grand, 
plus  allongé  et  surtout  plus  étroit;  les  pattes  et  les 
antennes  sont  noires  et  l’extrémité  des  dernières  est 
à peine  roussâtre:  le  corselet  est  plus  étroit,  avec  les 
angles  antérieurs  plus  déhiscents  et  plus  saillants  que 
les  postérieurs.  Les  élytres  sont  assez  visiblement 
plus  larges  que  le  corselet,  très  allongées,  parallèles 
et  atténuées  vers  l’extrémitc,  sculptées  comme  chez 
le  canaliculatus.  — Il  m’a  été  donné  comme  venant 
de  l’Amérique  septentrionale,  sans  indication  plus  précise. 

Dans  le  voisinage  de  ces  Stenelmis,  doit  prendre 
place  une  espèce  de  Colombie,  qui  se  distingue  facile- 
ment par  son  écusson  arrondi,  mais  élevé  en  tuber- 
cule assez  saillant.  La  forme  générale  rappelle  un 
peu  celle  de  notre  Elmis  Volkniari,  mais  plus  paral- 
lèle, plus  allongée  et  quatre  fois  plus  grande.  La 
couleur  est  noire,  avec  les  antennes  et  les  tarses  d’un 
testacé  roussâtre;  la  pubescence  au  côté  interne  des 
jambes  est  d’un  testacé  doré.  — Corselet  allongé,  ré- 
tréci en  arrière,  avec  sa  partie  la  plus  large  vers  le 
milieu;  angles  antérieurs  arrondis  vers  la  tête,  les 
postérieurs  saillants  et  aigus,  pas  de  carènes  latérales 


52 


et  le  milieu  assez  convexe,  sans  troncature  au  dessus 
de  l’écusson.  — Elytres  plus  larges  ([uc  le  corselet, 
convexes,  un  peu  étranglées  avant  le  n)ilieu,  atténuées 
vers  l’extrémité,  qui  de  chaque  côté  est  sinuée,  de 
sorte  qu’elle  fait  voir  en  forme  de  dents  les  extrémi- 
tés des  deux  derniers  segments  de  l’abdomen;  elles 
sont  striées  par  des  points  assez  grands,  les  intervalles 
finement  luberciilées;  le  dessous  du  corps  est  rugueux, 
dernier  segment  sans  excavation  médiane,  mais  armé 
de  chaque  côté  d’une  dent  assez  forte;  je  n’y  vois 
pas  la  |)ubescence  latérale  qui  se  trouve  chez  les 
Cylloejms,  ni  les  palpes  renflées,  qui,  chez  l’insecte  que 
Je  décris,  sont  filiformes  et  un  peu  tronquées  à l’extré- 
mité. La  tôte  est,  presque  jusqu’aux  mandibules,  re- 
couverte par  le  prolongement  antérieur  du  prosternum, 
les  antennes  composées  de  11  articles  comme  chez 
les  Limnius,  desquels  elle  se  distingue  par  son  cor  selet 
rétréci  postérieurement  et  sans  sillons  latéraux  et  par 
ces  élytres  sans  carènes  longitudinales  sur  les  côtés. 
J’en  ai  formé  un  genre  particulier  sous  le  nom  de 
Macrelmis  dentatus  m. 


Sternoxes. 

Mciniiiiis  spiciulens,  Nictner,  dejiressus,  frianyiilans, 
inarginatnn , sphndidm^ , nigro-viridis , aqnte  fhoraceqtie  au- 
reis,  suhtus  nigro-sulmeneios;  fronte  leviter  hiloho'  fhorace 
valde  trnnsverso f glahro,  laferah'fer  sparsim.  vix  punefaio, 
angnlis  anticis  rotnndath , posticia  acutia,  valvatia,  laierihus 
suharcuatw,  versus  capiteni  valde  attennatis;  scutello  magno, 
transversOf  trianguhm , mipnncfafo;  elgtris  fhmieis  latitudine, 
nntice  snhdilatatis,  postice  iriangtdariter  angnsfafts,  grosso 
sidipunctatis , punctis  gjejparum  in  lineis  dispositis,  humeris 
■paulo  elevatisj  corpore  subtus  fere  glahro,  metathorace  pun- 


53 


ctato,  ahdominis  segmento  ultimo  suhtus  apice  profunde  im- 
presso,  hitiihercidato.  Long,  l Y3  1.  — lat.  % 1. 

M:r  Lacordaire  a fort  mal  à propos  réuni  ce 
genre,  fondé  par  Say,  aux  Jirachys,  qui  ne  sont  dans 
les  généra  des  Coléoptères,  qu’un  mélange  de  formes 
les  plus  variées  et  le  plus  différentes.  Ce  genre  re- 
marquable par  sa  forme  triangulaire  et  aplatie  et  son 
écusson  très  grand,  occupant  presque  un  tiers  do  la 
largeur  des  élytres,  présente  des  espèces  non  seule- 
ment dans  l’Amérique  du  Nord,  mais  plus  encore  dans 
l’Amérique  tropicale  et  voici  les  espèces  que  possède 
ma  collection: 

Metonius  subeyaneus,  taille  et  forme  du  M.  splendens, 
mais  de  couleur  plus  blcufttro  dessus,  partie  antérieure 
de  la  tête  et  les  côtés  latéraux  du  corselet  d'un  doré 
vif.  La  ponctuation  est  généralement  plus  prononcée, 
occupant  môme  le  front  et  le  milieu  du  corselet;  celle 
des  élytres  est  assez  régulière  et  marquée  de  petits 
poils  élevés,  grisâtres,  très  courts,  les  intervalles  sont 
très  finement  rugueux;  l’écusson  seul  reste  lisse  et 
d’un  bronzé  verdâtre  ou  bleuâtre  comme  le  corselet. 
Pattes  aplaties,  quatre  jambes  postérieures  élargies 
triangulairement  au  milieu;  tarses  courts,  lobés,  très 
tortement  velus  et  inférieurement  do  couleur  gris-tes- 
tacée.  Dessous  du  corps  parsemé  de  points,  surtout 
le  métathorax.  — De  la  Guiano  hollandaise. 

Metonius  foHaccus,  forme  triangulaire,  élargie  et 
déprimée  des  précédents,  mais  d’un  tiers  plus  petit; 
tète,  corselet  et  écusson  noirâtres,  élytres  d’un  vert 
foncé  et  très  fortement  ponctuées;  les  trois  iiremiers 
presque  lisses;  corselet  échancré  de  chaque  côté  do 
l’écusson.  Dessous  du  corps  d’un  noir  faiblement 


54 


bronzé,  presque  sans  ponctuation  et  rugueux  sur  le 
métathorax;  dernier  segment  abdominal  imprimé  au 
milieu  et  terminé  par  doux  dents  assez  aiguüs.  — 
Jambes  et  tarses  comme  chez  le  précédent,  ces  der- 
niers couverts  en  dessous  de  poil  spongieux  gris. 
— Para. 

Melonius  biimpressus,  forme  un  peu  moins  large  et 
plus  convexe  que  chez  les  précédents,  se  rapprochant 
beaucoup  de  celle  du  M.  ovatus  Say;  taille  un  peu 
plus  petite;  couleur  noire,  avec  les  élytres  violâtres  et 
ponctuées  moins  fortement  que  chez  le  foliaceus.  De 
chaque  côté  de  l’écusson  les  élytres  présentent  une 
impression  longitudinale  bien  marquée. 

Metonius  oblongus,  d’un  tiers  plus  petit  et  surtout 
moins  dilaté  à la  base  des  élytres  que  le  M.  ovatus 
Say;  couleur  un  peu  plus  bronzée;  élytres  plus  arquées 
sur  les  côtés  latéraux;  dernier  segment  de  l’abdomen 
bilobé  à l’extrémité,  comme  chez  le  premier  auquel 
il  ressemble  du  reste.  — Etats  Unis.  Tenessée. 

Mclaimxanthus  flavopirliis,  elmigatus,  angustatas,  gjostice 
attenuatiis,  punctatissifims , nitidus,  piibendus , ater,  ore,  an- 
tennarum  basi,  thwacis  angulis  posticis,  elytrorum  vitta 
basait  in  Ç laieraliteT  hamata,  puncto  suturait,  macula  late- 
rali  pedtlnisque  testacets;  capite  transverso,  clypeo  arcuato, 
carinato,  ocults  suhprcmttnulis ; antennis  in  cJ  elonyatts  valde 
serratis,  in  C thoracis  hast  hreviorihus,  modice  serrat'w,  tho- 
race  in  iS  trapezifwme-attenuatu s , in  Ç subparallelus,  an- 
tice  rotundatns,  convexus,  punctatus , angulis  posticis  acutis, 
valde  productis,  carinatis;  scutello  oblongo,  triangulari,  pos- 
tice  attenuato;  elytris  thoracis  hast  lutitudine  in  J'  abrupte-, 
in  Ç oblongo-atteîiuatis,  profimde  punctato-striatis,  mterstitiis 
transversim  rugosis,  fere  tuberculatis,  apiee  sîibtruncatis;  cor- 
pore  subtus  subtiliter  punctulato,  sparsim  puberulo,  fossults 
prosternalis  obliquis,  rectis.  Long,  l'/a — IV5  h — Itit-  Vs  — Va  h 


55 


Le  mâle  de  cette  espèce  est  plus  fortement  atté- 
nué vers  les  deux  extrémités  que  la  femelle,  qui  rap- 
pelle un  peu  nos  Adrastus,  tandis  que  le  premier  a la 
forme  des  Conoderus  et  des  Paniachilius. 

M.  Nietner  m’en  a envoyé  plusieurs  exemplaires, 
pris  tant  aux  environs  de  Colombo  que  sur  les  mon- 
tagnes de  Noura-Ellia,  sur  l’île  Ceylan.  Ce  genre  paraît 
remplacer  aux  Indes  nos  Elater  (Ampcdus)  et  se  ré- 
pandre bien  loin  au  nord,  car  il  y a une  espèce  môme 
dans  la  Russie  méiidionale,  à l'est  de  l’Europe.  Ces 
espèces  d’après  ma  collection  sont: 

Melanoxantlius  tessellatus,  forme  du  M.  flavopictus, 
mais  ordinairement  un  peu  plus  grand,  de  couleur  moins 
foncée  et  plus  grisâtre.  Les  dessins  sur  les  élytres  sont 
plus  élargis  et  plus  confondus  avec  le  fond,  ce  qui 
forme  souvent  deux  bandes  longitudinales  â la  base 
de  chacune  et  un  point  testacé  tout-à-fait  à I extré- 
niité;  l’abdomen  est  aussi  plus  roussâtre.  Le  reste 
comme  chez  le  il/,  flavopiclus  duquel  ce  n’est  peut- 
être  qu'une  variété  de  teinte  très  claire,  quelquefois 
même  entièrement  teslacée,  avec  quelques  vestiges 
noirâtres  sur  le  milieu  du  corselet  et  des  élytres. 

Des  mômes  localités  que  le  précédent. 

Melanoxantlius  flavoscriptus,  tout-à-fait  de  la  forme 
et  offrant  les  couleurs  du  M.  flavopictus,  mais  quatre 
fois  plus  grand  et  avec  les  dessins  sur  les  élytres 
plus  marqués,  une  tache  suturale  près  de  lécuSson, 
l’extrémité  et  tous  les  bords  latéraux  du  corselet  testa- 
céS.  Les  antennes  sont  plus  courtes,  moins  en  scie; 
les  angles  postérieurs  du  corselet  plus  allongés,  plus 
fortement  carénés.  — Egalement  des  montagnes  Noura- 
Ellia*,  sur  l’ile  Ceylan. 


56 


Mclanoxanlhus  vitticoUis,  un  peu  plus  allongé  que 
le  M.  flavoscriptus  et  surtout  plus  parallèle.  Couleur 
générale  d’un  lestacé  grisâtre,  peu  pubcscent,  avec  le 
front,  les  yeux,  deux  bandes  longitudinales  sur  le 
milieu  du  corselet  et  deux  transversales,  largement 
interrompues  sur  la  suture,  à la  partie  postérieure 
des  élytres,  noirâtres;  la  suture,  la  partie  antérieure 
des  élytres  et  le  dessous  du  corps,  grisâtres,  tandis 
que  sur  les  premières,  la  base,  une  bande  transversale 
sinuée,  peu  marquée  au  dessus  des  bandes  noires,  une 
tache  carrée  entre  ces  dernières,  rextréinité  de  l’écus- 
son et  les  pattes  sont  d’un  testacé  très  clair.  — 
Le  reste  comme  chez  les  précédents,  avec  lesquels 
il  a la  même  patrie. 

Mdanoæanthus  submaculatus , de  la  forme  du  J/. 
flavoscriptus,  mais  un  peu  plus  petit  et  intermédiaire 
entre  lui  et  le  M.  tessellatus,  auiiiiel  il  ressemble  par 
ses  couleurs  teslacées  prédominantes.  Le  corselet  est 
presque  tout-à-fait  testacé,  n’ayant  que  sur  le  milieu 
une  tache  oblongue  et  obscure;  l’écusson  est  noirâtre; 
les  élytres,  sur  leur  partie  postérieure,  otfrent  seule- 
ment les  vestiges  des  tleux  bandes  transversales  noires, 
en  forme  de  quatre  taches  sinuées  latérales.  La  fe- 
melle f?)  est  comme  chez  tous  les  Melanoxanthus  plus 
parallèle.  — Avec  les  précédents. 

Melanoxanthus  bivittis,  extrêmement  resseird)lant  à 
la  femelle  du  M.  tessellatus,  mais  deux  fois  plus  grand, 
avec  le  corselet  plus  atténué  antérieurement,  et  les 
élytres  ornées  chacune  d’une  large  bande  longitudinale 
au  milieu.  La  pubescence  des  premières  est  aussi 
plus  forte,  plus  longue  et  plus  roussâtre.  Les  antennes 
sont  beaucoup  plus  longues  que  la  tète  et  le  corselet 


57 


réunis,  leurs  articles  moins  en  scie  que  chez  le  M. 
flavopiclus.  — De  Ceylan. 

Melanoxanlhus  pictus,  taille  du  M.  submaculaius , 
mais  plus  large,  ce  qui  le  rapproche  un  peu  de  nos 
Draslerius.  La  couleur  générale  est  une  feinte  testacée 
claire  sur  les  élytres  et  les  pattes,  plus  roussAtre  sur 
la  tôte  et  le  corselet;  les  huit  derniers  articles  des 
antennes,  le  front,  les  yeux,  une  bande  longitudinale 
sur  le  milieu  et  une  autre  de  chaque  coté  au  bord 
latéral  du  corselet,  l’écusson,  la  suture  antérieurement, 
une  grande  tache  latérale  antérieure  et  la  partie  pos- 
térieure des  élytres,  ainsi  que  le  dessous*  du  corps,  à 
l'exception  du  prothorax  et  de  l’anus,  sont  d’un  brun 
noirâtre.  Le  corselet  est  plus  grand  et  plus  large 
postérieurement  que  chez  le  M.  submaculatus  et  ses 
côtés  latéraux  sont  plus  arqués.  Les  stries  ponctuées 
sur  les  élytres  sont  très  distinctes  et  noirâtres.  — Du 
continent  Indien. 

Melanoxanlhus  xanthographus , à-peu-près  de  la 
taille  du  M.  flavopiclus,  mais  proportionellemcnt  plus 
court,  plus  large,  ponctuation  beaucoup  plus  grosse, 
pubescence  à peine  visible,  ce  qui  le  fait  paraître  plus 
luisant.  La  couleur  prédominante  est  noire,  avec 
les  angles  du  corselet  et  une  grande  bande  oblique, 
qui  se  recourbe  ensuite  antérieurement  en  forme  d’un 
demi  x sur  le  milieu  de  chaque  élytre  d’un  testacé 
blanchâtre.  La  tôte  est  assez  convexe,  fortement 
ponctuée,  les  antennes  un  peu  plus  longues  que  la 
tôte  et  le  corselet  reunis  (o'),  assez  larges,  mais  moins 
fortement  en  scie  que  chez  le  M.  flavopiclus;  le  corselet 
est  plus  arrondi  en  avant,  plus  convexe,  moins  atténué; 
angles  postérieurs  moins  saillants;  stries  des  élytres 


58 


plus  fortement  imprimées,  à intervalles  parfois  relevées 
et  marquées  (le  gros  points  ou  fovéoles  transversales 
qui  les  rendent  presque  raboteuses.  — Du  continent 
Indien  et  du  Birrna. 

Melanoœanthm  nûjropunctalus , (juatre  fois  plus  grand 
que  le  M.  flampictus,  mais  plus  petit  que  le  M.  melano- 
cephalus  F.;  noir,  avec  les  élytres,  les  jambes  et  les 
tarses  d’un  testacé  clair;  les  premières  ayant  la  suture 
et  une  tache  ronde  sur  le  milieu  de  chacune,  noires. 
Le  corselet  est  plus  ovalaire,  plus  convexe  que  chez 
les  autres  espèces  du  genre,  a.ssez  distinctement  ré- 
tréci en  arrière,  comme  chez  le  Cardiaphorus,  les  angles 
postérieurs  sont  plus  courts;  les  élytres  un  peu  plus 
ovalaires,  mais  aussi  fortement  atténuées  en  arrière, 
avec  l’extrémité  presqu’  aiguë,  les  stries  des  élytres 
sont  fortement  ponctuées,  les  intervalles  très  linement 
rugueux  et  recouverts  de  longs  poils  peu  serrés,  de 
teinte  très  claire.  Le  dessous  du  cor[)s  est  un  [)eu 
pubescent  et  presque  sans  ponctuation  visible.  Il  se 
trouve  dans  la  Russie  méridionale,  près  des  embou- 
chures du  fl.  Oural  et  du  Volga. 

Lampyuides. 

Astrolampis  Nietner  n.  g. 

Lampyride  à corselet  tronqué,  non  prolongé  en 
avant  et  ne  cachant  pas  la  tête.  Antennes  de  la  lon- 
geur  du  corps,  très  fortement  pcctinées,  à articles  ar- 
qués ou  roulés  sur  eux-niômes  comme  chez  les  Plien- 
godes.  Elytres  longues  et  recouvrant  entièrement  l’ab- 
domen. Celui-ci,  au  lieu  do  présenter  les  segments 
colorés  de  jaune  soufre,  est  uniformément  de  teinte 
testacéc,  Ce  nouveau  genre  doit  prendre  place,  selon 


5» 


mon  arrangement  des  Lampyrides  (Etiid.  enlom.  1852, 
p.  57),  après  les  Phmgodes,  constituant  une  division 
des  dernières,  caractérisée  par  des  élytres  non  rac- 
courcies et  l’abdomen  sans  segments  blanchâtres,  [)hos- 
pliorescents. 

Ce  genre  paraît  constituer  aussi  un  passage  na- 
turel aux  Rhagophlhalmus,  dont  j’ai  diagnosée  une  es- 
pèce dans  ces  Etudes  1853  sur  p.  45,  N;o  8 sous  le 
nom  de  Rhagophlhulmm  scutellaius.  Ce  genre  de  la 
Chine  boréale  est  remarquable  par  ses  yeux  très  grands, 
occupant  la  majeure  partie  de  la  tête  et  étant  distincte- 
ment séparés  postérieurement  en  deux,  dont  les  su- 
périeurs sont  ovalaires  et  les  inférieurs  presque  ronds 
avec  leur  marge  supérieure  un  peu  eu  côte,  embras- 
sant tout  le  dessous  de  la  tête,  et  se  rapprochant  en- 
tièrement, au  delà  des  parties  de  la  bouche.  Ces  yeux 
sont  un  peu  saillants,  les  mandibules  étroites  et  arquées 
comme  chez  les  Cebrio;  palpes  peu  allongées,  un  peu 
épaisses,  à articles  coniques  presqu’  égaux,  le  dernier 
atténué  et  un  peu  acuminé  aux  maxillaires,  plus  ova- 
laire chez  les  labiaux;  antennes  plus  courtes  que  la 
tête  et  le  corselet  réunis,  faiblement  en  scie,  un  peu 
pubescentes,  composées  de  12  articles  distincts,  dont 
le  l;ier,  3:ièmc  et  le  llâème  plus  allongés  que  les 
autres;  le  12:ième  est  étroit,  allongé  et  acuminé.  Cor- 
selet pas  plus  large  que  la  tête,  transversal,  luisant, 
ponctué,  à angles  postérieurs  saillants  et  la  base  trois 
fois  sinuée.  — Elytres  comme  chez  les  Lampyris,  mais 
abdomen  concave  et  ressemblant,  ainsi  que  les  pattes, 
à celles  des  Drilides.  — N'ayant  pas  de  renseignements 
sur  la  manière  de  vivre  de  cet  insecte  chinois,  je  ne 
puis  constater  s’il  doit  prendre  place  parmi  les  Lam- 


<;o 


pyrides  ou  parmi  les  Drilides,  ce  qui  se  décidera 
quand  on  saura  positivement  s’il  émet  une  lumière 
phos|)liorescente  ou  non. 

Quand  aux  Aslrolampis,  M.  Nietuer  m’écrit  qu’ils 
émettent  une  lumière,  phosphorescente  à travers  des 
côtés  latéraux  de  l’abdomen,  lumière  qui  apparaît 
comme  formée  de  petites  étoiles.  Cette  lueur  ne  se 
voit  cependant  que  rarement,  parce  que  l’insecte  ne 
vole  pas  la  nuit  comme  les  autres  Lampyrides,  et  se 
cache  dans  les  broussailles. 

Aslrotaiiipis  pccliiiata,  Nietuer,  elongata,  mihparallela, 
flepressa,  suhopaca,  punctatksima,  testacea,  fronts,  ocidh,  tho- 
raeîs  medio  maculis  duabtis  magnis,  alis,  elgtrormn  sutura 
vittaque  laterali  nigris;  antsnnarum  articuUs,  femoribus  supra 
tibüsque  plus  minusve  infuscatis;  cajjite  transverso  crebre 
punctato,  oculis  mediocris  vix  proniinuUsj  thorace  subtrans- 
verso, punctatissimo,  antice  rotundato,  medio  canaliculato, 
postice  subcoarctato,  marginato,  angulis  posticis  lateraliter 
productis,  vix  acuniinatisj  scutello  triangulari,  magno,  antice 
exciso;  ehjtris  thorace  paulo  latioribus,  postice  subaitenuatis , 
rugoso-qjunctatis , sqjarsiin  testaceo  qjuberulis,  vix  distincte  bi- 
nervosis.  Long.  2 V2  1.  — hit.  “/g  1. 

Il  est  assez  commun  dans  les  parties  occidentales 
de  l’île  Ceylan,  mais  rare  sur  les  montagnes. 

Telephoiudes. 

Itiiiriis’)  sylvicola,  Nietner,  Uneans,  parallelus,  depres- 
sus,  subnifidus,  coriarius,  ater,  abdoniine  medio  subtus  rufe- 
scente,  ore,  antennarum  basî,  coxis  feinoi'ibusque  plus  minusve 
albidis;  capnte  sidjquadrato,  impunctato,  subojMco,  medio  lon- 
gitudinaliter  canaliculato,  canalicula  nitida,  oculis  magnis, 
lateraliter  non  qn-oductis;  thorace  caqntis  latitudine,  sub- 
quadrato,  antice  rotundato,  ptostice  utrinque  sinuato,  medio 


*)  genre  Biiirus  voyez  ces  Etudes  1852  P-  23. 


61 


inhiber culato,  txihermlo  postico  in  carinam  prolongato,  angu- 
11k  posticis  fere  redis;  scntello  magno,  triangulari,  ajyice  laie 
iruncato;  elgfris  thorace  suhlatinrihus,  ahhreviatis,  valde  atte- 
nnatis,  suhnignlosis , sparsim  testaeeo  pilosis,  ante  humeros 
ufrinque  tuberciilo  nitido,  testaeeo;  ahdomine  molle,  segmenta 
nltimo  corneo,  cordiformi,  supra  apice  fiircato.  Long.  1 
1.  - Jat.  % 1. 

Par  le  forme,  il  ressemble  au  B.  apkalis  Motsch., 
mais  il  est  quatre  fois  plus  petit,  avec  les  élytres  de 
teinte  uniforme  foncée,  avec  la  base  des  cuisses  plus 
ou  moins  blanche.  Chez  cette  espèce  le  t:ier  article 
des  antennes  est  de  longcur  égale  aux  2:d  et  3:ième 
réunis.  M.  Nictner  l’a  découverte  sur  les  feuilles 
des  Acatbacées,  ce  qui  s’accorde  parfaitement  avec 
la  manière  de  vivre  de  nos  Malllmus  et  des  Try- 
pherus  de  l’Amérique,  qui  se  trouvent  aussi  sur  les 
broussailles. 

Une  troisième  espèce  du  même  genre,  habite 
aussi  les  montagnes  de  l’île  Ceylan.  Elle  est  un  peu 
plus  grande  que  celle  que  je  viens  de  décrire  et  se 
distingue  principalement  par  ses  élytres,  dont  l’extré- 
mité est  d’un  testacé  roussâtre  comme  chez  le  B.  apt- 
calis,  mais  au  lieu  d’occuper  le  côté  interne  de  cette 
extrémité,  la  tache  se  prolonge  sur  les  bords  latéraux; 
le  corselet  est  plus  lisse;  quant  aux  tubercules  et  à 
la  carène  médiane  élevée,  on  y découvre  à peine 
quelques  indices;  les  coxes  et  la  majeure  partie  des 
pattes  est  d’un  testacé-roussâtre.  Il  porte  le  nom  do 
Biurus  sublateralis  m. 

Maltypus  Motsch.  n.  g. 

Malthinide  intermédiaire  entre  les  Malthinus  et  les 
Hapaloderus,  ayant  une  tête  rétrécie  postérieurement 


et  les  antennes  insérées  sur  le  front  comme  chez  les 
premiers,  et  les  manrlilniles  non  dentées;  le  corselet 
transversal,  de  la  largeur  de  la  tôte,  à denticiilations  an- 
térieures prononcées  et  des  élytres  raccourcies  comme 
chez  les  dei-niers.  Il  diffère  des  uns  et  des  autres  par  sa 
forme  plus  élargie;  toutes  les  parties  de  son  corps  sont 
de  consistance  |)lus  dure,  plus  luisantes;  les  élytres  dé- 
passant à peine  la  moitié  de  l’abdomen;  les  antennes 
plus  robustes,  le  2:d  article  pas  plus  court  que  le  4:ième, 
le  3:ième  un  peu  plus  court,  les  autres  presqu’  égaux, 
le  dernier  de  la  longueur  du  premier.  Palpes  assez 
courts,  à articles  subconiques,  dont  le  dernier  grand, 
ovalaire  aux  maxillaires,  plus  sphaeriques  aux  labiaux, 
et  tous  deux  acuminés  à l’extrcmité,  ou  bien  .surmontés 
d’un  petit  appendice  comme  chez  les  Malachidius  m.'), 
mais  avec  les  crochets  des  tarses  petits  et  non  dentés; 
abdomen  construit  presque  de  la  môme  manière  dans 
les  deux  sexes,  sans  affecter  les  formes  singulières 
aux  derniers  segments  comme  cela  a lieu  chez  nos 
Malthinus,  Malthodex  et  Hafolodarm.  Je  dois  ici  remar- 
quer que  les  genres  Malthodes  et  Hapalodenis  ne  sont 
pas  tout-à-fait  identiques  comme  l’a  bien  voulu  le  dé- 
clarer M.  Lacordaire  dans  son  Histoire  des  Insectes 
vol.  IV,  p.  365,  car  il  est  dit  dans  la  diagnose  du 
genre  Mallhodes:  élytres  plus  courtes,  ne  recouvrant 
guère  que  les  deux  tiers  de  l’abdomen,  tandis  que 
chez  le  Mallhodes  shmalicollis  Kiesenw.  elles  sont  aussi 
longues  que  le  corps;  quant  aux  yeux,  il  est  dit:  plus 
gros  et  plus  saillants  que  chez  les  Mallhinus,  ce  qui 
ne  s’accortle  non  plus  avec  mes  Hapalodenis,  qui  les 


')  Miilacliidim  conspicuus  Kinseriw.  de  la  Mésopolainie. 


63 


ont,  au  contraire,  moins  saillants:  les  crochets  des  tarses 
ne  sont  pas  mentionnés  du  tout,  mais  dans  une  note  1. 
M.  F^acordaire  parle  d’un  Mallhodes  conspicuus  qui  a les 
tarses  dentés  à leur  base,  ce  qui  ne  se  rencontre 
guère  chez  mes  Uapaloderus.  Considérant  que  ma 
bi'ochure,  sur  les  Malthinides^),  est  parue  dans  la  même 
année  que  la  Monogra|)hie  de  M.  Kiesenwetter  et  que 
les  caractères  que  j’ai  assignés  à mon  genre  Hapalo- 
dmis  s’accordent  mieux  avec  les  espèces  qui  s’y  rap- 
portent, je  crois  devoir  le  maintenir,  en  proposant  de 
réserver  celui  de  Malthodes  seulement  aux  espèces  qui, 
comme  le  Mallhodes  sinuuticollis  Kiesenw.,  ont  les  élylres 
aussi  longues  (jue  le  corps.  Quant  au  Malthod.  con- 
spicuus Kiesenw.  de  l’Asie  mineure,  ce  n’est  ni  un 
Mallhodes,  ni  un  Uapaloderus,  présentant  les  crochets 
des  tarses  dentés  h leur  base,  le  premier  article  des 
antennes  sensiblement  plus  court  que  le  2 et  3:ième 
réunis,  des  palpes  appendiculés  à l’extrémité,  un  cor- 
selet distinctement  rétréci  en  arrière,  des  élytres  aussi 
longues  que  le  corps,  un  abdomen  à dernier  segment 
renflé,  plus  ou  moins  tronqué  et  denticulô  à l’extré- 
nûté,  le  4:ième  article  des  tarses  très  longuement 
appendiculé,  les  lobes  largement  déliiscents.  Outre 
l’espèce  de  M.  Kiesenwetter,  je  possède  une  seconde 
de  Beiruth  qui  en  diffère  par  le  front  et  une  bande 
longitudinale  testacée  qui  traverse  le  milieu  de  la  tète 
et  du  corselet.  J’ai  nommé  ce  genre  Malachidius  à 
cause  de  sa  ressemblance  avec  quelques  Malachius  et 
l’espèce  de  Syrie  Malachidius  rufifrons. 


b Eliide.s  entomol.  1852  p.  I. 


64 


Mallypiis  niRer,  elongatus,  depressus,  elytronmi  hast  sub- 
rlilntafo,  nitidnn,  oi’e  gtedihnsque  testa^eis,  antennarnm  bnni, 
femoo'ibusqup,  qdus  viinusve  infnscatin;  capite  triangulari,  fere 
glahro,  inter  antennas  impresso,  infuscato,  lateribus  mhar- 
cuafis;  oculis  mediocria,  promimdia;  thorace  transverso,  qua- 
drangulato,  suhcylindrieo,  fere  glahro,  nitldo,  postice  rejlexo, 
anguUs  j)osticls  suhproniinnlis,  antieis  dentiforme,  laferaliter 
productis;  scuteüo  triangulari , minutissimo ; elgtris  thorace 
latioribus,  abbreviatis,  attenuatis,  conaceo-mgnlosis,  npice  sub^ 
incrassatis,  hmneris  rofundato-prominulis  ; abdomine  gMrallelo, 
segmenta  ultinio  snhincrassato,  apice  plus  mîmisve  truncato. 
Long.  11.  — lat.  Vs  1. 

Il  paraît  ôtrc  assez  commun  sur  les  montagnes 
de  Noura-Ellia  à Ceylan. 

Une  seconde  espèce  plus  petite  et  plus  testacée 
est  mon  Maltyp.  infuscalus,  qui  se  rencontre  dans  les 
mômes  localités.  Il  est  proportionellement  plus  étroit; 
la  tôte  brune,  avec  la  partie  antérieure  d’un  testacé 
pâle  et  les  yeux  noirs  plus  grands,  les  antennes  noire.s, 
à trois  premiers  articles  testacés;  le  corselet  roussâtre 
et  bordé  étroitement  de  testacé;  les  élytres  moins 
larges  aux  angles  huméraux,  plus  parallèles,  testacées, 
mais  plus  foncées  sur  la  suture  et  le  milieu;  abdomen 
noirâtre  en  dessus,  plus  roussâtre  en  dessous,  dernier 
segment  transversal,  canalicnlé  au  milieu  en  dessous, 
tronqué,  avec  quatre  denticulations  peu  apparentes. 

Car|ilniriis  nihroanniilflliis,  elongatus,  depressus,  nitidus, 
niger,  ore,  antenna.rum  basi,  capite,  thorace  tibiisqne  antieis 
riifo-testaceis,  abdomine  rubro,-  nigro-annulato,  lateraliter 
fusco-jnloso;  capite  elongato,  snbrostrato,  glabro,  fronte  in- 
ter antennas  impresso,  postice  attenuato,  in  (1)  lateribus 
infuscatis'  antennis  valde  serratis;  thorace  capitis  latitu- 
dine,  elongato-ovato,  glabro,  postice  truncato,  refexo;  elgtris 
antice  thorace  vix  latioribus,  qjostice  dilatatis,  rugoso-coriaceis. 


G5 


abdomine  dimidio  hrevioribus;  hoc  segmente  ultimo  marginato, 
ajnee  sinuafo  Long.  2 Va  1.  — lat.  % 1.  (élgtr.  apice). 

Il  ressemble  beaucoup  au  Carph.  nigripennn  que 
j’ai  décrit  dans  ces  Etudes  1854,  p.  45,  mais  il  est 
deux  fois  plus  grand,  avec  les  derniers  articles  des 
antennes,  les  cuisses  antérieures  et  les  pattes  posté- 
rieures noires.  M.  Nietner  m’écrit,  qu’il  court  sur  les 
poutres  de  sa  maison  à Rambodde,  dans  les  montagnes 
Noura-Ellia  de  l’île  Ceylan,  où  la  larve  et  l’insecte 
parfait,  à l’instar  des  Denops  et  autres  Clerides,  se 
nourrit,  probablement,  des  larves  des  Bostrichides  et  des 
guêpes  de  bois. 

Une  autre  espèce,  du  continent  oriental  des  Indes, 
présente  la  plus  grande  ressemblance,  par  sa  taille,  sa 
forme  et  ses  couleurs,  avec  celle  que  je  viens  de  dé- 
crire, et  ne  diffère  que  par  ses  antennes,  ses  yeux  et 
sa  tête  de  teinte  plus  claire,  la  partie  postérieure  de 
cette  dernière  ridée  transversalement,  son  corselet  plus 
parallèle  et  presque  crénelé  latéralement,  ses  élytres 
plus  ovalaires  et  assez  sensiblement  dilatées  et  rebor- 
dées au  milieu;  les  deux  derniers  segments  de  son 
abdomen  et  ses  pattes  antérieures  sont  entièrement  d’un 
testacé  roussâtre.  Je  l’ai  nommée  Carph  rubrwenlris. 

Viennent  ensuite:  le  Carphunis  nigripennis,  Carph. 
timbifer  et  Carph.  transparipennis , que  j’ai  décrits  dans 
ses  Etudes  1854  et  enfin: 

Carphurus  haemorhoidalis  m.,  taille  et  forme  du 
Carph.  nigripennis,  mais  tout  noir  a 1 exception  des 
deux  premiers  articles  des  antennes,  qui  sont  testacés, 
et  le  milieu  des  trois  derniers  articles  de  l’abdomen 
qui  sont  en  partie  roux.  La  tête,  le  corselet  et  les 
élytres  sont  un  peu  plus  inégales;  les  antennes  longues, 

5 


66 


minces  et  encore  moins  sensiblement  en  scie  que  chez 
le  C.  nigripennis.  — Il  se  trouve  aussi  sur  les  mon- 
tagnes Noura-Ellia  de  l’île  Ceylan. 

Stapiiilinides. 

Tlioracopliorus?  subnitidus,  elongatus,  paraUelus,  depressus, 
nitidus,  hrunneuÿ,  ore.,  antennaruni  basi,  ahdominis  segmentis, 
viargine  pedihmque  mfo-testaceis ; antennis  clavatis,  clava 
infuscata,  articula  ultimo  ovato,  penultimo  duplo  longiwi; 
capite  triangulari,  fronte  late  trifoveolato,  oculis  mbpromi- 
nulis;  thorace  capite  vix  latiore,  fere  quadrato,  postice  leviter 
anguKtato,  inaequali,  media  guicanaliculuto,  tdrinque  oblique 
foveolato,  basi  rejlexo,  arcuatim  transverso-impressoj  scutello 
triangulari;  elytris  thorace  sublatioribus , quadratis,  utrinque 
trisulcatis,  sulcis  mediis  pjosti.ce  abbreviatis,  interstitiis  im- 
punctatis,  sutura  laterihusque  carinato-elevatis , humeris  di- 
stinctis,  rotundatis;  abdomine  nitido,  impunctato,  segmenta  ul- 
timo penultimo  valde  anqustiore,  apice  anqustato,  obtuso. 
Long,  l 1.  — lut.  Vé  1. 

Il  a la  taille  et  les  couleurs  de  notre  Thorcico- 
phorus  corlicinus,  mais  il  paraît  plus  allongé,  plus  paral- 
lèle, plus  déprimé  et  plus  luisant;  le  corselet  est  aussi 
plus  carré,  avec  les  angles  postérieurs  droits,  les  côtés 
latéraux  sans  dentelures;  c’est  pourquoi  je  doute  en- 
core qu’il  ap|)aiiienne  effectivement  à ce  genre,  mais 
comme  je  ne  possède  des  Indes  que  cette  seule  es- 
pèce, je  l’ai  placée  ici. 

M.M.  Lacordaire  et  Kraatz  substituent  au  nom 
Thoracophorus,  que  j’avais  donné  à ce  genre  en  1837, 
celui  de  Glyploina  qu’  Erichson  employa  bien  plus  tard, 
en  s’accrochant  à une  faute  typographique  qui  avait 
changé  ce  mot  en  Thoraxophorus.  Ces  deux  savants 
se  hâtent,  mal  à propos,  de  relever  cette  faute;  mais 
se  taisent  expressément  sur  la  correction,  que  j’avais 


«7 


laite  moi-iiiôiiie  clans  l’article  sur  les  Insectes  du 
Caucase,  cjui  se  trouve  itnpritné  dans  le  Bulletin 
de  Moscou  1840.  M.  Kraatz  va  encore  plus  loin,  il 
se  plaît  de  me  prêter  un  Tlioraxocophonis,  nom  de  sa 
propre  invention,  (voyez  Naturgescliiclite  (1er  Insecten 
Ocutschlands,  II,  p.  1,048).  Ce  qu’il  y a de  curieux 
c’est  que  Ericlisoni)  et  tous  les  autres  entomologistes 
ont,  sans  aucune  observation,  adopté  le  môme  nom 
Thoracophorm  pour  un  genre  d’IIétéromères,  fondé  par 
M.  llope,  bien  plus  tard  que  moi 2),  et  Ericbson  a môme 
décrit  sous  ce  nom,  qu’il  blâmait  tant,  des  espèces  de 
l'île  Van-Diemen.  C’est  donc  probablement  par  de 
pareils  moyens,  que  M.M.  Lacordaire,  Kraatz  &c.  croi- 
ent faire,  selon  eux,  de  critique  scientifique;  Je  laisse 
à M.M.  les  entomologistes  le  soin  d’apprécier  ce 
niode  d’agir  à sa  juste  valeur.  Quant  au  genre 
Glypioma  d’Ericlison,  il  contient  deux  formes  suffisam- 
ment dill'érentes,  pour  justifier  deux  genres  séparés; 
les  espèces  à antennes  claviformes  correspondent  h 
mon  genre  Thoracophonis  et  devront  y rester,  les  autres, 
à antennes  filiformes,  pourraient  conserver  celui  donné 
par  Ericbson  et  outre  les  espèces  de  ce  savant  prus- 
sien, il  faudra  y joindre  la  Ghjptomn  cicatricosa  que 
j’ai  décrit  dans  le  Bulletin  de  Moscou  1857.  — Les 
espèces  de  Thoracophorus  que  possède  encore  ma  col- 
lection sont: 

Thoracophorus  corlicitms  m.,  Toracoph  sculptüis  Er.^ 
Thoracoph.  coslalis  Er.,  Thoracoph.  exilis  Er.,  et  deux 
^ui  paraissent  être  nouvelles: 

')  Wiegm.  Archiv.  1843  p.  238,  .'0. 

Je  propose  à ce  genre  de  Hétéroméres  de  la  Nouvelle  Hollande  le 
nom  de  Cardiothorax. 


6H 


Thoracophorus  excisicollis  ni.,  voisin  de  notre  T/io- 
racoph.  corlicinus,  par  la  taille,  la  forme  et  les  couleurs, 
mais  très  différent  par  son  corselet,  qui  postérieure- 
ment est  largement  échancré  de  chaque  côté,  ce  qui 
lui  donne  une  forme  cordiforme,  les  bords  latéraux 
en  avant  ont  chacun  trois  petites  épines  et  sur  le 
milieu  du  bord  antérieur  il  y a deux  tubercules  élevés, 
les  impressions  du  milieu  sont  plus  profondes,  les 
élytres  plus  courtes  et  plus  larges,  régulièrement  costées, 
chaque  intervalle  avec  une  strie  de  grands  points  im- 
primés. La  surface  est  opaque,  seulement  vers  l'ex- 
trémité de  l’abdomen  elle  devient  plus  lisse  et  un  peu 
luisante.  Je  l'ai  trouvé  dans  les  forêts  du  détroit  de 
Panama. 

Thoracophorus  longicollis  m.,  tout-à-fait  comme  le 
Thoracoph.  costalis,  mais  toujours  plus  allongé,  la  tête 
plus  large  en  avant,  le  corselet  plus  long  sans  créne- 
lures  latérales  distinctes,  élytres  un  peu  plus  larges. 
Je  l’ai  pris  aux  environs  de  la  Nouvelle-Orléans  et 
peut-être  n’est  ce  qu’une  variété  méridionale  du  costalis. 

l’lil(»eoiiomus  (|lladrifossul,^t^s,  ehncjatns,  suhovatus,  dejjres- 
sus,  opacus,  niger,  tihns  tarsmpie.  tesfaceis,  antennarum  hasi, 
femonhu.H  anoque  infuscatisj  capite  triangnlari,  postice  trans- 
versim  impresso,  ocellis  nitidis  hinis,  oculis  qn'ominnlis ; antennis 
clnvati»,  clava  scxartioulaia]  thorace  capite  mhlatiore,  sub- 
transverso, postice  arciiafo,  profundo  quadrifossulato,  fossuUs 
mediis  elongatis,  lateribus  antice  rotundatis,  postice  suhangu- 
statis,  angulis  posticis  sidn-ectis,  tnx  girominulis',  scutello  tri- 
angulan;  elgtris  thorace  suhlatiorilms  et  fere  duplo  longiori- 
hus,  postice  subdilatatis , rugoso-scarificatis  vel  gramdatis, 
brevissime  puberulis;  abdomme  subovato,  postice  attenuato, 
late  reflexo,  antice  vix,  postice  dense  punctato,  ano  fere  gla- 
bro.  Long.  ^3  L — lîiL  V4  L 

Voisin  de  notre  Phloeo.  pusillus,  mais  moins  pa- 


Ü9 


rallèle;  le  corselet  plus  petit,  les  élytres  arquées  sur 
les  côtés;  de  couleur  noire  opaque,  massue  des  an- 
tennes et  cuisses  noirâtres.  — Sur  les  montagnes  de 
Noura-Ellia  à Ceylan. 

Oxyteliis?  |)ara8itus,  elongatus,  parallelus,  depressus,  punc- 
tatus,  suhniHilus,  niger,  ore,  pnlpns,  anteimanini  basi  pedi- 
husqun  testaceis;  capite  subtransverso,  subopaco,  rugoso-punc- 
tuto,  inaeguali,  postice  bifoveolato,  fronts  medio  longitudina- 
liter  impresso,  inter  oculos  et  antennas  utrinque  dentiforme  pro- 
ducto-,  thorace  caqnte  vix  latiore,  subtransverso,  inaeqtiali, 
rugoso-punctato,  antice  trinngulariter  prominulo,  medio  crenu- 
lato-trisulcato,  sulcis  postice  dehiserntibus,  lateribiis  anticis 
subdilatatis , medio  laie  excavatis,  angidis  anticis  rotun- 
datis,  posticis  obtusis;  ehjtris  thorace  siiblatioribus,  subtrans- 
versis,  crebem-ime  granuloso-punctatis,  paulo  infiscatis;  ab- 
domine  elytris  paulo  angustiore,  nitido,  postice  punctulato, 
sparsim  brevissimo-piloso,  apice  acuminato,  lateribus  valde 
reflexis,  ad  aqnceni  arcuato-attenuatis,  segmentorum  margine 
jjostico  plus  minusve  infuscato;  ano  nitidissimo,  subconvexo. 
Long.  1 7,5  1.  — lat.  Va  L 

11  ressemble  à notre  Oxyt.  complanalus,  mais  sa  forme 
est  moitié  plus  étroite  et  proportionellement  plus  allongée; 
le  corselet  plus  inégal,  les  sillons  du  milieu  moins 
distincts,  l’abdomen  plus  luisant.  Je  ne  suis  pas  en- 
core tout-à-fait  certain  que  ce  soit  un  Oxytelus,  quoi- 
que le  faciès  l’indique  assez,  pareequ’  avec  des  pattes 
intermédiaires  distantes,  il  réunit  des  palpes  maxillaires, 
ou  le  3:ième  article  est  disti  ictement  plus  large  et 
plus  long  que  le  2:d.  — Cette  espece  a été  décou- 
verte par  M.  Nietner  dans  un  nid  de  Termites  sur  les 
montagnes  de  Noura-Ellia  à Ceylan. 

Une  seconde  espèce  également  de  Ceylan  pré- 
sente les  palpes  maxillaires  et  1 insertion  distante  des 
pattes  intermédiaires  comme  chez  nos  Oxytelus,  mais 


70 


un  corselet  presque  sans  sillon  longitudinal  coninie 
celui  de  nos  Phloeonaeus.  La  couleur  du  corps  est  noire, 
plus  ou  moins  brunâtre,  avec  les  palpes,  la  base  des 
antennes,  les  pattes,  les  angles  huméraux  et  le  milieu 
des  élytres  d’un  testacé  pâle.  — Tête  assez  triangu- 
laire, fortement  ponctuée  vers  les  bords,  lisse  et  lui- 
sante au  milieu  en  avant;  les  antennes  pas  plus  lon- 
gues que  la  tête  et  le  corselet  réunis,  à article  2 
presque  de  la  longueur  du  l:ier,  3:ième  un  peu  plus 
court,  4 — 10  très  transversaux,  depuis  le  5:ième  noirs, 
le  ll:ièmc  ovalaire,  double  plus  long  que  le  10:ième, 
acuminé,  noir  et  un  peu  clair  vers  l’extrémité.  — Cor- 
selet transversal,  un  peu  déprimé,  luisant,  ponctué 
comme  la  tête,  avec  trois  petites  impressions  sur  le 
milieu,  dont  deux  postérieurement  et  une  sur  le  bord 
antérieur,  de  chaque  côté  il  y a en  outre  une  fovéole; 
les  bords  latéraux  sont  arqués,  les  angles  antérieurs 
arrondis,  les  postérieurs  saillants  et  presque  droits. 
Ecusson  très  transversal,  arqué.  Elytres  plus  larges 
que  le  corselet,  presque  carrées,  déprimées,  un  peu 
moins  fortement  ponctuées  que  ce  dernier.  Abdomen 
luisant,  presque  sans  ponctuation  et  parsemé  de  poils 
grisâtres  très  fins  et  très  épars;  dernier  segment  ar- 
rondi. Je  l’ai  nommée:  Oxyleius  simplex.  Long.  1 Vj.  I. 

Une  troisième  espèce,  mais  du  continent  Indien, 
se  fait  remarquer  par  sa  petitesse,  n’excédant  pas  % 
lignes  en  longeur.  Elle  est  plus  étroite  que  notre  Ox. 
pumüus,  présentant  sur  le  corps  une  couleur  brunâtre, 
plus  ou  moins  claire.  Lèvre  supérieure,  jambes  et 
tarses  d’un  testacé  blanchâtre.  La  tête  est  un  peu 
transversale,  assez  finement  ponctuée,  avec  deux  im- 
pressions longitudinales  sur  le  front  et  deux  élévations 


71 


luberculifonnes  un  peu  testacôes  au  dessus  des  an- 
tennes; antennes  un  peu  allongées  avec  les  articles 
8 — 10  moins  transversaux  que  tes  5—8,  le  4:ième  ex- 
trêmement petit,  le  llâème  trois  fois  plus  grand  que 
le  lOrième,  ovalaire  et  acuminé.  La  sculpture  du  cor- 
selet, des  élytres  et  de  l’abdomen  est  comme  chez  le 
pumilus,  à l’exception  des  carènes  sur  le  milieu  du 
premier,  qui  sont  plus  élevées  et  luisantes.  Il  porte 
le  nom  d’Oar.  tennis  m. 

Stciuis  piilchcr,  Nietner,  elonfjatus,  conicus,  nitidus,  ni- 
ger,  palpis,  antennis  pedihusque  testaceis,  geniculis  infnscaüs, 
elytromm  macula  magna,  semilunata,  laterali  abdominisque 
segmentis  diiabns  vel  tribus  mediis  rulrris;  capite  inter  oculos 
biimpresso,  crebre  punctaio;  thorace  caqrite  angusti&re,  elon- 
gato,  medio  aequaliter  dilatato  vel  angulato,  creberrime  grosso- 
pnnctato,  lateribus  postice  subsinuatis,  anguUs  posticis  rectis; 
scutello  minutissîmo,  transverso,  vix  distincto;  elytris  thorace 
latioribns  et  ad  suturam  panlo  brevioribtis,  subovatis,  postice 
triangulariter  tmncatis,  crebemme  grosso-p^inctatis,  sutura 
subimpressa,  kumeris  distinctis;  abdomine  thorace  vix  latiorc, 
antice  sjjarsim  punctato,  postice  glabro,  attenuato,  immargî- 
nato,  segmento  ultimo  apice  truncato,  bisetoso;  pcdibus  elon- 
gatis,  tarsorum  articulo  penultimo  valde  bilobato.  Long.  2^/4 
1.  — lat.  V2  !• 

Par  sa  forme  et  son  abdomen  coloré  de  roux 
cette  espèce  se  place  très  naturellement  à côté  des 
8t.  pictus  et  fubescens  des  Indes,  que  j’ai  décrits  dans 
le  Bulletin  de  Moscou  1857,  mais  son  corselet  noir 
l’en  distingue  de  suite.  Une  des  intéressantes  décou- 
vertes de  M.  Nietner  dans  les  forêts  des  montagnes  de 
Noura-Ellia  à Ceylan,  où  clic  vole  le  soir. 

Saurellus  Motsch.  n.  g. 

Stenide,  à abdomen  conique,  qui  rappelle  les 
Echiaster  et  Scopaeus.  Opaque  dessus  et  couvert  d’une 


72 


ponctuation  granuleuse.  — Tarses  de  cinq  articles. 
Quatrième  des  postérieurs  simple  à toutes  les  pattes 
et  très  court.  Antennes  un  pou  plus  longues  que  la 
tète,  droites  et  non  brisées.  Labre  transvei’sal,  simple, 
non  denté,  ari-ondi  et  un  peu  tronqué  en  avant. 
Yeux  très  gi-ands,  occupant  presque  toute  la  longueur 
de  la  tète  dessus  et  dessous.  Labre  grand,  transvei’sal, 
arqué  et  un  peu  tronqué  en  avant.  Mandibules  assez 
larges,  armées  d’une  forte  dent  au  milieu.  Palpes 
maxillaires  visibles  au  dessus  de  la  lèvre  supérieure, 
globiformes;  leur  dernier  article  obconiquc,  très  court, 
implanté  sur  le  3:ième,  comme  chez  les  Scydmaenides; 
celui-ci  ovalaire,  renflé,  trois  fois  plus  large  que  les 
autres;  le  2:d  article  très  petit,  très  court;  le  premier 
allongé,  mais  un  peu  plus  court  que  le  3:ième  et  trois 
fois  plus  étroit.  Menton  court,  transversal,  trapézoïdal. 
Languette  courte,  un  peu  triangulaire,  avec  un  long 
cil  au  milieu.  — Paraglosses  largos,  autant  que  je  l’ai 
pu  voir.  Antennes  claviformes,  avec  les  deux  premiers 
articles  plus  gros  que  les  suivants,  l:ier  plus  long  que 
le  2:d,  troisième  et  quatrième  obeoniques,  étroits,  égaux 
un  peu  plus  courts  que  le  2:d,  5 — 10  décroissant  et 
s’élargissant  peu-à-peu,  le  llâème  de  la  grandeur  du 
l:ier,  ovalaire,  acuminé  et  subuleux  à l’extrémité.  Tête 
transversale  ou  arrondie.  Corselet  allongé,  plus  étroit 
que  la  tète,  rétréci  en  arrière.  Ecusson  tronqué. 
Elytres  presque  plus  étroites  que  la  tète,  formant  en- 
semble un  carré,  un  peu  échancré  à la  suture.  Ab- 
domen rebordé,  atténué  postérieurement,  dernier  seg- 
ment longuement  canaliculé  au  milieu  chez  le  mâle. 

Saurelliis  indiens . Motsch.  Bull,  de  Mosc.  1858,  p.  637, 
69  (EcMaster),  linearis,  attenuatus,  depressus,  yranulatus, 


73 


opacus,  rufo-testaceus , abdomîne,  elytrorum  macula  elongata 
medio  lateribusque  atris;  palpis,  antennarum  basi  pedibusque 
pallidis;  corpore  subtus  crebre  punctato.  Long  l'/s  1.  — lat. 
cap.  Va  1.  — Du  continent  des  Indes  orientales. 

Cette  espèce  a une  singulière  ressemblance  par 
sa  taille,  sa  forme  et  scs  couleurs  avec  mon  Echiaster 
infuscatus  des  environs  de  la  Nouvelle  Orléans,  mais 
ce  dernier  présente  une  tôle  plus  allongée,  des  yeux 
plus  petits,  une  lèvre  supérieure  quadridentée,  angles 
du  menton  peu  avancés,  languette  fortement  bifurquée, 
élytres  brunâtres  sans  taches,  abdomen  noirâtre  avec 
les  trois  derniers  segments  roussâtres. 

Paedcriis  conirullis,  elongatus,  linearis,  nitidus,  niger,  tho- 
race,  scutello  abdominisque  segmentis  quatuor  anticis  rufo- 
testaceis,  capite  elytrisque  cyanescentihas,  antennarum  palpo- 
ruinque  basi  plus  minusve  infuscato  vel  testaceo;  capite 
elongato-ovato,  fere  glabro,  postice  subaftemiato,  thorace  ca- 
pite non  latiore,  elongato,  postice  subconico,  latertbus  sptarsim 
nigro-pilosis ; scutello  oblongo;  elytris  capite  vix  latioribus  et 
paulo  longioribus,  sjMrsim  grosso  sed  non  qu'ofundo  punctatis, 
griseo  subpuberulisj  abdomine  griseo  subpiloso,  antice  fere 
glabro,  postice  sparsim  punctato,  ano  in  5 lamelliforme  valde 
producto.  Long.  1 '/^ — ^ Va  b — bit.  Va — % b 

Taille  et  forme  de  notre  P.  limnophilus,  mais  très 
différent  par  les  pattes  noires,  la  lôte  plus  allongée, 
le  corselet  moins  ovalaire,  rétréci  en  arrière  depuis 
un  tiers  antérieur  de  sa  longueur,  l’écusson  clair,  la 
ponctuation  des  élytres  moins  profonde  et  la  lamelle 
allongée  par  laquelle  se  terminent  les  parties  génitales 
de  la  femelle.  M.  Nietner  l’a  pris  communément  sur 
les  bords  d’un  marécage  aux  environs  de  Madarà,  au 
midi  de  la  péninsule  occidentale  des  Indes. 

Cette  espèce  ressemble  beaucoup  à mon  Paed. 
indiens,  qui  s’en  distingue  par  le  dernier  article  des 


74 


palpes,  les  cuisses  et  les  tarses  plus  ou  moins  testacées, 
par  la  ponctuation  peu  profonde  et  peu  sensible  sur 
les  élylres  et  par  l’écusson  plus  brunâtre. 

Une  troisième  espèce  très  voisine  de  Vindicus  est 
mon  Paed.  piliferus,  qui  présente  les  mêmes  couleurs, 
mais  qui  est  parsemé  sur  tout  le  corps  de  cils  noirs, 
épars  et  droits,  son  corselet  est  .plus  convexe  et  plus 
ovalaire,  scs  élytres  très  fortement  rugueuses,  comme 
cicatrisées  et  ses  pattes  plus  noirâtres  et  épaissemenl 
ciliées  de  poils  testacés.  De  la  côte  Tranquebar. 

Une  quatrième  espèce,  également  très  voisine,  est 
mon  Paed.  pubenUus,  qui  est  plus  grand  que  le  Paed. 
conicollis,  se  distinguant  par  une  tète  plus  arrondie,  le 
corselet  plus  convexe,  plus  arrondi  sur  les  cotés,  l’écus- 
son noir,  les  élylres  plus  allongées,  plus  amples,  plus 
finement  rugueuses,  à pubescence  plus  grise.  Des  en- 
virons de  Madarà  aux  Indes  orientales. 

Enfin  une  cinquième,  des  montagnes  Neel  Gherris, 
est  encore  plus  voisine  du  Paed.  conicollis,  mais  qui  a 
les  antennes  encore  plus  longues,  les  coxes  entière- 
ment noires,  corselet  plus  ovalaire,  plus  convexe, 
l’écusson  noir,  les  élylres  plus  longues,  plus  fortement 
rugueuses,  segment  anal  bilamelliforme  et  plus  court. 
— Je  l’ai  nommée  Paed.  rugipennis. 

Je  demande  maintenant  à M.  Kraatz  de  m’indiquer 
laquelle  de  ces  espèces  voisines  est  celle  décrite  par 
Ericlison  (?)  sous  le  nom  de  Paed.  indiens,  et  la- 
quelle est  le  Paed.  cyanocephales  (Motsch.??),  comme 
l’indique  si  bien  M.  Kraatz  dans  sa  critique  imprimée 
à la  p.  XXXI  du  Berliner  Enl.  Zeitschrift,  1859,  I,  et 
dont  ni  l’une  ni  l’autre  n’existent,  soit  en  nature,  soit 
décrite  quelquepart. 


75 


Xanthophius  Motsch.  n.  g. 

Xantholinide,  à antennes  brisées,  avec  leur  6 avant- 
derniers  articles  transversaux,  le  2:d  plus  long  que 
le  3ième.  Palpes  maxillaires  non  filiformes,  mais  à 
articles  sensiblement  élargis,  excepté  le  4.ième  qui  est 
en  alêne,  trois  fois  plus  étroit  et  un  peu  plus  court 
que  le  3:ième;  celui-ci,  le  plus  grand  de  tous,  un  peu 
plus  long  que  le  2:d,  de  forme  triangulaire  allongée;  le 
2:d  plus  étroit  et  plus  court  que  le  3:ième,  triangulaire. 
Palpes  labiaux  à dernier  article  un  peu  plus  court  que 
l’avant  dernier,  très  étroit,  linéaire.  Yeux  allongés,  pla- 
cés en  avant  un  peu  obliquement  c.à.d.  se  rapprochant 
anlérieurernent.  Coxes  intermédiaires  éloignées  Tune  de 
l’autre  à leur  insertion.  Tarses  simple.s,  non  élargies 
à toutes  les  pattes,  leur  trois  premiers  articles  un  peu 
allongés,  prcsqu’  égaux,  réunis  et  un  peu  plus  longs 
que  le  5:ième.  — Tête  allongée,  d'un  oval  arrondi, 
parallèle  au  milieu,  plus  large  que  le  corselet.  Celui- 
ci  faiblement  rétréci  en  arrière,  presque  du  double 
plus  long  que  large,  et  pas  plus  court  que  la  tète; 
lignes  de  points  imprimés  droites,  sans  réunion  arquée 
en  avant,  mais  la  ligne  latérale  se  divisant  en  fourche 
antérieurement.  Elytres  à peine  plus  larges  que  la 
tête,  de  la  longueur  du  corselet;  suture  imprimée  seule- 
ment vers  l’écusson,  plus  loin  relevé  avec  toute  la 
surface  en  plateau,  bordé  de  chaque  côté  par  une 
petite  élévation  cariniforme  qui  s’oblitère  obliquement 
vers  l'extrémité;  les  gros  points  qui  couvrent  la  sur- 
face sont  un  peu  disposés  en  lignes.  — Abdomen  un 
peu  rétréci  vers  l’extrémité;  le  segment  anal  est  pro- 
fondément échancré  au  milieu,  bilobé  et  garni  de 
longs  poils. 


7G 


Ce  nouveau  genre  se  distingue:  des  Xanlholinus 
par  ses  palpes  maxillaires  plus  élargies,  à 3:ième  ar- 
ticle plus  long  que  le  2:d;  par  l’insertion  de  ses  an- 
tennes, par  le  2:d  article  des  antennes  plus  long  que 
le  3:ième  et  par  le  segment  anal  bilobé;  des  Linosomus, 
par  ses  palpes,  l'insertion  large  do  ses  antennes  et  de 
ses  coxes  intermédiaires;  des  Leplacinus  par  les  articles 
4 — 10  transversaux  et  le  ll:ième  allongé  et  acuminé 
de  ses  antennes  et  par  ses  palpes;  enfin  des  Moto- 
poncus  par  le  2:d  article  des  antennes  plus  long  que 
le  3:ième,  par  les  palpes,  par  l’insertion  des  coxes 
intermédiaires  et  par  la  suture  des  élytres  imprimée 
et  inarginée. 

Je  ne  connais  encore  qu’une  seule  espèce,  dé- 
couverte par  M.  Nietner  à Ceylan: 

Xanthuphius  scrpcnlarius,  linearis,  suhdepressus,  nitidus, 
pilosus,  fusco-testaceus,  capite,  thorace  abdomineque  antice 
plus  mînusve  nigris;  palpis,  antennamm  basi  pedibusque 
testaceisj  capite  elongato,  fossulîs  anticis  profundo  vnstructis, 
lateribus  sparsim  qninctatis;  oculis  pdaniusculis,  vix  prami- 
rndis;  thorace  elongato,  postice  subangustato,  leviter  sinuato, 
in  medio  lineis  rectis  10,  ad  latmlbus  9 punctatis;  scutello 
magno,  triangulari;  elgtris  thorace  latioribus,  parallelis,  in 
medio  plus  minusve  palUdis,  testaceo  subpilosis,  fere  striato- 
punctatis,  sutura  lateribusque  infuscatis;  abdomine  elgtris  vix 
angustiore,  impunctato,  sparsim  longo  pilifero,  ano  subtestaceo. 
Long.  1 Va  b — bi^t.  V4  b 

Gabrius  fuscolaterus,  linearis,  antice  subattenuatus,  postice 
fere  parallelus,  nitidus,  niger;  elgtris  fuscis,  antennarum  basi 
pedibusque  testaceis;  ore,  palpis,  elgtrorum  lateribus  abdomi- 
nisque  segmentorum  niarginc  postico  p>lus  minusve  infuscato- 
testaceisj  capiie  elongato,  parallelo,  antice  oblique  attenuato, 
subconvexo,  glabro,  postice  quadri-,  lateraliter  ad  oculos 
utrinque  quinquepunctato  ; oculis  planiusculis  ; thorace  capite 
vix  latiore,  longitudinem  aequali,  subconvexo,  ovato,  lateribus 


77 


fere  parallelîs,  medio  utrinque  longitudinalifer  5-pimctato; 
scutello  triangularî,  sulmiguloso j elytris  thorace  paulo  latio- 
rihus  sed  non  longioribus,  postice  paulo  düatatis,  spiarsim 
punctatis  Æ pilosis,  nitidis;  ahdomine  rinereo  pubendo,  seg- 
mentis  antice  suhtiliter  punctulatis,  postice  fere  glabris,  segm. 
anali  aplce  truncatoj  appendicis  caudalis  brevis,  m'gro  pilosis. 
Long,  l'/s  ].  — hit.  Va  1- 

Taille  et  couleurs  de  notre  Gabrius  aterrimus,  mais 
plus  étroit  et  plus  parallèle,  rappellant  un  peu  les  Xan- 
tholinus,  avec  les  élytres  brunâtres  et  plus  claires  vers 
les  côtés  latéraux.  M.  Nietner  l’a  trouvé  dans  un  nid 
de  Termites  sur  les  montagnes  de  Noura-Ellia  à Ceylan. 

Ici  je  crois  devoir  placer  une  observation  à pro- 
pos du  Gabrius  pwnüus  Mannb.,  que  j'ai  mentionné 
dans  le  Bull,  de  Moscou,  1858,  II,  p.  661  et  à propos 
duquel  M.  Kraatz  a bien  voulu  faire  une  critique  com- 
plètement inutile.  Précisément  parceque  la  description 
de  Mannerbeirn  ne  convient  pas  à mon  exemplaire 
typique,  j’en  ai  donné  la  description  et  énuméré  les 
caractères  différentiels.  Si  M.  Kraatz  avait  voulu  ré- 
fléchir, il  eut  compris  les  choses  telles  qu’elles  sont, 
et  non  comme  il  se  plaît  à se  les  représenter,  alors 
il  eut  gardé  sa  sagesse  pour  lui-mûrne,  comme  le  dit 
très  bien  un  proverbe  allemand. 

Trapeziderus  Motsch.  n.  g. 

Staphilinite,  à opercule  stigmale  triangulaire,  assez 
grand,  adossé  au  rebord  du  corselet  en  dessous.  — 
Celui-ci  trapéziforme,  rétréci  en  arrière  comme  chez 
les  Créophilus,  mais  avec  une  ligne  de  6 fovéoles  au 
milieu  et  les  lignes  caréniformes  sur  le  dessous  du 
rebord  assez  parallèles  jusqu’à  un  cinquième  de  la 
longueur  du  corselet  où  la  carène  du  dessous  prend  une 


78 


direction  oblique  et  se  réunit  à la  supérieure  un  peu 
avant  l’angle  antérieur.  L’insertion  des  antennes  se 
trouve  un  peu  en  arrière  du  bord  antérieur  de  la 
tête,  de  manière  que  le  chaperon  s’avance  un  peu  sur 
la  lèvre  supérieure  et  est  faiblement  sinué  au  milieu. 
Les  tronchatères  des  pattes  ne  sont  ni  dilatés,  ni  pro- 
longés en  dent  intérieurement.  — Palpes  maxillaires 
filiformes,  4:ième  article  étroit,  cylindrique,  à peine 
plus  long  que  le  3:ième,  le  second  plus  large,  mais 

pas  plus  long  que  le  3:ième;  les  labiaux  filiformes, 
aussi  avec  leur  dernier  article  ovalaire  pas  plus  court 
que  le  2:d.  Les  deux  segments  antérieurs  de  l’ab- 

domen sont  marqués  chacun  en  avant,  dans  toute  sa 
largeur,  d’une  ligne  imprimée,  parallèle  aux  bords  des 
segments  et  un  pou  arquée  en  arrière  aux  côtés  laté- 
raux. — Antennes  bien  plus  longues  que  la  tête,  clavi- 
formes,  à articles:  4 — 10  Iransversaux,  les  trois  pre- 
miers allongés,  obconiques,  le  premier  aussi  long  que 
les  deux  suivants  réunis,  le  2:d  d’un  quart  plus  court 
que  le  3:ième,  le  llrièmo  ovalaire,  un  peu  plus  long 

que  le  10:ième  et  échancré  à l’extrémité,  qui  est  acu- 

minée.  Tête  carrée,  lisse,  avec  quelques  points  irré- 
guliers; yeux  ovalaires,  planes,  petits,  placés  antérieure- 
ment, comme  chez  les  Xanlholinus,  sur  les  côtés  laté- 
raux un  peu  obliquement.  Corselet  plus  étroit  et 
plus  court  que  la  tête,  trapéziforme,  lisse,  rétréci  pos- 
térieurement, arqué  à la  base,  angles  antérieurs  sail- 
lants. Ecusson  grand,  triangulaire,  très  fortement  ponc- 
tué, bordé  en  avant,  vers  le  corselet  sur  le  col,  par 
un  segment  arqué,  un  peu  élevé.  Elytres  plus  larges 
que  le  corselet,  presque  égales  en  largeur  avec 
la  tête,  mais  un  peu  plus  allongées,  parallèles;  ponc- 


79 


tuation  éparse,  peu  profonde;  suture  marginée.  Abdo- 
men pas  plus  large  que  le  corselet,  ponctué  comme 
les  élytres,  depuis  le  4:ième  segment  atténué  vers  l’ex- 
trémité, qui  finit  comme  chez  les  Philonthus  par  deux 
appendices  poilus  assez  forts  et  entre  eux  par  un  seg- 
ment pygidal  lamelliforme,  tronqué.  Dessous  du  corps 
pas  plus  fortement  ponctué  que  le  dessus.  Insertion 
des  pattes  intermédiaires  distante,  les  jambes  garnies 
de  poils,  ceux  des  intermédiaires  plus  épineux  que  les 
autres;  les  tarses  dilatés  seulement  aux  pattes  anté- 
rieures et'  assez  fortement  velus,  l:ier  article  le  plus 
long,  vient  ensuite  le  5:ième  qui  est  un  peu  plus  court, 
le  2,  3 et  4 presqu’  égaux,  deux  reunis  égalant  en  lon- 
gueur le  5:ième. 

Ce  nouveau  genre  paraît  être  voisin  des  Brachy- 
dirus,  mais  sa  tôte  carrée  sans  [lonctualion  générale, 
son  corselet  également  lisse,  les  carènes,  sur  la  partie 
rebordée  de  celui-ci,  parallèles,  son  abdomen  plus 
acuminé,  avec  les  lignes  imprimées  sur  les  segments 
antérieurs  entières  et  parallèles,  ses  yeux  petits,  apla- 
tis, ses  jambes  intermédiaires  épineuses,  sa  forme 
plus  déprimée  &c.  l’en  distinguent.  La  seule  espèce 
que  je  connais,  est: 

Trapezidcriis  liicolor,  elonyatus,  depressus,  2^ostice  attenua- 
his,  capite  thoraceqne  glabriS)  elytris  abdomineque  punctulatis, 
testaceo  subpilosug,  rufo-testaceus ; mandtbuhg  apxce,  anten- 
narum  articulis  seqdevi  penultimis,  capite  abdomineque  niyrtg; 
capite  quadrato,  çjlabro,  foveolis  minutis  tn  medio  4,  antice 
6,  lateraliter  ad  oculos  utrinque  8,  postice  versus  angulos  8 
impressis;  thorace  trapezoidali , glabro;  foveolis:  in  medio 
utrinque  6 in  lineam,  ad  angulos  anticis  7 irregulariter  dis- 
posais; scutello  triangulari,  valde  qmnetato;  elytris  thoracis 
basi  latioribus,  et  paulo  longioribus,  sparsim  punctatis;  nb~ 


80 


domine  attenuato,  supra  et  siibtus  aequaliter  sparsim  pnn- 
ctato.  Long.  4^4  1-  — lat.  Vs  1- 

Découverte  de  M.  Nietner  sur  les  montagnes  de 
Noura-Ellia  à Ceylan. 

Philuutliiis  fiilvitarsis,  elongatus,  subattenuatus,  depressus, 
nitidus,  niqer,  ore,  antennarum  articnlo  ultimo  tarsisque  plus 
minusve  rufo-testaceis;  palpis,  antennarum  hasi  geniculisque 
mfo-annulatis ; capite  quadrato,  glabro,  antice  inter  oculos 
semilunaliter  impresso,  transversini  quadripunctato,  postice 
bipunctuto,  lateribus  punctis  8;  fronte  antice  truncato,  non 
prominiilo-  thorace  capite  vix  angustiore  sed  paiilo  longiore, 
glabro,  in  medio  utrin que  punctis  quinque  in  Uneam  dispositis, 
postice  niarginato,  lateribus  parallelis,  pilis  longissimis  nonnul- 
Us;  elytris  capite  sidÂatioribus,  quadratis,  punctatis,  breviter 
fusco-pubescentibus;  sutura  subelevata,  glabra;  abdomine 
punctato,  fusco-puberulo ; segmenta  ultimo  in  iS  subtus  pro- 
funde  triangulariter  inciso;  antennis  capite  longioribus,  arti- 
cuUs  4 — //  transversis.  Long.  2 V4  !•  — lat.  1. 

Par  la  forme  il  ressemble  un  peu  à notre  Phü. 
ebeninus,  mais  il  est  d’un  tiers  plus  petit,  la  tôte  plus 
large,  carrée,  le  corselet  plus  étroit,  parallèle;  les  ély- 
tres  plus  petites  &c.  Il  m’a  été  envoyé  par  M.  Niet- 
ner des  montagnes  Noura-Ellia  à Ceylan. 

Tarhyphiiriis  diliitus,  elongatus,  attenuatus,  subdepressiis, 
nitidus,  testaceus,  capite,  thoracis  medio  scutello  abdomineque 
interdum  leviter  infuscatis,  antennarum  articulis  septem  tdti- 
mis  oculisque  nigris;  capite  transverso,  glabro;  thorace  glabro, 
antice  arcuatim  angustato,  postice  capitis  duplo  latiore,  an- 
gulis  posticis  fere  rectis,  apîce  rotundatis;  scutello  triangulaid, 
valde  transverso;  elytris  thoracis  latitudine,  sed  vix  longiori- 
bus, glabns;  abdomine  conico,  glabro,  apice  punctulato,  pi- 
loso,  segmenta  ultimo  superiori  medio  linea  impresso.  Long. 
1 V4  1-  - lat.  'U  1- 

Il  ressemble  à notre  T.  abdominalis,  mais  son  cor- 


81 


selet  est  plus  large,  les  élytres  plus  courtes,  les  an- 
tennes plus  minces  à la  base,  plus  courtes  et  plus 
distinctement  en  massue.  Envoyé  par  M.  Nietner  des 
montagnes  de  Ceylan. 

Errhomus  snbpiindiilaliis!  düatahis,  suhparallelus,  postice 
attenuatus,  mhdepressuH,  fera  filaber,  nùp-o-piccus,  palpîs,  an- 
fennaimm  bain,  thoracis,  elytvoimm  sefjmentommque  abdominis 
margmis  angustisnime  pedibvsqttc  testaceis  plus  minusve  trans- 
parentibtis;  capite  nigro,  triangulari ; thorace  transverso,  indi- 
stincte punctulato,  antice  valde  angnstato,  basi  utrinque  si- 
nuato,  lateinbus  vix  arcuatis,  angulis  posticis  subacvtis,  apice 
rotundatis,  std>prominulisj  elytris  thoracis  latitudine  et  paido 
longioribus,  punchdatis,  postice  subangustatis ; abdomine  in- 
distincto-punctulato,  segmenta  ultimo  quadrispinoso , spinis 
aequalibus.  Long.  % !•  — lat.  ’/j  1. 

Taille  et  forme  de  YErcliomus  fidvus  que  j’ai  dé- 
crit dans  le  Bulletin  de  Moscou  1857,  mais  de  cou- 
leur foncée,  avec  les  marges  d’un  brim-testacé  trans- 
parent, les  élytres  pointillées  etc.  Indes  orientales  et 
de  l’île  Ceylan. 

M.  Kraatz  s'est  donné  la  peine  de  reproduire  ce 
genre  exotique  parmi  les  Stapliilinites  d’Allemagne, 
sous  le  nom  de  Coproporus,  sans  décrire  aucune  espèce, 
mais  comme  j’ai  été  le  premier  à le  séparer  des  Ta- 
chinus  et  que  le  nom  d'Erchotmis,  que  je  lui  ai  donné 
est  antérieur  à celui  de  M.  Kraatz,  qui  s’est  bien  gardé 
de  citer  le  mien,  il  doit  être  conservé.  M.  Kraatz  le 
sait  parfaitement  bien,  car  encore  en  1855,  je  lui  ai 
donné  plusieurs  espèces  de  celles  qui  se  trouvent  dé- 
crites maintenant  sous  les  mômes  noms  dans  le  Bulle- 
tin de  Moscou,  — ouvrage  que  j’avais  envoyé  pour 
être  imprimé  en  Mai  1857,  tandis  que  l’ouvrage  de 
M.  Kraatz  n’a  paru  qu’en  Novembre  de  la  même  année, 

6 


82 


comme  on  se  peut  assurer  par  les  dates  placées  dans 
les  avant-propos.  Les  petits  tours  d’adresse  pour 
s approprier  la  priorité  sont  du  reste  pardonnables  à 
ce  M.  Kraatz,  parce  qu’il  est  toul-à-fait  jeune  homme 
encore. 

Connaomuü  brevipennis,  elongatus,  attenuatus,  subsericeo- 
micana,  niger,  ore,  palpis,  antennis,  thoracis  lateribus,  elytro- 
rum  margine  postice,  ahdominia  segmenta  penultimo  postice 
pedibnsque  testaceîs;  thorace  transverso,  fere  semilunata,  sub- 
convesco,  basi  utrinque  sinuato,  angulis  postieis  subattenuatis, 
apice  rotundatis;  scutello  triangulari,  vix  diatincto-  elytns 
thoracis  latitudine,  sed  fere  brevionbus,  ruguloso-punctatis, 
cinereo  sparsim  longe  pubemlis,  ad  suturam  oblique  sinuatis, 
lateribus  postice  angulatim  productis;  abdomine  subtilissime 
punctulato,  fusco-puberulo,  segmento  ultimo  biappendiculato, 
longe  piloso  (j?).  Long.  7s  1.  — lat.  ‘/j  1. 

D’un  tiers  plus  petit  et  proportionellement  plus 
étroit  que  notre  Con.  pediculariiis,  et  très  différent  par 
ses  couleurs,  ses  élytres  raccourcies,  son  corselet  plus 
court  et  plus  semilunaire  en  avant.  Jolie  découverte 
de  M.  Nietner  sur  les  montagnes  Noura-Ellia  à Ceylan. 

M.  Kraatz  a changé  le  nom  de  ce  genre  en  Cono- 
soma  sibi,  quoique  le  mien  ait  été  proposé  antérieure- 
ment dans  les  Etudes  entornologiques  1857,  p.  54 
(Conosomus),  qu’il  s’est  bien  gardé  de  mentionner  dans 
la  Naturgeschicbte  der  Insecten  Deutschlands,  II.  p.  431. 
Croit-il  donc  rendre  un  service  à la  cience  en  s’ap- 
propriant les  noms  donnés  par  d’autres? 

Euryglossa  Motsch.  n.  g. 

Aléochoride,  à stigmates  prothoraciques  distincts 
et  antennes  inserrées  sur  le  front  à côté  des  yeux. 
Tarses  à toutes  les  pattes  de  cinq  articles;  premier 
article  des  postérieurs  plus  long  que  les  suivants. 


83 


Palpes  maxillaires  saillants,  3:ième  article  pas  plus 
long  que  le  2:cl,  mais  bien  plus  large,  le  4:ième  étroit, 
subuliforme  et  un  peu  plus  court  que  le  3:ième,  à-peu- 
près  comme  chez  les  Encéphales.  Languette  avancée, 
non  marginée,  arrondie  sur  les  côtés.  Palpes  labiaux 
de  deux  articles  comme  chez  les  Encéphales.  Maxilles 
intérieures  membraneuses  et  garnies  de  longs  poils,  plus 
longs  que  les  mandibules  et  les  devançant  visible- 
ment. — Mandibules  simples,  allongées,  sans  dents. 
Yeux  assez  saillants.  Tête  inclinée,  cachée  entière- 
ment sous  le  corselet,  transversale,  avec  un  chaperon 
avancé  en  avant  en  forme  de  museau  sur  la  lèvre 
supérieure,  qui  est  arrondie  et  sinuée  de  chaque  côté. 
■ — Corselet  large,  semilunaire,  découpé  de  chaque 
côté  à la  base,  avec  les  angles  postérieurs  assez  sail- 
lants, à-peu-près  comme  chez  les  Euryusa.  Elytres 
courtes  et  abdomen  atténué,  également  comme  chez 
ces  dernières,  mais  antennes  plus  grêles,  avec  le  der- 
nier article  très  grand  et  plus  long  que  les  six  précé- 
dents réunis,  qui  sont  un  peu  transversaux  ou  carrés. 
— Abdomen  terminé  par  deux  appendices  longue- 
ment velus. 

Ce  genre  intéressant,  qui  au  premier  abord  paraît 
appartenir  aux  Tachyporines,  par  ses  autres  caractères 
est  un  Aléacharide  qui  malgré  ses  maxilles  membra- 
neuses et  poilues,  et  le  3:ième  article  des  palpes  élargi, 
doit  prendre  place  à côté  des  Gymnusa,  avec  lesquelles 
il  a la  tête  inclinée  et  cachée  sous  le  corselet,  la  forme 
de  ce  dernier,  des  élylres  et  de  l’abdomen.  — Je 
n’en  connais  jusqu’ici  qu’une  seule  espèce,  découverte 
par  M.  Nietner  dans  les  montagnes  de  l’île  Ceylan. 


84 


Eiiryplossa  llavorincU,  alata,  elongnto-suhconica,  postice 
attenimta,  nitùlula,  pyunctuluta , sparsim  nenceo-pvhenda,  ni- 
gra,  ore,  g>alpis,  antcnniK,  thomcis  laterihus  lato,  elytrorum 
ahdominisfjne  segmeniin  duahns  ultimîs,  margine  jjostica  pedi- 
busque  pjulUde-feHtaceÀs,  mfura  elytrorum,  scutello  mefatho- 
raceque  rufo-tesiaceis,  hoc  postice  punchdato,  medio  profunde 
impresso;  coxis  anticis  magnis,  deptressis;  capite  suhtransverso, 
inclinato,  suh  thorace  ondto,  fronte  pvnctatissimo,  oculis  pro- 
minuUs;  thorace  capitis  dvplo  latiore,  semilunato,  fere  gla- 
hro,  tenuissime  pubescente,  ad  basin  utrinque  laie,  sinuato, 
angidis  posticis  snbprodxtctis ; scutello  valde  transverso,  trian- 
gulari;  elytris  thorace  fere  angnstiorihns  et  modice  longion- 
bns,  pjunctntis,  sparsim  cinereo-piilosis,  postice  subangustatis, 
ad  suturant  oblique  sinuatds,  angidis  postiris  acute-productis ; 
abdomine  attenuato,  antice  fortiter,  postice  vix  punctato,  ci- 
nereo-pubeacente,  lateribus  apiceque  longissime  nigro-jnlosis. 
Long.  Va  1.  — lat.  Va  1. 

Cyropliaena?  Irlllda,  elongato-ovata,  postice  attenuata, 
apice  truncata,  subdepressa,  nitida,  nigra,  palpis,  antennarum 
basi,  elytrorum  humeris  pedibusque  pallido-testaceis ; ore,  ab- 
dominis  segmentis  duabus  anticis  apiceque  plus  minusve  rufo- 
testaceis-  capite  transverso,  glabro,  jmnctis  nonnullis  impres- 
sis,  antennarum  articidis  G penultimis  transversis,  idtimo  elon- 
gato,  subconico,  acuminato,  l:mo  elongato,  obconico,  2:do  patdo 
breviore,  sed  non  angustiore,  3:io  angustato,  secundo  breviore, 
dimidio  l:o  aequali,  4:to  brevissimo,  subtransverso;  thorace 
transversim  ovato,  subconvexo,  marginato,  glabro;  scutello 
valde  transverso,  subarcuato;  elytris  thorace  sublatioribus  et 
longioribus,  transversis,  glabris,  subinaequalibus,  pilis  non- 
nullis cinereis;  abdomine  depresso,  postice  sparsim  pubescente, 
segmenta  penultimo  medio  tubercidiforme  elevato,  tdtimo  late 
truncato,  pygidio  in  suhforciputo,  in  J"  longissime  trifido, 
fidis  triarticidatis,  apice  hamatis,  dehiscentibus.  Long.  Va 
— lat.  Va  1- 

Très  voisine  par  ses  couleurs  de  la  Gyrophaena 
furcata,  que  j’ai  décrit  dans  le  Bulletin  de  Moscou 
sous  le  nom  d'Encephalus,  mais  d’un  tiers  plus  petit,  à 


85 


corselet  plus  court,  les  élytres  et  l’abdomen  plus  lisses, 
fourche  caudale  plus  courte  et  moins  visible,  dernier 
article  des  antennes  plus  acuminé  &c.  Elle  ressem- 
ble beaucoup  à la  G.  indica  m.  dont  elle  a la  taille 
et  les  couleurs,  mais  est  un  peu  plus  large,  avec  l’ab- 
domen largement  tronqué  vers  l’extrémité  et  armé  de 
pinces  ou  de -trois  appendices  filiformes  placés  per- 
pendiculairement l’un  à l’autre.  — Des  montagnes  Noura- 
Ellia  à Ceylan. 

Les  autres  espèces  de  Gyrophaena,  que  je  possède 
de  cet  île  des  Indes  orientales,  sont: 

Gyrophaena  nigra  m.  tout-à-fait  de  la  taille  et  de 
la  forme  de  la  G.  indica  m.  et  de  notre  G.  strictula, 
dont  elle  a les  couleurs,  mais  son  corselet  est  plus 
large  et  les  pattes  de  teinte  moins  claire,  les  élytres 
plus  lisses;  le  corps  est  d’un  noir  luisant,  les  parties 
de  la  bouche,  la  base  des  antennes  et  les  pattes  sont 
d’un  testacé  plus  ou  moins  brunâtre. 

Gyrophaena  curlula,  par  ses  couleurs  voisine,  de  la 
G.  scriclula,  mais  de  moitié  plus  petite  et  proportionelle- 
ment  plus  large,  ce  qui  la  fait  paraître  plus  courte; 
corselet  plus  large,  souvent  brunâtre;  élytres  trans- 
versales, lisses,  noires,  base  à peine  rembrunie;  abdo- 
men noir,  plus  ou  moins  brunâtre  antérieurement,  mar- 
giné  d'un  testacé  pâle  à l’extrémité  tronquée,  avec  les 
appendices  caudales  très  courts  et  de  la  môme  cou- 
leur testacée;  antennes  robustes,  pâle.s,  à dernier  ar- 
ticle noirâtre. 

Gyrophaena?  oxyteloïdes,  un  peu  plus  allongée  que 
la  précédente,  mais  pas  plus  grande.  Par  ses  couleurs, 
elle  ressemble  à ma  G.  Hvida,  Bull,  de  Moscou,  N:o 
176,  mais  sa  tête  est  plus  grande,  le  chaperon  et  les 


86 


parties  de  la  bouche  plus  avancées,  yeux  très  saillants, 
noirs;  corselet  moins  transversal;  élytres  plus  longues, 
carrées;  abdomen  plus  court,  plus  brusquement  tronqué 
à l’extrémité,  comme  chez  la  G.  curtula.  Tous  ces 
caractères  donnent  à l’insecte  une  forme  qui  rappelle 
un  peu  quelques  Oxytelus.  Antennes  plus  allongées 
que  chez  la  G.  mrtula  et  G.  livida. 

Ilygroptera  Motsch.  n.  g. 

Gyrophaenide,  avec  les  caractères  des  Encephalus, 
à l’exception:  des  antennes,  dont  les  articles  4 et  5 
sont  plus  étroits  et  plus  courts  que  le  2;d;  du  ll:ième, 
allongé,  ovalaire,  acuminé  et  presque  plus  grand  que 
le  l:ier;  du  troisième  article  des  palpes  maxillaires, 
qui  n’est  pas  plus  large  que  le  2:d;  des  yeux  qui, 
sont  plus  grands,  mais  pas  plus  saillants;  du  corselet, 
qui  n’est  pas  très  transversal  et  presque  globuleux; 
des  élytres,  qui  sont  sensiblement  plus  larges,  mais 
pas  plus  longues  que  le  corselet , à consistance 
assez  molle,  ce  qui  fait  qu’elles  sont  roulées  sur 
elles-mêmes  à l’extrémité  de  la  suture,  où  elles  sont 
obliquement  découpées  en  angle  rentrant;  et,  enfin,  de 
rabdomen,  qui  est  concave  en  dessus,  mou  antérieure- 
ment et  seulement  avec  trois  plaques  cornées,  relevées 
vers  leur  bord  postérieur  sur  le  milieu,  laissant  les 
côtés  membraneux.  L’avant-dernier  segment  est  dur, 
large,  tronqué  en  arrière,  très  fortement  ponctué  anté- 
rieurement, strié  postérieurement,  le  dernier  plus  étroit 
que  le  précédent,  ovalaire,  dur,  cinq  fois  sinué  au 
bord  externe,  les  sinuosités  assez  aigués.  — La  lan- 
guette m’a  parue  ovalaire,  mais  plus  avancée  que  chez 
les  Encephalus.  — L’espèce  d’après  laquelle  j’ai  établi 


87 


ce  genre,  a été  trouvée  par  M.  Nietner,  dans  un  nid 
de  Termites,  sus  les  montagnes  Noura-EIlia  à Ceylan 
et  je  l’ai  nommée: 

Hy^rroptera  termitis,  alata,  ovata,  nitida,  suhhis  convexa, 
fusco-testacea,  capite  antennarumque  articuUs  sex  idtimis  ni- 
gro-piceisj  palpis,  abdomine  supra  pedibusque  testaceis,  hoc 
segmentis  anticis  medio  infuscatis;  capite  transverso,  glabro; 
thorace  transverso,  convexo,  fere  globoso,  submarginato,  gla- 
beiidmo,  medio  bipnnctato;  scutello  minuto,  triangulari;  ely- 
tris  thorace  latioribus,  sed  non  longioribus,  postice  subdilata- 
tis,  ad  suturam  oblique  truncatis,  glabris,  pilis  nonnulUs  ci- 
nereis,  lateraliter  ciliatis;  abdomine  elytris  latitudine,  subovato, 
molle,  concavo,  segmentis  anticis  in  medio  solum  comeis,  po- 
stice transversim  elevatis,  glabris ',  sexto  lato,  comeo,  antice 
creberrime  punctato,  postice  striolato,  septimo  ovato  quinque 
sinuato  et  denticulato.  Long.  1 1.  — lat  ‘/j  1. 

Termidonia  laminata,  elongata,  depressa,  leviter punctulata, 
vix  nitida,  ferruginea,  capite  (ore  excepto)  oculisqne  nigris, 
elytris  infuscatis,  angulis  posticis  humerisque  rufescentibus, 
ore,  paljns,  antennis,  thorace  pedibusque  rufo-testaceis;  capite 
transverso,  opaco,  sparsim  minus  profundo-punctulato,  antice 
in  medio  leviter  foveolato,  oris  productif,  oculis  prommulis, 
nitidisj  antennis  capite  thoraceque  longitudine,  articulis  obco- 
nicis,  versus  apicem  incrassatis,  art.  2:o  brevissimo,  3:io  se- 
cundo duplo  longiore,  l:o  paulo  breviore,  ultimo  ovato,  penul- 
tinio  longionj  thorace  capite  vix  latiore,  subquadrato,  basi 
ampliato,  arcuato,  subopaco,  sparsim  punctulato,  ynedio  linea 
longitudinali,  antice  transversim  injlexo,  leviter  bifoveolato, 
postice  paulo  angustato,  lateribus  fere  rcctis,  marginatis,  an- 
gulis anticis  subprnminulis,  omnis  rotundatis;  scutello  trian- 
gulari, nitido,  glabro;  elytn's  thorace  latioribus,  subtransversis, 
subopacis,  punctatis,  tenuiter  sparsim  pilosis;  abdomine  nitido, 
antice  punctato-rniguloso,  postice  laeviore,  segmente  3:o  late- 
ribus  triangulari-lamelliforme  productis,  utrinque  transverso- 
impressis,  margine  postice  bisinuato,  6-foveolato,  medio  sub- 
elevato,  segmente  4:o  postice  sex  , q:o  quadrifoveolatiSf  6:o 


88 


medio  carinula  elongato  elevato,  angidis  postids  acute  promi- 
nulis;  tarsis  postids  articulo  l:o  secundo  subaequali.  Long. 
33/4  1.  - lat.  1 Va  1. 

Elle  ressemble  un  peu  à notre  M.  humeralis,  mais 
sa  taille  est  quatre  fois  plus  grande,  le  corselet  et  l’ab- 
domen de  teinte  plus  rousse  et  le  premier  plus  allongé. 

Belle  découverte  de  M.  Nietner  dans  les  nids 
souterrains  d’un  Termes  sur  les  Montagnes  de  Noura- 
Ellia  à Ceylan. 

Je  n’ai  pu  examiner  les  parties  de  la  bouche  de 
ce  bel  insecte  unique,  mais  toute  sa  forme  lui  assigne 
une  place  à côté  des  Myrmedonia,  sauf  la  longeur  du 
l:ier  article  des  tarses  postérieurs,  qui  n’est  pas  plus 
long  que  le  2:d,  preuve  que  la  division  des  Aléocha- 
rides  d’après  ce  caractère,  comme  le  propose  M.  Kraatz, 
n’est  rien  moins  que  naturelle. 

Acanthoglossa  Motsch.  n.  g. 

Aléocharide,  avec  les  tarses  antérieurs  de  quatre, 
les  postérieurs  de  cinq  articles;  premier  article  de  ces 
dernières  presque  du  double  plus  long  que  le  2:d. 
Tète  avec  un  étranglement  sensible  en  arrière.  Para- 
glosses  triangulaires,  un  peu  allongées,  mais  ne  dé- 
passant pas  la  languette.  Palpes  labiaux  distinctement 
de  trois  articles,  allongés,  linéaires,  se  raccourcissant 
graduellement  vers  l’extrémité,  premier  art.  plus  étroit 
que  le  second.  — Maxilles  pubescentes  sur  leur  bord 
interne,  lobe  extérieur  linéaire,  presque  plus  long  que 
les  mandibules,  terminé  intérieurement  par  une  toufl'e 
de  poils  courbés.  Languette  transversale,  faiblement 
bilobée  et  garnie  en  avant  de  fortes  épines,  comme 
chez  les  f.omeclmsa.  Mandibules  allongées,  triangulaires. 


89 


un  peu  courbées  sans  dents  sur  la  face  interne.  — 
Labre  un  peu  transversal,  sinué  dans  son  milieu,  avec 
quatre  longs  poils  en  dessus.  Palpes  maxillaires  allon- 
gés, troisième  article  le  plus  long,  le  dernier  très 
court,  subuliforme.  Antennes  fortes,  allongées,  à Irier 
article  grand,  2:d  très  court,  3:ième  deux  fois  plus 
long,  obconique,  les  suivants  trapézoïdaux,  se  rétrécis- 
sant et  s’élargissant  graduellement  vers  l’extrémité,  le 
dernier  art.  pas  plus  court  que  les  deux  précédents 
réunis,  plus  ou  moins  arrondi  à l’extrémité.  Tète 
arrondie,  non  transversale;  yeux  grands,  assez  saillants. 
Corselet  presque  pas  plus  large  que  la  tète  et  forte- 
ment ponctué  comme  chez  les  Ocalea  (badia).  Ecus- 
son triangulaire,  opaque.  Elytres  d’un  tiers  plus  larges 
que  le  corselet,  mais  un  peu  plus  longues  et  faible- 
ment dilatées  postérieurement.  Ailes  propres  au  vol. 
Abdomen  un  peu  rétréci  à la  base,  faiblement  ovalaire 
sur  les  côtés  et  recourbé  vers  le  haut  comme  chez 
les  Myrmidonia;  dernier  segment  du  dessus  échancré 
triangulairement  au  milieu. 

Ce  nouveau  genre  réunit  la  forme  allongée  des 
Ocalea  avec  les  caractères  des  Myrmidonia,  oflrant  de 
plus  une  languette  épineuse  comme  chez  les  Lomeclmsa. 

Outre  les  deux  espèces,  que  je  vais  décrire,  il 
paraît  que  plusieurs  autres,  que  M.  Kraatz  a décrites 
comme  des  Myrmedonia  dans  le  lirième  volume  de  la 
Linnaea  entomologica  p.  48  et  suivantes,  doivent  prendre 
place  dans  ce  nouveau  genre  termitophüe. 

Acanllioülossa  badia,  elonyaia,  suhdepressa,  nitida,  pun- 
ctata,  fnsco-testacea,  antennanim  basi,  palpis,  tJiorace  pe.di- 
husque  düutiorihus,  oculis  ntgris,  antenmg  articulis  inter- 
mediis  infuscatis;  capite,  subihorace  elytrisque  sparstm  crebre 


90 


punctatis,  haec  testaceo-pîlosîs ; abdomine  nîtido,  antice  pro- 
funde,  in  S crebre  punctato,  postice  fere  laevigato,  segmenta 
ultimo  supra  tnangulariter  incisa,  in  rj  quadrispinoso,  in  Ç 
rugulosa  et  pilosa;  tharace  subquadrata,  postice  leviter  an- 
gustato,  basi  arcuata,  angulis  amnes  rotundatis;  antennarum 
articula  ultimo  subcylindrico,  apice  rotundato.  Long.  2^/^ — 3 
1.  - lat.  %-%  1. 

Par  la  forme  extérieure,  cette  espèce  rappelle 
quelques  unes  de  nos  grandes  Ocalea,  mais  ses  tarses 
antérieurs  n’ont  que  quatre  articles.  M.  Nietner  l’a 
découverte  sur  les  montagnes  Noura-Ellia  à Ceylan 
dans  un  nid  de  Termites. 

Une  seconde  espèce  des  mêmes  localités,  et  aussi 
un  Termüophila,  est  ma: 

Âcanthoglossa  humerosa,  qui  est  un  peu  plus  petite 
que  la  précédente  et  d’une  couleur  brun  foncée,  presque 
noire,  avec  les  parties  de  la  bouche,  la  base  des  an- 
tennes (2  et  3:ième  article),  les  angles  huméraux  des 
élytres,  le  bord  postérieur  des  segments  abdominaux 
et  les  pattes  d’un  roux,  plus  ou  moins  testacé.  Les 
antennes  sont  un  peu  plus  courtes,  plus  claviformes, 
à dernier  article  ovalaire  et  acuminé  à l’extrémité. 
La  ponctuation  de  la  tête  est  moins  forte  et  moins 
serrée,  celle  du  corselet  et  des  élytres,  au  contraire, 
presque  rugueuse.  Abdomen  luisant,  avec  quelques 
points  imprimés  très  épars;  le  dernier  segment  trois 
fois  sinué,  ce  qui  forme  quatre  denticulations  distinctes. 

Hunialuta  suspiciosa,  elongata,  medio  subdilatata,  snbni- 
tida,  punctulata,  sparsim  puberula,  nigro-fusca,  antennarum 
articulo  l:o,  thorace  elytnsque  dilutiorihus,  palpis  pedibusque 
testaceis;  capite  minuta,  subrotundato,  subconvexo,  suhtiliter 
qmnctulata;  antennis  validis,  articula  2:do  longitudine  et  lati- 
tudine  l:o  fere  aequali,  3:o  hreviore,  é — 10  subconicis,  trans- 
versis,  ll:o  elongata,  apice  acummata;  thorace  capite  latiore, 


91 


transverso-elUptico,  punctulato,  sparsîm  longe  piloso;  scutello 
magno,  triangulari,  punctulatoj  elytris  thorace  paulo  latiori- 
hus  et  longîorïbus,  suhtransversîs,  subtiliter  dense  jiuncticlatis, 
longe  pilosellis-,  abdomine  postice  arcuatim  subangustato,  punc- 
tulato, sparsim  puberulo,  giostice  longissime  nigro-piloso,  seg- 
mentis  margine  g^ostica  anoque  subtestaceis.  Long.  11.  — 
lat.  Va  I. 

Par  sa  forme,  sa  taille  et  ses  couleurs,  très  voi- 
sine de  notre  Homalota  pavens,  mais  avec  les  antennes 
plus  allongées,  plus  fortes,  plus  noires,  leur  2:d  article 
plus  grand  et  le  llâème  plus  long  et  plus  fortement 
acuminé;  le  corselet  plus  elliptique  transversalement, 
sans  indices  d’angles  postérieurs,  les  élytres  un  peu 
plus  courtes  &c.  Des  montagnes  Noura-Ellia  sur  l’île 
Ceylan. 

Une  espèce  très  voisine  de  la  précédente,  par  sa 
forme  et  ses  couleurs,  mais  d’un  quart  plus  petite,  se 
rencontre  communément  dans  les  nids  de  Termites,  à 
Ceylan,  et  je  l’ai  nommée  Homalota  lermüophüa.  Son 
corselet  parait  un  peu  plus  allongé,  plus  sensiblement 
atténué  vers  la  tête,  les  angles  postérieurs  plus  visibles; 
les  élytres  un  peu  plus  courtes,  à angles  huméraux  et 
milieu  de  teinte  plus  claire;  abdomen  plus  atténué  en 
arrière,  segment  antérieur  et  anus  plus  distinctement 
testacés. 

h' Aléochara  croceipennis  Motsch.  Bull,  de  Moscou , 
1857 — 58,  se  trouve  aussi  dans  les  nids  des  Termites 
à Ceylan. 

Termitopora  Motsch.  n.  g. 

Aléocharide  pentamère,  avec  le  premier  article  des 
tarses  postérieurs  pas  plus  long  que  le  2:d.  Tête  sans 
étranglement  postérieur.  Paraglosses  très  courtes,  ar- 


92 


quées  vers  l’angle  extérieur  de  bas  en  liaut.  Palpes 
labiaux  linéaires,  pas  sensiblement  dilatés,  avec  leurs 
articles  presqii’  égaux.  Languette  bilobée,  antérieure- 
ment avancée,  s’élargissant  vers  la  base.  Maxilles  in- 
térieures pubescentes  et  ciliées,  mais  non  épineuses. 
Mandibules  égales,  de  forme  triangulaire  allongée,  ar- 
quées vers  l’extrémilé  et  armées  à la  partie  antérieure 
d’une  large  dent,  ciliée  de  quelques  poils  assez  courts. 
Labre  transversal,  un  peu  sinué  en  avant,  tronqué 
obliquement  aux  angles  antérieurs.  Palpes  maxillaires 
allongés,  le  3:ième  article  plus  long  et  plus  large  que 
les  autres,  le  dernier  subuliforme,  mais  long,  et  pas 
plus  court  que  le  2:d,  qui  offre  les  deux  tiers  de  la 
longueur  du  3:ième:  Antennes  claviformes,  plus  longues 
que  la  tête  et  le  corselet  réunis,  à trois  premiers  ar- 
ticles allongés,  obconiqucs;  le  l:ier  le  plus  grand,  le 
2 et  3 plus  étroit  que  le  l:ier  et  égaux  en  longueur 
entr’  eux,  les  suivants  4—10  transversaux,  arrondis  in- 
térieurement et  s’élargissant  graduellement  vers  l’ex- 
trémité, le  ll:ième  article  grand,  plus  largo  que  le 
l:ier,  ovalaire  et  arrondi  à l’extrémité.  Tête  ronde; 
yeux  assez  petits,  ronds  et  peu  saillants.  Corselet  à 
peine  plus  large  que  la  tôte,  un  peu  aplati,  faible- 
ment transversal,  avec  les  côtés  latéraux  un  peu  ar- 
qués et  tous  les  angles  arrondis.  — Ecusson  en  carré 
transversal.  Elytres  déprimées,  un  peu  plus  larges 
que  le  corselet,  presque  carrées,  à suture  simple,  angles 
postérieurs  droits.  Ailes  propres  au  vol.  Abdomen 
allongé,  déprimé,  un  peu  dilaté  postérieurement,  de  la 
largeur  du  corselet  à la  base,  luisant,  rebordé,  avant- 
dernier  segment  largement  tronqué,  le  dernier  sensible- 


93 


irient  plus  étroit,  triangulaire  chez  les  ou  tronqué 
à l’extrémité  chez  les  (^. 

L’espèce  d’après  laquelle  j’ai  établi  ce  nouveau 
genre,  paraît  être  très  commune  dans  les  nids  de 
Termites,  à Ceylan,  à peu  près  comme  chez  nous  dans 
les  fourmilières  la  liomalola  fîavipes,  et  je  l’ai  nommée: 

Terniitoporaa(liis(i|)ennis,  ImeatiH, pamllela,  depressa,  nitida, 
hrdvisKÎnie  vix  puhenda,  m’fp'a,  ore,  jyalpis,  antennaiiim  hast, 
elytrix  margine  infuscatis,  pedihvsqiie  gmllido-testaceis'  cupite 
rotundato,  Huhconvexo,  fere  glabro;  thorace  capite  vix  latiore, 
svhtransverso,  posfice  angvsH'niiime  marginato,  medio  linea 
longitudinali  vix  disiincln,  angulis  omnis  rohmdatis;  elytris 
thorace.  paulo  Infiorihis,  svhtransversis,  fere  quadratis,  minus 
distincte  punchdatis,  hrevissimo  sqjarsim  dnereo-pilosis , hu- 
meris  suhprominulis;  ahdomine  elongato,  nitido,  sparsim.  fusco- 
ciliato,  antice  snbattennnto,  postice  paulo  dilatato,  segmentis 
tribus  anticis  fusco-marginatis,  postice  transversim  elevatiSf 
rnrinatis.  Long.  11.  — lat.  1. 

Par  sa  forme  déprimée  et  parallèle  cet  insecte 
rappelle  nos  PIdaeopora  et  par  son  abdomen  tronqué, 
un  peu  élargi  vers  l’extrémité,  avec  les  segments  anté- 
rieurs élevés  et  carénés  transversalement  sur  la  marge 
postérieure,  les  Oxytelus,  mais  sa  place  naturelle  est 
à côté  des  Totnoglossa,  desquelles  il  dilTère  par  sa  lan- 
guette, scs  maxilles,  ses  mandibules,  la  longcur  du 

2:d  article  dos  antennes  &c. 

Aiilatia  riparia,  clnngata,  angustata,  snbconvexa , sub- 
nitlda,  cinereo  brevissime  puberida,  fusca,  capite  abdomineque 
postice  niqrisj  antennarum  basi,  thorace,  elytrorum  margine 
postica  nnqustissime,  abdominis  segmentis  duabus  anticis  pedi- 
busque  plus  minusve  rufo-testaceisÿ  thorace  capihs  latitudine 
et  longitudine,  postice  subangustato,  basi  medio  subfoveolato, 
lateribus  antice  subampliatis ; elytris  thorace  latioribus  et  lon- 
gioribus,  quadratis,  cinereo- sericeis-  abdomine  antice  snb- 
coarrfato,  fere  glalrro,  mhdo.  ].iOng.  1 1.  — lat.  V4  1- 


94 


Par  sa  forme,  sa  taille  et  ses  couleurs  très  voisine 
de  notre  Aut.  impressa,  mais  à corselet  sans  impres- 
sions longitudinales,  plus  élargi  antérieurement,  moins 
luisant,  les  élytres  plus  courtes,  plus  planes  et  plus 
pubescentes.  Découvert  par  M.  Nietner  au  bord  de 
l’eau,  aux  environs  de  Madarà,  sur  le  continent  Indien. 

SCAPIUDILES. 

Scaphidium  saucinenm,  Nietner,  ovatum,  subconvexum, 
nitidiasimum,  glabrum,  nigrum,  elytris  lato  quadnmaculatis, 
ore,  antennaruni  basi  tarsisque  rnfescentibus  ; capite  minuto, 
aubelongato,  fronte  antice  submfescente ; thorace  conico,  fere 
impunctato,  lateraliter  postice  utrinque  linea  punctorum  trans- 
verso subarcuata  impresso;  scutello  minut'ssimo,  triangulari; 
elytris  thoracis  latitudine,  indistincte  punctato-striatis,  punctis 
supra  maculis  rubris  obliteratis,  basî  suturaque  utrinque 
linea  punctato  profundo  instructaj  abdomine  corporeque  subtus 
glabris,  ano  apice  brunnesccnte.  Long.  1^4 — 2 1.  — lat. 

%-l  1- 

Ressemble  un  peu  par  sa  forme  et  ses  couleurs 
à notre  Scaph.  A-maculatum,  mais  sa  taille  est  d’un 
tiers  plus  petite,  son  corselet  plus  étroit,  plus  conique, 
les  taches  rouges  sur  les  élytres  plus  larges,  occupant 
entièrement  les  angles  huméraux,  la  surface  sans  ponc- 
tuation irrégulière  &c.  Trouvé  par  M.  Nietner  sur  les 
montagnes  Noura-Ellia,  à Geylan. 

Deux  autres  espèces  du  continent  Indien  sont  de 
la  même  forme  que  l’espèce  décrite,  mais  avec  les 
taches  rouges  réunies  sur  le  bord  latéral,  ce  qui  forme 
une  grande  lunule  de  chaque  côté. 

La  première,  Scaph.  lunatum  m.,  est  un  peu  plus 
grande  et  plus  allongée  que  le  Scaph.  saudheum,  avec 
le  corselet  plus  allongé,  très  conique  et  faiblement 
ponctué,  les  lignes  transversales  latérales  de  points 


95 


imprimés  se  réunissant  au  dessus  de  l’écusson,  for- 
ment ainsi  une  ligne  arquée.  Elytres  peu  distincte- 
ment ponctuées  et  sans  points  disposées  en  stries, 
leurs  taches  rouges  n’atteignant  ni  les  angles  huméraux 
ni  le  bord  latéral  en  arrière.  Base  des  antennes  et 
les  tarses  presque  noires. 

La  seconde,  Scaph.  conjunctum  m.,  est  de  la  taille 
et  de  la  forme  du  Scaph.  saucineum,  mais  un  peu  plus 
large  et  avec  une  faible  ponctuation  sur  le  corselet, 
dont  la  ligne  arquée  postérieure  est  très  fortement  im- 
primée. — Tout  le  devant  de  la  tête  roux,  ainsi  que 
la  base  des  antennes  et  l’extrémité  des  tarses.  Elytres 
glabres,  mais  avec  des  points  disposés  en  stries  dis- 
tinctes, les  taches  rouges  sont  plus  étroites  que  chez 
notre  Scaph.  4-maculalum,  ce  qui  les  fait  paraître  plus 
transversales,  les  antérieures  n’atteignent  pas  les  angles 
huméraux,  et  la  ligne  ponctuée,  qui  les  borde  vers  la 
base,  y forme,  par  son  impression,  une  carène  distincte, 
qui  se  termine  brusquement  à la  2:de  strie  de  points 
imprimés  et  traverse  l’élytre,  ainsi  que  les  taches 
rouges.  Segments  abdominaux  raarginés  de  teinte 
testacée. 

CüCÜJIDES. 

Euryplatus  Motsch.  n g. 

Hémipéplide,  de  la  forme  très  déprimée  des  Lae- 
mophlaeus,  mais  à élytres  tronquées,  moitié  plus  courtes 
que  l’abdomen',  le  corselet  très  fortement  rétréci  en 
coeur  postérieurement.  — Tarses  hétéromères  dans 
les  deux  sexes,  hanches  antérieures  et  postérieures 
transversales  et  plus  ou  moins  coniques,  celles  des 
pattes  intermédiaires  rondes,  mais  peu  convexes  ou 


96 


globuleuses;  avant-dernier  article  des  tarses  non  bi- 
lobé.  Antennes  plus  longues  que  la  tête  et  le  corse- 
let réunis,  monoliformes,  à articles  presqu’  égaux,  à l’ex- 
ception du  l:er  et  du  dernier,  qui  sont  du  double  plus 
longs  que  les  intermédiaires,  celui-ci  ovalaire  et  acu- 
miné,  l’autre  claviforme  et  courbé.  Palpes  maxillaires 
fdiformes,  assez  allongés,  avec  le  I:ier  article  très 
court,  le  3:ième  trois  fois  plus  long,  un  peu  conique, 
le  2:d  et  le  4:ième  encore  plus  allongés,  ce  der- 
nier ovalaire  et  un  peu  tronqué  à l’extrémité.  Palpes 
labiaux  courts,  de  trois  articles  ovalaires,  à-peu-près 
d’égale  longueur,  mais  dont  le  dernier  est  plus  étroit, 
un  peu  cylindrique,  courbé  et  tronqué  à l’extrémité. 
Languette  cornée,  transversale,  entière,  garnie  en  avant 
de  gros  cils,  qui  la  rendent  comme  épineuse;  para- 
glosses  avancées,  larges,  arrondies  à l’extrémité  et 
couvertes  de  poils  peu  serrés.  Maxilles  allongées, 
garnies  intérieurement  de  longues  é[)ines;  je  n’en  ai 
pu  voir  qu’une  seule  qui  était  de  consistance  cartila- 
gineuse transparente.  Mandibules  fortes,  cornées,  sail- 
lantes, armées  intérieurement  d’une  autre  large  et  bi- 
fide au  milieu.  Labre  un  peu  transversal,  arrondi  et 
tronqué  en  avant,  avec  les  côtés  latéraux  transparents 
et  un  peu  inclinés,  ce  qui  la  fait  paraître  triangulaire. 
Menton  large,  lobes  latéraux  médiocrement  avancés. 
Tête  transversale,  rétrécie  postérieurement,  mais  sans 
aucune  trace  de  col  ou  de  bourrelet.  Yeux  petits, 
ronds  et  saillants.  Corselet  de  la  largeur  de  la  tôle, 
transversal,  très  fortement  rétréci  en  coeur  en  arrière, 
tout  le  dessous  de  consistance  cornée,  sans  indices 
distinctes  d’épimères  et  d’épisternes;  côtés  latéraux 
garnis  de  quelques  faibles  denticulalions,  comme  chez 


97 


notre  Laemophlaeus  monilis.  Ecusson  transversal,  arrondi 
postérieurement.  Elytres  aussi  larges  à la  hase  que 
la  tête  et  le  corselet,  mais  élargies  graduellement  en 
arrière,  où  elles  sont  tronquées  avec  les  angles  arrondis; 
suture  sans  lignes  imprimées,  angles  huméraux  bien 
distincts.  Ailes  propres  au  vol  et,  en  repos,  entière- 
ment cachées  sous  les  élytres.  Abdomen  de  la  lar- 
geur des  élytres  en  arrière,  ovalaire  et  rétréci  vers 
l’extrémité,  très  plat  et  non  rebordé  latéralement,  à 
segments  libres,  au  nombre  de  six  en  dessus  et  au- 
tant en  dessous,  de  consistance  peu  dure;  le  dernier 
segment  beaucoup  plus  étroit  et  [)lus  petit  que  l’avant- 
dernier,  transversal,  arrondi  et  tronqué  à l’extrémité. 
Le  dessous  du  corps  corné,  mais  llexible,  à épinières 
plus  étroites  que  les  épisternes  et  peu  sensibles.  L’in- 
tervalle entre  l’insertion  des  pattes  postérieures  est 
du  double  plus  considérable  que  celui  des  antérieures. 
Dernier  article  des  tarses  le  plus  long,  vient  ensuite 
le  Lier,  tandis  que  les  intermédiaires  réunis  ne  sur- 
passent pas  la  longeur  du  l;ier;  crochets  des  tarses 
grands,  courbés,  ayant  à la  base  un  élargissement  denti- 
forme.  Insertion  des  antennes  dans  l’angle  latéral  de 
la  tête  au-dessus  des  yeux. 

Les  espèces  de  ce  genre,  au  moins  les  trois  que 
je  possède,  vivent  sous  l’écorce  des  arbres,  aux  Indes 
orientales. 

Euryplatus  lateralis,  depresms,  elongatus,  postice  pauh 
düafatus,  apice  arcuatim  attenuatus,  nîtidissimus,  niger,  tarais, 
elytrorum  margine  postice  et  lateraliter  lato  segmentommque 
abdominis  angustissime  aïbido-testaceis,  lahro,  mandibulis  fron- 
tisque  medio  postice  plus  minnsve  infuscatis  vel  rufescentihus; 
capite  thoraeeque  crebre  punctatis,  hoc  transverso,  valde  cor- 
dato,  lateribus  denticulis  vix  distînetîs  utrinque  tribus;  elytris 

1 


glaherrimis,  postice  dilatatis,  arcuato-tnmcatis  ; abdomine  elon- 
<jato,  snhovato,  suhconcavo,  antice  impunctato,  postice  spar- 
sim  punctato  et  h-eviter  puheriilo,  segmenta  penultimo  semi- 
lunato,  ultmio  minuta,  transverso,  truncato;  corpore  suhlus 
glahemirno,  impunctato.  Long,  l'/j — 1^/3  1.  — lat.  % — % 1. 

Découverte  de  M.  Nietner,  dans  les  forêts  des 
montagnes  Noura-Ellia,  à Ceylan. 

Eurgplatus  albonolatus,  taille  et  forme  entièrement 
comme  chez  VEuryp.  lateralis,  mais  de  couleur  plus 
brunâtre,  avec  le  labre  et  seulement  une  tache,  un 
peu  sinuée,  sur  l’angle  postérieur  de  chaque  élytre 
d’un  testacé  blanchâtre;  les  antennes  sont  aussi  plus 
courtes  et  leur  dernier  article  un  peu  plus  acuminé  à 
l’extrémité;  l’abdomen  plus  court.  — Du  continent  Indien. 

Euryplalus  biocellatus,  de  la  longueur  des  précé- 
dnets,  mais  du  double  plus  large  et  d’une  couleur 
testacée-roussâtre,  avec  les  neuf  derniers  articles  des 
antennes  et  les  élytres  d’un  brun  noirâtre;  chacune  de 
ces  dernières  est  ornée,  sur  son  milieu,  d’une  grande 
tache  ronde  d’un  blanc-testacé  un  peu  transparent. 
Tout  le  dessus  du  corps,  à l’exception  de  l’abdomen, 
est  fortement  ponctué.  Les  élytres  sont  un  peu  plus 
longues  et  recouvrent  les  trois  premiers  segments  de 
l’abdomen,  qui  est  plus  court  et  plus  large.  — Aussi 
du  continent  Indien. 


Lamellicornes. 

Exopliolis  birniannicA,  ovata,  convexa,  punctata,  nitida, 
castanea,  antennis  elytrisque  dilutioribus,  corpore  subtus  ano- 
que  abdominis  supra  albo-squarnosis;  thoracis  angulis  anticis 
acutis,  prominulis.  Long.  11  1.  — lat.  6 1. 

Elle  ressemble  beaucoup  à YExopholis  hypoleuca 
Wiedm.,  mais  elle  est  constamment  plus  grande  et 


surtout  plus  large  et  plus  ovale:  la  ponctuation  et  la 
rugosité  sont  plus  fortes  sur  le  corselet  et  moins  sur 
la  partie  postérieure  de  la  tôtc  et  les  élytres;  les 
angles  antérieurs  du  corselet  sont  plus  saillants;  le 
prolongement  antérieur  des  jambes  est  plus  étroit  et 
nullement  dilaté  vers  l’extrémité;  les  côtés  latéraux 
des  élytres  sont  de  teinte  plus  brunes.  La  descrip- 
tion comparative  a été  faite  d’après  un  exemplaire,  qui 
m’a  été  donné  par  M.  Burmeister  comme  étant  la  vé- 
ritable Melol.  hypoleuca  Wiedm.  L'Exoph.  birmannica 
vient  des  parties  orientales  des  Indes  et  m’a  été  don 
née  par  le  Musée  de  Prague. 

J’ai  séparé  la  Mel.  hypoleuca  des  Encya  pour  en 
constituer  un  nouveau  genre  Exopholis,  à cause  de  sa 
forme  très  différente  de  colle  des  espèces  de  Mada- 
gascar, qui  toutes  sont  recouvertes  en  dessus  de  squa- 
mules  blanchâtres.  — Dans  notre  genre  non  seule- 
ment le  labre  a sur  son  milieu  une  dent  aiguë,  ainsi 
que  le  remarque  M.  Lacordaire,  mais  ses  antennes 
n’ont  que  9 articles,  dont  trois  forment  la  massue;  le 
dernier  article  des  palpes  maxillaires  est  allongé  et 
sensiblement  élargi  vers  l’extrémité;  le  pygidium  est 
en  triangle,  nullement  transversal,  et  fortement  arqué 
supérieurement.  Dans  l'im  des  sexes  (cJ?)  les  tarses 
postérieurs  sont  sensiblement  plus  longs  que  dans 
l’autre,  quoique  la  massue  des  antennes  reste  la  même. 

Tenebbionites. 

Hypoplilacus  flavipennis,  elongatus,  snhcylinch'icus,  antice 
postieeque  suhattenuaius,  qmnctulatus,  mtidus,  mger,  elyiria 
testaceis,  corpore  subtus  medio  infuscato,  pedihus  testaceo- 
rufescentibus ; capite  crebre  punctato,  inter  oculos  transversim 
impressOf  lahro  transverso,  subtestaceo,  antennis  nigro-piceis, 


100 


apice  infuscatis,  articulh  mediis  vaMe  transversis;  tharace  ca- 
pite  paulo  latiore,  suhovato,  angustissime  marghmto,  punctaio, 
laterihus  Imiter  arcaatisÿ  scuteüo  transverso,  vix  punchdato; 
elytris  thoracis  latitudine,  apice  arcuatim  attennatis,  densis- 
sime  pnnctatn-striatis,  sutura  angustissime  infuscata;  pyqidio 
punctulato,  plus  minusve  nigro,  corpore  subtus  fere  glahro, 
segmentis  abdominis  lateribus  punctis  nonnullis  impressis. 
Long.  1 V2  1.  — lat.  Va  1. 

Taille  et  forme  de  notre  Hyph.  bicolor,  mais  colo- 
ration diflerente;  en  dessus  noir  avec  les  élytres  tes- 
tacées,  en  dessous  plus  ou  moins  brun  avec  les  pattes 
d'un  testacé  roussâtre.  Il  paraît  être  très  commun 
dans  les  endroits  boisés  à Ceylan. 

Iletcrophaga  iiitidula,  elongata,  suhparallela,  postice  sub- 
attenuata,  leviter  convexa,  nitida,  subtiliter  sparsim  punctu- 
lata,  nigro-picea,  palpis,  antennis,  elytris  pedibusque  plus  mi- 
nusve rufescentibus ; capite  quadrato,  clypeo  suhrotundato, 
antice  sinuato,  punctulato,  antennarum  articulis  quatuor  ul- 
timis  leviter  dilatatis,  clavatis,  transversis,  oculis  minutissimis ; 
thorace  capite  latiore,  subtransverso,  antice  subangustato,  mar- 
ginato,  sparsim  punctulato,  angulis  anticis  paulo  prominulis, 
posticis  rectis,  lateribus  subarcuatis;  scutello  magno,  tnangu- 
lari,  indistincte  punctulato;  elytris  thoracis  fere  latitudinis, 
punctato-stnatis,  interstitiis  omnis  sérié  punctorum  minonbus 
instructis;  corpore  subtus  irregulariter  sparsim  punctato, 
pectore  lateribus  impunctatis,  medio  subruguloso,  tibiis  extus 
non  spinulosis.  Long.  2 1.  — lat.  !• 

Elle  ressemble  un  peu  à notre  Heteroph.  fagi,  mais 
elle  est  proportionellement  plus  courte,  plus  large,  la 
base  du  corselet  est  tronquée,  à angle  droit,  les  ély- 
tres pas  plus  larges  que  le  corselet,  mais  un  peu  plus 
de  deux  fois  plus  longues;  leurs  rangées  de  points 
imprimées  ne  sont  pas  profondes  et  chaque  intervalle 
présente  une  série  de  points  plus  petits  et  moins  serrés, 
ce  qui  fait  paraître  les  élytres  comme  couvertes  de 


101 


points  disposés  en  lignes  assez  serrées.  — Découverte 
de  M.  Nietner,  à Ceylan,  où  elle  ne  parait  pas  être  rare. 

Une  autre  espèce  très  voisine,  et  des  mêmes  lo- 
calités, est  moitié  plus  grande  et  du  double  plus  large 
que  la  Met.  nüidula  et  se  distingue  facilement  par  le 
devant  de  sa  tête  roussâtre  et  incliné  en  toit  vers  le 
labre,  la  partie  postérieure  est  recouverte  de  points 
profonds  et  oblongs,  qui  partent  tous  du  front;  cor- 
selet comme  chez  la  précédente,  mais  avec  une  ligne 
longitudinale  imprimée  sur  le  milieu,  et,  outre  la  ponc- 
tuation du  fond,  parsemé  çà  et  là  de  quelques  fovéolcs 
plus  grandes;  élytres  à points  disposés  en  stries  peu 
profondes,  mais  avec  les  intervalles  couvertes  d’une 
ponctuation  irrégulière,  moins  forte  que  les  premiers. 
Je  l’ai  nommée  Ueterophaga  punctulata. 

Une  troisième  espèce,  de  la  forme  allongée  et 
de  la  taille  de  notre  fJet.  fagi,  se  distingue  principale- 
ment par  ses  antennes  plus  courtes,  ses  yeux  plus 
transversaux,  placés  au-devant  du  corselet,  celui-ci  plus 
transversal,  avec  les  angles  postérieurs  moins  saillants; 
ses  élytres  un  peu  plus  larges,  à stries  plus  finement 
ponctuées,  et  intervalles  plus  planes,  couvertes  d’une 
ponctuation  analogue;  enfin  par  sa  couleur,  qui  est  gé- 
néralement un  brun  noirâtre,  plus  roussàtre  sur  les 
antennes,  la  partie  antérieure  de  la  tête,  les  bords  du 
corselet,  les  côtés  des  élytres  plus  ou  moins  foncées 
au  milieu,  ce  qui  forme  alors  quatre  taches  séparées, 
et  sur  les  pattes.  — Elle  vient  du  continent  Indien  et 
porte  le  nom  de  Het.  lalerahs  m. 

Les  deux  premières  espèces  diffèrent  des  autres 
Hétérophages,  par  leur  fades  plus  court  et  moins  con- 


102 


vexe,  mais  je  n’ai  pas  voulu  les  en  séparer  avant 
d’avoir  d’autres  formes  analogues. 

Stcnocliinus  rcticiilatiis,  linearis,  subcylindricus,  fortiter 
punctatus,  nitûlas,  hrunnctts,  corpm-e  suhtus  nigrescens,  pal- 
porum  antmnarmnque  haù  testaceisj  oculis  magnis,  nigns; 
capite  transverso,  antke  suhtnmcato,  crehre  punctato;  thorace 
capitis  paulo  latîore,  elongato,  fere  parallelo,  creberrime  punc- 
tato, antice  cnciillifonne  producto,  concavo,  subtus  lato  ex- 
cavata, angnlis  anticis  de.jlexis,  acutluscuUs,  spiniformibus,  po- 
sticis  rectis;  scutello  angustato;  elgtris  thorace  latioribus,  reti- 
culato  punctato-striatîs,  interstitiis  alternis  cremdatato-elevatis ; 
pedibxis  validmsculis,  modice  elongatîs,  tibüs  tubercidatisj  an- 
tennis  brevissimis,  11-articidatù,  fortiter  clavatis,  clava  sub- 
ovata,  articido  ultinio  brevissimo,  obtuso;  palpis  maxillar. 
valde  securifonnibus ; abdominis  segmenta  idtimo  apice  rotun- 
dato.  Long.  2 '/a  1.  — lat.  % 1. 

Au  premier  abord  j’ai  cru  voir  un  Elmide  allongé, 
mais  les  4 articles  aux  tarses  postérieurs  m’ont  con- 
vaincu que  c’est  aux  Tenebrionites  que  l’insecte  ap- 
partient. 

Rhynciiocepiiales. 

TriRonops  biramosns,  ovatus,  subconvexus,  vix  nitidus,  ru- 
goso-punctatus,  squamulis  rotundatis  sehdisque  brevissimis  gri- 
seis  adspersus,  niger;  femoribus  clavatis,  medio  rufisj  rostro 
capite  longiore,  ad  oculos  transversim  impresso,  paulo  con- 
stricto,  medio  longitudinaliter  canaliculato,  fronte  antice  im- 
presso, postice  fere  glabro,  oculis  rotundatis,  minutis,  promi- 
nulis;  thorace  capitis  latitudine,  medio  dilatato,  subconvexo, 
scrobiculato-punctato,  lateribus  acqualiter  arcuatis',  scutello 
nullo;  elgtris  thorace  duplo  latioribus,  fere  rotundatis,  supra 
paulo  deplanatis,  seriatim  scrobicidato-punctatis,  postice  in- 
clinatis,  attenuatis,  lateraliter  utrinque  ramo  longissimo  di- 
varicato  armatis.  Long.  2%  1.  — lat.  1 1.  expans,  ra- 

mis  2 Va  1. 

Cette  intéressante  espèce  a la  taille,  la  couleur, 


103 


et  même  la  forme  du  Trigonops  dispar  Saud.  et  lek.  Ann. 
de  la  Soc.  ent.  de  Fr.  1855  tab.  XV  f.  4,  mais  les  deux 
longs  rameaux,  presque  horizontaux  et  divergents, 
qu’on  voit  sur  la  partie  postérieure  des  élytres,  et  les 
cuisses  en  grande  partie  rousses,  la  font  facilement 
distinguer.  — Des  îles  de  la  Sonde. 

Les  autres  espèces  de  ce  genre,  et  que  possède 
ma  collection,  des  mêmes  localités,  sont: 

Trigonops  bispinus,  un  peu  plus  petit  et  plus  étroit 
que  le  Tr.  biramosus,  et  par  sa  forme  assez  voisin  de 
celle  du  (5  du  7V.  dispar,  figuré  tab.  XV  f 4 a des 
Ann.  de  la  Soc.  ent.  de  Fr.  1855,  mais  bien  distinct 
par  les  deux  épines  ou  dents  aiguüs,  qui  se  voient 
latéralement  sur  la  partie  postérieure  des  élytres;  ces 
épines  sont  dirigées  d’abord  en  haut  et  puis  en  de- 
dans, ce  qui  est  produit  par  des  gros  cils  roides, 
dont  est  garnie  l’extrémité.  Jambes  un  peu  plus  ob- 
scures. Le  reste  comme  chez  le  Tr.  biramosus. 

Trigonops  angulatus,  taille,  couleur  et  ponctuation 
du  Tr.  biramosus,  mais  au  lieu  de  rameaux  ou  d’épines, 
les  élytres  sont  presque  triangulairement  dilatées  en 
arrière,  et  ces  angles  postérieurs  relevés,  ce  qui  fait 
paraître  la  surface  des  élytres  concave;  la  suture  est 
un  peu  plus  luisante  que  le  reste  du  corps;  ces  angles 
relevés  sont  arrondis  à leur  extrémité  et  garnis  de 
poils  roides  courbés;  cuisses  d’un  roux  brunâtre.  Les 
squamules  sur  le  corselet  forment  deux  bandes  longi- 
tudinales peu  déterminées  sur  un  fond  parsemé  de 
squamules  de  teinte  cuivrée. 

Trigonops  bilunulatus,  taille  et  forme  ovalaire-acu- 
minée  comme  chez  le  q du  J'r.  dispar  Ann.  de  la 
Soc.  de  Fr.  1855  t.  XV  f 4 a,  mais  un  peu  plus  di- 


104 


laté  au  delà  du  milieu  des  élytres,  au  moins  chez  la 
femelle,  qui  est  aussi  presque  du  double  plus  grande, 
avec  un  bec  plus  allongé.  Le  corps  est  noir  et  re- 
couvert d’écailles  d’un  gris  blanchâtre,  parmi  lesquelles 
se  distinguent  quelques-unes  d’un  vert  très  clair;  sur 
le  dos,  rextrémité,  les  cuisses  et  surtout  sur  les  côtés 
latéraux,  les  squamules  blanchâtres  deviennent  plus 
épaisses  et  forment  des  taches  sur  le  front,  deux 
allongées  sur  le  milieu  du  corselet,  une  pareille,  plus 
forte,  à la  base  des  élytres  de  chaque  côté  de  la  su- 
ture, deux  points  latéralement  vers  le  milieu  et  une 
bande  transversale,  interrompue  sur  la  suture,  au  de-là 
de  la  dilatation  des  élytres.  Bec  avec  une  carène  longi- 
tudinale, peu  élevée  sur  son  milieu.  Pattes  roussâtres, 
jambes  couvertes  de  longs  poils  grisâtres.  Chez  le 
mâle  la  suture  se  prolonge  postérieurement  en  noeud 
saillant  au-dessus  de  l’extrémité. 

Trigonops  smaragdinus,  forme  arrondie  ovalaire, 
entièrement  celle  du  Tr.  dispar  mentionné  plus  haut, 
mais  presque  du  double  plus  grand  et  recouvert  sur 
tout  le  corps  d’écailles  d’un  vert  d’éméraude,  d’un 
très  bel  effet.  Cuisses  roussâtres  et  couvertes  de  squa- 
nuiles  d’un  gris  nacré.  Les  fovéoles  sur  le  corselet 
et  les  élytres  sont  très  profondes,  ce  qui  fait  paraître 
les  intervalles  comme  tuberculés.  Bec  allongé,  présen- 
tant sur  son  milieu  une  carène  longitudinale  lisse,  di- 
latée et  imprimée  antérieurement. 

Euotyliens. 

ïritomidca  Motsch.  n.  g, 

Tritomide,  tetramère  à tous  les  tarses;  premier 
article  de  ces  derniers  très  fortement  dilaté,  longuement 


105 


velu  dessous  et  trois  fois  plus  saillant  que  le  2:d; 
celui-ci  et  le  troisième  très  courts,  lisses.  Toutes  les 
hanches  distantes,  allongées.  Jambes  garnies  à l’ex- 
trémité d’une  rangée  d’épines  assez  courtes.  Abdomen 
composé  de  cinq  segments,  dont  le  premier  le  double 
plus  long  que  chacun  des  suivants,  qui  sont  prcsqu’ 
égaux;  dernier  simplement  arrondi  à l’extrémité.  — 
Prosternum  large,  un  peu  aplatie,  tronqué  postérieure- 
ment. Corps  ovale,  convexe  dessus;  écusson  très  petit, 
triangulaire;  corselet  transversal,  sinué  de  chaque  côté 
à la  base  et  un  peu  avancé  vers  l’écusson;  tète  petite, 
plus  que  le  double  plus  étroite  que  le  corselet;  yeux 
petits,  ronds,  très  peu  saillants;  antennes  n’atteignant 
pas  la  base  du  corselet,  inserrées  sur  les  côtés  laté- 
raux au-devant  des  yeux,  composées  de  11  articles  et 
terminées  par  une  massue  de  trois  articles,  dont  le 
premier  est  grand,  les  deux  autres  très  courts,  cachés 
un  dans  l’autre  et  assez  fortement  velus;  l’article  basal 
de  l’antenne  est  en  forme  de  poire  dilatée,  le  2:d 
étroit  et  assez  court,  le  3;ième  étroit,  mais  plus  long 
que  le  l:ier,  les  suivants  transversaux  et  s’élargissant 
successivement  jusqu’à  la  massue;  palpes  courts,  ter- 
minés par  un  grand  article  ovalaire,  presque  haemis- 
phaeriqiie,  qui,  chez  les  maxillaires,  paraît  avoir  un 
petit  appendice  obtus  à l’extrémité;  languette  cornée, 
un  peu  carrée,  arrondie  en  avant  et  très  faiblement 
bilobée;  labre  transversal,  arrondi,  sinué  au  milieu  et 
garni  de  longs  poils;  maxilles  bilobées,  peu  courbées, 
crochues,  assez  sensiblement  dilatées  au  milieu  et  poilues 
sur  la  face  interne;  mandibules  en  triangle  allongé,  un 
peu  courbées,  avec  une  membrane  sur  la  face  in- 
terne et  quelques  poils  à l’extrémité.  — Pas  de  ligne 


106 


subsuturale  sur  les  élytres.  Ailes  propres  au  vol, 
pliées  trois  fois.  — L’espèce  qui  a servie  de  type  est: 

Tritonioidea  translucida,  ovata,  convexa,  nitida,  supra 
plus  minusve  nigra,  subtus  castanea,  ore,  antennis,  capite 
antice,  thoracis  marginis  angustissime,  elytrorum  macula  tri- 
angulari  ad  basin,  plus  minusve  extenda  medio  infuscata 
pedîbusque  rufo-testaceis;  capite  minuta,  fronte  gmnctulato; 
thorace  ad  basin  capite  tripla  latiore,  subtilissime  sparsim 
punctulato,  antice  arcuatim  angustato,  postice  medio  subpro- 
minulo,  utrinque  subsinnato,  angulis  anticis  paulo  productis, 
acutis,  apice  obtusis,  jiosticis  subrotundatis;  scutello  minutis- 
simo,  triangulari;  elyiris  ad  basin  thorace  paulo  latioribus, 
ovatis,  sparsim  vix  regulariter  punctulatis  •,  corpore  subtus 
glabro.  Long.  % — 1 1.  — lat.  '/^ — ^6  b 

La  forme  de  cet  insecte  est  assez  voisine  de 
celle  de  nos  Ccrcyon,  mais  ses  pattes,  ses  palpes,  ses 
antennes  et  les  élytres  sans  stries  régulières  le  dis- 
tinguent de  suite.  Ramassé  en  grand  nombre  par  M. 
Nietner  sur  l’île  Ceylan  et  à Madarà  sur  le  continent 
Indien. 

Il  y a dans  les  mômes  localités  une  autre  espèce 
du  môme  genre,  extrômement  voisine,  mais  moitié 
plus  petite,  que  je  n’ai  voulu  décrire,  n’en  possédant 
qu'un  seul  exemplaire.  Elle  est  plus  noire  que  le  Tr. 
translucide,  base  des  élytres  un  peu  rougeâtre;  ponc- 
tuation plus  forte.  Je  l’ai  nommée  Tr.  basalis. 

Une  troisième  espèce  du  continent  Indien  est  d’un 
tiers  plus  petite  que  le  Iranslucida,  mais  le  double 
plus  étroit,  ce  qui  lui  donne  un  peu  la  forme  allongée 
des  Engis,  quoique  moins  parallèle  et  plus  régulière- 
ment ovalaire.  La  couleur  générale  est  un  brun  plus 
noirâtre  dessus,  plus  roussâtre  dessous,  palpes,  pattes 
et  massue  des  antennes  plus  testacées,  tête  en  avant. 


107 


bords  du  corselet  et  extrémité  des  élytres  rousses; 
corselet  plus  long,  angles  antérieurs  plus  saillants, 
ponctuation  plus  forte  que  chez  la  Iranslucida;  élytres 
atténuées  postérieurement,  couvertes  de  points  plus 
gros,  qui  se  confondent  quelquefois  en  vestiges  de 
lignes  longitudinales,  base  et  suture  quelquefois  d’un 
roux  translucide;  dessous  du  corps  glabre.  Elle  porte 
le  nom  de  Trit.  oblonga  m. 

Triplax?  mclanuccphalus,  ovatus,  postice  leviter  attenuatus, 
punctulatus,  nitidus,  rufo-iestaceus,  antennanim  clava,  ca- 
pite  elytrîsque  nigris;  capite  subrotundato,  qnmctato,  clypeo 
sinnato,  lahro  transverso,  testaceo,  palp.  max.  articulo  ulthno 
valde  dilatato,  malleiformij  antennis  1 1 -articulatae,  art.  3:o 
subelonyato,  clava  triarticidata,  art.  iiltimo  apice  testaceo-, 
thorace  transverso,  antice  exciso,  postice  utrinque  simuito,  la- 
teribus  antice  arcuatim  attenuatis,  margine  supra  scutello  in- 
fuscatoj  scutello  triangulan,  subglabro;  elytris  ad  basin  tho- 
racis  latitudine,  ovatis,  subfiliter  punctato-striatis,  interstitiis 
tenuissime  sparsim  punctulatis-,  corpore  subtus  crebre  punc- 
tato.  Long,  l'/j — 1^4  1.  — lat.  % — l'/a  1. 

Très  voisin  du  Triplax  nigripennis,  décrit  dans  ces 
Etudes  1858  p.  114,  mais  un  peu  plus  allongé,  plus 
elliptique,  rappellant  notre  Trip.  rufipes,  dont  il  se 
distingue  de  suite  par  sa  tôle  noire.  Du  Tr.  collaris 
il  diffère  par  sa  forme  le  double  plus  large,  et  son 
abdomen  tcstacé. 

Le  dernier  article  des  palpes  maxillaires  ex- 
trêmement dilaté  et  transversal,  pourrait  servir  à en 
former  un  genre  particulier,  si  l’on  connaîtra  d’autres 
espèces  analogues.  Découvert  par  M.  Nietner  sur  les 
mont,  de  Noura-Ellia  à Ceylan,  où  il  ne  paraît  pas 
être  rare. 


108 


Hémiptères. 

Macropes  spinimanus,  longissimus,  parallelus,  depre.ams, 
niyer,  antennarum  hasi  pecîibusque  m fo-testaceis ; elytris  abbre- 
viatis,  macula  humerali,  qmncto  medio  minuta  Umboque  con- 
fluente postice  albia-  capite  minuta,  triangulari,  rugoso-punc- 
tato,  oculis  minutis,  prominulis,  brunneis,  rostro  brevi,  inser- 
tione  pedibihs  anticis  non  suq)erantc,  antennis  longitudine  ca- 
pite cum  tliorace  subaequales,  art.  l:o  brevi,  subincrassato, 
2:o  duplo  longiori,  3:o  longitudine  secundo,  nigro,  4:o  fere 
duplo  longiori,  clavato,  nigro;  tliorace  capnte  duplo  latiore  et 
tripla  longiore,  antice  biimjyresso,  attenuato,  q)ostice  transver- 
sim  impresso,  rugoso-punctato,  medio  linea  longitudinali,  la- 
teribus  subarcuatis,  angulis  posticis  rectis,  nitidis;  scutello 
triangulari,  transversim  rugoso;  elytris  segmenta  3:o  abdomi- 
nis  non  superantes;  abdomine  elongato,  supjra  depresso,  sub- 
tus semicylindrico,  ruguloso,  segmento  ultimo  convexo,  sub- 
hernisphaerico  ; pedibus  validis,  brevis,  femoribus  incrassatis, 
anticis  subtus  spinosus,  his  paulo  curvatis,  tibiis  apice  paulo 
dilatatis,  dentatis.  Long,  1.  — lat.  '/j  1. 

Au  premier  abord  cette  espèce  ressemble  entière- 
ment à un  Micropus,  mais  ses  cuisses  antérieures  den- 
tées et  épineuses,  les  jambes  terminées  par  une  forte 
dent  et  le  dernier  article  des  antennes  claviforme  et 
plus  long  que  les  autres  obligent  à l’en  séparer  comme 
genre  particulier. 

Une  autre  espèce  ne  s’en  distingue  que  par  une 
taille  un  peu  plus  petite  et  plus  étroite,  par  les  élytres 
noires  postérieurement  sans  bordure  blanchâtre  et  par 
les  cuisses  et  jambes  rembrunies  sur  leur  majeure  par- 
tie. Elle  porte  le  nom  de  Macr.  denlipes  m.  Toutes 
les  deux  m’ont  été  envoyé  de  Ceylan  par  M.  Nietner. 

Stenogaster?  lugubris,  elongato-ovatus,  supra  depressus, 
subopacus,  niger,  elytrorum  macula  humerali  Interihus  angu- 
stissime,  coxis,  tibiis  posticis  medio  tarsisque  plus  minusve 


109 


albis;  capite  elongato-triangulari,  crebre  rugoso-punctato  ; tho- 
race  crebre  profundo-pimctatn,  subconvexo,  antice  attenuato, 
medio  consfricto;  scutello  triang^ilari,  seriatim  oblique  pnn- 
ctato;  elytris  completis  suhniguîosis;  abdomine  nitîdo,  impun- 
ctato,  in  (S  segmento  ultimo  apice  convexo,  in  Ç abdomine 
postice  compressa  segmento  ultimo  medio  canaliculato,  femo- 
ribus  anticis  clavatis,  subtus  longe  spinosis;  antennarum  ar- 
ticula ultimo  subclaviforme,  2:o  breviori.  Long.  IV3 — % ï- 
- lat.  V,-V5  ]. 

Cette  espèce  est  assez  commune  à Ceylan  et  se 
distingue  des  nôtres  par  les  cuisses  antérieures  forte- 
ment épineuses,  mais  comme  je  ne  possède  pas  d’autre 
espèce  avec  ce  caractère,  j’ai  encore  hésité  à en  con- 
stituer un  genre  particulier. 

IIOMOPTÈnES. 

Anoniiis  tiiberciilatiis,  brevis,  postice  attenuatus,  acumina- 
tus,  subopacus , rugoso-punctatus , testaceo-puberulus,  rufe- 
scente  fuscus,  elytris  fascia  media  apieeque  lato  albo-hyalinis; 
tibiis  tarsisque  rufis-  capite  lato,  ruguloso-punctato,  fronte 
postice  biocellato,  oculis  magnis,  retrorsum  prominulis;  tho- 
racis  medio  capite  sublatiore,  convexo,  granuloso-punctatissi- 
mOj  sparsim  tuberculato,  medio  carinulato,  postice  valde  pro- 
ducto,  comu  acuminato,  subeurvato,  supra  acute  carinata^ 
elytris  postice  subnitidis,  nervis  subelevatis,  sparsim  tuhercu- 
latis;  corpore  subtus  femoribusque  piceis.  Long,  1,  — 
lat.  % 1. 

Forme  de  YAnom.  rcticulatus  Fairm.,  mais  un  peu 
plus  grand  et  remarquable  par  les  tubercules  très 
épars  dont  est  parsemé  le  dessus  du  corps. 

Une  seconde  espèce  inédite  est  mon  Anomus  mu~ 
cronicollis,  qui  a la  forme,  la  taille  et  la  couleur  tes- 
tacée  brunâtre  de  YAn.  reticulalus,  mais  ses  élytres 
sont  pointillées  ou  tachetées  de  blanc  et  variolées  de 
cendré,  tandis  que  les  nervures  sont  presque  rouges; 


110 


le  corps  est  d’un  brun  châtain,  avec  le  bord  posté- 
rieur des  segments  blanchâtre.  Les  tubercules  sur  le 
corselet  et  les  élytres  sont  comme  chez  VAnom.  tuber- 
culosus,  mais  la  partie  antérieure  du  premier  avance 
en  proéminence  obtuse  et  tuberculée.  Ces  deux 
Membracides  viennent  de  M.  Nietner  des  montaiînes 
Noura-Ellia  sur  l’ile  Ceylan.  — L'Anom.  reliculaius  s’y 
trouve  aussi. 

Aplirophora  lineatocollis,  elongata,  postice  attenuata,  medio 
paiilo  dilatnta,  dense  rugoso-punctulata,  hrevissime  cinereo^ 
puhemla,  vix  niiida,  griseo-testacea,  capHe  thoraeeque  longi- 
tudinaliter  fu^eo-sexlineatis,  elgtris  macula  cruciforrni  medio 
ad  scutello,  fascia  transversa  suhohliqua  postice,  striqis  tribus 
abbreviatis  ad  apicem  humerisque  nigro-piceis;  nervis  scutcl- 
loque  pallido -testaceis.  Long.  273  1.  — lat.  1 1. 

Plus  petite  que  notre  Aphr.  alni,  plus  étroite,  avec 
les  taches  foncées  sur  les  élytres  plus  distincts  et  des 
lignes  longitudinales  obscures  sur  la  tête  et  le  cor- 
selet. — Des  montagnes  do  Ceylan. 

Idiocerus?  subupaciis,  subelongahis, postice  attenuatus,  crebre 
punctatus,  opacus,  cinereus,  fronte  q^ostice,  thoracis  medio, 
scutello  macula  biloba  nervisque  interstitiis  infuscatis  plus 
minusve  piceis;  capite  lato,  antice  semilunato  exciso,  ocellis 
subapproximatis  ad  marginem  thoracis;  oculis  subprominulis ; 
thorace  transversim  ovato,  lateribus  subtruncatis,  antice  ma- 
cula transversa,  subdiademata  dilutiora;  scutello  triangulari, 
rugoso-punctato,  apdee  acuto,  pallide  testaceo;  elgtris  latitu- 
dine  plus  duplo  longioribus,  antice  punctatis,  postice  subreti- 
culatis,  nervis  elevatis.  Long,  1.  — lat.  % L — Avec 
la  précédente. 

Pediopsis  apicniis,  elongata,  vix  ovata,  impunctata,  nitida, 
viridi-testacea,  oculis  oblongis  elytrorumque  apice  nigro-cine- 
reis,  abdomine  supra  nigro;  fronte  subtus  utrinque  strigis 
transversis  nigris  quatuor;  thorace  transverso,  postice  angu- 
stato,  basin  late  arcuatim  truncato;  scutello  transversim  tri- 


111 


angularij  elytris  elonyatis,  indîstincto  inaequalihus , net'vis 
subelevatls ; corpore  subtus  pedibusque  cinereo-testaceis.  Long. 
2V5  1.  — lat.  % 1. 

Taille  et  forme  de  notre  Jassus  subfuscus,  mais 
tête  moins  large  et  élytres  plus  arquées  sur  les  côtés. 
M.  Nietner  l’a  pris  aux  environs  de  Colombo 

Pcdiupsis  nigroniaciilatus,  subparallelus,  mpunctatus,  ni- 
tidus,  dilute  laete-viridis,  fronte  subtus,  abdomîne,  elytrorum 
maryine  circa  scutellum,  sutura  antice,  macula  quadrata  medio 
ad  nervo  düatata  apiceque  niyris,  oris,  coxîs  j)edibusque  ci- 
nereo-testaceis; cajnte  lato,  vertice  inter  oculos  linea  trans- 
versa niyra,  ocelU  transita;  oculis  oblongis,  postice  prominulis  ; 
trorace  transverso,  antice  arcuato,  nigro  marginato,  postice 
fere  recte  truncato;  scutello  transverse-triangulari;  elytris 
postice  subattenuatis ; corpore  subtus  plus  minusve  nigro,  tho- 
race  segmentisque  abdominis  subtus  cinereo  maculatis.  Long. 
IVa  1.  — lat.  Va  1. 

Par  sa  couleur  verte  il  rappelle  un  peu  notre  Jas- 
sus  flavipes,  mais  sa  taille  deux  fois  plus  considérable, 
surtout  plus  allongée,  l’extrémité  des  élytres  largement 
noire,  et  les  autres  taches  de  la  môme  couleur  qui 
l’ornent,  le  font  facilement  distinguer.  — Découvert  par 
M.  Nietner  aux  environs  de  Colombo,  à Ceylan. 

Les  autres  espèces  de  Jasms  tndicus,  que  je  pos- 
sède, sont: 

Jassus  lati'iinciilarius,  elongato-suhovatus,  nitidus,  dilute 
fusco-testaceus,  capite  supra  maculis  quatuor  elytrisque  plu- 
rimis  subquadratis  nigro- fuscis ; thorace  mfuscato,  dilute  12- 
maculato,  maculis  subhumer alibus  subalbis.  Long,  l'/a  1.  — 
lat.  Va  1. 

Taille  et  forme  de  notre  J.  splendidus  F.,  mais  d’un 
brun  de  café  clair,  avec  des  taches  noirâtres  plus  ou 
moins  carrées,  placées  en  échec  entre  les  nervures, 
qui  prennent  souvent  une  teinte  brunâtre  et  même 


112 


noirâtre.  Sur  le  dessus  du  front  (vertex)  on  voit 
deux  taches  brunes  postérieurement  et  deux  autres 
un  peu  sinuées,  qui  entourent  les  ocelles,  placées  en 
avant  des  yeux  et  assez  saillantes.  Pattes  et  dessous 
du  corps  d’un  testacé  brunâtre.  Reçu  de  M.  Nietner 
des  montagnes  de  Noura-Ellia  à Ceylan. 

DeltoccpliAlus  distiiistiis,  suhovatus,  mediocri  elongatus, 
viitidus,  düuta  fnsco-testaceus,  frontis  apice  nigro,  jmnctù  al- 
hissimis  quinque  transversim  ad  marginem  dispositif;  oculis 
ohlo7igis,  cinereis,  oceïlis  vix  distînetis;  elgtris  suhhgalinis, 
nervis  suhalhis;  corpore  snhtus  dilatato;  fronts  sultiis  qjaulo 
infuscato,  lineis  sex  tra7isversis,  curvatis,  parallêlis,  medio 
interntptis,  testncco-alhis.  Long.  II.  — lat.  '/.^  1. 

Un  peu  plus  petit  que  notre  Dell,  ocellaris  et  d’un 
testacé-brunâtre  clair  unicolorc,  sans  traces  d’ocelles 
foncées  sur  les  élytres.  La  couleur  noire  de  l’extré- 
mité du  front  le  fait  facilement  distinguer.  Pris  com- 
munément à Colombo  par  M.  Nietner. 

Deltocephalus  variegatus,  un  peu  voisin  de  notre 
Jassus  subfuscus,  mais  plus  étroit.  Dessous  noir,  avec 
quelques  taches  blanchâtres  sur  le  milieu  et  les  côtés 
latéraux  et  quatre  lignes  transversales,  interrompues  au 
milieu,  de  la  môme  couleur,  sur  le  dessous  du  front. 
La  couleur  dominante  du  dessus,  est  un  gris-blanchâtre 
luisant,  un  peu  nacrée  et  variolée  par  des  petites 
taches  d’un  brun-noirâtre;  ce  qui  a lieu  aussi  sur  toutes 
les  nervures.  Sur  le  front  il  y a cinq  points  foncés 
et  une  petite  ligne  longitudinale  au  milieu;  sur  le 
corselet  des  taches  carrées  jaunâtres:  1,  4,  et  sur 
l’écusson  trois  autres,  dont  celle  du  milieu  élargie 
postérieurement,  sans  atteindre  l’extrémité.  Pattes  d’un 
gris  blanchâtre  avec  la  base  des  cuisses  noire.  — Des 
montagnes  de  Noura-Ellia. 


113 


Deltocephaliis  elongatoocellalus,  entièrement  de  la 
forme  et  de  la  taille  du  précédent,  mais  avec  les  ner- 
vures des  élytres  blancliAtres  et  leurs  intervalles  mar- 
ginées  de  brun,  plus  ou  moins  foncé,  ce  qui  forme 
des  ocelles  comme  chez  le  Dell,  ocellaris,  mais  beau- 
coup plus  allongées.  Dessous  du  corps  d’un  testacé 
blanchâtre  sale,  avec  le  front  faiblement  rembruni 
et  ridé  transversalement  par  sept  lignes  blanchâtres, 
interrompues  au  milieu,  où  on  voit  une  ligne  longitu- 
dinale de  la  môme  couleur.  Dernier  segment  de  l’ab- 
domen présente  quelques  petites  taches  noirâtres  et 
tout  le  dessus  de  ce  dernier  est  de  la  môme  couleur. 
Pattes  claires,  ponctuées  de  noir.  — Egalement  de  Co- 
lombo. — II  y a ici,  à S:t  Pétersbourg,  une  espèce 
extrêmement  voisine  de  celle  que  je  viens  de  décrire,  et 
qui,  vu  dessus,  n’en  diffère  presque  pas:  la  môme  cou- 
leur, les  mêmes  taches  allongées,  la  môme  ponctua- 
tion noire  sur  les  jambes;  mais  qui,  vu  en  dessous,  a 
un  corps  noir,  avec  les  côtés  latéraux  et  les  deux 
derniers  segments  de  l’abdomen  d’un  testacé  blan- 
châtre. Sur  le  corselet  on  voit  des  bandes  rembrunies 
longitudinales,  ciui  manquent  chez  l’espèce  de  Ceylan. 
Enfin,  la  taille  de  la  première  est  un  peu  plus  grande 
et  les  élytres  plus  allongées.  Je  l’ai  nommé  Deltoceph. 
stigmosus. 

Dellocephalm  gutlulatiis,  moitié  plus  petit  que  notre 
Dell,  ocellaris,  de  forme  aussi  courte,  et  de  couleur 
brim-testacée  claire,  parsemée  sur  tout  le  dessus  de 
petites  taches  oblongues  blanches,  avec  les  nervures 
des  élytres  et  leur  intervalles  plus  ou  moins  rembru- 
uies,  surtout  vers  les  côtés  latéraux.  Ces  gouttes 
blanches  sont  placées  transversalement  sur  le  corselet 

8 


114 


et  par  deux  obliquement  réunies  sur'  la  suture  des 
élytres.  En  outre,  on  voit  à la  base  du  corselet  et 
de  l’écusson  par  deux  taches  noires.  Elytres  un  peu 
rugueuses.  — Des  environs  de  Colombo. 

DeJlocephalus  dorsalis,  taille  et  forme  de  notre  Jas- 
sus  splendithis  F.,  mais  d’un  blanchâtre  de  lait,  les 
yeux  couleur  rosée;  le  dessus  du  front  (vertex)  avec 
quatre  taches  verdâtres,  peu  déterminées,  le  corselet 
avec  quatre  lignes  longitudinales  de  la  môme  couleur. 
Sur  le  dos  des  élytres  on  voit  deux  bandes  anguleuses 
d’un  brun  clair,  à bords  noirâtres,  qui  se  dirigent  en 
zigzag,  depuis  les  angles  huméraux,  obliquement  jusqu’à 
l’extrémité  de  la  suture,  au-devant  de  laquelle  elles  se 
réunissent,  formant  une  tache  fourchue.  L’abdomen 
présente  des  taches  foncées  sur  les  côtés  latéraux  et 
autour  de  la  base  du  dernier  segment.  Dessous  du 
corps  et  pattes  d’un  blanc  plus  sale  que  le  dessus.  — 
Cette  jolie  espèce  a été  trouvée  par  M.  Nietner  aux 
environs  de  Colombo. 

Platynictopiiis  liiiculatiis,  elongato-suhovatus,  nitidus,  dilute 
albo-vindiHf  capite  Uneis  longitudinalihus  3,  thorace  6,  scu- 
tello  3 ehjtrisque  7 ohUqnîs  stibflavis;  abdomine  subjlavo  an- 
nulato;  ocuUs  fuscis,  vcrtice  reflexo.  Long.  2 1.  — lat.  ^4  b 

Un  peu  plus  ovalaire  que  le  Jas.  siibfusais,  d’un 
blanc  verdâtre  clair  dessius,  et  avec  des  lignes  longi- 
tudinales clair-jaunâtres,  qui  sur  les  élytres  sont  obli- 
ques et  se  dirigent  le  long  des  nervures.  Le  front 
dessus  est  avancé,  triangulaire,  marginé  et  relevé  en 
avant,  ce  qui  le  fait  paraître  un  peu  concave.  — 
Sur  les  mont,  de  Noura-Ellia. 

Une  autre  espèce,  entièrement  semblable  par  la 
forme,  la  taille  et  la  couleur  générale,  est  un  peu 


115 


moins  luisante,  le  dessus  de  l’abdomen  est  un  peu 
plus  verdâtre  que  le  reste  du  corps,  et  au  lieu  des 
lignes  longitudinales  sur  la  tôte  et  le  corselet,  on  voit 
ici  trois  arceaux  concentriques  de  couleur  d’oranges, 
qui  se  prolongent  ensuite  en  lignes  obliques  sur  les 
élytres  le  long  des  nervures,  mais  en  nombre  deux 
fois  moins  considérable,  que  chez  la  précédente.  Elle 
vient  des  mômes  localités  et  porte  le  nom  de  Platym. 
arcualus  m. 

HYMÉNOPTÈRES. 

Formicides. 

Meranoplus  villosus,  Motsch.,  Ç elongatiis,  vix  nitidus, 
longissime  sparsim  alho-pilosus , castaneo-rufus , abdomine 
oculisque  nigris;  capite  scabroso,  convexo,  inclinato,  postice 
excavato-truncato,  utrinque  in  dentem  minuto-producto ; ocu- 
lis  minutis,  rotundatis,  prominulis;  thorace  scabroso,  deplanato, 
subqiiadrato,  jjostice  subangustato,  lateraliter  utrinque  pro- 
fundo  inciso,  angulis  anticis  in  spinam  ptroductis,  dehiscenti- 
bus,  posticis  longissime  furcaiis;  pediinculis  snbcordiformis, 
i:o  glabrato,  2:o  rugoso;  abdomine  capite  latiorc,  convexo, 
fere  rotundato,  densissime  suhtiliter  pimctnlato,  sericeo-sub- 
nitido,  antice  subexcavato,  g^ostice  abrupte  acuminato,  seg- 
mento  primo  magno,  fere  toto  abdomine  occupante,  sequenti- 
bus  minutissimis  sed  distinctis.  Long,  l’/i  1.  — lat.  abd.  % 1. 

Il  ressemble  un  peu  au  Mer.  mucronatus  Saunders 
(Jour,  of  the  Proceed.  of  tlie  Linnean  Society  1857, 
vol.  II,  N:o  6,  p.  82,  tab.  II,  fig.  6),  mais  il  est  d’un 
bers  plus  petit,  et  les  épines  antérieures  du  corselet 
beaucoup  plus  courtes,  tandis  que  les  postérieures 
plus  longues,  droites  et  dirigées  en  arrière  en  forme 
de  fourche;  celles  du  métathorax  ont  aussi  une  direc- 
bon  analogue,  mais  sont  plus  courtes;  au-devant  de  ces 
fourches,  le  corselet  présente  de  chaque  côté  une  pro- 


116 


fonde  incision  transversale,  ce  qui  paraît  séparer  la 
partie  antérieure  de  la  base  des  angles  prolongés  en 
fourche;  enfin  les  poils  épars  très  longs  qui  garnis- 
sent le  corps  le  font  aisément  reconnaître.  — Une  des 
intéressantes  découvertes  de  M.  Nietner  aux  environs 
de  Colombo  sur  l’île  Ceylan,  où  elle  ne  paraît  pas 
être  rare. 

ClIALCIDITES. 

Insectes  parasites  des  oeufs  dune  Manlis  de  l’île  de 
Ceylan.  M.  Nietner  a eu  la  complaisance  de  me  com- 
muniquer deux  Chalcidiles  de  la  tribu  des  Pteroma- 
lines,  qui  sont  sorties  des  capsules  d’une  Mante  des 
Indes  orientales.  Ces  insectes  sont: 

Aiiastatiis  mantoidae,  Motsch.,  pentamerns,  elongatus^  su- 
pra snhdepressus,  nitidm,  vindi-metallicus,  capite  supra  ni- 
gro-cyaneo  • antennis,  abdomins,  tibiis  femoribusque  plus  mî- 
nusve  nigris,  antennarum  basi,  ahdominis  segmenta  primo, 
coxis,  tibiarum  apice  tarsisque  testaceis;  alarum  macula  co- 
stalis  postice  infuscata,  nervo  costali  pane  basin  ramuli  stig- 
maticalis  continuato;  capite  transverso,  postice  valde  excavata, 
punctato,  cinereo-piloso,  fronte  friocellato,  supra  antennas 
triangulariter  impresso,  oculis  magnis,  antennis  capite  cum 
thorace  conjunctis,  longitudine  aequalis,  contiguis,  clavatis, 
apice  subulato-acuminatis,  articulis  solidis,  'l:o  elonguto,  cy- 
lindrico,  2:o  tripla  breviore,  obconico-  3:o  brevissimo,  4:o  valde 
elongato,  .5 — 10  sensim  versus  apicem  breviorihus,  subdilatatis, 
ll:o  comco,  acuminato,  l:o  vix  breviori;  thorace  oblongo-ovato, 
subtdissime  punctulato,  nitido,  medio  quadratim  excavata,  an- 
tice  longitudinaliter  tricostidato  •,  scutello  magno,  triangulari, 
ruguloso,  opaco,  velutino,  nigro-viridi;  abdomine  glabro,  de- 
presso,  subovafo,  apice  acuminato,  ano  subtestaceo  in  Ç acu- 
leafo;  tarsis  mediis  articulis  l:o  & 2:o  dilatatis,  intus  spinu- 
losis,  tibiis  extus  solum  subpilosis.  Long.  IV2  1.  — lat.  % !• 

Ce  genre  nouveau,  à la  forme  allongée,  avec  l’ab- 
domen ovalaire-acuminé  et  déprimé  horizontalement 


117 


de  nos  Eulophus,  mais  ses  antennes  lancéolées  comme 
chez  le  genre  Conops  des  Diptères,  le  distinguent  facile- 
ment. Le  mille  (?)  diffère  de  la  femelle  par  des  an- 
tennes plus  fortes,  filiformes,  pas  lancéolées,  composées 
de  10  articles  seulement,  dont  le  2:d  petit  et  très 
court,  les  autres  allongés  et  presque  d’égale  grandeur, 
le  dernier  ovalaire  et  acuminé,  elles  sont  comme  les 
pattes  entièrement  d’un  tcstacé  clair;  corselet  plus 
fortement  ponctué,  granuleux,  d'un  vert  plus  doré  et 
sans  excavation  et  élévations  sur  le  milieu;  l’écus- 
son d’un  cuivré  violâtre;  abdomen  allongé,  unicolore- 
ment  noir. 

Eulophus  luantiechthrus , Mot  s ch.,  elongatus,  supra  sub- 
depressus,  vix  nitidus,  nîgro-cyaneus,  fronte,  metathorace  ab- 
domineque  coeruleîs,  7netaUicis;  pedihus  anticis,  genicuUs  «le- 
diis  et  posticïs,  tibiarum  apice  tarsisque  bast  albo-testaceis; 
capite  transverso,  j>unctulato,  inter  oculos  longitudinaliter  ex- 
cavato;  antennis  sex-articulatis,  l:o  elongato,  2 — 5 minutis, 
subsphaericis,  conjuncto  longîtudinem  l:o  aequales,  6:o  prece- 
dente paulo  majore,  ovato,  aqdce  aciminato;  thorace  gmnc- 
tato,  siibopaco',  sctdello  fere  semüimato,  subtransverso,  con- 
vexo,  punctato;  metathorace  impunctato',  abdomine  glabro,  sub- 
rotundato,  horizontali-subdepresso',  alis  nervo  costali  subeîon- 
gato  in  puncto  majori  terminato,  in  costa  non  producto. 
Long.  Va  1.  — lat.  ‘/o  1, 

Il  ressemble  un  peu  à notre  Euloph.  metallicus, 
mais  il  est  plus  petit,  son  abdomen  plus  court,  plus 
arrondi,  la  couleur  de  la  tête  et  du  corselet  plus 
obscure. 

Je  dois  y ajouter  deux  autres  Chalcidites,  qui  me 
viennent  également  de  M.  Nietner  et  dont  un  appar- 
tient au  genre  Eulophus  et  l'autre  au  genre  Priomerus, 
parcequ’  une  espèce  de  ce  dernier,  le  Priomerus  insidio- 


118 


sus  Coquerel,  est  connu  être  parasite  des  oeufs  d’une 
Mante  de  l’île  Bourbon  (voy.  Ann.  de  la  Soc.  ent.  de 
France  1856,  p.  505,  tab.  XV,  f.  l:a).  Comme  ces 
deux  insectes  ont  été  ramassés  en  grande  quantité,  je 
crois  qu’ils  proviennent  aussi  de  quelque  capsule  d’oeufs 
d’une  Mantis  des  environs  do  Colombo  sur  l'île  Ceylan. 

Eulop/ius  fralernus  Motscli.,  taille  et  forme  VEul. 
mantiechlhrus,  mais  abdomen  plus  allongé,  plus  étroit 
et  plus  acuminé.  La  couleur  générale  est  noire  et 
peu  luisante,  à l’exception  du  métatliorax  et  de  l’ab- 
domen qui  sont  d’un  vert  bronzé  métallique,  et  du 
front  qui  est  noir,  varié  de  cuivré.  Les  bouts  des 
jambes  et  les  tarses  sont  blanches,  l’extrémité  des 
derniers  obscure. 

Priomcrus  repeus,  Motsch.,  elongatus,  compressus,  punc- 
tulatus,  subnitidus,  hrevissime  piliferus,  nigro-viridis,  abdo- 
mine  nitidissimo,  vmtallico-viridi,  hoc  carina  ventrali,  coxa- 
rum  posticarum  apice,  genibm  tarsisque  posticis  apice  pedi- 
bus  mediis  & anticis,  alarum  basi  antennisque  rufo-testaceis, 
his  apice  fuscoj  oculis  rvfis.  Long,  l'/j  1.  — lut.  % 1. 

Très  voisin  du  Pnom,  insidiosus  Coq.  (t.  XV  f.  1), 
mais  avec  l’abdomen  testacé  dessous,  les  cuisses  pos- 
térieures, au  contraire,  foncées  unicolores,  les  antennes 
plus  courtes  et  plus  épaisses  et  la  nervure  costale 
terminée  simplement  en  noeud,  sans  ramification  in- 
terne, comme  l’indique  la  figure  dans  les  Ann.  de 
France;  au  lieu  de  9 dents  de  ïimidiosus,  je  ne  compte 
que  7,  mais  plus  prononcées. 


119 


Insectes  nouveaux  ou  peu  counus  des  bassins  de  la  Médi- 
terranée et  de  la  mer  Noire  jusqu’à  la  mer  Caspienne, 
par  Y.  Motschulsky. 

11  y a déjà  plus  de  quinze  ans  que,  dans  la  pré- 
face à tnes  Insectes  de  Sibérie,  j’exposai  l’analogie  qui 
existe  entre  les  productions  de  la  Stcpj)e  des  Kir- 
guises  et  celles  des  déserts  de  l’Egypte;  plus  tard,  on 
a observé  plusieurs  traits  de  ressemblances  entre  les 
productions  des  Steppes  du  Kborosan,  partie  orientale 
de  la  Perse,  avec  celles  de  l’Algérie.  La  Russie  méri- 
dionale, en  Europe,  rappelle  sous  ce  rap|)ort  les  plai- 
nes de  la  ïunpiie  et  de  la  Hongrie;  les  pays  de  la 
Transcaucasie,  ceux  de  l’Asie  mineure;  cette  dernière 
présente  beaucoup  de  rapports  avec  la  Grèce  et  la 
Turquie  d’Europe;  l’île  de  Sicile,  avec  l’Egypte,  l’Es- 
pagne et  la  France  méridionale  avec  l’Algérie. 

On  reconnaît  donc,  que  toutes  ces  contrées,  par 
rapport  à leurs  productions  entomologiqucs,  offrent 
entr’elles  un  certain  dégré  de  parenté,  qui  doit  les 
faire  comprendre  dans  une  môme  Faune,  qui  est  celle 
du  midi  de  l'Europe.  Voilà  pourquoi  j’ai  réuni  le  bassin 
de  la  Méditerranée  avec  celui  de  la  mer  Noire  et  que 
j’ai  prolongé  cette  division  jusqu’à  la  mer  Caspienne. 
Possédant  un  grand  nombre  d’insectes  nouveaux  de 
toutes  ces  contrées,  je  crois  être  utile  à la  science  en 
publiant  leur  descriptions  dans  le  môme  cadre. 

Cicindela  Khersonensis  Motsch.  Bull,  de  Moscou, 
1845,  N:o  12,  tab.  I,  tig.  1,  est  plus  commune  en 
Anatolie,  à Sinope  et  à Tokat,  d’où  M.  Kinderman  l’a 
distribuée  sous  le  nom  de  C.  tokatensis. 


120 


Cicindela  anatoliea,  elongata,  sub'parallela,  subdepressa, 
opaca,  nigro-aenea,  labro  tramverso,  antice  unidentato,  man- 
dibulis  palpisque  basi  ehjtrorum  lunula  Immerali,  altéra  me- 
dia recto- sinu ata,  tertia  apicali  maciilaque  laterali  albis; 
fronte  inter  oculos  subetrigoso,  medîo  subtilissime  granuloso, 
purpureo-  thorace  capite  angustiore,  fere  quadrato,  subtilis- 
sime vix  granuloso,  postice  non  angustato,  medio  linea  longi- 
tudinali  valde  distincta,  lateribus  antice  arcuatis,  subdilatatis, 
angulis  posticis  rectis,  non  prominulis ; clytris  thorace  duplo 
latwribus,  tuberculato-punctatis  vel  foveolatis,  apice  subtilis- 
sime serrutis;  corpore  subtus,  antennis  pedibusque  plus  mi- 
nusve  viridis,  qmrpureo-varieqatis,  albo  qmbescentibus.  Long. 
4-4 '4  1.  - lat. 

Cette  espèce  ressemble  beaucoup  à notre  C.  mari- 
tima,  et  plus  encore  à la  C.  repanda  de  l’Amérique 
septentrionale,  dont  elle  a aussi  la  taille,  qui  est  moitié 
plus  petite  que  la  première  de  ces  deux  espèces;  de 
la  seconde  elle  se  distingue  principalement  par  son 
corselet  plus  étroit,  plus  finement  granulé,  par  les 
élytres  plus  distinctement  fovéolées,  la  lunule  humérale 
blanche  moins  large,  la  tache  latérale,  entre  la  lunule 
médiane  et  celle  de  l’extrémité,  toujours  plus  séparée 
de  la  première,  la  lunule  apicale  enfin  plus  droite  et 
la  sinuosité  extérieure  plus  longue  et  plus  arquée;  le 
labre  est  aussi  plus  parallèle  et  seulement  unidenté.  — 
Si  je  ne  n’avais  pas  eu  la  certitude  que  cette  espèce 
vient  de  l’Anatolie  je  l’eus  prise  pour  une  repanda. 
— Des  environs  d’Amasia. 

Cicindela  festiua,  elongato-ovata , postice  subdilatata,  sub- 
truncata,  serrata,  sutura  in  spinula  acuto-producta;  subni- 
tida,  nigro-aenea,  ehjtris  purpureis,  viridi-punctatis,  intersti- 
tiis  granulatis,  lunula  humerali  apicalique,  fascia  media  bi- 
lunata  margineque  sinuato-albis  ; tibiarum  basi  femorïbusque 
medio  testaceis;  corpore  subtus  albo-villoso,  capite  rotundato, 


121 


oculis  maynis,  prominulis -,  tkorace  quadrato,  lateribus  arcua- 
tis,  postice  attenuatis,  alho  pilîferis.  Long.  4 1.  — lat.  1 % 1. 

La  surface  luisante  de  son  corps  la  rapproche 
un  peu  de  la  C.  trisigtiala,  mais  sa  forme  beaucoup 
plus  courte  et  sa  tôte  plus  grande  l’en  éloignent  suf- 
fisamment. La  lunule  médiane  sur  les  élylres  rappelle 
beaucoup  la  C.  irifasdala  Des.,  du  Brésil.  Elle  est 
voisine  aussi  de  la  Cicindela  slrkjata  Des.,  mais  en  dif- 
fère par  sa  forme  plus  large  et  plus  courte,  surtout 
la  tète  et  le  corselet.  — Des  Alpes  méridionales  du 
Caucase. 

Microlcstes  lantillus,  Mot  s ch.  elongatus,  postice  suhdila- 
tatus,  truncatus,  depr'cssus,  nitidus,  niyer,  paljiis,  antenms 
pedihusque  infuscatis ; capite  suhquadrato , inter  antennas  hi- 
impressOf  oculis  suhprominidis,  antennis  aptce  levder  rncras- 
satis;  thorace  transverso,  cordato,  medio  pii'ofundo  canalicu- 
lato,  angulis  p>osticis  subrectis;  elytris  thorace  plus  tripla  lon- 
gioribus,  leviter  striatis.  Long.  % 1.  — lat.  '/a  1. 

C’est  la  plus  [letile  espèce  connue  des  Dromiides, 
n’atteignant  pas  môme  la  taille  du  Microl.  exilis  Schmidt- 
Gobel.  Elle  a la  forme  de  notre  Mer.  femoralis,  mais 
toutes  les  parties  de  son  corps  sont  proportionnelle- 
ment plus  courtes  et  plus  convexes  et  les  cuisses 
moins  noirAtres.  — Très  commune  en  Espagne. 

Dans  les  collections  elle  est  répandue  sous  le  nom 
de  Blechrns  liUpulanus  Schaura. 

Les  autres  espèces  inédites  de  ce  genre,  que  je 
possède  dans  ma  collection,  sont: 

Microlcstes  infuscatus  m.,  un  peu  plus  grand  que  le 
Micr.  latilillus,  proportionnellement  plus  allongé  et  plus 
déprimé.  Les  élytres  sont  plus  visiblement  dilatées 
en  arrière,  assez  fortement  striées,  brunâtres;  la  tête 
plus  carrée,  avec  les  yeux  plus  saillants;  le  corselet 


122 


plus  allongé,  plus  fortement  en  coeur;  les  antennes 
plus  minces;  les  pattes  plus  brunâtres,  avec  les  jambes 
et  les  tarses  plus  testacées.  — Egypte. 

Microlesles  fuscipennis  m.,  d’une  taille  intermédiaire 
entre  le  Microl.  inconspicuus  et  le  Microl.  exilis  Schmidt- 
Gübel,  provenant  aussi  dos  Indes  orientales,  mais  se 
distinguant  de  l’un  et  de  l’autre  par  une  forme  plus 
déprimée,  moins  arquée  sur  les  côtés  des  élytres,  une 
surface  plus  luisante,  des  élytres  plus  courtes  et  d’un 
brun-testacé  unicolore  et,  enlin,  des  cuisses  plus  fortes. 

— Peut-être  est  ce  une  variété  du  Micr.  exilis? 

Microlestes  flavipes  m.,  toujours  un  peu  plus  petit 
que  notre  Microl.  fcmoralis  et  surtout  plus  ovalaii'e  vers 
les  élytres,  qui  ne  sont  nullement  dilatées  postérieure- 
ment. Antennes  moins  fortes,  plus  minces;  corselet 
plus  étroit,  angles  postérieurs  moins  saillants;  élytres 
souvent  brunâtres;  pattes  d’un  testacé  pâle  et  seule- 
ment les  cuisses  antérieures  plus  ou  moins  noirâtres. 

— Commun  en  Egypte. 

Microlesles  longipennis,  toujours  plus  grand  que  no- 
tre Microl.  femoralis  et  proportionnellement  [)lus  allongé, 
surtout  vers  les  élytres,  qui  sont  plus  de  trois  fois 
plus  longues  que  le  corselet.  Ce  dernier  est  au  con- 
traire plus  raccourci,  plus  transversal,  plus  arrondi  sur 
les  cotés,  les  antennes  parai-ssent  plus  allongées,  noires, 
les  parties  de  la  bouche,  les  pattes  et  quelquefois  les 
élytres,  sont  d’un  brun  un  peu  testacé,  les  cuisses  plus 
noirâtres.  — Egypte. 

Bleclirns  vittatns,  elongatus,  subovatus,  depressus,  glahra- 
tus,  niger,  elytris  ahbreviatis  utrinque  vitta  axillan,  anten- 
narum  articuUs  ultimis  tihiis  farsisque  testaceis  vel  albis. 
Long.  11.- — lat.  Va  1. 


133 


Deux  fois  plus  petit  que  le  Bl.  plagiatus;  la  tache 
blanche  traverse  chaque  élytre,  depuis  l’angle  humé- 
ral presque  jusqu’à  l’extrémité:  les  pattes  et  les  an- 
tennes sont  d’un  testacé  plus  ou  moins  clair,  le  pre- 
mier article  de  ces  dernières  et  les  cuisses  souvent 
brunâtre.  — Egypte. 

Derostichus  Motsch.  n.  g.  Licinide.  Fades  des  Li- 
cinus,  mais  plus  luisant  et  plus  petit.  Un  seul  article 
dilaté  en  carré  aux  tarses  antérieurs  du  mâle.  Der- 
nier article  des  palpes  labiaux  dilaté  et  tronqué  à l’ex- 
trémité. Languette  avancée,  trapéziforme,  libre.  Labre 
transversal,  échancré  en  arc  et  relevé  en  deux  bourre- 
lets en  avant.  Epistome  tronqué  et  marqué  d’une  ca- 
rène transversale  onduleuse  entre  l’insertion  des  an- 
tennes. Cor.selet  rétréci  en  arrière,  angles  distincts, 
mais  arrondis.  Elytres  déprimées,  profondément  striées, 
les  intervalles  ainsi  que  le  corselet  et  la  tete  marqués 
de  quelques  gros  points  imprimés  et  de  quelques  poils 
élevés,  ce  qui  rappelle  un  peu  les  Cymindis.  La  seule 
espèce  est: 

Dcrosticliiis  caucasiens,  Motsch.,  elongato-ovatus,  depres- 
sus,  nitidus,  sparsini  grosso  punctatus,  nigerj  palpis  antenna- 
ru7n  apice,  tihiis  tarsisque  iiifo-testaceis;  thorace  ptostice  an- 
gustato,  hasi  utrinque  medloque  late  wipresso,  elgtris  thoi'ace 
latiorihus,  elhjpUcis,  costatis,  apice  sinuatis.  Long.  3 '/g  1.  — 
lat.  li/a  1. 

11  habite  les  montagnes  boisées  du  versant  sep- 
tentrional du  Caucase. 

Procrusics  anirusticollis,  Motsch.,  elongato-ovatus,  con- 
vexus,  suhopacus,  niger;  capite  elongato,  punctulato,  fronte 
vix  rugoso-  tlmrace  punctato,  marginato,  angustato,  latitudine 
fere  longior,  linea  media  indistincta,  lateidbus  vix  a^'cua- 
tis,  postice  leviter  angustatis;  elgtris  elongato-ovatis,  thoi-ace 


123 


fere  quadrupla  longiorïbuSf  intricato-rugosis,  antice  angustatis, 
humeris  vix  distinctis.  cî  Long.  13  1.  — lat.  1.  Ç Long. 
14  Va  1.  — lat.  5 Va  1. 

Celle  intéressante  espèce,  à sculpture  des  élytres 
semblable  à celle  de  notre  coriaceus,  se  distingue  de 
toutes  celles  qui  sont  connues  jusqu'ici,  par  son  cor- 
selet étroit,  presque  plus  long  que  large,  à côtés  très 
peu  arqués  et  presque  droits  en  arrière;  au  moins 
chez  le  On  ne  peut  le  comparér  qu’avec  le  Pr. 
dalmatinus,  dont  il  diiïère  par  son  corselet  plus  forte- 
ment arqué  sur  les  côtés  latéraux  et  plus  étroitement 
rétréci  en  arriéré,  par  ses  élytres  moins  allongées, 
moins  rugueuses  et,  enfin,  par  sa  taille  plus  petite. 
Mais  ce  qu’il  y a de  plus  rémarquable  c'est  que  cette 
grande  espèce  vient  d’Europe  et  môme  de  l’Allemagne, 
ayant  été  trouvée  aux  environs  d’idria  en  Carintbie. 

M.  Schaum  a donné,  dans  une  note  sur  p.  175 
et  176  de  la  Naturgeschiclite  der  Insecten  Deutsch- 
lands  une  liste  des  espèces  de  Proemstes  connues  jus- 
qu’à présent,  mais  qui  est  loin  d’ôtre  complète,  comme 
c’est  souvent  le  cas  pour  les  écrits  de  ce  savant  alle- 
mand; s'il  avait  voulu  consulter  mon  Catalogue  de 
Carabiques  de  Russie,  il  aurait  trouvé  les  espèces  sui- 
vantes décrites  et  diagnosées. 

Procrustes  abhasicus,  Motsch.  Die  Kiifer  Russlands, 
p.  88,  qui  a une  forme  encore  plus  allongée  et  plus 
déprimée  que  le  P.  graecus,  avec  la  ponctuation  des 
élytres  plus  line,  et  trois  rangées  de  petites  fovéoles 
peu  profondes. 

Procrustes  rectoimpressus,  Motsch.  Die  Kafer  Russ- 
lands, p.  88,  présente  la  taille  et  la  forme  du  Procr. 


125 


impressus  Klug,  de  Syrie,  mais  les  trois  rangées  de 
fovéoles  sont  peu  marquées. 

Procrusles  cljjpeatus,  Adams,  décrit  depuis  près 
d’un  demi  siècle  dans  les  anciens  mémoires  de  la 
Soc.  des  Naturalistes  de  Moscou,  est  une  espèce  qui 
a les  plus  grandes  analogies  avec  les  Carabus  Hem- 
prichii,  Renardn  &c.  mais  c'est  un  Procrusles  à sur- 
face supérieure  presque  lisse. 

Procrusles  Fischeri,  décrit  également  depuis  un 
quart  de  siècle  et  figuré  par  Faldérmann  dans  sa 
Fauna  Transcaucasica ; il  est  plus  petit  et  plus  allongé 
que  le  clypealus,  et  peut  être  seulement  le  mâle  de 
ce  dernier. 

Procrusles  elongatus,  Motsch.  Die  Küfer  Russlands, 
p.  88,  est  l’espèce  la  plus  allongée  de  Procrusles  con- 
nue jusqu’  à présent.  Il  a la  taille  et  la  forme  du 
Carabus  aculicollis,  décrit  et  figuré  dans  ces  Etudes 
1857  et  1858,  p.  187,  mais  son  corselet  est  plus 
court  et  tronqué  en  arrière,  avec  les  angles  posté- 
rieurs arrondis  et  peu  saillants.  La  surface  supérieure 
est  plus  luisante  que  chez  les  autres  espèces  et  cou- 
verte d'une  poiictualion  rugueuse  très  peu  profonde  et 
sans  rangées  de  fovéoles  imprimées  sur  les  élytres. 
Des  Proc,  clypealus,  Fischeri  et  autres  espèces  à sur- 
face finement  ponctuée,  il  se  distingue  par  sa  forme 
allongée,  par  sa  surface  luisante  et  son  corselet  plus 
étroit.  — Des  frontières  de  la  Perse. 

Je  dois  y ajouter  encore  une  singulière  forme, 
provenante  de  Grèce  et  que  j'ai  nommée  Procrusles 
deplanalus,  à cause  de  son  corps  |)lus  fortement  dé- 
primée que  chez  aucune  autre  espèce  de  ce  genre. 
L’insecte  est  un  mâle  et  ressemble  au  Pr.  graecus, 


126 


mais  son  corselet  est  plus  carré,  moins  rétréci  vers 
les  extrémités,  les  angles  postérieurs  plus  relevés;  les 
antennes  plus  longues;  les  élytres  plus  courtes,  moins 
rétrécies  antérieurement,  les  angles  Iiuméraux  plus 
distincts,  l'extrémité  plus  acuminée,  la  ponctuation  plus 
rugueuse,  plus  opaque.  — Peut-être  aussi  une  des 
variétés  du  vicinus  Frivadsky,  à élytres  beaucoup  plus 
fortement  rugueuses  et  j)lus  déprimées,  mais  dans  tous 
les  cas  fort  remarquable. 

S 

Callistlieiius  siibstriatns,  Motscli.,  brevis,  subrotundatus, 
subcMnvexus,  suhtiliter  nitjoloso-scarificafns,  vitidiis,  niger; 
capite  mimito,  inter  antennas  utrinque  late  impresso,  medio 
subelevato,  fronte  rugoso;  tJiorace  breviuHCulo,  valde  trans- 
verso, cagnte  triplo  latiore,  scarificato-jmncfato,  medio  linea 
longitudinali  impresso,  basi  lateribusque  rugosis,  late  reflexis, 
valde  arcuatis,  angulis  omnibus  rotundatis;  scutello  triangulari, 
transverso  ; elgtris  thoî'ace  latioribus,  fere  rotundatis,  postice 
subdilatatis,  apice  subacmninatis,  subtiliter  striolatis,  inter- 
stitiis  scarificutis;  corpore  sribtus  plus  minusve  transversim 
ruguloso'  prostemo  medio  elevato,  postice  valde  producto. 
Long,  fi -7 Va  1.  — lat.  3—4  1. 

Il  ressemble  par  la  forme,  la  taille  et  les  cou- 
leurs au  Call.  hreviusculus,  mais  ses  élytres  plus  lisses, 
plus  luisantes  et  finement  striées  l’en  distinguent  fa- 
cilement. 

Une  des  intéressantes  découvertes  du  général  Bar- 
Iholomei  dans  les  montagnes  Sagan-Loug  en  Perse, 
près  de  la  frontière  russe. 

M.  Scliaum.  veut  absolument  réunir  les  Callüthenus 
aux  Calosoma,  alléguant,  dans  sa  Naturgescb.  der  In- 
secten  Deutschlands  I,  p.  110,  qu’ils  n’ofl'rent  pas  des 
caractères  suffisants  pour  former  un  genre  à part  et 
que  le  Callisthenus  Eversmanni  présente  môme  dans 


127 


Yhabitm  la  plus  grande  ressemblance  avec  la  Calosoma 
relmdatum.  Il  n'existe  elTecUvcment  pas  de  caractères 
tranchées  dans  les  parties  de  la  bouche,  mais  il  y en 
a d’autres  qui  suffisent  pour  reconnaître  le  genre  et 
c’est  je  crois  tout  ce  qu’on  en  peut  exiger.  Je  con- 
nais maintenant  environs  16  espèces,  dont  aucune  ne 
présente  une  transition  vers  les  vi-ais  Calosoma.  Ces 
caractères  sont:  des  antennes  plus  courtes,  ne  dépas- 
sant pas  en  longueur  la  base  du  corselet,  à articles 
comprimés,  glabres  dessus  et  dessous,  1 — 4 carénés 
dessus,  un  corselet  court,  très  transversal,  également 
arqué  sur  le  côtés,  qui  sont  largement  rebordés  et 
relevés;  les  angles  postérieurs  toujours  arrondis  et 
largement  saillants  en  arrière;  des  élytres  plus  ou 
moins  rondes  et  courtes,  sans  angles  huméraux  dis- 
tincts; ailes  milles.  Ces  caractères  ne  se  retrouvent 
jamais  chez  les  vrais  Calosoma.  Quant  à la  Cal.  rek- 
culatum,  ce  n'en  est  pas  une  et  je  proposerai  un  genre 
particulier  sous  le  nom  de  Calhsphaena  et  qui  réunit 
les  caractères  donnés  pour  les  Calhsthenus,  avec  des 
ailes  propres  au  vol,  ce  qui,  j’espère,  n est  pas  diffi- 
cile à reconnaître.  Les  espèces  jusqu  a présent  connues 
de  Callisthemis  peuvent  être  divisées  en  deux  grouppes: 

a.  él vires  striées;  1.  C.  Patidori  de  Russie  mé- 
rid.,  2.  C.  Karelini  Fisch.  de  la  Songarie,  3.  C.  Fi.scheri 
Ménétr.  de  la  Mongolie,  4.  C.  Wükesii  LeConle  du 
Texas  en  Amérique,  5.  C.  dtscors  LeConte  (Calosoma) 
de  Californie,  6.  C.  Zimmermannn  LeConte  des  Mon- 
tagnes rocheuses  aux  Etats  Unis,  7.  C.  subskiaius 
Motsch.  de  Perse,  8.  C.  margimtus  Gebl.  de  Songarie; 
b,  élytres  irrégulièrement  ponctuées.  9.  C.  mo- 
nilialm  LeConte  de  l’Oregon,  10.  C.  Eversmanni  Kin- 


128 


derm.  Chaud,  de  l’Asie  mineure,  11.  C.  orbkulatxis 
Motsch.  de  l'ArmCnie,  12.  C.  breinusculus  Mannh.  du 
Taurus,  13.  C.  lieichei  Guérin  de  l’Ararat  et  deux  au- 
tres, le  C.  Severus  Chaud  et  le  C.  luxntus  Say,  que  je 
ne  sais  où  placer  dans  une  de  ces  deux  divisions;  en- 
fin la  IGa'ème  espèce  verte  et  presque  lisse  est  encore 
le  C.  Semenovii  Mén.  qui  se  trouve  sur  les  montagnes 
Ala-Tau  en  Tatarie. 

Lininovenus  grandis,  ohlongus,  convexus,  pimctatissimus, 
nitidus,  niger,  supra  suhaeneo  micans,  palpis,  antennax-um 
basi  unginculisqtie  rufo-testaceù;  capite  suhtransverso,  fronte 
inter  oculos  profunde  bifoveolato,  inter  antennas  utrinque  U- 
neola  transversa,  jmnctata;  tîiorace  valde  transverso,  antice 
subangustato,  lateribus  ampUatis,  distincte  arciiatis,  angulis 
posticis  suhrectis,  obtusis;  elgtris  ovatis,  punctulatis,  suhtiliter 
striato-punctatis,  punctonim  majorihus  qxtadriiplici  sérié  im- 
pressis.  Loïig.  472  h — 1. 

Très  voisin  de  notre  Limnoxenus  oblongus  (Hydro- 
bius  auct.)  mais  d’un  quart  plus  grand  et  proportion- 
nellement plus  large  dans  toutes  les  parties  du  corps; 
les  côtés  latéraux  du  corselet  et  des  élytrcs  sont  plus 
sensiblement  arqués;  la  ponctuation  de  ces  dernières 
est  plus  line,  tandis  que  les  rangées  de  points  sont 
plus  fortement  imprimées.  — Il  se  trouve  en  Sicile  et 
en  Espagne,  et  je  l’ai  vu  dans  les  collections  sous  le 
nom  de  liydrobius  major  Kraatz. 

Cylindro(;cphalus  Motsch.  n.  g. 

Xantholinide,  à tête  très  allongée,  complètement 
parallèle,  cylindrique  et  brusquement  tronquée  aux 
deux  extrémités,  armée  entre  les  antennes  d’une  pro- 
éminence élevée  corniforme,  bilobée,  et  canaliciilée 
le  long  du  milieu.  Dessous  de  la  tête  très  plat,  mar- 
giné  de  chaque  côté,  sur  son  milieu  une  ligne  impri- 


129 


mée  longitudinale,  qui  se  divise  antérieurement,  formant 
une  espace  triangulaire  au-dessous  du  menton.  Yeux 
ronds,  très  plats,  placés  sur  la  face  supérieure  de  la 
tète.  Menton  grand,  trapézoïdal,  lobes  non  avancés. 
Mandibules  triangulaires,  peu  arquées,  munies  chacune 
d’une  forte  dent  peu  aiguë  antérieurement.  Labre 
transversal,  garni  d’une  membrane  triangulaire  et  de 
poils  très  longs  en  avant,  à peu  près  comme  chez  les 
Plahjprosoptts.  — Palpes  maxillaires  peu  avancés,  Lier 
article  très  court,  étroit  et  subuliforme;  le  2:d  grand, 
double  plus  long  que  large,  obconique  comme  le  3:ièmo, 
mais  sensiblement  plus  long.  Palpes  labiaux  avec  le 
2:d  article  le  plus  long  et  le  plus  large  et  le  3:ième 
deux  fois  plus  court  et  plus  étroit,  cylindi’ique.  An- 
tennes plus  courtes  que  la  tète,  étroitement  clavifor- 
mes  et  couvertes  de  long  poils;  Lier  article  grand,  co- 
nique, élargi  vers  l’extrémité,  le  plus  large  de  tous, 
lisse;  2:d  un  peu  plus  étroit,  triangulaire,  aussi  long 
que  large,  lisse;  3;ièmc  encore  plus  étroit  et  plus  petit', 
ovalaire;  4 — 10  transversaux,  s’élargissant  vers  l’ex- 
trémité, llu'ème  presque  trois  fois  plus  long  que  le 
l0;ième,  conicpie  et  un  peu  arrondi  au  bout;  — l’es- 
pace entre  l’insertion  des  deux  antennes  est  un  peu 
plus  courte  que  la  distance  de  celle-ci  jusqu’à  l’oeil.  — 
Corselet  antérieurement  à peine  plus  large  que  la  tète, 
niais  d’un  quart  |)lus  court,  faiblement  rétréci  en  ar- 
rière, avec  quatre  points  au  milieu,  de  chaque  cété, 
et  une  ligne  sinuéo,  non  ponctuée  latéralement.  Ely- 
tres  pas  plus  larges  que  la  tète  et  de  la  longueur  du 
corselet,  un  peu  élargies  en  arrière,  lisses,  la  suture 
profondément  imprimée.  Ecusson  triangulaire.  — Ab- 
domen lisse,  éti'oit,  un  peu  élargi  vers  le  5:ième  seg- 

9 


130 


ment,  ensuite  atténué  vers  l’cxtréniité,  qui  est  terminée 
par  (leux  poils  très  longs;  les  appendices  caudales 
sont  filiformes,  très  étroits  et  courts.  Dessous  du  t'iorps 
lisse,  raésosternum  élevé  en  carène  aiguë  en  avant  de 
l’insertion  des  coxes  intermédiaires,  prosternum  égale- 
ment élevé  en  carène,  encore  plus  forte,  en  avant  de 
l’insertion  des  coxes  antérieurs,  à peu-près  comme 
cela  a lieu  chez  plusieurs  llydropliilidcs,  caractère  qui 
n’a  pas  encore  été  signalé  chez  les  Staphilinites.  Coxes 
et  pattes  comme  chez  les  XanthoUnus,  mais  jambes 
sans  longues  épines  sur  leur  côté  extérieur  et  peu 
velues.  Je  n’ai  pas  voulu  examiner  la  languette  et 
les  paraglosscs,  ne  voyant  pas  la  nécessité  de  casser 
et  détériorer  mon  insecte  pour  faire  plaisir  à M.  Kraatz, 
qui  pense  se  rendre  éminemment  érudit  eu  basant  scs 
nombreux  genres  nouveaux  sur  des  caractères  diffi- 
ciles à entrevoir  et  souvent  môme  impossibles  à vé- 
rifier. Je  crois  que  c’est  faire  rétrograder  la  science, 
en  la  compliquant  ainsi  et,  pour  moi,  un  caractère 
n’est  bon,  qu’autant  qu’il  est  facile  à saisir  pour  tout 
le  monde. 

La  seule  espèce  que  je  connaisse  de  ce  genre 
singulier,  vient  des  montagnes  de  la  Kakhétie  en  Trans- 
caucasie et  pourrait  être  caractérisée  ainsi: 

(lylydroccplialiis  pictiis,  alatus,  fliformis,  snhdepressus, 
glaherrimus,  rv/o-testacens,  cajnfe,  elgtrornm  dimidio  posfico, 
ahdominia  seginentis  duabns  idtimis  antennarnmque  medio 
plus  minusve  infuscatis , antennarnm  articulo  nltimo,  pedihus 
ahdomineque  suhtus  testaceis;  capite  elongato,  parallelo,  spar- 
sîm  qmnctulato,  fronte  inter  antennas  comiforme  mucronato, 
mucrone  hiloho,  qjrofunde  canaUculato ; thorace  fere  capitis 
latitndine,  postice  suhangustato,  suhtiUssime  valde  sparsim 
punctulato,  medio  ntrinque  quadripunctato,  lateraliter  linea 


131 


ninnafa  impressa,  nngulîx  anticis  suhrectis,  poaticis  rofundit- 
fia;  elytrî»  thoracis  hast  Intitudim  pt  longitndine  aeqimlis,  pns- 
Hcr  mdjdllatatiK,  trnnrntis,  nitidis,  impunctatis,  antiee  testa- 
ppÀs,  humertë  vix  pi’ominulis.  — Long.  2 '4  — lat.  1. 

La  forme  générale  est  celle  des  Xantholiniis,  mais 
la  tête  parallèle  et  les  élytres  plus  étroites,  à leur 
base,  la  fond  facilement  distinguer. 

Masdgiis  aciimin.itns,  elongnto-ovatus,  acuminatus,  conve- 
xuK,  snhtiUssime  punchilatns , hreuissime  griseo  pubescens, 
niger,  capite  clongato,  fere  rostrafo,  antiee  suhdepresso,  f route 
profonde  cnnalienlato , ennaUcvla  jmstice  dilatata;  thorace 
ohlongo,  cnpite  latiore,  eonvexo,  medio  linea  longitndinali  sulmn- 
pvesso,  angulis  posticis  snhrotundatie ; elgtris  thorace  latiorihustf 
ovatis,  apice  aeimvinatiH,  foveolato-substriatis;  nntennariim 
articulo  2:do  primo  diiplo  hreviore,  vix  gnloso,  nltimo  paulo 
longîore;  palporum  articulo  nltimo  apice  acuminato.  Long. 
2-2 Va  1.  - lat.  l 

Cette  espèce  est  plus  grande  que  le  Mastigus 
palpalts  et  surtout  plus  large  vers  le  corselet  et  les 
élytres,  qui  sont  aussi  plus  distinctement  acuminées  à 
rextrômitô.  Le  dernier  article  des  antennes  est  plus 
long,  celui  des  palpes  maxillaires  aussi  plus  allongé 
et  acuminé  à l'extrémité.  — Elle  provient  de  l’Anda- 
lousie où  elle  a été  découverte  par  M.  Staudinger  et 
distribuée  dans  les  collections  sous  le  nom  de  Mast. 
fovcolalus  Schaum,  mais  je  ne  sais  pas  pourquoi. 

Je  possède  en  outre  une  autre  espèce,  intermé- 
diaire entre  le  palpalis  et  ïaeurninatus,  qu’on  m’a  donnée 
comme  provenant  des  Ap|)enins  en  Italie.  Elle  est 
en  peu  plus  grande  que  le  premier,  mais  plus  petite 
que  le  second,  ayant  les  élytres  acuminées  à l’extré- 
initô  comme  ce  dernier.  La  canaliculation  sur  le  front 
est  large  mais  peu  profonde,  le  corselet  est  plus  large 
que  la  tète,  mais  pas  aussi  long  que  chez  Y aciiminalns, 


132 


les  élylrcs  sont  plus  allongées,  rangées  de  fovéoles 
peu  distinctes;  pattes  et  antennes  plus  ou  moins  rous- 
sûtrcs,  2:d  article  de  ces  dernières  de  la  longueur  du 
ll:ième,  et  trois  fois  plus  court  rjue  le  l:icr;  dernier 
article  des  palpes  maxillaires  obtus.  Je  l’ai  nommé 
Masl.  ruficornis. 

Bytiioxenus  siibtcrrancus,  Ç eïongatus,  snhconvexua,  nitidus, 
sparsim  piloms,  fulvus;  palpîs  pedihusque  testaceù;  capite 
eloni/afo,  rontratu,  fronte  suhexcavato,  inter  antennas  tuher- 
cidato,  poÿtice  hifoveoîato;  ocuUs  indistincth;  antennis  clava- 
th,  articulo  l:o  valde  elongato,  fere  tertia  parte  longitudine 
antennarum  aequali,  2:do  hrevi,  gloloso,  3—9  minutinsmis, 
suhovatis,  10  latiore,  transverso-ovato,  //  inagno,  elongato- 
ovato,  apice  acnminato;  thorace  capite  vix  latiore,  elongato, 
media  sabdilatato,  convexo,  antice  snbconstricto,  jwHtice  sitb- 
attenuato,  basi  li.nea  arcnata  iinqwensto;  elytris  thorace,  duplo 
latioribus  et  paulo  longiomlmn,  convexis,  postice  dilntatis, 
sparsim  punctulatis,  subpilosis,  sutura  utrinque  linea  longi- 
tudinali  impressa;  abdomine  brevi,  rotundato,  segmenta  1:o 
scqiientibus  vix  longiore.  Long.  7»  b — V4  b 

Voisin  du  liyth.  Ullrichii  Chevrier  (crassicornis  Aubé), 
mais  un  peu  plus  petit  et  |)lus  allongé,  avec  le  cor- 
selet beaucoup  plus  étroit  et  le  Lier  article  des  an- 
tennes extrêmement  long,  ce  qui  suffirait  môme,  avec 
les  palpes  allongés  du  mâle,  comme  chez  les  Machae- 
rites,  à servir  de  caractère  pour  en  former  un  genre  par- 
ticulier. Cette  intéressante  espèce  est  souterraine  et 
a été  découverte  dans  la  grotte  Pasica  en  Carniole 
par  mon  ami  M.  Schmidt  de  Laibach. 

Ocliadeiis  poeîriioidcs,  Motsch.,  elongato-ovatus,  stdjpa- 
rallelus,  convexns,  scrobiculato-gmnctatissim.us,  sparsim  cînereo- 
setosus,  nitidus,  rufo-testaceus,  elytris  praesertim  postice,  an- 
tennarumque  clava  plus  minusve  infuscatis;  oculis  nigris; 
capite  triangulari,  cicatncoso,  clypeo  antice  simjyliciter  arcua- 


U’m-truncato,  margiiie  siibcarinato;  labro  transverso,  proftmdv 
bilobo,  basi  in  carinam  elevato;  mandibidis  exceriis,  rotim- 
datis,  antice  nnidentatis,  modice  setosîs;  thorace  valde  trans- 
verso, antice  triangulariter  angustato,  cicatricoso-tuberculuto, 
basi  utrinque  leviter  simiato,  lateribus  fere  rectis,  obliquis, 
angidis  anticis  rectis,  qn'omhmlis,  posticis  rotundatis;  scu- 
tello  oblongo-triangidari,  lateribus  bipunctatis ; ehjtris  ad  ba- 
sin thoracis  latitudine,  in  medio  panlo  dilafatis,  sjmi-sim  se- 
tosis,  profunde  crenulato-striatis,  interstitiis  subelevatis,  seria- 
thn  cicatricoso-tuberculatis ; pedibus  longe  qnlosis,  tibiis  an- 
ticis profunde  trident atis,  supra  carina  crenulata  longitudi- 
nali  elevata,  posticis  subelongatis , apice  spina  longissimu 
armatis;  corpiore  subtus  fere  glnbro,  punctis  nonnullis  ad- 
sperso.  Long.  1.  — Lit.  1 1. 

Plus  allongé  que  noire  Ochodeus  chnjsomelinus  et 
cio  couleur  plus  roussâtre  et  bruiiAtrc,  pouctuatiou 
moins  serrée,  plus  grosse  et  stries  sur  les  élytres 
plus  profondément  imprimées,  jambes  postérieures  plus 
étroites  et  plus  allongées.  Une  des  intéressantes  dé- 
couvertes de  M.  Staudingor  dans  l’Espagne  méridio- 
nale. 

Une  troisième  espèce  européenne  est  mon  Ocho- 
deus clgpeahis  de  la  Russie  méridionale  c[ui  ressemble 
complètement  à YOchodeus  chrysouiehtms,  mais  dont  le 
chaperon  est  profondément  échancré  au  milieu  du  bord 
antérieur.  — Peut-être  est-ce  cette  espèce  cjue  feu 
Eschholtz  a décrite  comme  Cadocera  ferruginea. 

Quant  au  Stoniphax  Fischer,  c’est  un  genre  dis- 
tinct, qui  dilfère  des  Ochodeus  par  la  labre  non  bilobé, 
les  mandibules  non  dentées,  le  front  armé  d’un  tuber- 
cule en  avant,  le  dernier  article  des  palpes  maxillaires 
cylindrique,  le  pénultième  des  labiaux  très  fortement 
dilaté  &c.  Il  doit  prendre  place  à côté  des  Ochodeus 
avec  lesquels  il  a la  manière  de  vivre,  volant  le  soir 


134 


on  Juillet  sur  les  endroits  où  il  y a du  fumier  des- 
séchô.  — L’antenne  est  composée  de  dix  articles,  la 
massue  de  trois,  mais  vue  dans  un  certain  jour  sa 
base  plus  claire  se  présente  comme  un  quatrième 
article.  La  femelle  n’a  pas  de  tubercule  sur  le 
chaperon.  Je  l’ai  pris  à Slaviansk  dans  le  Gouv.  de 
Kharcov. 

Tauyprocliis  unicülor,  Motsch.,  S convexus,  ovatus,  suh- 
’parallelus,  postice  ohtusus,  pjunctatus,  vix  nitidus,  nigro- 
piceus,  ore  antennarum  hast,  palpîs  pedibusque  rufescente- 
piceîs,  corpore  subtu»  cînereo-villoso;  capite  subtriangulari,  cre- 
berrime  cicatricoso,  chjpeo  reftexo,  rotundato-tnincato,  medio 
sînuato;  palpns  artîculo  ultimo  ovato,  inax.  apice  subfruncato ; 
antennis  10-arficulafis,  artîculo  fr.o  élongato,  supra  clava 
applieato,  intus  in  lamella  elongata  producto;  clava  funiculo 
non  longîore,  quinqueartîculata ; ligula  cornea,  antîce  rotun- 
data;  thorace  capite  duplo  latîore,  transverso,  punctato,  medio 
sublaevî,  anticc  posticeque  angustato,  lateribus  valde  arcuatis, 
angulis  anticis  acutis,  productis,  rotundatisj  scutello  sernilu- 
nato,  medio  subexcavato,  imjnincf.ato ; elytris  thorace  paulo 
latioribus,  postice  subdilatatis,  apice  attenuatis,  rotundato  fere 
truncatis,  punctatis,  nervis  vix  distinctis,  abbreviatis,  stria 
suhsuturali  iitrinque  j^^ofundius  impresso-,  pedibus  validis, 
tarsis  niodice  elongatis,  anterioribus  subdilatatis,  subtus  vil- 
losis.  Long.  5 '/s  1.  — lut.  2®/4  L 

Cette  espèce  ressemble  beaucoup  au  T.  persicus 
Fald.  et  probablement  elle  a été  souvent  confondue 
avec  ce  dernier,  mais  sur  une  longueur  du  corps 
égale,  elle  est  d’nn  tiers  de  ligne  plus  large,  le  cor- 
selet moins  convexe,  plus  allongé,  les  élytres  plus  di- 
latées en  arrière,  les  tarses  plus  courts,  à articles  2 
et  3 des  jambes  antérieures  sensiblement  dilatés  et 
le  5:ième  article  des  antennes  prolongé  en  lamelle 
assez  longue  sur  la  massue.  Elle  vient  des  environs 


135 


(l’Ainasia  en  Asie  mineure  et  m’a  été  donnée  par  M. 
Kiudermann. 

Le  genre  Tanyproctus  se  distingue  des  Pachydema 
et  Dasysterna  üej.  par  la  massue  des  antennes  pas 
plus  longue  que  le  style,  par  la  partie  ligulaire  du 
menton  simplemetit  émargince  en  avant  et  non  échan- 
crée,  le  cliaf)cron  toujours  cmarginé  au  milieu  du  bord 
et  par  les  tarses  intermédiaires  non  dilatés.  Les  fe- 
melles sont  |)lus  courtes,  plus  ventrues,  et  aptères;  la 
massue  de  leurs  antennes  est  deux  fois  plus  courte 
que  chez  les  mâles,  aussi  de  cinq  articles,  et  les  tarses 
simples  à toutes  les  pattes,  glabres  en  dessous.  — 
Les  Dasysterna  se  distinguent  des  Pachydema,  dont 
toutes  les  deux  ont  dos  femelles  parfaitement  ailées, 
par  la  dilatation  des  tarses  intermédiaires,  qui  chez 
les  Dasysterna,  sont  sensiblement  dilatées,  mais  le 
4;ième  article  sensibletnent  plus  étroit  que  le  3:ième: 
(Dasysterna  Deichei  Ramb.);  chez  les  Pachydema  [)as  ou 
presque  pas  dilatées:  (Pachydema  Delesscrlii  Reiche.)  — 
Quant  au  gcni’e  Phlcxis  Er.,  il  renferme  des  Tany- 
proctus et  des  Dasysterna  et  Pachydema;  n a donc  au- 
cune valeur  et  paraît  avoir  été  fait  avec  la  môme 
exactitude,  que  l’obscrvafion  de  I entomologiste  prus- 
sien à la  p.  279  (31)  des  Archives  de  VViegmann 
1845,  où,  à propos  du  genre  Tanyproctus  Faldm.,  il 
dit:  on  ne  peut  faire  usage  de  la  description  de  Falder- 
inann,  pareequ'il  a omis  les  points  les  plus  essentiels,  comme’, 
le  nombre  des  lamelles  de  la  massue  &c.  J ai  consulté 
cette  description  de  Faldermann  p.  272,  et  j ai  lu: 
antennac  quinque-lamellatae.  Le  nom  d Erichson  est  du 
reste  postérieur  de  cinq  ans  a celui  de  Faldermann 
(1835).  Lacordaire,  de  son  côté,  raconte  du  genre 


Tanyproctus,  Hist.  des  Ins.  vol.  III,  p.  273:  partie  ligu- 
taire  du  menton  entière  et  arrondie  en  avant;  dernier  ar- 
ticle des  palpes  labiaux  globoso-ovalc,  celui  des  maxillaires 
subfusiforme.  Fakiermann  p.  272  au  coulraire  dit:  la- 
bium sat  profundo  emarginalum,  palpi  quatuor  articulis 
ultimis  elongato-ovatis,  ce  qui  est  dans  tous  les  cas  plus 
juste  que  la  formule  de  M.  Lacordaire. 

Les  espèces  de  Tanyjiroctus  que  je  [)ossède  sont, 
commençant  par  les  plus  grands: 

Tanyp.  inflatus  Motscli.,  taille  de  VElaphacera  lie- 
edaui,  mais  presque  du  double  plus  large,  et  beau- 
coup plus  arrondi  sur  le  côtés,  rappellant  par  cette 
forme  quelques  Pentodon  ventrus;  — Dessus  du  corps 
d’un  brun  presque  noir,  luisant,  peu  profondément  ponc- 
tué; le  dessous  velu  d’un  poil  testacé-grisâtre;  parties 
de  la  bouche,  palpes  et  pattes  d’un  brun  roussàtre;  cha- 
peron sinué  en  avant  et  relevé;  corselet  transversal,  à 
angles  antérieurs  plus  aigus  chez  le  mâle  que  chez  la 
femelle,  côtés  latéraux  arrondis  et  dilatés  au  milieu; 
élytres  sensiblement  dilatées  en  arrière,  nervures  dis- 
tinctes, mais  peu  profondes;  pattes  assez  fortes,  tarses 
longs,  à peine  dilatés  chez  le  (J,  mais  couverts  en  des- 
sous de  brosses  de  teinte  cendrée,  lisses  chez  la 
— Une  paire  m’a  été  envoyée  des  environs  de  Len- 
koran  par  le  général  Bartholomei. 

Tanyp.  ovalus  Motsch.,  pas  plus  court,  mais  sen- 
siblement plus  étroit  et  plus  régulièrement  ovalaire- 
allongé  que  Yin/latus,  sans  dilatation  postérieure;  cor- 
selet plus  étroit,  moins  dilaté  sur  les  côtés,  ce  qui 
rend  ses  côtés  latéraux  parallèles  en  arrière  et  les 
angles  postérieurs  plus  distincts;  élytres  plus  allongées. 


137 


avec  la  ponctuation  et  les  nervures  plus  prononcées, 
presque  rugueuses  latéralement;  pubescence  du  des- 
sous plus  roussûlre.  Géorgie. 

Tamjp.  carhonarius  Fald.,  d’après  un  exemplaire 
typique,  il’un  quart  plus  petit  que  Yinfatus  et  presque 
de  la  môme  forme  élargie  postérieurement;  chaperon 
plus  avancé;  corselet  plus  étroit,  plus  atténué  en  avant, 
angles  antérieurs  plus  saillants;  élytres  plus  parallèles, 
à ponctuation  et  nervures  plus  sensibles;  pubescence 
du  dessous  plus  roussiltre. 

Tamjp.  unicolor,  que  je  viens  de  décrii'e,  est  en- 
core plus  étroit  et  d’un  tiers  plus  petit  que  le  carbo- 
narius;  moins  dilaté  aux  élytres,  à pubescence  cendrée. 

Tamjp.  persicus  Fald.,  d’après  un  type,  présente 
la  taille  de  Yunicolor,  mais  une  forme  plus  étroite,  ce 
qui  le  fait  paraître  plus  allongé,  plus  parallèle,  presejue 
pas  atténué  à l’extrémité  des  élytres;  chaperon  plus 
avancé,  presque  triangulaire;  corselet  ()lus  court,  plus 
transversal;  élytres  plus  parallèles,  ponctuation  plus 
forte,  presque  rugueuse;  tarses  antérieurs  plus  forte- 
ment dilatés.  Des  environs  de  Tillis  en  Avril;  volant 
sur  l’herbe  des  plaines  un  peu  arides. 

Tanyp.  hrevipennis  31otsch.,  (j,  tout-à-lait  de  la 
forme  du  Tamjp.  unicolor,  mais  du  double  plus  petit, 
à peine  4 lignes  de  longueur;  antennes  et  tarses  an- 
térieurs entièrement  tcstacées;  corselet  brusquement 
atténué  vers  la  tète  depuis  le  milieu  des  côtés  laté- 
raux comme  chez  le  clypeatus;  d’un  brun  roussûtre, 
surtout  postérieurement;  élytres  presque  parallèles  et 
arrondies  postérieurement  sans  s’atténuer  sensiblement; 
ponctuation  plus  forte  que  chez  les  espèces  précé- 
dentes, surtout  sur  les  élytres,  où  elle  devient  obli- 


quetiient  rugiieiiso  sur  les  côlés  latériuix;  villosité  du 
dessous  cendrée;  tarses  antérieurs  médiocrement  dila- 
tés comme  chez  le  persicus.  Egalement  de  la  Géorgie. 

Tamjp.  confînü  Mntsch.,  (S,  de  la  forme  et  des 
couleurs  du  Tamjp.  persicus,  avec  les  élytres  visible- 
ment atténuées  vers  l’extrémité,  mais  presque  du  dou- 
ble plus  petit  et  un  peu  plus  court;  corselet  aussi 
convexe,  aussi  distinctement  ponctué,  mais  plus  forte- 
ment arqué  sur  les  cotés  latéraux,  ce  qui  le  fait  pa- 
raître plus  largo  antérieurement  et  jjrésente  scs  angles 
postérieurs  plus  arrondis,  écusson  triangulaire,  à côtés 
arqués,  ponctué;  villosité  du  dessous  du  corps  d’un 
cendré  blanchâtre;  tarses  antérieurs  presque  pas  dila- 
tés. De  la  frontière  de  Perse. 

Tamjp.  subcylindricus  Motsch.,  (^,  plus  allongé  (|ue 
les  précédents,  rappellant  un  peu  la  forme  de  la  Pa- 
chydema  Delessertii  Reichc,  mais  encore  plus  étroit  et 
pres(pie  du  double  plus  petit;  couleur  d’un  noir  brun- 
âtre peu  luisant,  plus  roussâtre  sur  les  élytres,  dont  la 
suture  et  les  angles  huméraux  sont  presque  roux;  an- 
tennes foncées,  tarses  testacés,  les  antérieurs  assez  for- 
tement dilatés;  chaperon  triangulaire,  tronqué  et  faible- 
ment sinué  en  avant;  corselet  plus  long  que  chez  les 
espèces  précédentes,  atténué  vers  la  tète,  assez  faible- 
ment arqué  sur  les  côtés,  angles  postérieurs  sensibles; 
écusson  triangulaire,  arqué  sur  le  côtés,  sans  ponctua- 
tion; élytres,  à leur  base,  pas  plus  larges  que  le  cor- 
selet, allongées,  un  peu  dilatées  au  delà  du  milieu,  et 
faiblement  atténuées  vers  l’extrémité,  où  chacune  est 
arrondie  vers  la  suture;  ponctuation  et  nervures  bien 
marquées;  villosité  du  dessous  cendrée.  De  la  Géorgie. 


139 


Des  Pachydema  je  possède  aussi  seulenienl  le  J* 
de  la  P.  Delessertn  Reiche  de  Jerico  en  Palaestine. 

Enfin  pnrnii  les  Dasysterna,  qui  ont  les  articles  2 
et  3 des  pattes  intermédiaires  triangulairoinent  dilatés, 
je  possède  outre  la  D.  licichci,  une  seconde  espèce  de 
Morée: 

Dasysterna  prarea  in.,  S>  e.lonyato-ovata,  convexa, 
ctulata,  vîx  nitida,  myro-picen,  subtiin  longissime  fulno-vil- 
losa,  ore,  palpis,  antenriis  tarsisque  riifescentlbus ; capite  mi- 
nuto,  minus  crebre  punctato,  clypeo  rotundato,  rejlexo,  antice 
vix  sinuato;  thorace  subtrausverso,  antice  oblique  anyustato, 
minus  fortiter  punctato,  vix  convexo,  medio  linea  lonyitudi- 
nali,  utrinque  impresso,  ad  lateribus  macula  subrufa,  haec 
densissime  ciliatis  vel  villosis,  anyulis  anticis  acutiusculis, 
posticis  rotundatis;  scutello  arcuatini  trianyulari , inipunctato, 
elytris  thorace  qjaulo  latioribus,  subqjarallelis,  subelonyatis, 
postice  obtuso-rotundatis,  sqjarsim  punctulatis,  utrinque  nervis 
longitudinalibus  minus  elevatis  tribus,  hnea  subsuturali  pro- 
funda,  densissime  piunctata;  coi'jjore  subtus  sjjarsim  punctato, 
villosoj  tibiis  anticis  bidentatis.  Long.  4 1.  — lat.  2 '/s  1. 

Voisine  de  la  Das.  Ueichei,  mais  moins  convexe, 
moins  fortement  ponctuée,  i)lus  large  aux  élylres;  cor- 
selet plus  long,  plus  atténué  antérieurement;  tète  plus 
petite,  plus  étroite,  surtout  au  chaperon,  qui  n’est  pres- 
que pas  sinué  en  avant;  villosité  plus  roussâtre  &c. 

Enfin  parmi  les  Elaphocera,  qui  ont  la  massue 
composée  de  sept  articles,  je  possède  outre  les  es- 
pèces connues; 

Elaphocera  .lulinnnalis  St.-iudingcr,  elongato-ovata,  pos- 
tice dilatata,  subconvexa,  nitida,  subtus  longis- 

sime  cinereo-villosa , nigra,  elytris  castaneis,  antennis  pedi- 
busque  pieds,  tarsis  testaceis;  capite  suhelongato,  crebre  pmn- 
ctato,  sparsim  qjiloso,  clypeo  producto,  subrejlexo,  apice  ptro- 
fundo  exciso;  antennarum  articido  3:o  elongato,  intus  angu- 
latini  dilaiato,  non  spinoso-producto,  sed  apice  longissime 


140 


setoso;  thorace  tmnsverso,  subconvexo,  punotato,  antice  atte- 
nuato,  lateribns  arcuatis,  dilatatls,  anguUs  anticis  acutis,  mo- 
dice  gjroinimdis,  imsticis  rotundatis,  marginis  longissime  cilia- 
tis;  scutello  cordiformi,  nparsim  punctato,  nigro;  elytris  ad 
basin  thorace  vix  îatioribus,  gjimctatis,  nfrinque  nervis  non 
elevatis  tribus,  stria  subsnturaU  distincta,  hunieris  ad  basin 
impressis,  lateribus  antice  subrectis,  postice  arcuatim  dilatatis, 
apice  rotuntlatis;  pygidio  subtiliter  scrobiculato-rugoso  ; cor- 
pore  subtus  punctato  pedibusipie  longissime  villosis;  — tibiis 
anticis  tridentatis,  tarsis  anticis  angustis  non  dilatatis.  Long. 
3 Va  1.  — lat.  1%  1. 

Jolie  découverte  de  M.  Staudinger  dans  l’Espagne 
méridionale. 

Je  possède  encore  une  espèce  de  Dalmatie,  qui 
me  paraît  différer  de  celles  qu’on  connaît.  Elle  a 
presque  5 lignes  de  longueur  sur  une  largeur  de  2.j,, 
assez  parallèle,  un  peu  aplatie  et  luisante  en  dessus. 
La  villosité  cendrée  du  dessous  est  assez  courte;  la 
couleur  générale  est  un  noir  brunâtre,  à peine  plus 
claire  sur  les  élytres;  base  des  palpes  et  les  antennes 
d’un  teslacé  très  clair,  ces  dernières  avec  le  troisième 
article  allongé  en  épine  très  longue  à sa  [lartie  ba- 
sale; chaperon  échancré  au  milieu  de  son  bord;  cor- 
selet trois  fois  plus  large  que  la  tète,  fortement  atté- 
nué en  avant,  dilaté  latéralement  au  milieu  et  sensi- 
blement aminci  en  arc  à sa  base,  où  les  angles  pos- 
térieurs sont  ai'rondis  et  sinués  vers  le  milieu,  qui  se 
prolonge  un  peu  sur  l’écusson;  celui-ci  un  peu  trian- 
gulaire et  sans  ponctuation;  élytres  distinctement  plus 
larges  que  le  corselet  et  moins  que  trois  fois  aussi 
longues,  à nervures  non  en  relief,  mais  bien  marquées; 
ponctuation  grosse  et  forte  sur  la  tète,  très  éparse, 
line  et  peu  profonde  sur  le  corselet,  plus  développée 


141 


sur  les  élytrcs,  presque  nulle  sur  le  pygidium  et  les 
se£>ments  do  l’abdomen,  où  l’on  ne  voit  que  quelques 
grosses  fovéoles,  surtout  le  long  du  pénultième  et  vers 
les  côtés  latéraux;  le  reste  du  dessous  du  corps  pré- 
sente une  ponctuation  rugueuse  très  serrée.  Je  l’ai 
nommée  Elapli.  dalmalina. 

AinariUillia  viridis,  elongata,  parallela,  mbeonvexa,  ni- 
fida,  supra  metallico-viridis,  subtus  cum  palpis,  antenniSf 
labro,  clypeo,  margine  peAibusque  nifo-brunnea;  capite  sub- 
quadrato,  ad  oculas  paulo  dilatato,  creh-e  jmndato,  verticn 
laevigato,  anti.ee  imjp-esso,  truneato,  laterihus  chjpei  rotunda- 
tis,  reflexis;  oculis  transversis,  utrinque  ad,  clypm  sinuatis; 
avtennis  tennis,  vix  clavatis,  aqnce  compressis,  ortie.  1:o  sub- 
pyrifoiini,  2:o  tnqdo  brevwre.,  lahtudine  non  longiore,,  sub- 
conico,  ,'J — 5 fere  duplo  longionbus,  6 — 7 et  sequentibus  dila- 
talis,  8 — 10  subabbreviatis,  cordiformis,  ll:o  ovato,  apice 
truncafo;  paljAs  mediocris,  articulo  iiltimo  securiformij  tho- 
raee  caqjite  duplo  latiore,  transverso,  marginato,  erebre  pun- 
eta.to,  hnsi  utrinque  oblique  sinuato,  medw  promtnulo,  ongu- 
lis  anticis  productis,  vix  acutis,  ptosiicis  rectis,  latenbus  sub- 
paralhdis,  versus  capitem  leviter  arcuafini  attenuahs ; scuteJlo 
ininuto,  nigro,  antice  punctato-mgoso,  op>ac.o,  qwstice  sublaevi, 
nitido,  triangnlnri ; elytris  thorace  paulo  lationbus,  crenulato- 
striatis,  interstitiis  wijynnctatis  • corpore  snbtus  punctato,  late- 
ribus  et  hnsi  segmentorum  anticis  abdommis  plus  minusve 
longitudinaliter  strigatis;  coxis  distantes,  quatuor  anticis  sub- 
liaemisphaencis,  qwsticis  elongatis,  tibiis  inermis,  anticis,  vix 
dilatatis,  subconvexis,  punctatis,  apice  intus  oblique  subexca- 
vatîs.  Long.  4 — 4 '/a  1.  — lat.  l'/a  1%  b 

Un  peu  plus  grande  et  proportionnellement  plus 
large  vers  les  élytres  (pie  notre  Ulovia  cultHaris,  mais 
très  distincte  par  la  couleur  vert  bleuâtre  du  dessus 
de  son  corps.  — Je  l’ai  d abord  prise  pour  une  ülonia, 
mais  ses  antennes  beaucoup  plus  grêles,  le  dernier 
article  de  tous  les  palpes  fortement  sécurilbrme,  les 


142 


jambes  à peine  dilatées  vers  l’extrémité,  à face  interne 
lisse,  sans  denticulation,  et  l’extrémité  sans  dents,  obli 
genl  de  le  placer  dans  les  Hélopiens  et  d’en  former 
nn  genre  particulier,  auquel  le  Uelops  cnlifornicus  cons- 
titue un  passage.  Cette  intéressante  découverte  a été 
faite  d’abord  par  feu  le  baron  Gotsch  à Lenkoran  et 
retrouvée  depuis  par  M.  le  général  Bartholornei. 

Caranibyx  niiillàplicatiiSi  elongatus,  angnstatus,  mbparal- 
Iclus,  nitidust,  niijer,  rorpore  sultus  jmdîbunque  cinereo-pube- 
rulis;  capitp.  elongatn,  jwstice,  tubpi-culafo-rufjoso,  f route  mb- 
p.xcavato,  inneqnaU;  antennis  corjyore  longîoribus,  articidis  I, 
S et  4 primia  pyriforme-dUatnfis;  fhornce  elongato,  transver- 
sim  regulnriter  Il — l4-plicnfo,  lateribns  ntrinque  acuto-uni- 
dentatis;  elytris  thnrace  panlo  latlorilms,  postîce  paido  atte- 
nuatis,  suhtiUter  rugoso-reticulatis ; curjjore  subtus  punctis  ma- 
joribus  adsq>prso.  Long.  8 — 8*4  b — bit.  2 '/s  b 

Très  voisin  de  notre  Cer.  cerdo,  mais  avec  une 
taille  un  peu  plus  petite,  il  est  sensiblement  plus  étroit, 
ce  qui  le  fait  paraître  plus  allongé,  surtout  le  corselet, 
qui  au  lieu  de  8 — 10  plicatures  transversales  et  ondu- 
lées, en  présente  de  12  à 14  presque  droites  et  plus 
profondément  marquées;  élytres  aucontraire  plus  fine- 
ment rugueuses  et  les  trois  articles  basales  (excepté 
le  2 qui  est  très  petit)  des  antennes  renflés  en  poire. 
Je  possédais  cette  espece  distincte,  depuis  bien  des 
années,  comme  ayant  été  prise  en  Géorgie;  maintenant 
le  général  Bartliolomei  vient  de  m’envoyer  un  exem- 
plaire des  environs  do  Lenkoran.  — Il  est  très  pos- 
sible (|u’elle  se  trouve  aussi  en  Grèce,  mais  on  l’a 
confondue  dans  les  collections  avec  le  cerdo. 

CI)  tus  Hfli'Ilioliiniei  Mo  tse  h.,  elongatus,  postice  svbatte- 
nnntus,  corinceo-punctatus,  nigro-piceus,  palpîs,  antennamom 
apice,  basi,  femoribiis,  tihiis  farsisque  dilutioribus;  thorace 


143 


flenswsime,  elytroruin  hani  fam'aque  duabus  latis  rivereo-im- 
hencnnnhus,  fascia  media  lata,  antice  fnee.o-transhtcida;  ca- 
pite  hrevi,  mpra  7~Hgoso-scrohicuhito,  medio  longitudinaliter 
impreeso,  fronte  excavata,  sparshn  astm-ifomie  cùiei'eo-jnloso ; 
palpis  max.  qwoductis,  artlcnlo  primo  elongato-pgrifomni,  2:o 
et  3:o  hrevis,  eed  fere  dnplo  latioribtiH,  conicis,  4:o  dilatato, 
suLsec7iriforvii,  antennù  corporis  longîhidine  paulo  h’eviori- 
Ims,  ad,  aj)icem  attentiatis,  euhserratis,  artictilis  subaequalibiie, 
2:n  minvtisshno;  thorace  subsphaerico , hiberndato-nigoso , 
denswsime  pubeecens;  scateîlo  tranisverso,  vix  piloso',  elgtid» 
thorace  pavlo  latioribus,  himeris  vix  prominnlie,  lateribm 
mbarcnatim  attexmatis,  apice  mbtruncatis,  fascia  7nedia  la- 
tiesima,  s^ibshmata,  ad  s^itm'am  dilatata,  postica  dujdo  aii- 
gvstiore,  simiata,  apice  sparsim  cinereo-piloso;  tibiis  2>osticis 
dimidio  coipons  longitiidine,  corpore  siibtns  subtiUter  pwnctu- 
lato-rugidoso,  sparsim  cinexeo  piloso,  ahdomme  fere  glabro. 
Long.  5 'A  1.  — lat.  1- 

Ce  Clylus  à longues  antennes  se  rapproche  beau- 
coup par  la  forme  de  notre  Plagionotus  arcuahis,  mais 
son  • corselet  est  plutôt  sphôrique  que  transversal  et 
couvert  entièrement  d’une  pubescence  cendrée  très 
épaisse.  Sur  les  élytres  il  y a aac  large  bande  cen- 
drée au  milieu,  dont  la  partie  antérieure  est  ondulée 
parallèlement  au  bord,  d’une  teinte  un  peu  foncée,  une 
seconde  bande  deux  fois  plus  étroite  occupe  la  partie 
postérieure;  l’extrémité  est  obscure  et  seulement  à sa 
|)artie  tronquée  on  voit  (|uel([ues  poils  cendrés.  Cette 
belle  découverte  est  duc  à M.  le  général  Bartholomei 
qui  l’a  prise  aux  environs  de  Lenkoran  et  auquel  je 
me  fais  un  plaisir  de  la  dédier. 

Ici  je  crois  à-propos  de  mentionner  un  Clylus 
des  Steppes  du  ’Volga,  de  l’Oural  et  de  l’Irlysch,  très 
l'eniarquable  par  les  variations,  que  présente  le  dessin 
de  ses  élytres  et  que  j’ai  distribué  à mes  correspou- 


144 


liants  depuis  bien  des  années  sous  le  nom  de  Cl.  va- 
riabüis  m.  — Il  ressemble  beaucoup  aux  petits  exem- 
plaires du  Cl.  flomlis  Pall.,  mais  à élytrcs  plus  courtes 
et  plus  fortement  atténuées  postérieurement  chez  la  fe- 
melle, ce  qui  le  rapproche  beaucoup  de  la  forme  du 
Cl.  zébra  Daim.,  lequel  a la  bande  transversal  foncée 
du  corselet  toujours  plus  large,  plus  développée  laté- 
ralement, et  les  bandes  transversales  jaunes  plus  étroites. 
Chez  le  variabilis  la  pubescence  jaune-soufre  récouvre 
souvent  entièrement  tout  le  corps,  ne  laissant  de  noir 
([ue  le  long  de  la  suture  et  les  vestiges  d’une  bande 
foncée  oblique  suba|)icale.  D’autres  exemplaires  pré- 
sentent les  mômes  dessins  sur  le  corselet  et  les  ély- 
tres  que  la  /hralis,  mais  ont  toujours,  comme  je  l’ai 
dit,  les  élytres  plus  courtes,  moins  parallèles  et  un 
corselet  plus  grand,  souvent  plus  large  que  la  base 
des  élytres.  Quoique  nous  ayons  déjà  une  Monogra- 
phie du  genre  Clytus  par  Gony  et  Perch.,  les  cs[)ôces 
de  Russie  sont  encore  loin  d'ôtre  bien  connues;  la 
môme  chose  a lieu  aussi  avec  les  Dorcadion. 


Explication  de  la  planclie  II  de  ccs  Etudes,  avec  la  descrip- 
tion de  deux  chenilles  peu  connues  des  environs  de 
S:t  Pétershonrg,  par  .1.  (1.  Sievers. 

1.  Notodonta  Sieversii  Schaulfelb.  Ménétr.  Etudes 
entom.  1856,  p.  44. 

2.  Notodonta  unicolora  Ménétr.,  Etudes  entom.  1857, 
p.  84  {Microdonta  id.).  Cette  espèce  sera  prochaine- 
ment décrite  plus  en  détail  par  M.  Ménétriés. 

3.  Calocala  adultéra  llinze,  Ménétr.  Etudes  entom. 
1856,  1).  47. 


145 


4.  Xylina  riifcstciis  Sicvers,  Etudes  entoni.  1857,  p. 
23,  rufescens,  capite,  thorace  alisque  «nticis  'cinereis,  haec 
fusco  variepatis,  medio  Ihiea  transversa  nîgra  apice  non  fur- 
cata;  alis  qjosticis  unicolorihns,  subtus  vîx  distincte  unifascia- 
tis,  medio  puncto  subfuseo;  abdomine  antice  supra  non  cris- 
tato  (fig.  5).  Expans.  alar.  antic.  une.  1%. 

La  chenille  de  cette  espèce  (fig.  4)  vit  sur  la 
Myrica  gale  et  ressemble  beaucoup  à celle  de  la  A*. 
Zinkeni,  mais  la  couleur  verte  de  son  corps  est  plus 
blanchâtre,  à cause  des  petits  points  blancs  dont  elle 
est  soupoudrée;  sur  le  dessus  de  chaque  segment  on 
peut  distinguer  quatre  points  blancs  un  peu  plus  grands, 
dont  les  deux  antérieurs  sont  plus  rapprochés  de  la 
ligne  blanche  dorsale  que  les  deux  postérieurs;  cette 
ligne  blanche,  sur  le  milieu  du  dos,  est  un  peu  plus 
étroite  et  plus  raccourcie  vers  l'extrémité  du  corps, 
que  la  latérale,  qui  est  bien  marquée  sur  toute  sa  lon- 
gueur et  atteint  le  segment  anal,  tandis  que  celle  au 
dessus  des  spiracules,  est  presqu’étracée,  n’étant  formée 
que  d’une  raie  de  points  blancs  plus  serrés  que  sur  le 
reste  du  corps;  le  venti’e  et  la  tête  sont  d’un  vert 
d’herbe,  la  jonction  des  segments  paraît  un  peu  jau- 
nâtre. Vers  la  fin  de  Juin  et  au  commencement  de 
Juillet  cette  chenille  avait  la  taille  représentée  sur  la 
planche  et  entra  dans  la  tei-re  pour  se  transformer  en 
chrysalide.  En  Août  commença  à apparaître  le  pa- 
pillon, qui  vei-s  les  pi-emiers  journées  de  Septembre 
devint  extrêmement  commun  aux  environs  de  Staraja- 
Lei-evnia. 

5.  Chenille  de  la  Iladena  arnica.  Elle  ressemble 
un  peu  à celle  de  la  fennica,  par  sa  taille  et  sa  cou- 
leur. Elle  est  d’un  vert  jaunâtre,  qui  pendant  le  mou- 

10 


146 


vement  de  l’insecte  se  présente  comme  annelée,  d'un 
jaune  assez  clair,  sur  les  ligaments  des  segments  du 
corps.  Tout  le  de.ssus  est  soupoudré  de  points  blancs 
très  petits,  et  vers  les  spiracules  on  voit,  do  chaque 
coté,  une  bande  longitudinale  plus  claire,  un  peu  blan- 
châtre et  garnie  de  quelques  poils  épars.  Chaque  seg- 
ment du  corps  est  orné  sur  le  dos  de  deux,  points 
blancs,  un  peu  plus  grands  que  ceux  dont  est  recou- 
vert le  corps.  Du  reste  elle  est  lisse.  — Je  l’ai 
prise  le  20  Juin  sur  les  feuilles  du  Delphinium  elatum, 
dont  elle  ronge  les  feuilles  pendant  la  nuit;  mais  pen- 
dant le  jour,  elle  se  cache  dessous  les  premières 
feuilles  au  pied  de  la  plante;  c’est  probablement  la 
cause  pourquoi  on  la  trouve  diflicilement.  Le  papillon 
apparaît  en  Août. 

Il  est  pout-ôlre  à-propos  d’ajouter  quelques  remarques  sur  le 
Colias,  dite  pelidne,  des  environs  de  S:t  Pétersbourg.  Cette  espèce  ne  s’ac- 
corde pas,  ni  avec  les  exemplaires  rapportés  de  l’Amérique  septentrionale 
par  M.  de  Motscliulsky,  ni  avec  ceux  qui  ont  été  envoyés  pour  telle  par 
M.  Cristoph,  comme  venant  du  Labrador.  Des  premiers  notre  espèce  de 
S:l  Pétersbourg  se  distingue  par  les  nervures  claires,  qui  traversent  tous 
les  bords  latéraux  noirs  des  ailes,  ce  qui  ne  se  voit  pas  chez  l’espèce 
américaine;  des  exemplaires  du  Labrador  elle  diffère  par  les  quatre  taches 
noires  et  oranges  supérieures  et  la  double  tache  claire,  raarginée  de  brun, 
sur  les  ailes  inférieures  en  dessous,  ainsi  que  par  le  manque  de  la  marge 
rousse  autour  des  ailes  chez  le  mâle,  ce  qui  ne  s’accorde  non  plus  avec 
la  figure  donnée  par  M.  Freyer  VI,  lab,  511,  2.  — 11  serait  donc  possible, 
que  ce  fussent  trois  espèces  différentes,  savoir:  1.  Colins  Valeria  Sievers, 
sans  margination  rousse  autour  des  ailes,  provenant  de  S:t  Pétersbourg; 
2.  CoUas  pelidne,  Freyer,  Neue  Beitr.  zur  Schmelterruigskunde  VI,  p.  50, 
929,  tab.  511,  2,  du  Labrador;  et  3.  CoUas  Tegea  Motsch.,  des  environs 
de  New-York,  à nervures  invisibles  sur  les  marges  foncées  des  ailes  et 
avec  4 taches  supérieures  et  une  tache  double  inférieure  chez  le  mâle. 
L’espèce  de  S:t  Pétersbourg  a été  trouvée  tout-ù-fail  au  commençement 
du  printemps,  celle  de  New-York  en  automne. 


147 


Sur  les  Collections  Coléoptcrolo^iqiies 

de  Linné  et  de  Fabricius, 

par 

V.  de  Motscliiilsky. 

(Continuation.) 


XXII.  LAMELLICORNES. 

1.  COPRIDES.  1) 

Scarabaeus  L.^) 

Ateuchus  Weber,  F.,^)  Aelinophorus  Creutzer. 

sacer  L Aegypto,  Mauritania.  L’exemplaire  type, 

dans  le  Col.  de  Linné  provient  effectivement  d’E- 


1)  Je  ne  crois  pas  qu’il  soit  naturel  de  faire  suivre  les  Ilétérocé- 
l'ides  par  les  Lucanides,  comme  l’a  fait  M.  Lacordaire,  et  je  place  les  der- 
niers, à l’exemple  des  anciens  auteurs,  après  les  Cétonides,  rapprochant 
les  Coprides  des  Ilisterides. 

2)  Des  autres  Scarabaeus,  décrits  par  Linné  et  qui  ne  sont  pas  des 
lamellicornes  laparosticliques,  appartiennent  maintenant;  aux  Dynastides: 
Scarab.  hercules,  gideort,  acteon,  simson,  lilyus,  allas,  aloeus,  bilobus,  rhino- 
oei'os,  nasicornis,  didymus,  valgtis,  marianus,  scaber  et  amazonus;  aux  Luca- 
nides: Sc.  cylindricus;  aux  MELOEOîiTinDEs:  Se.  tongimaiius,  calcaratus,  sepi- 
eo/o,  syriacHS,  fullo,  agricola,  hortieola,  melolonllia  (vulgaris  aucL),  solsti- 
lialis,  occidentalis,  farimsus,  aulicus,  longipes,  brtmmts  (hrunneus)  et  ae- 
neus;  aux  Kutélides:  Sc.  chrysis,  surinamus,  lineola,  lanigerus,  punclatus 
et  aeruginosus;  aux  Cétonides:  Sc.  sticHcus,  squalidus,  hirtellus,  fascialus, 
indus,  cnpensis,  ercmita,  fascicularis,  lanius,  hemipterus,  auratus,  variabilis 
et  nobilis.  — Scarabaeus  quisquilius  est  un  Cercyon,  Scarab.  ceraloniae 
fl’Egypte  manque  dans  la  collection  et  parait  d’après  la  diagnose  (tho- 
l’ace  latoribus  tridentato)  ne  pas  appartenir  aux  Lamellicornes. 

3)  Les  Scarabaeus  de  Fabricius,  appartiennent,  tous  aux  Géotrupides 
et  Orphnides,  excepté  le  Sc.  longimanus  qui  est  un  Mélolonthide  et  le  Sc. 
<^ordatus  qui  est  un  Dynastide. 


M8 


gyple  et  n’est  pas  identique  avec  l’espèce  voisine 
(lu  midi  de  l’Europe  (Sc.  europaeus  rn.),  comme 
je  l’ai  démontré  dans  le  Bull,  de  Mosc.  1849,  III, 
p.  i03.  L’espèce  d’Egypte  est  plus  allongée, 
avec  les  dents  du  chaperon  plus  longues  et  plus 
aiguës,  les  côtés  du  corselet  plus  fortement  cré- 
nelés. Le  sacer  de  Fabricius,  au  contraire,  appar- 
tient à Veni'opaeus  m. 


laticoUis  L Eur.  m.  L’exemplaire  typique  dans 

la  Col.  de  Linné  est  marqué  d’Algérie. 
semipunclalus  . . . Barbaria. 

sanctus Ind.  or. 

glabratus Barbaria,  i) 

Pacliysoma  Kir  b y. 

Coprix  F. 

cristala Aegyptus. 


Heliocantluis  Mac.  Leay. 

Ateuchus  F.  Lacord. 
morbillosus  ....  Guinea. 

1)  Des  autres  Ateuchus  de  Fabricius,  les:  At.  variolosus,  miliaris, 
gibbosus,  smaragdulus,  muricalus,  sinuatus,  triangularis  et  melanocephalus 
ont  été  décrits  antérieurement  par  Olivier  sous  les  mcimes  noms;  \’At. 
scabratm  F.  et  iniricatus  décrits  antérieurement  aussi  par  Olivier  sous  les 
noms  de  granulatus  et  Palaemon;  \’At.  bachus  F.  décrit  antérieurement  par 
Pallas  comme  Scar.  haemisphaeriais ; XAt.  tiolvens  F.  est  synonyme  du  Sc. 
pilularitts  L.;  At.  profams  F.  le  môme  que  le  Sc.  azureus  F.;  At.  cinctus 
F.  = 5?  du  Corpis  nuhidens  F.  N.  79,  qui  a été  décrit  antérieurement  par 
Herbst  sous  le  nom  de  Sc.  limbatus;  XAt.  Hellvigii  F.  est  d’après  la  col. 
de  Riel  le  môme  que  l’A*  minutus  F.,  qui  a été  décrit  antérieurement  par 
Olivier  sous  ce  dernier  nom;  Le  reste  appartient  aux  Coprides  qui  sui- 
vent, à l’exception  de  XAt.  ptanus  F.,  qui  a des  côtes  élevées  sur  le  cor- 
selet et  les  élytres  et  qui,  n’étant  pas  dans  la  collection,  reste  douteux 
quant  au  genre;  mais  je  présume  que  c’est  un  Ilisteride  voisin  des  Glymma 
et  des  Ontlwpliiles;  At.  cinctus,  pallens,  poUipes  et  flavipes  sont  des  Oni- 
licellus. 


Sisyphus  Latr. 

Schaejferi  L.  . . . Germania. 

Gy mnopleiiriis  III. 

Scarabaeus  01.,  Aleuchus  F.,  Aclenophoms  Creulzer. 


pilularim^)  . . . Eur.  mer. 

flatjellatas Eur.  mer. 

cyaneus Bombay. 

azureus Guinea. 

Leei Ind.  or. 

Kimigii Ind.  or.  Madras. 

yranulatus Ind.  or.  ïranqueb. 

Canthon  Hoffmansegg. 


Scarabaeus  L.,  Ateuchus  F.,  Coprobius  Latr. 
pilularius  L.  . . . Amer.,  est  d’après  la  description 
dans  la  Syst.  naturae  le  môme  que  ïAteuchus 
• volvens  F.  Dans  la  Col.  de  Linné  est  |)lacé  sous 
ce  nom  un  Geolrupes  hypocrita. 


violaceus S:t  Domingo. 

bidens Am.  mer. 

affùiis Am.  mer. 


Anaclialcas  Hope. 

Ateuchus  F.,  Circellium  Castein,  Chalconotus  Reiclie. 
Ciipreus Afr.  aeq.  Sénégal. 

1)  Le  Scarab.  pilularius  L.,  est  d’après  la  col.  de  Linné  nn  Géolrupes 
hypocrita,  ce  qui  ne  s'accorde  pas  du  tout  avec  la  description  dans  la 
Syst.  Naturae,  où  il  est  dit  tpio  l’insecte  vient  de  l'Amérique,  qu’il  a le 
corselet  arrondi  postérieurement,  qu’il  manque  d’écusson  et  qu’il  confec- 
tionne ses  boules  du  fumier  luimain.  Nos  Géotrupes  ne  font  pas  de  boules 
du  tout  et  présentent  un  écusson  Ires  distinct;  nos  Gymnopleurus  n’em- 
ploient  pas  les  excréments  humains  pour  envelopper  leurs  oeufs;  mais 
tout  cela  convient  très  bien  aux  espèces  du  genre  Canthon. 


150 


Tessarodon  Hope. 

Ateuchus  F. 

Novae-Hollandiae . Austral. 

Choeridiuin  Enc.  Meth. 

capistratus Am.  bon,  est  le  môme  que  l’Ateuch. 

histeroides  Weber. 

? sqiialidus  ....  Brasil. 

Histeridium  Motsch. 

Scarabaeus  L.  01.,  Copris  F.,  Onthophagus  Auct. 


Schreberi  L Eur.  mer. 

Copris  Geoffr.  ï) 

Scarabaeus  L. 

unaris Eur.  L’exemplaire  type  dans  la  Col. 

de  Linné  est  un  mâle. 

paniscus  L Eur.  mer. 

meleager Am.  mer. 

coelala Cap  b.  Sp. 


1)  Des  Copris  de  Fabricius,  les:  nemestrinus,  sabaeus,  splendidulus, 
ammon,  sinon,  capucinus,  antenor,  ursus,  nisus,  fricalor  et  Iridens  (Phanaeus) 
ont  été  décrits  antérieurement  par  Obvier  sous  les  mômes  noms;  le  C. 
carolina  F.  a été  décrit  antérieurement  par  De  Geer  comme  Scarabaeus 
id  (Brachycopris  llaldm.);  les  C.  orientalis  F.  et  phttus  F.  décrits  antérieure- 
ment par  Olivier  sous  les  noms  de  Tullius  et  Fidius,  tandis  que  le  C.  Tul- 
lius F.  est  tout  une  autre  espèce,  ce  qui  rend  cette  dernière  en  double 
emploi;  C.  nanus  F.  n’est  qu’une  variété  de  petite  taille  du  C.  sabaeus  01., 
auquel  appartient  aussi  le  C.  Phitedus  F.  Jabl.;  C.  Belzebub  F.  est  le  même 
que  le  Scar.  sulcalus  Drury,  dont  la  femelle  parait  être  l'Onitis  Nicanor  F., 
qui  appartiennent  au  genre  Phanaeus;  C.  scabrosa  F.  = Onilis  Apelles  01.; 
C,  dorcas  F.  nu  Orplmide;  C.  i dentatus  et  C.  aeson  F.  des  Céolrupides; 
C.  crislalus  un  Scarabaeide;  C,  einarginala  F.  la  t du  C.  lunaris  L.,  C. 
hispanus  la  Ç du  C.  paniscus  L.  — Le  reste  des  Copris  F.  appartient  en 
majeure  partie  aux  Onthophagus  et  se  trouve  cité  dans  les  genres  qui 
suivent. 


151 


reflexus China,  Ind.  or.  Sa  patrie  véribable 

est  Java. 


Ontherus  Er. 

Copris  F. 

sulcalor Cayennae. 

Catharsiiis  Uope. 

Scarabaeus  01.,  Copris  F. 

Jacchus Cap. 

Ocdipus Cap. 

carmclita Guinea. 

oryx China,  Ind.  or. 

Heliocopris  Hope. 

Scarabaeus  L.  01.,  Copris  F. 

(jigas  L Ind.  or. 

midas Ind.  or.  Fabricius  cite  pour  patrie 

l’Amérique,  mais  l’insecte  vient  des  Indes. 

bucephalvs Ind.  or. 

Enjx Guinea. 

Hamadryas  ....  Cap.  b.  Sp. 

pimal Caffraria.  C’est  par  erreur  que  Fa- 


bricius l’a  noté  comme  originaire  des  Indes  ori- 
entales. M.  Burmeister  a relevé  cette  erreur,  en 
le  reconnaissant  identique  avec  C.  canon  Klug. 

Hoplocopris  Motsch. 

Scarabaeus  L.  01.,  Copns  F.,  Catharsius  Ilope. 
molossus  L Ind  or.,  China. 

Phanaeus  Mac  Leay. 

Scarabaeus  L.  01.,  Copm  F.,  Onüis  F.,  Lonchophorus 

Gerra. 

lancifer  L Am.  mer. 


152 


mimas  L.  . . 

. . . Am.  mer. 

carnifex  L.  . 

. . . .4m.  bor. 

Faunus  . . . 

Sternaspis  Hope. 

Copris  F.,  Oxysternon  Castelu. 

feslivus  L.  . . 

. . . Amer.  m. 

conspicillatus 

Bubas  Mcgerle. 

Scarabaeus  L.  01.,  Onitis  F. 

bison  L.  . . . 

. . . Eur.  mer. 

Onitis  F. 

Copris  F. 

Lusitania. 

Ind.  or.  1) 

G h al  coderas  Er. 

Aleuchm  F. 

Guinea. 

Onihotrogus  Motsch. 

Copris  F. 

auratus  . ...  Guinea. 

1)  Des  autres  Onitis  de  Fabriciiis,  YImm,  Aygulus,  Apelles,  Jasius, 
sphinx.  Déliai  et  unguiculatus  ont  été  décrits  antérieurement  par  Olivier 
sous  les  mêmes  noms;  0.  clinias  F.  et  Lophus  F.  antérieurement  par 
Rossi  comme  furcifer  et  irroratus;  0.  menalcas  par  Pallas;  0.  Nicanor  F. 
est  la  Ç d’un  Phanaeus;  le  Scarab.  sphinx  F.  N.  98  de  la  ,Syst.  entom.  est 
un  tout  autre  insecte  que  V Onitis  sphinx  F.  N.  9 de  la  Syst.  El.;  le  pre- 
mier. qui  vient  de  l’Améritiue,  parait  être  un  Gromphas,  le  second  est  un 
Onitis  des  Indes  orientales,  enfin  le  troisième  Scarabaeus  sphinx  F.,  origi- 
naire de  Sierra  Lcona,  se  trouve  décrit  dans  la  Syst.  entom.  sous  N.  45 
et  paraît  être  un  Aphodiaire,  qui  a perdu  ses  tarses  antérieurs.  Aucune 
de  ces  trois  especes  n’a  rien  de  commun  avec  le  sphinx  Olivier,  qui  est 
un  Onitis  de  la  France  méridionale  et  dont  le  nom,  comme  le  plus  ancien, 
devra  être  conservé. 


VandeUii 

Philemon 


maculatus 


153 


Melinoceriis  Molscli. 

Copris  F. 

harpax Guiiiea. 

O n t h O P 11  a g U s 1^  a t r. 

Scarabaeus  L.  01.,  Copris  F.  Wiedm.,  Ateuckus  F. 


nuchicornis  L.  . . . Eur. 

vacca  L Eur.,  dans  la  Col.  de  Linné  il  y a 

une  étiquette  de  sa  propre  main  avec  le  nom  de 
vitulus. 

iaurus  L Eur. 

ovatus  L Eur. 

javanus Ind.  or.  Java. 

gumeensis Guinea. 

pygmaeus Ind.  or.  Tranqueb. 

pardalis Ind.  or. 

? rosalius America. 

drornedarius  ....  Ind.  or. 

tarandus  Ind.  or. 

lucidus  ...  Eur. 

melilaeus  . Tanger. 

unifasdatus  ....  Ind.  or.  Tranqueb. 

nimrod Guinea. 

vulcamis Ind.  or.  Tranqueb. 

cervus Ind.  or. 

ibex Ind.  or. 

gazella Ind.  or. 

tragus China. 

antilope Ind.  or. 

dama Ind.  or. 

mopsus  .....  Ind.  or. 
hyaena  Cap.  b.  Sp. 


134 


centricornis  . . . 

. Ind.  or. 

unicornis  . . . . 

. Ind.  or. 

furcula 

. Ind.  or. 

4-pustulatus . . . 

. Nov.  Holi. 

quadricomis  . . . 

. Ind.  or. 

laevigalus  . . . . 

. Ind.  or. 

3-puslulatus . . . 

. Nov.  Holl. 

politus 

. Ind.  or.  Tranqueb. 

2-tuberculatus . . 

. Am.  mer. 

aterrimus  . . . . 

. Ind.  or. 

? chrysis 

. Am.  mer. 

pusillus 

. Ind.  or. 

variegatus  . . . . 

. Ind.  or. 

parvulus 

, . Ind.  or. 

fuscopunctatus  . . 

. Ind.  or. 

? femoratus (Canthon?)  Am.  mer.  ^ ) 

Onthosphaenus  Motsch. 

Scarabaeus  01.,  Copris  F.,  Onthophagus  Auct. 

vertagus China,  Incl.  or.,  identique  avec  Copr. 

lamina  Wiedm. 


1)  Des  autres  Copris  de  l'abricius,  qui  maintenant  sont  des  Ontho- 
phagus Latr.,  ie:  C.  pactolas,  seniculus,  catta,  hifasciatus,  Lemur,  camelus, 
bonastts,  sagiltanus  (erecta  Wiedm.  Z.  M.),  spinif'ex,  coenobila,  nulans,  ei- 
conia  (Iplàs  01.),  aeneus,  ihoracicus,  furcatus,  obliquas  et  discoideus  (Ateuch.) 
ont  été  décrits  antérieurement  par  Olivier  sous  les  mêmes  noms;  C.  cana- 
densis  et  latebrosus  par  l’anzer,  sous  les  noms  d'orphaeus  et  hecate,  au- 
quel appartient  aussi  )e  C.  haslator  F.;  C.  alces  F.  = Ontli.  Hybneri  = 
tages  Oliv.;  C.  capra  F.  = laurus  L.  var. ; C.  vitulus  F.  = camelus  F.;  C. 
medea  (médius)  F.  parait  être  5?  de  vacca  et  a été  décrite  aulérieureraent 
par  Panzer,  ainsi  (jne  le  C.  fracticornis  F.;  C.  xiphias  F.  = nuchicornis  I,. 
var.;  C.  metallica  F.  = bonasus  Ç,  qui  sont  le  même  insecte  que  cafta 
Oliv.;  C.  rhadamistus  et  femorata  sont  des  Scaptodera  llope,  le  dernier  le 
même  que  l'Onitis  niger  Wiedm.  Zool.  Mag.  et  décrit  antérieurement  par 
llliger;  C.  verticicornis  F.  et  Ateuchus  pallens  F.  sont  des  simples  variétés 
de  VOniticellus  flavipes  qui  a été  décrit  antérieurement  par  Olivier  sous  ce 
dernier  nom. 


155 


Venator Java,  le  môme  que  le  Copris  tricera 

Wiedm. 

Scaptodera  Hope. 

Copris  F.,  Ateuchus  F.,  Oniticellus  Aiict. 
rhadamislus  ....  Ind.  or.  Bengal. 

Oniticellus  Ziegl. 

Ateuchus  F. 

pallipes Eur.  mer.,  Afr. 

2.  Aphodiides.  1) 

Colobopterus  Mulst. 

Scarabaeus  L.  01.,  Aphodius  F.  Auct. 

erraticus  L Eur. 

Eupleurus  Mulst. 

Scarabaeus  L.  01.,  Aphodius  F.,  Gyll  Auct. 
subterraneus  L.  . . Eur. 

‘ Teuchestes  Mulst. 

Scarabaeus  L.  01.,  Aphodius  F.  Gyll. 

fossor  L Eur. 


corps  aplati. 


Le  genre  Aphodius,  dans  l’extension  qu’il  a reçu  dans  le  dernier 
temps,  étant  encore  très  nombreux  en  espèces,  ce  qui  rend  difficile  l’étude 
des  dernières,  j’ai  cru  devoir  essayer  une  division  plus  détaillée  comme 
le  démontre  la  table  synoptique  suivante: 

épines  apicales  des  jambes  pos- 
térieures inégales Colobopterus  Mulst. 

épines  apicales  dos  jambes  pos- 
térieures égales Eupleurus  Mulst. 

face  externe 
desjambesan- 

tér:  glabre  . . Teuchestes  Mulst. 
face  externe 
des  jambes  an- 

tér:  crénelée  . Otophorus  Mulst. 
épines  apicales  des  jambes  pos- 
térieures inégales oo 


•d 


f corps  convexe 
dessus  . . . . 


épines  apicales] 
Ides  jambes  pos- 
Itérieures  égales  i 


15« 


sorex China. 

analis Jnd.  or. 

Otophorus  Mulst. 

Scarabaeus  L,  01.,  Aphodius  F.  Gyll. 
haemorhoidalis  L.  . Eur.  b or. 

Calarnosternus  Motsch. 

Scarabaeus  L.  De  Geer  01.,  Aphodius  F.  Gyll.  Mulst. 
granarius  L.  ...  Eur. 

Aphodius  F. 

Scarabaeus  L.  01.,  Aphodius  Gyll.  Mulst. 
fimetarius  L.  ...  Eur. 

foetens Eur. 

sulcalus Eur.  tenip. 

foedilus Eur.  bor. 

hydrochoeris  ....  Eur.  mer. 
nitidulus Eur. 


\ 


JS 

a 


égales; 

Meso- 

sler- 

num: 


('caréné  au  milieu 
aplati, 
sans  ca- 


'O 

C 


marginé  e arrière 

Irène;  tho-i 

....V.  1 lieu  de  sa  base  . 

I uX!  \ 

lnberculé;(  marginé  en  arriére, 
thorax:  ( non  marginé  .... 

non  marginé  en  ar 

pube-  l riére 

scent  1 marginé  en  arriére 
Idessus;] angles  post. du tho 
sans  ithorax:/ rax  arrondis.  . . 

tuber-  J \ anguleux 

cules;  ^ j marginé  / 

icorps:  j sans  len  arriére;!  caréné 
raesoster-  j simple. 


sans 
I pube- 
' scence 


num: 

dessus;  inon  marginé  en  ar- 
Ihorax:  f riére;  menton  dé- 
coupé en  avant  . . 


Calarnosternus  Motscli. 
Aphodius  .éuct. 

Liothorajo  Motsch. 

Chilotliorax  Motsch. 

0 0 

Trichonotus  Motsch. 


Slrongylottiorax  Motsch. 

00 

Phalacronothus  Motsch. 
00 


Acrossus  Mulst. 


157 


Liothorax  Motsch. 

Scarabaeus  L.  01.,  Aphodms  F.  Gyll.  Mulst. 


plagiatiis  L Eiir. 

elonçjatulus  ....  Cliina,  Ind.  or.,  est  le  môme  que 
VAph.  cornutus  Wiedm.  Zool.  Magas.  II. 
nigrita Ile  de  France,  Madagascar. 

Chilothorax  Motsch. 


Scarabaeus  L.  01.,  Aphodius  F.  Mulst.  Er. 
conspurcalus  L.  . . Eur. 
inguinatus Eur. 

Trichonotus  Mulst.') 


Aphodius  F.  Er. 

obscurus Eur. 

porcus Eur. 

scrofa Eur. 


Phalacronothus  Motsch. 

Scarabaeus  L.  01.,  Aphodius  F.  Mulst.  Er. 
quadrimaculalus  L.  Eur. 

A cross  us  Mulst. 

Scarabaeus  L.  01.,  Aphodius  F.  Gyll.  Er. 

rufipes  L Eur. 

pécari Eur.  mer. 

moestus Ind.  or. 

? atricapillus  . . . Ind.  or. 

? mpudicus  ....  Ind.  or. 

))  La  remarque  d’Erichson  conire  l’adoplion  de  genre  Trichonotus: 
que  le  cî  du  Trichonotus  lutarius  est  sur  le  dessus  du  corps  dé- 
pourvu de  pubescence,  n’est  pas  exacte  el  à l’état  frais  il  présente 
des  poils  aussi  longs  que  la  femelle,  surtout  postérieurement. 


158 


Euparia  Lepellet.  St.  Farg  & Serv. 


Aphodius  F. 

stercorator Am.  b or. 

Platytomus  Mulst. 
? tibialis Tanger,  Aegyptus. 

Rliyssemus  Mulst. 


Ptinus  L.,  Aphodius  F.,  Psammodius  Gyll. 
germanus  L.  . . . Eur.,  d’après  la  Col.  de  Linné  c’est 
y Aphodius  asper  F. 

Aegialia  Latr. 

Aphodius  F.,  Psammodius  Gyll. 

....  Eur.  bor. 

....  Germ. 

Chiron  Mac-Leay. 

Sinodendron  F.,  Diasomus  Dalman. 
digitatus Ind.  or.  i) 

1)  Des  autres  Aphodius  de  Fabricius;  YAph.  scrutator  F.  a été  dé- 
crit antérieurement  par  Olivier  sous  le  nom  de  Scar.  rubidus;  VAph.  fa- 
sciatus  F.  par  Panzcr  comme  Scar.  conjiigatus;  Aph.  scybalarius  F.  par 
Olivier  comme  Scar.  conflagratus  et  sa  variété  à lâche  noire  sur  les  élytres 
(con/lagralus  F.)  comme  Scarab.  scgbalarim;  X'Aph.  lerrestria  F.  par  De  Geer 
comme  Scar.  ater,  ce  qui  donne  pour  VAph.  uter  F.  un  double  emploi  de 
nom:  l’Ap/<.  A-tuberculatus  F.  d’Amérique,  appartient  d’après  Ericlison  au 
Scar.  granarius  L.,  VAph.  rufescens  F.  a élé  décrit  par  Olivier  antérieure- 
ment comme  Scar.  foetens;  VAph.  prodromus  F.  par  Panzer  comme  Scar. 
sticliciis:  les  Aph.  anachorela  F.,  suluralis  F.  et  obsolelus  F.  appartiennent 
d’après  Ericlison  à la  môme  e.spèce,  décrite  antérieurement  par  Olivier 
sous  le  nom  de  Scar.  lividus;  VAph.  immmdus  F.  appartient  d’après  Erich- 
son  au  Scar.  lutarius  Payk.  ; VAph.  granarius  F.  n’est  pas  celui  de  Linné  et 
appartient  d’après  Erichson  an  Scar.  pusillus  Hrbst;  l’ApA.  i-pusliilatus  F. 
est  identique  avec  le  Scar.  A-maculatus  L.;  l’ApA.  conspulus  F.  = eonta- 
minatus  Ilrahm.;  l’ApA.  contaminatus  F.  = conspurcatus  01.;  VAph.  bipun- 
ctatus  F.  = Scar.  coccineltoides  Pallas  = bimaculatus  I.axman;  VAph.  luta- 


arenaria 
rufa  . . 


159 


3.  Obphnides. 

Hybalus  Dej. 

Copris  F.,  Geobius  BrUllé. 

(lorcm Mauritania. 

Orphnus  Mac-Leay. 

Geotriipes  F.,  Triodontus  WesUv. 
bicolor Ind.  or. 

Ochodeus  Mgle. 

Melolonlha  F.  Pz.,  Psephus  Kirby. 
chrysomelinus  . . . Austria. 

4.  Geotbüpides. 

Ceratophius  Fisch. 

Scarabaeus  L.  01.,  Copris  F.,  Typhoeus  Leach,  Armi- 

dcus  Ziegl. 

typhoeus  L Eur.  m. 

'momus Hispania,  Fabricius  a mis  ici  Indes 

orientales,  probablement  induit  en  erreur  par  la 
ressemblance  avec  le  Cer.  aeson,  qui  suit. 
aeson Ind.  or.  ^),  le  type  dans  la  Col.  de 

rius  F.  = luridus  01.;  VAph.  nigripes  F.  = luridus  var.;  l'Aph.  sus  F.  = 
Scar.  pubescens  01.  ; les  Aph.  sordidus,  7-macHlatus,  himaculatus,  marginellus, 
A-maculatus  (qui  n’est  pas  celui  de  Linné),  merdarius,  luridus,  lesleludina- 
rius,  porcatus,  elevatus  et  asper,  ont  été  décrits  antérieurement  par  Olivier 
sous  les  mêmes  noms,  caesus  F.  anl.  par  Panzer  comme  Scar. 

id.  Y Aph  sahuleti  F.  i)ar  Paykull  comme  Scarab.  id,;  Aph.  consputus  F.  par 
Brahm.  comme  Scar.  prodronm,  VAph.  depressus  F.  par  Kugellan  comme 
Scar.  id.  — Trois  espèces  de  Fabricius  restent  encore  douteuses  notam- 
roent:  .^ph.  atricapillus  et  impudicus  des  Indes  orientales,  qui  paraissent 
être  des  Acrossus  et  VAph.  tibialis,  qui  pourrait  être  un  Plalytomus  Mulst. 

1)  M.  Lacordaire  parait  se  tromper  en  déclarant  p.  141,  que  le 
Copris  aeson  F.  est  une  Ç du  Ceral.  momus;  je  possède  un  pareil  insecte 
positivement  des  Indes  orientales,  qui  présente  la  plus  grande  ressem- 
blance avec  les  petits  exemplaires  du  momus  <S,  mais  les  cornes  de  son 


< 


16(» 

Fabricius  est  une  V»  qui  est  peu  luisante,  tine- 
inent  striée  sur  les  élytres  et  avec  quatre  tuber- 
cules sur  le  corselet. 

Geotrupcs  Latr. 

Scarabaeus  L.  F.  01. 

stercorarius  L. . . . Eur.  D’après  le  type  dans  la  (iOl. 

(le  Linné,  c’est  le  G.  mulator  et  non  pas  le  spi- 
niger  comme  l’avance  Erichson,  ce  dernier  (spi- 
niger)  aura  donc  à reprendre  son  nom  primitif, 

donné  par  Marsham  et  qui  est  si  caractéristique 
pour  l’espèce. 
sylvaticus  L.  . . . Eur. 

Blackburnii  ....  Am.  bor. 

Trypocopris  Motsch.^) 

Scarabaeus  L.  F.  01.,  Geotrupes  Mulst.,  Er.  Lacord.-* 
vernalis  L Eur. 

Tborcctes  Mulst. 

Scarabaeus  F.  01.,  Geotrupes  Er.  Lacord. 

laevigatus Eur.  mer.  Dans  la  Col.  de  Fabn- 

cius  le  type  est  de  couleur  bleuâtre.^) 

corselet  sont  courbées  en  dedans,  le  corselet  est  plus  largement  réfléchi 
sur  les  côtés,  ce  qui  ie  rend  un  peu  plus  large  que  les  élytres,  qui  sont 
aussi  plus  fortemeut  refléchies  à la  base  des  côtés  latéraux. 

1)  Ce  nouveau  genre  se  distingue  des  Geotrupes,  par  la  massue  de 
ses  antennes,  ou  l’article  du  milieu  n’est  pas  sensiblement  aminci  ou  rac- 
courci vers  ie  bord  extérieur,  de  sorte  que  la  massue  se  présente  large- 
ment triarticuléo  à sa  tranchée  extérieure!  par  son  2:d  article  des  an- 
tennes entièrement  visible,  par  ses  jambes  postérieures  avec  trois  in- 
cisions transversales  seulement , par  ses  élytres  plus  ou  moins  lisses,  sans 
stries  |)rofondes,  par  sa  forme  liemispbaerique  Rc. 

2)  Des  Scarabaeus  de  Fabricius,  qui  maintenant  sont  des  Gootru- 
pides,  le:  Sc.  quadridens,  coryphaeus,  cyclops,  lazarus,  mobilicornis  et 


161 


5.  Trogides. 

Trox  F. 

Silplia  L. 

Sabulosus Eur. 

scaber  L Eur.  Dans  la  Col.  de  Linné,  le  type 

manque,  mais  par  la  description  on  peut  s’assu- 
rer que  c’est  le  Tr.  arcnarius  F. 
granulatus Barbaria,  Lusit.  i) 

6.  Gi.aphyrides.2) 

Anthypna  Eschh. 

Melolontha  F.  01.  Hrbst. 


abdominalis  ....  Italia. 

Glaphyrus  Latr. 
Scarabaeus  L.  Pall.,  Melolontha  F. 

tnaurus  L Mauritania. 

serratulae Barbaria. 

Ampbicoma  Latr.  3) 
Melolontha  F.,  Anthypna  Eschh. 
miles  F Barbaria. 


^plendtdus  ont  été  décrits  aniérieurement  par  Olivier,  sous  les  mêmes 
noms;  le  Sc.  dispar  F.  décrit  antérieurement  par  Rossi,  sous  le  même 
nom;  le  Scar.  testaceus  F.  n'est  qu'une  variété  du  mobilicomis. 

1)  Parmi  les  Tnox  de  Fabricius,  le:  Tr.  horridus,  suberosm,  gem- 
matus,  hispidtis,  luridiis  ont  été  décrits  antérieurement  par  Olivier  sous 
les  mêmes  noms,  le  Tr.  arenarius  F.  = scaber  L.;  le  Tr.  cornutus  F.  est 
nn  Colitophagide;  le  Tr.  spinicornis  inconnu. 

2)  Je  ne  crois  pas  qu'il  soit  naturel  de  placer  ces  insectes,  pure- 
ment phytophages,  dans  une  même  division  avec  les  coprophages,  comme 
l’a  fait  M.  Lacordaire  et  il  faut  plutôt  les  considérer  comme  des  Melolon- 
thides  laparostictiques. 

3)  Les  Amphicoma  Latr.  présentent  quatre  formes  différentes,  qui 
me  paraissent  propres  pour  constituer  des  genres  particuliers;  1.  Amphi- 
coma,  à corps  très  étroit  et  des  caractères  déjà  connues  des  auteurs; 

11 


162 


Pygopleurus  Motsch.  , 
Scarabaem  L.,  Metolontha  F.,  Amphicoma  Lalr.,  Eu- 


lasia  Tniqui. 

syriaca  L India. 

vulpes Sibir.?  Rus.  no.  or. 


Trichopleurus  Motsch. 

Melolo7itha  F.,  Amphicoma  Latr.,  EiUasia  Truqui.^) 
bomhilius Africa,  Agiria. 

2.  Pygopleurus  m.,  A corps  moins  allongé,  mais  cependant  toujours  atténué 
en  arriéro,  avec  le  corselet  fortement  ponctué,  peu  luisant,  aplati,  mas- 
sue des  antennes  transversalement  allongée,  acuminée,  son  2:d  article 
raccourci,  aminci  extérieurement  et  recouvert  par  les  deux  articles  voisins, 
qui  se  touchent;  3.  F.ulasia  Trtiqui,  qui  ont  le  corselet  peu  profondément 
ponctué,  convexe,  les  élytres  pas  longuement  velues,  pubescentes;  Tricho- 
pleurus m.,  corps  ovalaire,  plus  ou  moins  parallèle,  peu  convexe  dessus, 
corselet  et  élytres  longuement  velues,  luisantes,  massue  dos  antennes 
ronde  et  les  3 articles  distincts  sur  la  tranchée  extérieure,  celui  du  milieu 
même  un  peu  élargi. 

1)  Des  autres  Meloloxtha  F.,  qui  maintenant  appartiennent  aux 
Glaphyrides,  la:  Mel.  Iiirta  F.  = Ç Pygopl.  vulpes  F.;  Mel.  vittata  F.  a été 
décrite  antérieurement  par  Olivier  sous  le  même  nom. 


163 


III.  Synonymie  et  critique. 

Coléoptères. 

Dans  la:  «Berliner  entoinologische  Zeitschrift  1859, 
p.  XXXI,  M.  Kraatz,  en  citant  ma  brochure  sur  les 
Staphüiniles  dans  le  Bulletin  de  Moscou  1857,  prétend 
que  mon  genre 

Rhegmatocerus  — Diochus  Er.,  ce  qui  n’est  pas  le  cas, 
car  mon  genre  présente  une  tête  plus  ovale,  un 
corselet  très  conique,  sans  cils  autour,  mais  marqué 
des  points  imprimés  comme  les  Quedius,  des  élytres 
sensiblement  élargies  en  arrière  &c. 

Scoponetts  = Scopaetis  auct.,  quoique  dans  ma  descrip- 
tion j’ai  précisément  indiqué  les  caractères  qui  sé- 
parent ces  deux  genres. 

Sunides  boreaphiloides  — Lithocharis.  Il  faut  posséder 
une  riche  imagination  et,  surtout,  ne  pas  avoir  lu  ma 
description,  pour  hiire  de  pareils  rapprochements. 
Pinophüus  morio  =■  complanatus  Er.  Il  s’en  distingue 
(d’après  la  description)  par  sa  tôte  lisse  et  luisante, 
son  corselet  allongé,  avec  les  angles  antérieurs  droits, 
sa  pubescence  très  courte  &c. 

Paederus  cyanocephalus  indiens  Er.  — Un  Paederus 
cyanocephalus  n’existe  nullement  dans  ma  brochure, 
aussi  peu  qu’un  indiens  chez  Erichson. 


164 


Pieslomorphus  = Holims  Er.  Mon  nouveau  genre  n’a 
pas  les  jambes  spinulées,  ni  un  corselet  ponctué, 
mais  avec  deux  lignes  de  points  imprimés,  comme 
chez  les  Xantholinus  et  les  Philonthus;  les  élytres 
n’ont  pas  de  stries  subsulurales,  qui  ont  été  faites 
sur  le  dessein  par  méprise  du  graveur. 

Enfin  la  note,  par  rapport  au  Philonthus  pumi- 
Ivs,  est  passablement  ridicule  et  tout  à fait  inutile, 
car,  précisément,  pareeque  mon  exemplaire  typique 
ne  s’accorde  pas  avec  la  description  de  Mannerhcim, 
j’ai  voulu  appeler  l’attention  des  entomologistes.  — 
Voilà  comme  on  fait  la  critique  à Berlin. 

M.  Reiche  de  Paris  m’a  communiqué  les  ob- 
servations critiques  suivantes: 

Cetonia  hesperica  m.)  , , , 

■ variétés  de  la  melalhca  F.  rr  cu- 
— cupnna  m.  ) 

prea  Pory  & P.  Fabricius  dit  Syst.  El.  II,  p.  138 
de  sa  melalhca:  aenea,  opaca,  immaculata,  subtus  cu- 
prea;  les  miennes  sont:  nitidis,  albo-maculalis  &c. 
Dans  la  collection  de  Fabricius  le  type  de  la  me- 
tallica  auct.  est  confondu  avec  celle  que  je  nomme 
cupnna,  qui  a des  taches  blanches  sur  les  élytres 
et  qui  se  rencontre  aussi  en  Sicile. 

Cetonia  cirsii,  impressicollis,  4-guttata  m.  et  armeniaca 
Mannh.  variétés  de  la  Cet.  viridis  F.,  le  mat  et 
le  brillant  ne  sont  que  l'insecte  frais  ou  Yinsecte 
frotté.  Dans  ce  cas  la  melallica  opaque  de  Fabri- 
cius devrait  être  un  insecte  très  frais  cl  présenter 
des  taches  blanches,  s’il  les  possédait;  mais  il  était 
immaculata.  — Je  ne  contredirais  pas  l’opinion  de 
M.  Reiche,  si  la  viridis  F.  tachetée  de  blanc  se  re- 
trouvait dans  les  mômes  localités  que  Yarmeniaca, 


165 


— floralis  variétés.  Fabricitis  dé- 


niais ce  n’est  pas  le  cas:  la  première  est  septen- 
trionale, la  seconde  méridionale;  il  serait  donc  sin- 
gulier quelle  ne  présentât  des  exemplaires  tachetés 
qu'au  sud.  L’insecte  de  Fabricius  est  mat,  les  miens 
sont  luisants.  La  collection  de  ce  dernier  ne  pro- 
duit aucune  explication,  parceqiie  le  type  y manque. 

Cetonia  viridiflua  rn.) 

— (lavospila  m.  ) 
crit  sa  floralis  Syst.  El  II,  p.  156,  ainsi:  glabra, 
nigra,  thoracis,  elylrorum  abdomineque  margine  albo.  — 
Mes  espèces  sont:  nupra  eroso-scrobiculalis,  obscuro- 
viridifîuis».  Le  tyfie  dans  la  Col.  de  Fabricius  s’ac- 
corde avec  ma  Cet.  flavospila,  mais  |)as  avec  la  vi- 
ridiflua qui  est  plus  courte,  plus  carrée,  moins  luisante 
et  fortement  rugeuse  en  dessus.  M.  Scbaum  réunit 
ma  vù'idifîua  avec  C.  deserticola  Waltt.  que  je  ne 
connais  pas.  — Le  même  entomologiste  de  Berlin 
dit  que  ma  C.  cormna  ~ opaca  F.,  dont  la  descrip- 
tion dans  la  Syst.  El.  II,  p.  138,  dit:  viridis,  opaca, 
capitis  clypeo  reflexo  et  vient  d’Afrique;  mon  espece 
est:  nigro-subeyanea  et  vient  d’Espagne.  Le  type 
dans  la  Col.  de  Fabricius  est  effectivement  de  cou- 
leur noirâtre,  mais  plus  allongé  avec  des  vesti- 
ges de  taches  blanches  sur  les  élytres  et  cor- 
respond à une  espèce  que  je  possède  de  l’Al- 
gérie et  qui  est  souvent  il’un  vert  opaque  en  des 


sus.  — Je  ne  sais  pas  quelle  analogie  il  y a entre 
mon  espèce  et  la  C.  atrocoerulea  Waltt , que  M. 
Reicho  réunit  avec  la  C.  afflicta  Gory  & P.,  mais 
la  figure  de  cette  dernière  ne  s’accorde  pas  avec 
mon  espèce,  qui  est  plus  étroite,  plus  parallèle 
(nullement  ovalaire),  corselet  plus  triangulaire,  moins 


166 


arrondi,  dessous  du  corps  d’un  noir  un  peu  bleu- 
âtre et  non  violet  &c. 

Cetonia  funebra  Gory  & P.  =:  eæclamalionis  Faldm. 

Phyllognatus  pimctalo-striatus  = silenus  Ros.  Fabricius 
dit  dans  la  Syst.  El.  I,  p.  16,  elytris  laevissimis;  mon 
espèce  présente  des  élytres  distinctement  striées  par 
de  gros  points  imprimés,  un  corps  proportionnelle- 
ment plus  large,  plus  carré  &c. 


Pentadon  bispinosus  Kilster. 


puncticolUs  lîurm.)  — Peut,  algirinus  Hrbst. 
monodon  Mulst.  ) 


Tricliopleurus  chîoridicolHs  = Amphicoma  arctos  Pallas 
var.  clirysopyga  Steven.  — Le  Trichopl.  arctos  Pall. 
est  toujours  plus  grand  que  le  Tr.  chrysopyga,  à ab- 
domen velu  de  noir  dans  les  deux  sexes  et  habite 
les  montagnes  du  Caucase  et  non  la  plaine.  — Tr. 
cidoridicollis  m.  est  sans  contredit  très  voisin  du  Tr. 
chrysopyga  Stev.,  ayant  la  môme  taille,  et  la  môme 
pubescence,  mais  dans  l’un  des  sexes  l’abdomen  est 
velu  de  noir,  dans  l’autre  roussâtre,  tandis  qu’il  est 
roux  dans  les  deux  sexes  chez  la  chrysopyga  avec 
le  corselet  et  l’écusson  noires  et  nullement  bleuâtres 
comme  ça  a lieu  chez  la  cidoridicollis.  — Outre  ces 
espèces  il  y a encore  une  très  voisine,  mais  plus 
petite,  qui  se  distingue  des  précédentes  par  la  pube- 
scence des  côtés  latéraux  de  son  corps,  qui,  au  lieu 
d’ôtre  noire,  y est  d’un  cendré-jaunâlre  très  pâle. 
Elle  vient  de  l’Arménie  et  porte  le  nom  de  Trichopl. 
pallidopilosus  ra. 

Pygopleurus  cyaneoviolaccus  =:  vulpes  T.  var.  psi- 

lotrichius  Faldm.  — La  môme  confusion  que  pour 
les  espèces  de  Trichopleurus  règne  aussi  dans  les 


167 


Pygopleurus.  — Le  Pyg.  vulpes  F.  est  décrit,  Syst. 
El.  II,  p.  185,  comme  venant  de  Sibérie  et  commu- 
niqué par  B5bcr,  et  dans  la  description  de  Fabii- 
cius  il  est  dit:  )-,fulvo-hirta,  abdomine  ferrugineo^h  ce 
qui  n’est  applicable  qu’au  du  Scarab.  alopecius 
Poil.,  qui  jusqu’ici  n’a  encore  été  trouvé  que  dans 
les  Steppes  du  Volga  inférieur,  nommées  par  Fa- 
bricius  Sibérie.  La  Ç de  cette  dernière  espèce  est 
moins  fortement  velue  que  le  mâle  et  ressemble 
complètement  au  Pygopl.  distmctus  Faldm.,  qui  de 
son  côté  a une  femelle  tout  à fait  comme  le  à 
l’exception  de  l’abdomen,  qui  est  roux  chez  le  der- 
nier. Le  psUotrichhis  décrit  par  Falderman,  est  un 
magasin  de  différentes  espèces,  cest  pourquoi  j ai 
cru  devoir  en  séparer  d’abord  mon  Pygopl.  cyanovio- 
laceus,  dont  le  mâle,  à abdomen  roux,  présente  de 
préférence  un  corselet  violet-métallique,  la  femelle,  a 
abdomen  noir,  un  corselet  d’un  bleu  foncé,  plus  ou 
moins  noirâtre.  Chez  le  Pygopl.  psdolnchim  ^^avieYss, 
de  Grèce,  que  je  tiens  de  Parreyss  lui-mème,  le  cor 
selet  et  l’écusson  sont  verts  dans  les  deux  sexes  et  le 
dessous  du  corps  plus  ou  moins  bleuâtre.  Ce  qui 
a beaucoup  contribué  ù méconnaître  toutes  ces  es 
pèces  c’est  la  ressemblance  des  femelles  chez  les 
Pygopleurus  on  général,  qui  chez  le  Pyg<^pl-  unicolor 
m.  ofire  déjà  un  passage  du  P.  cyamviolaceus  au  P. 
alopecias,  mais  sa  forme  plus  allongée  et  sa  pubes 
cence  beaucoup  moins  serrée  le  distingue  du  dei 
nier,  et  la  couleur  rousse  de  cette  pubescence  du 
premier,  chez  lequel  elle  est  noire  sur  le  côtés  la- 
téraux. Amph.  hirsuta  BrUllé  paraît  appartenir  au 
P.  unicolor,  qui  se  trouve  en  Géorgie  méridionale. 


168 


Les  P.  bimaculatus  Redtenbacher  et  les  espèces  de 
Morée  décrites  par  Brüllé  sont  tous  plus  petits  que 
ceux  dont  je  viens  de  parler. 

lloplia  hungarica  Burm.  =r  H.  brunnipes  Er. 

Anisoplia  hypocrita  Géné  A.  pallidipennis  Gyll. 

Hymenoplia  costulala  Grills  = U.  rugulosa  Mulst. 

— crislata  Grills  =:  H.  bifrons  Er. 

Rhizotrogus  vernalis  Brüllé  = R.  torulosus  Waltt. 

— ChevrolatiiGr’dh  =z  R.  flavicans  Blanch. 

— pincticol  Grills  = R.  ochraceus  Knoch. 

— volgensis  Fisch.  = R.  solstüialis  L.  Mes  exem- 
plaires sont  tous  plus  petits  que  nos  solstüialis, 
ayant  une  pubescence  bien  moins  serrée  et  plus 
longue  sur  le  corselet.  — L’antenne  est  composée 
de  9 articles  comme  chez  le  solslitialis ; ils  sont  donc 
tous  deux  des  Amphimallus.  — Le  solslitialis  vit  en 
grande  quantité  sur  nos  pins,  et  apparaît  en  Juillet, 
le  volgensis  vit  sur  l’herbe  et  apparaît  un  mois  plu- 
tôt, en  Juin, 

Psammodius  insculptus  Küst.  = Ps.  plicicollis  Er. 

Onthophagus  alpimis  Kolen.  = nuchicornis  L. 

— sublaevis  Ménétr.  = O.  tages  01.  r::  oryx  Klug. 

Gymnopleurus  asperatus  = G.  serratus  Fisch.  var. 

Stev.  minor. 

Sphaeridium  pictum  ¥ ü\dm.  = S.  scarabaeoides  var. 

Tentyria  sibirica  Gebl.  = T.  nomas  Pall.  La  pre- 

mière est  la  variété,  à élytres  un  peu  rugueuses, 
comme  cela  arrive  souvent  dans  ce  genre  de  Méla- 
somes. 


169 


IV.  Entomologie  appliquée. 

Insectes  utiles  et  nuisibles. 

Insectes  qui  vivent  sur  le  cafier  à Ceylan.  M.  Niet- 
ner  m’a  communiqué  plusieurs  insectes,  qui  nuisent 
aux  plantations  de  café,  ou  bien  qui  vivent  aux  dépens 
de  ces  insectes  nuisibles  et  sont  par  conséquent  utiles. 
Parmi  les  premiers  il  y en  a deux  qui  se  font  remar- 
quer; une  teigne  et  une  mouche: 

Grncilaria  rolTeiroliclla  Motscli.,  elongata,  parallela,  alla 
anticia  nigro-vîolaceis,  maculia  tranaversîa:  ad  aaturam  dua- 

alteri  minutia  lateraliter,  poatice  agnceque  albo-argenteia, 
alia  poaticia  cinereia,  corpore  pedihusque  albo-teataceia,  tibiia 
tarsisque  nigro-annulatia;  antennia  corporia  longitudine,  atria. 
Long.  IVs  1.  — lat.  Vs  b 

Il  ne  faut  pas  confondre  cette  teigne,  dont  la 
chenille  mine  les  feuilles  du  cafier  à Ceylan,  avec  une 
pareille,  qui  fait  la  même  chose  aux  Antilles  en  Amé- 
•ique  et  que  M.  Guérin  Ménerille  a décrit  sous  le  nom 
cVElachista  colfeella.  Cette  dernière  est  de  couleur 
blanc-argenté. 

Antliomyza  cniruifulia  Nietner,  breviuacula,  vîx  nitida, 
’^dgra,  corpore  cinereo  reaqüendena,  nigro  aparaim  aetoaa,  ocu- 
h's  fuscis,  diliite  Umbatia,  nudia;  fronte  non  prominente,  an- 
tennis  nigria,  mediocribua,  rotundatia,  aeta  elongata,  nuda-, 
u-lis  hgalinia,  nervis  nigria,  nerv.  trans.  rectiasimo,  coata  an- 
dca  nuda;  abdomîne  ovato,  transverao,  pedibua  aimplicibua. 
Long.  3/^  I _ lat.  2/^  1. 


170 


Elle  ressemble  un  peu  à notre  Ant.  lactucae,  mais 
sa  taille  est  trois  fois  plus  petite,  les  nervures  sur  les 
ailes  sont  noires,  les  yeux  largement  séparés  sur  le 
front,  l’article  basilaire  des  antennes  presque  rond, 
l’abdomen  transversal  &c.  — M.  Nietner  m’écrit  que 
la  larve  de  cette  mouche  mine  aussi  les  feuilles  du 
cafier,  peut-être  serait-elle  parasite  de  la  chenille  pré- 
cédente. 

Quant  aux  autres  insectes  qui  vivent  en  parasites 
sur  le  cafier  à Ceylan,  il  y en  a surtout  deux  qui 
ont  été  observés  par  M.  Nietner:  un  Pseudococcus  et 
un  Leucanium,  dont  ce  savant  observateur  prépare  une 
description  détaillée.  Ici  je  me  bornerai  à faire  re- 
marquer que  le  Pseudoccocus  du  cafier  nourrit  les  pa- 
rasites suivants: 

Scymnus  rotiindatus  Motsch.,  suhJiemwpliaerkus,  suhtilis- 
sinie  dense  punctnlatus,  hrevissime  cinereo-puherulus,  nnjer; 
ore,  antennis  pedibusque  rufo-testaceis,  femoribus  abdomineque 
infmcatiSf  corpore  subtus  nitido,  punctatoi  thorace  valde 
transverso,  antke  arcuatim  angustato,  angulis  postkis  sub- 
rectis;  scutello  minutissimo,  tnangulark,  elgtns  ad  basin  iho- 
racis  latitudine,  arcuatim  dilatatis,  rotundatis,  humeris  indi- 
stinctis.  Long.  ^4  b — Va  b 

Il  se  rapproche  le  plus  de  notre  Scym.  ater,  mais 
sa  forme  est  plus  arrondie,  plus  sphérique,  sans  traces 
d’angles  ou  d’élévations  humérales.  Plaques  abdomi- 
nales en  triangle  transversal.  La  larve  de  ce  Scym- 
nus  a été  découverte  par  M.  Nietner  dans  le  Pseudo- 
coccus du  cafier. 

Encyrtus  Jiielneri  Motsch.,  musciformis,  elongato-ovatus, 
postke  attenuatus,  subconvexus,  nitidus,  impunctatus,  fulvo- 
testaceus,  ocnlis  magnis,  albo-subviridihus,  antennis  antke 
albis,  apke  nigris;  alis  hyalinis,  interrupto  plus  minusve  ni- 


171 


yro-fasciatis,  apice  mfuscatis,  pedibus  suhpallidis,  tarsorum 
apice  nigroj  antennis  capitis  thoracis  conjunctis  longitudinem 
aequales,  clavatis,  art.  l:o  elongato,  cyUndnco,  2:o  tripla  bre- 
viore,  obconico,  3:o  mimitissimo,  4:o  et  5:o  panlo  majoribus, 
infuscatis,  nigro  setosis,  6;o—8:o  albidls,  9:o — li:o  nîgris,  cy- 
lindricis,  solidis,  apice  late  tnincatis;  — scnteîlo  magna,  pa- 
stice  rotundato,  subattenuato  • abdomine  tharace  angustiore, 
suhtriangtdari,  postice  acnminato,  apice  brevissime  aculeato; 
tarsis  mediis  triangulariter  dilatatis.  Long.  % V4 

Il  ressemble  un  peu  à notre  Enc.  Swederi,  mais 
sa  taille  est  du  double  plus  petite,  sa  forme  plus  atté- 
nuée postérieurement  et  ses  couleurs  sont  dilTérentes. 
M.  Nietner,  au(|uel  je  me  fais  un  plaisir  de  le  dédier, 
l’a  obtenu  du  Pseudococcus  du  cafier. 

Cliarloccrus  miistifuniiis  Motscli.,  gyentamerus,  elongato- 
avatus,  ptastice  attenuatm,  impunctatns,  nitidus,  niger,  geni- 
cuîis  tarsinque  basi  albisj  alis  postice  cdiatis,  nervo  costali 
pane  ramulo  stigmaticalis  non  continuato;  capite  valde  trans- 
verso, fronte  convexo  non  impresso,  oculis  magnis,  planiu- 
scîdis;  antennis  longitiidine  caqntis  cuni  thorace  conjunctis, 
aequales,  medio  frontis  inseriis,  fractis,  quadnarticidatis,  ar- 
ticidis  tribus  qn-iniis  tennis,  l:o  elongato,  subclavato,  2:o  duplo 
breviore,  subconico,  3:o  minuto,  sed  latitndine  longiore,  4:o 
longissinio,  compressa,  cidtriformi,  apice  attenuatoi  thorace 
basi  cgpite  non  latiore,  transverso,  postice  subdilatato,  antice 
linea  transversa  impressa,  viridescente  paulo  resplendens; 
scutello  triangulai'i;  abdomine  horizontali,  latitudine  vix  lon- 
giore, apice  acuminato.  Long.  % 1.  — l<lt-  Vs 

Ce  petit  insecte  a la  forme  extrêmement  voisine 
de  quelque  Diptères  du  genre  CIdorops,  mais  beaucoup 
plus  petit  et  plus  ramassée.  J’ai  séparé  ce  nouveau 
genre  des  Encyrlus  à cause  des  antennes  compri- 
roées,  composées  de  quatre  articles  distincts  seule- 
ment, dont  le  dernier  très  long,  en  forme  de  lame 
ncuminée,  qui  n)ôme  au  microscope  ne  présente  au- 


172 


cune  articulation.  Obtenu  également  du  Pseudococcus 
du  cafier. 

Du  Leucanmm  coffeae  M.  Nietner  a reçu  trois  es- 
pèces de  Pteromalides  qui  m’ont  servies  à former  deux 
genres  nouveaux  sous  le  nom  de  SculeUista  et  de  Ce- 
phalela:  le  premier  extrêmement  rémarquables  par  le 
grand  développement  de  son  écusson,  qui  recouvre 
presqu’  entièrement  l’abdomen,  comme  chez  les  Pen- 
tatomides  des  Hémiptères;  les  antennes  des  femelles 
sont  coudées  et  claviformes,  chez  les  mâles  linéaires 
et  atténuées  vers  l’extrémité. 

Scutellista  cyanca  Motsch.,  pentamera,  hreviter-ovata, 
suhconvexa,  crebre  rugoso-punctata,  subopaca,  brevîter  cînereo- 
pilifera,  cganea,  oculis  ntgns,  antennia  tibnsque  plus  mi- 
nusve  testaceis,  tarais  subalbis,  apice  nigris;  capite  lato,  valde 
transverso,  inter  antennas  subcarinato,  impunctato,  snpra  ca- 
nna triangulariter  impresso,  fronte  verstis  marginem  tri- 
ocellata,  antennis  antice  in  medio  frontis  insertis,  subdistantes, 
capite  thoraceque  longitudine  paulo  longioribus,  in  Ç fractis, 
clavatis,  art.  l:o  elongato,  subcyUndrico,  2:o  trijdo  breviore, 
infuscato,  3:o — 7:o  duplo  breviorihus,  sensim  dilatatis,  8:o 
magno,  elongato- ovato,  l:o  duplo  latiore  et  breviore,  in  c? 
linearibus,  crassiusculis,  articulo  'J:o  elongato,  2:o  brevissimo, 
3:o — 6:o  aequalibus,  subcylindricis,  l:o  duplo  latioribus,  sed 
dimidio  brevioribus,  7;o  longiori,  conico-,  oculis  magnis,  pla- 
niusculis,  in  angulis  qwsticis  positis;  thorace  transverso,  ca- 
pite paulo  angustiore,  postice  subangustato,  antice  linea  trans- 
versa, lateraliter  utrinque  obliquo-impresso  ; scutello  convexo, 
magno,  longissimo,  thorace  angustiore,  arcuatim-triangulari, 
antice  subconstricto,  apice  rotundato;  abdomine  thoracis  fere 
latitudine,  subquadrato,  glaberrimo,  nitidissimo,  nigro-cyaneo, 
postice  aubdilatato,  margine  7 -denticulato,  apice  aculeato; 
subtus  medio  longitudinaliter  acute  carinato;  alis  abdominis 
apice  super antibtis,  liyalinis,  anticis  punctulatis,  nervo  costa- 
lis  ponc  basin  ramuli  stigmaticalis  paulo  continuato,  hic  sub- 


173 


elongaitis,  obKquus,  apice  punctiformi  dilatatus;  tiliis  apice 
spina  longissima  armato.  S Long,  corp,  % 1.  — lat.  V3  1. 
— alar.  expans.  IVe  1.  mas  quadruple  minor. 

Ce  singulier  insecte  rappelle  les  Thoracantha  Latr. 
et  surtout  la  Galearia  violacea  Brilllô,  Suites  à BufTon 
IV,  p.  572,  tab.  38,  f.  6,  si  l’on  ôte  la  partie  antérieure 
(lu  corselet  et  considère  le  segment  du  milieu  de  cette 
figure  comme  tète;  l’écusson  est  presqu’  aussi  long, 
mais  non  fendu,  les  ailes  plus  allongées,  l’abdomen 
horizontal,  large,  la  taille  trois  fois  plus  petite,  jambes 
droites  &c. 

Les  deux  autres  espèces  sorties  du  Leucanium 
coffeae,  sont: 

‘ Cephaleta  purpureiventrls  Mot  s ch.,  tetramera,  brevimcula, 
postice  attenuata,  siibconvexa,  nitida,  nigra,  fronte  snbeyanea, 
(ibdomhie  piirpxireo-violaceo,  antennis  fuscotestaceis,  genieuh», 
tibiarum  agnee  tarsisque  antice  suiedbkhs;  capite  latissxmo, 
valde  transverso,  postice  excavato-truncato,  impiinctato,  fronte 
inter  ocnlos  imjvesso,  antice  leviter  carinato,  antennis  capite 
thoraeeque  conjnnctis  longioribus,  crassiusculis,  fliformibus, 
antice  in  medio  insertis,  subdistantes,  art.  J:o  elongato,  cylin- 
dneo,  apice  infuseato,  2:o  hrevissimo,  fusco,  3:o  fere  longitu- 
dinem  primo  aequali,  sed  latiore,  4—6  sensim  brevioribus, 
eubcompressis,  7:o  longiori,  elongato-triangularig  oculis  mag- 
nis,  planiusculis,  ad  angulos  posticis  positis;  thorace  capite 
angustiore,  transverso,  convexo,  antice  postieeque  aequaliter 
angustato,  linea  transversa  antica  disfincta,  laterali  minus 
inipressaj  scutello  magno,  convexo,  triangulariter  attenuato, 
ajjice  rotimdnto,  abdominis  basi  non  superante;  hoc  horizon- 
tali,  subtransverso-cordiformi,  subconvexo,  glabro,  segmenta 
Jirimo  valde  transverso,  nigro-subviolaceo,  segmentis  sequenti- 
bus  coeruleisj  metaihorace  subquadrato,  anguUs  rectisi  alis 
hyalinis,  anticis  vix  gyunctulatis,  nervo  costali  subsinuato,  ad 
^ellulas  apice  interrupto,  pone  basin  ramuli  sùgmaticalis  gyaulo 
^antinuato,  hic  brevis,  apice  dilatatoj  tibiis  tnermis.  Long. 
Va  1.  — lat.  ‘/j  1. 


174 


Une  autre  espèce,  si  ce  n’est  pas  la  femelle  du 
précédent,  ayant  la  môme  taille  et  la  môme  forme  se 
distingue  par  son  abdomen  déprimé,  concave,  plus 
alongé,  avec  un  appendice  pointu  en  arrière  et  d’une 
couleur  brune-roussûtre.  Je  l’ai  nommée  Ceph.  brunni- 
ventris.  — Tous  ces  trois  espèces  habitent  les  parties 
basses  de  l’île  Ceylan,  mais  pas  les  montagnes. 

Ce  Leucanium  est  enfin  dévoré  par  la  larve  d’un 
coccinellide,  le: 

Chiloconis  ni^rflinar^inatiis  Nietncr,  rotundatus,  convexus, 
suhtiliissime  punctatiasimus,  mtidus,  2>ullide  testaceus,  margine 
clytromin  angustissime  ocnlisque  nigris,  punctls  duabus  sub- 
suturalihus  pone  scutello  alisque  infuscatis  - ihorace  transverso, 
antice  valde  excavato,  postice  suheordifonni , lateribus  cum 
angulis  anticis  jjosticîs  valde  productis,  capite  excedens. 
Long.  1%  1.  — lat.  IVa  1. 

Je  ne  suis  par  certain  que  ce  soit  le  Chilocorus 
circumdalus  Scli.,  dont  M.  Mulsant  dit  qu’il  a le  corps 
très  convexe,  subcomprimé  et  de  couleur  rousse,  ce 
qui  ne  s’accorde  pas  avec  l’espèce  de  M.  Nietner,  qui 
a le  corps  convexe  et  presque  rond,  avec  une  cou- 
leur testacée  pâle  en  dessus  et  en  dessous. 

Psocus,  comme  insecte  nuisible  au  blé.  Dans  le 
Gouv.  de  Kiev,  se  montra  au  mois  de  Juillet  une  ma- 
ladie sur  le  seigle,  qui  avait  quelque  ressemblance 
avec  la  rouille  et  se  manifestait  presque  sur  toute  la 
plante,  qui  poussait  assez  bien,  mais  dont  l’épis  ne 
contenait  que  des  semences  vides.  Une  quantité  de 
ce  blé  malade  me  fut  communiqué  par  M.  lo  Comte 
Markovski  et  quand  j’ouvris  la  caisse,  il  s’y  trouvait 
un  petit  Psocus  gris  à élytres  hyalines  en  grande  quan- 
tité. Je  l’ai  nommé  pi'ovisoirement  Psocus  cerealis  et  le 
décrirai  prochainement. 


175 


V.  littérature. 

1.  Ménétries,  E.,  Sur  les  Lépidoptères  de  Len- 
koran  et  de  Talyche.  1858  dans  les  Mélanges  biolo- 
giques de  l’Académie  lmp.  des  sciences  de  S:t  Péters- 
bourg,  t.  III.  C’est  un  rapport  sur  un  petit  envoi  ré- 
colté par  M.  le  général  Bartbolomei.  En  tout  il  y a 
30  espèces,  parmi  lesquelles  9 seulement  furent  trou- 
vées par  M.  Ménétries,  lors  de  son  voyage  dans  les 
mômes  contrées,  en  1830,  deux  sont  entièrement  nou- 
velles et  13  qui  jusqu’ici  n’avaient  pas  encore  été 
trouvées  au  Cancase. 

2.  Kolenati,  Meletemata  Enlomologica;  Curetdio— 
nina.  1858  dans  le  Bull,  de  la  Soc.  lmp.  des  Natur. 
de  Moscou,  I,  II  et  IV.  Ce  n’est  qu’une  compilation, 
mais  très  incomplète  de  SchOnberr  et  lloclihuth,  des 
Rbynchocephales  de  toutes  les  parties  de  1 empire  russe. 

3.  Motscbulsky,  V.  de.  Enumération  des  nou- 
velles espèces  de  Coléoptères  rapportes  de  ses  voyages. 
Staphilinides.  1857  et  1858  dans  le  Bulletin  de  la 
Soc.  lmp.  des  Natur.  de  Moscou,  IV,  II  et  III.  Cette 
énumération  contient  230  espèces  et  20  genres  nou- 
veaux. 

4.  Osten-Sacken,  le  Baron  de,  publie  en  lan- 
gue russe  dans  le  Journal  du  Ministère  de  l’instruc- 
don  publique  1857,  N:o  12:  un  aperçu  de  l’état  de 


176 


l’entomologie  des  environs  de  S:t  Pétersbourg,  qui  con- 
tient, entre  autres,  un  Catalague  d’insectes  trouvés  jus- 
qu’ici aux  environs  de  ta  capitale  au  nombre  de  3,300 
espèces. 

5.  M.  Regel,  directeur  du  jardin  lmp.  botanique 
de  notre  capitale,  a inserré  dans  le  Bulletin  de  l’Aca- 
démie, un  article  très  intéressant  sur  les  Tlirips  des 
serres  chaudes,  avec  la  description  et  la  figure  d’une 
espèce  nouvelle.  Feu  Bouché  m’avait  du  reste  com- 
muniqué cette  même  espèce  sous  le  nom  de  Helio- 
thrips  ornatus. 


VI.  Météorologie  entomologique 

pour  S:t  Pétersbourg,  1858. 

L’année  1858  commença  par  des  neiges,  qui  tom- 
baient principalement  pendant  la  nuit,  tandis  que  dans 
la  journée  il  dégelait  souvent.  Le  mois  de  Février 
paraissait  avertir,  par  son  temps  doux,  le  printemps; 
mais  en  mars  vinrent  derechef  quelques  froids  légers 
et  de  neige,  ce  qui  prolongea  l’hivers,  sans  la  rendre 
plus  rigoureuse  que  celle  de  l’année  précédente.  Les 
plus  grands  froids  n’ont  pas  dépassés  — 23*^  Réaum. 
L'année  passée  on  avait  pris  des  Lépidoptères  le  24 
Mars;  cette  année-ci,  on  ne  pouvait  pas  en  penser 
a cette  date.  — Ceci  n’empècha  pas  à la  glûce  de  la 
Néva  d’atteindre  son  épaisseur  ordinaire  et  de  rester 
ferme  tout  un  mois  de  plus  que  le  Volga  et  la  DUna, 


177 


dont  la  débâcle  précède  d’après  l’assurance  générale 
celle  de  la  Neva  d’une  ou  de  deux  semaines  seule- 
ment. Très  peu  de  glace  du  Ladoga,  qui  en  grande- 
partie  fut  rejetée  sur  les  bords  du  lac  par  les  vents. 

Le  printemps  survint  fort  subitement,  mais  le 
temps  dura  très  changeant;  la  nuit  souvent  des  gelées, 
au  jour  des  chaleurs,  plus  ou  moins  sensibles,  sans 
pluie.  — Le  mois  de  Mai  était  très  beau,  toute  la 
végétation  extrêmement  avancée,  mais  très  peu  d’in- 
sectes, qui  probablement  avaient  péri  par  l’humidité  de 
l’Iiivers  et  par  les  changements  subits  du  printemps. 
L’été  fut  magnillque,  telle  que  les  gens  les  plus  âgés 
ne  se  souviennent  pas.  Le  baromètre  était  presque 
toujours  très  haut.  Il  y eut  quelques  orages  assez 
fortes  et  une  grêle  singulière  qui,  tombant  à Zarskoë 
Sélo,  où  elle  cassa  dans  les  serres  Impériales  pas 
moins  que  1,200  vitres,  ne  fut  pas  du  tout  ressenti 
dans  les  environs;  — même  à S:t  Pétersbourg  elle  fut 
remarquée  dans  une  moitié  de  la  ville,  tandis  que 
l’autre  en  resta  exem|)te.  Les  journées  claires  étaient 
très  abondantes^).  Dans  la  première  moitié  de  1 été 
ce  fut  le  vent  de  N.O.  qui  prédominait,  dans  la  se- 
conde de  préférence  celui  do  W.,  ce  quon  voulait 
ultribuer  à l’influence  de  la  grande  comète.  Au  com- 
mencement d’Octobre  les  gelées  commeucèrent,  ce 
qui  est  parfaitement  bien  pressenti  par  les  mouches 
domestiques,  qui  se  retirent  dans  les  chambres  plu- 
sieurs jours  avant.  Novembre  et  Décembre  peu  froids. 

1)  Dans  le  gouvornemenl  de  Jaroslav  et  de  Voronescli  c’est  tout  le 
contraire,  les  pluies  et  les  orages  étaient  tellement  abondantes,  qu’on 
craignait  pour  la  recolle,  qui  dans  plusieurs  endroits  lut  incendiée  par 
1 éclair  et  pourrit  de  l’iiuinidilé. 


12 


178 


— La  majeure  partie  des  observations  qui  suivent  ont 
été  faites  sur  les  Lépidoptères  par  M.M.  Sievers  et 
Bremer,  sur  les  Hémiptères  par  M.  A.  Kouchakevitcli 
et  sur  les  Coléoptères  par  M.M.  Oberl,  J.  Kouchake- 
vitch  et  moi. 

8 Janvier  1858.  Musca  domestica  apparaît  dans 
les  chambres. 

9 Février.  TineaT crinella  fr. 

1 Mars.  Anobium  perlinax. 

24  Mars.  Gelechîa  Zea-Mais  commencent  à sor- 
tir (dans  la  chambre). 

4 Avril.  Première  excursion  lépidoptérologique. 
Semioscopis  avellanella  et  Steinkellnerella  fr. 

7 Avril.  Brephos  parthenias,  Cymatophora  flavi- 
cornis,  Orlhosia  gothica.  Passage  du  Grm  cinerea,  Leja 
lampros,  Peryplius  femoralis.  Dromius  truncalellus. 

15  Avril.  Aucune  Cerandiia  cornuta  vivante  dans 
la  chambre. 

17  Avril.  Musca  vomitoria  en  plein  air.  Vanessa 
urticae. 

18  Avril.  Addalia  polycommaria , Orthosia  munda. 

19  Avril.  Débâcle  de  la  Néva.  20**  Réaum. 
au  soleil.  Empis  suldpes  in  cop.  — Tmea  crinella  fr. 
Crocus  autumnalis  fl.  Pinus  larix  commence  à se  cou- 
vrir de  verdure. 

20  Avril.  Premier  orage.  Orlhosia  opima  fr. 
Formica  nigra  c^.  Melolonlha  vulgaris  fr.  Chrysosple- 
nium  aller  ni  folium  in  fl. 

22  Avril,  très  chaud.  Calvia  Fi-guttala.  Sam- 
huccus  racemosus  développe  ses  feuilles. 

24  Avril.  Populus  niger  commence  à fleurir.  Lo- 
nicera  tularica  verdit. 


179 


27  Avril.  Salix  cinerea  fl 

28  Avril  grand  vent.  Coccinella  5-piinctata. 

30  Avril.  Betula  alba  verdit.  Boarmia  cinctaria. 

1 Mai.  Syringa  vulgaris  et  Caragana  frutescens 
ouvrent  leurs  bourgeons.  Pinus  larix  vei'dit.  Anemona 
tiemorosa  fl. 

2 Mai.  Caltha  palusfris  fl.  Grand  passage  de 
cygnes  (Cygniis  onor). 

4 Mai.  Premier  rossignol.  Pentatoma  juniperina, 
Tritomegas  bipunctatus  (var.  impunctatiis  A.  Kouch).  Scio- 
fieris  umbrinm  Wolfl'.  Pris  l’après  diner  au  vol:  Ble- 
(lius  Iricornis  Ç,  Oxylelm  rugosus  et  deprcssm,  Phylon- 
llnts  aterrinms,  Oxypoda  opaca,  Cercyon  unipunctatim  et 
anale,  Corticaria  scrrata:  Acer  plalanoides  fl.,  Viola  hrrta  11. 

5 Mai.  Carabus  horlensts,  Harpalus  aeneus,  Agono- 
thorax  6-punctalus,  Selatosomus  assimilis,  Anobhm  slrialum, 
Hister  purpurascens,  Àphodius  punclalo-suleatus,  Meloü  vio- 
lucea,  Analis  ocellata;  Polyomrnatus  rtibi,  Vanessa  antiope, 
l^emioscopis  avellanella,  Astala  viator,  Bombus  hortensis. 
Parasit  du  Coccyx  resinana;  Bhyparochromus  agreslis, 
Ophthalmiciis  ater. 

4 Mai.  Phüonthus  quisquiliarius,  Dircaea  laevigata, 
Phynchites  betnleti,  Polydrosus  undatus,  Brachonyx  indi- 
fjcna,  Aedilis  vulgaris,  Enmetnis  brassicae  in.,  Phyllotreta 
brassicae  01.,  Scymnus  nigrinus  (sur  le  Pinus  abics).  — 
Premier  chant  du  Coucou.  Hirondelles. 

7 Mai.  Les  chênes  commencent  à verdir.^ 

9 Mai.  Pluie,  grêle  et  froid.  Des  grands  es- 
saims d’oies  sauvages  volent  vers  le  nord.  Prunus 
padus  fl. 

11  Mai.  Tropideres  niveirostris,  Hipparchia  megaera , 
Cabera  punctaria,  Ellopia  fasciaria;  Anemona  ranunculoi- 


180 


des  fl.,  Viola  palustris  et  tricolor  11.,  Glechoma  hederacea 
fl.,  Oxalis  autosa  fl.,  Trollius  europaeus  fl.,  Hepalîca  110- 
bilis  fl.,  Tharaxacum  mUjare  11.,  Querciis  sessüiflora  fl. 

13  Mai.  Meligethes  aenefos  i.  c.,  Peltis  ferruginea, 
Phyllohius  vesperlinus,  Acheta  canipestris  chante;  Ribes  ru- 
brum  fl.,  Sambuccus  racemosus  11.  Pommiers  commen- 
cent à fleurir. 

16  Mai,  la  nuit  à peine  -{-  2”  Réaum.  Aechna 
vulgaris  fr.,  Loxia  enucleator. 

20  Mai.  Cicindela  campestris  i.  c.,  Sinodendron  cy- 
lindricum,  Semblis  marginula;  chenille  de  la  Orgyia  go- 
nostigma  et  Org.  fascelina  (.sur  le  Sorbus  aucuparia) 
tout  à fait  adultes. 

21  Mai.  Malachius  bipustulatus  fr. , Tentredo  insta- 
bilis  Klug  (var.  testacea)  fr.  (la  larve  subit  sa  méta- 
morphose sur  l’écorce  du  bouleau),  Hipparcliia  juUa  tt., 
Anartha  cordigera,  Eupisteria  picearia;  Quercus  pedimcu- 
latus  fl.,  Empelrum  nigrum  fl.,  Vaccinium  occicoccus  fl., 
Andromeda  polyfolia  11. 

23  Mai.  Orchesles  populi,  Sialis  lutaria,  Culex  pi- 
piens  (il  ne  chante  pas  à cette  époque).  Caradrina 
Ménétriesi;  Aesculus  hipocastani  11. 

26  Mai.  Lorocera  püicornis  fr.,  Bledius  lalpa  (au 
vol),  Pselaphus  Heisei  (au  vol),  Polycentropus  bimacula- 
tus  L Lonicera  tatarica  fl. 

29  Mai.  Polycentropus  bimaculatus  i.  c.;  Cymato- 
phora  or.,  Tinea  crinella  en  grande  quantité  sur  les 
meubles.  Tinea  pellionella  L.  s’introduit  par  les  fenê- 
tres le  soir  dans  les  chambres;  Gelechia  Zea-mais,  en 
masse,  vivante  et  morte,  sur  les  stalles  du  maïs,  ayant 
par  conséquent  déjà  été  fécondées  et  déposé  leurs 
oeufs  pour  une  génération  nouvelle. 


181 


1 Juin.  fAiemophloeus  muticus,  liolilophagus  relicu- 
latus,  Cyaniris  cyanea  et  affinis,  Clambus  armadillo  (la 
larve  vit  en  parasite  sur  le  Leucanium  du  Saule  comme 
les  Chilocorus);  Argynnis  ossianus  fr.,  Noctua  plecla;  Ber- 
beris  vulgaris  11.;  Tharaxacum  vulgare  avec  des  semen- 
ces mûrs. 

3 Juin.  Dicerea  acuminata  i.  c.,  Tracliys  nana? 
Polydrostis  oblongus  i.  c. , Phyllobius  pyri,  Jassiis  abieti- 
nus?  com[)let;  Euprepia  russula;  Conmllaria  majabs  fl., 
Vaccinium  vilis  idaea  fl. 

5 Juin,  froid.  Le  baromètre  a baissé  subitement 
au  matin  et  s’est  relevé  aussi  subitement  au  soir,  efTôt 
du  changement  de  la  température,  qui  vers  le  matin 
avait  à peine  -|-  2®  Réaum. 

6 Juin.  Cycindela  sylvalica,  Lema  cyanella;  Papibo 
machaon;  Orchis  maculata  fl.,  Cypripedium  calceolatum  fl. 

7 Juin.  La  nuit  les  pommes  de  terre  ont  gelées 
à Pavlovsk. 

8 Juin.  Oripa  fnsea;  Colias  palaeno,  Jrientabs 
dentata  fl.  Le  seigle  commence  à fleurir. 

12  Juin.  Ancylochcira  ruslica,  Ampedus  tnstis,  Osto- 
ma  grossa  L.,  Peltidea  dentata  F.,  Hypophloeus  bicolor, 
Upis  ceramboides  fr.,  Mordella  l2-punctata,  Monocham- 
mus  Rosenmülleri  Cederj.  fr.,  Toxotus  mei'uhanus;  Mysta- 
cides  fennicus;  Tinea  peUionella  en  quantité;  Sciocoris 
umbrinus,  Neides  clacipes. 

13  Juin.  Badistes  bipuslulatus ; Totrix  viridana  fr.; 
Tinea  granella;  Argynnis  Adippe;  Cyrnus  clavicutus,  Cap- 
tas rugicoUis  Fa  II.,  Miris  calcaratus  Fa  11.,  Typhlocyba  vit- 
tata  (DuderliofT). 

15  Juin.  Syncabypta  setigera,  Phylloperlha  horti- 
cola  i.  c.,  Phyllobius  maculicornis  i.  c.  (Pargola),  Cionns 


182 


scrophulariae ; Tabanus  alpinus?,  Simulmm  cinereim?,  un 
liibio  attaque  le  seigle,  Capsus  sallitans. 

18  Juin.  Trogosila  caraboides  dans  le  pin  blanc, 
Uloma  cutinaris;  Lopus  ferrugalus. 

19  Juin.  Lebia  cyanocephala,  Amphyniallus  solsti- 
tialis;  Ccntaurea  cyanea  fl.,  17m  jaune  en  fleur. 

20  Juin.  Cercus  uiiicae  i.  c.,|  Anthrenus  varias, 
Cyphon  pallidus,  Balaninus  brassicae,  Erirhinus  taeniatus^ 
Adatia  bipunctala  var.  dispar,  Pachyla  marginata,  Adelo- 
cera  fasciata  en  chrysalide,  Phratora  vUellinae  i.  c.^ 
Emmetrus  brassicae  i.  c.;  Ammophüa  hirsuta  Sco[).  (are- 
naria  F.)  i.  c.,  Aphis  salicis  ailé;  Pachyrliina  crocala; 
Argynnis  selene,  les  oeufs  de  la  Pieris  brassicae  éclo- 
sent; Spirea  sorbifolia  fl.  Premières  fraises  du  jardin. 

22  Juin.  Adelocera  conspersa,  Lampyris  noctiluca 
(5*,  Astynomus  grisous,  Bitoma  crenata,  chrysalide  de 
\'[Jpis  caramboides;  Argynnis  Aglaja,  Zygaena  lonicerae  fr.; 
Crataegus  oxyacantlius  (?)  11. 

23  Juin.  Nebria  lateralis  fr.,  Polydrosus  ruficornis 
i.  c.  (sur  l’aune);  Sirex  giganteus;  Formica  nigra  Ç fr.; 
Coccyx  resinana  i.  c.;  Thalictrum  fl. 

24  Juin.  Alhous  pilosus,  Atopa  cinerea,  Podabrus 
alpinus,  Bkynchües  cupreus,  Balaninus  micum,;  Limenitis 
populi,  ‘Zygaena  Melilotkii  fr.;  Acanthosoma  haemorhoidalis 
L.  ; premières  fraises  sauvages  (Fragaria  vesca). 

25  Juin.  Molorchus  major  i.  c.,  Sarrotrium  clavi- 
corne,  Synchila  juglandis,  Lina  popidi  fr.,  Adalia  bipun- 
ctala i.  c. 

26  Juin.  Otiorhynchus  rugosus  (sur  le  Bibes  alpiria, 
le  Corylus  avellanae  à Duderholf,  insecte  nocturne), 
Typhlocyba  smaragdula. 


183 


27  Juin.  Le])tura  maculicornis ; Mystax  atra;  Cii- 
rullia  umbratica,  Cidaria  ribesaria  i.  c. 

29  Juin.  Carabus  glabralus,  Sysira  fusca;  Capsus 
6-guUatus  F.  et  molliculu&  Fall.;  groseilles  rouges  mûres 
(Ribes  rubrum). 

30  Juin.  Clmjsotnela  staphylea  fr.;  Lina  collaris 
fr.,  Cryptocephalus  sericeus;  Myslax  bifasciata;  Lycaena 
virgaurea  fr.,  Àrgynnis  paphia,  les  Zygaena  disparues 
presqu’  entièrement,  par  le  vent  et  le  mauvais  temps; 
Vaccinium  myrtillum  mûr.  Tilleul  commence  à fleurir. 

2 Juillet.  Temps  très  sec.  Chalcophora  mariana 
^ tout  à fait  usée,  Cleriis  formicarius,  Clirysanlhia  viri- 
dissinia. 

4 Juillet.  Stegobium  paniceim  (au  vol);  Tinea 
peliionella  en  quantité,  crinella  plus  rare. 

6 Juillet.  Arornia  moschala  (Duderhoff),  Hylobius 
pini;  Musca  domeslica  i.  c.;  Chorosoma  mirifonnis  i.  c. 
(incomplète).  Mm  ruficornis,  Capsus  roseomaadatus  De 
Geer,  unifasciatus  F.,  chenopodii  Fall.  — Grêle. 

7 Juillet.  Oliorhynchus  seplenlriotiis  {Osino\a-Rosl- 

cha),  Tragosoma  depsarium  sous  l’écorce  d’un  pin  (Pi- 
nus  abics);  Semblis  lulea;  Musca  lappa  i.  c. 

9 Juillet.  Panorpa  communis  i.  c.;  Piens  brassicae 
i-  c.,  Larentia  grossularia  fr.;  Rhyparockroinus  picius  i.  c., 
Rhyparochromus  sabulosus,  Capsus  rubncatus  palHcorms 
L.  et  pinastri,  Arenocoris  spinipes  F.;  les  framboises  mû- 
rissent. 

10  Juillet.  Mystax  albifrons;  les  cerises  cora- 
naencenl  à mûrir. 

11  Juillet  grande  chaleur  -}-  27"  Réaum.  dans 
1 Ombre,  après  orage,  grêle  et  pluie;  1 eau  dans  la 
Néva  montre  -j-  18"  Réaum. 


184 


12  Juillet.  Lina  aenea  fr.;  Oedipoda  biguttala 
ailée;  on  comtnence  à couper  le  seigle. 

13  Juillet.  Plusia  monela. 

14  Juillet,  pluie,  froid;  Lcma  Erichsonü,  Cocci- 
nella  hieroglyphica,  Tetriao  subulata  coruplet. 

15  Juillet.  Capsus  viridis  Fall.,  uniformis  F,,  Gyl- 
lenlialii  Fall.,  molliculm,  affînis  H.  Sch.  (à  Duderhoff  sur 
YUrtica  dioica),  Miris  virem  F.,  Nabis  férus,  les  pom- 
mes de  terre  commencent  à fleurir. 

17  Juillet.  Argynnis  selene,  Lycaena  argus,  Ha- 
dena  dentiiia,  Cidaria  montanaria,  Sericoris  lacunana; 
Crunibus  pascuellus  (Pargola). 

19  Juillet.  Abdera  suluralis  m.,  Cryplocephalus 
betulae  i.  c.,  Hippodamia  mulabüis  i.  c.,  Calpe  libatryx; 
Anlhocoris  nemomm  F. 

21  Juillet.  Gaslrogala  bispina  Pz.  (sur  le  Ribes 
ulpina),  Anlhocoris  albipcnnis,  Rhyparochromus  antcnnatus, 
Capsus  ambulans  Fall.  (inconiplet)  et  arbustonmi  F.  var. 
nigcrrimus  A.  Kouch.  (sur  le  Corylus  avellanae  à Duder- 
hofif). 

23  Juillet.  Lebia  crux  minor  (en  plein  Jour  sur 
le  Solidago  canadensis);  Ëurydema  oleracea,  Capsus  sela- 
donicus  Fall.,  crassicornis  Hlm.  et  pulicarius  Fall.,  Miris 
erralieus  L. 

27  Juillet.  Amphipyra  typica  fr.,  chenille  de  le 
Vanessa  urlicae  se  transforme  en  chrysalide. 

29  Juillet.  Tetrix  bipunctalus;  Acanlhosoma  hae- 
morhoidalis  L.  fr.  — Cerises  mûres. 

1 Août.  Nabis  cricetoruni  et  flaüomarginalus  Schohy- 
(Gatschina),  Jassus  cruenlatus  et  undalus,  Typhlocyba  ful- 
veola. 

3 Août.  Capsus  filicis  L.,  Tritomegas  bipunctalus  F. 


4 Août.  Declicus  verrucivorus  fraîchement  trans- 
formé en  insecte  parfait.  Aesclma  grandis  i.  c.,  Aphis 
(corni)  accouche  des  petits  vivants. 

5 Août.  Tettigonia  viridis  complète. 

8 Août.  Endomychus  coccineus  sur  un  tronc  du 
bouleau. 

10  Août.  Bhagium  indagalor  fr. 

11  Août.  Agelaslica  alni,  Mystax  bifasciatus. 

13  Août.  Aphis  brassicae  en  quantité  énorme, 
de  sorte  que  tous  les  choux  paraissent  poudrées  de 
cendre,  ce  qui  n’est  autre  chose  que  les  pellicules  re- 
jetées par  cet  insecte.  — Aphidius  brassicae  m. 

20  Août.  Psilla  alni  i.  c.,  Culex  pipiens  i.  c.  (ce- 
lui -ci  chante);  Pieris  rapœ  en  quantité. 

21  Août.  Anisosticta  1 9-punctata,  Lasia  glabosa. 

23  Août.  Tinea  crinella,  Hirondelles  disparues. 

26  Août.  Tinea  crinella. 

29  Août.  Adimonia  tanaceti,  Galleruca  nymphaea 
fr.  en  quantité.  Stegobium  paniceum. 

1 Sept.  Anatis  ocellata  fr.;  la  Psilla  de  la  cha- 
momille  i.  c.;  Tipula  oleracea  fr.,  Syrphus  ribesii  fr. 

4 Sept.  Hippodamia  l5-punctata  fr.  (la  chrysalide 
en  quantité  sur  les  plantes  près  des  eaux);  Syrphus 
Pyrastri  fr. 

6 Sept,  première  gelée  de  nuit,  mais  qui  ne 
tue  pas  les  Dahlia. 

8 Sept.  Aedilis  vulgaris  fr.;  Acridium  dispar,  Em- 
Pisl  i.  c. 

10  Sept.  Philonthus  aeneus,  Conurus  littoralis,  My- 
cetophagus  variabilis,  Laemophloeus  muticus. 

12  Sept.  Borboros?  i.  c. 


13 


186 


15  Sept.,  les  mouches  domestiques  deviennent 
faibles  et  insupportables,  quoiqu’il  ne  fait  pas  encore 
froid  dehors.  Crataegiis  oxyacmiha  sans  feuilles.  Le 
bouleau  et  le  tilleul  fortement  jaunis;  Syringa  et  Cor- 
nus vertes. 

16  Sept.  Acidalia  brumaria  vole  le  soir  après 
une  pluie,  en  grande  quantité  par  terre  autour  des 
pommiers,  où  étaient  les  femelles. 

17  Sept.,  orage  terrible. 

20  Sept.  Une  larve  à demi  adulte  de  YAnthre- 
nus  rnuseorum  dans  une  caisse  d’insectes.  Les  Arti- 
chauts donnent  des  semences  mûres. 

21  Sept.,  tonnèrre,  la  nuit  l’eau  de  la  Néva  monta 
1^  Archines,  quoiqu’il  n’y  avait  presque  pas  de  vent. 
— Influence  de  la  Comète  disaient  les  gens?! 

23  Sept.  Erirhinus  voraoo  & salicinus.  Chêne 
jauni,  Caragana  frulescens  avec  peu  de  feuilles,  Populus 
& Syringa  vertes. 

28  Sept.,  belle  journée  d’automne  où  beaucoup 
d’Ichneumonides  volent  dans  l’air. 

5 Oct.  Le  bouleau,  le  chêne,  le  frêne,  le  tilleul 
sans  feuilles,  quoique  dans  beaucoup  d’endroits  il  n’y 
a pas  eu  encore  de  gelées  de  nuit  et  les  journées 
continuaient  à être  chaudes,  de  manière  qu’on  faisait 
des  bouquets  avec  les  Dahlia  et  autres  fleures  de 
jardins  et  que  les  semences  commencèrent  à germer. 

6 Oct.,  première  neige  humide. 

7 Oct.  Toutes  les  Dahlia  gelées. 

10  Oct.,  belle  journée,  Populus  et  Syringa  encore 
vertes.  Les  mouches  domestiques  se  retirent  en  quan- 
tité dans  les  chambres,  présage  de  gelée. 


187 


17  Oct.  Populus  et  Syringa  vertes.  Les  Saules 
commencent  à fleurir. 

18  Oct.  — 4®  Réaum. 

20  Oct.  — 6*’  Réaum.,  Syringa  sans  feuilles,  Po- 
pulus  vert. 

27  Oct.,  premier  traînage. 

30 — 31  Oct.  Prise  de  la  Néva. 

3 Nov.  M'usca  domeslica  disparue,  mais  en  re- 
vanche apparaît  des  plantes  de  la  chambre  la  Siara 
longipes. 

6 Nov.  — lO**  Réaum. 

22  Nov.  Par  suite  de  dégel,  les  mouches  do- 
Cfiestiques  reparaissent  dans  les  chambres. 

4 Déc.,  gelée. 

30  Déc.,  dégel,  des  mouches  dans  les  chambres. 


Errata. 

Sur  la  page  157,  ligne  12  d’en  haut  des  Etudes  1858,  il  faut  lire 
au  lieu  d’Anclwmenus  oblongus  F. OHstophus  Sturmii  Duft. 


iDry  p-f*' 


À 


<•  fM t/i/llo/rti/itJiie.T 


Tah.J. 


m 


f " ''‘■''tro  nit/rifrMur^lf.  '^,T<‘fr(ff/onirfi  fktM.  K.J,,  lUncotn 

. //  , irmii/w^/os/tr  fnuù’a . IL  L>,  ■ S'/o/tiorui.  vus  srul/itiffillis  . / Lrfnvr,  fi 

tf  . ^'‘''^”"•'^>1  Thrrn/f U paru  uv/ustr/unnis . ff.ry.Aur//t//o.t/ù  f/at'urùic/fi.  ILWi/f/ropIf/u 

""ffs  J(.  JO  Kurif/iJn/its  /(iJf’miis . //■  fJ.TritntuJJm  tninsliicù/fi . K.  /%/( Jiui/iipÀjAuJ rnup 
'^jf**'^LuJu.r.  O,  Mfj/oen/  cf  Lu  ft’Je  l'UfstLvfuti'./JiTl’yv  t/v  l'ÛcJiotJfu.v  jiacutJioitAr.r  . fjl 
/J^  pa/n./uA.  /-jTfJv  (Je  /'Ûr/zut/v  u.r  l•ll/pmJ^t.^• . If.  /.iiTêJe  tju  ■ '^Joiiiptfzi.r  | 
fi'.ff/i.  /.J/pmJp.mu.r..  /J^’'piilp.luA/()J‘nrffffi(pt/Mii'i‘,uic>tJon  ej pu 
""■VP^**^P'-''pe/\i'/cus'Pftf//<'fi.  /fi,  Pa/p.  fnt/.r.  /?,  SruJe/fJ.i'ftt  cpu/tra  .If-./dlH’/l 


i 


i 


'■tk 


ETUDES  ENTOMOLOGIQUES, 


rédigées 


par 


Uictoi*  ôe  OïïotscOufs&i), 

Lienlenanl-Colonel  d’Etat-Major,  en  retraite,  &c. 


euvveiue.  olum^. 


lliîposé!  chez  M.ll.  Eggers  à S;t  Petersbourg,  Léopold  Voss  à Leipzic 
et  Gue'rin-Meneville  à Paris. 


HELSINGFORS. 

Imprimerie  de  la  Société  de  Littérature  Finnoise. 
18G0 


Imprimatur:  Cari  von  Schoult. 


ETUDES  ENTOMOLOCIQUES 

18  60. 

1 Novembre.  Historique,  Entomologie  spéciale: 
Motschulsky,  Insectes  du  Japon. 


I.  II 1 s 1 0 r i q 11  c. 

Cette  année  a été  mémorable  pour  l’entomologie 
en  Russie,  par  la  fondation  d’une  Société  entomolo- 
gique  à S:t  Pétersbourg.  Nous  désirons  beaucoup  que 
cette  nouvelle  société  porte  bientôt  des  fruits,  aussi 
nombreux,  que  l’ont  déjà  portés  ses  soeurs  aînées 
à Paris,  Londres,  Stettin,  Vienne  etc.  Ces  nouvelles 
forces  réunies,  promettant  une  nouvelle  ère  dans  I En- 
tomologie de  notre  patrie,  nous  permettent  de  restrein- 
dre le  cadre  de  nos  Etudes  entomologiques  et  de  les 
consacrer  uniquement  aux  spécialités,  \oila  une  des 
raisons  qui  ont  fait  tarder  celte  neuvième  année  de 
nos  Etudes;  nos  occupations  nombreuses  en  1859  et 
1860  y ont  eu  aussi  leur  part. 


4 


II.  Ë II  1 0 III 0 1 0 ^ i c spéciale. 

Insectes  dn  Japon, 

énumérés 

par 

V.  de  Motschnlsky, 

L’épouse  (le  notre  consul  au  Japon,  Madame 
liaschkevilsch,  (pii  m’avait  envoyée  les  insectes  des 
rives  du  fl.  Amour,  dont  j’ai  douné  le  catalogue  dans 
le  Hulletin  de  la  Soc.  lmp.  des  Naturalistes  de  Moscou, 
vient  m’envoyer  une  collection  très  intéressante  d’in- 
sectes du  Japon,  cpi’clle  a bien  voulu  ramasser  pour 
moi  aux  environs  de  Khokodody,  sa  résidence  au  Ja- 
pon, ainsi  (jue  durant  sa  traversée  par  l’île  Nipon,  de- 
puis Eddo  jusqu’au  détroit  de  Soungliar,  dans  le  Nord 
de  cet  île.  Je  dois  d’autant  plus  de  l'econnaissance 
au  zèle,  vraiment  rare,  de  cette  dame  distinguée,  qu’a- 
vec une  santé  extrêmement  faible,  elle  a sacrifié  tous 
ses  moments  libres  pour  être  utile  à l’entomologie,  dans 
un  pays  qui  n’avait  pas  encore  été  exploité  par  aucun 
naturaliste.  C’est  donc  un  devoir  de  remercier  pu- 
bliquement Mrrae  Gascbkevitcli,  pour  l’enrichissement 
qu’elle  a donné  à la  science,  par  les  matériaux  énu- 
mérés plus  bas  et  qui  ont  offert  tant  de  choses  inté- 
ressantes. Pour  compléter  ce  catalogue  j’y  ai  ajouté 
toutes  les  espèces  du  Japon  décrites  antérieurement  et 
qui  ont  été  à ma  portée. 

S:t  Pétersbourg  le  1 Nov.  1860. 


Victor  de  Motschulsky. 


5 


I.  COLÉOPTÈRES. 

A.  ENTÜMOPHAGES. 

Gakabiques. 

Cicindela  transbaiealica  Motsch.  Ins.  de  Sibérie. 

„ Japana  Motsch.  î!tud.  Ent.  1857. 

„ aenco-opaca  Mot.sch.,  figura  C.  sylvaticae,  elongato- 
ovata,  suhdepressa , granulata,  opacn,  nigro-aenea,  antennn- 
rum  hast,  pectore,  mesotJiorace  femorihnsque  purpvreo-cupreis, 
antennarum  tibnsque  apice,  abdomine  tarsisque  plus  minus- 
ve  viridi-cyaneis,  elytris  puncto  sublaterali  antice,  fascia  obli- 
qua sinuata  inedio  punctoqm  sublaterali  postice  albo-testa- 
ceis,  humeris  sujyra  concoloribus , subtus  macula  testacea. 

Long.  7—8  1.  — lat.  3— 3V4  I- 

Pcryplius  femoratus  Sturin. 

Anisodactyliis  sigiiatus  III. 

„ biiiotafus  Dej. 

Plains  (llarpalus)  ruRicollis  Motsch.,  figura  II.  limbati, 
clongatus,  subjfarallelus,  subconvexus,  nitidus,  niger,  labro, 
palpis,  antennis  jyedibusque  rufo-testaceis;  thorace  subtrans- 
verso,  postice  cordato,  basi  utrinque  subtiliter  rugulosoj  elg- 
tris  striatis,  intersHtiis  subconvexis.  Long.  4 1. — lat.  1'/*  I. 

Megraiiiiuus  cireiiniriiidus  Motsch.  Etud.  ent.  1857. 

Pocfihis  planicollis  Motscli. /(/wm  Poec.  riiprei;  elongato- 
ovatus,  subdepressus,  supra  aeneo-viridis  vel  plus  minusve 
cupreus,  subtus  niger,  antennarum  articulis  duobus  primis 
7'ufio-testaceis I thorace  subquadrato,  vix  convexo,  basi  sub- 
glabro,  impressionibus  vix  profundis,  solum  sparsim  punctatis, 
lateribus  piostice  explaiiatis,  fere  glabris.  Long.  51.  — lat.  2 1. 

Trigonogiiallia  ciiprcseens  Motsch.  Etud.  ent.  1857. 

Omaseus  nia^niis  Motsch.,  figura  Om.  luclanarii,  sed  qua- 
drupla major;  elongato-subovatus,  subconvexus,  nitidus,  niger; 
capite  robusto,  inter  oculos  profundo  biimpresso;  thorace  sub- 
quadrato,  postice  subcordato,  basi  utrmque  breviter  biimpresso; 


6 


elytris  suhovatis,  subconvexis,  profundo  striatis,  striis  angu- 
stissime  crenato-punctatis , interstitiis  latis,  subconvexis,  stria 
3:ia  postice  bipunctata.  Long.  9 1.  — lat.  S'/j  1. 

Omascus  japonicus  Mots  ch, 0.  inelanarii;  elongato- 
subovatus,  subdepressus,  nitidus,  niger,  palpis  tarsisque  nigro- 
piceis;  thorace  cordato,  snbdcplanato,  basi  mguloso,  angulis 
posticis  striis  fere  obliteratis,  lateribus  angustissime  margi- 
natisj  elgtris  antice  subqmrallelis,  jjrofundo  striatis,  striis  in 
fundo  subtiliter  crenuîato-punctatis ; abdominis  segmenta  ul- 
timo  in  medio  in  ^ imqiresso,  dente  recurvato,  armato.  Long. 

Ô'/î  1.  — lut.  2 Va  L 

Platysnia  siibuvata  Motsch.,  ehngato-ovata,  depressiu- 
scula,  nitida,  nigra,  elytris  leviter  nigro-aeneis , palpis,  tibiis 
tarsisque  nigro-pticeisj  thorace  subelongato,  cordato,  postice 
rugoso-punctato , striis  basalibus  utrinque  una  profundo  im- 
presso,  elongato,  altéra  lateraliter  brevissimo,  vix  distincto, 
fere  déficiente-,  elytris  subovatis,  postice  arcuatim  attenuatis, 
profundo  striatis,  striis  crenulato-punctatis,  stria  2:da  medio 
bipunctata,  3:ia  antice  unipunctata,  interstitiis  convexis,  sub- 
elevatisj  corptore  suhtus  medio  glabro,  lateraliter  punctato. 
Long.  4 Va  1.  — lat.  l®/4  1. 

Argutor?  inicroccphalus  Motsch.,  elongato-ovatus,  con- 
vexus,  vix  nitidus,  niger,  palpis,  antennis  pedibusque  piceo- 
nigris;  caqnte  minute,  tnangulari,  inter  antennas  longi.tudi- 
naliter  angulatim  biimpresso,  glabro  j thorace  subelongato,  ad 
basin  utnnqîte  lato-foveolato,  foveola  punctato-rugosa,  stri- 
gulis  vix  distinctis,  lateribus  marginatis,  refiexis,  subarcuatis, 
postice  paulo  angustatis,  angulis  anticis  acutiusculis,  'produ- 
ctis,  posticis  rectis;  elytris  thorace  vix  latioribus,  subovatis, 
profundo  punctato- striatis,  stria  2:da  jiostice  bipunctata.  Long. 
4V3  1.  — lat.  VU  1- 

Orlliunius  subacncus  Motsch.,  figura  Orth.  bispanici  Dej.; 

elongato-ovatus,  medio  subparallelus , nitidus,  supra  nigro- 
subaeneus,  palpis,  antennarum  basi  pedibusque  rufo-piceis -, 
thorace  subquadrato,  antice  paulo  angustato,  basi  utrinque 
foveolato-biimpresso,  sparsim  punctulato,  angulis  rectis,  anti- 
cis subprominulis,  lateribus  subarcuatis,  postice  paulo  expia- 


7 


natis;  elytris  thoracis  latitudine,  striatw,  stria  3:îa  j)unct!s 
tribus  impressa;  corpare  siihtus  fers  ylahro,  metathoracis  la- 
teribus  sparsim  pxmctatis.  Long.  3 '/a  1.  — lat.  l'/^  1. 

Acrudon  uralensis  Motsch.  Ins.  de  Sibérie. 

Amara  ovata  F. 

„ similata  Gyll. 

var,  Japonica  Motsch. 

Les  exemplaires  du  Japon  sont  tous  un  peu  plus 
convexes  que  ceux  d’Europe. 

Prlstodattyla?  arciiatirollis  Motsch.,  figura  Tanystolae  et 
Limodronii  sed  unguiculis  basi  serratae;  eîongato-ovato,  snb- 
convexa,  nitida,  nigra,  pnlpis,  antennis  pedibitsque  plus  mi- 
nusve  rufo-testaceis;  capite  minuta,  glabro,  inter  oculos  lato 
biimpresso;  thorace  capite  duplo  latiore,  subconvexo,  postice 
arcuatim  angustato,  basi  sinuato,  utrinque  lato  impresso,  an- 
gxdis  anticis  suhrectis,  posticis  obtusis,  subrotundatis,  lateribus 
arcuatis,  refiexisÿ  elytris  thorace  latioribns,  postice  arcuato- 
atteniLatis,  dorso  prof  undo,  lateraliter  tenue- striatis,  stria  2:da 
postice  biqmnctata;  alis  nullis;  corpore  subtus  glabro.  Long. 

4 I.  — lat.  1%  1. 

Clilaenius  corpuleiitus  Motsch.,  figura  Ch.  nielanocorni,  sed 
duplo  ma/jor,  longior;  subtus  niger,  supra  capite  thoraceque 
cupreis,  elytris  viridis,  granuliferis , testaceo-jmbescentibus, 
palpis,  antennarum  basi  q^edibusque  qdus  minusve  rufo-testa- 
ceis;  thorace  subelongato,  crebre  punctato,  punctis  dorso  stib- 
confiuentibus,  postice  vix  cordato,  angulis  anticis  stibobtusis, 
posticis  rectis;  corpore  subtus  sparsim  punctato;  antennai-um 
articula  3:io  valde  elongato,  duabus  qyraecedentUnis  conjunctis 
longiore.  Long,  (i  1.  — lat.  2 '/s  I. 

Chlaeiiius  areiiaticollis  Motsch.,  figura  Clil.  extensi  Gehl. 
et  Clil.  vcslitl,  sed  thorace  latiore,  lateribus  magis  dilatatis, 
arcuatis,  angustissime  testaceo-marginatis;  subviridi-aeneus, 
palpis,  antennis,  thoracis  elytrorumqne  lateribus  qredibusque 
rufo-testaceis;  capite  fere  glabro;  thorace  subtransverso,  spar- 
sim punctato,  testaceo-puberulo,  antice  postieeque  arcuatim 
angustato,  angulis  rectis,  lateribus  subrefiexis;  elytris  thorace 


8 


dimidio  latioribus  et  quadntplo  longioribiis , punctatissimis, 
testaceo-pnbendi»,  striatis,  apice  margina  testacea  dilatata; 
corpore  subttis  nigro,  fere  glabro,  abdomine  spareim  punctu- 
lato  et  puherulo.  Long.  4^2  1*  — IV4  !• 

Tnnyslola  japonica  Motsch.,  figura  Tau.  biculoris  Esch. 
sed  majore  et  lo7igiore;  elongato-suhovata,  subdepressa,  nitida, 
subtus  fusco-testacea,  supra  nigra,  ^dus  minusve  viridi-metal- 
lico  resplendens,  palpis,  antennis,  itwracis  elytrorumque  viar- 
ginis  j)edibusque  tesfaceis;  thorace  suhcordato,  lateribus  refie- 
xis,  angulis  q^osticis  oblique  truncaiis,  fere  rotundatis;  elytris 
dimidio  latioribus  et  quinduplo  lougioribus,  profundo-inaequa- 
liter  striatis,  stria  2:da  postice  bipunctata.  Long.  3%  1.  — 
lat.  IV2  1. 

Carabus  japonicus  Motsch.  Etud.  ent.  1857. 

„ kilmpferi  De  Haan. 

Sternoxes. 

Clirysocbroa  fulgida  F. 

Clialcapbora  japonica  G.  et  G. 

Bracbys  subbicuruis  Motsch.,  elongato-triangularis,  sub- 
convexa,  punctata,  nitida,  aeneaj  capite  glabro,  fronte  exca- 
vato,  lateribus  supra  oculos  refiexo  productis,  fere  bicornis; 
thorace  cajnte  duplo  latiore,  valde  transverso,  inacquali  me- 
dio  marginaliterque  impresso,  punctis  nonnullis  instructis, 
basi  lato-bisinuato,  medio  producto,  lateribus  arcuatis,  antice 
valde  angustatis,  fere  lunatis,  angulis  anticis  subreetis,  pro~ 
minulis,  posticis  acutis,  infiexis,  subproductis;  scutello  minuta; 
elytris  thorace  paulo  angustioribns,  versus  ajncem  triangu- 
lariter  acuminatis,  irregulariter  sparsim  punctatis,  utrinque 
linea  sublaterali  impressa.  Long.  1 ‘/s  1.  — lat.  thorac.  1. 

Lacuii  binoduliis  Motsch.,  figura  L.  muriiii,  sed  elytris  bre- 
vioribus;  subdilatatus,  dkpressus,  postice  attenuatus,  puncta- 
tissimus,  tomentosus,  nigro-piceus,  subalbido  fuscoque  variega- 
tus,  antennis,  tibiis  tarsisque  rufescentibus ; capite  transverso, 
punctato,  fronte  triangulariter  impresso,  antice  subexcavato, 
lateribus  tuberculiforme  subproductis;  thorace  subquadrato, 
antice  arcuatim  angxistato,  postice  utrinque  subsinxiato,  medio 


nodis  dmbus  oblongts,  glabns  distincto-elevatis,  angulis  jjo- 
dticis  obtusîs,  prominulis,  divaricatis;  elgiris  thorace  2'!^  lon- 
gioribuHf  medio  subdilatatis,  lateribus  pnulo  explanatis,  apice 
valde  attennatis,  striarum  interstitiis  altemia  subelevatis. 
Long.  5 1.  — lat.  2 '/g  I, 

Melanotos  laficollis  Motscli.,  fgura  Mel.  crassicolli  Er., 
sed  articulo  3:o  antennarnm  2:do  dimidio  solum  longiore; 
elongato-attenuatus , punctatus,  subtestaceo-pubescens,  niger, 
palgns,  antennis  j)edibusque  nifo-brunneisj  thorace  subtrans- 
verso,  fortiter  gnincfato,  antice  arcuatim  attenvato,  medio  am- 
pUato,  angulis  gwsticîs  acutiusculis,  valde  productis;  scutello 
elongato,  parallelo,  fortiter  sparsim  qmnctato,  medio  trans- 
versim  impresso,  apice  sagittiforme  aciiminato ; elytris  thorace 
fere  angustioribus,  subarcuato-attenuatis,  punctato- striatis, 
interstitiis  sparsim  punctulatis;  corpore  subtns  punctato,  pi- 
loso;  antennis  sen'atis,  pavXo  piliferis.  Long.  (iVa  !•  — lat. 
thor.  2 1. 

Mclaiiotiis  piger  Motscli.  Etud.  ent.  18.53.  (Cratonychiis.) 

Aclcniccriis  pruinosus  Motscli.,  figura  Actcn.  lessellati  L., 
sed  thorace  medio  profunde  canalicxdato j elongatns,  antice 
posticeque  arcuatim  attenuato,  punctatissimo , subaequaliter 
cinereo-puberulus,  fiusco-  vel  cujjreo-aeneus,  pedibns  riifo- 
testaceis,  ociilis,  palpis,  antennis  femoribusque  medio  plus 
minusve  nigro-fuscisÿ  capite  rugoso-qmnctato,  antennis  m ^ 
thorace  longioribus,  depressis,  lato  serratis,  nigris,  in  Ç tho- 
race 2>aulo  brevioribuSf  tenub  serratis,  picescentibus ; thorace 
subelongato,  antice  modice  arcuatim  angustato,  medio  longi- 
tudinaliter  canaliculato,  angulis  qjosticis  jiroductis,  divancatis, 
lateribus  medio  suhampliatis,  postice  subsinuatis;  elytris  an- 
tice subparaUelis,  qiostice  ampliato-arcuatis,  distincto  qnmctato- 
striatis,  interstitiis  punctulatis.  Long.  5 — 6'/,.  1.  — lat.  1^/4 
-2  1. 

Teiiediles. 


Coryiielcs  cocriileiis  De  Geer. 
Lathridiiis  traiisversalis  01. 

var.  mclaiioccplialiis  Motsch. 
I.alhridiiis  assiiiiilis  Maiinh. 


10 


Malacodehmes. 

Lufiüla  japunica  Thunberg.  Motseh.  Etud.  ent.  1854. 

Luciola  lateralls  Motseh.  Schrenck.  Reise.  114. 

„ cruciata  De  Haan.  Motseh.  Etud.  ent.  1854. 

Tlicmns  cyanipennis  Motseh.  Etud.  ent.  1857. 

Ayant  reçu  maintenant  des  exemplaires  complets, 
de  cette  espèce  on  peut  ajouter  à la  caractéristique 
du  genre,  que  les  antennes  sont  plus  longues  que  la 
moitié  du  corps,  avec  leur  3:ième  article  plus  court 
que  le  2:d  et  aussi  long  que  le  4:ième. 

Tclepliorus  suturriliis  Motseh.,  figura  Podab'r.  alpin!,  sed 
major',  parallelus,  dejiressus,  suhnitidus,  hrevissime  puharulm, 
nigro-fuscus,  palpïs,  antennis,  mandibidis,  thoracis  margini», 
elytris  (satura  excepta),  tihvis  tarsisque  rufo-testaceis ; capite 
suhelongato,  fere  quadrafo,  fronte  infiexo,  ocuUs  prominuUs, 
antennis  corporis  fere  longitudine,  leviter  fusco-annulatis,  ar- 
ticula 3:o  secundo  longiore,  quarto  paulo  hreviore;  thorace 
suhelongato,  quadrangulato,  capite  vix  latiore,  glahro,  versus 
basin  utrinque  tuberiforme  subelevato,  antice  transversim  im- 
presso,  marginis  explanatis,  laterihus  rectis,  parallelis,  cilia- 
tis,  angulis  rectis;  elytris  thorace  dimidio  latioribus  et  G-duplo 
longiorihus,  parallelis,  rugoso-tuberculatis,  vix  distincto  tri- 
nervosis,  sutura  lateribusque  posUce  infuscatis;  femoribus 
basi  rufo-testaceis.  Long.  C'A  1.  — lat.  l'A  1. 

Brachélytres. 

Oxytelus  japoiiiciis  Motseh.,  figura  Ox.  tnteipennis,  sed 
paulo  minor;  niger,  ore,  palpis,  antennarum  basi,  elytris  pe- 
dibusque  qdus  minusve  testaceis;  capite  qoinctato,  postice  pro- 
fundo  transversim  irnpresso,  collo  medio  nitido,  p^inctato,  po- 
stice  linea  arcuata  distincta;  thorace  transverso,  trisulcato, 
medio  sparsim  lateraliter  strigoso-punctato,  postice  leviter  an- 
gustato,  angulis  posticis  obtusis,  distinctis;  elytris  thorace 
paulo  latioribus,  quadratis,  strigoso-punctatis;  abdomine  tho- 
racis latitudine,  dense  subtilissime  punctulato,  supra  segmenta 


11 


penulHmo  simtato,  margine  apiceque  suhtestaceis,  suhtus  seg- 
menta 6:o  simpUci,  l:o  in  ^ media  excavata,  apice  attenuata, 
subemarginato , in  Ç media  impressa,  utrinque  subsinuato. 
Long,  l'/a  !•  — % 1. 

l'hiloiillius  sliiii.ilocollis  Motsch.  Sclirenck.  Reise  p.  121. 

Trichoderma  brevicornis  Motsch.  (Staphilinus),  figura  at- 
tenuata Leistotrophi  iiiurini  L.  sed  fere  duplo  major,  vie  pu- 
berula,  opaca,  nigra,  elytris  pedibusque  rufo-bmnneis,  pro- 
labro  testaceo;  capite  subtriangulari,  postice  snbdilatato,  an- 
gulis  prominuUs,  cum  thorace  creherrime  gramdato-punctato, 
palpomm  articula  ultimo  acuminato,  jjraecedente  vix  longiore, 
antennis  crassiusculis , capite  paulo  solum  superantihus,  arti- 
culis  pinmis  subelongatis,  qicnultimis  transversis,  ultimo  apice 
valde  excisa;  thorace  capitis  latitudine,  postice  semilunato, 
fusco  - jmberulo ; scutello  triangulari,  velutino-nigro  ; elytris 
thorace  paulo  latioribus,  quadratis,  subtiliter  rugoso-punctatis, 
sparsim  cinereo-pubescentibus;  abdomine  attenuata,  supra  sub- 
senceo-micans,  sptarsim  pnnctulato  et  fusco-piloso,  suhtus 
segmentis  ad  basin  cinereo-pubenilis.  Long.  6 1.  lat. 
elytr.  l^s  1. 


B.  RIIYPOPHAGES. 

Crassicornes. 

Cryptuplia^us  acutaiiffiilus  Gy  11. 

quadrislsnatus  Motsch.,  elonyatus,  subparal- 
lelus,  subdepressus,  nitidus,  punctatus,  sgiarsiin  cinereo-qytlu- 
sus,  fusco-piceus,  are,  palpis,  antennis,  thorace,  elytrorum 
maculis  quatuor  pedibusque  plus  minusve  rufo-testaceis,  ocu- 
hs  nigns;  thorace  transverso,  punctato,  subcouvexo,  lateribus 
arcuatis,  refiexis,  margine  antice  paulo  crenidatis,  medio  In- 
viter sinuatis,  dente  postice  vix  distincto;  elytris  thorace  paulo 
latioribus,  sed  qilus  tripla  longioribus,  punctatis,  punctis  antice 
in  striis  dispositis;  cotpore  subtus  fortiter  punctato.  Long. 

1 1.  — lat.  I. 


12 


Brevicornes. 

Attagenns  ScliAfl'eri  Hrbst. 

Dermestes  domesticiis  Gcbl. 

Clavicornes. 

Oiceoptoina  prodiicla  Mo  tse  b. 

Silplia  Japonica  Motscli.,  ovata,  jjostice  arcuatim  atte- 
nuata,  deprensa,  punctata,  opaca,  nîgra,  supra  snheyaneo- 
simulans;  fronte  antke  fere  glabro,  nitido;  thorace  transverso, 
medîo  suhnitido,  longiiudmaliter  subimpresso,  postice  quadri- 
itnpresso,  basi  lateraliterque  creberrime  punctato,  lateribus 
explanatis,  antice  semilunatis,  anguMs  obtusis,  antice  vix  pro- 
ductis,  rotundatis,  postiers  snbrectisj  scntello  qnmetato;  elgtris 
thoracis  latitudine,  sed  plus  duplo  longioribus,  ovato-aitemia- 
tis,  opacis,  rejlexls,  utrinque  quadri-nervosis,  nervis  2 et  3 
integris,  2:do  in  nodo  jwstico  obliterato,  4:o  in  cannam  q)0- 
stice  abbreviato-producto,  interstitiis  dense  pnnetatis;  corpore, 
subtus  fortiter  punctato-,  antennarum  clava  quadri-articulata. 

Long.  7 Va  1.  — lat.  4 Va  1- 

Forme  voisine  de  notre  Silpha  carinata  [Irbst, 
mais  pins  grande,  plus  large,  avec  les  nervures  nulle- 
ment carénées,  à l’exception  de  la  4:ième,  qui  se  trouve 
près  de  chaque  côté  latéral. 

Globicornes. 

Pria  Japonica  Motsch.,  subovata,  postice  truncata,  de- 
pressa,  punctatissima,  modice  cinereo-puberula,  rufo-testacea, 
capite,  thoracis  medio,  elgtrorum  sutura  et  inferdum  lateribus 
coiporeque  subtus  qdus  minusve  infuscatis,  oculis  nigris,  pro- 
mimdis-,  labro  mandibulisque  exsertis-  thorace  transverso, 
antice  arcuatim  attenuato;  elgtris  thorace  vix  latioribus,  la- 
teraliter  subarcuatis,  reflexis,  postice  attenuatis,  tmneatis. 

Long.  1 1.  — lat.  Vs  1. 

Voisine  de  notre  Pria  dulcainara,  mais  le  double 
plus  grande,  plus  ovalaire. 


13 


Ips  Japonka  M.  St.  P. 

Ilistcr  japanus  Mots  ch.,  figura  H.  4-notati,  sed  unicolore- 
niger,  fronte  linea  arcuata  integra,  medio  subsinuata;  thora- 
cis  laferibus  bistriatis,  istria  interna  vix  abbreviata;  elytriu 
utrinque  integro  qnadri-striatis,  dorso  postice  striis  brevissimis 
dnabus,  pygidio  creberrime  punctato;  tibiis  antkis  obtnso 
quinque-dmtatis.  Long.  2%  L — lat.  elyfr.  2 I. 

Bister  qiiiiique-striatiis  Motsch.,  H.  12-striati  valde  affinis, 
sed  paulo  latiorÿ  niger,  glaber;  linea  frontali  medio  valde 
angulatim  sinuataj  thorace  lateraliter  miistriato;  elytris  utrin- 
que integro-5-striatis,  striis  punctatis,  dorso  subsuturali  uno, 
dimidio  antice  abbreviato;  pygidio  sparsim  punctato;  tibiis 
anticis  tridentatis.  Long.  2 1.  — lat.  IV3  I. 

Lamellicornes. 

Plianaciis  niinutiis  Motsch.,  elongato-ovatus,  depressus, 
punctatus,  opacus,  atramentarius , in  S fronte  in  cornu  lon- 
gissimo,  curvato  qn-oducto,  in  Ç subtrinodoso;  thorace  crebre 
punctato,  in  medio  subeæplanato,  antice  et  postice  unino- 
doso,  basi  utrinque  postice  carinato,  carina  in  dentem  elevato; 
in  Ç simpliciter  in  medio  longitudinaliter  excavato;  elytris 
ihoracis  latitudine,  subattenuatis,  striatis,  interstitiis  planni- 
sculis,  sparsim  punctato-tuberculatis ; tarsis  subtestaceis.  Long. 

4 I.  — V S'/a  I.  — lat.  2%  1. 

Copris  acutidcns  Motsch.,  figura  C.  rcficxi  F.,  sed  paulo 
major;  oblonga,  convexa,  nitida,  nigra,  S fronte  in  comu 
longissimo,  curvato -jn'odticto;  thorace  transverso,  lateraliter 
explanato,  medio  cornis  quatuor  elevatis  amiato,  lateralïbus 
tennis,  acutissimis,  mediis  conjucto-prodnctis,  ajnce  obtusis, 
elytris  elongato-subovatis,  pi-ofundo  punctato- striatis;  cly- 

peo  antice  valde  inciso,  fronte  cornu  brevi,  erecto  armato, 
thorace  antice  abrupte  truncato,  in  carinam  obtnso- elevato, 
prominulo,  canna  trisinuata.  Long.  5 1.  — lat.  2%  L 

Caiilliarsius  Ochiis  Motsch.,  Canih.  Jarchi  valde  affinis, 
sed  thoracis  medio  minus  elevato,  utrinque  profundo-excavato; 
elongato-ovatus,  convexus,  niger;  clypeo  semilunato,  creberrime 
punctato,  fronte  in  cornu  subcurvato  producto;  thoi’ace  punc- 


14 


tatissimo,  medio  (/ihboso,  suhbüobo,  elevato,  nfrinque  roUin- 
dato-ea;cnvato;  nh/tris  thoracis  latîfudine,  vix  ovatù,'^ienms- 
mne  striatis,  inferstitiis  leviter  convexig,  subtilissime  scarifi- 
cato-rngnlosig,  snbsericeo-nHidis.  Lon{^.  9 1.  — lat.  4'/3  1. 

Gculriipes  aiiratiis  MotBch. 

„ splendidus  F. 

„ laevistrialus  Mus.  St.  P. 

Trox  opacutuberculatiis  Motsch.,  figura  Tr.  scabri  L.  sed 
elgtris  utrinque  tuberculis  magnis,  oblongis,  opacis,  quadmplici 
sene;  ater,  opacus,  thorace  tranaverso,  antice  et  postice  lato, 
trifoveolato ; elgtris  thorace  paulo  latioribus,  tuberc.tdis  oblon- 
gis, brevisaime  fusco-puberulia,  utrinque  quadruplici  sérié; 
poatice  tuberculis  quinque  approximatia,  transversim  disposi- 
tis,  utrinque  elevatis,  interstitiia  planiusculis,  tuberculis  minu- 
tiasiniis  laxe  adapersia.  Long.  2^/^  1.  — lat.  elytr.  post. 
IVa  1- 

Xylotrupes  dichotumiis  F. 

C.  PSEUDORHYPOPHAGES. 

PllYLLOPHAGES. 

Pflpilia  japonica  Hope. 

Phyllopertha  horticola  L. 

„ octocostata  Burm. 

Auomala  oblun^i^a  F. 

„ rufocuprca  Motsch.,  A.  obloiigae  ujinis  aed  di- 
midio  major;  ovata,  convexa,  subtilifer  punctatiasima,  nitida, 
subrufo-ciqjrea,  corpoi-e  subtus  nigro-subcupreo,  capite  creber- 
rime  punctulato;  thorace  aubconico,  subtilisaime  sqyarsini  punc- 
tulato,  leviter  opaco;  scutello  punctulato;  elgtris  thorace  paulo 
latioribus,  ovatis,  inaeq_ualiter  punctato- striatis,  mterstitiis  sub- 
convexis,  punctulatis;  pggidio  creberrime  ruguloso-punctato; 
corpore  subhis  plus  minusve  rugoso-punctato  ; antennis  fuaco- 
teataceia;  Ç elgtris  paulo  rufescentibus.  Long.  5*72 — 6 1.  — 
lat.  3—373  1.’ 

Rhombonyx  testaceipes  Motsch.  oblongus,  postice  paulo 
dilatntus,  punctatus,  nitidus,  supra  viridi-aeneus,  subtus  te- 


15 


staceus,  mgro-viridi-variegatus,  ore,  antennis,  thoracis  lateri- 
hus  angusiÎKsime,  pygidio,  ano  pedihusque  ienfaceis,  tibüs  tnr- 
süque  vîndi-maculatis;  caqnte  crebre-qninctato;  thorace  valde 
trariKverso,  nitido,  sparmvi  punctulato,  ina^iquaU,  medio  longi- 
tîtdinaUfer  impresso,  lateribm  arcuath,  medio  düatatis,  antice 
angustatis,  angidis  anticis  prominulis,  posticis  rectî»-  scu- 
tello  transverso,  arcuato,  sparsim  pvncfulato;  elytris  thorace 
paulo  lationbus,  postice  düatatis,  aqrice  snbtmncntis,  utrinque 
costis  quatuor  suturaque  elevatis,  costis  oblusis,  nitidis,  inter- 
stitüs  subimyoso-punctatis,  paulo  opacis;  pygidio  abdominisqne 
punctatis.  Long.  6 '/a  1.  — lat.  elytr.  post.  1, 

Eurhiura  cuprca  H ope. 

Mimela  Gaschkevilrliii  Mênétr. 

Serica  Japonica  Motsch.,  ovata,  convexa,  sparsim  pun- 
ctata,  velutina,  rufo-castanea,  oculis  nigris,  nitidis;  clypeo 
truncato,  rejlexo,  confertim  fortitcr  qmnctato;  thorace  trans- 
verso, antice  arcuatim  angustato,  sparsim  punctato,  anyuhs 
anticis  prominulis,  posticis  rectis;  elytris  thorace  paulo  latio- 
ribus,  ovatis,  striatis,  interstitiis  subconvexis,  sparsim  jmncta- 
tis;  corpore  subtus  punctato,  opaco.  Long.  3 1.  lat.  elytr. 
2 Ve  1. 

llolotricliia  traiisversa  Motsch.,  tantum  llol.  serrlcolli  Motsch, 
Etud.  ent.1853.  46  ( Aneylonycha)  sed  fronts  convexiore,  tii- 
tidiore,  leviore,  sparsim  yrosso-qmnctato,  carinula  transversa, 
postice  nulla,  clypeo  inter  antennas  transversim  imqrresso; 
thorace  valde  transverso,  sqjarsim  grosso -punctato,  latenbus 
arcuatis,  medio  dilatatis,  antice  crenatis;  elytris  basi  tho- 
race paulo  angustioribus,  postice  düatatis,  sparsim  punctatis, 
eutura  subelevata,  utrinque  nervis  diiobus  obliquis  vix  di- 
etinctis,  abdomine  subinjlato  pygidtoque  sparsim  punctato,  cor- 
pore  subtus  vix  piloso.  Long.  4^/^  1.  lat.  elytr.  post.  2 Va  1. 

Iloplia  obdiicta  Motsch. 

„ sabiilicola  M.  St.  P. 

Memtophiles. 

Glycypliana  pilifera  Motsch. GI.  viridiopacae  Motsch. 

^ed  paulo  longiore,  color  laetior,  dorso  immacnlato,  undique 


U 


longe  valth  aparaim  pilom;  elongato-quadrangnlata,  depresaa, 
opaca,  acrobimlato-pmictata,  aupra  laete  vindia,  anbtua  cn- 
prea,  teataceo-piloaa;  capite  erebre  punctato,  fronte  medio 
longündinalifer  cannulato,  clypeo  qnadrato,  marginato,  medio 
triangidariter  aubelevato,  antice  margine  injlexo,  subbilobo; 
fhoraee  aidAranaverao,  tragiezoïdali,  aubtiUter  aparaim  punctato 
et  piloao,  medio  subalbo  bipunctato,  baai  tnaînuato,  lateribus 
aubarcuatia;  acutello  elongato-triangulari,  fere  glabro,  opaco; 
elytria  thorace  latioribua,  aubpunctato-atriatîa,  sutura  nervis- 
que  duobus  utrinque  auhelevatis,  lateribus  scrobiculato-eroaia, 
fascia  breviasima  j>ostice  punctiaque  nonnullia  albis,  pygidio 
denaissime  ruguloso-punctato;  corpor-e  aubtus  medio  glaberrimo, 
lateralifer  eroso-punctuto,  abdomînis  segmentia  immaculatis. 
Long.  6 — 6 '/a  1.  — lat.  hum.  SVj — 1. 

Rliumboi'liina  japonica  Hope. 

„ flypeata  Burm. 

Lucanus  Cantori  Hopc. 

„ indinatas  M.  St.  P. 

l’salidostomus  rcdus  M.  St.  P. 

Dorras  binervis  Motsoh.,  Ç D.  parallelopipcdi  valde  affi- 
nis,  aed  paido  longior  et  angustior;  elongato-subovatua,  po- 
atice  arcuatim  attenuatus,  punctatua,  nigo';  capite  creberrime 
fortiter  punctato,  fronte  medio  bituberculato,  tubercidis  non 
appi'oximafia ; thorace  tranaverao,  medio  nitido,  vix  jmnctn- 
lato,  lateraliter  fortiter  gninctato;  elytria  thoracis  latitudine, 
creberrime  aubrugoso-punctatis,  opacia,  sutura  fere  glabra, 
nitida,  antice  utrinque  dujdicis  atriis  duabusj  corpore  subtua 
nitido,  aubtilissime  aparaim  punctidato,  ad  lateribus  rugoao. 
Long.  91/2  !•  — thor.  3%  1. 

Tenebrionites. 

Plesiopbthalmus  nigrocyancus  M.  St.  P. 

CONÉPHILES. 

Gunocepbalum  japanura  Motsch.,  elongato-ovatum,  sub- 
convexum,  opacim,  aubtilissime  tuhercidiferum,  nigrum,  bre- 
viasime  fusco-pilifenmi,  argillaceo-obtectum;  thorace  trana- 


17 


verso,  antice  semilunato-exciso,  postice  leviter  trisinuato,  an- 
gulis  anticis  suiacuto-prodiictis,  posticis  rectîs,  minutis,  late- 
rihus  vaille  arcuatis,  subexjjlanatis;  thorace  fere  semilunato  ■ 
elytris  ad  basin  thoracis  latitudine,  subovatis,  postice  paulo 
dilatatis,  gibbosis,  apice  aüenuatis,  vix  distincte  punctato- 
striatis,  interstitiis  tenuissime  rugnlosis  et  subtilîssime  irt'egn- 
lariter  tuberculatis  j corpore  subtus  tuberculose -punctato. 
Long.  4Va  1.  — lat.  thor.  2 I. 

Guiiucephaliim  coriaceiim  M.  St.  P.  Etud.  ont.  1857. 

Mycopiiiles. 

Cis  pruiiiosiis  Motsch.,  figura  C.  rugnlosi,  sed  capite  tJio- 
raceque  antice  magis  refiexis,  pubescentia  breviora,  densiora; 
subcylindricus,  irregulariter  punctatus,  opacus,  pruinoso-pube- 
rulus,  nîger,  ore,  palpis  antennarumque  basi  rufotestaceis,  p>e- 
dibus  mfescentibus,  jdus  mimisve  infnscatis;  thorace  trans- 
verso, subtilissime  niguloso,  cinereo-pruinoso,  macnlis  symmet- 
tricis  postice  7 denudatis,  subnitidis,  tnedio  bifioveolato,  an- 
tice attenuato,  carinulato,  inargine  refiexo,  subbilobo,  lateri- 
bus  refiexis,  obliquis,  medio  fere  l'ectis;  elytris  thoracis  lati- 
tudine, iiTegulariter  sparsim  punctatisj  corpore  subtus  sub- 
sericeo-opaco.  Long.  1 — IV3  1-  — lat.  '/a — % I. 

Cis  seriaio-pilosiis  Motsch.,  figura  C.  fiiscipedl  Chcvrt- 
Mellic,  sed  quadniplo  minor;  subcylindricus,  irregulanter 
rugoso-punctatus,  ereeto-setulosus,  niger,  ore,  palpis,  anten- 
naruiii  basi  tarsisque  rufio-testaceis,  pedibus  mfescentibus,  plus 
niinnsve  infuscatisj  clypeo  in  c?  valde  refiexoj  thorace  trans- 
verso, convexo,  sparsim  punctato,  setuloso,  medio  linea  elon- 
gata,  glabre,  nitido,  antice  in  cS  producto,  refiexo,  subbilobo, 
postice  marginato,  lateribus  arcuatis,  subreflexis,  angulis  ro- 
tundatis;  elytris  thoracis  latitudine  et  plus  duplo  longioribus, 
punctato- striatis,  interstitiis  rugoso-punctatis,  seriatim  erecto- 
setosis;  corpore  subtus  opaco.  Long.  % I.  — lat.  % 1. 

Orophius  laminifrons  Motsch.,  figura  Or.  mandibiilari,  sed 
paulo  minor;  cylindricus,  glaber,  nitidus,  niger,  palpis,  an- 


2 


18 


tennarum  basi  pedibusque  rufo-testaceis  ; in  (S  capite  antice 
thorace  valde  exserto,  incrassato,  subhilobo,  producto,  mandi- 
buUs  exsertis,  elevato-cuj’vatis ; thorace  mhconico,  angulis  po- 
sticis  rotundatis-,  elgtris  thoracis  latitudine  et  duplo  longiori- 
bits,  indwtincto  gmnctulatis , fere  glabrîs,  postice  arcuaiim 
attenuatis.  cî  Long.  */s  1.  — lat.  V3  1.  — Ç long.  ®/4  1.  — 
lat.  1/4  1. 

Enduinydius  rufipciiiiis  Mo tsch., /ÿitra  End.  bigullalJ  Say, 
sed  angustior,  elgtris  immaculatis;  elongato-ovatus,  subcon- 
vexns,  nitidus,  niger,  palpis,  elytris,  metathorace  abdomîneque 
rufis;  capite  thoraceque  subtilissime  punctatis,  hoc  fransverso- 
quadrangulato,  sribconvexo,  utrinque  longitudinalîtnr  impresso, 
lateribus  lato  explanatis,  punctatis,  fere  rectis,  antice  arcua- 
tis,  angulis  rectis,  prominulis  ; scutello  arcuatim  iriangulari, 
qlaberrimo , nigroj  elgtris  thorace  paulo  lalioribus  et  triplo 
lonqioribus , elongato-ovatis,  qmnctatis;  corpore  subtus  subti- 
lissime sparsitn  pmnctulato  et  piloso.  Long,  l^/g  1.  — lat.  1 1. 

Platydcma  niRro-acneiim  Motsch., /ÿwra  PI.  Dvjcani  Lap., 
sed  antice  magis  ellgptica,  elgtrorum  st/iiis  profundioribus; 
oblongo-ovaia,  nitida,  punctulata,  supra  nigro-aenea,  subtus 
niqra,  ore,  palpis  antennarum  basi  rufo-testaceis,  pedibus  in- 
fuscatis;  capdte  fere  glabro,  antice  marginato,  postice  cornibus 
duobus  triangularibus  armato-  thorace  transverso,  subtilissime 
punctulato,  lateribus  obliquis,  vix  arcuatis,  angulis  fere  rectis, 
anticis  distinctis,  posticis  subacuto-prominulis,  elgtris  elongato- 
ovatis,  punctato-striatis,  interstitiis  subconvexis,  fere  glahris. 
Long.  2V4  L — laL  IVs  !• 

Monomnia?  japnnicum  Mots  ch.,  statura  Mon.  nigritae  Guér, 
sed  angustiore,  elgtrorum  striis  distincto  punctatis;  ovatum, 
postice  subattenuatum , convexum,  nitidum,  nigrum;  capite 
subconvexo,  subtiliter  punctulato;  thorace  transverso,  convexo, 
punctulato,  basi  bisinuato,  utrinque  impresso,  lateribus  sub- 
arcuatis,  angulis  subrectis,  anticis  subrotundatis,  non  promi- 
nulis; elytris  thorace  vix  latioribus,  postice  attenuatis,  apice 
rotundatis,  regulariter  punctato-striatis,  humeris  subelevatis. 
Long.  IVs  1.  ~ lat.  % 1. 


19 


D.  ANTHOPHILES. 

Vésicants. 

Meloc  proscarabaeus  L. 

„ violaceiis  Marsh. 

„ ruarctata  M.  St.  P. 


E.  XYLOPHAGES. 

Lo\gicornes. 

Cerostcrna  ^rlabripennis  Motsch.  Etud.  ent.  1853. 

Callidium  nidpciine  Motsch.,  figtira  Call.  coriacci  Payk, 
sed  paulo  niinor,  thorace  glahriore,  elytrls  plus  minusve  rufisj 
elongatum,  depressum,  postice  suhattenuatum,  nitidum,  nigrum 
ahdomine  elytrisque  rufis,  haec  plus  minusve  ad  suturam  ni- 
gro-violaceo  infuscatis  (S?)i  capite  punctato,  antennis  corpore 
suhlongioribus,  leviter  longo-pilosis;  thorace  suhquadratOf  sub- 
convexO)  nitidOf  irregularitsr  ptinctato,  medio  punctis  duobus 
nitidissimis  subelevatis,  lateribus  arcuatis,  subpilosisj  scutello 
subovato,  c.oncavo,  glaberrimo,  nigroÿ  elytris  thorace  latiorî- 
bus,  fortiter  punetatis;  corpore  subtus  fere  glahro,  pectore 
Tugoso- punctato.  Long.  S'A — 374  1.  — lat.  humer.  V-j^ — 
IV4  1. 

Purpuricinus  japaiius  Motsch. 

„ spectabilis  M.  St.  P. 

Pi'ionus  insularis  M.  St.  P. 

Variicohnes. 

Genyoceru.s  adustipennis  Motsch.,  Jlgura  Platyp.  cylindrici, 
»ed  glabrior;  elongatus,  cylindricus,  nitidus,  fere  glaber,  rufo- 
testaceus,  antennis,  elytrorum  medio,  corpore  subtus  tarsisque 
dilutioribus,  oculis  elytrorumque  apice  plus  minusve  nigris; 
capite  subdilatato,  sparsim  punctulato,  pilis  nonnullis  distin- 
ctis,  clypeo  marginato,  medio  sinuato;  thorace  capite  paulo 
cengustiore,  subtilissime  punctato,  nitido,  elongato,  antice  sub- 
conico,  postice  angustato,  subconstricto,  angulis  anticis  rectis, 


20 


postins  rotimdatis;  scutello  minuto,  vix  distincto,  triangulan; 
ehjtrîs  thoracis  basi  fere  latitudine,  nitidis,  subtilissime  pun- 
ctato-stnatîs,  interstitns  planiusculis,  glabris,  apice  rotundatis, 
non  truncatis.  Long.  2^/2  capit.  1. 

Stegübiuni  paniccnm  L. 


F.  ERNOPHAGES. 

Riiynchocephales. 

Sitophiliis  oryzae  L. 

Liïus  (lîvai'icatns  Motsch.,  figura  infiato-attenuata  L.  (iir- 
baU  S ch.,  sed  postlce  hrevior,  elgtris  seriatim  pitherulis;  elon- 
gatus,  convexus,  ruguloso-punctatus,  puherulus,  postice  atte- 
nuatus,  suhgibhosus;  rostro  elongato,  suharcuato,  medio  levi- 
ter  carinulato,  antice  foveolato;  thorace  suhconîco,  fortiter 
scabroso-punctato,  latcribus  ctnereo-puberuUs;  elytris  thorace 
^atioribus,  cinereo-puberulis,  punctato-striatîs,  interstitns  rugu- 
losis,  altemis  subelevatis,  dsnudatis;  apice  in  caudam.  divari- 
cato-prodticto;  corpore  subtus  rugoso-punctato,  jmberulo. 

Long.  7%  1.  — lat.  2 1. 

Tyloderes?  nebiilosus  Motsch.,  figura  Tyl.  Megerlel  F.,  sed 
paulo  convexior,  elytris  punctato-striatis , non  scabrosis,  an- 
tennarum  articula  l:o  breviore;  elongato-ovatus , convexus, 
niger,  undupie  cinereo-viridi-squammus,  ftisco-nebtdostis,  cor- 
pore  subtus  margantaceo-squamuloso;  rostro  medio  triangu- 
lariter  ante  oculos  transversim  impresso,  antennarum  articulo 
l:o  longitudine  oculis  non  superante;  thorace  subquadrato,  con- 
vexe, valde  sparsim  tuberculato,  squammoso,  medio  linea  lon- 
gitudinali  impresso,  Interihus  arcuatis;  elytris  thorace  latiori- 
bus,  ovatis,  dorso  subconvexis,  fortiter  ptunctato-striatis,  in- 
ferstitiis  tubiforme  subelevatis,  densissime  squammosis,  postice 
qibboso-attenuatis,  nodo  nullo.  Long.  4 1.  — lat.  elytr.  post. 

174  1- 

l’Iiyllobiiis  picipcs  Motsch.,  figura  riiyll.  argcntati,  sed  tho- 
race minore,  antennis  j)edibusque  piceis  ; elongato-ovatus,  sub- 
gibbosus,  pilosus,  punctatus,  niger,  viridi-argenteo-squammo- 


21 


sus,  antennarum  annulis  pedihusque  plus  nnnusve  piceis;  ca 
pite  elongato,  punctato,  rostro  glahro,  nigro,  impresso,  oculis 
subprominulis;  thorace  suhquadmto,  crebre-punctato,  medio 
leviter  carinulato,  lateribus  subarcuatis;  ehjtris  thorace  fere 
duplo  latioribus,  p/rofundo  punctato- striatis,  interstitüs  sub- 
elevatis,  glabris,  undîque  viridi-argenteo- squammosis  et  sub- 
testaceo-püosisj  femoribus  anticis  clavatis,  vix  incrassatis 
apice  smuatis,  dente  minuta,  mediis  et  posticis  dente  valida 
armatis;  Ç majore,  latiore,  squammulis  paulo  opacis.  Lonj?. 
2 1.  — liit.  74  1.  — Ç Long.  273  1.  — lat.  1 1. 

Lepyrus  ncbiilusus  Mo  tse  h.  Schrenck.  lie  i se. 

Cneurliinus?  nodosus  Motsch.,  elongatus,  gibbosus, puncta- 
tus,  niger,  densissime  undique  squamulis  subalbis  obductus, 
oculis  minutis,  j}rominulis,  nignsj  capite  elongato,  depresso, 
medio  longitndinaler,  ante  oculos  transversim  impresso,  rostro 
supra  parallelo,  subtus  antice  dilatato,  antennis  articula  l:o 
duobus  seqneniibtis  conjunctis  vix  longiorej  thorace  subqua- 
dj'ato,  subcylindrico , antice  leviter  obliquo-angustnto,  medio 
longitudinaliter  imprresso,  subinfuscato,  utrinque  foveolato,  an- 
gulis  rectisj  scutello  indistinctoj  elgtris  thwaee  fere  duplo 
longioribus,  breviter  ovatis,  apice  attenuatis,  inaequalibus,  vix 
regulariter  punctato-striatîs,  interstitio  tertio  postice  1-,  quinto 
3-,  septimo  antice  2-nodosis,  humeris  prominulis.  Long.  4Y3 1. 
— lat.  elytr.  post.  2 1.  Forsan  novum  genus. 

Cncoi'hlnos  vlridiinctallifus  Motsch.,  figura  Cn.  malarliiti. 
Gebl.,  sed  thorace  rugoso,  elytris  grosso -punctato-stnatisÿ 
elongatus,  convexus,  niger,  densissime  undique  smaragdino- 
metallico-squammosus,  thoracis  medio  vittaque  utrinque  sub- 
laterali  saepe  denudatis,  nigro-mtidis ; caqnte  sparsim  pun- 
etato,  medio  longitudinaliter  impresso,  rostro  antice  carinu- 
lato,  ante  oculos  transvei'sim  impresso j thorace  subquadrato, 
subcylindrico,  antice  rotundato,  valde  rugoso,  lateribus  vix 
arcuatis,  angulis  posticis  redis;  elytris  thorace  fere  duplo 
latioribus,  oblongo-ovatis,  fortiter  qmnetato-striatis,  interstitiis 
planiusculis,  dense  squammosis,  apice  gibboso-attenuatis.  Long. 

4V2— 5Va  1-  — lat-  elytr-  ^ed.  2— 2 '/-a  1. 

Rhyncliites  lictuleti  F. 


22 


Apoderus  polit  us  Gebl. 

„ eyanopterus  Motsch.,  figtira  Apod.  longicepi  Mé- 
nétr.  sed  elytris  cyaneis;  dorso  depressus,  nitidus,  glaher, 
niger;  elytris  subquadratis,  cyaneis,  subtiliter  punctato-stria- 
tis,  dorso  transversim  irnpressis,  ad  basin  quadn-carinulatisj 
capite  longissimo,  postice  conico,  constricto,  glaberrimo,  rostro 
elongato,  subcylindrico,  antice  subdilatato,  antennis  capite ptaulo 
brevioribus,  modice  clavatis,  apice  acuminatis ; thorace  conico, 
elytris  duplo  annustiore,  antice  convexo,  apice  constricto.  Long. 
3V3  1.  — lat.  elytr.  1 1. 

Atellabus  punctato-striatus  Mot8cli.,/^Mra  Atell.  cyanel  S ch., 
sed  quad/niplo  minor,  elytris  regulariterpunctato-striatis',  dorso 
subdepressus,  nitidus,  niger,  supra  subviridi-cyanetisj  thorace 
subconvexo,  antice  arcuatim  attenuato,  sparsim  punctato,  mé- 
dia leviter,  postice  profundo  transversim  impresso;  elytris 
thorace  fere  duplo  latioribus,  fortiter  suboblique  punctato- 
striatis,  postice  subattenuatis,  humens  prominulis.  Long.  1 '/s 
1.  — lat.  humer.  % 1. 

Brachycéphales. 

Crlofcris  suhpolila  Motsch. Crioc.  linpressae  sed paulo 
angustior,  magis  nitida,  thorace  rufo;  subparallela,  convexa, 
nitida,  fere  polita,  rufa;  capite,  antennis,  pectore,  abdominis 
lateribus  pedibusque  nigris;  capite  triangulari,  antennis  tho- 
racis  basi  supterantibus,  vix  clavatis,  articulis  5 — 11  elonga- 
tis,  non  perfoliatis;  thorace  subclongato,  convexo,  glabro,  po- 
stice coarctato,  basi  leviter  transversim  carinulato,  angulis 
posticis  dilata, tis,  subacutis;  scutello  triangulari,  ajnce  rotun- 
dato,  opaco,  fusco-  elytris  thorace  plus  duplo  longioribus,  an- 
tice transversim  irnpressis,  subtiliter  punctato- striatis,  striis 
postice  obliteratis,  interstitiis  planis,  glaberrimis;  corpore  sub- 
tus nitido,  impunctato,  lateraliter  subfusco,  puberulo;  cJ 
nor,  striis  dorsalibus  antice  grosso-punctatis.  Long.  3 — 4 1. 
— lat.  hunier,  l'/s — 1%  1- 

Fidia  atra  Motsch.,  subelongata,  convexa,  punctatissima, 
brevissime  cinereo-pilosella,  nigra,  antennis  tarsisque  nigro- 
piceis;  fronte  creberrime  punctato,  opaco,  inter  oculos  depla- 


23 


nato,  utrinque  carinnla  longHudinaU  nitida  siibelevato;  an- 
tennis  tenuîssimis,  coi-poris  fere  longitudine,  oculis  niinutis, 
prominulis;  thorace  fere  quadrato,  cylmdrico,  creherrinie  pun- 
ctato,  opaco;  scuteîlo  ohhngo,  postice  tnincato;  elytris  thorace 
duplo  lationhus,  elongato  quadrangulatîs , postice  gihbosis, 
subnitidis,  dense  fortiter  punctato-striatis,  interstitiis  mediis 
subconvexis;  corpore  subtus  in-egulariter  punctato.  Long. 
2V2  1.  — lat.  IV4  1. 

Heteraspis  japana  M.  St.  P. 

Chrysoflius  (Jaschkcvitchii  Motsch.,  figura  Clirys.  aurati,  sed 
duplo  minor;  aurato-purpureus,  elytromm  sutura  lateribus- 
que,  thorace  capiteque  aureo-viridis,  coipore  subtus  femorihis- 
que  coeruleo-viridis,  ore,  antennis  basi  infuscatis,  oculis,  ti- 
hiis  tarsisque  nigris;  corpore  subtns  sparsini  fortiter  punctato^ 
punctis  elqtrorwn  fere  in  striis  dispositis;  fronte  medio  ini- 
pressoj  thorace  transverso,  antice  paulo  angustato,  lateribus 
leviter  arcuatis,  angulis  posticis  rectisj  scuteîlo  tnangularij 
elytris  thorace  latioribus,  antice  transverso-suhinipressis,  late- 
ribus  niarqinatis,  stibrefiexis,  hunieris  productis j corpore  sub- 
tus sjiarsini  grosso -qmnctato.  Long.  2^/4  I.  lat.  hunier. 

IV2  1- 

Je  me  fais  un  plaisir  de  dédier  la  plus  jolie  pièce 
de  l'envoi  à la  dame  qui  l’a  découverte. 

Kudustonia  atripcs  Motsch.,  figura  !\i.  fulvipcdi  m.,  sed 
juiulo  major,  pedihus  mgro-piceis ^ brevis,  convexa,  nitida, 
punctata,  supra  nigro-viridis,  metallica,  subtus  nigra,  ore  an- 
tennammque  basi  rufo-testaceisj  thorace  transverso,  spai  sim 
punctato',  elytris  thorace  lationbus,  utnnque  antice  transver- 
sim  inipressis,  fortiter  punctato-striatis,  striis  obliquis,  antice 
concavo-arcuatis.  Long.  l*/2  *ls  !• 

Kudustuina  l'iilvipes  Motsch.  Schrcnck.  Rcise. 

riifotestacea  Motsch.  Schrcnck.  Reise. 

Apterosonia  angusticollis  Motsch.,  figura  suhglobosa  Welal. 
hniiuarrhae  iiictallicac  F.,  sed  mtnor,  thorace  angustioi'C  cum 
elytris  qrosso-punctato  j oblongo-subglobosa,  nitida,  punctata, 
supra  purpureo-cuprea,  subtus  nigra,  antennarum  basi  subtus 


24 


rufescens,  articuUs  elongatis,  4 — 6 subbrevîoribus,  2:do  latitu- 
dine  vix  longiore,  5:o  breviore,  3:o  longitudine  primo  fere  ae- 
quali,  ll:o  pauh  longiore,  ovato-acnminato,  palp.  max.  ar. 
ticulo  ultimo  penultimo  angustiore  sed  non  brevioi-e,  subovato, 
apice  truncato;  capite  transverso,  glahro,  antice  arcuatim  im- 
presso,  medio  linea  abbreviata  in  fronte  prolongata,  oculis  ob- 
longis;  thorace  transverso,  sparsini  grosso-punctato,  medio 
convexo,  postice  subcordato,  antice  oblique  angustato,  angidis 
rectis,  anticis  ajnce  obtusis,  lateribus  incrassatis,-  qjostice  sub- 
impressis;  scutello  triangukm,  convexo,  glabro,  nigro;  elgtris 
ovato-globosis,  sparsim  grosso -punctatis,  punctis  nonnullis 
dorso  lateraliterque  subseriatim  dispositis,  interstitiis  duobus 
tel  tribus  subelevatis  fonnantibus,  antice  subattenuatis,  hu- 
meris  obliterafis,  utrinque  impressis;  alis  nullis;  corpore  sub- 
tus glabro;  prostemo  deplanato,  transversim  rugato,  postice 
triancjulariter  dilatato,  tmncato;  mesostemo  antice  valde  mar- 
ginato,  margine  medio  impresso;  tarsis  subtus  dense  cinereo- 
spongiosis,  kis  articula  2:do  angustato.  Long.  3'/^  1.  — lat. 
elytr.  post.  2V5  1. 

Genre  nouveau  des  Timarchaeines  qui  doit  prendre 
place  à côté  des  Tmarchoptera. 

Chrysoiuurpha  qiiadrangulata  Motscli.  Schrenck.  Reise. 
var.  elgtris  viridi-coeruleis. 

Gallerucida  bifaisciata  Mots  ch.,  figura  Linae  lapponieae,  sed 
major,  convexior,  thorace  ut  in  Adimoniae,  antennis  antice 
serratis;  quadrangulata,  convexa,  qmnctafa,  nitida,  medio  pa- 
rallela,  postice  gibbosa,  nigra,  elgtroruni  humeris,  macula  an- 
tica  fasciisque  duabus  arcuatis  postice,  ad  suturam  intei'm- 
ptis,  testaceis;  capite  minuto,  subopaco,  medio  leviter  carinu- 
lato,  fronte  impresso,  binodoso,  nodis  nitidissimis,  antennis 
dimidio  corporis  paulo  longioribus,  versus  apicem  deplanatis, 
dilafatis,  articidis  l:o  clavato,  2:do  brevissimo,  3:o  paulo  lon- 
giore, 4:o  duobus  praecedentibus  conjunctis  paulo  longiore,  5:o 
quarto  subaequale,  6 — 10  quinto  p)aulo  brevioribus,  infer  se 
aequalibus,  set'ralis,  ll:o  longitudine  l:o,  oblongo,  apice  obli- 
que tmmcaio;  palp.  max.  articula  3:o  claviforme  dilatato^ 


25 


4:o  mmuHssimo,  cmiico;  thorace  capite  latiore,  valde  trans- 
verso, vix  convexo,  sparsim  grosso-pnnctato,  postice  paulo, 
antice  magis  angustato,  angulis  anticis  tubercuUfero-productis, 
posticis  rectîs,  lateribus  marginatis,  explanatis,  refiexis;  scu- 
tello  triangulari,  subconvexo,  glahro;  elytris  thorace  latiorï- 
bus,  undulato-grosso-punctato-stnatis,  striis  antice  arcuatis, 
interstîtiis  planiusculis  subtiliter  punctulatis,  apice  cum  pun- 
ctis  striarum.  permixtis;  corpore  subtus  convexo,  subopaco, 
sparsim  fusco-piloso.  Long.  4%  1.  — lat.  2 1. 

Genre  nouveau  de  Gallerucides  qui  réunit  la  forme 
du  corps  des  Podontia  avec  un  corselet  des  Adimonia. 

Gallcruca?  piinctalo-striata  Motscli.,  elongata,  dorso  sub- 
deplanata,  nitida,  punctata,  nigra,  thorace  elytmsque  sangui- 
neis;  capite  subtriangulari , subconvexo,  vix  nitido,  fronte 
medio  leviter  binodoso,  nodis  nitîdis,  antennis  dimîdio  coipo- 
ris  longitudine  aequalibus,  articulis  elongatis,  subconicis;  tho- 
race subquadrato,  antice  oblique  angustato,  nitido,  sparsim 
punctato,  medio  antice  transversim  laie  imqjresso,  bifoveolato, 
postice  trifoveolato,  foveolis  lateralibus  in  sulco  productis, 
angulis  obtusîs;  scvtello  subquadrato,  nigro;  elytris  thorace 
latioribus,  elongatis,  fere  parallelis,  fortiter  punctato- striati s, 
inferstitiis  carinato-elevatis;  corpore  subtus  glabro,  abdomine 
attenuato.  Long.  2'/^  1.  — lat.  elytr.  post.  1 1. 

Aselasa  niBrlccps  Motsch.,  figura  Agel.  halensi  L.,  sed 
capite  antice  metathoraeeque  nigns;  oblonga,  medio  subparal- 
lela,  nitida,  punctata,  testacea,  fronte  elytrisque  laete  viridi- 
bus,  meso  et  methathorace,  scutello,  capite  antice,  oculis,  an- 
tennis,  geniculis  tarsisque  nigris;  thorace  valde  transverso, 
sparsim  punctato,  medio  transversim,  profundo  inpresso;  ely- 
tris thorace  latiorihus,  crebre  irregulariter  punctatis.  Long. 
2 Va  1.  - lat.  l'/a  1. 

J'ai  séparé  cette  espèce  et  l' Ag.  halensis  L.  des 
Agelastica,  à cause  de  leur  corps  plus  déprimé,  leur 
corselet  impressionné  au  milieu,  leurs  crochets,  aux 
tarses  simplement  élargis,  non  dentés  à la  base. 


26 


Raphidnpalpa  femoralis  Motsch. 

A^clastica  alni  L.  var.  cacrulea  Motsch. 

Calomicrus?  flavivcniris  Motsch.  figura  Agel.  aliii  sed  di- 
midio  angustior,  abdomine  fiavo;  elongato-ovatus , subcon- 
vexus,  nitidus,  pimctatus,  supra  coeruleus,  subtus  niger,  ab- 
domine laete  fiavo  •,  capite  glabro,  inter  oculos  pi'ofnndo  trans- 
versim  impresso,  bituberculato,  tuberculis  triangulanbus,  vix 
convexis,  nitidis,  antice  longitudinaliter  carinuluto-,  thorace 
capite  vix  latiore,  transverso,  subtilissime  jmnctulato,  fiere 
glabro,  marginato,  angulis  paido  distinctis,  latenbus  subar- 
cuatis,  antice  modice  angnstatis;  scutello  nigro-,  elgtris  thorace 
latioribus  et  qiiadruplo  longioribus,  subovatis,  dense  h'regula- 
riter  gmnctatis,  humcris  elevatis,  intus  impressisj  corpore  sub- 
tus nitido,  vix  rugulmo-punctato.  Long.  273  1.  — hit.  l'/g  1. 

Cnctodes  niftro-bilineatiis  Motsch.,  figura  Calumicr.  biliiicati 
Motsch.,  sed  thorace  angustiore,  antennis  longioribus,  elgtris 
subtilius  punctatis,  unguiculis  basi  simplicibus;  oblongo-ovatus, 
subconvexus,  nitidus,  subtiliter  punctulatus,  rufio-testaceus, 
oculis,  antennarum  articulis  5 — 7 elgtrorumque  lineola  media 
postice  abbreviata,  nigris.  Long.  V/^  1.  — lat.  % !• 

Lipriis  piinctato-striatus  Motsch., Luper.  niflpedi  F., 
sed  paulo  minor,  antennis  pedibusque  nigris,  elgtris  punctato- 
strîatis,  thoracis  angulis  posticis  distincto  rectis;  elongato- 
subovatns , subconveayus,  nitidus,  niger,  antennanim  tuberculis 
frontalibus,  clgjjeus,  margine  palpisque  fiusco-testaceis;  capite 
triangulari,  subglabro,  inter  oculos  transversim  imjjresso,  in- 
ter antennas  longitudinaliter  biearinulato,  oculis  rotundatis, 
subprominulis,  antennarum  articula  3:o  sequentibus  longitu- 
dinem  aequali,  2:do  duplo  brevion',  thorace  capitis  latitudine, 
fere  quadrato,  postice  subcordato,  marginato,  nitido,  glaber- 
rimo,  ad  basin  profundo  transversim  impresso,  utrinque  pun- 
ctis  nonnullis  instructis;  scutello  postice  attennato-rotundato  ; 
elgtris  thorace  latioribus  et  plus  tripla  longioribus,  antice  pa- 
rallelis,  postice  arcuatim-attenuatis,  apice  rotundatis;  corpore 
subtus  nitido,  indistincto-punctulato,  sparsim  subpiloso,  abdo- 
mine medio  subinfuscato.  Long.  1% — 2 1.  — lat.  — % 1. 


27 


Ce  nouveau  genre  constitue  un  passage  des  Or- 
sodacna  aux  Lupenis,  niais  se  distingue  des  unes  et 
des  autres  par  ses  élytres  striées  par  des  points  im- 
primés. 

Arthrotus  niser  M.  St.  P. 

Crepidodera  obseurilarsis  Motsch.  Cat.  ins.  Amm.,  figura 
Crepid.  iiiipressac  111.,  sed  major,  elytris  laeviorilus,  antenna- 
rum  apice  tarsisque  infuscati»',  rufo-testacea,  nitida,  tJiorace 
transverso,  glabro,  posüce  lato  impresso,  angnlis  stilrectis; 
elytris  ovatis,  subtiliter  seriatim  punctulatis.  Long.  2^/^  1. — 
lat.  1 1. 

Oedinnycliis?  plagiodcroides  Motsch.  figura  Plagiod.  arnio- 
raciae  sed  femoribus  posticis  incrassatis,  antennis  longiusculis, 
elytris  glabrioribus;  ovato-subrotundata,  subconvexa,  nitida, 
nigra,  elytris  coeruleis,  antennarum  basi,  tibiis  tarsisque  plus 
minusve  testaceis;  antennis  fere  corporis  longitudine,  ariiculis 
4—11  primo  aequalibus,  elongatis,  3:o  fere  dimidio  brevior, 
2:do  brevissimoj  thorace  transverso,  subglabro,  angulis  anticis 
subproductis,  posticis  rectis,  laterihus  arcuatis,  subrefiexis,  an- 
tice  paulo  angustatis;  scutello  triangulan,  glabro,  nigro;  ely- 
tris thorace  latioribus,  ovatis,  marginatis,  subsericeo-nitidis, 
subtilissime  punctulatis.  Long.  1%  1.  — lat.  l'/s  1. 

Argopus  iiigrltarsis  Fiscli. 

Deloyala  difloriiiis  Motsch.,  figura  tantum  Del.  ainabili 
Dej.,  sed  paulo  major,  elytris  dorso  interrupto  punctato- 
striatis;  rotundata,  explanata,  nitidissima,  testacea,  dorso  ma- 
cula crucififrrmi  dilatata,  rufescente-variegata  vel  nigra 
lateribus  diaphano-punctatzs ^ scutello  testaceoj  elytrorum  su- 
tura, jjost  scutello,  subacute  elevato.  Long.  2%  3 1.  — lat. 

27,-2 ‘A  1. 


Platycepiules. 

Epilachna  28-niaculata  Motsch. 
Coccinella  Sedakovii  Mulst. 
Harinonia  impustulata  L. 


28 


LÉPIDOPTÈRES. 

DIURNES. 

Rhopalocères. 

Papilio  Prutcnor  F. 

„ Alcinuiis  Klug. 

„ Saperdon  L. 

„ Mackii  Ménétr. 

„ Machaon  L. 

Leucophasia  aiiiiirensis  Ménétr. 

Picris  cralaegi  L. 

„ Mclete  Ménétr. 

„ brassicac  L.  et  var.  criicivora  Boisd. 

„ rapae  L. 

„ Agiaupc  Motsch.,  figura  et  color  subtns  tantum 
P.  napi,  sed  alis  anticis  supra:  in  (j'  alhis,  maculis  vel  pun- 
ctis  nigris  antice  nulUs,  in  Ç lateraliter  maculis  magnis,  sub- 
quadratis,  nigris  tribus,  postico,  ut  in  Fier.  Melete,  cum  basi 
lato  conjuncto,  nervis  omnibus  nigrescentihus'  subtus:  in  Ç 
maculis  nigris  quadratis  modice  distinctis,  antica  marginali 
obliterata;  alis  posticis  supra:  in  cj  albis,  nervis  vie  nigres- 
centibus,  in  Ç albis,  nervis  nigrescentibus,  anfico  ad  margi- 
nem  maculatim  dilatatoj  subtus:  subtestaceis,  lato  subviridi- 
nigrescentibus;  antennis  nigris,  annulis  apieeque  subalbis. 
Exp.  al.  J 20  1.  — V 22  1. 

Argyiiiiis  Dapliiiis?  Gram. 

„ Adippe  L. 

Gr<apta  Anf?clica  Gram. 

Pyrainis  Calliiiioc  Htlbn. 

Vanessa  glaiiconia  Motsch.,  Van.  polyclilorae  et  clia- 

roniac,  sed  color  supra  nigro-subfuscus,  subtus  fuscus  nigro- 
variegaUis,  alis  anticis  supra:  maculis  anticis  duabus  albidls 
sublateralibus,  ocelliformibus,  postice  tribus  coeruleisj  alis  po- 
sticis  supra:  fascia  obliqua,  sublaterali,  catemdata,  antice 
postieeque  abbreviata,  coerulea,  ocellis  medio  unipunctatis ; 


29 


alis  aniicis  subtus:  macuUs  anticis  diiabus  albis,  alîs  postids 
subtus:  medio  puncto  minutissimo  albo.  Exp.  al.  21  1. 

Neptis  Aferis  Esp, 

LiincnÜis  Sydyi  Kindm.  var.  Japonica. 

Lasiitmmaia  Gasclikevitscliii  Ménétr. 

Salyrus  marginalis  Motsch.,  fuscus,  alis  anticis  latsrali- 
ter  lato  subtestaceis,  utrinque  vitta,  vix  arcuata  subalbida; 
alis  posticis  supra:  fuscis,  lateraliter  vix  dilutioribus,  subtus: 
lineis  subarcuatis  longitudinaliter  2 undulaque  sinuata  circa 
ocellis,  nigrofuscîs,  margine  lineis  undulatis  duabus  ocellisque 
lateralis  5 cinereo-testaceis,  hoc  medio  nigris,  albopunctatis, 
trihis  mediis  minutis.  Exp.  al.  19  Va  1. 


Satyrus  Pliaeilro  L. 

„ bipunctutus  Mo  t s cil.,  S.  Pliaedri  sed  paulo 

major,  alis  posticis  stthtus:  fascia  undulata,  subalba,  qmnctis 
nigris  postice  diiobus. 

Cocnonymplia  Ocdipus  F. 

Mycalesis  SiroU  Hewits. 

Ypbtinia  Baldiis?  Don. 

Lycaeiia  Erebus  Esp. 

„ Ladon  Cram. 

„ Cyllarus  F. 

„ llellutia  Ménétr. 

„ Argia  Ménétr. 

Clirysopliancs  Phlaeas  L. 

Pyrgiis  Tetliys  Ménétr. 

Colias  Sericuc  Fisch. 

„ poliographus  Motsch.,  figura  tantum  Col.  Ilejall, 
sed  alis  anticis  supra:  apice  magis  elongatis,  magis  rotunda- 
tis,  macula  laterali  intus  distincte  angulata,  sidjfus:  maculis 
lateralibus  obliteratis,  postice  soluin  duabus  utrinque  distin- 
ctis;  alis  posticis:  immaculatis,  medio  puncto  argenteo  uno. 
Exp.  al.  18  1. 

Terlas  Hecabc  L. 

Danois  Tytia  Gray. 

Argynnis  sagana  Doubld. 


30 


. . ijaponica  Ménétr. 

Arffynnis f r,  no 

(var.  laodicae  rallt' 

„ Paphia  L. 

Heterocères. 

Chelonomorpha  Motsch.  n.  g.  Cyclimonide  de  la 
forme  de  nos  Chelonia,  mais  avec  les  antennes  filifor- 
mes, plus  longues  que  la  moitié  du  corps  et  les  jam- 
bes antérieures  non  renflées,  comme  c'est  le  cas  chez 
les  Leucosemia,  qui  lui  ressemblent  beaucoup.  Extré- 
mité des  antennes  faiblement  grossie  et  plus  atténuée 
vers  le  bout.  Palpes  velues  et  terminées  par  un  article 
nu,  cylindrique,  arrondi  antérieurement.  .ïambes  posté- 
rieures seulement  avec  deux  épines  au  milieu;  cro- 
chets forts,  peu  arqués.  Ailes  antérieures  allongé- trian- 
gulaires, un  peu  arquées  latéralement,  les  postérieures 
arrondies.  Couleurs  éclatantes,  veloutées  des  Chelonia. 

Chelonomorpha  Japana  Motsch.,  figura  et  color  Chcl.  villi- 
cae  L.,  sed  paulo  major,  nigra,  alhido-silaceo-maculata;  alis 
anticis  mpra  et  subtus  maculis  magnis  sex  (1,  2,  3)  margi- 
neque  minutis  plurimis  subalbidis;  alis  posticis  ochraceis  lato 
nigro-marginatis,  supra  et  subtus:  lateraliter  maculis  sub- 
albidis 2 — G,  in  medio  maculis  nigris,  rotundatis  3;  corpore 
nigro,  humeris  subalbidis,  abdomine  ochraceo,  nigro-annulato, 
subtus  nigro-maculato.  Exp.  al.  24 '/a  1. 

Euscniia  Stratonicc  Cram. 

Ilalthia  Eurypile  Ménétr. 

„ Eiiryincdc  Motsch.,  figura  II.  Eurypile,  sed  color 
niger,  aïbo-maculatus,  corpore  nigro,  testaceo  annulato;  alis 
anticis:  maculis  albis  quinque,  posticis:  tribus,  laterali sinuata; 
antennis,  capite  thoracisque  medio  nigerrimîs.  Exp.  al.  17'/2  1. 

Très  voisine  de  l’Eurypile,  mais  un  peu  plus 
grande,  avec  la  couleur  prédominante  noire  et  les 
taches  blanches  plus  limitées,  plus  arrondies,  la  petite 


31 


sur  le  bord  des  ailes  antérieures  manque,  la  marge 
blanche  latérale  n’y  est  représentée  qufe  par  une  tache 
antérieure  oblongue,  de  môme  que  cela  a lieu  sur  les 
ailes  inférieures.  Le  corps  est  d’un  brun  noirâtre 
comme  les  pattes  et  seulement  les  côtés  du  corselet 
et  les  anneaux  de  l’abdomen  recouverts  de  squamules 
jaunes. 

Aclierontin  Styx  Westw. 

Snicrinthus  Spcrcliius  Méiiétr. 

Syntoniis  (lielcbns  F. 

Nocturnes. 

Callijïcra  rosca?  Esp. 

Arclia  serialopiinclata  Mo ah.,  figura  Arct.  Acrae,  sedtota 
dilute  ochracea,  ahdoiuine,  fiemorihiis,  almque  ant.  medio  sub- 
tus ruhris;  alis  anticis  séria  obliqua  latcraliter  nigro-punctata, 
subtus  striqa  media,  séria  punctoruvi  obliqua  et  puncto  sub- 
marginali  antice  nigris;  alis  post.  vel  imniaculatis,  vel  ma- 
culis  rotundatis  minutis  tribus  mgns  1,  2j  fronte,  oculis,  an- 
tennis,  abdominis  yunctis  dorsalibus  séria,  tibiis  tarsisque  nig- 
ris. Exp.  al.  16  1. 

Arrlia  [lunctij^cra  Motscli.,  figura  et  color  Arcl.  Atrcae  C, 
sed  brevior,  fienwribus  anticis  supra  ahdonnnisque  annulis 
nibris,  tibiis  allas,  tarsis  nigro-fuscis,  alis  niveis,  punctis  ni- 
gris, similiter  Arcl.  Acrcac,  dispersis.  Exp.  al.  16  1. 

Je  l’aurai  prise  pour  la  femelle  de  la  précédente, 
si  les  antennes  n’étaient  pas  pcctinées  et  les  petites 
taches  noires  sur  les  ailes  disposées  d’une  manière 
plus  analogue  à celles  de  la  seriato-punctata. 

Dionycliopiis  niveiis  Ménétr. 

Liparis  dispar  L.,  var.  japonka  Mot  s ch. 

Cette  variété,  si  ce  n’est  pas  une  espèce  diffé- 
rente, est  toujours  plus  grande  que  nos  exemplaires 
d’Europe,  avec  les  ondulations  brunâtres  presqu’entiè- 
rement  effacées  chez  le  cî. 


32 


Orro'iA  punclatclla  Motsch.,  figura  Ors.  pudibundae,  sed 

quadrupla  minor,  alia  post.  magis  angustatis;  dilate  cinereo- 
testacea,  tarsis  suhfusco  annulatis,  alis  anticis  apice  rotun- 
datie,  transversim  fusco-punctulatis,  punctis  mmutissimis. 
Exp.  al.  IOV2  1. 

Oduncstis  potatoria  L. 

Clisiucanipa  iicustria  L. 

„ tcstacca  Motsch.,  figura  Clis.  neustriae,  sed 
minor,  dilutior,  alis  anticis  apice  longiorihus,  angulis  ma- 
gis prominulis,  margine  jjostico  vix  arcuatis,  Exp.  al.  10  1. 

Calpc  tlialieiri  Ilorkb. 

Calpe?  varicsata  Motsch.,  alis  media  suhalhidis," supra: 
versus  margines  arcuatim  fusco-undulatis,  anticis  hasi  fusco- 
maculatis,  post.  suhalhidis'  suhtus:  fascia  arcuata  pvnctisque 
minutissimis  lateraliter  nigris,  anticis  apice  lata  infuscato, 
suhalho-undulato,  posticis  infra  fasciam  linea  undulata  ma- 
culaque  media  nigris;  tarsis  posticis  annulis  antennisque  fus- 
cis.  Exp.  al.  15  1. 

Acronycta  rumicis  L. 

Graphupliura  C nisrani  L. 

Agrotis  cxclamatiunis  L. 

„ ciniiuinoniea  Motsch.,  figura  et  color  Agr.  foedac 
Lcd.,  sed  maculis  reniform.  latiorihus,  alis  posticis  media 
puncta  fusco;  corpore  dilate  rufescente-cinereo,  Exp.  al.  16  1. 

Mamcstra  suasa  S.  V. 

Un  exemplaire  du  Japon  présente  une  teinte  gé- 
néralement plus  noirâtre  que  les  nôtres,  ce  qui  fait 
ressortir  très  fortement  les  taches  réniformes  blanches. 

Dichonia  bipunctata  Motsch.,  cincrea,  lato  fusco -varie- 
gata;  alis  anticis  supra  fascia  latissima,  media  sinnata,  nigro- 
fusca,  lateraliter  undulis  tribus  fusco- suhrufescentihvs,  puncta 
majori  et  séria  punctis  minutissimis  ad  marginem  nigris,  sub- 
tus simpliciter  infuscatis,  margine  angustissime  lunulato  et 
punctis  minutissimis  sérié  nigi'is;  alis  posticis  sihpra  versus 
marginem  infuscatis  apice  alhescente-suhlunulatis,  suhtus  cine- 
reis,  postice  arcuatim  subinfuscatis  et  suhalho-maculatis,  mar- 


33 


gine  angustissime  nigro-undulafis  et  vimutissime  seriatim 
punctatis.  Exp.  al.  15  I. 

Le  point  rond  et  noir  de  chaque  côté  des  ailes 
supérieures,  un  peu  avant  la  marge  latérale,  est  ci  foncé 
qu’il  se  présente  comme  si  l’aile  était  percée;  sur  les 
ailes  inférieures  cette  tache  noire  n’existe  pas. 

CloAnIha  perspirillaris  L. 

Scgctia?  blundulata  Motsch.,  figura  Ccrast.  safelllcae,  sed 
maior,  rufo-ochracea,  alis  anticis  supra:  longitudînaliter  fusco- 
hifasciatis,  fascüs  undulafis,  angustissimis,  una  versais  basin, 
altéra  postice  sinuata,  ptone  mediam,  mgro-fuscîs,  margine  se- 
riatim nigro-punctato , maculis  reniformîhus  vix  distinctis, 
subtus:  fascia  oblùpia  punctisque  minutissimis,  ad  marginem 
fuscis;  alis  posticis  supra:  in  medio  infuscatis,  qmnctis  mar- 
ginalibus  plus  minusve  obliteratis,  nigris,  subtus:  fascia  obliqua 
antice  subarcuata  punctisque  niarginalibus  nigris;  antennis 
subalbidis,  tarsis  paulo  infuscatis.  Exp.  al.  21  1. 

Caiailrina  variolosa  Motsch.,  figura  Car.  ciibiciilari , sed 
valdB  maior,  maculis  nigris,  in  medio  maioribus,  maculis  re- 
niform.  distinctioribus;  subalbo-cinerea,  alis  anticis  supra: 
angulatim  nigro-maculatis,  in  medio  mactdis  duabus  reniform. 
fasciaque  dentata,  bisinuaia,  laterali,  stibalbidis,  subtus:  infu- 
scatis, margine  lato  cinereo,  apice  nigro,  undulato;  alis  posti- 
cis supra:  apice  subinfuscatis,  margine  cinereo -undulatis, 
eubtus:  in  medio  puncto  fasciaque  arcuata,  postice  vix  di- 
stincta,  f uscis.  Exp.  al.  15  1. 

Caradriiia  iiiiiuaculata  Motsch.,  figura  Car.  cubiculari,  sed 
alis  anticis  supra:  immaculatis,  cinereis,  lateraliter  fascia  lata, 
sinuata,  paido  obscuriori,  subtus:  in  medio  puncto  minutissimo 
‘nigro;  alis  posticis  subalbidis,  apice  infuscatis,  suhtus:  in 
rnedio  puncto  subelongato  nigro.  Exp.  al.  13  1. 

Calyniiiia  (riliiieala  Motsch.,  figura  Cal.  trapczinae,  sed 
cinerea,  alis  anticis  apice  magis  rotundatis,  fascia  medio  con- 
colora,  solum  lineis  tribus  nigris  marginatis;  alis  anticis  su- 
pra leviter  subalbo-tessellatis,  versus  basin  lateraliter  puncto 
‘Uiinuto,  tum  linea  obliqua,  postice  subarcuata,  altéra  postica 

3 


34 


in  medio  abbreviata  et  angnlata,  tertia  antice  versus  laten- 
bus  cum  secundam  angulatim  fere  conjuncta  senaque  ptmcto- 
rum  ad  marginem  nîgns,  subtus:  ad  basin  subalbidis,  qnincto 
medio  vix  distincto;  alis  posticis  dilute  cinereis,  ad  apicem 
infuscatis,  subtus  qnincto  medio  sublunato,  fusco.  Exp.  al.  10 1. 

Cüsmla  cinerascens  Motsch., Plast.  retusac,  sed  alis 
anticis  apice  subrectis,  non  sinuatis,  cinereis,  linea  fnsea  sub- 
basali  vix  distincta,  sinuata,  lineis  mediis  subparallelis,  antice 
paulo  arcuatis,  interiori  medio  angulata,  maculis  reniform. 
lineaque  marginali  indistinclis ; subtus:  dilute  cinereis,  medio 
leviter  infuscatis,  lateraliter  fasciis  arcuatis  duabus  cinereis; 
alis  posticis:  basi  subalbidis,  subtus:  puncto  medio  fasciisque 
duabus  subundulatis  lateraliter  cinereis;  corpore,  antennis  pe- 
dibusque  subalbidis.  Exp.  al.  12  1. 

Opurina?  castaiieo-fasciata  M-otsch.,  fgura  Op.  croceagi,  sed 
alis  anticis  apice  paulo  obtusioribus,  supra:  rufo-cinereis,  an- 
tice sublateraliter  macula  magna,  sinuata,  lineisque  undulatis 
duabus  mediis  castaneis,  haec  medio  convexo-arcuatis,  dehiscen- 
tibus,  macuUs  reniform.  obliteratis,  ad  marginem  antice  punctis 
oblongis,  minutis,  quatuor,  subedbidis,  subtils:  cinereis,  rufe- 
scente-rnarginatis,  medio  infuscatis;  alis  posticis  basi  subalbi- 
dis, postice  infuscatis,  subnifo  marginatis,  subtus:  dilute  ci- 
nereis, antice  rufescentibus,  fasciis  tribus  arcuatis,  undulatis, 
cinereis;  antennis  corporeque  rufo-cinereis.  Exp.  al.  1.5  1. 

Scopciusuma  satellitia  L. 

Cucullia  umbratica?  L. 

Plusia  aurirera  Hbn. 

Erebus  rctorta  Cram. 

Zethes?  niusculus  Ménétr. 

Je  ne  crois  pas  que  ce  soit  une  Noctuide,  et  il 
faudra  le  mettre  dans  les  Géomètres,  probablement  à 
côté  du  genre  suivant  qui  n’a  pas  des  ocelles  derrière 
les  yeux. 

Zetlienia  Motsch.  n.  g.  Geometride  à antennes 
sétacées,  très  finement  ciliées  chez  le  mâle,  non  pec- 


tinées.  Palpes  un  peu  avancés,  pubescents,  à dernier 
article  distinct,  presque  cylindrique  et  un  peu  tronqué 
à l’extrémité.  Abdomen  assez  étroit,  un  peu  conique 
vers  l’éxtrémité,  simplement  pubescent,  sans  touffe  api- 
cale. Ailes  antérieures  triangulaires  avec  leur  ôxtré- 
mité  tronqué  carrément  vers  le  bord  du  devant,  ce 
qui  forme  un  angle  saillant  sur  le  milieu  du  côté  la- 
téral et  un  autre,  postérieurement.  Ailes  inférieures 
arquées  ét  dentelées  postérieurcmeni,  et  garnies  d’une 
frange  concolore  assez  épaisse.  Jambes  antérieures 
simples,  les  postérieures  avec  deux  épines  au  milieu. 

Zetlienia  rufesrentAria  Motsch.,  figura  Croral.  clinguariae, 
sed  tinicolore-rufescente  et  alis  anticis  lateraliter  lato-inmca- 
tis,  non  denfafo-sinuatis ; stqn'a:  niedio  fascia  angustata,  ar- 
cuata,  ad  alis  posf.  continuata,  snhfusca,  lateraliter  sena 
ohliqna  gmnetorvm,  minutissimum  nigris,  subtus  versus  hasm 
alhescentihus,  fascia  et  pnnctis  vix  distinctis;  alis  posticis 
supra:  ante  mediam  fascia  arcuata,  ulterius  punctis  minutis 
nigris  subarcuatim  dispositiSf  subtus:  alhescentihus f fascia  et 
punctis  ut  supira.  Exp.  al.  IG  I. 

Geometrina  Motsch.  n.  g.  Forme  à ailes  posté- 
rieures anguleuses  comme  chez  les  Tinandra,  mais  les 
antennes  au  lieu  d’étre  pectinées  chez  le  mâle,  y sont 
courtement  en  scie,  avec  trois  cils  sur  léxtrémité  de 
chaque  dent.  Yeux  grands,  assez  saillants.  Palpes 
avancés,  squamuleux,  à dernier  article  cylindrique  et 
arrondi  à l’éxtrémité.  Front  simple,  non  renflé.  Toutes 
les  jambes  simples,  sans  épines  médianes.  Abdomen 
étroit,  presque  cylindrique,  terminé  par  deux  valves 
l’oiiiformes  longuement  poilues,  reunies  dessus  et  lais- 
sant en  dessous  une  grande  ouverture  oblongue.  Ailes 
supérieures  allongé-triangulaires,  avec  l’angle  antérieur 


36 


assez  saillant,  les  inlericures  fortement  avancées  en 
angle  au  milieu  du  bord  postérieur. 

Geomctrina  viridcsccntaria  Motsch.,  figura  etjiolorZGmmt’ 
trae  smarafçdariae,  sed  ails  posticis  apîce  angulatim  productis, 
antennis  serratis,  alarum  fascia  arcuata,  diluta,  supra  solum 
una  vix  distincta,  subtus  nuUa.  Exp.  al.  lO'/a  !• 

Cabcra  sylvestraria  L. 

„ exantlicniaria  W.  V. 

Cabcra  piidicaria  Motsch.,  figura  et  color  Cab.  pusariae, 
sed  ails  anticîs  angustiorihus,  laterihus  ohliguîs,  vix  arcuatis^ 
angidis  anticîs  suhacutis,  prominuUs;  alarum  fasciis  magis 
undulatis,  alîs  posticis  apîce  subangulafo-truncatis.  Exp. 
al.  11  1. 

Cabcra  unduliferaria  Motsch. Cab.  pusariae,  sed  di- 
late fusco-testacea,  suhalbo  arcuatim  undulata;  ails  anticîs 
supra:  arcuatim  tnangularis,  ad  basin  4,  lateraliter  2 fa- 
sciis angustis  subalbidis,  undulatis,  prima  laterali  medio  an- 
gulatim sinuata,  in  alîs  jjosticîs  continuata,  subtus  stthfuscis, 
undulis  basalibus  indistinctis,  fascia  media  et  ultima  laterali, 
integiis;  alis  posticis  apîce  rotundatis , subaTbido  4 undulato- 
fasciatis,  fascia  3:a  medio  angulatim  sinuata,  subtus:  fasciis 
basalibus  subconfluentibus,  fascia  sinuata  valde  distincta,  di- 
latata,  ultima  angustata.  Exp.  al.  11 '/a  b 

Cidaria  umbrosaria  Motsch.,  figura  Cid.  plcariae,  sed  ma- 
gîs  fusco-varîegata;  alis  anticis  supra:  fuscescentilms,  versus 
basin  fasciis  undulatis,  parallclis  subalbidis  duabus,  lateraliter 
fascia  interna  undulata,  medio  acutissîme  angulata,  altéra 
interrupta,  sagittifomne  dentata,  tertiaque  lateraliter,  valde 
sinuata,  albidis,  nigro  adumbratis,  macula  subapîcali  nigro- 
fusca;  subhts:  dilute  cinereis,  puncto  medio  oblongo  nigro, 
fasciis  duabus  undulatis  subalbidis,  lateraliter  distinctis,  apixe 
macula  sinuata  infuscata;  alis  posticis  subalbidis,  supra  et 
subtus  apice  infuscatis,  suhalbo -undulcUo-bifasciatis,  medio 
strîga  vel  puncto  brevissimo  fusco.  Exp.  al.  12 '4  1. 

Nclanippe  iluctuaria  Fr. 

Larentia  dubiaria?  L. 


37 


Lareotia  certarla  Fr. 

Ennomos  ^randinarla  Motsch.,  figiira  Ean.  prunarlao,  sed 

maîor,  alîs  posticis  apice  imdulatim  excîsis;  dilute  teatacea, 
supra:  tennissime  fusco-strîgulata,  maculîs  maiorihus  medio 
nulUs,  suhfus:  immaculata.  Exp.  al.  22  1. 

Buarniia  GaschkevKchii  Motsch.  figura  Zcrcn.  ^rossulariac, 
sed  antennîs  in  iS  pectinatis,  corpore  cinereo,  alis  anticis  al- 
hîdis,  nigro-maculatis,  maculis  magnis  in  fasciarn  dispositis; 
alis  posticis  nigro-maculatis,  antice  albidis,  apice  lato  ochraceo- 
testaceis;  suhtus  ut  supra.  Exp.  al.  18 '/^  1. 

J’ai  dédiô  cotte  belle  espèce,  qui  au  premier  abord 
rappelle  notre  Zerm.  grossularia,  à Madame  Gaschke- 
vitch,  qui  l’a  découverte. 

Ilibernia  obliqiiaiia  Motsch.,  figura  Hib.  defollariae,  sed 

alis  anticis  hreviorihus,  linea  obliqua  subfusca  non  sinuata, 
in  alis  post.  non  continnata,  hoc  apice  linea  transversa  fere 
recta;  alis  medio  utrinque  puncto  subfusco;  antennis  (S  v aide 
pectinatis  ut  in  gen.  Fidonia.  Exj).  al.  14V3  1. 

Fidonia  atoiuaria?  L.,  var.  japoiiica,  alis  anticis  longio- 

ribus. 

Pyralls  circularis  Motsch.,  figura  et  color  Pyr.  prunali, 
sed  alis  anticis  supra:  fasciis  angustissimis,  subarcuatis,  di- 
lutis,  fascia  interiori  in  alis  posticis  continuata,  subtus:  fa- 
scia  laterali  solum  distincta;  alis  posticis  supra:  etiam  fasciis 
angustissimis,  subarcuatis,  dilutis,  duabus,  exteriori  versus  me- 
diam  alis  anticis  incurvo,  subtus:  siibalbidis,  fasciis  subfusco- 
marginatis,  vix  distinctis.  Exp.  al.  10  1. 

Ennychia  oclomacularis  F. 

Butys  saïubucalis  H. 

„ silaclalls  W.  V. 

„ verlifalis?  H. 

„ î qiiadriniacnlalis  Motsch.,  affinis  Bot.  sambucali,  sed 
color  dilutioi-e-testaceus,  maculis  quatuor  magnis  translucidis, 
valde  distinctis,  alis  magis  elongatis,  anticis  supra:  versus 
basin  subfisco  vanegatis,  pone  mediam  macula  translucida, 
fusco-marginata,  extexiori  sinuata;  subtus:  maculis  transluci- 


38 


dis  ut  supra,  sed  minus  determinatis;  alis  posticis  medio  etiam 
macula  sinuata,  translucida,  fusco-marginata,  supra  et  subtus 
valde  distincta.  Exp.  al.  O’/z  !• 

Nomis  Motsch.  n.  g.  Pyralide  à corps  allongé,  à 
éxtrérnité  abdominale  longuement  velue  chez  le  mâle. 
Ailes  allongées,  ovalaires,  très  obliquement  tronquées 
vers  l’angle  antérieur,  avec  une  luissance  soyeuse.  An- 
tennes sétacées  dans  les  deux  sexes.  Palpes  4,  les 
labiaux  avancés,  leur  dernier  article  long  et  conique, 
le  pénultième  élargi,  applati  et  velu,  les  maxillaires 
courts,  élargis.  Jambes  antérieures  très  courtes,  ap- 
pendiculées  à leur  base,  les  intermédiaires  allongées 
et  simples,  les  postérieures  avec  deux  épines  au  milieu, 
crochets  doubles,  très  petits  et  cachés  dans  le  tarse. 

Komis  nihopcdalis  Motsch.,  color  silaceus  et  statura  Bot. 
silacei,  sed  alis  angustioribus,  anticis  supra  et  subtus:  testa- 
ceo,  plus  minusve  infuscato-tessellatis,  puncto  medio  senaque 
arcuata  q^unctorum  pone  mediam  subfuscis,  punctis  minutis- 
simis  nigris  ad  marginem  laterali;  alis  posticis  supra  et  sub- 
tus: apice  infuscatis,  fascia  angustissima,  subcrenulata,  fusca 
pone  mediam  et  punctis  minutissimis  nigris  ad  marginem  ut 
in  alis  anticis;  pedihus  albissimis,  femoribus  siddus  plus  mi- 
nusve infuscatis.  Exp.  al.  cî  1072  1.  — Ç 13  1. 

Komis  tessellalis  Motsch.,  figura  K.  albopedali,  sed  alis 
multo  cinereo-tessellatis,  medio  solum  lato  - subalbido,  fasciis 
arcuatis  pone  mediam,  omnes  cremdatis;  corpore  cinereo-fusco, 
antennis  pedibusque  dilntioribus.  Exp.  al.  (J  12  1. 

Crambus  liitellus  W.  V. 

„ porcelaiielliis  Motsch.,  figura  Cr.  iiemorclli,  sed 
alis  longioribus,  color  argenteo-albidus;  alis  anticis  suqwa: 
versus  mediam  punctis  nonnnllis,  in  seriam  obliquam  disqmsitis, 
nigris;  alis  posticis  subtus  et  supra  antice  cinereis,  postice 
albidis;  palpis  mediocris  fronteque  argenteo-albidis,  Exp. 
al.  9 1. 

Galleria  colonella?  L. 


39 


Tinaclinia  (Adcla)  rasciclla  Motscli.,  figura  et  color  Ad. 
Degercllac,  sed  minor,  fascia  aurana  alarum  angustîora,  an- 
tennis  antice  alhîdis,  Exp.  al.  5 1. 


Di ognoses 

d’insectes  nouveaux  des  rives  dn  fl.  Âmur 
et  de  la  Daonrie  méridionale 

pnr 

V.  de  Motschnlsky. 

Au  commenceiuent  de  cette  année,  j’ai  énuméré 
dans  le  Bulletin  des  Naturalistes  de  Moscou  les  insec- 
tes qui  jusque  là  avaient  été  rapportés  du  fl.  Aimir. 
Une  partie  était  déjà  connue,  l'autre  se  trouve  décrite 
dans  mes  «Insectes  de  Sibérie«  1842  et  dans  le  voyage 
de  M.  L.  Schrcnck,  paru  récemment,  une  troisième 
enfin  devait  être  publiée  ilans  le  Bulletin  de  31oscou. 
Des  circonstances  imprévues  m’ont  empêché  jusqu  à- 
present  de  réaliser  cette  dernière  lâche  et  mon  dé- 
part pour  l’étranger  m’obligent  de  donner  ici  les  dia- 
gnoses de  plusieures  de  ces  espèces  encore  inédites. 

Dcmelrias  aiuiirensis  Motsch.,  figura  et  color  Druni.  long!- 
®cp.,  sed  jmulo  minor,  tarsomivi  articnlo  4:o  fortiter  biloho, 
unguiculis  hreviter  denttculahsj  angustatus,  fere  parallelus, 
rufo-testaceus,  capite  elytrommgue  sutura  nignsÿ  thorace  elon 
gato,  angulis  posticis  ohliquo-tTnincatis.  Long,  2 1. 

lat.  75-V.  1. 

Stcrodcriis  anlitjuus  Motsch.,  figura  Sterod.  daiir,  sed  ma- 

ior,  presertim  longior  et  depressiorj  elongato-ovatus,  postice 
suhdilatatus,  nitidus,  niger,  elytris  interdum  paulo  aenescenti- 
àus;  thorace  latitudine  vix  Ireviore,  marginato,  postice  arcua- 
tini  angustato,  utrinque  leviter  hiimpresso,  inflexo,  hasi  sub 


40 


ruguloso,  angulis  rotundatis;  elytns  thorace  latiorihis,  sub- 
ovatis,  profundo-striatis,  interstitüs  glabris,  vel  subtilissime 
sparsim  jntnchdatis,  3:o  trîpunctato.  Long.  6'/2  1.  — lat. 
elytr.  2 ‘/a  1. 

Steroderus  eonvexieollis  Motsch.,  figw'a  Stcrod.  niaurisiac., 
sed  ehjtris  angmtionbiis,  postice  magis  attenuatis,  thorace  po- 
stice  minus  angustato;  elongato-subovatus,  convexus,  postice 
attenuatus,  nitidus,  niger,  palpis  mfo-jnceîs,  antennis  (art. 
i:o  excepto),  tibiis  tarsisque  nigro-piceis ; thorace  latitudine 
vix  brevior,  dorso  convexo,  postice  modice  angustato,  utrinque 
foveolato,  carinulato,  biimpresso,  transversim  rugulosoj  elytris 
thorace  vix  latioribns,  profundo  striatis,  interstitiis  convexis, 
glabris,  3:o  tripunctato;  femoribus  anticis  subinerassatis.  Long. 
5V2  1.  — lat.  elytr.  1%  1. 

Staphilimis  aureofascialiis  Motscb.,  figura  et  color  St.  ful- 
vip.  Payk.,  sed  niaior,  j^cdibus  obscimoribtis ; elongatus,  opa- 
cus,  eroso-punctatissimus,  nigro-fusco-piiberulus,  niger,  anten- 
narum  articulis  duabus  palporumque  uno,  ultimis,  riifo-testa- 
ceis,  tibiis  tarsisque  fusco-piceis , abdominis  segmento  penul- 
timo  basi  aureo-viïloso-  capite  triangulari;  tharace  latitudine 
non  longiore;  elytris  quadratis,  thoracis  lonqitudine.  Long:. 
6—7  1.  - lat.  eîytr.  P/5  1. 

Ilciidroxena  sexcariiiata  Motsch.,  figura  et  color  Dcndrox. 
4-piinct.  L.  (silpha),  sed  elytris  utrinque  evidentius  tricarinatis, 
interstitüs  profundiore  punctatis;  elongato-ovata,  pjostice  atte- 
nuata,  punctatissima,  nitida,  nigra,  thoracis  marginis  elytris- 
que  testaceis,  his  nigro  quadrimaculatis,  punctis  posticis  trans- 
versis.  Long.  5'/^  1.  — lat.  elytr.  3‘/4  1. 

Carpopliiliis  grandis  Motsch.,  figura  Carp.  hcmipt.  L.  sed 
duplo  maior;  unicolore  piceo-niger,  thoracis  marginis  siibre- 
fiexis,  antennarum  basi  pedibusque  mifescentibus;  thoi'ace 
transverso,  creberrime  pnnctulato-,  elytris  thorace  vix  latioiri- 
bus,  quadratis,  crebernme  ruguloso-punctatis,  suboj)acis,  levi- 
ter  puberulis;  abdomine  qmnctulato,  tcstaceo  qniberulo.  Long. 
2 1.  — lat.  elytr.  1 1. 

SIenura  fcmoralis  Motsch.,  figura  Sten.  verticali  Dej.  sed 
fronte  abdomineque  nigris,  femoribus  basi  plus  minusve  testa- 


41 


ceis,  i)raesertmn  nntids-  elongata,  attenaafa,  jjunctatn,  siihci- 
nereo-pilosula,  nigra,  femoribus  ban  abdommisque  segmentis 
niarqinis  rufo-testuceh.  Long.  4 — 5 1.  — lat.  elytr.  l'/j  — 

ly.'i. 

Af^apantliia  l'asciculosa  Motscli.,  color  et  antennis  peni- 
cülatis  ut  in  Asap.  pilieoru.  F.,  sed  latior,  postice  magis  attc- 
imata;  mhdepresm,  punctatisaima,  nigro-cyanea , antennis 
roseis,  niqro-annulatis  et  fascicule  sis  • thorace  subiransverso, 
creberrime  punctulato;  elytrorum,  humeris  paulo  prominulis. 
Long.  5 Va  l.  — lat.  humer.  l'Vs  l. 

Clytus  latufasciatns  Motsch.,  et  color  Clyt.  gracilip. 

Fald.,  sed.  maior,  latior  et  rohustiw,  elytrorum  fasciis  cine- 
reis  posticis,  medio  magis  dilatatis;  elongatus,  postice  arcua- 
tini  attenuatus,  apice  obliqua  truncatus,  opacus,  niger,  capiis, 
antennis,  pedihus,  corpore  subtus,  ihoracis  limbo,  elytrwum 
vittis  antice,  mediis  obliquo-deliiscentibus,  fascia  postica  apice- 
que  lato  cinereo-tomentosis.  Long.  S'/s — 5 I.  — lat.  % — l’/s  h 

Colaphus  lâ-punctatus  Mots  ch.,  breviter-ovatus,  convexus, 
disperse-jmnetatus,  nitidus,  fulvo-testaceus,  elytris  diliitionbus, 
punctis  vel  maculis  rotundatis  utrinque  sex  (2,  2,  2);  tho- 
race elytris  angustiore,  transverso,  angulis  posticis  subrectis. 
Long.  2 l.  — lat.  elytr.  l'/a  l. 

Spartophila  fiilva  Motsch.,  Jigura  Sp.  liturae,  sed  qMulo 
maior,  praesertim  latior,  immaculato  mfo-testacea,  corpore 
srtbtus,  antennis  pedibtisqiie  pilus  mmusve  infuscatis,  capite 
scutelloque  interdum  nigris;  thorace  valde  transverso,  subti- 
lissime  qmnctulato,  ang%ilis  posticis  paulo  prominulis;  elytris 
thoracis  latifudine,  postice  paulo  dilatatis,  punctato-striatis, 
interstitiis  subtilissime  sparsim  punctulahs.  Long,  — 2 l. 

— lat.  elytr.  jjost.  ly» — I'/a  h 

Copfocycla  (ransparipennis  Motsch.,  figura  Copt.  vitreatac 
Perty,  sed  paulo  maior,  oblongior,  elytromm  striis  vix  di- 
stinctis;  testacea,  oculis  oblongis,  nigris,  lateribus  lato  trans- 
parentibus,  elytrorum  dorso  convexo,  ferrugineo-niarginato, 
maculis  subpiceis  quatuor  ad  marginem.  prolongatis.  Long. 

3 l.  — lat.  2 Va  l. 


4 


Errata. 


Sur  la  page  24,  ligne  11  d’en  bas  des  Etudes  1859  il  faut  rayer 
le  mot  ’gratis^;  sur  la  page  37,  ligne  II  d’en  bas  au  lieu  de  sécuriforme 
lire  subuUforme;  sur  page  155,  dans  la  note  en  bas,  à la  dernière  ligne, 
ajoutez:  dlytres  courtes,  et  au  lieu  des  00  mellez:  hrachyproctus  Motsch.; 
sur  page  156  dans  la  note  en  bas,  à la  seconde  ligne  de  côté,  au  lieu  d’an- 
térieures lisez:  postérieures  et  à droite  au  lieu  de  Trachynotus  mettez; 
Melinopterus  Muls:t;  à la  place  de  SIrongylothorax  mettez:  Trichonotus 
Muls:t,  au  lieu  des  00  qui  suivent  lisez:  SIrongylothorax;  enfin  au  lieu  des 
derniers  00  mettez:  Mesontoplapys  Motsch. 


\ 

ETUDES  ENTOMOLOGIQUES, 


rédigées 


Victor  de  Motschulsky, 


Lieutenant-Colonel  d’Etat-Major,  en  retraite,  &e. 


Dixième  année. 


Reposé:  chez  M.M.  Eggers  à S(.  Pélersboiirg,  leopold  Voss  à Leipzic 
et  U uéri II  - ifleiie V nie  à Paris. 


DRESDE. 

Imprimerie  de  Ferdinand  Thomass, 

1861. 


■-  . --  ’ ■”  " ■■  - i'  V- 

,e3üÇIOOJOMOTH3  33aUT3 


1 ...  * r ‘ 

«6î>jïîbî)i* 

; Tî.-«f 


oèuais  dinéixlŒ 


s 

‘jîsqf’hî  h ^««7  bîn^o^i  f^iu<!il<eT/W*l  û .K.tf  «d*»  < 'j 

k ïUNjïi'ir.-itliViî)  H*  ' • . - *1 

' . - ■ ..  w •*  ■ , • 


' iv 


■•:•.'••  . ...  .U/-  ' •’*»  • »'  • 

■ v-  . ••i' -'J. 

*■'•■  •.  fv>  '“  • • ■ . rri  ' W 

. . '>4'  , . ■ ■ ■ 4' 

.iia^aîia 


• ^ $b*u« «ni 'tairai 

;v..  ' . _}J2,  . • 


i--"  ’■ , ■ '’f-' 


.• 


ETUDES  ENTOMOLOGIQUES 

1861. 


Insectes  du  Japon, 

('iiUMiérés 

par 

V,  de  Motwchiilsky. 
(Conlinuntion.) 


C O L É O r T È R E S. 

ENTOMOI»iïA(iES. 

CiCINDKI.KTES. 

Cicindela  japanaVi  O ts  ch.  Et.  Eut.  1857.  D apres 
des  renseignements  récents,  donnés  par  M.  Gaschke- 
vitch,  les  exemplaires  de  couleur  plus  ou  moins 
vertes,  ne  sont  qu'une  variété  du  male  de  ma  C,  aene- 
vopaca.  Et.  Eut.  1860.  Il  faudra  donc  réunir  ces 
deux  éspèces  sous  le  nom  de  japana  M. 

Cahabiüues. 

Pheuginus  (Harpalus)  corporosus  Motscli.,  figura  Ph. 
hirtipedi,  sed  crassior,  brevior;  subquadrangulatus , subcon- 
vexiis,  vix  nifidus,  nigcr,  palpis  antennarunique  articule  primo 
testaceis,  haec  articulis  sequentibiis  tiirsisque  piceis;  capite 
obtuso,  inter  oculos  brevissime  biimpresso;  thorace  transverso- 
quadrato,  antice  vix  arcuato,  posticc  distincte  biimpresse, 
punctulate,  linea  media  subeblitcrata,  angulis  pesticia  rectis; 
clytris  tlioracc  vix  latieribus  et  triple  longieribus,  subtiliter 
erenate-vel  cancellato-punctatis,  interstiis  fore  planis,  Lonp;.  .'i  I. 

Lit.  elytr.  2'/^  1. 

Psendoophonns  cephalotes  Motsch.,  figura  Ps.  mficorni, 

sed  fore  quadruple  m.ajor,  capitc  latiore;  parallclus,  subcen- 


4 


vexus,  punctatissimus,  pubescens,  niger,  labro,  palpis,  antcnnis 
pedibusque  testaceis,'  corpore  subtus  piceo;  capite  magno, 
crasso,  qiiadrato,  antice  impresso,  postice  convexo,  glabro, 
mandibulis  validis,  oculis  pronûmilis;  thorace  capitis  fere 
latitudine,  quadrato,  postice  paulo  cordatim-angustato,  leviter 
biiinpresso,  dense  punctato,  angulis  posticis  rectis;  elytris 
tliorace  paulo  latioribus  et  fere  triplo  longioribus,  parallelis, 
striatis,  interstitÜs  densissime  pnnctatis,  abdomine  sparsini 
punctato  et  piloso.  — Long.  8 1.  — lat.  elytr.  273  1. 

Dolichus  flavicornis  F. 

Crepidactyla  Mo  tse  h.  n.  g. 

Anchoménicle  de  forme  allongée  et  deprimëe  des 
Platynus,  Deltomeriis  et  certaines  Nebria,  mais  chez 
lequel  les  crochets  aux  tarses  sont  dentelés  et  le 
dernier  article  des  palpes  labiaux  sécuriforme.  Tête 
allongée,  avec  un  col  assez  distinct  en  arrière;  yeux 
assez  saillants,  grands.  Antennes  filiformes,  de  la 
longueur  du  corps,  à article  plus  gros  que  les 
autres,  2*’  moitié  plus  court  mais  allongé,  3®  un  peu 
plus  long  que  le  1"”’,  4 — 1 1 subégaux  et  de  la  longueur 
du  premier.  Corselet  le  double  plus  large  que  la 
tête,  presque  plus  long  que  large,  ovalaire,  fortement 
rébordé  sur  les  cotés,  à angles  postérieurs  arrondis. 
Ecusson  triangulaire,  placé  entièrement  sur  la  base 
des  élytres.  Ceux-ci  sont  d’un  tiers  plus  larges  que 
le  corselet,  déprimées,  régulièrement  elliptiques, 
à peine  sinuées  vers  l’extrémité,  très  profondément 
striées,  avec  les  intervalles  convexes,  glabres,  lui- 
santes. Dessous  du  corps  glabre.  Pattes  assez  al- 
longées , cuisses  un  peu  renflées  aux  milieu , avec 
une  rainure  ou  applatissement  interne  pour  l’appli- 
cations  des  jambes,  qui  sont  faiblement  épineuses, 
sillonées  tous  au  coté  externe  et  armées  vers  leur 


5 


extrémité:  de  deux  dents  aux  antérieurs  et  d'une  aux 
postérieurs;  tarses  aussi  longues  que  les  jambes, 
epineuses,  avec  le  1'®''  article  le  plus  long;  les  trois 
premiers  articles  des  antérieurs  des  mâles  fortement 
dilatés,  cordiformes,  plus  longs  que  larges  et  dé- 
croissant en  longueur  vers  l'extrémite,  de  sorte  que 
le  3'*™®  article  est  presque  moitié  plus  court  que  le 
l'®®,  4®  plus  que  le  double  plus  court  que  le  3®, 
mais  à peine  plus  étroit,  fortement  sinué  en  avant, 
presque  bilobé,  5®  un  peu  plus  long  que  le  l'®®,  tous 
garnis  dessous  de  squamules  et  sur  les  cotes  de 
longs  poils  épars  ; crochets  élargis  sur  presque  toute 
leur  longeur  et  garnis  chacun  de  5 — 6 denticules  en 
forme  de  peigne.  Dernier  article  des  palpes  large- 
ment tronqué  au  bout,  celui  des  maxillaires  légère- 
ment obeonique,  des  labiaux  fortement  securiforme. 
Un  peu  plus  court  que  le  1'®®.  Mandibules  assez 
saillantes,  triangulaires,  brusquement  rétrécies  et  ar- 
quées vers  l'éxtrémité.  Labre  très  transversal,  entier, 
quadrangulaire.  Menton  au  milieu  avec  une  dent 
simple,  large,  tronquée  et  inclinée  en  dedans.  Lan- 
guette arrondie  et  un  peu  sinuée  en  avant,  ses  para- 
glosses  un  peu  plus  longues. 

Crepidactyla  nitida  Motsch. , figura  Pristonychi,  sed  de- 
pressior,  nitidior,  thoracis  angulis  posficis  rotundatis,  elytris 
uiagis  ellipticis;  elongata,  depressa,  nitida,  nigra,  palpis  an 
tennis  tarsisque  piceis,  elytris  metallico-iridescens;  capite 
elongato,  inter  antennas  biimpresso,  inter  oculos  utrinque  bi- 
punctato,  oculis  p.aulo  prominulis  ; thorace  capite  duplo  latiore, 
subclongato-ovato,  lato-reflexo,  subtiliter  transversim-striguloso, 
postice  longitudinali-biimpresso,  basi  sparsina  punctulato,  Imea 
media  profundissime  impresso,  angulis  anticis  obtuse -reçus, 
posticis  rotundatis;  elytris  thorace  ‘/s  latioribus  et  plus  triple 


f) 


longioi'ibus,  cllipticls,  aimplicitcr  profundo  striatis,  stria  2“  dorso 
bipunctata,  interstitiis  convexis,  glabris.  — I,ong.  oy,  l.  — 
lat.  elytr.  274  1. 

Damaster  rugipeunis  Mutscb.,  figura  Procrust.  coriacei 
diiiiidio  angustiora,  capite  cyllndrico,  thorace  antice  conico  etc.  ; 
elongato-subovatus,  vix  nitidus,  niger,  vlolaceo  iridescens, 
capite  thoraceque  plus  minusve  viridi-acncis  et  cuprco  varie- 
gatis,  elytris  iiigro-subcyaneis,  tuberculafo-mgosis;  ca])ite 
elongato,  subinclinato,  posticc  cylindrico,  transversim  ruguloso, 
sparsim  punctato,  oculis  niinutis,  mediocri  prominulis  ; thorace 
antice  capitis  latitudine,  elongato,  inedio  leviter  dilatato,  posticc 
subcordato,  supra  transversim  inulto-plicato,  ad  luarginein 
rugoso-punctato,  medio  linea  iinpressa,  lateribus  angustissiine 
niarginatis,  angulis  posticis  subrectis,  apicc  prominulis;  scutelle 
scniilunato;  elytris  thorace  du])lo  latioribus  et  ferc  quadrujdo 
longioribus,  valde  elongato-ellipticis,  inedio  subdilatatis,  apice 
utrinquc  sinuatis  et  simpliciter  acuminatis,  supra  subscriatini 
rugoso-scrobiculatis  et  tu.berculatis  ; in  cî  tarsis  antieis  articulis 
tribus  priniis  leviter  dilatatis,  subtus  sjiongiosis  et  biscriatim 
setosis. 

long.  12  1.  — lat.  thor.  2'/4  1.  — lat.  elytr.  4 1. 

Ç ,,  15  1.  — „ ,,  2*'7j,  1.  ,,  ,,  5 Va  1. 

J)es  environs  de  Khokodady. 

Ih'DllüCANTll.MîES. 

Cybister  chinensis  Motsaîh.  Et.  ont.  1853. 

Hydrophilus  aenminatus  .Motseb.  Et.  ent.  1853. 

Sternoxes. 

Chrysochroa  coernleocephala  Mo  tse  h.,  figura  et  color 
Ch.  fulgidae,  sed  magis  clongata,  elytris  in  inedio  paulo  dila- 
tatis, apice  vix  distincte  serratis,  dorso  punctatis;  elongata, 
antice  postieeque  attenuata,  supra  tota  sparsim  pnnctulata, 
nitida,  subtus  dense  punctata,  brevissime  cinereo  pubcrula, 
aureo-viridis , capite  clytrorum  lateribus  plus  minusve  coeru- 
leis,  thorace  elytrisque  vittis  duabus  purpureo-auratis,  ab- 
domine  versus  ajiicem  aurato,  oculis  nigris;  capite  antice 


7 


profundo  inipresso,  rugoso,  piloso,  postice  subtiliter  punctu- 
lato;  thorace  subtrans verso,  aiitice  valde  attenuato,  lateribus 
rugoso-punctatis,  postice  utrinrjue  subsinuatis;  elytris  ad  basin 
thoracis  latitudine,  versus  mediam  dilatato-anipliatis,  jjosfice 
attenuatis,  apice  vix  distincto  serratis , sutura  in  spinam  pro- 
ducta;  prosterno  apice  truncato,  in  tS  abdorainis  segmente 
penultiino  apice  bilobato-exciso. 

long.  12 — 13  1.  — lat.  elytr.  med.  S'/n — 4 1. 

Ç „ 14-15  1.  - „ „ „ 41/2-5  1. 

Cette  belle  espèce  lu’a  été  envoyée  par  M.  Gaselike- 
vitch  (le  l’ile  Tsouziina,  posession  russe  dans  le  golf 
de  Corée. 

PSEIIDORHYPOPIIAGES. 

PlJYl.LOPHAGES. 

Heteroplia  multistriata  Mo  tse  h.,  figura  et  color  Euch. 
Viridi  F.,  sed  minor,  punctatissiina,  elytris  inulto  striato- 
punctatis;  breviter-subovata,  convexa,  punctata,  subnitida, 
Supra  viridis  non  inetallica,  subtus  cuprea,  cinereo-villosa,  an- 
tennis  fusco-testaceis  ; capite  creberiiine  punctato,  clypeo  se- 
niilunato,  angustissiine  inarginafo;  thorace  capite  ferc  triplo 
latiore,  transverso,  convexo,  dense  punctato,  basi  inarginato, 
utrinque  snbsinuato,  antice  attenuato,  lateribus  medio  arcuatis, 
angulis  posticis  rectis,  anticis  proininulis;  elytris  thorace  vix 
latioribus  et  longioribus,  postice  snbdilatatis,  menibrana- 
ceo-testaceo  inarginatis,  apice  rotundatis,  utrinque  striis  jiuncto- 
ruin:  suturali  et  8—!)  dorsalibus  distinctis,  interstitiis  planis, 
vage  sparsim  punctatis,  hoc  inter  striis  1“  et  2”  triplo  latioïc; 
pygidio  triangulare,  subtiliter  rugoso-cicatricoso , sparsim  lon- 
gissime  piloso,  abdoininis  segmento  penultiino  supra  libero, 
dense  setiforme  squamuloso;  corpore  subtus  sparsim  punctato, 
medio  glabro,  latcralitcr  villoso  ; unguiculis  anticis  soluiii  apice 
Assis.  — Long.  8 1.  — lat.  elytr.  4*/,  1. 

Elle  vient  aussi  de  Vile  Tsouzirna  dans  le  golf 
de  Corée. 


8 


Granida  Motsch.  n.  g. 

Mélolonthide  à forme  des  Polyphylla,  avec  les 
caractères  des  Anoaiia.  Il  diffère  des  unes  et  des 
autres  par  les  points  suivants  ; antennes  comme  chez 
les  premières  de  10,  la  massue  de  7 articles,  les 
jambes  antérieures  des  mâles  comme  chez  les  der- 
nières, sans  seconde  dent  vers  leur  extrémité. 

Granida  albolineata  Motsch.,  figura  Polyph.  fulli sed  paulo 
minor,  clypeo  thoraccque  longioribus,  elytris  lato  albolineatis  ; 
oblonga,  subconvexa,  sparsini  punctata,  nitida,  fusca,  elytris 
testaceis,  utrinque  lincis  quatuor  albido  pubcscentibus,  clypeo, 
scutello,  pygidio  abdominccjuc  breviter,  thoracis  basi  pectoreque 
longissime  cincreo  villosis,  palpis,  antennis  pedibusque  rufes- 
centibus;  capite  lato,  antice  scrobiculato , clypeo  luagno,  in- 
flexo,  transverso,  antice  subdilafato,  inedio  leviter  sinuato, 
angulis  rotundatis,  antennarum  articulo  3“  conico-dilatato, 
longitudine  1 aequale,  oculis  niagnis,  nitidis,  nigro-fuscis  ; 
thorace  scrobiculato,  capite  paulo  latiorc,  trans verso,  antice 
oblique-attenuato,  postice  utrinque  subsinuato,  angulis  posticis 
rectis,  subprominulis,  dorso  lineis  tribus  abbreviatis  albido 
pubcscentibus  ; scutello  subarcuato-triangularc,  subscrobiculato, 
niedio  glabro;  elytris  thorace  '/^  latioribus  et  plus  triplo 
longioribus,  subtiliter  sparsiin  punctatis,  postice  subdeplanatis, 
subtruncato-rotundatis,  iiiedio  leviter  ainpliatis,  8 albo-lineatis, 
linea  subsuturali  angustissinia,  2“  triplo  latiore,  laterali  integra  ; 
tibis  anticis  in  cj  inermis.  — I.ong.  ii'/2  1.  — lat.  elytr,  5'/i  1. 

MeLITOI’HII.KS. 

Rhomborhina  unicolor  Motsch.,  figura  Rhomb.  lesplen- 
denti  Sch.,  sed  paulo  minor,  presertim  brevior  et  elytroruin 
dorso  unicolori  viride;  elongato-quadrangulata,  subdepressa, 
nitida,  sparsini  subtiliter  punctata,  laete  viridis,  pectore  subau- 
rato,  tarsis  nigris,  antennis  piceis;  capite  elongato,  punctato, 
postice  glabro,  clypeo  quadrato,  foto  nigro-inarginato  et  rc- 
flexo,  antice  recto,  angulis  rotundatis,  oculis  niediocris;  thorace 
trapézoïdale,  attenuato;  scutello  valde  elongato  - triangulari, 


9 


glaberrimo , punctis  nonulliâ  lateraliter  instructis;  elytris  tlio- 
race  paulo  latioribus,  posfice  vix  angiisfatis,  subtiliter  punctato- 
striatis,  striis  postice  magis  distinctif,  sutura  elevata,  apice 
angulatim  producta,  humeris  paulo  obscurioribus;  pygidio 
transversim-striguloso,  non  tuberculato;  corpore  subtus  spar- 
siin  punctato,  inedio  f'ere  glabro;  tibiis  niediis  extus  distincto 
unidentafis.  — Long.  13  1.  — lat.  clytr.  S’A  1, 

Glycypbana  albosetosa  Mo  tse  h.,  figura  et  color  tantum 
6Iyc.  jucundae  Falder,  sed  longissime  sparsim  setulosa;  elon- 
gato-quadrangulata,  subdepressa,  scrobiculato-punctata;  supra 
opaca,  olivaceo-viridis,  subtus  nitida  cum  pedibus  nigra,  elytris 
inaculis  albidis:  dorso  6,  lateraliter  utrinque  3,  media  dilatata, 
thorace  medio  punctis  albidis  duabus;  capite  elongato,  crebre 
punctato,  fronte  longitudinali-subcarinato;  thoracc  transverso, 
antice  attenuato,  postice  arcuato,  basi  medio  siuuato,  lateribus 
subinfuscatis  f’ortiter  scrobiculatis  et  pilif'eris;  scutello  triangii- 
lari,  impunctato;  elytris  thorace  V4  latioribus  et  plus  duplo 
longioribus,  quadrangulatis,  sparsim  setosis,  postice  scrobicu- 
lato-striatis,  nervis  duabus  subelevatis  in  nodo  postico  con- 
junctis;  pygidio  transversim  rugoso-strigato,  sparsim  piloso; 
corpore  subtus  scrobiculato-punctato,  medio  fere  glabro,  ab- 
doniinis  lateribus  albido-maculatis,  pectore,  femoribus  tibiis- 
que  cinereo-villosis.  — Long.  5 1.  — lat.  elytr.  3 1. 

Cetonia  speculifera  Schwartz.  Sch.  Syn.  Insect. 

Elle  a été  trotivée  sur  l’ile  Tsouzima  dans  le  golf 
de  Corée. 

Pectinicornes. 

Lucanus  maculifemoratus  Mot  sch.,  figura  et  pubescentia 
totis  corporis  ut  in  L.  luniferi  Ilope,  sed  raandibulis  valido 
5 dentatis,  capite  valde  marginato,  clypeo  piano,  femoribus 
ochraceo-maculatis;  robustus,  cinereo  puberulus,  sericeo 
nitidus,  nigro-piceus,  elytris  abdominisque  annulis  rufo-casta- 
neis,  femoribus  iutus  et  extus  oblongo-ochraceo  maculatis; 
niandibulis,  capite  thoraeeque  confertissmie  ruguloso-punctu- 
latis,  interstitiis  subtilissime  rugulosis,  elytris  corporeque  subtus 
subtiliter  piinctatis,  nitidis;  capite  transverso,  supra  acute 


10 


marginafo,  marglnis  posticis  angulisque  anticis  elevatis,  medio 
antice  in  lamellam  verticali  producto,  lateraliter  antice  iitrin- 
que  angiilatirn  exciso,  clypoo  inclinato,  marginato,  medio  piano, 
antennis  elongatis,  articulo  1®  sequcntibus  conjuncto  paulo 
longiore,  2®  brevissirao,  3 — 5 subaequales,  secundo  duplo 
longioribus,  (5®  paulo  breviori,  7 — 10  in  lamellam  mediocri 
productis,  mandibulis  longitudine  elytrorum  brevioribus, 
exsertis,  apice  paulo  acruatis,  furcatis,  intus  valido  quadri- 
dentatis,  dente  postico  lato,  apice  subilobo,  denticulis  miiiutis 
nullis;  thorace  capitis  latitudine,  transverso -quadrangulato, 
longitudine  fcrc  duplo  latiorc,  basi  bisinuato,  lateribus  sub- 
parallelis,  angulis  posticis  obtusis,  vix  elevatis;  elytris  capite 
vix  latioribus,  sed  triplo  longioribus,  ovatis,  convexis;  tibiis 
anticis  6—8,  mediis  6,  posticis  5 dentatis;  tarsis  subtus 
spongiosis. 

Long.  corp.  cum  maudib.  22—27  1,  — lat.  cap.  5 — 7 1. 

„ mandib.  G — 8 1. 

„ capit.  3— 3 Va  1. 

„ tbor.  3'/,— 4 1. 

„ clytr.  10 — 11  1. 

Ç quadruple  minore,  siqira  glabrn,  nitida,  capite  fortiter 
rugoso-punctato,  thorace  creberrime  punctato,  capite  ’/a  latiore, 
transverso,  medio  interdum  bifoveolato,  lateribus  subexplana- 
tis,  valde  arcuatis,  medio  paulo  sinuatis,  angulis  posticis  ro- 
tundatis;  elytris  thoracis  latitudine  sed  triplo  longioribus, 
ovalis,  subtilissiine  punctulatis,  utrinque  leviter  trinervosis; 
tibiis  anticis  et  mediis  5 — 6,  posticis  4 dentatis. 

Prismognathus  Motscii.  Schrenck.  Reise.  Col.  1860  p.  138. 

Quand  j’ai  proposé  ce  nouveau  genre,  je  n’avais 
vu  qu’un  seul  exemplaire,  qui  ne  m’appartenait  pas 
et  que  je  ne  pouvais  parconséquent  disséquer.  De- 
puis j’en  ai  reçu  d’autres,  ce  qui  me  permet  mainte- 
nant de  préciser  plus  rigoureusement  ce  genre.  — 
Je  crois  d’abord  que  cette  éspèce  n’est  que  le  mâle 
de  mon  Metopodontus  daiiriais,  décrit  dans  le  même 
ouvrage  N.  244  ; il  faudra  donc  l’appeler  Prismognathus 


11 


daurims  Motscli.  d’autant  plus  que  c’est  le  seul 
Lucanide  trouvé  jusqu’ici  en  Daourie.  Voici  les  ca- 
ractères. : 

Lobe  interne  des  mâchoires  chez  les  femelles 
court,  inernie  et  penicellé  comme  chez  les  mâles, 
mais  plus  petit;  lobe  externe  chez  les  mâles  très 
long,  velu;  labre  caché  sous  la  saillie  intermandibu- 
laire  ou  chapéron.  Mandibules  plus  ou  moins  pris- 
matiques à carène  élevé  dessus,  dentelées  en  scie 
sur  le  face  interne  et  sinq)les  à l’extrémité.  Tête 
transversale,  angles  antérieurs  saillants  latéralement, 
plane  dessus  sans  marge  élevée.  Antennes  de  dix 
articles,  dont  le  premier  est  plus  court  que  les  sui- 
vants réunis,  2 — 5 presqu’égaux,  à peine  plus  longues 
que  larges,  6 et  7 anguleusement  élargis,  8 10 

formant  une  massue  courte  et  opaque  et  dont  le 
dernier  article  est  le  double  plus  large  que  le  pé- 
nultième. Corselet  plus  large  que  la  tetc,  arrondi 
et  déprimé  sur  les  cotés,  obliquement  coupé  vers 
les  angles  postérieurs,  qui  sont  presque  droits.  Elytres 
de  la  largeur  du  corselet,  taiblement  ovalaires,  très 
finement  ponctuées  comme  le  corselet,  mais  plus  lui- 
santes. Jambes  antérieures  6- — 7,  les  intermediaii’es 
1_2,  les  postérieurs  1 ou  sans  épines.  Abdomen 
de  5 seorments  dans  les  deux  sexes. 

O 

Serrognathus  Motsch.  n.  g. 

Lucanide  de  forme  applatie  des  Platyprosopus, 
mais  avec  les  mandibules  aussi  longues  que  les 
élytres  et  armées  d une  forte  dent  a la  base.  1 ete 
transversale,  plane,  angles  anterieurs  arrondis,  a peine 
anguleux  audessus  des  yeux,  qui  sont  peu  saillants. 


I 


12 


mandibules  longues,  applaties,  inclinëes,  arquées  en 
forme  de  sabre,  avec  une  petite  dent  près  de  l’ ex- 
trémité, une  2*’“  semblable  à un  quart  plus  loin  et 
une  très  forte  vers  la  base,  l’espace  entre  les  deux 
dernières  en  forme  de  scie  peu  tranchante;  saillie 
intennandibulaire  ou  chaperon  transversale,  excavée 
au  milieu,  avec  les  angles  saillants  ; labre  caché; 
lobes  internes  des  mâchoires  courts,  les  extérieurs 
longs  et  très  fortement  velus;  antennes  composées 
de  10  articles,  dont  le  1 plus  long  que  les  suivants 
réunis,  2 plus  long  que  large,  3 — 6 subégaux  et  un 
peu  plus  longs  que  le  second,  7 obconique,  dilaté 
en  épine  intérieui'ement  et  garni  de  longs  poils  à 
l’extrémité,  8 — 10  opaques  et  formant  une  massue 
très  courte.  Menton  large,  spongieux  en  avant. 
Corselet  aussi  large  que  la  tete,  transversal,  un  peu 
convexe  sur  les  cotés,  qui  sont  presque  parallèles 
et  largement  arrondies  en  arrière,  l’angle  latéral 
à peine  marqué.  Elytres  un  peu  plus  étroites  que 
le  corselet  et  de  la  longueur  de  la  tête  et  du  corselet 
réunies,  atténuées  et  arrondies  en  arrière,  finement 
ponctuées  et  plus  luisantes  que  les  premiers.  Jambes 
applaties,  un  peu  dilatées  vers  l’extrémité,  marquées 
sur  les  deux  fâces  de  lignes  longitudinales  impri- 
mées et  poilues;  tandis  que  l’extérieur  présente:  aux 
antérieures  10  denticules  aigus,  aux  intermédiaires 
et  postérieures  une  épine  au  milieu;  tarses  longue- 
ment poilus  dessous.  Abdomen  de  cinq  ségrnents. 

Serrognathus  castanicolor  Motsch.,  figura  Platypr.  laticolli, 

sed  major,  nitldior,  castaneus,  mandibulis  basi  valido  denta- 
tis,  capite  latiore;  c?  deplanatus,  postice  attenuatus,  nitidus, 
rufo-castaneus,  capite  thoraceque  obscurioribus,  creberrime 


13 


punctatissimis;  capite  lato,  antice  deplanato,  postice  paulo 
angustato,  angulis  anticis  obtusis,  rotundatis,  angulis  ante 
oculos  vix  distinctis,  clypeo  transverso,  medio  excavato,  tri- 
angulariter  exciso,  angulis  proniinulis,  apice  rotundatis,  inan- 
dibulis  exsertis,  elyfrororuni  longitudinc  paulo  brevioribus, 
depressis,  subarcuatis,  paulo  inclinatis,  punctafissimis,  apice 
simplicibus,  basi  dente  valide,  antice  denticulis  duabus  minutis 
armatis,  medio  fere  rectis,  obtuso  serratis;  thorace  capitis 
latitudine,  transverso,  angulis  posticis  lato  rotundatis,  lateribus 
subparallelis,  antice  levissime  angulatis;  elytris  thorace  paulo 
angustioribus  et  duplo  solum  longioribus,  arcuatim  attenuatis, 
subtiliter  punctatis,  nitidis,  antice  truncatis,  humeris  anguJatim 
productis  ; abdomine  valde  sparsim  punctulato,  pectore  latera- 
liter  cicatricoso , rufescente  piloso;  tibiis  anticis  10  denticu- 
latis,  posticis  medio  unispinosis;  antennarum  articulo  7“  apice, 
maxillis  tarsisque  longissime  rufo  villosis. 

Long.  corp.  oum  mandib.  19  1.  — lat.  cap.  (i  1. 

,,  mandib.  5 1.  — long.  thor.  3®/3  1. 

capit.  S'/jl-  — » ^ 1- 

Cette  intéressante  Espèce  vient  de  l’ile  Tsouzima 
dans  le  golf  de  Corde. 

Psalidognathus  inclinatns  Mots  ch. 

Lucanus  inclinatus  Motsch.  Et.  ent.  1857.  p.  29  fig.  11. 

L’exemplaire  qui  m’a  servi  de  type  dtant  sans 
antennes,  j’ai  cru  y reconnaitre  un  Lucanus,  ti  cause 
de  son  labre  saillant  et  très  allongé,  maintenant  que 
j^’ai  reçu  l’dspèce  dans  un  état  parfait,  les  antennes 
à massue  de  trois  articles  opaques,  obligent  à le 
placer  dans  un  genre  particulier,  Psalidognathus  m. 
et  compléter  la  description  que  j en  ai  donné , par 
la  diagnose  suivante: 

Elongatus,  subdepressus,  punctatissimus,  vix  nitidus,  nigro- 
castaneus,  elytris  pedibusque  subtus  riifescentibus;  capite 
transverso-quadrangulato,  postice  lateraliter  angulato,  antice 
inflexo,  inter  mandibulas  in  laminam  subrotundato  producto. 


14 


angulifl  ante  uculoe  prominulis;  labru  oblongo,  rcHexo,  iiiediu 
paulo  carinulato;  inandibulis  elytronan  longitude  vix  bre- 
vioribus,  subinclinatis,  oblique  arcuatis,  6 — t)  dcntatis,  dente 
basali  majore;  thorace  capite  paulo  lafiore,  transverso,  sub- 
parallelo,  postice  subangustato,  angulis  rotundatis;  clytris 
thoracis  latitudine  et  fere  triplo  longioribus,  postice  arcuato- 
attenuatis,  humeris  spiniforine  prominulis;  tibiis  anticis  sex 
spinulosis,  niediis  unispinosis,  posticis  inerniis,  tarsis  subtus 
paulo  spongiosis;  antennaruin  art.  1®  sequentibus  conjucto, 
paulo  longiore,  2 — 6 subelongatis,  7“  triiingulare  dilatato,  8 — 9 
clava  abbreviata  forinantibus;  prosterno  postice  compresse, 
lamcllifoiane. 

Long.  corp.  cuni  inaïuUb.  Ki'/j  — ÜO'//,  1.  — lut.  oap.  !> — G l 
„ luaiulib.  7 1.  — long-  tlior.  3 1. 

„ oapit.  2'/,  1.  — ,,  elytr.  8 1. 

Oorcas  Mac-Leay. 

M.  Lacordaire  y a rëuiii  toutes  sortes  de  Lu- 
canides,  disant  que  la  seule  distinction  des  Lncams 
existe  dans  le  lobe  interne  des  inaclioires  ([ui  est 
simple  chez  ces  derniers,  corné  et  crochu  chez  les 
femelles  des  Dorcas.  Ce  caractère,  aussi  important 
qu’il  soit,  n’est  pas  un  caractère  générique,  parceque 
d’un  grand  nombre  île  Lucanides  éxotiqtxcs  on  ne 
connaît  pas  les  femelles,  et  peu  pratique,  vu  qu’aucun 
entomologiste  ne  consentira  à détériorer  ses  exem- 
plaires, pour  voir  leurs  mâchoires,  cachées  sous  le 
menton.  Quoi  qu’on  dise,  je  répéterai  toujours  qu’un 
caractère  visible  est  préférable  à l’invisible.  Quand 
aux  autres  Dorcas  dans  „les  suites  h Biifon“,  ce  ca- 
ractère ne  suffit  non  plus,  comme  je  me  suis  ap- 
perçu  chez  un  Lucanide  du  Japon,  que  j’ai  décrit, 
comme  Psalidostomus ? reclus  dans  ces  Etudes  1857. 
Ayant  reçu  depuis  les  femelles  de  cet  insecte,  il 
s’est  montré,  que  lîes  dernières  sont  parfaitement 


15 


pareilles  à celles  des  vrais  Dorcas  et  pas  dutout 
comme  chez  les  Psalidostomm.  Je  crois  donc  que 
les  genres  établis  par  M.  M.  Burmeister,  Westwood, 
Hope  &c.,  seraient  à conserver,  peut-être  dans  l’ordre 
qui  suit. 


Lncanides  à massue  antennaire  de  trois  articles: 


I.  Labre  saillant,  allongé Psalidognathus*}  Motsoh- 

II.  — caché  soua  le  chapérou  ou  très  court  et 

indistinct. 


A.  Tète  des  femelles  sans  tubercules  sur  le  front  : 


a)  Yeuï  complètement  divisés  : 

1)  Tarses  spongieux  dessous  . . 

2)  — velus 

Jambes  non  élargies  et  sétigères 
— élargies  et  glabres  . . 

b)  Yeux  imparfaitement  divisés: 

1)  Tarses  spongieux  dessous: 

Mandibules . larges,  npplaties 
— prismatiques,  carénées 
dessus  


Odontolabis  II ope. 

Chalcodes  W e s t w. 
Aegus  Mac  Leay. 

Platyprosopus  Hope. 
Prismognathus  Mot  s ch. 


2)  Tarses  velus  dessous  : 

Ecusson  glabre: 

Mandibules  applaties,  très  longues, 

avec  une  forte  dent  il  la  base  Siji'rog/iodhus  Mot  s ch. 
— — un  peu' plus  longues  que 

la  tète,  sans  dent  basale  . . Cladognathus  Jinrm. 

étroites,  courbées  et  plus 

courtes  que  la  tête  . . . Sclerostomus  Burm. 

Ecusson  pubescent  : 

Corps  glabre,  mandibules  longues  Psalidostomus  Burm. 
— velu,  mandibules  courtes  Gnaphalonyx  Burm. 

c)  Yeux  entiers  où  ù peine  éohanerés; 

Couleur  du  corps  foncée  et  tachetée 

par  des  écailles  claires  ....  Scortims  Westw. 

métallique  “i  Cyclophthalmus  Hope. 

B.  Tête  des  femelles,  bituberculée  sur  le 
front  : 

Mandibule^  distantes,  étroites,  avan- 
cées, parallèles,  pas  plus  courtes  que 

la  tête  chez  le  (J Macrodorcas  Mot  s eh. 

— croisées,  plus  courtes  que  la  tête 

et  semblables  dans  les  deux  sexes  Dorcas  Mac  Leay. 


■)  Il  esl  possible  que  ce  genre  corre.sponU  aux  Macrognalhus  Hope,  msi.s  ce  nom 
filant  priiocupd  pour  un  poisson,  j'ai  du  le  changer. 


16 


Macrodorcas  rectns  Motsch. 

Psalidostomus  ? rectus  Motsch.  Et.  ent.  1857.  p.  29  d. 

S oblongo-ellipticus,  convexus,  nitidus,  niger,  femoribus 
subcastaneis;  capife  valde  transverso,  deplanafo,  antice  dila- 
tato,  utrinque  sinuato,  scrobiculato,  postice  laevigato,  fronte 
bituberculato;  thorace  capite  '/j  latiore  et  fore  duplo  longiore, 
transverso,  subtilissime  punctulato,  nitidissimo,  lateribus  ar- 
cuatis,  subexplanatis,  postice  oblique  fnincatis,  angulis  posti- 
cis  subrofundatis ; elytris  tlioracis  latitiidine  et  2^/^  longioribus, 
crebre  punctulatis,  dorso  laevioribus,  utrinque  nervis  duabus 
vix  distinctis;  corpore  sublus  sparsim  punctato,  inedio  leviore, 
pectore  fusco-piloso,  tarsis  subtus  ochraceo  villosis,  tibiis  an- 
ticis  subarcuatis,  serratis,  5 denticulatis,  inediis  uni.spinosis, 
posticis  inerniis.  — Long.  lO— ll'/î.  — lat.  elytr.  4V5— 4®/3. 

Macrodorcas  rogipennis  Mots  cl). 

<S  elongato-ellipticus , subconvexus,  puuctatus,  lateraliter 
opacus,  dorso  nitidus,  niger,  maxillis  tarsisque  ocliracco-villo- 
sis;  capite  deplanato,  transverso,  densissime  granuloso  et  spar- 
sim cicatricoso,  angulis  anticis  subconvexis,  rolundatis,  non 
prominulis;  clypeo  producto,  valde  transverso,  imprcsso,  an- 
tice recto-truncato  ; inandibulis  capite  paulo  longioribus,  tenuis, 
simplicibus,  apice  arcuatis,  antennarum  articulo  l”  sequentibus 
conjuncto  paulo  breviore,  2 — 4 latitudine  non  longioribus, 
5 — 7 transversis;  thorace  capite  '/j  latiore  et  longiore, 
sparsim  punctulato,  lateraliter  scrobiculato,  interstitiis  sub- 
tilissime rugulosis,  latei-ibus  valde  arcuatis,  postice  oblique 
angustatis,  utrinque  obtuso  unidcnticulatis,  angulis  rotundatis  ; 
scutello  nitido,  sparsim  punctato;  elytris  thoracis  latitudine  et 
fere  triplo  longioribus,  subovatis,  convexis,  crebre  cicatricoso- 
punctatis,  sutura  nitidissima  corporeque  subtus  sparsim  punctu- 
latis, pectoris  elytrorumque  marginis  subtus  scrobiculatis  ; 
tibiis  anticis  obtuso-serratis,  4 — 5 denticulatis,  mediis  et  posti- 
cis unispinosis. 

Long,  cum  mnndib.  10'/,  1.  — lat.  capit.  3 1. 

„ mandib.  1Y4  1.  — long.  thor.  2 1. 

„ capit.  l'/î  1.  — „ elytr.  5'/4  1. 

Cette  ëspèce  se  distingue  principalement  du 


17 


Macrod.  rectiw,  par  ses  ëlytres  rugueuses,  sa  forme 
plus  convexe,  pas  dilatée  en  avant  et  ses  mandibules 
plus  que  moitié  plus  courtes. 

Wacrodorcas  striatipennis  Wotsch.  S,  figura  Platyceri 
caraboidi,  sed  quadmplo  major,  clongato-ellipticus,  parallelus, 
subdepressus , subopacus,  sparsim  pimctatus,  iiiger,  raaxillis 
torsisque  ocliraceo-villosis;  capite  transverso,  deplanato,  me- 
dio  inflexo,  punctalo,  interstitiis  subtiliter  granulosis,  angulis 
anticis  rotundatis,  ante  oculos  paulo  prorainulis,  clypeo  valde 
transverso,  rnedio  leviter  angniato,  mandibulis  tennis,  capite 
vix  longioribus,  apico  areuafis,  rnedio  unidentatis;  tliorace 
capite  paulo  latiore  et  '/g  longiore,  siibtilissime  puncfulato, 
interstitiis  tenuissime  reticulato-rugulosis,  laferibus  nrcuatis, 
jiostice  oblique- angustatis , utrin()ue  leviter  unidenticulatis, 
angulis  posticis  rotundatis;  scutello  nitido,  grosso  punctato; 
elytris  thoracis  latitnine  et  triplo  longioribus,  parallelis,  postice 
rotundatis,  dense  punctato -sfriatis,  interstitiis  punctulatis,  su- 
tura leviori,  nitida;  corpore  subtus  subtiliter  punctulato , pec- 
tore  lateraliter  reticulato;  antennaruin  articule  1®  sequentibus 
conjuncto  paulo  breviore,  Ü— 4 siibelongatis,  ô 7 paulo  bre- 
vioribus,  clava  rufescente. 

Long,  cnui  mantlib.  Si.  — lat.  oup.  1. 

„ inandib.  1 ’/t  1.  — long-  ‘•i®'’'  ^ ’A  *• 

„ ciipit.  1 1.  — ».  t 

V figura  D.  parallopipedi,  sed  duplo  luinor,  elytris  pro- 
fiindo  scrobiculato-striatis,  interstitiis  subtiliter  punctulatis,  vel 
glabris,  nitidis,  thoracis  lateribus  capiteque  scrobiculato  puncta- 
tis,  fronte  leviter  bituberculato;  tibiis  anticis  extus  obtuso 
serratis,  5 denticulatis,  inediis  et  posticis  unidentatis. 

Long.  7 I.  — lat.  cap.  2 1. 

fflacrodorcas  cribellatus  Motsch.  c?  figura  Platyceri  cara- 
boidi, sed  paulo  major;  elongafo-ellipticus , parallelus,  sub- 
depréssus,  subnitidus,  grosso- punctatus,  lateraliter  cribellatus, 
opacus,  niger,  femoribus  subpiceis,  maxillis  tarsisque  ochraceo 
pilosis;  capite  rnedio  subdeplanato , transverso,  cicatricoso- 
punctato,  interstitiis  vix  rugulosis,  angulis  anticis  oblique  ro- 

2 


18 


tundato-truncatis , clypeo  valde  transverso,  medio  vix  promi- 
nulo,  angulis  obtusis,  mandibulis  tenais,  capitis  longitudine, 
apice  arcuatis,  medio  intus  leviter  bisinuatis,  antennarum  ar- 
ticulo  1®  sequentibus  paulo  breviore,  2,  4 — 7 transversis,  ver- 
sus clavam  dilatatis,  3®  subquadrato;  thorace  capite  paulo 
latiore  et  '/a  longiore,  fortiter  sparsira-punctato,  interstitiis 
glabris,  nitidis,  lateribus  areuatis,  postice  oblique  angustatis, 
utrinque  angulatim-unidentatis,  angulis  posticis  obtusis,  sub- 
rotundatis;  scutello  nitido,  sparsim  punctato;  elytris  thoracis 
latitudine  et  fere  triplo  longioribus,  convexis,  subovatis,  dense 
scrobiculato-sulcatis,  interstitiis  sparsim  grosso-punctatis,  5®  et 
10®  paulo  latioribus,  subelevatis,  lateribus  confluente-cribellatis, 
sutura  nitida,dorso  subtilissime,  postice  fortiter  punctata;  corpore 
subtus  lateraliter  grosso,  medio  subtilissime  sparsim-punctulato. 

Long,  cum  mandib.  7 1.  — lat.  capit.  l*/,  1. 

„ mandib.  1 1.  — long  thor.  1'/*  1- 

„ capit.  11.  — „ elytr.  3 '/s  1. 

Doicas  binervis  Motsch.  Et.  ent.  1860.  p.  16.  s?. 

(S  figura  D.  parallelopipedi,  sed  major,  convexior,  nitidior; 
oblongo-ellypticus,  punctatus,  dorso  fere  glaber,  niger,  maxil- 
lis  tarsisque  subtus  ochraceô  pilosis,  capite  transverso,  scro- 
biculato,  postice  laevigato,  angulis  oblique  truncatis,  marginatis, 
supra  oculos  valde  productis,  clypeo  anguststo,  subtransverso, 
trapézoïdale,  scrobiculato , mandibulis  brevis,  supra  earinatis, 
unidentatis,  antennarum  articulo  1®  sequentibus  conjuncto  longi- 
tudine fere  aequale,  2 — 7 valde  transversis  versus  clavam  in- 
crassatis;  thorace  capite  '/j  latiore  et  longiore,  convexo, 
nitido,  medio  subtiliter,  ad  lateram  fortiter  punctato,^  inter- 
stitiis glabris,  lateribus  valde  arcuatis,  postice  oblique  angusta- 
tis, angulis  rotund.atis,  dente  nullo;  scutello  nitido,  sparsim 
punctato;  elytris  thoracis  latitudine  sed  2 */z  longioribus,  postice 
paulo  attenuatis,  nitidis,  dorso  subtiliter  ad  lateram  crebre 
punctatis,  utrinque  nervis  duabus,  vix  distinctis;  corpore  sub- 
tus punctato,  lateraliter  scrobiculato,  mento  fortiter  scrobicu- 
lato-rugoso.  — Long,  cum  mandib.  10  1.  — lat.  cap.  3 1. 

Il  m’a  été  envoyé  de  l’ile  Tsouzima  dans  le  golf 
de  Corée  et  je  pense  que  c’est  le  mâle  des  exemp- 


19 


laires  femelles  que  je  tiens  des  environs  de  Khoko- 
dady  au  Japon. 

Tknkbrionites. 

Plesiophthalmus  Motsch.  Et.  ent.  1857.  p.  34. 

Ayant  reçu  deux  autres  espèces  de  ce  genre,  la 
description  que  j’en  ai  donnée,  doit  être  complétée; 
il  faut  d’abord  relever  une  faute  qui  s’est  glissée 
dans  la  description  des  antennes,  dont  le  3'““°  article 
est  trois  fois  plus  long  que  les  deux  articles  précé- 
dents ensemble  et  non  les  „suivants“  qui  sont  au 
contraire  très  allongés,  comme  aussi  tout  le  reste 
de  l’antenne,  ce  qui  place  ce  genre  dans  les  Helops 
vrais  et  non  dans  les  Amarygmides,  comme  l’a  fait 
M.  Lacordaire.  Les  oreillettes  orbitaires  sont  sail- 
lantes, le  corselet  convexe  comme  chez  les  Miso- 
lampiis,  mais  pas  contigu  aux  élytres.  Ailes  nulles 
Saillie  prosternale  courte,  arrondie,  élargie  posté- 
rieurement, profondément  canaliculée  au  milieu; 
rnesosternum  court,  horizontal,  avec  un  renflement 
triangulaire  dessus,  concave  en  arrière;  metasternum 
court,  large,  tronqué  en  avant,  marginé  et  imprimé 
au  milieu.  — Ce  genre  parait  remplacer  au  Japon 
nos  Helops. 

Plesiophthalmus  aeneus  Motsch.,  figure  Bel.  lanipedi  duplo 
latior,  convexus,  antice  posticeque  attenuatus,  nitidus,  sub- 
cupreo-aeneus , labro  pedibusque  nigrescentibus , ore  anten- 
aisque  nigro-piceis  ; capite  subquadrato,  inter  antennas  inflexo 
utrinque  arcuatim  elevato,  antice  attenuato,  densissime  punctato, 
clypeo  producto,  truncato,  oculis  niagnis,  transversis,  planis, 
in  fronte  appraximatis  ; thorace  capite  duplo  latiore,  subtrans- 
''erso,  creberrime  rugoso-punctulato,  antice  attenuato,  dorso 
convexo,  basi  medio  utrinque  oblique  impresso,  lateribus  te- 
nuissime  marginatis,  vix  arcuatis,  angulis  posticis  siibacutis, 


20 


prominulis;  scutello  triangulari,  subconvexo,  sparsim  punctato, 
nitido  ; elytria  thorace  paulo  latioribus  et  plus  quadruple  lon- 
gioribus,  postice  leviter  dilatatis,  apice  attenuatis,  punctato- 
striatis,  interstitiis  vix  convexis,  subtissinie  puncfulatia,  fere 
glabris;  corpore  subtus  vix  punctulato,  ad  lateram  strigoso- 
rugoso.  — JiOng.  7'/»  1.  — lat.  elytr.  3’/»  1. 

Plesiophthalmns  nigratus  Motsch.,  figura  preccdcnti,  sed 
obtusior,  niinor,  elytrorum  striis  profundioribus  ; oblongus, 
convexus,  antice  posticeque  attenuatus,  niger;  capite  sub- 
rotundato,  dense  punctato,  inter  antennas  transversim  impresso, 
utrinque  arcuatim  elcvato,  oculis  magnis,  siniiatis,  subcon- 
vexis,  fuscis;  thorace  capite  duplo  latiore,  subtransverso,  con- 
vexe, crebre  punctato,  antice  subrofundato,  postice  leviter 
impresso,  angulis  p.  rectis;  scutello  nitido,  sparsim  punctu- 
lato; elytris  nitidis,  thorace  latioribus  et  quadruple  longioribus, 
postice  attenuatis,  proftindo  punctato-striatis , interstitiis  con- 
vexis , subtilissimc  sparsim  j)unctulatis  ; corpore  subtus  fere 
glabre,  epipleuris  punctatis  ; in  cJ  femoribns  anticis  ante  me- 
diam  dentiforme  incrassatis. 

rj  long.  S’/i  1.  — lat.  plytr.  3 1, 

Ç’  „ 7 1.  - „ „ .S  y,  1. 

X Y L 0 P H A fi  E S. 

> liONGtCORNES. 

Strangalia  tenuicornis  Motsch.,  figura  Strang.  armatae 

Herbst,  scd  paulo  minor,  thorace  magis  conico,  elytris  non 
fasciatis,  tibiis  simplicibus,  antennis  longioribus,  articulis  dau- 
bus  jienultiinis  albidis;  elongata,  attenuata,  punctata,  vix  ni- 
tida,  nigra,  testaceo  sparsim  puberula,  elytris  tcstaceis,  mar- 
ginis  sutura  apieeque  infuscatis,  femoribns  basi  geniculisque 
anticis  et  mediis  rufo-tcstaceis,  antennis  corporis  longitudine, 
nigris , articulis  duabus  penultimis  albidis  ; capite  elongato, 
attenuato,  crebre  punctato,  inter  antennas  bituberculato,  fronte 
linea  longitudinali  impressa;  thorace  granuloso,  conico,  dorso 
convexe,  antice  profundo  transversim  strangulato,  postice  di- 
latato,  snbimpresso,  hasi  bisinnato,  angulis  posticis  acutia, 


21 


proininuHs,  linea  media  nitida  distiiicta;  scutello  elongato- 
triangulari,  iinpresso.  nigro;  elyfi-is  thorace  paulo  latioribus 
et  triplo  longioribus,  fortiter  punctatia,  postice  attenuatis,  apice 
truncatis,  humeris  siibelevatis;  corpore  aubtua  subrugoso- 
punctato,  pubendo,  abdomine  fere  glabro. 

Long.  5’/,  1.  — lat.  elytr.  1 '/j  1. 

Stenura  ocbraceofasciata  Mo  tac  h.,  figura  et  color  St.  aa- 
rnlentae,  sed  postice  paulo  angustiore,  fasciis  ocliraceia  versus 
suturam  dilatatis,  antennis,  basi  excepte,  nigris,  thorace  antice 
conico-attcnuato,  medio  longitudinaliter  impresso;  elongato- 
attenuato,  punctata,  ochraceo  puberula,  nigra,  palporum  an- 
tennarunique  basi,  elytrorum  fasciis  quatuor,  femoribus  tibiisque 
rufo-testaceis,  tarsis  infuscatis,  in  d femoribus  dimidio,  tibiis 
tarsisque  posticis  nigris;  capite  attenuato,  subtiliter  puncfulato, 
dense  ochraceo  pubescens;  thorace  areuafim  attenuato,  postice 
dilatato,  dorso  eonvexo,  linea  media  profundo  impresso,  den- 
sissime  ruguloso  et  pube  ochraceo-aureo  oblecto,  basi  bisi- 
nuato,  medio  prominido,  angulis  posticis  aeufis,  divaricafis, 
valde  productis;  scutello  Iriangidare,  nigro,  apice  ochraceo 
piloso;  elytris  thorace  V,  latioribus  et  quadruple  longioribus, 
punctatis,  postice  aequaliter  attenuatis,  apice  excavato-trunca- 
tis,  margine  exteriori  angulatim  producto;  tibiis  posticis  in  cJ 
postice  abrupto  incrassatis.  — Long.  6'/,— si.  — lat. elytr. 2—2 '/«  1. 

Prionus  iosularis  Mottsch.  Et.  ent.  1857.  p.  36.  C. 
d figura  Pr.  coriarii,  sed  paulo  angustior,  magis  parallelus, 
capite  postice  angustiore,  antennis  longioribus,  minus  serratis, 
supra  sparsim,  lateraliter  crebiore  punctatis;  thorace  magis 
transverso,  antice  latiore,  nitido,  punctura  sparsiora;  elytrorum 
sculptura  sparsiora,  profundiora,  sutura  versus  apicem  spinosa  ; 
tibiis  posticis  intus  longitudinaliter  carinatis. 

Long.  12  1.  — lat.  elytr,  .l  1. 

E R N 0 1‘  H A G E S. 

Brachycéphales. 

Lithoptera  SUbaenea  Motsch.  Schrenck  Reise  II.  p.  220, 
Anopaebys  violaceicoliis  Motsch.,  figura  Anop.  asclepiadi 
Villa  et  Anop.  auricbalcci  Oehl,  sed  robustior,  elytris  utrinque 


22 


levissime  5 costatis;  convexa,  postice  subelevata,  punctata, 
nitida.  supra  aurichalceo-purpiirata,  subtus  cuiu  capite  nigro 
subviolaceo-iridescens;  thorace  violaceo,  transverso,  quadran- 
gulato,  sparsitn  punctato,  inaequale,  iateribus  incrassatis,  sub- 
arcuatis,  angulis  anticis  prominulis,  apice  obtusis,  posticis 
rectis;  scutello  violaceo,  triangulari,  glabro;  elytris  thorace 
paulo  latioribus  et  quadruple  longioribus,  postice  paulo  in- 
crassatis, sparsim  fortiter  punctatis,  utrinque  5 costatis,  costis 
vix  elevatis,  nitidissimis  corporeque  subtus  glabris. 

Long.  4 1.  — lat.  elytr.  2 Va  1. 

Adimonia  extenaa  Motscb.,  figura  et  color  Ad.  tanaceti 
L.,  sed  major,  elytris  longioribus,  costis  nigris;  elongato- 
ovata,  convexa,  crebre  grosso-punctata,  subnitida,  nigro-fusca, 
thoracis  marginis  elytrisque  dilutioribus;  thorace  transverso, 
inaequale,  rugoso-punctato,  antice  arcuatim,  postice  subrecto- 
angusfafo,  Iateribus  raarginatis,  subsinuaüs,  angulis  anticis  vix 
prominulis,  posticis  rectis  ; scutello  subtruncato,  grosso-punctato  ; 
elytris  thorace  paulo  latioribus  et  quinduplo  longioribus,  postice 
dilatatis,  crebre  cicatricoso-punctatis,  utrinque  costis  subinter- 
ruptis  quatuor;  corpore  subtus  sparsim  punctulato  et  brevis- 
sime  piloso.  — Long.  4 1.—  lat.  elytr.  2®/,  1.  — Ç 3 1. 

HÉMIPTÈRES. 

Eurygastrides. 

Graphosoma  crassa  Motsch.,  figura  et  color  Graph.  lineati 
L.,  sed  paulo  major,  presertim  latior  et  crassior;  subquadrata, 
antice  convexa,  postice  deplanata,  rugoso-punctata,  subnitida, 
sanguinea,  supra  lato  nigro-lineata,  lineis  integris,  subtus  rufo 
testacea,  nigro-maculata,  maculis  longitudinaliter  confluentibus, 
pedibus  nigro-annulatis , antennis  nigris;  thorace  transverso, 
Iateribus  medio  ampliatis,  valde  arcuatis,  scutello  ad  mediam 
transverso-impresso.  — Long.  6 1.  — Ut.  thor.  .s'/j  1. 

Pentatomides. 

Eurydema  rngosa  Motsch.,  figura  et  color  Eur.  ornati, 
sed  magis  cyanea,  thorace  maculis  magnis  duabus  corioque 
fere  toto  nigro-cyaneis,  postice  solum  fa.scia  interrupta  lateri- 


23 


busqué  sanguineis;  abdominis  inarginis  nigro-maculatis;  scu- 
tello  corioque  rugoso-punctatis.  — Long.  3 1.  — lat.  thor.  2 l. 

Tropicoris  decempunctatns  Motsch.  Bull,  de  Mosc.  1860. 

Cimex  angnlosus  Motsch.,  figura  et  color  viridis  C.  dis- 
simili,  sed  corpore  subtus  viridiore,  angulis  fhoracis  magis 
prominulis,  scutello  rugoso-punetato. 

Long.  .'S'/s— 6 1.  — lat.  thor.  3'/i— 3"A  1- 

I 

Asopides. 

Menida  Motsch.,  n.  g. 

Ce  nouveau  genre  présente  le  corselet  des  Eu- 
sarcoris,  avec  les  hémélytres  allongé-ovalaires  comme 
chez  les  Jalla,  mais  la  principale  dift'érance  des  uns 
et  des  autres  existe  dans  le  premier  segment  de 
l’abdomen,  qui  se  prolonge  antérieurement  entre  les 
hanches  postérieures  et  intermédiaires,  en  une  longue 
épine  horizontale,  qui  va  jusqu’au  prosternum.  Tête 
obtuse,  chaperon  faiblement  atténué , arrondi  et  un 
peu  échancré  en  aA'ant,  avec  deux  sillions  et  une 
carênule  parallèles  au  milieu.  Corselet  transversal, 
obliquera einent  rétréci  vers  la  tete , un  peu  plus 
large  que  les  élytres,  angles  latéraux  obtus,  peu 
saillants.  Cuisses  simples.  Une  seconde  éspèce  {Mm. 
fusca  M.)  presque  le  double  plus  grande  se  trouve 
en  Morée.  Je  ne  sais  pas,  s’il  y a de  ressemblance 
avec  le  genre  Telepta  Stâl  du  Brésil. 

Wenida  violacea  Motsch.,  figura  Eus.  melanocephali,  sed 
quadruple  major,  magis  parallela,  abdomine  lateraliter  elytris 
distincto  superante;  subovata,  nitida,  punctata,  supra  cupreo- 
violacea,  thoracis  inarginis  angustissime,  scutello  ad  apicem 
abdoininisque  maculis  lateralis  albidis,  thoracis  basi  lato-cor- 
poreque  subtus  livido-testaceis,  nigro-punctatis,  abdominis  me- 
dio  antennisque  nigris,  spina  anfica  abdominali  albida,  pedibus 
lividis,  nigro-variegatis,  thorace  hemelytris  paulo-latiore,  sub- 
angulato,  angulis  obtus  is,  lateribus  antice  oblique  angustatis, 


24 


■■‘cutello  luagiio;  hemelytria  [)Ostice  aubatteuuato-rotnndatia, 
coreo  postice  utrinque  arcuato,  membrana  fusco-testacea. 
liong.  3'/j  1.  — lat.  thor.  2 1. 

Lyüaeides. 

Lygaeus  eqnestris  L. 

Lopns  gothicus  F. 

Hydrocorides. 

Notonecta  trignttata  Motsch.,  figura  Nob  glancae,  sed 
hemelytrarum  dimidio  postico  nigro,  corio  apice  triguttato, 
oculia  postice  magis  approximatia;  elongato-attenuato,  sordido 
fuaco-testaceo,  capite  thoraceque  lividis,  nitidis,  heniclytris 
opacis,  puberiilis , albo-testaceia , dimidio  postico  lateribusque 
nigris,  ail  inarginem  corii  punctis  testaceis  tribus;  fronte  sub- 
convexo,  utrinque  versus  oculos  punctato;  scutello  nigro. 

IiOng.  4'/j  1.  — lat.  1%  1. 

Corisa  striata  L. 

Homoptères. 

Cicada  bihamata  Motsch.,  figura  et  color  C.  plebejae 
Scop. , sed  major,  scutello  medio  macula  bihamata  testacea; 
elongato-attenuata , opaca,  supra  nigra,  rufo-testaceo  picta, 
thorace  rufescente,  hoc  margine,  scutellis  macula  hamata  in 
medio  antice,  lateribus,  apice,  alarum  venis  antice  corporeque 
subtus  testaceis,  scutellis  abdominisque  lateribus  dilute  pu- 
berulis,  alarum  venis  transversis  postice  dilabito-nigris;  Ç ab- 
dominis  seginento  penultimo  subtus  quadrato,  ultimo  parallelo, 
apice  truncato,  tympanis  latitudine  '/^  longioribus;  tegminibus 
plus  minusve  infuscatis,  latitudine  2'/.^  longioribus;  femoribus 
anticis  bidentatis,  dente  postico  obliqua. 

long.  oorp.  12  1.  — Ç long.  corp.  lU  l. 

lat 6Vi  1 — 7 1. 

exp.  alar.  37  1.  — exp.  olar.  4!)  I. 

Deltocephalus  stramineus  Motsch.;  magnitudine  Tettig.  vi- 
ridi , sed  corpore  medio  subdilatato , antice  postieeque  atte- 
nuato;  unicolore  livido-strainineus,  nitidus,  capite  conico,  an- 
tice untrinque  puncto  nigro,  oculis  subconvexis,  dilutis  ; thorace 
transverso,  capite  paulo  latiore,  postice*angulatim  sinuato,  an^ 
gulis  rotundatis.  — Long,  s'/j  1.  — lat.  i l. 


ETUDES  ENTOMOLOGIQUES, 


arécügôos 


par 

Victor  (le  MotschuMy, 

Lieutenant-Colonel  d'Etat-Major,  on  retraite  &c. 


Onzième  année. 


Déposé:  chez  M.M.  Eggers  à St.  Pétersbonrg  et  Gnérin  Mene ville  à Paris. 


DRESDE. 


Imprimerie  de  Ferdinand  Thomass. 

1862. 


.eaUOlDOJOiVîGîl^:! 


9-:  -X  i 

JÜ  ! 


:•:<[ 

.{/l-'hii!  K}'.]/:  '(f)  '\o]  A(  , 

( I m .''il'  ^ I ' ’n  ' ; ■ it  " i 


'1  jl  ;I  1'  ''  l.!  •'  I V if  O 


■Bhiî'I  •*;  i'i-nni)  i!>  .1^  ^ Tfi  .M  siif  ) if'anijii't 


• 

i .4Îiwt»K<(|^'TÎ  ' 


ETUDES  ENTOMOLOGIQUES 

186». 


I.  HISTORiaUE. 

rABBIt  VTS  IIRBLIXOIS. 

Depuis  quelques  années  il  s’est  formé  à Berlin 
sous  la  firme  Schaura,  Kraatz  & C.  une  fabrique  de 
coléoptères  artificiels,  qui  parait  être  en  plaine  fleu- 
raiton  et  grandement  duper  le  bon  public  entomo- 
logique.  Les  entrepreneurs  de  cette  clique  ouvrière, 
tâchent  à s’accaparer  de  toutes  les  résources  ento- 
mologiques,  employant  le  mensonge  et  1 impudance 
pour  attirer  dans  leur  filets,  surtout  les  jeunes 
gens,  et  peser  ensuite  en  censeurs  sur  la  science 
entière,  qui  perdant  sa  liberté,  doit  nécessairement 
rétrograder  jusqu’à  un  simple  métier.  1 our  arriver 
au  but,  que  ces  artistes  se  sont  poses  et  calom- 
nier devant  le  monde  entomologique , ceux,  qui 
ne  veulent  pas  soutenir  leurs  menees  egoistes , ils 
cherchent  à éluder  de  l’entomologie  toutes  les  de- 
couvertes  et  travaux  de  ces  derniers,  en  les  ignorant 
expressément  ou  bien  en  les  déclarant  insuffisants, 
ou  bien  en  faussant  les  descriptions  par  la  fabri- 
cation de  genres  et  d’éspèces  qui  n’existent  pas  en 
nature.  L’entomologie  étant  déjà  surchargé  de  noms 
6t  de  descriptions  inutiles,  ne  gagne  certainement 
rien,  si  le  mode  de  rébaptiser  et  rédecrire  les  éspèces 
connues,  mais  qu’on  ignore  a dessin,  sous  pretexte 

1* 


4 


d’en  faire  mieux , continue  à se  rependre  partout 
dans  la  même  proportion,  comme  l’a  développé  la 
fabrique  de  M.  M.  Scliaura,  Kraatz  & C.  — On  finira 
sans  doute  par  voler  en  plein  jours  les  découvertes 
des  autres  et  s’en  approprier  sans  façon,  par  les 
descriptions  dites  bonnes,  parcequ’elles  sont  longues. 
C’est  ce  qu’ont  fait  si  judicieusement,  M.  M.  Schaum 
et  Kraatz,  avec  les  ouvrages  d’Ericlison,  qu’ils  ont 
en  grande  partie  récopiés  littéralement  et  ornés  de 
leurs  propres  noms  comme  auteurs.*) 

Voici  quelques  exemples,  puisés  dans  les  pro- 
duits mêmes  de  ces  M.  M.  Schaum  et  Kraatz. 

1.  Dans  la  nouvelle  édition  de  la  Naturgeschichte 
der  Insekten  Deutschlands  d’Erichson,  Schaum  dé- 
crit une  Amara  famelica  avec  les  deux  premiers  ar- 
ticles des  antennes  rouges,  ce  qui  n’existe  pas  en 
nature  et  qui  est  arrivé  pareeque  l’insecte  de  Schaum 
est  fabriqué  de  la  famelica  Zimm.  d’Allemagne  et 
de  la  biarttculata  Motsch.  de  la  Mongolie.  Cette  der- 
nière éspèce,  d’après  la  nomenclature  moderne  n’est 
pas  même  une  Amara,  mais  fait  partie  de  mon  genre 
Amarocelia,  ou  rentrent  entreautres:  inierstitialis  Dej., 
remotostriata  Eschh.,  punctulata  Dej.,  erratica  Duft, 
daurica  Motsch.,  obscuricornis  Motsch.  «&c.  Ce  genre 
présente  des  antennes  obscures  ou  tachetées  de  rouge 
comme  les  vrais  Amara  et  les  pattes  des  Celia.  Dans 


1)  Et  après  tout  cela  oos  Messieurs  ont  l’impudence  de  nommer  de 
pareilles  ouvrages  les  leurs  comme  on  peut  le  voir  dans  les  Annales  de  la 
Soc.  ent.  de  France  1862  p.  68  à propos  du  Damaster  Forlunei  Adams, 
que  M.  Schaum  s’est  hâté  de  reproduire  pour  la  seconde  fois  comme  D. 
oxuroides  sibi,  probablement  pour  avoir  le  plaisir  de  voir  figurer  ce  nom 
en  synonymie  du  Fortuncü!  — 


5 


la  Berliiici*  ont.  Zeitsclirift,  1861  p.  205  M.  Schaum 
a du  avouer  sa  fabrication. 

2.  Dans  le  même  ouvrage  M.  Sehaum  a faussé 
la  description  du  2\ichys  Fockii  Hummel  en  y réu- 
nissant mon  Elaphropus  caraboides,  qui  présente  des 
crochets  dentelés  aux  tarses  et  ne  peu  parconséquent 
appartenir  ou  genre  Tacliys. 

3.  Dans  le  même  ouvrage  M.  Schaum  a faussé 
la  descrq)tion  de  mon  genre  Blechnis,  que  j’ai  fondé 
expressément  sur  des  Dromiides  à crochets  des  tarses 
simples,  en  y introduisant  sous  le  nom  de  Blechrus 
(jlabratus  un  insecte  qui  a ces  crochets  très  fortement 
dentés  et  qui  appartient  à un  tout  autre  genre, 
fondé  par  M.  Schmidt -Gœbel  sous  le  nom  de  Mi- 
crolestes. 

4.  Dans  le  même  ouvrage  M.  Schaum  avait  fa- 
briqué un  genre  Blethisa,  en  y confondant  les  vrais 
Blethisa,  avec  les  Diachila^)  et  même  les  Trachy- 
padms.  M.  de  Chaudoir  lui  a démontré  que  ce  sont 
des  genres  très  différents  et  dont  le  dernier  a même 
été  depuis  élevé  à un  grouppe  particulier  : les  Trachy- 
pachines  Le  Conte.  Class.  of  the  Coleopt.  of  North- 
America.  1861.  I.  p.  8. 

5.  Dans  le  même  ouvrage  Schaum  a ébauché 
misérablement  un  Sphodrus  Guiliani-,  car  il  a omis 
le  caractère  le  plus  distinctif  de  l’éspèce,  la  formation 
des  pattes,  que  M.  de  Chaudoir  était  obligé  de  lui 
faire  connaître  dans  la  Gazette  de  Stettin. 


1)  Mr.  Thomson  dans  ses  Scandinaviens  Coléoptera,  a de  nouveau  re- 
produit ce  genre,  décrit  dans  mes  Insectes  de  Sibérie  depuis  20  ans,  sous 
un  nom  nouveau. 


6 


6.  Dans  ce  même  ouvrage  uuc  description  en- 
core plus  misérable  devait  faire  connaître  un  Sphodrus 
cavicola  avec  des  élytres  simplement  striées,  qui 
n’existent  pas  en  nature  et  que  M.  Schaum  a été 
forcé  d’avouer  dans  la  Gazette  de  Stettin  1862  p. 
125,  — Dans  cette  meme  Gazette  p.  125  et  126  il 
a du  avouer  aussi  que  dans  l’ouvi’age  cité  il  a dé- 
crit, sous  le  nom  de  Schreibersii,  le  Sphodrus  Schmidtii 
Miller. 

7.  Dans  la  Berliner  entomologische  Zeitschrift 
1861  p.  209,  M.  Schaum  fabriciue  un  Bembidiuiii  eques, 
en  lui  réunissant  tout  arbitrairement  les  Bemb.  lividi- 
penne  Ménétr.  et  le  cornbustuia  Faldm.,  qu’il  n’a  ja- 
mais vus.  L’eques  n’a  ])as  encore  été  trouvé  en  llussie 
et  la  composition  de  M.  Schaum  est  parconséquent 
purement  phantasmagorique.  Le  Peryphus  lividipen- 
nis  est  une  belle  et  grande  espèce  à palpes,  base 
des  antennes,  pattes  et  élytres  d’un  testacé  roussâtre 
unicolor,  le  cornbustuin  que  je  n’ai  jamais  vus,  a l’ex- 
trémité des  élytres  enfumée. 

8.  Dans  le  meme  journal  1860  p,  89  M.  Schaum 
veut  avoir  supprimé-  ma  Tachys  dimidiata,  parcequ’il 
y a déjà  un  Bembidimn  dîmidiadum  Ménétr.  et  dans 
le  volume  suivant  du  même  journal  p.  209,  il  nomme 
ce  dernier  un  Peryphus  qui  serait  identique  avec 
B.  oblongum  Dej.,  qui  de  son  coté  serait  synonyme 
du  B.  obsoletum  Dej.  — Voila  une  fabrique  vraiment 
artificielle  de  conséquences  pour  supprimer  une  és- 
pèce  d’un  entomologiste,  qui  n’est  pas  du  goiit  de 
M.  Schaum. 

9.  Dans  le  même  journal  1861  p.  200  N.  6 
M.  Schaum  raconte  que  le  Cechenus  regidaris  Fisch. 


7 


est  un  Carabus  irregularis,  jugeant  d’apres  la  figure 
sur  pl.  3ü  I.  3 de  l’Entoniographie  et  ajoutant,  que 
dans  mon  Catalogue  des  Carabiques  de  Russie  je 
l’ai  placé,  mal  à propos,  à coté  de  Yosseticus,  mais  il 
se  garde  bien  de  dire  comment  je  l’ai  placé,  car 
c’est  la  description  de  Fischer  qui  m’a  guidé  et  non 
la  figure,  et  comme  je  doutais  encore,  j’avais  donné 
a l’insecte  le  nom  de  Tribacis  platessa  avec  une 
diagnose  en  note,  comme  on  peut  le  voir  dans  ce 
Catalogue  p.  75.  Tout  cela  M.  Schaum  ignore,  pour 
pouvoir  embrouiller  la  synonymie  et  assurer  les  en- 
tomologistes que  le  regularis  Fischer  est  un  irregu- 
laris F.,  qui  ne  se  trouve  pas  en  Russie.  — Je  dois 
donc  de  nouveau  reprocher  à M.  Schaum,  comme 
l’a  fait  M.  Duval,  qu’il  ne  devait  pas  fausser  les 
raisons,  en  les  tronquant  et  ne  pas  ignorer  ce  qui 
est  imprimé  et  publié,  cela  veut  dire:  tromper  le 
public! 

10.  Dans  le  même  journal  1860  p.  195  M.  Schaum 
prétend  que  les  jambes  de  Pelecium  cyanines  (S  sont 
arquées  ; M.  de  Chaudoir  dit  tout  le  contraire  d’après 
un  très  grand  nombre  d’individus,  qu’il  a eu  a sa 
disposition  et  que  je  puis  affirmer  sur  tous  ceux 
que  j’ai  vu.  Neanmoins  M.  Schaum  persiste,  as- 
surant qu’il  possède  deux  (S  chez  lesquels  les  jambes 
intermédiaires  sont  courbées  et  se  rapportant  a 1 ouv- 
ratre  de  Lacordaire  I.  p.  253,  il  oublie  entièrement, 
que  sur  page  195  il  a prétendu  que  cette  courbure 
est  une  propriété  précisément  du  cyanipes,  ce  qui 
n’existe  pas  en  nature.  — On  voit  donc  que  c’est 
encore  une  des  nombreuses  fabrications  de  M.  Schaum 
comme  celle  qu’il  vient  de  publier  sur  les  tarses  du 


8 


genre  Damaster,  dans  les  Annales  de  la  société  ent. 
de  France  1862  p.  68,  lesquels  il  dit  simples  dans 
les  deux  sexes,  ce  qui  n’est  pas  vrais,  ceux  du  (S 
sont  assez  sensiblement  plus  larges  que  chez  la 
femelles.  Et  ces  gens,  qui  ne  savent  pas  distinguer 
les  parties  du  corps  des  plus  grandes  éspèces, 
viennent  nous  parler  des  paraglosses  chez  des  in- 
sectes d’une  demi  limic  de  longueur?  — 

11.  Dans  le  même  journal  1860  p.  198  M.  Schaum 
remarque  que  j’ai  fait  connaître  dans  le  Bulletin  de 
Moscou  1851,  douse  éspèces  de  Tacliiaires  des  Indes 
orientales  et  sur  la  page  suivante  il  décrit  une  Tachys 
alhicornis,  disant  que  la  sculpture  des  élytres  est 
tout  a fait  dilférente  des  autres  Tachys,  sans  s’aperce- 
voir que  je  l’avais  décrite  chez  une  des  douse  éspèces 
citées,  notemment  cliez  ma  Lopha  ovata,  dont  la 
Tachys  albicornis  Schaum  n’est  probablement  qu’un 
exemplaire  fraichement  éclos.  Si  M.  Schaum  a Iri 
mes  descriptions,  cette  manière  de  rébaptiser  et  ré- 
décrire les  éspèces  connues,  ne  peut  être  autrement 
considéré,  que  comme  un  vol  scientifique. 

12.  Dans  le  même  journal  1860  p.  66  M.  Schaum 
fabrique  un  genre  Fatrobus  fort  bizarre,  en  y intro- 
duisant des  formes  très  déprimées , telles  que  les 
Platyniis  elongatus  Stev.,  Fatrobus  sibiricus  Motsch.  &c., 
remarciuant  que  Chaudoir  et  Lacordaire  ont  eu  tort 
de  reunir  le  premier  avec  les  Cardiomera  Bassi. 
Malheureusement,  ce  pauvre  M.  Schaum,  étant  tou- 
jours très  arriéré  dans  la  connaissance  de  la  litté- 
rature, n’a  lui  même  probablement  pas  connu  mon 
Catalogue  de  Carabiques  de  Russie,  de  1850,  ou  il 
aurait  pu  lire  sur  p.  71  mon  genre  Deltomerus  qui 


9 


reiiferiue  les  Cardimuera  caucasiennes  de  M.  de  Cha- 
doir,  et  à coté  mon  genre  Dlplous  ou  rentre  le  Pa- 
trobus  sibinais.  A ce  dernier  genre  appartiennent 
encore  les  Pair,  depreasus  Gebl.,  aterriims  Esclili.  et 
califomicus  Motscli.,  qui  se  distinguent  des  Pratrobus, 
outre  la  forme  très  déprimée  du  corps  et  leur  cor- 
selet en  coeur,  par  la  lèvre  inférieure  (labium) 
atténuée  et  pointue  en  avant,  et  non  tronquée  et  si- 
nuée  comme  c’est  le  cas  chez  ces  derniers.  Au  genre 
7.)é;//wnerMô‘ appartiennent,  des  éspèces  décrites,  encore: 
Plat,  fidvipes  Motsch.  et  Pair,  tatricus  Miller;  des 
Diplous  ces  insectes  se  distinguent  par  leur  lèvre 
inférieure,  qui  est  comme  chez  les  vrais  Patrobiis  et 
de  tous  les  deux  par  la  longueur  respective  du  1'®*' 
article  des  tarses  antérieurs  et  du  4*^™®  des  antennes, 
qui  sont  plus  allongés.  Toutes  les  argumentations 
de  M.  Schaum  sont  donc  complètement  fausses  et 
purement  inventées. 

13.  Dans  le  Catalogue  de  Coléoptères  d’Europe 
publié  par  Schaum,  on  a expressexnent  supprimé 
toutes  les  éspèces  décrites  par  les  auteurs  qui  ne 
plaisent  pas  (p.  ex.  ceux  que  j’ai  décrit  d’Espagne), 
on  a changé  les  noms  des  genres  et  des  éspèces  dans 
le  même  but.  (p.  ex.  Trachypachus  Chaud,  aulieu  de 
Motsch.),  on  a attribué  des  éspèces  à des  personnes, 
qui  ne  les  ont  jaruais  décrits  et  ainsi  embrouillé  la 
synonymie,  qui  dans  quelques  années,  si  ce  mode 
de  tricherie  continue,  ne  sera  plus  à reconnaître,  par- 
tout il  y aura  les  noms  des  fabriquants  berlinois. 

14.  Dans  la  Wiener  entomologisches  Wochen- 
blatt  1858  se  trouve  une  révision  des  éspèces  du 
genre  Perçus  ou  M.  Kraatz  a démembré  du  corsicus 


10 


Latr.  un  P.  lieichei,  fondé  principalement  sur  la  pe- 
titesse de  taille,  mais  dans  ce  cas  on  pourrait,  avec 
le  même  droit,  demember  du  même  insecte  encore 
deux  formes,  une  plus  allongée  et  plus  grande  et 
une  autre  ])lus  étroite  et  très  déprimée.  Il  est 
très  singulier  qu’après  un  démembrement  minutieux, 
comme  est  le  Perçus  lieichei,  M.  Kraatz  ne  s’est  pu 
retrouver  dans  les  formes  qui  avoisinent  le  P.  strictus 
Dej.,  ou  il  a fourré  tout  le  reste  des  éspcces,  dans 
un  sac,  abandonnant  gracieusement  leur  étude  a 
d’autres  entomologistes.  Fabricat  libertin  extrême- 
ment commode,  que  M.  Kraatz  aime  beaucoup,  comme 
nous  le  verrons  de  suite. 

15.  Dans  la  Berliner  eut.  Zeitschrift  1860  p.  208 
M.  Kraatz  dit  ; le  coléoptère,  que  Duval  décrit  par- 
faitement bien,  mais  sous  un  nom  faux  de  Lucanus 
tedraodon  et  lequel  se  trouve  aussi  sous  ce  nom  dans 
les  collections  &c.  Et  plus  loin  sur  p.  269:  comme 
je  n’ai  pas  pu  trouver  de  passages  entre  le  Lucanus 
tedraodon  Duval  et  le  cerviis,  s’introduit  nécessaire- 
ment un  nouveau  nom  orientalis  pour  cette  éspèce. 
Ce  nouveau  nom  ne  fut  introduit  que  pour  éluder 
celui  à'ibericus  Motsch.,  sous  lequel  l’éspèce  à été 
décrite  depuis  plus  de  15  ans  et  dont  M.  Kraatz 
avait  parfaitement  connaissance,  comme  on  peu  s’as- 
surer sur  pp.  270  et  271  de  sa  brochure.  Je  ne 
comprend  pas  pourquoi  ibericns  serait  moins  sonore 
qu’ orientalis  pour  la  fabrique  de  M.  Kraatz.  Plusieurs 
entomologistes  d’Allemagnb  m’ont  observés,  qu’ils 
ne  pouvaient  comprendre  ces  cochoneries  (Schwei- 
nereien)  de  M.  Kraatz,  qui  d’un  coté  demembre  les 
tous  petites  Homalota  à l’infinie  et  veut  de  l’autre 


r 


11 

réunir  les  grands  Lucanus  avec  des  antennes  à mas- 
sue de  4,  5 et  6 feuillets,  je  ne  m’étonne  pas  du 
tout,  parceque  M.  Kraatz  ne  le  comprends  pas  lui- 
meme. 

16.  Dans  le  même  journal  1859  p.  XXXI.  M. 
Kraatz  déclare  sans  façon,  plusieurs  de  mes  nouveaux 
genres  de  Stai)liilinites  comme  identiques  avec  ceux 
d’Erichsou  sans  s’inquiéter  de  ce  que  j’ai  dis  dans 
mes  descriptions.  J’y  ai  déjà  répondu  dans  ces  Etudes 
1859  p.  169,  mais  comme  je  n’ai  pas  de  types  d’Erich- 
son  à ma  disposition,  je  ne  puis  croire  que  ce  savant 
observateur  ait  commis  les  erreurs,  comme  le  fait 
présumer  la  critique  de  M.  Kraatz  et  déjà  la  citation 
du  Paedms  indicus  Ei'ichson,  qui  n’existe  pas  en  na- 
ture, prouve  suffiserament  avec  quel  légèreté  M.  Kraatz 
fabrique  ses  cacographies.  Je  prie  M.  M.  les  ento- 
mologistes de  véritier  avec  la  nature,  les  mesures 
que  donne  M.  Kraatz  aux  Litodtaris  fuscula  &c.  et 
son  Pinophilus  sîculus  avec  8 segments  abdominaux, 
pour  s’assurer  comment  il  travaille. 

17.  Dans  le  même  journal  1859  p.  275  M.  Kraatz 
donne  une  compilation  artiticielle  des  Oreina,  qui  n’a 
aucune  valeur  scientitique , car  pour  décider  l’iden- 
tité des  éspèces  aussi  voisines  que  le  sont  les  Oreina 
il  faut  absolutement  les  oberver  en  nature  et  no- 
temment  en  copulation.  La  déclaration  de  variété 
est  un  manoeuvre  purement  arbitraire,  qui  prouve 
que  M.  Kraatz  se  sent  capable  de  dicter  les  lois  a 
ceux  qui  veulent  bien  lui  croire.  Nous  avons  rai- 
sons de  douter  dans  la  sincérité  des  assurances  de 
ce  Monsieur,  qui  ne  prend  pas  trop  rigoureux  à esca- 
moter un  peu  la  bonne  nature.  M.  Sutfrian  a du 


12 


restiî  déjà  démontré  plu,sicurcs  bévues  dans  la  eom 
pilation  citée. 

18.  Dans  le  meme  journal  1859  p.  97  M.  Kraatz 
nous  gratifie  d’une  Leptura  adiista  comme  nouvelle 
production.  11  peut  aller  la  voire  comme  Lejdura 
Fischeri  Zubkotf  décrite  et  figurée  dans  le  Bulletin 
de  Moscou  il  y a presque  une  trentaine  d’années. 
Oui,  oui,  il  est  bien  plus  commode  de  lire  les  grif- 
fonages  superficielles  de  M.  Kraatz,  comme  il  le  dit 
lui-môme  (Berl.  eut.  Z.  1861  p.  XIV.  note),  que  de 
se  easser  la  tête  sur  ce  qu’on  a découvert  et  publié 
avant  nous.  Nous  demandons  maiïitenant  de  notre 
coté,  combien  de  temps  encore  le  public  entomo- 
logique  voudra  se  laisser  duper  par  de  pareilles  im- 
postures? — 

19.  Dans  le  même  journal  1859  p.  54  M.  Kraatz 
d’après  l’avis  des  personnes  qui  ont  étudiées  ce 
grouppe,  a jetté  la  contusion  dans  les  Carabes  d’Es- 
pagne, se  basant  sur  des  uniques  de  la  collection 
du  Baron  de  Chaudoir  et  pour  timbrer  ses  propres 
travaux  phantasmagorique  il  y cite  un  passage  du 
fameux  Illiger,  qui  condamne  si  parfaitement  les 
tendances  de  la  fabrique  berlinoise.  Voici  à peu 
près  ce  que  dit  ce  savant:  nous  voulons  connaître 
les  éspèces,  que  la  nature  a fait  comme  telles,  car 
celles-ci  seulement  sont  instructives,  pareeque  ce  ne 
sont  pas  seulement  des  individus  que  nous  ramas- 
sons pour  posséder,  mais  pour  tirer  de  nos  collections 
un  profit  vraiment  scientifique  (Belelirung).  Nous 
voulons  connaître  la  nature  comme  elle  est  et  non  comme 
chacun  veut  bien  la  fabriquer. 


13 


20.  Dans  la  Wiener  ent.  Monatschrift  1860  p.  25 
M.  Kraatz  fabrique  un  genre  Dioclm,  dans  lequel  il 
place  six  espèces  différentes  de  Staphilinites  dont 
pas  moins  que  cinq  n’ont  aucun  des  caractères  distinc- 
tifs qu’Ericlison  assigne  à son  genre  Diochus.  Toutes 
ont  les  palpes  autrement  formée  que  le  décrit  Erich- 
son,  deux  présentent  les  antennes  presque  filiformes 
et  constituent  mon  genre  Ehegmatocenis  des  Indes 
orientales,  deux  autres  deTAmerique  (Diochocems  m.) 
les  ont  en  massue,  avec  les  articles  antérieurs  très 
fortement  transversaux,  le  corselet  plus  conique,  les 
élytres  moins  parallèles  que  présente  la  figura  don- 
née par  Erichson  de  son  Diochus  nanus  et  sans  au- 
cune trace  de  cils  autour.  L’éspèce  d’Espagne  m’est 
inconnue,  probablement  c’est  encore  quelque  chose 
différente,  mais  que  M.  Kraatz  réunit,  avec  sa  pré- 
cipitation ordinaire,  au  genre  Diochus  de  sa  propre 
fabrication.  Aux  remarques  que  j’ai  donné  dans  le 
même  journal  1861  pag.  199  et  ou  j’ai  démontré 
qu’aucun  des  caractères  d’Erichson  ne  s’applique  a 
mon  genre  Rheginatocerus , M.  M.  Kraatz  et  Schaum 
ont  répondu  par  un  pamphlet  clandestine,  qui,  en  ma- 
jeure partie  touche  des  personalites,  dans  la  fous- 
seté  desquels  chacun  peut  se  convaincre  par  les  faits 
memes.  — 

Les  exemples  cités  suffisent  j’espère,  à porter 
l’attention  des  entomologistes  sur  les  menées  et  ten- 
dances de  la  fabrique  de  coléoptères  artificiels  à Berlin, 
qui  a aussi  ses  actionnaires  dans  d’autres  villes  et 
qui,  par  les  belles  lois  du  soit  disant  congrès  de 
Dresde,  veut  faire  des  entomologistes  ses  esclaves 
dociles.  Il  m’est  tout  a fait  indifférent  si  Schaum 


14 


et  Kraatz  se  tâchent  et  s’emportent,  j’attaque  non 
la  critique,  mais  l’insolance  et  le  charlatanisme,  je 
défend  non  mes  travaux,  mais  la  liberté  de  la  science, 
étant  persuadé  que  chaque  goutte  de  savoir  publié, 
est  un  profit  incontestable  pour  l’entomologie.  — 

Pour  M.  Duval. 

M.  Jaquelin  Duval,  a publié  il  y a quelques  an- 
nées, une  monographie  des  Bembidiens  d’Europe. 
Voici  ce  qu’en  dit,  entre  autres,  M.  Schaum  dans  la 
' Berl.  ent.  Zeitschrift  1861  p.  206 — 213;  il  prétend 
que  M.  Duval  a confondu  pas  moins  que  dix-huit 
éspèces,  savoir: 


Tachypus  liossii  avec  pallipes, 


Bembidium  siriatiim 

forandnosum, 

— varium 

>î 

adustum, 

— andreae 

femoratum,  distinguendim  Duv. 
et  puellim  Duv., 

— nitididum 

affine, 

— maritimum 

JJ 

hypocrita, 

— bisulcatum 

JJ 

Clarkii, 

— praeustum 

JJ 

siculum. 

A propos  de  la  remarque  de  M.  Duval  dans  ses 
Glanures  p.  149  : „toutefois  M.  Schaum  ne  devrait 
pas  fausses  mes  raisons  en  les  tronquant”,  le  fabri- 
quant allemand  répond:  que  cela  prouve  la  faculté 
de  M.  Duval  d’éxagerer  les  choses. 

Nous  démandons  maintenant  à M.  Duval,  si  de 
pareilles  descriptions,  dans  lesquelles  différentes  és- 
pèces sont  confondues  et  qui  n’éclaircissent  parconse- 
quent  rien  dutout,  sont  bonnes  ou  mauvaises,  ad- 
missibles ou  réjettables?  — 


15 


II  ENTOMOLOGIE  SPECIALE. 

Reiiianjiies  sur  la  collection  d’insectes  de  V.  de  Motschulsky. 

COLÉÜl’TÈRES. 

Ma  collection  de  Coléoptères  est  placé  d’après 
un  système  différent  de  celui  qu’on  à suivi  jusq’ici. 
J’ai  cherché  à arranger  les  Coléoptères  d’après  leur 
manière  de  vivre,  qui  conditionne  naturellement  aussi 
la  forme  des  organes,  qui  servent  à propager  leur 
existance.  Le  manque  des  notices  sur  les  moeurs 
des  éspèces  exotiques,  occasionne  parfois  des  en- 
traves, quoique  moi-même  j’ai  exploité  les  pays  dans 
des  latitudes  très  différentes,  mais  cet  inconvénient 
ne  change  en  rien  le  principe  du  système  cité,  qui 
dans  tous  les  cas  me  parait  plus  naturel,  que  ceux 
basés  sur  des  organes  épars,  les  parties  bucaux  par 
exemple,  sujettes  aux  mômes  altérations  et  qui  varient 
aussi  bien,  que  la  forme  du  corps,  la  sculpture  des 
élytres  &c.,  et  si  l’on  ne  l’a  pas  encore  suffisemment 
signalé,  c’est  que  ces  parties  sont  ordinairement  si  pe- 
tites et  si  difficiles  a disséquer,  qu’on  ne  les  à obser- 
vées, que  rarement,  chez  des  exemplaires  isolés;  car 
celui  qui  est  parvenu  à bien  disséquer  un  petit  Staphi- 
linite,  ne  s’empressera  pas  trop  à répéter  la  môme 
operation  sur  plusieures  exemplaires  de  la  même 
éspèce.  — Je  suis  persuadé  que  pour  reconnaître 
nn  insecte  dans  la  majeure  partie  des  cas,  il  n’y 
pas  même  nécessité,  d’avoir  recours  à l’obser- 
vation des  lèvres,  des  paraglosses  et  autres  organes 
niicroscopiques.  La  preuve  est  donnée  par  les  au- 


16 


teurs  eux  inemes  ; presque  tous  les  Rhynchocephales 
on  a décrits  et  reconnus,  sans  mentionner  non  seule- 
ment les  lèvres  et  les  paraglosses,  mais  pas  meme 
les  mandibules  et  les  palpes.  S’il  est  donc  possible 
de  déterminer  un  genre  d’après  les  caractères  tirés 
des  parties  du  corps,  qui  sont  faciles  à voir  et  à 
observer,  je  ne  vois  aucune  nécessité  de  les  cher- 
cher dans  les  organes  peu  visibles  et  qui  forcent  la 
détérioration  de  l’insecte.  Cette  tendance  de  ce  faire 
valoir  par  des  récherches  minutieuses,  que  personne 
ne  veut  ou  ne  peut  vérifier,  est  donc  évidemment 
une  entrave  qu’on  fait  au  développement  de  la  science. 
Prétendre  que  les  paraglosses,  les  lèvres,  les  mandi- 
bules et  pareilles  organes  microscopiques,  soient 
moins  sujettes  à varier  chez  les  individus,  que  les 
antennes,  les  corselets  et  les  élytres,  et  une  preuve 
d’ignorance  complète  en  Entomologie  et  corresponde - 
rait  à l’assurance:  que  chez  tous  les  hommes  les 
dents , les  langues , les  nez  &c.  sont  parfaitement 
semblables!  — Condamner  les  descriptions  des  genres, 
pareequ’il  n’y  est  rien  dit  sur  certains  organes  du 
corps  est  donc  arbitraire  et  certainement  pas  dans 
l’intérêt  de  notre  science.  Pour  les  éspèces,  on  est 
tombé  dans  la  môme  erreur,  on  a cru  qu’un  insecte 
n’est  réconnaissable,  que  par  ime  description  des 
plus  détaillées,  ce  qui  a fait  surcharger  ces  der- 
nières d’une  énormité  de  détails,  qui  n’ont  aucune 
conséquence  et  ne  font  qu’obscurcir  le  portrait  de 
l’individu.  Chacun,  qui  s’est  occupé  à décrire  les 
insectes,  conviendra,  qu’une  description  détaillée 
est  très  facile  à faire,  surtout  celle  qui  ne  donne 
aucune  comparaison.  — Mais  essayez  de  déterminer 


17 


d’après  ces  longues  descriptions,  sans  avoir  récours 
aux  collections  déjà  nommées,  et  Vous  crompredrez 
Vous  même  ce  que  c'est.  Décriviez  un  insecte  en 
deux  mots,  si  Vous  le  pouvez,  mais  qu’on  puisse  le 
réconnaître,  voilà  le  secret  et  le  triomphe  d’une 
bonne  description.  Pour  moi  tout  caractère  ento- 
mologique  est  bon  et  plus  il  est  facile  à observer 
pour  chacun , plus  il  a de  valeur.  Toixt  genre  et 
toute  éspèce  définie  par  des  caractères,  faciles  à voir 
et  à la  portée  de  cbacun,  est  donc  plus  naturel, 
que  celui  fondé  sur  des  partiexdarités  mici’oscopiques, 
que  souvent  un  heureux  hazard  seulement,  permet 
de  découvrir.  L’Entomologie  possède  déjà,  un  grand 
nombre  de  longues  de.scriptions,  ce  qui  n’a  nulle- 
ment empêché  de  méconnaître  ces  espèces  et  de  les 
nommer  et  décrire  encore  deux,  trois  et  plus  de 
fois;  tandis  qu’il  y a,  pas  moins  d’espèces,  introduites 
dans  le  système  et  reconnaissables  pour  tout  le  monde, 
que  Linné  et  b’abricius  n’ont  caractérisées  que  par 
quelques  mots.  Mais  c’est  îiu  mode  comparatif  qu’on 
est  le  plus  rcdevalde  la  distinction  de  la  majeure 
partie  des  insectes  et  c’est  aussi  tout  à fiiit  conforme 
à la  nature  des  choses;  car  il  n’y  a rien  de  plus 
difficile,  si  cela  n’est  impossible,  que  de  donner  une  de- 
scription compréhensible,  sans  ce  baser  sur  des  uni- 
tés connues.  L’observation,  que  l’objet,  qui  sert  de 
comparaison,  étant  souvent  inconnu  à rentomologiste 
qui  veut  déterminer  son  insecte,  ne  permet  pas  la 
détermination,  n’est  qu’une  xnauvaise  excuse;  car  on 
prend  pour  comparaison  les  insectes  les  plus  com- 
muns et  le  plus  connus  et  on  écrit  pour  les  ento- 
mologistes qui  connaissent  déjà  un  peu  la  science 

2 


18 


et  non  pour  les  commençants,  qui  ne  savent  même 
pas,  ce  que  c’est  qu’un  Lucamis  cerims.  11  est  cer- 
tainement difficile  de  se  comprendre,  meme  avec 
la  comparaison,  quand  on  à la  manie  de  tout  réu- 
nir et  de  compiler  des  genres,  comme  on  l’a  essayé 
dans  le  dernier  temps,  ou  on  Vous  régale  avec  un 
genre  Cicindela  composé  de  500  éspèces,  Bemhidium 
autant.  Fer  onia  ou  Pterostichus  600,  Aphodius  300, 
Anomala  150,  Blaps  150,  Anthicus  200,  Apion  200, 
Cleonus  200,  Chrysomela  400  &c.  et  d’y  admettre 
les  formos  rondes,  allongées,  convexes,  déprimées. 
Ce  qu’il  y a de  plaisant,  c’est  que  ces  mêmes  Mes- 
sieurs, qui  nient  tout  caractère  distinctif  dans  les 
Lucanus  d’Europe,  sont  précisément  ceux,  qui  d’autre 
part  s’elïbrcent  de  plus  à démembrer  les  genres  et 
de  créer  des  nouveaux,  sous  leur  propre  nom.  — 
Cela  s’appelle  conserver  le  gibier!  — 

Dans  mon  ouvrage  sur  les  Coléoptères  de  la 
Russie,  imprimé  à Moscou  1846,  en  langue  alle- 
mande, j’avais  déjà  mentionné  l’arrangement  sytèma- 
tique,  adopté  pour  ma  collection  et  basé  sur  les 
moeurs  et  la  manière  de  vivre  des  ces  insectes, 
mais  les  écrivains  entomologiques  de  l’Allemagne, 
se  sont  bien  gardés  d’en  parler  dans  les  journaux, 
car  il  était  bien  plus  commode  de  profiter  des  rap- 
prochements, que  j’avais  essayés  et  des  synonymies, 
que  j’avais  réconnues.  La  base  de  cet  arrangement, 
contient  deux  éléments  possibles,  dans  lesquels  tous 
les  Coléoptères  doivent  naturellement  trouver  leur 
place  systématique,  savoir: 

1)  ils  sont  entomophages  c.  à d.  destinés  à se 
nourrir  de  la  chasse  aux  autres  insectes,  ou 


r 


19 

2)  ils  ne  chassent  pas  et  se  nourrissent  de  sub- 
sances  animale  ou  végétale,  fraiche  ou  en 
décomposition. 

Les  premiers  c.  a.  d.  ceux,  qui  vivent  de  proie 
et  se  nourrissent  exclusivement  de  substances  ani- 
males j|ai  compris  sous  le  nom  à' Entomophages;  les 
seconds,  qui  se  nourrissent  exclusivement  de  sub- 
stances végétales,  de  préférunce  fraiche,  sont  mes 
Ernophages,  le  reste,  qui  se  nourrit  tant  de  matières 
animales  que  végétales,  plus  ou  moins  en  décompo- 
sition, forment  mes  E/igpop/uiges  et  mes  Pseudorhypo- 
phages.  Dans  ces  divisions  j’ai  grouppé  toutes  les 
familles  de  Coléoptères.  Les  exeptions,  que  pré- 
sentent les  spécialités  dans  les  formes  voisines,  ne 
changent  du  reste,  en  l’ien  la  vérité  de  la  base 
de  rarrangement;  on  n’aura  qu’à  les  transmettre 
dans  une  autre  division,  si  l’observation  en  nature 
aura  démontré,  qu’ils  ont  une  manière  de  vivre 
différente.  — L’objection  que  des  éspèces  carnivores, 
prennent  parfois  aussi  de  nourriture  végétale,  n’est 
plus  qu’une  rare  exception,  qui  correspond  a celle 
que  le  chien  carnivore,  va  quelquefois  mâcher  un 
peu  l’herbe,  comme  on  peut  le  voir  dans  les  jour- 
nées chaudes,  chargées  d’orages. 

Les  divisions  basées  sur  la  manière  de  vivre  des 
Coléoptères  et  qu’on  pourrait  nommer  naturelles, 
présentent  aussi  plusieurs  caractères  anal}i;iques  di- 
stinctifs, quoique  d’après  les  variations  auxquelles 
sont  sujets  tous  les  caractères  zoologiques  chez  toutes 
les  productions  de  la  nature,  une  définition  stricte- 
ment analytique  est,  très  souvant,  hors  de  toute  pos- 
sibilité et  aucune  division  zoologique  n’a  encore  été 

2* 


20 


définie  sans  présenter  des  exceptions.  Il  est  donc  évi- 
dent, que  les  coupes  que  je  propose  sont  dans  le  inâme 
cas  et  leur  valeur  se  limite  par  le  nombre  minime 
d’exceptions,  dues  a un  rapprochement  de  formes 
voisines,  qui  ont  une  manière  de  vivre  analogue. 

Je  divise  donc  analytiquement  les  Coléoptères 
en  deux  grandes  sections:  ^ 

I.  ceux,  qui  ont  le  article  des  tarses  simple 
ou  faiblement  élargi.  Ent omop liages , llhypopages  et 
Pseudorhypophages  et 

II.  ceux,  qui  ont  cet  article  toujours  bilobé  et 
sensiblement  élargi.  Ernophages. 

I.  EVrOMOPIlACES. 

Les  Entomophedges  sont  presque  tous  pentamères  et 
notemment  leurs  tarses  postérieurs  ont  cinq^)  articles. 
Leur  abdomen  composé  dessous  de  6 — 7 segments  et 
s’il  n’y  a que  cinq,  le  premier  est  le  double  plus 
long  que  les  suivants  2).  Le  article  de  leurs 

tarses  toujours  simple,  jamais  bilobé  ou  plus  large 
que  les  autres-’).  Antennes  composées  de  11  ar- 
ticles, rarement  de  10  jusqu’à  6;  toutes,  composées 
de  6 — 9 articles,  se  terminent  en  massue,  celles  qui 

1)  Des  oxeptions  présentent:  les  Helerocerides  (4),  les  Georyssides  (4), 
les  Enoplides  (4),  le  genre  Lemphus  (4),  les  Oaytelides  (3)  et  quelques 
Aleocharides  : Hygronoma,  OUgola,  Diglossa  (4),  mais  chez  tous  cos  éspèces 
le  premier  article  des  tarses  exceptionels,  est 'le  double  pins  long  que  le  se- 
cond, formant  ainsi  un  double  article  soudé  ensemble,  que  la  nature  parait 
avoir  placée  pour  indiquer  qu'il  y devraient  être  deux  articles. 

2)  Cette  construction  sc  rencontre  chez  les  Stemoxes  et  prouve  que  le 
premier  ségment  remplace  ici  les  deux  ségments,  qui  se  voient  chez  les 
autres  Entomophages  ; chez  un  grand  noniljro  des  éspôces  les  présentent 
même  à l’extrémité  un  septième  ségment. 

3)  Chez  les  Sternoxes  cct  article  est  découpé  eu  avant,  mais  pas  bilobé, 
comme  chez  les  Ernophages  (les  Chrysomélines  par  exemple);  chez  les 
Lemphus  il  est  désigné,  comme  étant  bilobé,  mais  il  est  encoro  douteux, 
que  ce  genre  soit  effectivement  un  Malocoderme,  car  les  ségments  abdomi- 
naux sont  cornés. 


21 


s’amincissent  vers  l'extrémité  ont  11  et  rarement 
10  articles  ^).  Palpes  labiaux  composés  de  trois  ar- 
ticles, rarement  de  quatre^)  ou  de  deux  et  d’un 
seidd*).  Mandibules  déprimées,  faites  pour  couper 
la  proie,  sans  plaine  molaire.  Mâchoires  divisées 
en  deux  lobes,  le  plus  souvent  pointus  et  armés  de 
crochets  cornés;  le  lobe  interne  presque  toujours 
bien  développé*).  Paraglosses  distinctes  chez  une 
partie  des  genres,  manquant  chez  l’autre^).  Yeux 
latéraux,  entiers  et  arrondis®),  très  rarement  rappro- 
chés sur  le  front  ^).  Trochanters  plus  ou  moins 
développés,  souvent  pointus.  Hanches  postérieures 
transversales,  les  antérieures  ordinairement  globu- 
leuses ou  arrondies,  rarement  conic^ues®),  avec  leurs 
cavités  cotyloides  en  grande  [)artie  closes  **) , ce  qui 
permet  aux  pattes  de  ce  mouvoir  dans  toutes  les 
directions  et  les  rend  [)ropres  à la  course.  Appen- 
dices des  parapleurcs  ou  épiméres  plus  ou  moins 
distinctes,  quelquefois  atro[)hiées  ou  milles  ^®).  Me- 
sothorax  en  grande  partie  assez  long,  pour  séparer 
l’insertion  des  pattes  intermédiaires^^). 


1)  Antennes  setae^es  on  fllifonnes  de  10  articles  sc  rencontrent  chez  les 
Ilaliplides , tandis  qu'elles  sont  réellement  de  11  articles,  avec  le  second 
soudé  au  troisième  et  cache  dans  une  cavité  du  premier,  chez  les  Apu— 
lochrHS,  Caltops  et  Laius. 

2)  Chez  les  Cicindélites  et  les  Aleochara.  . 

3)  Chez  les  Autalia,  Eunjusa  il  n’y  a que  dcu.x,  chez  Diglossa,  Suysa, 
Mylaena  nn  seul  setiformo,  mais  qui  parait  être  articulé. 

4)  Le  lobe  externe  manque  chez  plusicurcs  Gyrinides  et  Eucnemtdes; 
il  devient  petit  chez  les  7'hroscides  et  quelques  Afatacodennes. 

5)  Elles  manquent  chez  les  Slernoxes,  les  Terediles  et  les  Malacodermes. 

6)  Excepté  chez  un  genre  de  Carabiques,  le  Curdiophthahnus  et  les 

Clérites,  ou  ils  sont  échancrés.  _ ^ 

V)  Ce  rapprochement  sc  rencontre  chez  plnsicures  S(ernoa;cs 

8)  Elles  sont  coniques  chez  les  Terediles,  les  Malacodermes  et  la  ma- 
jeure partie  dos  Hrachelytres. 

9)  Elles  sont  ouvertes  chez  les  Slernoxes,  cc  qm  explique  leur  marche 
par  élancements  en  avant. 

10)  Chez  une  partie  des  Carabiques  et  chez  les  Hydrocanthares. 

11)  Il  est  court  chez  les  Slernoxes  et  les  Malacodermes. 


22 


Ces  Entomophages  embrassent  les  familles  suivantes; 


legments 

abdominani 


recouverts, 
de  cousistaoce 
molle; 
stcruam  ou 
mesosternum; 


t S a -,  à 
‘3  H S 
s " ^ ^ 

S 

I s 'S 

il: 
11 1 I 


6 — 7 segm. /courir Carabiques. 

pattes  COB-  ) 

struites  pour:  j nager,  grimper 

\ ou  creuses  Hydrocanthares. 
5 segments Sternoxes. 


à / G segments  Terediles. 

«al 

Ç?  % / 

7 segments  Malaco dermes. 


à palpes  labiaux  de  : 


a i-s 

■i  "S 

^ —3  â. 

découverts,  de  consistance  dure,  cornée Brachelytres. 

1.  Carabiques. 

Les  Carabiques  comprennent  deux  sous-familles: 

4 articles Cicindélètes, 

3 articles Carabicines. 

a)  Cicindélètes. 

Dans  ma  collection  j’ai  subdivisé  l’ancien  genre  Cicindela, 
devenu  trop  nombreux,  de  la  manière  suivante: 

très  longues Habroscelis  Hope. 

typa:  H.  longifes  ïïopa. 

antèrianrenient;  Jde  longucur/emarginé  en  avant  . . Habrolarsa  M. 

normale;  j type:  C.  nitidula  Dej. 

labre  sans  jnu  peu  en  are  en  avant  IJabroderal. 
dents:  ( type:  C.  nilotica  Klug. 

sans  dentelures Cytindera  Westw. 

type:  C.  abdomlnalis  F 


tarses  non  slt- 
tonés  dessus. 
Labre: 


plan  ou  à peine 
elevè  an  milieu;' 
il  est  dilaté: 


posterieurement: 
en  avant: 


fortement  caréné  au  mitien; 
il  est; 


unidenté;  < 


tridenté  ; 


tridente  < 

, 1 ai 

et:  / 

arec  cinq  dents 
avec  sept  dents 


presque  triangulaire,  avancé  Eumecus  M. 

type:  C.  germanica  L. 

transversal Cicindela  l.'} 

type  : 0.  riparia  L. 

chez  les  deux  sexes  . . laphyra  Dup.“) 
type:  L Kitchii  Vig. 
seulement  cbex  ta  femelle, 
celui  du  mite  saus  dent  Myriochile  M. 

type;  C.ægyptiaca  Ring. 
. . . Calochroma  M. 

type;C.  bpunctata  F. 
....  Calomera  M. 

type:  C.  lOgutlata  F. 

. . . Calochroa  llope. 
type:  C.  chinensis  F. 

Caloslola  IR. 

type:  P.  assamensis  Parry.^) 


transversal 


1)  Ici  i-entrcnt  presque  toutes  les  espèces  d’Europe. 

2)  A ce  genre  appartiennent  la  plus  grande  partie  des  Cieindéles  de 
l’Amérique  du  Nord. 

3)  Les  autres  genres  do  Cicindélètes  ont  été  décrites  par  Hope, 
Chaudoir,  La  Conte  &o.  et  je  n’y  fait  pas  mention. 


r 


23 


Dans  la  Berl.  ent.  Zeitschi’ift  1861  p.76  M.  Schaum 
donne  un  aperçu  des  Tricondyles  publiée  jusqu’à 
cette  époque,  lequel,  comme  toujours  chez  cet  au- 
teur, est  loin  d’être  complet,  car  ce  n’est  pas  seule- 
ment la  Tr.  femorata  Walk.  que  M.  Schaum  fait  sem- 
blant de  ne  pas  connaître,  mais  encore  deux  autres 
de  ce  même  auteur  la  Tr.  tumidula  et  la  Tr.  sciti- 
scabra;  puis  toutes  celles  qu’a  décrit  M.  de  Chaudoir 
dans  le  Bulletin  de  ]\Ioscou  1860,  sous  les  noms  de 
Derocrania  Dohrnii,  concima,  gibbiceps  et  laevigata,  et 
enfin  la  Tr.  Nietneri,  que  j’ai  décrit  en  1859  dans 
mes  Etudes  entomologiques.  Ignorant  expressément 
tout  cela,  il  nous  gratifie  sur  p.  75  d’une  Tricon- 
dyla  rhapliidioides,  sans  s’inquiéter  si  elle  est  connue 
ou  non.  Hebien  nous  félicitons  M.  Schaum  avec 
une  ancienne  connaissance,  qu’il  vient  de  réproduire 
pour  la  troisième  fois.  Voila  sa  synonymie: 

Derocrania  (Tricondyla)  Nietneri  Motsch.  (S  1859. 

— laevigata  Chaud.  Ç 1860. 

Tricondyla  rhaphidioides  Schaum  cJ  1861. 

Voila  les  fruits  de  l’ignorence;  je  demande  M.M. 
les  entomologistes,  si  la  science  y gagne?  — 

Les  Manticorides  terminent  chez  moi  la  sous-fa- 
mille des  Çicindélètes,  présentant  les  plus  grands 
rapports  avec  les  Elaphrides  par  lesquels  je  commence 
les  vrais  Carabiques.  Elles  se  divisent  ainsi: 


libres 


élytres ; 


soudées; 
labre  : 


Plalychile  M.  Leay. 

' sexdenté Manlicora  F. 

éohanoré  et  bidenté,  corps  cy- 
lindrique   Atnblichila  Say. 

eohancré  et  obtusement  bidenté, 

corps  ovalaire Picnochile  M. 

(Agrius  Chev.  f ') 

sinué  et  un  peu  saillant  en  avant  Omus  Eschh. 


1)  Xom  déjà  employé  dans  les  Odonates  et  les  Lépidoptères. 


24 


^ b)  Garabicines.  f 

Je  les  connnance  par  les  Elaphrides,  après  les- 
quels viennent  les  Bembidiens  avec  les  Tachypus  en 
tete,  dont  une  nouvelle  espèce  vient  m’ètre  envoyée 
du  Japon: 

Tachypus  semilncidus  Motsch.,  subparallelus,  puntatîssi- 
mus,  nigro-acneus,  corpore  subtus,  ore,  palpis,  antennis  ocu- 
lisque  j)lu8  minusvc  nigris,  pedibus  rufo-brunneis,  femoribus 
interduin  infuscatis;  thorace  subtransverso-cordato,  fere  capi- 
tis  latitudine;  elytris  capite  paido  latioribus,  crebre  punctatis, 
laferaliter  late  lucido-niaculatis,  inaculis  glabcrrimis,  dorso 
utrinque  blfoveolatis.  Long.  1.  — lat.  1. 

11  est  un  peu  plus  large  que  le  1\  Jlavipes,  au- 
quel il  ressendjle  et  se  distingue  de  toutes  les  es- 
pèces connues  par  les  3 grandes  tâclies  ou  espaces 
métalliques  et  glabres,  qui  ornent  cliaque  coté  des 
élytres.  Environs  de  Khokodtity. 

'rACIIY.MKKS. 

Ee  genre  Tachyft  Zicgler,  introduit  déjà  1821  dans 
la  première  édition  du  (àitalogue  de  Dcjcan,  resta 
non  caractérisé  jusqu’à  1 850,  ou  je  l’introduisit  dans  les 
tables  synoptiques  de  mes:  „Kdfer  liiisslmdÿ“  publiés 
à Moscou.  Plus  tard  M.  Jaquelin  Duval,  donnant 
une  monographie  des  Bend)idiens  d’Europe,  rejetta 


1)  Je  dis  do  nouveau  Bembidicn  au  lieu  de  licmbecidien,  eoinnie  l’a- 
vait corrigé  M.  Agassiz,  parceijue  je  suis  iicrsuadé  qu’un  nom  est  bon  quand 
il  no  cho(|Uc  pas  l’oreille  et  que  toute  correction  étymologique  n’est  d’au- 
cune oonBéquencc  pour  la  sienoc  de  la  nature.  Pour  démontrer  toute  l’ab- 
surdité de  parcUlua  corroction.s,  j'avais  introduit  toutes  les  con'ections  faites 
par  Agussiz  dans  sou  Nomenelator  et  dont  feu  Eriebson  était  collaborateur, 
dans  mon  ouvrage  intitulé  : „ Die  coleopterologischen  VerhUltniise  und  die 
Kdfer  Jlebien,  on  opposition  avec  toute  la  polémique,  qu’on 

a soutenu  à ce  sujet  contre  moi,  persouuo  do  ces  malcontants,  n’a  adopté 
ces  corrections,  preuve  évidantc  que  ces  Maunerheim,  ces  Eriebson,  ces  liU- 
cordaire,  ces  Sebauni,  ces  Kiesenvetter  &c.  n’avaient  en  vue  que  des  per- 
sonalités. 


25 


tous  les  genres  que  j’avais  formés  aux  dépens  des 
anciens  Beinbidium.  Lacordaire  suivit  cet  exemple, 
et  réunit  dans  son  genre  Bembidium  tous  les  sépa- 
rations qu’on  avait  fait  jusqu’à  1854,  de  sorte  qu’on 
y trouve  cité  plus  d’une  centaine  d’éspèces,  dans  un 
pêle-mêle  les  plus  agréable.  — Tous  les  entomo- 
logistes, qui  ne  veulent  connaître  que  leurs  j^ropres 
travaux,  applaudirent  à ce  pas  rétrograde  de  Duval 
et  de  Lacordaire,  ayant  en  vu  de  réproduire  plus 
tard,  très  modestement,  sous  leur  propre  nom,  les 
découvertes  des  autres.  Effectivement,  quelques  an- 
nées plus  tard,  apparait  dans  la  nouvelle  édition  de 
la;  Naturgeschichte  der  Iimden  Deutschlands  un  'tout 
petit  genre  Berileptus  Schauni,  qui  depuis  presqu’un 
demi  siècle  figurait  dans  tous  les  catalogues  et  même 
dans  le  Spccies  de  Dejean,  comme  Bleims  arcolatus 
Creutzcr.  Ensuite,  un  autre  genre:  Tachys,  caractérisé 
par  la  troncature  des  jand»es  antérieures,  la  sinuo- 
sité apicale  de  la  première  strie  sur  les  élytres  et 
le  manque  de  la  petite  strie  subscutellaire.  Encore 
un  peu  plus  tard,  en  1860,  ce  meme  M.  Scliaum, 
décrit  dans  la:  Berliner  entoiTiologisclie  /eitschrift 
1860  sur  p.  202  un  Tachys  injlata  Scliaum,  qui  a 
les  jambes  droites  et  non  obliquement  tronquées  à 
l’extrémité,  comme  cela  doit  avoir  lieu  chez  le  la- 
chys  d’après  Scliaum.  L’éspèce  est  donc  faussement 
fourrée  dans  un  genre  auquel  elle  n’appartient  guere. 
Tout  cela  ])rouve  que  le  genre  lacliys,  comme  la 
Compris  Scliaum,  contenant  des  élcnients  très  hété- 
l’ogènes,  n’est  pas  admissible  et  qu’il  faut  le  re- 
strindre  aux  éspèces  plus  semblables.  A part  les 
palpes  aciculées,  les  Tachys  prcsenteiit  beaucoup  plus 


26 


d’analogie  avec  les  Trechus,  qu’avec  les  autres  Bem- 
bidütes,  car  notis  rétrouvons  chez  les  premiers,  mais 
dans  rm  dégrès  encore  plus  fort,  la  sinuosité  apicale 
de  la  première  strie  des  élytres.  Le  dernier  article  des 
palpes  n’est  pas  toujours  aussi  aciculé  chez  plusieures 
Tachyaires,  que  chez  les  Bemhidiites,  par  exemple 
chez  la  Tach.  corrusca  Le  Conte  il  est  évidemment 
plus  grand,  se  rapprochant  beaucoup  de  la  forme 
conique  des  Trechus;  le  manque  des  stries  sur  les 
élytres  et  les  jambes  sans  troncature  oblique,  la  rap- 
prochent de  la  Tach.  injlata  Schaum,  mais  son  corps  est 
déprimé,  plus  allongé,  ses  antennes  toutes  autres. 
Une  grande  partie  des  éspèces  exotiques  que  Schaum 
a réunis  à ces  Tachys,  ont  une  forme  convexe  très 
différentes  de  nos  formes  déprimées  d’Europe  et  seule- 
ment nos  T.  4 signata,  angustata  et  haemorhoidalis  pré- 
sentent un  corps  convexe  analogue.  Il  ne  reste  donc 
pour  le  Tachys  qu’un  seul  caractère  essentiel,  qui 
les  distingue  des  Trechus,  le  manque  de  la  petite 
strie  subscutellaire,  ce  qui  n’a  pas  empêché  M.  Schaum 
de  placer  dans  les  Tréchiaires  les  Anophthalmus,  dé- 
pourvus également  de  la  strie  en  question.  Je  crois 
donc  que  les  Tachyaires  doivent  former  un  grouppe 
particulier  entre  les  Bembidiens  et  les  Tréchiaires, 
qui  d’un  coté  se  rattache  aux  Lopha  et  de  l’autre, 
par  les  Pericompsus  et  Elaphropus,  aux  vrais  Bernbi- 
dium  (B.  rujicolle),  tandis  que  les  genres  nouveaux 
Trichisibus  et  Cnides  constituent  un  passage  aux 
Trechignathus  (Trechus  longicornis).  Voila  comment 
j’ai  essayé  de  diviser  l’ancien  genre  Tachys: 


1)  Leur  description  voyez  plus  loin. 


27 


I.  Antennes  allongées,  composées  d'articles  plus  longs 
que  larges. 

a)  corps  plus  ou  moins  convexe,  ovalaire,  luisant; 

1.  élytrcs  rétrécies  vers  la  base,  glabres  au  milieu, 
avec  un  petit  sillon  basal  et  un  entier  vers  la 


suture  et  la  marge  latérale Tachylopha  '), 

2.  élytrcs  profondément  sillonées  vers  la  suture . . Tachyura^ -, 

b)  corps  plus  ou  moins  déprimé,  oblong  ou  parallèle, 
avec  un  reflet  métallique  changeant  sur  les  élytrcs, 

qui  sont  striées,  surtout  vers  la  suture Tachys^); 

c)  corps  déprimé,  allongé,  parallèle;  élytres  multistriées ; 
tête  petite,  courte;  troisième  article  des  palpes  max. 

élargi Lymnaslis*). 


II.  Antennes  pas  ou  à peine  plus  longues  que  la  moitié 
du  corps,  robustes,  grossissant  vers  l'extrémité  et  composées 
d'articles  plus  ou  moins  larges. 

a)  corps  déprimé,  presque  parallèle;  cotés  du  corselet 
rebordés  sur  toute  leur  largeur,  sans  angles  relevés 
en  arrière;  élytres  multistriées;  elles  vivent  sous 

l’écorce  des  arbres Tachymenis’’), 

b)  corps  un  peu  convexe,  ovalaire;  cotés  du  corselet 
rebordés  seulement  en  arrière  avec  les  angles  à peine 
saillants  ; élytres  glabres,  sans  stries  on  à peine  mar- 
quées de  chaque  coté  de  la  suture  de  sillons  plus  ou 
moins  effacés;  palpes  grands,  de  la  longueur  de  la 

tête,  graduellement  atténués  en  avant . Polyderis^), 

1)  Aux  Tachylopha  appartiennent  ma  Lopha  avala  décrite  dans  le 
üull.  de  Moscou  1851,  ainsi  que  sa  variété  le  Tachys  albicornis  Schaum. 

2)  Espèces;  Fockii  d’Europe,  gibbosa  d’Alger,  suturalis,  emarginata, 
Quadrivulncrala,  fumigata,  scydttiaenoides  tous  des  Indes  orientales,  rufula 
do  l’Amérique  centrale,  acaroides,  flaoiciila,  impressipennis , ceylonica  des 
lud.  or.,  dolosa,  brunnicollis,  xanthopus,  vivex,  incurva  de  1 Amérique  du  Nord, 
haemorhoidalis^  4 signala  d’Europe,  diabrachys^  pjillidula  du  Caucase,  IJeeri 
do  Madère,  anguslala  d’Europe,  potita,  sulcalaf  Klngii^  orientalis  des  Ind.  or. 
et  omala  d’Egypte,  et  plusieures  inédites  des  Indes,  du  Cap  et  de  1 Amérique. 

S)  Éspèces;  lugubris  do  Panama,  aeneipçnnis,  fattax  de  l’Amérique  du 
î^^ord,  paralteta  du  Caucase,  bislrialat  dimidiala,  vitlala,  scuiellaris^  lau— 
rica,  subfasciala  d’Europe,  impressa,  Iropica,  dorsalis,  cinctipennis,  trian- 
gularis  des  lud.  or.,  scyluta  de  l’Amérique  du  Nord,  mullislriala,  flavi- 
collis  do  Panama,  teslacea  de  Russie  mer.,  preparia  d’Alger,  micros,  minuta 
du  Caucase  et  tantilla  de  Panama  et  plusieures  nouvelles. 

4)  Espèces;  indiens  (Lymnaeum  id.  Bull,  de  Mosc.  1851)  des  Indes,  aenes- 
cens  Le  C.  do  l’Amér.  du  Nord  et  quelques  nouvelles  d’Egypte  et  des  Indes. 

5)  Éspèces;  minuta  F.  (nana  Gyll.)  d’Europe,  inornata,  rivularis  et 
flavicauda  de  l’Amér.  du  Nord  et  quelques  nouvelles. 

6)  Éspèces;  aequinoctialis  de  Panama,  corrusca,  testaceolimbata,  gla- 
brella  de  l’Amér.  du  Nord,  lenella  des  Indes  or.,  brevicornis  du  Caucase  et 
minuscula  de  Panama,  dont  les  nouvelles  se  trouvent  décrites  plus  loin. 


28 


Tachyura  brunnicollis  Motsch.,  elongato-ovata,  convexa, 
nitida , glabra , rufo  - brunnea , elytris  , antcnnarum  apice 
oculisque  nigris,  palpis,  antcnnarum  basi  pedibusque  rufo- 
testaceis;  capite  triangulare,  fronte  piano,  utrinque  oblique 
sulcato;  thorace  capite  '/j  latiore,  transverso,  postice  sub- 
angustato,  truncato,  basi  transversim  impresso,  angulis  rectis, 
paulo  proniinulis,  anticis  rotundatis;  elytris  thorace  paulo  la- 
tioribus  et  fere  triple  longioribus,  convcxiusculis,  glaberrimis, 
postice  arcuatim  attenuatis,  sutura  utrinque  unisulcata. 

Long.  11.  — lat.  clytr.  '/s  1. 

De  la  forme  convexe  de  la  T.  vivex  Le  C.,  mais 
sans  tacites  tcstacécs  sur  les  élytres.  — 

Je  l'ai  prise  assez  communément  aux  environs  de 
Mobile  dans  le  midi  des  Etats-Unis  de  l'Amérique. 

— rufula  Motsch.  Etud.  eut.  1855  p.  13  (Tachys), 
elongato-  ovata,  convexa,  nitida,  glabra,  rufo-testacca,  oculis 
nigris,  elytrorum  medio  interdum  leviter  infuscato,  antcnnarum 
basi,  ore  pedibusque  i)allidis;  capite  triangulare,  fronte  ante 
oculos  utrinque  fovcolato;  thorace  capite  latiore,  traits  verso, 
convexiusculo,  postice  trausversim  impresso,  latcribus  arcua- 
tis,  postice  leviter  angustalis,  recto  truncatis;  elytris  thorace 
paulo  latioribus,  ovatis,  sutura  utrin({uc  trisulcata,  sulcis  antice 
posticctiue  üblitcratis,  latérale  solum  integro.  Long. ’/jl.  — lat.  yml. 

Elle  est  aussi  large  que  notre  T.  bütriata,  mais* 
moitié  plus  courte,  convexe,  glabra  et  de  couleur 
d'un  roux  testacé.  — Elle  doit  predre  place  a coté 
de  la  T.  acaroklcs  Motscli.  Et.  eut.  1859  p.  39  de 
Ceylon. 

Je  l'ai  prise  assez  communément  sur  les  bords 
des  ruissaux  à Obispo,  village  situé  sur  l'istlinie 
de  Panama. 

Tachys  flavicollis  Motsch.  Etud.  ont.  1855  p.  13,  elon- 
gato-subovata,  subdepressa,  nitida,  rufo-testacca, . vcrtice  ely- 
trlsque  ad  suturant  plus  minusve  subaeneo  infuscatis,  antennis 


20 


medio  obscurioribus,  palpis  pedibufîque  pallklis;  capitc  triangii- 
larc,  inter  oculos  bisulcato,  sulcis  anfice  paulo  approxiniatis  ; 
thorace  capite  latiqre,  transverso,  subcordato,  postice  trans- 
versim  impresso,  truncato,  angidis  posticis  vix  prominulis, 
fere  obtusis,  rcflexis;  elytris  thorace  vix  latioribus  et  triplo 
longioribus,  ovatis,  ad  siituram  utrinqne  tristriatis,  stria  tertia 
brevissima,  unifoveolata.  I,ong.  V4  1.  — lat.  y,„  1. 

Plus  ovalaire  que  notre  T.  bisiriata  avec  les  élytres 
plus  larges  au  milieu,  les  stries  plus  profondes,  la 
couleur  d’un  roux'testacé  &c.  Elle  doit  etre  placée 
après  la  T.  scytiila  Le  Conte  de  l’Amérique  septen- 
trionale. 

Trouvé  avec  la  précédente  sur  l’isthme  de  Panama. 

T.  multistriata,  que  j’ai  mentionnée  dans  mes  Et. 
ent.  1855  p.  13,  pourrait  n’ctre  qu’une  variété  un 
peu  plus  gfande  de  l’éspè.ce  précédente,  chez  la- 
quelle outre  les  trois  stries  de  chaque  coté  de  la 
suture,  on  voit  encore  latéralement  des  vestiges  de 
quelques  autres. 

— aeneipennis  Motseb.,  clongato-subovata,  depressa,  ni- 
tida,  nigra,  clytri.s  aeneo  sericeis;  thorace  briinnescente,  ore, 
palpis,  antcnnaruni  basi  pedibusque  p.'illido-testaccis ; ca2iite 
triangularc,  inter  oculos  bifoveolato;  thorace  capite  paulo  la- 
tiore,  subquadrato,  postice  angustato,  basi  truncato,  profundo 
transversim  impresso,  angulis  jjosticis  suboblique  truncatis, 
vix  prominulis,  linea  media  distincta;  elytris  thorace  paulo 
latioribus  et  triplo  longioribus,  ovalis,  indistincte  striatis,  fere 
glabris,  ad  suturam  utrinque  profundo  unisulcatis,  ante  me- 
diam  unifoveolatis.  — Long.  % 1.  — lat.  elytr.  '/t  1. 

Un  peu  plus  large  et  plus  ovalaire  que  notre 
bistriafa,  h pattes  beaucoup  plus  claires  et  les 
élytres  un  peu  métalliques. 

Des  environs  de  Mobile  dans  le  sud  des  Etats- 
Unis  de  l’Amérique. 


30 


— iugubris  Motsch.  Et.  ent.  1855  p.  13,  ovata,  depressa, 
nitida,  nigro-subpicea,  elytris  subiridescens,  ore,  palpis,  anten- 
narum  basi  pedibusque  pallido-testaccis  ; capite  triangiilare, 
inter  oculos  bisulcato,  sulcis  postice  divaricatis;  thorace  capite 
latiore,  transverso,  inarginato,  postice  paulo  arcuatim  angus- 
tato,  truncato,  transversim  impresso,  angulis  posticis  fere  ob- 
tusis,  vix  prominulis,  subelevatis;  elytris  thorace  paulo  la- 
tioribus  et  longioribus,  subovatis,  antice  fere  parallelis, 
ad  suturain  utrinque  bistriatis.  — Long.  1.  — lat.  elytr.  '/a 

Un  peu  plus  large  et  plus  ovalaire  que  notre 
T.  bistriata  à laquelle  elle  resseble  beaucoup,  mais 
ses  pattes  sont  très  claires. 

Je  l’ai  trouvée  sur  l’istlime  de  Panama. 

— subfasciata  Motsch.,  oblonga,  depressa,  subnitida, 
rufo-testacea,  subiridescens,  capite  antice,  labro,  ore,  palpis, 
antennarum  basi,  elytris  pedibusque  pallidioribus,  oculis,  ver- 
tice,  antennis  fasciaque  elytroruni  postice  plus  minusve  in- 
fuscatis,  capite,  inter  oculos  bisulcato,  sulcis  postice  paulo 
divaricatis,  antennis  dimidio  corporis  longioribus,  gracilis,  ar- 
ticulis  elongati.s,  ultimo  ovato-acuminato;  thorace  capite  latiore, 
vix  transverso,  subcordato,  inarginato,  postice  impresso,  angu- 
lis posticis  paulo  oblique  truncatis,  rectis,  leviter  prominulis, 
elevatis  ; elytris  thorace  latioribus  et  triplo  longioribus, 
elongato-ellipticis,  subarcuato-striatis,  interstitio  3°  subelevato. 

Long.  1 '/s  1.  — lat.  elytr.  1. 

Espèce  très  distincte,  à forme  voisine  de  celle 
des  T.  scutellaris,  dimidiata  et  bistriata,  mais  un  peu 
plus  large  au  milieu,  de  couleur  plus  claire  sur  le 
corps  et  avec  une  bande  transversale  enfumée  sur  la 
partie  postérieure  des  élytres,  avant  leur  extrémité. 

Je  l’ai  prise  aux  environs  de  Marseille. 

— tantilla  Motsch.,  elongata,  parallela,  depressa,  nitida, 
pallido-testacea,  thorace  rufescente,  oculis  nigris  ; capite  trian- 
gulare,  inter  oculos  bifoveolato,  antennis  dimidio  corporis 
longitudine;  thorace  capite  vix  latiore,  cordato,  angulis  posti- 


cis  obtusis;  elytris  thorace  paulo  latioribus  et  2*72  longioribus, 
subparallelis , ad  suturam  utrinquo  unistriatis,  apice  arcuato- 
truncatis.  — Long,  '/s  1-  — lat.  '/g  1. 

De  la  forme  un  peu  parallèle  de  notre  T.  bis- 
triata,  mais  dix  fois  plus  petite  et  d’un  testacd  pâle. 
Elle  ressemble  beaucoup  ù la  minuta  Chaud.,  mais 
elle  est  quatre  fois  plus  petite. 

Je  l’ai  trouvée  aux  environs  d’Obispo  sur  l’isthme 
de  Panama. 

Lymastis  niloticus  Motscb.,  elongatus,  parallelus,  de- 
pressus,  nitidus,  punctatus,  te.staceu3,  oculis  nigris  ; capite  mi- 
nuto,  triangulari;  thorace  fere  quadrafo,  postice  paulo  atte- 
nuato,  dorso  subconvexo,  transversim  striguloso,  angulis  posticis 
recfis,  subi^rominulis  ; elytris  thorace  paulo  latioribus  et  triplo 
longioribus,  punctato-striatis , interstitiis  transversim  rugoso- 
punctatis.  — Long.  1 1.  — lat.  '/,  1. 

Un  peu  plus  grand  que  le  L.  indicus,  auquel  il 
ressemble  beaucoup,  mais  ses  yeux  paraissent  plus 
saillants  et  plus  noirs,  le  corselet  plus  carré,  la 
ponctuation  beaucoup  moins  forte. 

Je  l’ai  pris  en  Aegypte  sur  les  bords  du  Nil. 

Lymnastis  pullulus  Mots  ch.,  elongatus,  parallelus,  depres- 
sus,  nitidus,  punctulatus,  testaceus,  capite  infuscato,  oculis 
nigris;  thorace  cordato,  subconvexo;  elytris  thorace  latioribus 
et  2*72  longioribus,  subtiliter  punctato-striatis,  striis  dorso  in- 
teri'uptis,  postice  profundiore  impressis,  interstitiis  vix  distincte 
punctulatis.  — Long,  ’/a  t — 'A  '■ 

Moitié  plus  petit  que  le  L.  indicus,  avec  les  élytres 
proportionellement  plus  courtes,  plus  larges  et  plus 
faiblement  ponctuées.  Des  Indes  orientales. 

Tachymenis  reflexicollis  Mots  ch. , oblonga,  depressa,  ni- 
tida,  testacea,  oculis  nigris,  capite  postice  infuscato,  triangu- 
lare,  inter  oculos  bisulcato,  sulcis  postice  divaricatis;  thorace 
capite  '74  latiore,  subtransverso,  quadrangulato,  postice  recto- 


truncato,  latcril)us  lato  reflcxis,  antice  arcuatim  anfruatatis, 
augulis  posticis  rectis,  carinulatis;  clytris  thorace  */;,  latioribus 
et  triplo  longioribua,  ellipticis,  aubcrcnato-striatis,  striis  postice 
oblitcratia  ; antennis  capite  tboracequc  conjtinctis  vix  longiori- 
bus.  — Long,  ’/j  1.  — lat  olytr.  “/j  1. 

Par  le.s  bords  rellecliies  dti  corselet,  sa  forme  et 
sa  couleur,  cette  espèce  rapelle  un  peu  notre  Lathri- 
dius  transvermlis  fraiclieinent  éclos. 

Je  l’ai  trouvée  aux  environs  de  New-York. 

— marginicollis  Motscb.,  oblongo-ovata,  dcprcssa,  ni- 
tida,  nigro-picea,  ore,  palpis,  antennis  pedibusquc  rufo-testa- 
ceis,  thoracia  latcribus  rcflexia,  testaceis,  elytris  basi  posticcque 
lato-rufi.a;  capite  miniito,  triangularc , inter  oculos  bisulcato, 
sulcis  valdc  divaricatis;  tliorace  capite  paido  latiorc,  trans- 
verso, quadrangulato,  posticc  recto-triincato,  latcribus  antice 
arcuatim  subangu.statis,  angulis  posticis  rcctis,  carinulatis; 
elytris  thorace  latioribus  et  2%  longioribus,  ellipticis,  an- 
ticc  trnncatis,  mcdio  fcre  parallelis,  striatia,  striis  postice  ob- 
literatis,  intorstitiis  inaeipialibus ; antennis  capite  tboracequc 
conjunctis  vix  longioribus.  — Long,  y»  1.  — lat.  elytr.  V3  1. 

Forme  et  couleurs  de  la  Tr.  JJavicaiida,  mais  un 
peu  plus  large  aux  élytres,  dont  la  base  est  rou.s- 
satre  comme  l’extrémité. 

Elle  vient  des  environs  de  la  Nouvelle  Orléans 
en  Louisiane. 

— umbrosa  Motscb.,  oblonga,  subpandlcla,  depressa, 
nitida,  nigro-picea  vel  nigra,  ore,  ])alpis  antennis  pedibusque 
rufo-piceis,  antcnnaruni  mcdio  feinoribusque  infuscatis;  capite 
triangularc,  inter  oculos  bisulcato,  sulcis  posticc  valdc  divari- 
catis; thorace  capite  fere  diiplo  latiorc,  transA'crso,  antice 
posticcque  jirofundo  angulatini  iinpresso,  linca  media  distincta, 
latcribus  angusto  marginatis,  antice  rotundatis,  postice  cordato 
attenuatis,  angulis  posticis  rectis  ; clytris  thorace  paulo  latiori- 
bus et  fere  triplo  longioribus,  oblongo-subovatis , ad  suturam 
utrinque  5 striatis,  striis  posticc  obliteratis,  humeris  distinctis  ; 


w 


33 

antennis  pilosis,  diniidio  corporis  longîtudine,  articulis  priniis 
subelongatis,  sequentibus  incrassatis,  ultinio  oblongo,  apice 
COnico.  — Long.  1 1.  — lat.  clytr.  *4  1. 

Forme  de  notre  T.  nana,  mais  un  peu  plus  pe- 
tite et  de  couleur  plus  brunâtre,  tête  plus  grande, 
antennes  plus  allongées,  élytres  j)lus  courtes,  leurs 
stries  plus  profondes. 

Elle  se  trouve  aux  Indes  orientales. 

Polyderis  aequinoctialis  Motsch.,  Tachys  id.  El  ent. 
1855  p.  13,  ovata,  dilatata,  leviter  convexa,  dorso  subdepla- 
nata,  nitida,  glabra,  rufo-picea,  fronte  infuscato,  ore,  palpis, 
antennis  pedibusque  pallido-testaceis,  bis  inedio  obscuriore; 
capite  triangularc,  inter  oculos  bisculcato,  suicis  angulatim 
subaproxiniatis;  thorace  capite  paulo  latiore,  trausverso,  postice 
vix  angustato,  truncato,  irnpresso,  linea  inedio  distincta,  an- 
gulis  posticis  obtusis,  subcariuatis  ; clytris  thorace  V4  latioribus 
et  2 ',4  longioribus,  ovatis,  ad  suturam  utrinque  leviter  tristria- 
tis,  striis  postice  oblitcratis;  antennis  crassiusculis,  diniidio 
corporis  longitudine,  articulis  subelongatis.  — Long  1 1.  — lat.  */i  1. 

Le  double  jilus  large  tpie  notre  T.  bistriata,  avec 
les  stries  sur  les-  élytres  très  peu  profondes  et  par- 
fois presqu’effacées,  les  antennes  plus  robustes  et 
les  palpes  jdus  longs. 

'l'rouvé  sur  l’isthme  de  Panama. 

Pol.  corrusm  Le  C.  des  Etats  Unis,  est  un  peu 
plus  petite,  son  corselet  plus  étroit,  ses  antennes 
plus  courtes.  ' 

— testaceolimbata  Motsch.,  ovata,  leviter  convexa,  nitida, 
fere  glabra,  fusco-picea,  fronte  nigro-subaeneo,  ore,  paljiis, 
antennis,  elytrorum  sutura,  lateribus  pedibusque  plus  minusve 
pallido-testaceis  ; capite  triaugulare,  inter  oculos  bisulcato,  sui- 
vis obliquis,  postice  divaricatis,  pilis  longissimis  nonnulis; 
thorace  capite  paulo  latiore,  subtrans verso , cordato,  postice 
irnpresso,  subsinuato-truncato,  angustissime  marginato,  linea 
niedia  distincta,  angulis  posticis  subobtusis;  elytris  thorace 

3 


34 


'/a  latioribus  et  ti’iplo  longioribus,  ovatis,  striis  obliteratis,  ad 
suturani  una  solum  distincta,  antennis  incrassatis,  dimidio 
corporis  paulo  longioribus,  articulis  4 — 11  subovato-quadratis, 
11°  majore,  ovato;  palpis  elongatis,  apice  valde  subulato- 
attenuatis.  — Long.  il.  — lat.  elytr.  */»  1. 

Elle  est  plus  large  et  plus  ovalaire  que  notre 
T.  bistriata,  les  stries  sur  les  élytres  très  peu  distincts, 
sou  corselet  sinué  sur  le  milieu  du  bord  postérieur, 
ses  antennes  plus  larges,  plus  comprimées  et  ses 
palpes  plus  longues  et  plus  atténuées  vers  leur  ex- 
trémité, ce  qui  forme  déjà  une  transition  vers  celles 
des  Trechus  et  des  Anoplithalmus.  Pol.  corrvsca  Le  C. 
est  plus  large  et  plus  courte. 

J’ai  ramassé  cet  intéressant  insecte  aux  environs 
de  la  ville  Mobile  dans  le  sud  des  Etats-Unis  de 
l’Amérique  du  Nord. 

— glabrella  Motsch.,  subovata;  fere  depressa,  nitida, 
glabra,  rufo-testacea,  capite  nigerrimo,  elytris  versus  suturam 
paulo  infuscatis,  ore,  paljjis,  antennis  pedibusque  subpallido- 
testaceis;  capite  triangulare,  inter  oculos  bisulcato,  sulcis  postico 
paulo  divai'icatis  ; thorace  capitis  fere  latitudinc,  subcordato, 
posfice  irapresso,  subsinuato-truncato,  angustissime  raarginato, 
linea  media  distincta,  angulis  posticis  obtusis;  elytris  thorace 
paulo  latioribus  et  2'/^  longioribus,  anticc  subparallelis , hu- 
meris,  distinctis,  striis  deficientibus  ; antennis  ut  in  priori. 

Long.  II.  — lat.  elytr.  1. 

Elle  est  un  peu  plus  ptirallèle  que  la  précédente 
et  de  couleur  testacé.  Je  l’ai  prise  également  à 
Mobile. 

— brevinscula  Motsch.,  ovata,  vix  convexa,  nitida, 
glabra,  fusca,  ore,  palpis,  antennis  pedibusque  pallidis,  capite 
nigro-piceo,  thorace  rufescente,  elytrorum  sutura  subtestacea; 
capite  elongato-triangulare,  postice  fere  incrassato,  ante  oculos 
subbimpresso;  oculis  minutis,  vix  prominulis,  nigris,  inandi- 
bulis  exsertis,  angustatis,  subrectis,  palpis  elongatis,  valde  acu- 


35 


niinatis,  antennis  dimidio  corporis  longitudine,  incrassatis, 
articulis  4 — 10  fere  quadratis,  11°  ovato-acuminato  ; thorace 
capite  paulo  latiore,  subquadrato,  postice  leviter  attenuato, 
truncato,  angulls  posticis  subrectis,  paulo  elevatis,  linea  media 
niodicc  impressa;  elytris  thorace  latioribus  et  2 Va  longio- 
ribus,  ovatis,  postice  leviter  dilatatis,  striis  obliteratis. 

Long.  % 1.  — lat.  elytr.  Va  '• 

Plus  large,  plus  ovalaire  que  Tachys  bistriaia, 
élytres  plus  courtes,  sans  stries,  parties  de  la  bouche 
plus  avanc<ies,  plus  saillantes,  presque  rostriformes. 

Je  l’ai  trouvée  sur  l’isthme  de  Panama. 

— andalnsica  Motsch. , oblonga,  subconvexa,  nitida, 
fusco-picea,  ore,  palpis,  antennis  pedibusque  pallidis,  thorace 
brunnescente,  elytrorurn  sutura  marginisque  testaceis;  capite 
triangulare,  postice  subelongato,  cylindrico,  inter  oculos  bifo- 
veolato,  oculis  vix  prominulis,  antennis  dimidio  cor})oris  longi- 
tudine, incrassatis,  articulis  4 — 10  ovatis,  11°'  longiore,  acu- 
minato;  tborace  capite  vix  latiore,  cordato,  antice  paulo 
transverso,  postice  arcuatim  impresso,  angulis  posticis  rectis, 
elevatis;  elytris  tborace  latioribus  et  2^/^  longioribus,  ellipti- 
cis,  postiee  leviter  dilatatis,  utrinque  ad  suturam  bistriatis, 
striis  postice  obliteratis.  — Long,  ’/j  1.  — l“t- 

Plus  petite  et  plus  ovtiluire  que  notre  I'.  bistriata, 
tête  et  corselet  proportioncllement  plus  petites,  elytres 
plus  larges  et  plus  courtes.  Par  sa  forme  elle  se 
rapproche,  beaucoup  delà  brevicornis  Qh'àuà.,  qui  est 
aussi  une  Folyderis,  mais  sa  taille  est  le  double  plus 
considérable,  corselet  plus  allongé,  antennes  plus 
longues. 

Elle  habite  l’Espagne  méridionale  et  1 Algérie. 

— tenella  Motsch.,  elongata,  subdepressa,  nitida,  rufo- 
testacea,  ore,  palpis,  antennis  pedibusque  pallidis,  oculis  nigris, 
subprominulis;  capite  infuscato,  ante  oculos  biinipresso,  an- 
lennis  incrassatis;  tborace  capite  latiore,  transverso , cordato, 
postice  truncato,  impresso,  basi  subsinuato,  linea  media  tenua, 

3* 


36 


angulis  posticls  obtusis,  subelevatis;  elytris  thorace  paulo  la- 
tioribus  et  triplo  longioribus,  ellipticis,  glaberrimis,  stria  su- 
turali  distincfa.  — Long,  y,  l.  — lat.  clytr.  % 1. 

De  la  taille  de  la  P.  hrevicomis,  mais  un  peu 
plus  courte  et  de  couleur  testacée. 

Du  continant  indien. 

— ininnsculcl  Motscli.,  elongato-subovata,  subconvexa, 
nitida,  glabra,  rufo-picea,  capite,  thorace  elytrisque  postice 
dilutioribus,  palpis,  antennis  pedibusque  pallidis  ; capite  trian- 
gulare,  inter  anteniias  bifovcolato,  oculis  nigris,  subprominulis, 
antennis  diniidio  corporis  brevioribus,  incrassatis,  articulis 
6 10  aubtransversis,  11°  ovato;  thorace  capite  lafiore,  cordato, 

subconvexo,  postice  truncato,  impresso,  angulis  posticis  ^ub- 
elevatis,  subrectis;  elytris  thorace  paulo  latioribus  et  2'/*  longio- 
ribus, ellipticis,  glabria,  striis  nullis.  — Long.  Vj  1.  — lat.  clytr.  '/j  1. 

D’un  tiers  plus  petite  que  la  P.  hrevic.ornis,  dont 
elle  a la  forme  et  les  couleurs,  mais  sa  tete  est  plus 
claire,  le  corselet  plus  fortement  en  coeur  et  les 
dlytres  tout  à fait  sans  stries. 

Des  environs  d’Ohispo  sur  l’isthme  de  Panama. 

Elaphropus  gracilis  Motsch. , alatus,  abbreviatus,  ovatus, 
convexus,  nitidus,  glabratus,  rufo-testaceus,  oculis  antennisque 
antice  nigricantibus,  elytris  apice  infuscatis,  utrinque  macula 
oblonga  subobliqua  pedibusque  pallidioribus;  capite  triangulari, 
inter  oculos  bisulcato,  sulcis  parallelis,  distantes;  thorace  ca-‘ 
pite  dimidio  latiore,  transverso,  postice  rectangulo  truncato, 
basi  transversini  impresso,  latcribus  antice  rotundatis,  postice 
fere  rectis,  reflexis,  angulis  posticis  rectis,  elevatis;  elytris 
thorace  'k  latioribus  et  2 'A  longioribus,  ellipticis,  glaberrimis, 
ad  suturam  utrinque  unisulcatis.  — Long,  ’/c  1.  — lat.  clytr.  % 1. 

Des  trois  Espèces,  que  je  possède  de  ce  genre 
de  Bembidiens  à crochets  des  tarses  denticulés,  c’est 
la  plus  petite  et  la  plus  allongée,  qui  habite  les 
Indes  orientales.  La  seconde  éspèce  par  sa  taille, 
est  VEla'ph.  caraboides  du  midi  de  la  Russie,  que 


37 


j’ai  décrit  et  figuré  dans  le  Bulletin  de  Moscou  1839. 
La  troisième  ëspèce  un  peu  plus  grande  et  plus 
ventrue,  VEla'ph.  laiissimus  vient  des  Indes  orientales 
et  je  l’ai  décrite  dans  le  meme  Bulletin  1851. 

TrÉCHI  AIRES. 

Trechisibus  Mots  ch.  n.  g. 

Trécliiaire  à dernier  article  des  palpes  en  cône 
allongé  et  très  aigu.  Menton  sans  dent  médiane, 
transversal,  ses  lobes  peu  avancés,  obliquement  cou- 
pés en  avant,  leur  pointe  médiocrement  acuminée. 
Languette  arrondie.  Dernier  article  des  palpes  co- 
nique et  plus  long  que  l’avant  dernier.  Mandibules 
assez  saillants,  larges  à la  base,  aigues  et  arquées 
au  bout.  Labre  transversal,  échancré.  Antennes 
un  peu  plus  longues  que  la  moitié  du  corps,  gros- 
sissant vers  l’extrémité  à 2'*  article  allongé  et  pas 
plus  court  que  5*'’™"  et  suivant  jusqu’au  10,  qui 

sont  presqu’égaux,  le  3"'"”’  est  un  plus  long  que  le 
2'*  et  égal  à î’ir"""’,  qui  est  ovalaire  et  atténué  vers 
l’extrémité,  le  1"”’  est  le  plus  gros  de  tous  et  aussi 
long  que  les  deux  suivants  réunis.  Tete  triangu- 
laire, munie  d’un  col  distinct,  fortement  bisillouée 
en  dessus,  sillons  presque  parallèles;  yeux  grands, 
saillants.  Corselet  un  peu  plus  large  que  la  tete, 
cordiforme,  tronqué  en  arrière  et  enfonce  de  chaque 
coté  vers  l’angle  postérieur,  qui  est  droit.  Elytres 
d’un  tiers  plus  larges  et  2^/2  fois  plus  longues  que 
le  corselet,  glabres,  elliptiques,  peu  convexes  et 
applanies  sur  le  dos,  ou  l’on  voit  deux  stries  faible- 
uient  imprimées  de  chaque  coté  de  la  suture,  quelques 
sillons  raccourcis  à la  base  et  deux  foveoles  épars 


38 


sur  le  milieu  de  chuque  élytre,  iirrondies  à l’extré- 
mité où  il  y il  de  chaque  coté  une  camüiculation 
assez  profonde,  à peu  près  comme  chez  les  Anoph- 
thalmus.  Pattes  grêles,  1'“''  article  des  tarses  posté- 
rieures aussi  long  que  les  3 et  4 réunis,  le  2 * d’un 
tiers  plus  court,  ceux  des  antérieurs  chez  les  mâles 
inconnus.  Ailes  manquent.  Ecusson  rudimentaire, 
très  petit. 

Trechisibus  aeneus  M otsch.,  ovatus,  vix  convexus,  nitidus, 
glaber,  nigro-aeneus , ore,  i^alpis  antennaruiuque  apice  fusco- 
brunneis,  bis  basi,  clytrorum  inargine  subtus  pcdibusque  rufo- 
testaceis;  capite  triangularc,  inter  oculos  bisulcato,  sulcis  postico 
arcuatiiii  dchiscentibus,  antice  parallelis;  thoracc  capite  paiilo 
latiore,  latitudine  non  longiorc,  cordato,  postice  truncato,  utrin- 
que  iinpresso,  angulis  posticis  rectis,  proniiuulis,  linea  media 
distincta,  integra;  clytris  thoracc  ’/j  latioribus  et  2'/»  longio- 
ribus,  ellipticis,  apice  rotundato  utriuque  unisulcato  vcl  uni- 
carinato , striis  dorso  indistinctis , suturali  posticc  2>rofundiore, 
duabus  lateralis  integris.  — Long.  17^  l.  — lat.  elytr.  % l. 

Plus  1 arge  et  plus  ovalaire  que  notre  Trechiis 
obtusus,  d’un  brun-bronzé  Inisiint,  glabre  sur  le  dos. 
11  vient  de  Chili. 

Guides  Motsch.  n.  g. 

. Tréchiairc  allongé,  étroit,  parallèle  et  déprimé 
comme  le  Blenms  areolatus.  Tête  triangulaire  à col 
distinct,  sillons  antérieurs  très  profonds,  larges,  un 
peu  arqués  et  traversant  toute  la  tête  jusqu’au  de  la 
des  yeux,  qui  sont  grands  et  très  saillants.  Corselet 
cordiforme,  marginé,  à angles  postérieurs  droits  et 
saillants,  ligne  du  milieu  entière,  très  profonde.  Ecus- 
son très  petit,  arrondi.  Elytres  plus  larges  que  le 
corselet,  soudées,  parallèles,  tronquées  à la  base, 
arrondies  en  arrière,  avec  trois  stries  entières  de 


39 


cliaqiie  coté  de  lu  suture  et  une  latérale,  qui  longe 
. l’extrémité  et  s’y  réunit  avec  la  3“””®,  formant  un 
bourrelet  sinué  à peu  près  comme  chez  les  Anofh- 
thaiinus,  la  troisième  strie  est  un  peu  sinuée  vers 
l’extrémité  et  n’atteint  non  plus  la  base  ou  elle  finit 
dans  la  troisième  foveole  dont  elle  est  marquée  et 
dont  une  se  trouve  ^4,  de  la  longueur  des  élytres, 
la  2**"  un  peu  audéla  du  milieu  et  la  troisième  tout 
à fait  à l’extrémité  près  du  bourrelet  élevé^  un  ru- 
diment d’une  - quatrième  strie  se  voit  de  suite  après 
la  troisième,  l’éspace  entre  ces  stries  et  la  latérale 
est  lisse.  Ailes  manquent.  Pattes  grêles,  tarses 
squameux  dessous,  leur  1"”'  article  triangulaire,  plus 
grand  et  plus  large  que  les  suivants  aux  anterieurs 
{çS  celui  des  postérieurs  ])resqu’aussi  long  que  les 
trois  suivants  réunis.  — IVIenton  concave,  ecliancré, 
sans  dent  médiane,  lobes  médiocrement  saillants, 
tronqués  en  avant,  arrondis  en  déhors  et  formant 
un  angle  droit  intérieurement,  partie  j)ostérieure  de 
la  tête  autour  du  menton  élevée  en  carenc  arquée, 
plus  loin  le  milieu  est  biimpressioné,  ce  qui  forme 
une  éspace  longitudinale  un  peu  élevée  entre  ces 
impressions,  qui  se.  prolonge  jusqu’au  col,  où  elle 
est  remplacée  par  trois  saillons  longitudinaux,  dont 
celui  du  milieu  canaliforme;  labre  transversal,  sinué 
et  crenelé  ou  quadridcnticulé  en  avant;  mandibules 
avancées  et  un  peu  arquées  autérieurement.  Palpes 
ne  dépassant  presque  pas  ces  dernicres,  a 4'*""'  article 
conique,  acuminé  et  peu  plus  court  que  le  3“'"“’. 
Antennes  filiformes,  plus  longues  que  la  moitié  du 
corps,  leur  2**  article  allongé  et  aussi  long  que  le 
4iè,„e,  giome  ^ pPjg  ipng  gt  égal  au  et 


40 


les  suivants,  le  1'®’’  plus  gros  que  les  autres  et  aussi 
long  que  le  2 et  3 réunis. 

Guides  rostratus  Mo  tse  h.,  elongatus,  parallelus,  depla- 
natus,  nitklus,  glaber,  niger,  mandibulis,  palpis,  antennarum 
articulo  1”,  geniculis  tarsisque  rufo-brunneis  ; capitc  triangu- 
lare,  inter  oculos  profundo  bisulcato,  sulcis  subarcuatis,  inan- 
dibulis  exsertis,  paulo  arcuatls,  oculis  magnis,  prominulis, 
antennis  dimidio  corporis  loiigioribus,  filiformes;  tliorace  ca- 
pitis  latitiidine,  angustato,  cordato,  angustissime  marginato, 
angulis  posticis  rectis,  prominulis,  linea  media  integra,  pro- 
fundo impressa;  elytris  thorace  */n  latioribus  et  triplo  longio- 
ribus,  parallelis,  dorso  planiusculis,  utrinque  ad  suturam  sub- 
arcuatim  integro-tristriatis,  apice  subarcuato-sulcatis,  interstitio 
secundo  apice  subnodiforme  elevato,  stria  3'“  trifoveolata,  an- 
tice  abbreviata,  4*  solum  ad  basin  impressa,  laterali  integra. 

Long.  1 Vj  1.  — lat.  elytr.  '/a  1. 

Forme  parallèle  de  notre  BUmus  areolatus,  mais 
le  double  plus  grand,  de  couleur  noire  et  très  distinct 
de  tous  ces  congénéraires  par  la  sculpture  des  élytres. 
Ce  singulier  insecte  parait  rapprocher  les  Tréchiaires 
avec  les  Morionides  et  les  Scaritides. 

Je  l’ai  trouvé  dans  les  forets  sur  l’isthme  de 
Panama. 

Ânophthalmus  longicornis  Motsch.,  elongatus,  ovatus, 
convexus,  rufo-tcstaceus;  capite  elongato,  anticc  rostriforme 
attenuato,  dorso  arcuatim  biimpresso,  antennis  longissimis 
(■Yâ  corjioris),  robustis,  vix  pilosis;  thoraee  capitis  fere  lati- 
tudine,  subelongato,  vix  convexe,  postice  acqualiter  attenuato, 
angustato,  angulis  posticis  rectis,  minutissirais  ; elytris  thorace 
duplo  latioribus  et  triplo  longioribus,  elongato-ellypticis,  utrin- 
que ad  suturam  bistriatis,  striis  sequentibus  obliteratis,  postice 
distincte  foveolis  et  pilis  longissimis  sex,  anticc  duabus,  apice 
utrinque  sulco  subsinuato  notatis;  pedibus  gracilis,  tarsis  ant. 
articulo  1°  triangulariter  dilatato,  sequentibus  angustis. 

Long,  ly,  1.  — lat.  elytr.  '/2  1. 


41 


Presqu’aussi  petit  que  VA.  Scopoli,  mais  plus 
allongé  dans  toutes  ses  parties,  avec  des  él3ftres 
striées  seulement  près  de  la  suture,  des  antennes 
plus  longues  &c. 

Mon  ami  Perd.  Schmidt  l’a  découvert  en  Carniole 
dans  la  caverne  de  Loubnik. 

— StriatUS  Mot  s ch.,  elongato-ovatus,  convexus,  nitidus, 
rufo-testaceus,  capite  subinfuscato,  ovato,  rnedio  profundo  ar- 
quatim  biimpresso;  thorace  capite  paulo  latiore,  subconvexo, 
leviter  cordato,  niedio  longitudinaliter  sulcato,  basi  utrinque 
lato  iinpresso,  suboblique  sinuato,  angulis  posticis  rectis,  pro- 
ductis;  elytris  thorace  diinidio  latioribus  et  triplo  longioribus, 
profundo  punctato-striatis,  antice  subdeplanatis,  postice  arcua- 
tim  attenuatis,  striis  apice  obliteratis,  3“  antice  bifoveolata, 
sutura  versus  basin  elevata;  pedibus  gracilisj  femoribus  an- 
ticis  clavato-subdilatatis.  — Long.  iVa  1-  — lat-  «btr-  Vs  1- 

Un  peu  plus  large  que  nos  éspèces  d’Europe,  à 
élytres  profondément  striées. 

Je  l’ai  pris  dans  la  caverne  des  Mammouths  aux 
Etats-Unis  de  l’Amérique  du  Nord. 

— fflénétriesii  Motsch*.  Etud.  ent.  1854  p.  12,  oblongus, 
subconvexus,  nitidus,  rufo-testaceus,  capite  subinfuscato,  ovato, 
antice  attenuato,  longitudinaliter  bisulcato,  sulcis  medio  angu- 
lafiin  approximatis  ; thorace  subcordato,  medio  profundo  sul- 
cato, basi  subproducto,  utrinque  impresso,  angulis  posticis 
acuto-rectis,  valde  productis,  elevatis;  elytris  thorace  fere  duplo 
latioribus,  ovatis,  postice  attenuatis,  antice  subdeplanatis,  striato- 
punctatis,  3'*  antice  bifoveolata,  sutura  versus  basiin  subele- 
Vata.  — Long,  a'/s  l.  — lat.  elytr.  Vs  1. 

Très  voisin  du  précédent,  mais  d’un  quart  plus 
grand,  avec  les  élytres  plus  ovalaires,  plus  ventrues, 
plus  atténuées  en  arrière  et  leurs  stries  moins  pro- 
fondes. 

Egalement  de  la  caverne  des  Mammouths. 


42, 


— ventricosus  Motsch. , ovatus,  convexus,  nitidus,  rufo- 
testaceus,  capite  ovato,  longitudinaliter  arcuatim  bîsulcato; 
thorace  capite  paulo  lafiore,  subovato,  postice  leviter  anguatato, 
truncato,  utrinque  lato  iinpresso  et  versus  luediam  plicato, 
linea  longitudinali  medio  distincta,  angulis  posticis  rectis,  vix 
prominulis,  elytris  thorace  fere  duplo  latioribus  et  triplo  lon- 
gioribus,  ovatis,  antice  oblique  deplanatis,  medio  subdilatatis, 
apice  rotundatis,  sulco  apicali  bifido,  striis  punctatis,  minus 
impressis,  postice  obliteratis,  3'*  autice  bifoveolata,  sutura  ad 
basin  leviter  elevata;  pedibus  gracilis,  antennis  ^4  corporis 
longitudine.  — Long.  2 1.  — lat.  olytr.  “/s  1. 

A peu  près  de  la  taille  du  précédant,  dont  il 
a la  sculpture,  niais  proportionellenicnt  plus  large 
aux  élytres  et  avec  les  angles  postérieurs  du  corselet 
moins  saillants. 

Trouvé  dans  la  caverne  des  Manimoutlis  aux 
Etats-Unis. 

— COStulatUS  Motsch.,  clongato- ovatus,  subdcpressus, 
nitidus,  rufo-testaceus  ; cajiite  clongato,  antice  attenuato,  postice 
arcuatim  angustato,  dorso  arcuatim  bisulcato,  mandibulis  mé- 
diocre exsertis;  thorace  capite  paulo  latiore,  cordato,  margi- 
nato,  medio  longitudinaliter  impresso,  postice  truncato,  angulis 
posticis  fore  rectis,  vix  productis;  elytris  thorace  fere  duplo 
latioribus  et  2 'A  longioribus,  marginatis,  clongato  ellipticis, 
antice  utrinque  oblique  truncatis,  postice  rotundatis,  apice 
'utrinque  jilicatis,  striis  minus  distincte  punctatis,  impressis, 
3‘‘  antice  bi,  5"  postice  uno  foveolatis,  interstitiis  convexis, 
costulatis;  tarsorum  articulis  duabus  primis  triangulariter  di- 
latatis;  antennis  % corporis  longitudine. 

Long.  2 1.  — lat.  elytr.  “q  1. 

C’est  une  éspèce  de  la  forme  un  peu  parallèle 
que  YAno-ph.  hirtus  Scli.,  mais  luisant  et  plus  petite, 
avec  les  élytres  proportionellement  plus  courtes,  plus 
obtuses  et  plus  larges  en  arrière,  à intervalles  éle- 


43 


vées  en  côte.  L’An.  Motschulshyi  Schmidt  est  un  peu 
plus  grand  et  plus  large  aux  élytres. 

Il  vient  des  cavernes  de  la  Carniole. 

— cordicollis  Motsch. , elongato-ovatus,  depressus,  nifi- 
dus,  rufo-testaceus;  capite  ovato,  niedio  arcutim  bisidcato, 
sulcis  modice  approximatia;  tliorace  capite  paulo  latiorc,  lati- 
tudine  non  longiore,  valde  cordato,  medio  linea  longitudinali 
impreaaa,  postice  truncato,  basi  rugidoso,  angidia  poaticis 
reclia,  elevatis;  elytria  thoracc  Va  latioribus  et  3 '/a  longiori- 
bus,  elongato-ellipticis,  lateraliter  fere  parallelia,  antice  utrin- 
qiie  oblique -truncatis,  postice  aubsinuato  rotundatis,  apice 
siibjjlicatia,  profundo  striatis,  striia  piinctatis,  postice  oblitera- 
tis,  3'”  antice  profundo  bifoveolato,  interstitiia  convexis;  an- 
tennis  diinidio  corporis  paulo  longioribus. 

Long.  2 '/s  1,  — lat.  clytr.  Vs  1- 

Très  voisin  de  VAnoph.  Schnidlii,  mais  plus  petit 
et  plus  étroit  aux  élytres , corselet  plus  large  en 
avant,  plus  rétréci  en  arrière,  angles  postérieurs  moins 
saillants,  stries  plus  distinctement  ponctuées. 

Je  l’ai  pris  dfins  la  Vranitzua- Jama. 

— rostratus  Motseb.,  elongato-ovatus,  subdepressus, 
nitidus,  rufo-testaceus;  capite  elongato-friangulare , antice  ob- 
liquo-angustato,  medio  subarcuatiin  sulcato,  sulcis  modice  ap- 
proximatis;  thoracc  capite  vix  latiorc,  latitudine  fere  longiore, 
cordato,  linea  media  impressa,  angulis  posticis  rectis,  vix  acu- 
niinatis;  elytris  tliorace  % latioribus  et  triplo  longioribus, 
medio  subparallelis,  postice  paulo  dilatatis,  apice  sinuato- 
rotundatis,  jilicatis,  punctato-striatis,  3'“  antice  bifoveolato,  inter- 
stitiis  subconvexis;  pedibus  gracilis,  antennîs  % corporis  longi- 
tudine.  — Long.  2*4  1.  — lut.  elytr.  “/,  I. 

Cette  éspèce  ni’ii  été  envoyée  de  la  Carniole, 
comme  Anoph.  Schnidtii,  mais  elle  ne  s’accorde  pas 
avec  les  exemplaires  typiques  de  la  caverne  de  Loueck, 
qui  sont  plus  courts  et  plus  larges  dans  toutes  leurs 
parties  ; la  tete  surtout  est  plus  étroite  et  plus  sen- 


44 


slblement  atténuée  en  avant,  que  cliez  le  Schmidtii 
ou  elle  est  ovalaire. 

— trechioides  Mots  ch. , ovatulus,  depressus,  nitidus, 
rufo-brunneus  ; capite  infuscato,  antice  attenuato,  medio  arcua- 
tim  bisulcato,  sulcis  vix  approximatis  ; thorace  capite  paido 
latiore,  latitudine  non  longiore,  cordato,  postice  lato  transvcr- 
siiu  impresso,  linea  media  distincta,  angulis  postieis  rectis, 
paulo  prominulis;  elytris  thorace  duplo  latioribus  et  triplo 
longioribus,  ovatis,  striatis,  striis  indisticto  punctatis,  3“  antice 
bifoveolata,  interstitiis  vix  convexis,  apice  rotundato,  utrinque 
plicato;  antennis  % corporis  longitudine. 

Long.  2^/5  1.  — lat.  elytr.  1 1. 

Espèce  de  la  Carniole,  qui  rn’a  été  donnée  aussi 
pour  VAnoph.  Schmidtii,  mais  qui  s’en  distingue  de 
suite  par  sa  forme  plus  déprimée  et  ses  élytres  plus 
ovalaires,  ce  qui  rapelle  un  peu  nos  grands  Trechus. 
h’Anoph.  dalmatinus  Miller  diffère  de  notre  éspèce 
par  sa  forme  plus  petite,  plus  courte,  son  corselet 
plus  large  et  plus  arqué  sur  les  cotés,  ses  élytres 
plus  larges  et  atténuées  en  arrière,  les  stries  moins 
profondes  &c.  Après  ees  éspèces,  suivent  d’après  leur 
taille  et  leur  forme  ovalaire:  VAnoph.  Tellkampjii  Er. 
de  la  caverne  des  Mammouths  dans  l’Amérique  sep- 
tenrionale,  VAnoph.  Haquetii  Sclim.  de  la  Carniole 
et  VAnoph.  Bilimechii  Sch.  de  la  caverne  de  Sellé 
en  Carniole.  J’y  ajoute  encore  deux,  dont  une  la 
plus  grande  qu’on  ai  observé  jusqu’ici: 

— robustus  Motscb.,  ç ovatus,  con vexas,  nitidus,  rufo- 
brunneus;  capite  infuscato,  antice  obliquo- attenuato,  dorso 
profundo  subarcuatim  bisulcato,  sulcis  medio  fere  rectis,  mo- 
dice  approximatis , postice  obliteratis  ; thorace  capite  paulo 
latiore,  marginato,  latitudine  non  longiore,  ovato,  antice  postiee- 
que  truncato,  paulo  convexo,  postice  transverslm  Impresso, 
angulis  postieis  rectis,  apice  acutis  sed  non  prominulis  ; elytris 


45 


thorace  plus  duplo  latioribus  et  S'/^  longioribus,  regulariter 
ovatis,  rnedio  Icviter  dilatatis,  leviter  striatis,  striis  indistincto 
puncfatis,  3'“  bifoveolata,  foveola  2'“  paulo  ultra  medium  in- 
structa,  interstitiis  fere  jilaniusculis,  apice  subattenuato,  plicato; 
aiitennis  % corporis  longitudine. — Long.  3V,  l.  — lat.  elytr.  3'/,  l. 

Plus  graude  et  surtout  plus  large,  plus  robuste 
que  l’Anop/i.  BilimecMi,  tete  plus  atténuée  en  avant, 
corselet  à angles  postérieurs  droits  et  pointus,  mais 
non  ressortis  en  épine  comme  c’est  le  cas  chez  ce 
dernier,  élytres  plus  fortement  arquées  sur  les  cotés, 
ce  qui  les  présente  plus  dilatées  au  milieu,  tandis 
qu’elle  sont  oblongues  chez  l’éspèce  mentionnée,  les 
points  dans  les  stries  sont  plus  visibles  &c.  Le 
mâle  est  plus  étroit  que  la  femelle. 

Je  l’ai  trouvé  dans  la  caverne  de  Treben  en  Cai’- 
niole  le  17  Septembre. 

— oblongUS  Motscb.,  üblüugus,  convexus,  nitidus,  rufo- 
testaceus;  capite  antice  elongato-attenuato,  dorso  arcuafim 
bisulcato,  sulcis  modice  approximatis,  postice  declivis;  thorace 
capitis  latitudine,  subelongato,  ovato,  antice  posticeque  trun- 
cato,  angulis  posticis  l'ectis,  non  proniinulis,  linea  media 
diatincta;  elytris  thorace  fcre  duplo  latioribus  et  3%  longio- 
ribus, regulariter  ellipticis,  apice  rotundatis,  utrinque  plicatis, 
striatis,  striis  impunctatis,  3“  bifoveolata,  interstitiis  fere  pla- 
niusculis;  antennis  dimidio  corjmris  paulo  longioribus. 

Long.  276  1.  — lat.  olytr.  ts  1- 

Voisin  de  YÂnoph.  Haguetii,  mais  plus  étroit  et 
plus  allongé.  Du  Bilimeckii  il  se  distingue,  à part 
sa  taille  plus  jietite  et  sa  forme  plus  étroite,  par 
les  angles  postérieurs  du  corselet  nullement  pro- 
longés en  pointe  aigue  très  saillante,  comme  c’est 
le  cas  chez  le  premier. 

Il  m’a  été  envoyé  comme  Bilimeckii,  mais  habite 
une  autre  caverne  de  la  Carniole. 


Eucaerus  sublimbatus  Motsch.,  brevîter  ovatus,  con- 
vcxus,  nitidus,  iusco-piceus,  ore,  palpis,  anteniiaruiu  articulo 
1“,  elytrorum  limbo  anguatissime  pedibusquo  pallidis,  anten- 
nis  infuscatis,  articulo  ultiino  apice  dilutiorc,  elytris  piceo- 
subaeneis;  capitc  triangulare,  gubconvexo,  inter  autennas 
bisulcato,  postice  linca  transversa  pone  oculos  iinpressa;  tho- 
race  capite  vix  latiore,  subtransverso , coi’dato,  postice  fere 
rotundato,  marginato,  angulis  posticis  obtusis,  vix  proininulis, 
linea  media  distincta;  elytris  thorace  duplo  latioiibus  et  2Y2 
longioribus,  elliptîcis,  postice  subdilatatis,  subsinuato-truncatis, 
profuiido-integro-striatis,  interstitiis  subconvexis,  impunctatis. 
Long,  l'/j  1.  — lat.  clytr.  “/a  1- 

Un  peu  plus  grand  et  plus  allonge,  surtout  aux 
élytres  que  VEuc.  varicomis  Le  C. , antennes  plus 
obscures  &c.  Il  rapellc  un  peu  notre  Lionychus  qua- 
drilluni,  mais  il  est  plus  convexe,  avec  les  élytres 
régulièrement  striées. 

• De  la  Guiane  liollandaise. 

L<VCIIN01‘H0Rir)ES. 

Dans  son  récent  ouvrage  sur  la  classification  des 
Coléoptères  de  l’Amérique  septentrionale,  M.  Le  Conte 
a parfaitement  bien  réconnu  la  valeur  des  caractères 
propres  aux  Laclinopliorides,  en  les  séparant  des 
Ancliodérides  ou  les  avait  ])lacé  M.  Lacordaire  et  en 
les  rapprocliant,  comme  grouppe  particulier,  des  Cas- 
nonides.  Je  ])ossède  meme  un  genre  nouveau,  Lachno- 
thorax  M.,  des  Indes  orientales,  qui  ayant  les  élytres 
et  les  pattes,  construites  comme  chez  les  Lachnophonis, 
présente  un  corselet  étroit  et  une  tête  fortement  cou- 
dée comme  chez  les  Casnonia.  — Cette  transition  'ne 
laisse  plus  aucun  doute  sur  la  plâce,  qu’ils  doivent 
occuper  dans  le  système  et  que  les  affinités,  qui 
existent  entre  mon  genre  Stigmaphonis  et  les  Tachy- 


47 


pus,  ne  peuvent  plus  évaluer,  — La  réunion  de 
tous  ces  senres  avec  des  formes  tout  a fait  hétéro- 
gènes,  telles  que  les  Callistus,  comme  l’a  fait  M.  La- 
cordaire,  ayant  pris  pour  base  la  languette  et  les 
paraglosses,  est  une  nouvelle  preuve  que  les  carac- 
tères prises  sur  les  parties  de  la  bouche  ne  sont 
nullement  plus  stabiles,  que  ceux  des  autres  parties 
du  corps  et  qu’il  ne  faut  y avoir  recours  qu’alors, 
quand  les  caractères  plus  visibles  et  plus  faciles  a 
observer,  manquent.  La  formule  pour  le  grouppe 
des  Lachnopborides,  pourrait  etre  consue  ainsi: 

Corps  allongé  ; tête  ovalaire  ou  triangulaire,  rétré- 
cie en  arrière,  plus  ou  moins  coudée,  yeux  grands, 
saillants;  corselet  de  la  largeur  de  la  tête  ou-  plus 
étroit,  plus  ou  moins  convexe,  à marges  indistinctes 
si  l’on  voit  d’en  haut;  élytres  le  double  plus  larges 
que  le  corselet,  en  carré  plus  ou  moins  allongé, 
sinuées  en  arrière;  dernier  segment  de  l’abdomen 
dépassant  un  peu  les  élytres;  ailes  propres  au  vol; 
pattes  grêles,  jambes  éperonnées,  tarses  allongés, 
poilus  dessous,  à peine  dilatés  chez  les  males,  cro- 
chets simples;  antennes  allongées,  pas  plus  courtes 
que  la  moitié  du  corps,  plus  ou  moins  grossies  vers 
l’extrémité  et  garnies  de  poils  épap  sur  tous  leurs 
articles  ; palpes  pubescentes  à dernier  ai’ticle  ovoide, 
plus  ou  moins  acuininé  au  bout  ; mandibules  avancées 
et  assez  saillants,  sans  dents;  menton  avec  un  dent 
aigue  ou  obtuse  au  milieu  de  l’échancrure;  languette 
triangulaire,  libre  à l’extrémité,  avec  des  paraglosses 
distinctes. 

Les  Lachnopborides  embrassent  les  genres  sui- 
vants que  je  possède: 


50 


Lachnothorax  biguttatns  Motsch.,  elongatus,  eubparalle- 
lus,  convexus,  nitidus,  punctatus,  sparsim  longissime  püosus, 
niger,  supra  paulo  aeneo  micans,  ore,  palpis,  antennarum  bas^ 
pedibusque  bruneo-testaceis,  geniculis  infuscatis;  elytris  postice 
pallido-biguttatis  ; capite  quadrangulato,  convexo,  postice  valde 
angustato,  glabro,  ciliato,  oculis  prominulis;  thorace  capite  fere 
duplo  angustiore,  eloiigato,  latitudine  duplo  longiore,  antice 
subconico  attenuato,  medio  convexo,  postice  fere  cylindrico, 
supra  rugoso,  utrinque  longitudinaliter  irapresso,  basi  margi- 
nato,  linea  media  dorso  distincta;  elytris  thorace  triple  latioribus 
et  duplo  longioribus,  subconvexis,  postice  paulo  rotundatis  et 
sinuato-truncatis,  antice  transversira  inipressis,  profonde  grosso 
punctato-striatis,  sutura  interstitiisque  alternis  subelevatis;  ab- 
domine  fere  glabro,  mesothorace  pectoreque  sparsim  foveolatis. 

Long.  2'/,  1.  — lat.  clytr.  ’A  1. 

Il  est  plus  large,  plus  robuste  que  notre  Oda- 
cantha^)  melanura,  avec  les  élytres  plus  courtes,  plus 
convexes  et  couvert  de  gros  points  disposés  en  stries, 
la  couleur  est  un  noir  un  peu  bronzé. 

11  se  trouve  sur  le  continent  des  Indes  orien- 
tales du  coté  de  Tranquebar. 

Lebiides. 

Arsinoe  trimaculata  Mots  ch.,  depressa,  subparallela,  iii- 
tida,  rufo-testacca,  ocults  nigris,  abdomine  elytrisque  nigro- 
piceis,  bis  niaculis  tribus  (1,  margineque  tcstaceis  ; capite 
thoracerjue  iinpunctatis , elytris  profundo  striatis  in  fundo 
punctatis,  interstitiis  subconvexis,  sparsim  punctulatis. 

Long.  3 '/a  1.  — lat.  1 ’/j  1 . 

Très  voisin  de  r.d.rs.  dgiittatus  Cliev. , mais  plus 
petit,  plus  luisant,  sans  ponctuation  distincte  et  avec 

1)  J’écris  de  nouveau  Odacantha  au  lieu  d’Odontocantha,  comme  l’au- 
rait exigé  une  orthographie  correcte,  en  rapellant  à tous  les  entomologistes, 
qui  m’ont  attaqué  pour  la  composition  des  noms  génériques,  combien  il  ont 
eu  tort,  de  m’imputer  des  choses,  qu’ils  ne  veulent  accepter  chez  les  autres. 
Si  l’on  corrige,  il  faut  corriger  tout  et  chez  toute  personalité,  mais  ne  pas 
tomber  sur  un  seul. 


51 


trois  grandes  taches  testacées  sur  les  ëlytres,  dont 
la  postérieure  est  commune  et  placée  sur  la  suture 
un  peu  avant  l’extrémité. 

EKi  Cap  de  bonne  éspèrance. 

Lehida  Mots  ch.  n.  g.  Echancrure  du  menton 
sinuée  de  chaque  coté,  ce  qui  fait  un  peu  avancer 
le  milieu,  mais  sans  former  de  dent.  Avant  der- 
nier article  des  tarses  court,  triangulaire,  sensible- 
ment échancré  en  avant.  Corselet  transversal,  ponctué; 
élytres  larges,  striées,  intervalles  ponctués  et  plus 
ou  moins  poilus  ainsi  que  l’abdomen. 

J’ai  séparé  ce  sousgenre  des  Lamprias  et  Lebia 
à cause  de  la  pubescence,  qui  récouvre  plus  ou^ 
moins  leurs  corps  et  surtout  les  élytres  et  les  fait 
facilement  distinguer.  Les  éspèces,  qui  y appar- 
tiennent, sont: 

Lebida  fulvicollis  F.  d’Algérie. 

— pabipennis  Dufour,  de  la  France  méridionale. 

— violaceipennis  Mo  tse  h.,  depressa,  puberula,  ni- 
tlda,  punctata,  nigro  subcyanea,  elytris  elongatis  violaceis, 
thorace,  antennarum  femoribusque  basl  tibiarumque  medio 
rufo-testaceis  ; capite  fere  nigro,  fortiter  punctato;  thorace 
transverso,  angulis  posticis  rcctis,  vix  prominulis;  elytris  stria- 
tis,  interstitiis  planis,  fortiter  punctatis,  sparsim  piliferis;  ab- 
domine  sparsim  punctulato,  transversim  strlguloso,  puberulo. 

Long.  3 1.  — lat.  clytr.  1 1. 

Un  peu  plus  allongée  que  notre  L.  cyanocephala, 
élytres  un  peu  plus  ovalaires,  base  du  2 et  du  3 
articles  des  antennes  rousse.  F'rance  méridionale. 

— chloriventris  Motsch.,  depressa,  lata,  puberula,  nitida, 
punctata,  nigro-viridis,  elytris  lacté  viridis,  thorace,  antenna- 
rum articule  1°,  femorlbus  tibilsque  rufis,  genicnlis,  tarsis, 
capite  antice,  palpis  antennisque  (art.  1°  et  basi  2”  et  3 ex- 
cepte) nigris;  capite  fortiter  sparsim  punctato,  fronte  viride; 


52 


thoracc  subtrans verso,  sparsim  punctulato,  postice  valde  pro- 
ducto,  niarginato,  angulis  posticis  acuto-rectis,  promiiiulis; 
elytris  dilatatis,  punctato-striatis,  interstitiis  planis,  punctatis, 
sparsim  brevissime  pilosis;  abdomine  impunctato,  striguloso, 
pilosello.  — Long.  3 1.  — lat.  clytr.  t '/,  1. 

Forme  élargie  de  notre  Lamprias  chlorocephala, 
mais  élytres  plus  allongées,  fortement  ponctuées  et 
pubescentes,  corselet  à angles  postérieurs  plus  aigus, 
articles  2 et  3 des  antennes  presqu’entièrement  noirs. 
De  la  Lebida  cyanocephala  elle  se  distingue,  par  sa 
forme  beaucoup  plus  large,  les  angles  du  corselet 
et  par  son  abdomen  vert.  D’Algérie. 

— pilosella  Motsch.,  depressa,  lata,  puberula,  nitida, 
punctata,  nigra,  fronte  elytriscpie  viridis,  thorace,  antennarum 
articule  1°  toto,  2 — 5 basi,  femoribus  tibiisque  rufis,  ore,  ge- 
niculis  tarsisque  infuscatis;  capite  fortiter  punctato;  tkorace 
trans verso,  punctato,  angulis  posticis  rectis,  apice  obtusis; 
elytris  subdilatatis,  punctato-striatis,  interstitiis  planis,  crebre 
fortiter  jtunctatis,  distincte  pilosellis;  abdomine  nigro-subeya- 
nescens,  subtilissime  punctulato,  striguloso,  pilosello. 

Long.  3 1.  — lat.  elytr.  '/^  1. 

Plus  grande  et  surtout  plus  large  que  la  Leh. 
cyanocephala,  de  couleur  plus  verte,  antennes  annu- 
lées de  roux  à leurs  5 premiers  articles,  abdomen 
plus  métallique. 

Espagne  et  F rance,  même  jusqu’aux  environs  de 
Paris,  où  j’en  ai  pris  un  exemplaire  sur  les  ilôts 
de  la  Seine. 

— cyanocephala  L.  Plus  petite  et  plus  étroite  que 
les  éspèces  précédentes. 

— annulata  Brüllé.  Encore  un  peu  plus  petite  et 
plus  allongée.  Elle  se  trouve  en  Grèce  et  dans  toute 
l’Europe  orientale  jusqu’en  Allemagne  où  je  l’ai 
trouvée  aux  environs  de  Munie.' 


53 


Drymatus  Mo  tse  h.  n.  g.  Dromiide  à tête  robuste, 
convexe,  ovalaire,  un  peu  rétrécie  en  arrière,  avec 
une  impression  transversale,  qui  forme  un  col  peu 
profond.  Antennes  grêles,  plus  longues  que  la  moitié 
du  corps,  leiir  2^  article  plus  long  que  large,  de  la 
moitié  du  1'"'  et  un  peu  plus  court  que  le  qui 

est  de  la  longueur  des  suivants.  Dernier  article  des 
palpes*conique.  Labre  transversal,  sinué  au  milieu. 
Mandibules  robustes.  Corselet  pi’esque  carré,  aussi 
large  que  la  tête,  faiblement  rétréci  en  arrière,  ar- 
qué sur  les  cotés  et  à angles  obtus  comme  chez  les 
Badister.  Elytres  un  peu  plus  larges  et  trois  fois 
plus  longues  que  la  tête,  presque  parallèles  et  large- 
ment tronquées  à l’extrémité,  laissant  a découvert 
le  dernier  segment  de  l’abdomen,  qui  est  large  et 
arrondi  sur  les  cotés;  stries  des  élytres  distinctes, 
mais  sans  ponctuation,  intervalles  assez  convexes. 
Pattes  grêles,  cuisses  renflées,  surtout  les  postéri- 
eures, qui  rapellent  un  peu  les  Haltises;  4'*”'  article 
des  tarses  très  petit,  triangulaire,  à peine  echancré 
en  avant;  crochets  simples  c.  a.  d.  sans  dentelure 
visible  à la  loupe.  Ailes  nulles. 

Drymatus  tessellatns  Mot  s ch.,  clongatus,  subparallelus, 
nitidus,  fusco-testaceus,  capite  nigro-aeneo,  antennarum  arti- 
culis  10  ultimis,  abdomine  tarsisque  fere  nigris;  thoracis  me- 
dio  subacneo,  eljtrîs  pallidis,  postice  infuscatis,  striatis,  inter- 
stitiis  alternis  nigro-fusco  tessellatis.  — Long.  2 L — lat.  elytr.  y,  1. 

Genre  et  éspèce  très  caractéristiques  par  leur 
ressemblance  avec  les  Badister,  leur  cuisses  renflées 
et  la  coloration  des  élytres,  qui  se  compose  de  pe- 
tites taches  carrées  noirâtres,  occupant  les  intervalles 
alternes.  Du  Cap  de  bonne  éspèrance. 


54 


Brachînides. 

Crepidostoma  Motsch.  n.  g.  Brachinide  à dernier 
article  des  palpes  labiaux  fortement  sécuriforme,  ap- 
plati;  dernier  article  des  palp.  maxillaires  faiblement 
ovalaire  et  tronqué  au  bout,  le  3'*'"®  très  petit,  le 
2“*  le  plus  long  de  tous.  Troisième  article  des  an- 
tennes presque  plus  long  que  le  Mandibules 

assez  courtes,  robustes,  arquées,  unidentées  au  mi- 
lieu. Menton  faiblement  sinué  de  chaque  coté,  ce 
qui  forme  une  angulosité  très  peu  saillante  au  mi- 
lieu. Labre  court,  transversal,  coupé  obliquement 
aux  angles  antérieurs.  Tête  ovalaire,  allongéee,  ap- 
platie,  tronquée  en  avant,  rétrécie  en  arrière;  yeux 
petits,  peu  saillants.  Corselet  étroit,  rétréci  en  coeur, 
applati,  à cotés  latéraux,  réfléchis,  tranchants  et  à 
angles  antérieurs  saillants,  le  dessous  élevé  en  ca- 
rène obtuse  entre  les  hanches,  formant  un  proster- 
num assez  saillant.  Elytres  raccourcies  comme  chez 
les  Aptinus,  mais  entièrement  déprimées  sur  le  dos, 
même  un  peu  concaves  vers  la  suture,  ce  qui  pro- 
duit de  chaque  coté  latéral,  entre  la  6 et  7'*™*  stries 
une  carène  rectiligne  très  forte  et  tranchante.  Ab- 
domen plus  court  que  chez  les  Aptinns,  dépassant 
peu  la  troncature  des  élytres.  Pattes  comme  ceux 
de  ces  derniers. 

Crepidostoma  rufescens  Motsch.,  elongata,  postice  di- 
latata,  supra  deplanata',  opaca,  creberrinie  punctata,  rufo- 
brunnca,  sutura,  lateribus,  capite,  palpis,  antcnnis,  pedibusque 
rufo-testaceis,  mandibidis  apice  nigricantibus  ; capite  elongato, 
postice  oblique  angustato;  thorace  angustato,  cordato,  lateri- 
bus explanatis;  elytris  postice  dilatatis,  lato  truncatis,  dorso 
deplanatis,  subscrobiculato-striatis,  biseriatim  brevissime  pi- 


55 


losis,  interstitüs  angustissimis,  laevigatis,  6”  in  carinam  pro- 
ducto.  — Long  4 1.  — lat.  thor.  V4  1-  ~ ^V» 

Insecte  très  remarquable,  qui  a la  forme  des 
Aptinus,  mais  tout  à fait  applani  et  déprimé  dessus. 
Du  Cap  de  bonne  éspèrance. 

m.  SYNONYMIE. 

Trieondyla  rhapidioides  Sehaum  1861  =:  Deroc.  laevigata  Chaud.  1860 
= Nietneri  Motsch.  Et.  1859. 

Bembidium  obeninuni  Nietn.  1856  = Tachys  poUta  Motsch.  1851. 
Bembidium  bipartitum  J.  Duval  1857  = Tachys  dimidiata  Motsch.  1849. 
Tachys  albicoriiis  Sehaum  1860  = Tachylopha  ovala  Motsch.  Bull,  de 
Mohc.  1851  (Lopha). 

Dromius  mutabilis  Heichc  1856  = D.  (Metabletus)  lateralis  Motsch.  Et.  1855. 
Sphodrus  Schreibersii  Sehaum.  Er.  Natur.  der  Ins.  Dcutschl,  = S.  SchmidtU 
Miller.  Sehauff. 

Calodronius  exornatus  Nietner.  1856  = Bradybaenus.  id  (Nictner). 

Syniphus  unicolor  Nietner.  1856  :=  Bembus  id.  (Nietner). 

Georyssus  8 costatus  Motsch.  1861  = Geor.  gemma  Nietner  1856  (Nietner). 
Aulacosternus  Bull.  d.  Mosc.  1861  = Aulacostenus  Motsch. 

Pelania  mauritanien  Mulst.  Op.  1860  = Lampronetes  id.  Motsch.  1852. 
Gorticaria  inflata  Bull.  d.  Mosc.  1861  = Corl.  corpuleiUa  Motsch. 
Migneauxia  serricollis  J.  Duv.  1859  = crassiuscula  Aubé  1850. 
Bonvouloiria  J.  Duv.  1859  = Melophthalmus  Motsch.  Bull.  d.  Mosc.  1851. 
Lettre,  et  Wollast.  Ins.  Mader.  1854. 

Cephenuium  fulvnm  Sehaum  Cat.  1858  = fulvum  Motsch.  Bull.  d.  Mosc. 
1837.  Lettre. 

Aphodius  castanicolor,  cancelliventris  et  compactieollis  Motsch.  Et.  1858 
= Aphodinus  id.  Motsch.  n.  g. 

Lethrus  podolious  Fisch.  Mon.  = Sc.  apterus  Pallas  Icônes,  non  Laxman. 
Elaphocera  autumnalis  Motsch.  Et.  1899  = Et.  churianensis  Eamh.  (Reiche). 
Clemnus  Hampe  1856  = AparicopWius  Motsch.  Bull,  de  Mosc.  1838'). 

1)  Dans  la  Berl.  ent.  Zeit.  1860  p.  100  on  a cité  l’année  1858  aulieu 
de  1838,  vingt  ans  de  priorité.  Nous  prions  de  remarquer  ces  jongleries 
destinées  à tromper  la  public!  Qu’est  ce  qu’on  peut  espérer  dun  journal, 
où  on  fausse  même  les  dates? 


Errata. 

Dans  les  Etudes  1861  p.  15  ligne  7 d’en  haut  aulieu  do  Psalido- 
gnathus  lisez  Psalidoremus. 


•1 


-■'k 


.T**. ..  . 


■ J 


‘V 


■ « 


v ' 


MAR  887 


»